• À propos de l’émission « Dans le ventre de l’hôpital » diffusée ce soir sur ARTE et dont le résumé figure ci dessous :

    A l’Hôpital Saint-Louis, à Paris, le bloc opératoire regroupant les activités chirurgicales fonctionne à la chaîne : quatorze salles en ligne ayant pour objectif de pratiquer chacune quotidiennement huit à dix interventions. L’organisation du travail, hyper-sophistiquée, est devenue pathogène. Stress chronique, burn-out et risques psychosociaux gangrènent l’hôpital. Consciente de ce problème, l’administration a commandé un audit sur l’organisation du travail afin de tenter de désamorcer le début d’incendie. L’objectif de ce film est de plonger au coeur du travail et de ses excès, quand l’embrasement menace. Après deux ans de recherche, le cinéaste, en collaboration avec Pascal Chabot, auteur de « Global Burn-out », a choisi de s’immerger dans cette situation particulière.

    à lire ou relire le livre de Pascal Chabot, « Global Burn Out » qui a inspiré cette investigation.
    https://lectures.revues.org/11524

    1« La philosophie est une réflexion pour qui toute matière étrangère est bonne et nous dirions volontiers pour qui toute bonne matière doit être étrangère » écrivait G. Canguilhem1. L’ouvrage de Pascal Chabot, par conséquent, porte son regard philosophique sur cet objet étrange et étranger à la philosophie : le burn-out. L’enjeu est de comprendre ce phénomène et de le situer « dans une époque excessive » (p. 12). En effet, le burn-out dépasse le cadre de la pathologie de l’individu, il est pathologie de relation : relation de l’individu à la société. En d’autres termes, l’épuisement professionnel n’interroge pas seulement l’homme ou la société, mais leurs rapports, c’est une « pathologie de civilisation ». Qu’est-ce qui caractérise le burn-out ? Quels sont les mécanismes conduisant à l’augmentation de sa fréquence d’apparition ? Pourquoi est-ce une pathologie de civilisation ? Et comment prévenir et lutter contre ce mal ? Autant de questions que l’auteur aborde afin d’établir de quoi le burn-out est-il le nom.

    On en parle ici aussi : http://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/global-burn-out-6754

    Le travail brûle. Aux racines philosophiques du burn-out, la course au « trop » qui consume jusqu’aux plus motivés. Radiographie sensible d’un mal de civilisation.

    Un #burn_out, c’est plus qu’une simple #dépression mais on préfère juger le malade plutôt que de combattre les vraies causes de la maladie.

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/634331

    • « Le burn out n’est pas une maladie professionnelle », dixit Agnès Buzyn, sinistre de la santé qui vient d’annoncer une série de catastrophes destinées à limiter les dépenses
      http://lelab.europe1.fr/le-multiplex-du-dimanche-22-octobre-avec-bayrou-buzyn-ciotti-et-le-mai

      « S’il y a une chose que je connais bien, c’est le burn-out des équipes médicales, notamment dans les hôpitaux », estime Agnès Buzyn, interrogée sur les conditions de travail des personnels hospitaliers. Pour autant, la ministre de la Santé explique que le burn-out ne sera pas reconnu comme une maladie professionnelle. Elle développe :"C’est un sujet que j’ai eu à traiter quand je présidais la Haute autorité de santé puisque j’avais été saisie par la ministre pour faire un rapport sur le burn-out. Aujourd’hui, il s’avère que ce n’est pas une maladie. C’est un ensemble de symptômes et donc, c’est très difficile, c’est très difficile aujourd’hui de décider que c’est une maladie professionnelle." On comprend donc que le burn-out ne sera pas reconnu comme une maladie professionnelle. « En tout cas, la Haute autorité de santé, à l’époque, avait rendu un avis défavorable », ajoute-t-elle. Haute autorité, elle venait de le dire, qu’elle présidait, donc.

      Il y a des tueries qui ont droit à un bel emballage
      Santé : Agnès Buzyn, l’atout social d’Emmanuel Macron
      http://www.lejdd.fr/politique/sante-agnes-buzyn-latout-social-demmanuel-macron-3471269

      #santé #déni #économie #guerre_aux_pauvres

    • Le 10 juin 2016, un décret a été publié permettant de faciliter la reconnaissance des pathologies mentales comme maladies professionnelles. Mais attention, sur la page du site Service- Public.fr, on est prévenu d’emblée : "Cet article est ancien, l’information n’est peut-être plus exacte. Vous pouvez néanmoins consulter cette page" .
      https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A10687

      Et là, en cliquant sur le lien de l’article « plus vraiment d’actualité », on apprend que :

      Depuis le 10 juin 2016, les pathologies psychiques peuvent être plus facilement reconnues comme des maladies professionnelles. Toutes les affections psychiques sont concernées et notamment le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé « burn-out ».

      En effet, le décret du 7 juin 2016 vient de mettre en place des mesures permettant de renforcer l’expertise médicale pour la reconnaissance des pathologies psychiques : ainsi, il sera possible de faire appel à l’expertise d’un médecin psychiatre à tous les stades de la procédure de reconnaissance d’une affection psychique. Ce décret comprend par ailleurs plusieurs mesures de simplification de la procédure d’instruction qui faciliteront à terme la reconnaissance de l’ensemble des maladies professionnelles, notamment celle des affections psychiques.

      Le texte s’applique à tous les assurés du régime général de sécurité sociale et du régime des salariés et des non-salariés agricoles.

      Ce décret permet l’application de l’article 27 de la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi (dite « loi Rebsamen ») qui avait consacré au niveau de la loi, la reconnaissance des pathologies psychiques comme maladies professionnelles.

      N’ayant aucune expertise en #droit_du_travail, ni en droit « tout court », je m’autorise néanmoins à la ramener en disant que :
      – Ce réajustement juridique n’est qu’un simple détricotage des avancées promises (car à ce stade, pour moi, ce n’étaient que promesses) par le précédent gouvernement.
      – il n’est même pas étonnant qu’Agnès Buzyn monte au créneau car elle est dans la logique d’action de la république en mode « marche ou crève » : elle sécurise et renforce le #management_toxique de ses ami·e·s les entrepreneur·euse·s et les #DRH.
      Les épuisé·e·s professionnellement apprécieront ...

  • La #Domination_Masculine

    « Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle », c’est ce que disait Patric Jean en tournant « la domination masculine ».

    Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du #patriarcat : les #femmes à la cuisine et les #hommes au #pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du #pénis, « comme on achète une grosse #voiture » ?

    Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours. L’illusion de l’#égalité cache un abîme d’#injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun joue un #rôle.

    A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.

    « La Domination masculine » jette le trouble à travers le #féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…

    Après le déterminisme social (Les Enfants du Borinage, lettre à Henri Storck) et la criminalisation de la pauvreté (la Raison du plus fort), Patric Jean s’attaque à nouveau à un phénomène social tabou : le patriarcat.

    https://www.youtube.com/watch?v=22e8cI6Q9Ww

    #film #documentaire #domination_masculine #féminisme

    Site du film :
    https://ladominationmasculine.wordpress.com

    • Patric Jean, La domination masculine

      Pour présenter le système de la domination masculine, Patric Jean a choisi volontairement de partir de ses « petits signes » pour en arriver aux aspects les plus tragiques tels que les violences conjugales ou encore le massacre de l’Ecole polytechnique de Montréal au cours duquel 14 jeunes filles en phase de devenir ingénieures ont été tuées car elles étaient féministes.

      https://lectures.revues.org/1173

    • La Domination masculine : les principaux thèmes

      Le film s’ouvre sur la séquence de l’allongement du pénis. On y voit un médecin et un patient en consultation. Ces deux personnes sont ensuite interviewées et leurs paroles vont dans le même sens : l’intervention n’a pas de but thérapeutique, ni esthétique, mais bien psychologique. « Un centimètre dans le pénis, c’est un kilomètre dans la tête » dit le médecin, ce qui est confirmé par le patient qui déclare « je vais enfin pouvoir être moi-même, crier mon nom, gonfler le buste ».

      Ainsi, le médecin semble intervenir au niveau d’un symbole plutôt que d’un organe, un symbole de virilité évidemment et par extension un symbole de pouvoir. (Un patient dont on entend seulement la voix fait une comparaison avec le pouvoir que procure le fait d’avoir une plus grosse voiture que les autres, plus rapide et plus chère.)

      Le médecin généralise sans doute l’intention d’une telle intervention en référence à la majorité des hommes qui le consultent et le patient paraît exemplaire dans sa démarche et ses paroles. En effet, les images de l’opération sont accompagnées de voix : celles d’autres hommes candidats à cette opération que Patric Jean a rencontrés et interviewés.

      Cette séquence illustre la force du symbole que représente le pénis et plus encore le phallus[1]. Elle est immédiatement suivie par une autre, d’un registre différent où l’on voit Patric Jean, le réalisateur du film[2], coller des images sur un mur. Toutes ces images représentent des phallus, de manière directe (représentation de Priape, caricature de satyre au sexe énorme, portrait d’un personnage historique dont le costume marque nettement les parties génitales… ) ou indirecte (mobilier urbain, motif décoratif, immeuble…). L’accumulation de ces objets, motifs ornementaux, constructions qui évoquent de manière plus ou moins directe la virilité illustre l’omniprésence du symbole.

      Pourquoi le sexe masculin est-il un symbole si fort ?
      Ce symbole est-il aussi omniprésent que le film le laisse entendre ?
      Le sexe féminin est-il un symbole lui aussi ?
      Quelles conséquences pour les garçons et les filles d’avoir ou pas un tel organe ?

      On donne ensuite la parole à un artiste, #Miller_Levy, créateur de l’œuvre intitulée Haute Fidélité, qui consiste en une sorte d’instrument composé de deux blocs, l’un, « homme », ne comporte qu’un interrupteur, l’autre, « femme », comporte toutes sortes de boutons, de voyants lumineux et de commandes, représentant la complexité de la femme. Mais c’est l’interrupteur « homme » qui commande en définitive l’allumage de l’appareil « femme »… Le même artiste est aussi l’auteur de petits dessins sur chewing-gum, représentant en général des femmes nues (qui deviennent ainsi aussi jetables et éphémères que les chewing-gums…)

      Voici la « haute fidélité » de Miller Levy :

      http://www.grignoux.be/dossiers/302

  • #Clandestino

    Hubert Paris, journaliste au magazine américain Struggle, se rend en #Algérie dans le cadre d’un reportage sur les migrants clandestins à travers le monde. Faussement flegmatique, se laissant porter par ses rencontres et ses découvertes, il découvre les accords internationaux, les fonctionnaires peu respectueux de leur rôle social, le recrutement de main d’œuvre clandestine et bon marché. Il rencontre également les « #harragas », candidats à la traversée et suit leur périple afin de témoigner de leur histoire.

    Habitué des enquêtes satiriques, le dessinateur de presse Aurel nous montre une autre facette de son talent avec cette fiction politique et sociale basée sur des faits réels issus de plusieurs reportages qu’il a effectué aux côtés de journalistes tel que Pierre Daum du Monde Diplomatique. Une plongée sans concession dans les dessous de l’immigration clandestine racontée à hauteur d’homme…


    http://www.glenatbd.com/bd/un-reportage-d-hubert-paris-envoye-special-tome-1-9782723488648.htm
    #migrations #AENAES #Espagne #travail

    Une planche :

    #fraise #agriculture #femmes

    Et une autre planche, sur l’#invisibilité (#in/visibilité) :

    #BD #bande_dessinée

    • Et le #traité #AENEAS, cité dans la BD :

      La Commission salue l’adoption d’un programme d’assistance financière et technique en faveur des pays tiers dans le domaine de la migration et de l’asile

      Suite à la proposition de la Commission européenne, le Conseil a adopté aujourd’hui le Règlement établissant un programme spécifique d’assistance technique et financière en faveur des pays tiers dans le domaine de la migration et de l’asile, programme rebaptisé AENEAS (du nom du héros de l’Enéide de Virgile). Ce programme pluriannuel de #coopération, doté d’une enveloppe de 250 millions d’euros pour la période 2004-2008 permet l’intégration systématique des questions liées à la migration dans les dialogues politiques et les instruments de coopération avec les pays tiers. Il constitue un des éléments par lesquels la Commission concrétise ses engagements(1) pour prendre davantage en compte la migration dans son action extérieure.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-04-243_fr.htm?locale=en
      #main_d'oeuvre

    • La Rançon de la fraise
      #Film de Béatrice Limare

      Il était une fois, une fraise qui venait de Californie. Brevetée aux États-Unis, elle a traversé l’océan, il y a un demi-siècle pour devenir l’or rouge du sud de l’Espagne. Cette fraise qui fit, et fait encore, la fortune d’une partie de l’Andalousie, c’est celle que l’on trouve sur nos marchés et dans nos supermarchés dès le mois de février. Ces grosses fraises, bien brillantes, qui viennent narguer nos papilles en plein hiver. Papilles souvent déçues, mais les distributeurs n’en ont cure : la fraise hors saison, ça marche ! La réalisatrice donne la parole aux ardents défenseurs de cette fraise qui en vivent et les non moins ardents détracteurs qui en dénoncent le prix exorbitant à payer pour produire ce frais contre-nature. Pour les premiers, qu’ils soient agriculteurs, producteurs, pépiniéristes, importateurs, grossistes, dispatcheurs, tous assument ce mode de production comme s’il s’agissait là de l’agriculture du futur. Pour les seconds, médecins chercheurs, écologistes, défenseurs des droits de l’homme, toute cette industrie, est une addition de catastrophes : sanitaire, humaine, sociale et environnementale. Ce documentaire montre tous les artifices obligatoires pour tromper la nature, les tonnes de plastique et tous les additifs chimiques souvent douteux, parfois illégaux, mais nécessaires aux taux de rendement. Elles montrent aussi les agressions sur l’environnement comme sur la couche d’ozone. Sans oublier, les conditions de vie déplorables des saisonnières qui viennent de Roumanie, de Pologne, et de plus en plus du Maroc. Mais la fraise espagnole ne va plus aussi bien. Elle est maintenant concurrencée par la fraise marocaine. Le soleil y est plus chaud en hiver qu’en Andalousie, la main d’œuvre est sur place et les règlements sont moins contraignants. Ce qui n’est pas pour réjouir les opposants à la fraise hors saison. Jusqu’ici, entre les pépiniéristes du Nord de l’Espagne, les producteurs andalous et les marchés européens, chaque fraise devait parcourir près de 4 000 kilomètres. Avec le Maroc, le chemin risque d’être encore un peu plus long

      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/34611_1

      Un compte-rendu :
      Béatrice Limare, La rançon de la fraise

      1Qu’il s’agisse d’analyser les ressorts de l’agriculture industrielle, ou bien de présenter des alternatives possibles, un nombre croissant de documentaires se penche ces dernières années - avec plus ou moins de succès - sur la production alimentaire1.

      https://lectures.revues.org/1051

  • Emmanuel Henry, Ignorance scientifique et inaction publique. Les politiques de santé au travail
    https://lectures.revues.org/23029

    L’auteur rappelle d’abord, comme d’autres observateurs avant lui, l’ambiguïté de la notion de « maladie professionnelle » et décrit comment les tableaux qui leurs sont associés constituent un dispositif dont les propriétés concourent à une large sous-reconnaissance de ces maladies. Un chiffre résume ce constat : aujourd’hui en France, si l’on exclut les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les cancers liés à l’amiante, moins de 900 malades par an sont reconnus atteints de maladies professionnelles. Surtout, son analyse pointe les effets d’une évolution récente, encore peu commentée, à savoir la place croissante de l’expertise scientifique dans la négociation des tableaux de maladies professionnelles, que traduit notamment le recours plus systématique aux experts de l’Institut national de santé publique (INVS, aujourd’hui intégré à Santé publique France). Emmanuel Henry suggère que si cette évolution a quelque peu rendu plus visible la nature négociée de l’établissement des tableaux, elle n’a eu au final qu’un impact limité, notamment parce que les acteurs scientifiques les plus proches des mouvements sociaux et des organisations syndicales restent dominés dans l’espace scientifique et n’ont pas réussi, dans un contexte français marqué par la faiblesse de l’hygiène industrielle comme discipline universitaire et la centralité de la figure du médecin du travail, à imposer une définition de la « bonne science » qui ne perde pas de vue les objectifs d’amélioration des conditions de travail pour les salariés.

    #sociologie #travail #santé

    • #Alain_Accardo, Le petit bourgeois gentilhomme. Sur les prétentions hégémoniques des classes moyennes
      https://lectures.revues.org/798

      Initialement paru en 2003 aux éditions Labor, ce petit pamphlet n’a rien perdu de sa charge critique. Il s’agit donc d’un essai et non des résultats d’une enquête empirique,

      –—

      agone
      https://agone.org/contrefeux/lepetitbourgeoisgentilhomme

      Extrait

      À l’heure où je rédige cette préface, il est enfin question avec insistance d’une refondation de la gauche « anticapitaliste » et de la naissance d’un nouveau parti capable de prendre la relève des organisations de gauche de naguère qui ont honteusement failli à leur mission historique. Je considère avec sympathie cette entreprise de refondation et je me sens prêt à y participer pour peu que ses promoteurs me donnent le sentiment d’avoir vraiment réfléchi à la problématique esquissée dans le présent ouvrage. La question essentielle qui se pose en effet à la gauche révolutionnaire, ce n’est pas tant de savoir comment conquérir le pouvoir que de savoir précisément pour quoi faire. Parce que s’il ne s’agit que de redorer le blason d’une petite bourgeoisie en perte de crédit et de pouvoir d’achat, s’il ne s’agit que de permettre à de nouvelles « élites » de se partager postes et prébendes, de plastronner sous les projecteurs, de mettre davantage encore à la remorque de la petite bourgeoisie des classes populaires qui ne le sont déjà que trop ; s’il s’agit de continuer à faire croire au « peuple de gauche », sous couvert de « libération », de « progrès », d’« ouverture au monde », de « développement durable », de « modernité », et autres slogans ineptes, que l’avenir du genre humain est voué au #mode_de_vie_made_in_USA, insane, schizophrénique, totalement aliénant et soumis aux exigences du capitalisme mondialisé, qui apparaît aux #petits-bourgeois comme l’objectif suprême du progrès humain, alors non, merci ! Une fois suffit.

      (encore un autre à lire ?)

  • Pour les censeurs, les bloqueurs d’expression, ceux qui verrouillent l’expression de l’autre, même si ils ne font pas parti de l’élite, ils obéissent comme des chiens de garde aux injonctions de "pas de faschistes, de complotisme (néologisme crée de toute pièce) dès lors que tu obéis pas a la doxa : https://lectures.revues.org/9700 Qu’ils sachent qu’ils ne sont que des larbins du pouvoir en place et sont eux les plus fascistes.

  • Étudier à l’Est. Expériences de diplômés africains - Karthala

    http://www.karthala.com/hommes-et-societes-histoire-et-geographie/3008-etudier-a-lest-experiences-de-diplomes-africains.html

    Les trajectoires de formation de ces diplômés africains partis en URSS ou dans un autre pays de l’ancien bloc de l’Est ont été peu étudiées. Cet ouvrage s’intéresse aux expériences contrastées des étudiants formés dans ces pays tiers, puis à leurs parcours professionnels, sociaux et politiques, confrontés aux soubresauts de l’histoire.

    –—

    CONF : Anciennes étudiantes du continent africain formées dans les pays de l’Est, 11/10 | Connaissance de l’Europe médiane
    https://cem.hypotheses.org/1217

    Fort peu nombreuses par rapport à leurs homologues masculins étudiants, les étudiantes africaines formées en URSS/Russie ou dans les anciens pays socialistes, principalement entre la seconde guerre mondiale et l’effondrement de l’URSS, seront au centre des échanges et de la réflexion lors de cette table-ronde. Parties étudier dans le cadre d’accords de coopération entre Etats, ou dans le cadre d’autres organisations, notamment féminines, elles ont souvent bénéficié de la coopération éducative, alors en plein essor entre les pays de l’Est et ceux du continent africain. Au fil des ans, des échanges multiformes se sont tissés entre femmes de ces différents pays dont l’histoire est jalonnée de rencontres très riches ainsi que de tensions, parfois de conflits. L’histoire de ces contacts reste largement à écrire (Ghodsee, 2012, 2015 ; Barthélémy, 2016), et il s’agira de les envisager dans une perspective pluridisciplinaire faisant une large place à l’histoire des femmes et du genre, à l’histoire de l’éducation et à l’histoire connectée ainsi qu’à l’anthropologie ou à la sociologie.

    –—

    Etudier à l’Est
    https://lectures.revues.org/19687

    Au moment où ils accèdent à l’indépendance, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et du Maghreb établissent des relations diplomatiques avec Moscou. Certains, comme l’Éthiopie, entretenaient depuis longtemps déjà des liens étroits avec la Russie. Cependant, c’est surtout avec le mouvement de décolonisation que les pays communistes s’ouvrent à l’accueil massif et systématique d’étudiants maghrébins et subsahariens.

    Les trajectoires de formation de ces diplômés africains partis en URSS ou dans un autre pays de l’ancien bloc de l’Est ont été peu étudiées. En rendre compte, c’est notamment s’intéresser aux expériences diverses et contrastées, d’étudiants formés non pas dans l’ancien pays colonisateur, comme cela était souvent le cas, mais dans un pays tiers qui suscitait chez eux à la fois admiration et méfiance, où ils ont connu pour les uns de fortes désillusions, pour d’autres « les meilleurs moments de leur vie ».

    #moscou #kung-fu #exposition #afrique #urss #union_soviétique #garage #musée_garage

  • Conférence-débat : « Le travail à l’heure des plateformes numériques : Digital labor, luttes et régulation »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article764

    L’Université Populaire de Toulouse en partenariat avec ComUniTIC invite Antonio A.Casilli le Mercredi 12 octobre à 20H30 à la Bourse du Travail, place Saint Sernin, Toulouse. Cette soirée débat s’inscrit dans note cycle « Critique du numérique ». "Déplorablement ignoré lors de la rédaction de la loi El Khomri, le rapport 2016 du Conseil National du Numérique sur les nouvelles trajectoires du travail avait le mérite de préconiser la reconnaissance des droits des travailleurs basée sur une double prise de (...)

    #Critique_du_Numérique

    / #article_une

    « https://lectures.revues.org/19584 »
    « https://www.youtube.com/watch?v=m7VM3XSV25o

     »

  • Mathieu Rigouste : « la police est là pour maintenir l’ordre économique » | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/hassina-mechai/blog/130516/mathieu-rigouste-la-police-est-la-pour-maintenir-l-ordre-economique

    S’il y a rupture, c’est dans le déploiement répétitif des dispositifs de nasse mais également dans le lâcher de bride des unités de Maintien de l’Ordre (MO), dans l’utilisation massive et systématique des grenades de désencerclement, du gaz et des flash balls contre un mouvement social, dans les centres des grandes villes. Ces ruptures sont liées à des choix tactiques et politiques qui sont liés au fait que le mouvement Nuit Debout et la lutte contre la loi travail continuent, voire se renforcent dans certaines villes. Mais cela est lié également au fait qu’on approche de plusieurs évènements, l’Euro de football, le Tour de France ou encore Eurosatory, il faut absolument faire place nette à Paris et dans les grandes villes. Ces « événements » doivent faire venir de nombreux investisseurs étrangers et donner lieu à des marchés économiques gigantesques qui profiteront aux grandes entreprises qui cogèrent l’Etat. La dernière raison de cet enférocement, c’est que l’Etat doit absolument écraser les formes d’auto-organisation et d’autonomisation collective qui émergent, se construisent dans la lutte, lors des grèves et des manifestations. Elles menacent cette société pyramidale en montrant qu’on peut tenter de s’organiser et de vivre autrement.

    Cependant, on décèle aussi une continuité dans les méthodes employées.

    • Manipulations et irresponsabilités à propos des « évènements » de Rennes par Philippe Blanchet.
      https://blogs.mediapart.fr/philippe-blanchet/blog/160516/manipulations-et-irresponsabilites-propos-des-evenements-de-rennes

      L’état a besoin de déconsidérer cette contestation pour atténuer l’aspect autoritaire de son attitude. Et dans ce but, ça ressemble quand même à une aubaine inespérée, une bande de jeunes qui cassent des vitrines et dont on amplifie le nombre et les faits pour « justifier » une politique encore plus répressive. Surtout quand on essaye de les faire passer pour des abrutis qui « cassent pour casser ».

    • Mathieu Rigouste, La domination policière. Une violence industrielle, La Fabrique, 2012
      https://lectures.revues.org/10585

      Comment la violence policière est-elle encadrée, orientée et utilisée ? Quels en sont les objectifs et à quelles fins est-elle utilisée ? Quels mécanismes sociaux sont engendrés par celle-ci ? C’est ce que Mathieu Rigouste propose d’analyser de manière très précise dans son ouvrage. En décrivant rigoureusement l’histoire des pratiques policières dans certains quartiers populaires qui découlent de logiques politiques, économiques et médiatiques depuis les années 1970, il dénonce un système de ségrégation endocolonial néolibéral français. Son concept découle notamment du travail du géographe Stephen Graham sur l’étude du phénomène de la violence policière « dans la plupart des grandes puissances impérialistes »(...)
      Cet ouvrage pose donc de nombreuses questions sur l’usage de la violence policière par le pouvoir étatique et sur la culture de l’insécurité. On y découvre les intérêts économiques et politiques qui se développent avec l’entretien du mythe des quartiers difficiles peuplés d’irréductibles « sauvages » qu’il faut maitriser à l’aide de techniques issues des guerres coloniales et anti-terroristes. La violence policière et le harcèlement continu de ces populations provoquent des réactions plus ou moins violentes qui permettent aux médias d’entretenir une image néfaste et aux institutions publiques de faire usage de la force en améliorant sans cesse ses dispositifs en relation avec un marché économique international de la coercition.

      La thèse défendue par Mathieu Rigouste permet de réfléchir sur les logiques d’exclusion des sociétés occidentales. Il prend clairement position et (...)

  • Nextbike: Call a Bike bekommt Konkurrenz in Berlin | Berliner Zeitung
    http://www.berliner-zeitung.de/berlin/fahrradverleih-nextbike-macht-call-a-bike-konkurrenz-in-berlin-2404

    Call a Bike soll mehr Konkurrenz bekommen. Ein anderes Unternehmen gewann den Wettbewerb, mit dem das Land einen Betreiber für ein subventioniertes Fahrradverleihsystem gesucht hatte.

    Nach Informationen der Berliner Zeitung soll die Firma Nextbike den Fünf-Jahres-Vertrag erhalten. Doch bislang konnte der Senat ihr nicht den Zuschlag erteilen, weil ein Mitbewerber die Entscheidung überprüfen lässt. Die DB ist vor die Vergabekammer gezogen.

    #Berlin #Transport #Verkehr #sharing_economy

    • Tja, teuer wird das auf jeden Fall mit dem berlineigenen Fahrradverleih. Ein positiver Effekt ist in Berlin mit seiner flachen Topographie kaum zu erwarten, und einem unrentablen Produkt mit einer noch weniger rentablen Lösung Konkurrenz zu machen, kann nur den verwirrrten Köpfen Berliner Flughafenplaner (auch Politiker gennant) entspringen. Noch eine Geschichte, die viel Satirepotenzial (jaja, Po-ten-zial ...) entwickeln wird.

      Frédéric Héran, Le retour de la bicyclette. Une histoire des déplacements urbains en Europe de 1817 à 2050
      https://lectures.revues.org/15819

      Le choix de développer des vélos en libre-service s’avère économiquement très coûteux (jusqu’à 4 000 euros par an et par vélo à la charge de la collectivité) et n’a que très peu d’effet sur la part du vélo dans les déplacements urbains. L’installation de parkings à vélos dans les gares ou la réduction de la vitesse à 30 km/h dans l’ensemble d’une ville s’avèrent des choix bien moins coûteux et grandement plus efficaces Augmenter la part des déplacements en bicyclette des 2% actuels à 25% (objectif que l’auteur juge réalisable) engendrerait des bénéfices énormes et quantifiables en termes de santé publique et profiterait à l’ensemble de la société

      Rechnen wir mal nach: 2000 Fahrräder à € 4000,00 macht 8 Millionen Kosten für die Stadt. Da könnte man auch ein paar Vertreter vom Berlinmarketing am Flughafen aufstellen, die jedem Touristen einen Taxigutschein als Willkommensgeste in die Hand drücken. Werbe- und Umwelteffekt wären um Dimensionen größer.

      #Fahrrad #Kopfgeburt #WTF

  • Sociologie politique des sciences
    https://lectures.revues.org/20348

    Comment développer une nouvelle connaissance des sciences ? C’est à cette question qu’entend répondre ce nouveau numéro de la revue Politix. En 2008, une controverse sur les modalités de rapprochement entre la sociologie politique et la sociologie des sciences a été formulée dans la Revue française de science politique. Elle engageait Bruno Latour tenant d’une approche pragmatique et Pierre Favre socio-historien, autour d’enjeux de définitions et de frontières disciplinaires. Tandis que le premier justifie une description relativiste des sciences où les questions à première vue « purement techniques » sont « éminemment politiques », le second postule qu’« un usage politique des travaux est toujours possible » mais qu’« une découverte n’est pas par essence politique ». C’est pour tenter de faire dialoguer ces points de vue a priori divergents, tant au niveau théorique que méthodologique, que se développe l’argumentaire de ce présent numéro. Comment s’opère cette rencontre qui interroge les dimensions politiques des sciences et des techniques ?

    #STS #Epistémologie #Sociologie_des_sciences #Sociologie_politique

  • Manuel Castells, Communication et pouvoir

    https://lectures.revues.org/12076

    Prolongeant ses travaux antérieurs, dont sa trilogie L’ère de l’information (Paris, Fayard, 2000-2004), l’auteur propose « une nouvelle approche de la question du pouvoir dans la société en réseaux » (p. 31). À cette fin, il mobilise plusieurs études de cas ainsi qu’un corpus considérable et pluridisciplinaire de travaux.

    2Après avoir rappelé les éléments clés de sa conceptualisation de la société en réseaux qui contribueraient à une meilleure compréhension des rapports de pouvoir contemporains, Manuel Castells décortique la communication de masse dans les conditions de la mondialisation et de la numérisation. Les deux premiers chapitres visent ainsi à mettre en lumière les « déterminations structurelles de la relation de pouvoir et la communication dans la société en réseaux » mais aussi « la structure de l’agentivité » (p. 33), c’est-à-dire les modalités de traitement de l’information par le cerveau humain. Le pouvoir le plus fondamental, selon l’auteur, est celui de façonner la pensée, en contrôlant la communication ; de fait, le contre-pouvoir repose sur sa capacité à déjouer ce contrôle. Le chapitre suivant examine les relations spécifiques entre émotion, cognition et politique, et les deux derniers ciblent le rôle des médias de masse et des réseaux horizontaux de la communication. Partant du principe que plus les technologies de communication accroissent l’autonomie des utilisateurs, plus grandes sont les chances de voir apparaître de nouvelles valeurs et de nouveaux intérêts, l’auteur considère que l’essor de formes inédites de communication qu’il qualifie d’« auto-communication de masse » peut favoriser le changement social.

    #manuel_castels #réseaux #biblio

  • Justice d’exception
    Entretien avec Vanessa Codaccioni conduit par Mathieu Trachman

    " Les juridictions d’exception naissent toujours dans des contextes de crise, et plus précisément dans des contextes de fortes conflictualités politique et sociale, des situations de guerre ou de sorties de conflits. Les cas de Vichy, de la Libération ou de la guerre d’Algérie, où se sont succédé de multiples tribunaux spéciaux, sont les exemples-types de ces moments où la radicalisation de la lutte contre des « ennemis intérieurs » se traduit par l’instauration d’un régime répressif d’exception. Dans ce dernier, les tribunaux spéciaux sont centraux car ils permettent de réprimer très rapidement et plus sévèrement une « population cible » dont les membres sont soumis à un processus de pénalisation dérogatoire au droit commun."

    http://alencontre.org/europe/france/france-une-justice-dexception-pourquoi-quelle-justification.html

    http://www.laviedesidees.fr/Comment-juger-les-ennemis-de-l-Etat.html

    Compte rendu de lecture / 2016
    Vanessa Codaccioni, Justice d’exception. L’État face aux crimes politiques et terroristes, par Joana Falxa
    https://lectures.revues.org/19903

    #Justice_d'exception #Vanessa_Codaccioni #Revues.org #laviedesidees.fr #alencontre.org

  • Capitalismes agraires
    https://lectures.revues.org/18511

    Issu de la rencontre du colonialisme et de l’organisation capitaliste, des marchés et des entreprises, le modèle de la grande plantation,porté par une demande internationale en huile de palme, connaît depuis les années 1970 une expansion majeure en Asie du Sud-Est.En quarante ans, l’Indonésie et la Malaisie se sont imposées comme les géants de la production mondiale, avec plus de 80 % des surfaces plantées de la planète.

    Comment cette hégémonie s’est-elle construite ? Comment les firmes de plantation sont-elles parvenues à gagner des millions d’hectares de forêt et à mobiliser des centaines de milliers d’ouvriers ?Quel rôle ont joué les politiques agricoles nationales et les spécificités des marchés de la terre et du travail de ces deux pays, l’un à forte dominante rurale (Indonésie), l’autre marqué par une industrialisation précoce et poussée (Malaisie) ? Enfin l’expansion de ce capitalisme de plantation peut-elle être régulée par la construction d’un label « huile de palme durable » associant ONG et firmes de plantation ?

    Fruit d’une longue enquête par immersion dans des familles d’ouvriers agricoles, cet ouvrage montre les conditions d’émergence et de développement d’un capitalisme agraire au fort impact écologique et économique tant à l’échelle asiatique que mondiale.

    #industrie_palmiste #livre

  • Les mesures du territoire

    https://lectures.revues.org/19418

    « Nos principales représentations de l’espace géographique sont issues de techniques conçues par les militaires pour la guerre. Le détour par les imaginaires offre un moyen d’explorer autrement la nature de l’espace que nous habitons. »

    Henri Desbois, spécialiste de la cartographie, traite ici de l’histoire de la cartographie et de la mesure du territoire, depuis Ptolémée, les Cassini, jusqu’à Google Earth. La cartographie, c’est aussi l’art de faire la guerre, l’art de se repérer, et de communiquer. L’ouvrage commence par la partie historique, se développe sur les aspects politiques, scientifiques et aborde les cartographies imaginaires ou sentimentales.

    #bibliographie #espace #territoire #géographie #visualisation #représentation #imaginaire

  • Philippe Antoine et Wolfram Nitsch, Le mouvement des frontières. Déplacement, brouillage, effacement

    https://lectures.revues.org/19457

    À l’heure du tout géopolitique, de la prééminence de la thématique frontalière dans les médias, les sciences humaines, sociales et politiques, cet ouvrage collectif traite avant tout de la frontière dans la littérature afin de présenter « une réflexion sur la labilité des frontières, […] les modalités selon lesquelles se redessinent continûment les lignes de démarcation qui organisent les “espèces d’espaces” que parcourt, habite et crée le sujet » (p. 10). Le but de cet ouvrage est de montrer les « imaginaires d’époque » qui caractérisent les rapports des êtres humains à la frontière. L’ensemble des articles partage trois présuppositions théoriques. La première prémisse énoncée est que l’espace est non seulement habité par l’humain, mais aussi et surtout créé par lui. Son rapport à l’espace s’inscrit donc non seulement dans le « subir » mais aussi dans la création spatiale. Deuxièmement, la frontière prend des formes multiples. Ce n’est pas seulement une ligne de démarcation mais aussi un terrain vague, une zone frontalière, un espace neutre et indéterminé, qui marque le seuil plus ou moins fluctuant entre un ici et un là-bas. Troisièmement, la frontière est une expérience ambiguë pour la personne qui s’en approche ou la franchit. Elle met en lien le connu et l’inconnu, relie et exclut à la fois, permet de nouvelles perspectives, ébranle nos certitudes et nous confronte avec le nouveau et notre rapport à celui-ci. Le livre se compose de six parties qui abordent la problématique de la frontière sous l’aspect de la cartographie (partie 1), du récit de voyage (parties 2 et 3), de l’image (partie 4) et finalement de la poésie (parties 5 et 6). Les articles procèdent tous d’une méthode analytique et reposent sur des sources soit cartographiques soit littéraires, qui sont analysées ici par d’éminents spécialistes répertoriés en fin d’ouvrage.

    #frontières #murs #géographie #bibliographie

  • Our Universities : The Outrageous Reality by Andrew Delbanco | The New York Review of Books
    http://www.nybooks.com/articles/archives/2015/jul/09/our-universities-outrageous-reality

    Des la période coloniale et pendant longtemps (notamment pendant la période de l’#URSS) les #Etats-Unis feront beaucoup pour favoriser l’accession des plus modestes aux #études supérieures. Puis est survenue la #régression.

    Today this story is stalled. At the top of the prestige pyramid, in highly selective colleges like those of the Ivy League, students from the bottom income quartile in our society make up around 5 percent of the enrollments. This meager figure is often explained as the consequence of a regrettable reality: qualified students from disadvantaged backgrounds simply do not exist in significant numbers. But it’s not so.

    • Noam Chomsky, Réflexions sur l’université
      https://lectures.revues.org/1231

      L’activisme des années 1960, « terrifiant pour l’ensemble des élites », déclenche en effet une offensive libérale visant à faire intervenir l’Etat pour imposer plus de discipline, à restaurer les universités dans leur fonction d’« institutions vouées à l’endoctrinement de la jeunesse » (p. 152), de « fabrique du consentement »4, notamment par une forte hausse des frais de scolarité « permettant de piéger les gens. Si vous allez à l’université, vous devez contracter une dette importante, vous serez docile. » (p. 153).

    • Chomsky : L’éducation est #ignorance (Extrait du livre « Class Warfare » -1995) — Noam CHOMSKY
      http://www.legrandsoir.info/Chomsky-L-education-est-ignorance-Extrait-du-livre-Class-Warfare.html

      L’éducation de masse fut conçue pour transformer les fermiers indépendants en instruments de production dociles et passifs. C’était son premier objectif. Et ne pensez pas que les gens n’étaient pas au courant. Ils le savaient et l’ont combattu. Il y eut beaucoup de résistance à l’éducation de masse pour cette raison. C’était aussi compris par les élites. #Emerson a dit une fois quelque chose sur la façon dont on les éduque pour les empêcher de nous sauter à la gorge. Si vous ne les éduquez pas, ce qu’on appelle l’« éducation », ils vont prendre le contrôle - « ils » étant ce qu’Alexander #Hamilton appelait la « grande Bête », c’est-à -dire le #peuple. La poussée anti-démocratique de l’opinion dans ce qui est appelé les sociétés démocratiques est tout bonnement féroce. Et à juste titre, puisque plus la société devient libre, plus dangereuse devient la « grande bête » et plus vous devez faire attention pour la mettre en cage d’une manière ou d’une autre.