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  • Ceuta : une crise éclair révélatrice des profondes fractures de l’Union européenne | Le Télégramme
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    Entre 2021 et 2026 l’Espagne a enregistré l’arrivée de 234 760 migrants.
    Photo Henry Nicholls/AFP

    Par Pierre Coudurier
    Les ministres de l’intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne se sont réunis, ce mardi, pour tirer les leçons de l’épisode migratoire de Ceuta. Officiellement les divisions se sont dissipées.

    Une crise rapide et brutale. La semaine dernière, après l’afflux de 72 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, avant que la plupart ne regagnent le Maroc voisin, plusieurs dirigeants européens ont appelé l’Union européenne à hausser le ton contre l’Espagne.

    Cette initiative n’avait pas été soutenue par la France, révélant au passage les fractures du Vieux Continent sur la question migratoire. Menant cette fronde, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni est la première à avoir demandé l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen. Loin d’être isolée en Europe, la dirigeante milite aussi pour l’externalisation du traitement des demandes d’asile vers des pays tiers, comme l’Albanie.

    « Il y a un sentiment de laisser-faire, voire de préméditation »
    Le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez a été taxé de laxisme, lui qui a procédé à d’importantes régularisations afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre. Pedro Sanchez s’est défendu en rappelant qu’entre 2021 et 2026, l’Italie avait enregistré 478 600 arrivées de migrants, contre 234 760 pour l’Espagne, selon les chiffres de Frontex. Passé la bataille des chiffres, l’animosité est ensuite retombée comme un soufflé. Du moins en apparence. Réunis mardi en visioconférence, les ministres européens de l’Intérieur ont tiré les leçons de la crise. « Tous les États membres, sans aucune exception, ont marqué leur solidarité avec l’Espagne », a déclaré le ministre français Laurent Nuñez. Selon lui, les 27 sont également convenus que « l’espace Schengen n’était pas le problème, mais la solution » avant d’évoquer une collaboration « remarquable » avec le Maroc. Un discours diplomatique qui, selon l’historien Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb, élude une partie des faits. « Il reste des points obscurs, notamment, sur la facilité avec laquelle ces migrants ont pu se déplacer. Il y a un sentiment de laisser-faire, voire de préméditation, alors même que le Maroc est un État très policier », estime-t-il.

    Cet épisode devrait en outre s’inscrire dans un contexte diplomatique plus large, à l’approche de l’Assemblée générale des Nations unies, où la question du Sahara occidental sera de nouveau abordée. Or, ce dossier est « l’alpha et l’oméga » de la diplomatie marocaine. Ainsi, pour Pierre Vermeren, le message adressé par Rabat à Madrid pourrait être le suivant : « Vos enclaves ne tiennent que parce que nous le voulons bien. » Une manière, selon lui, de rappeler la capacité du Royaume chérifien à faire pression sur l’Espagne et de l’inciter à maintenir son soutien au plan de souveraineté marocain sur le Sahara.

  • Le tonton fils-à-papa-facho-gênant du Télégramme nous chante sa chanson de fin de repas

    [Édito] La faillite de l’écologisme | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/edito-la-faillite-de-lecologisme-7094835.php

    Notre éditorialiste, Hubert Coudurier, nous livre son point de vue (...)

    Toujours hostiles au nucléaire qui offre une énergie décarbonée, à la climatisation s’avérant désormais nécessaire et au débroussaillage permettant de mieux circonvenir les feux de l’été, les écolos s’enferment dans un discours intellectuel gauchisant.

    Hubert Coudurier — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Coudurier

    Hubert Coudurier débute à l’Agence France-Presse (1983-1985). Il est ensuite grand reporter, notamment à France 3 (1985-1990), puis chroniqueur de politique étrangère à I-télé.

    En 1986, Hubert Coudurier rejoint Le Télégramme dirigé par son père, en qualité de secrétaire général adjoint. Il devient plus tard directeur de l’information du quotidien et administrateur du Groupe Télégramme. Son frère Edouard Coudurier, né en 1961, devient président du conseil d’administration en décembre 2001, succédant à son père Jean-Pierre Coudurier décédé en novembre 2001. Edouard représente la quatrième génération Coudurier à la tête du Télégramme[1].

    Au printemps 2007, Hubert Coudurier fait partie des journalistes qui suivent et starifient le couple Sarkozy[2]. En septembre 2008, il publie le livre Amours, ruptures et trahisons dans lequel il fait quelques révélations sur la vie amoureuse du président français[3],[4].

    Hubert Coudurier est un ancien auditeur (quarante-cinquième session) de l’IHEDN.

    Il est, depuis son lancement en novembre 2009, président de Télévision Bretagne Ouest (Tébéo), après avoir été vice-président de Nantes 7.

    Depuis la rentrée 2021, il intervient comme chroniqueur radio dans la pré-matinale Le Cinq sept de France Inter, il y tient une chronique d’Histoires politiques[5].

    En mai 2025, un édito défendant le milliardaire Vincent Bolloré face à des militants écologistes lui a valu un conflit avec la Société des Journalistes du Télégramme (SJT). Il lui a notamment été reproché d’omettre son activité de chroniqueur régulier de CNews, chaîne du groupe Bolloré