• Vers un état d’exception pour préparer la guerre
    https://contre-attaque.net/2026/08/09/vers-un-etat-dexception-pour-preparer-la-guerre

    Aucune réserve, aucune limite. Le Conseil Constitutionnel a validé le 6 août l’intégralité des mesures militaristes du gouvernement, en particulier la création d’un « état d’alerte de sécurité nationale », c’est-à-dire un état d’urgence sans aucune limite de temps et aux contours flous, pour préparer la guerre. Le Conseil Constitutionnel avait été saisi par les députés insoumis, écologistes et communistes, et n’a finalement rien censuré ni modifié.

    Dans cette loi, le gouvernement débloque aussi 436 milliards d’euros pour l’armée dans les quatre prochaines années. Relisez ce chiffre, et mémorisez-le pour vous en souvenir quand les médias oseront encore nous dire qu’il faut se serrer la ceinture, ou qu’il n’y a pas de budget pour les retraites, les hôpitaux ou les écoles.

    Il faut reconnaître que les macronistes ne chôment pas cet été. Vote du « permis de tuer » pour la police calqué sur le RN, vote du permis d’empoisonner en réintroduisant des pesticides interdits, mesures néolibérales, nomination d’un militant d’extrême droite au poste de défenseur des droits, instrumentalisation de l’antisémitisme, doublement des franchises médicales… La validation des mesures militaires en plein mois d’août est la cerise empoisonnée sur le gâteau au glyphosate.

    « L’état d’alerte de sécurité nationale » est un état d’urgence militaire, imposé sans véritable débat, sans contre-discours, sans opposition dans la rue. Son promoteur, le député macroniste Yannick Chenevard, se vantait d’avoir créé « un espace entre l’état de guerre et l’état de paix », pour répondre à « l’hybridité des conflits ».

    Ce n’est pas suffisamment rappelé, mais en France, nous vivons déjà dans un régime d’exception depuis plus de 60 ans. Un régime vertical, autoritaire, destiné à une situation de guerre. La Constitution de la Cinquième République est imaginée en 1958 pendant la guerre d’Algérie, pour donner les pleins pouvoirs au Général de Gaulle afin de régler la « crise ». Prévue pour être temporaire, cette République s’est figée, elle n’a jamais été remplacée, c’est une anomalie unique en Europe.

    Notre Constitution comprend des possibilités sans équivalent chez nos voisins : l’article 49.3 qui permet de se passer du vote de l’Assemblée, l’article 16 qui autorise une dictature présidentielle légale, l’état d’urgence… Expliquez à un allemand, un anglais ou un espagnol que, chez nous, un président monarque gouverne depuis des années en étant minoritaire, en ignorant le résultat des élections et en utilisant systématiquement des mesures de passage en force pour décider seul, il tombera des nues.

    Six décennies après l’instauration de la Cinquième République, c’est un manager sociopathe qui a perdu plusieurs élections et qui s’accroche au pouvoir comme un morpion à son poil. Et il n’y a aucun recours légal contre lui. Mais ce n’est pas encore suffisant puisque le gouvernement Macron voulait son « état d’alerte de sécurité nationale ».

    Ce texte prévoit un nouveau régime exceptionnel qui pourrait être déclenché « sur tout ou partie du territoire national, par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle ». Et ces dangers sont volontairement imprécis : une menace sur « la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population », une menace de nature à « justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense » ou encore une menace justifiant un déploiement des forces françaises ou alliées. En lisant entre les lignes, on voit très bien qu’au nom de la guerre et de « l’unité nationale », c’est un régime autoritaire qui s’installe, et que n’importe quelle contestation pourra être interdite au prétexte de maintenir les « activités essentielles à la vie de la Nation ».

    Fin mars, le premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà expliqué qu’il souhaitait permettre le déploiement « à bref délai », « sur le territoire national », des forces armées, mais aussi élargir les possibilité de réquisitions, non seulement pour l’industrie de l’armement mais aussi pour « l’ensemble d’une chaîne logistique civile et sanitaire ». Une économie de guerre, une population mise au pas.

    Ce nouvel état d’exception pourra permettre de déroger au droit commun, par exemple d’accélérer des projets industriels en suspendant les normes environnementales et les règles d’urbanisme pour aller plus vite. La ministre des Armées parle de construire des hangars pour stocker des Rafales sans passer par les critères du droit commun sur la protection des espèces. Un productivisme de guerre à marche forcée. L’état d’alerte de sécurité nationale permet aussi des fouilles, restrictions d’accès, étend les enquêtes administratives et la surveillance algorithmique sur internet.

    Le 16 mars, le Premier Ministre Lecornu prononçait devant les parlementaires un discours d’une rare violence, appelant à militariser la nation. Le point le plus important du discours était un passage où il détaillait la manière dont « le civil » doit se mobiliser autour du « militaire ». Il expliquait que la solution « ne peut être uniquement budgétaire (…) : elle est aussi organisationnelle, juridique. (…) Elle est aussi politique, intellectuelle et culturelle ». L’État doit donc « se préparer, se mettre à jour ». En d’autres termes, c’est selon le gouvernement toute la société qui doit se mettre moralement en situation de se préparer à la guerre. L’état d’alerte de sécurité nationale vient légaliser et officialiser ces annonces.

    Qui sont les individus qui viennent de valider cette infamie ? Le Conseil Constitutionnel est une institution chargée de veiller à ce que les décisions politiques soient conformes à la Constitution, et son sensés être des garde-fous. En France, il y a des spécialistes de ces sujets : des savants, des juristes, que l’on appelle des constitutionnalistes. Le Conseil Constitutionnel est-il composé de connaisseurs du droit, indépendants du gouvernement ? Absolument pas. Il comporte 9 politiciens à la retraite, nommés par le pouvoir et grassement payés. Macron vient de placer son ami Richard Ferrand à la tête de ce Conseil. Un politicien poursuivi en justice, macroniste de la première heure qui a juré fidélité au président.

    Voilà où nous en sommes : les contre-pouvoirs sont anéantis et l’état d’urgence militaire est validé. Demain, la guerre ou le soulèvement.

  • Insolite : le CRIF accuse une marque de vêtements qui signifie « bon appétit » en arabe de faire l’apologie des attaques du 7 octobre
    https://contre-attaque.net/2026/08/07/insolite-le-crif-accuse-une-marque-de-vetements-qui-signifie-bon-app

    Nous avons tous croisé des personnes, souvent de grands fumeurs, qui pensent qu’en pliant un billet d’une certaine manière on voit apparaître Satan, qu’il y a des messages cachés dans le logo de Coca Cola ou de Marlboro, ou encore que ce sont des reptiles déguisés en humain qui dirigent le monde. Les sionistes du CRIF font exactement pareil, mais eux sont pris au sérieux, invités à l’Élysée, et reçus dans tous les médias. Plus grave, leurs délires peuvent conduire à des polémiques nationales, des condamnations et des censures.

    Le CRIF, qui prétend représenter les juifs de France mais qui n’est qu’une officine pro-Israël et anti-palestinienne, vient d’inventer une nouvelle règle. Après avoir qualifié le verbe « camper » utilisé par Mélenchon d’antisémite, après avoir accusé les mains peintes en rouge d’étudiants pro-palestiniens d’être le symbole occulte d’un massacre de juifs, après avoir estimé que le député Insoumis du nord de la France David Guiraud surnommé « roi du Nord » par le rappeur Médine était une référence au roi biblique David, après avoir dit que Radio Nova était une référence cachée au festival israélien Nova, après avoir qualifié d’antisémite l’ONU, le Pape, et la plupart des associations… les sionistes accusent une marque de vêtement voulant dire « bon appétit » d’être une apologie cachée du 7 octobre.

    C’est la radio Europe 1 du groupe Bolloré qui a lancé la polémique. Elle explique que le CRIF a saisi le Ministère de l’Intérieur pour interdire la marque de vêtements Sa7ten, qui ferait secrètement référence aux attaques du Hamas en 2023. Pour le CRIF, en décomposant ce mot en trois parties – Sa-7-ten – cela donnerait le début du mot « samedi », puis 7 et ten pour le dixième mois de l’année, octobre. « C’est fondamentalement une forme d’apologie du terrorisme » déclare très sérieusement le président du CRIF, Yonathan Arfi, qui dit ne pas se « souvenir d’avoir vu des marques commerciales essayer de tirer profit d’une forme d’apologie du terrorisme. À mes yeux, cela mérite une interdiction de ces productions ».

    Cette théorie tortueuse ne résiste pas aux faits. D’abord parce que Sa7ten est une association créée en février 2023 par deux Palestiniens vivant à Paris. À moins d’être devins, ils ne pouvaient pas connaître la date à l’avance. Leur marque de vêtement portant le même nom a été officiellement déposée en 2024.

    Surtout, cette marque est la transcription du mot صحتين ou « sahten » en alphabet latin, qui est une expression arabe usuelle, signifiant « bon appétit » et qui dérive de « santé ». Dans une interview, une des fondatrices explique que l’association organise des repas parce que « nous souhaitons nourrir avant toute chose » et a pour projet « le soin, l’organisation autonome et la préservation de la dignité humaine ». Sa7ten a réussi à lever des fonds qui ont permis de faire évacuer plusieurs familles de Gaza et d’en aider d’autres sur place.

    Derrière les théories fumeuses du CRIF, il s’agit une nouvelle fois de réprimer la solidarité avec la Palestine, et en particulier des palestiniens et palestiniennes qui s’organisent pour s’entraider. C’est aussi une manière d’entretenir un climat de suspicion et de chasse aux sorcières envers tout ce qui a trait à l’anticolonialisme et aux musulmans.

    Tout ceci n’aurait jamais du être pris au sérieux, et le CRIF aurait dû être ridiculisé. Mais cette fois ci, le « fact cheking » officiel, les « anti-complotistes » de plateaux qui passent leur temps à pinailler sur la moindre imprécision, ou encore le site subventionné « conspiracywatch » géré par des soutiens d’Israël, n’ont rien trouvé de problématique derrière les délires mensongers du CRIF. Il y a le bon et le mauvais complotisme.

  • Incendie et incompétence à tous les étages
    https://contre-attaque.net/2026/08/05/incendie-et-incompetence-a-tous-les-etages

    « Soyez fiers d’être des amateurs », avait déclaré Macron à ses députés qui avaient voté contre l’allongement des congés pour les parents ayant perdu un enfant, en 2020. « Amateur » est synonyme d’inhumain et dangereux, dans la langue du pouvoir. Une nouvelle preuve avec la gestion des gigantesques incendies en Gironde.

    Une préfète qui ne sait pas combien d’habitants évacuer

    La préfète de Gironde se nomme Sophie Brocas, et elle a semblé improviser lors de ses différentes apparitions. Lors d’une conférence de presse donnée le 24 juillet, elle était interrogée sur le nombre de personnes à évacuer face à l’incendie, et s’est mise à bégayer : « Heu, les communes à venir, je ne sais pas, il faut qu’on regarde » puis : « Le nombre d’habitants que je demande d’évacuer ? Vous regarderez sur Wikipedia. Je n’ai pas fait le décompte ».

    Cette dame a fait carrière au sein du PS, elle est passée par le Sénat, puis à l’Élysée sous Hollande et a été conseillère d’Élisabeth Borne avant de se reconvertir dans l’administration préfectorale. Elle écrit aussi des romans, comme l’ont abondamment rapporté divers média. Un passe-temps moins dangereux, pour une personne qui oublie ses notes en pleine chaos climatique.

    La ministre de la santé donne des conseils dangereux

    Le monoxyde de carbone est un gaz qui peut se dégager d’une combustion, et il est très nocif car il provoque une asphyxie sans que l’on s’en rende compte. Il cause d’abord des maux de tête, nausées, fatigue, vertiges puis, si rien n’est fait, le coma et la mort.

    Notre ministre de la Santé, la personne qui gère le soin pour toute la population, a expliqué tranquillement à propos du monoxyde : « L’avantage, c’est que c’est quelque chose que l’on sent ou que l’on voit. Si vous sentez le brûlé ou si vous voyez un gros nuage de fumée, si vous avez des fragilités, il vaut mieux mettre un masque FFP2, que vous pouvez trouver dans les pharmacies ». Des propos rassurants mais totalement faux. Le monoxyde de carbone est justement dangereux car il ne se voit pas et ne sent rien, contrairement à d’autres gaz. Et un simple masque ne protège pas d’une intoxication.

    Pendant des jours, les urgences de Bordeaux ont vu « arriver des patients haletants après avoir été exposés aux fumées des incendies ravageurs dans la région », certaines ayant respiré du monoxyde de carbone, et ont été « mises sous oxygène pour chasser l’intoxication et éviter le coma » explique Reporterre.

    La ministre de la Transition écologique part en vacances

    Monique Barbut pourrait être une caricature de cartoon, mais elle existe bel et bien. Au début de l’été, elle a mis en scène une fausse démission après la ré-autorisation de pesticides hautement toxiques par le gouvernement, avant de retourner à son poste illico. Elle doit considérer que la paie et les privilèges valent plus que conserver un peu de dignité.

    Depuis le début des incendies, Monique Barbut n’a tout simplement rien fait. Elle n’est pas intervenue publiquement, n’a livré aucune analyse sur le chaos climatique, n’a pris aucune mesure face à l’écocide en cours. Elle n’était même pas aux réunions de crise : elle a préféré aller prendre des vacances dans sa villa dans le Var ! C’est une révélation du Canard Enchaîné : Monique Barbut est partie le 22 juillet, et n’est pas revenue malgré les méga-feux. Elle s’est contentée de participer « en visio » aux réunions depuis son transat.

    Le 20 juin déjà, au début de la première canicule qui a causé des milliers de morts, la ministre était absente. Elle avait préféré maintenir un déplacement dans les Pyrénées-Orientales, où elle a prononcé un discours de 12 minutes, mangé chez un traiteur de luxe, avant de décommander le TGV qui lui avait été réservé pour prendre un trajet en avion.

    Le Premier ministre traite les habitants sinistrés de complotistes

    La commune du Porge est le village martyr de l’incendie : 183 habitations anéanties sur 240. Les habitants en sont certains, « le Porge a été sacrifié sur l’autel de la presqu’île du Cap Ferret », lieu privilégié et hors de prix où se trouvent les villas de célébrités et de grands patrons. Un collectif de 700 habitants s’est d’ailleurs constitué pour déposer plainte, afin d’établir les responsabilités et d’en savoir plus sur leur abandon.

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu a balayé ces critiques avec dédain, le 1er août, en parlant d’une douleur « instrumentalisée par des complotistes », ajoutant que « c’est irresponsable ». On l’a compris, tout ce qui ne va pas dans le sens du narratif macroniste est « complotiste », et poser des questions face à l’incurie du gouvernement est « irresponsable » et sera bientôt interdit.

    Bruno Retailleau se vante d’avoir refusé une base de Canadairs

    L’ancien Ministre de l’Intérieur d’extrême droite assume tout. Lorsqu’il était au gouvernement, Retailleau avait annulé la construction d’une base permanente de Canadairs à Mont-de-Marsan dans les Landes. C’était l’année dernière, et cette base serait bien utile dans une région aussi exposée aux sécheresses, et avec des forêts de pins particulièrement inflammables. Interrogé à ce sujet, il dit qu’il ne regrette pas son choix. Forcément, entouré de ses policiers et gardes du corps, personne n’ira lui faire payer son comportement.

    Macron découvre que les Canadairs ne volent pas la nuit

    Le 27 juillet, au plus fort des incendies, Macron organisait un show retransmis sur toutes les chaînes : il apparaissait dans le QG des pompiers, l’air grave. Le directeur du SDIS de Gironde lui expliquait : « Si l’on pouvait avoir un appui aérien complémentaire la nuit, ce serait vraiment une plus-value ». En effet, les incendies nocturnes avançaient brutalement, ce qui compliquait encore les interventions le lendemain. Macron semblait découvrir que les Canadairs n’interviennent pas la nuit pour des raisons de sécurité, et qu’aucun moyen de compensation n’a été envisagé. Il est pourtant au pouvoir depuis 9 ans, et a connu de nombreux incendies, tous aussi mal gérés les uns que les autres.

    Lors de cette séquence, un responsable en tenue glissait à côté de Macron, comme pour montrer que le gouvernement réagit : « On est en train d’analyser des offres de sociétés privées qui nous proposent des appareils pouvant voler la nuit ». Une illustration de cette époque d’incompétence néolibérale : toutes les politiques vitales ont été abandonnées au profit d’entreprises privées qui se remplissent les poches sur le désastre.

  • La crise climatique est une question de nourriture plus que de température
    https://contre-attaque.net/2026/08/05/la-crise-climatique-est-une-question-de-nourriture-plus-que-de-tempe

    Prenons un produit de consommation courante, utilisé au quotidien par la plupart des gens : l’huile d’olive. Cet été des oliveraies ont brûlé en Grèce, en Italie et au Portugal. D’autres sont indirectement affectées par les émanations de fumée et par la sécheresse, provoquant une baisse de la production. Le bouleversement climatique favorise également la prolifération de parasites et de maladies. Résultat : le prix de l’huile d’olive, qui a déjà explosé ces dernières années, risque de monter massivement dans les mois à venir. Sarah Vachon, fondatrice du Citizens of Soil olive oil group, explique : « À moins que les conditions climatiques ne reviennent bientôt à la normale, il faut s’attendre à une augmentation du prix de l’huile d’olive dès cet automne ». Et le « retour à la normale » n’est pas prévu.

    L’huile d’olive n’est qu’un exemple. Les élevages ont été durement touchés par la chaleur, et le secteur de la volaille a perdu entre 2,5 et 3 millions de têtes rien que lors de la première vague de chaleur dans l’ouest. Une hécatombe qui se répercutera sur les prix. Un produit aussi banal que la salade aussi devient une denrée rare. Le Parisien explique que les producteurs ont subi des pertes massives, un maraîcher du Finistère dit n’avoir pu récolter une seule salade depuis plusieurs semaines, faute d’irrigation. Un autre cultivateur explique sur TF1 avoir perdu la moitié de sa production. Chez Carrefour, le prix d’une salade fraîche a augmenté de 50%.

    Dans un bulletin du 10 juillet, le syndicat de producteurs Légumes de France, lié à la FNSEA, estimait qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Cette chute de la production atteint 30% des récoltes de fraises, 20 à 30% des carottes, y compris pour les productions d’automne car les semis ont brûlé, 50% des poireaux de printemps, 20 à 30% en navets, 30 à 40% des pois et haricots. Et ce n’est qu’un bilan provisoire, ce bulletin date d’il y a un mois, et il n’a toujours quasiment pas plu une goutte sur la majorité des terres cultivables françaises. D’autres légumes de base, comme les oignons, sont aussi concernés. Les vignes sont aussi touchées, ce qui se répercutera sur le prix du vin dès cet automne.