Exposure to ideologically diverse news and opinion on Facebook

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    • Imagine a washing machine that destroys some of the items of clothing you put in it. Now imagine researchers employed by the company publishing a study that gives you a number — one in thirteen clothing items are destroyed by machines manufactured at a small plant which produces 4 percent of the devices the company produces. Now imagine the company also goes on to research how people donate their own clothes to charity, or don’t take care of their clothes as well as they should. The headline wouldn’t be: “It’s your fault that your clothes are destroyed.”

    • Third, and perhaps most important, Facebook is on a kick to declare that the news feed algorithm it creates, controls and changes all the time is some sort of independent force of nature or something that is merely responsive to you, without any other value embedded in its design. But in reality, the algorithm is a crucial part of Facebook’s business model.

      Last month at a journalism conference, Facebook’s director of news and media partnerships said, “It’s not that we control news feed, you control news feed by what you tell us that you’re interested in.” Before that, the 26-year-old engineer who heads the team that designs the news feed algorithm said, “We don’t want to have editorial judgment over the content that’s in your feed... You’re the best decider for the things that you care about.” The reality is far from that, of course, since Facebook decides what signals it allows (Can you “dislike” anything on Facebook? Nope), which ones it takes into account and how, and what it ultimately shows its 1.4 billion users.

      L’étude : http://www.sciencemag.org/content/348/6239/1130.abstract

    • La poule de la bulle de filtre et l’oeuf de l’éditorialisation algorithmique
      http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2015/06/poule-bulle-de-filtre-oeuf-editorialisation-algorithmique.html

      La poule. Nous ne sommes donc heureusement pas complètement « prisonniers » de cette bulle algorithmique, nous avons donc encore la possibilité de garder l’initiative de nos choix, et il est de surcroît possible - tout au moins pour quelques aristocrates éclairés - de braconner en terre algorithmique.

      Et l’oeuf. A l’inverse et réciproquement, les algorithmes n’ont de cesse de nous proposer des choix « orientés » en fonction de critères que nous sommes loin de toujours maîtriser ; les mêmes algorithmes raisonnent par inférence sur la base de nos choix initiaux pour nous proposer des contenus et des choix qui finissent par rétro-agir avec nos propres choix jusqu’à pouvoir les influencer de manière parfois déterminante y compris à l’échelle d’un scrutin démocratique ; enfin, si le braconnage reste possible, il l’est dans des limites de plus en plus restreintes, de plus en plus complexes, et de plus en plus coûteuses cognitivement.

      La question de la bulle de filtre n’a pas pas davantage de réponse définitive que celle de savoir si un programme informatique (un algorithme) peut être « neutre » - il l’est par définition (c’est un programme) et il ne l’est pas par « application », puisque son itération produit un double effet de Feedback, feedback externe par rapport aux clics de l’utilisateur, et feedback interne par rapport aux ajustements faits en fonction desdits choix mais aussi par rapport aux « intentions » de programmation qui président à l’établissement de la finalité dudit algorithme (que choisit-on de retenir ou de ne pas retenir, que considère-t-on comme de l’info prioritaire, en fonction de quel critère, etc.).

      Une nouvelle fois donc, impossible de savoir qui de l’oeuf ou de la poule précède l’autre. Le principal problème reste entier et c’est celui de la diversité. Mais pas la diversité de nos choix ou de ceux qui nous sont proposés, la diversité des acteurs qui nous proposent ces choix au sein d’environnements contrôlés. Presse, radio, télé ... il y a des journaux « de gauche », d’autres « de droite », nous « savons » lesquels sont de gauche et lesquels de droite. Et surtout nous avons le choix. Il y a du choix. Il y a de la diversité.