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  • La Presse de Tunisie - la-temporalite-des-mouvements-sociaux-nest-pas-celle-du-jeu-politique | 109706 | 30012016
    http://www.lapresse.tn/30012016/109706/%C2%A0la-temporalite-des-mouvements-sociaux-nest-pas-celle-du-jeu-politique

    En effet, un communiqué de la Centrale syndicale déclarait la semaine passée : « l’Ugtt respecte le droit de manifester pacifiquement, mais condamne les actes de vandalisme, notamment en cette conjoncture où le pays est en guerre contre le terrorisme ».
    Cette déclaration officielle reprend les mêmes éléments sémantiques du discours officiel et de l’ensemble de la classe politique pour qualifier les mobilisations parties de Kasserine. Alors que sur le terrain, les syndicalistes étaient présents pour soutenir les chômeurs. Pourquoi l’Ugtt n’a pas pris la même position qu’en 2011 par rapport aux mobilisations ?
    Ceci s’explique par l’historique et l’identité de la Centrale syndicale : tant qu’on a la possibilité de négocier avec le gouvernement, on privilégie cette voie, en y puisant toutes les possibilités.
    Après, si elle ne trouve pas d’issue à travers les négociations, elle soutient les mouvements sociaux.
    D’autre part, le contexte politique a changé, nous ne sommes plus dans un système autoritaire. L’Ugtt vient, par ailleurs, d’achever les négociations sociales dans les secteurs public et privé.
    Un minimum de paix sociale est par conséquent assuré.
    Le rapport de force n’est pas du côté de la rue, comme en 2011, nous n’avons aujourd’hui qu’une seule couche sociale, qui se soulève, la plus marginale. Et pourtant les chômeurs de par leur nombre sont en train de devenir la force sociale la plus importante du pays.

  • Une série de liens sur les mobilisations à Sfax pour et contre la fermeture de l’usine polluante de la SIAPE

    Abdelkafi Kamoun, Hajer, ‘L’asfaxie’, Leaders, 2016 <http://www.leaders.com.tn/article/18919-l-asfaxie> [accessed 20 January 2016]
    B., I., ‘Sfax  : Mobilisation Pour La Fermeture de L’usine de La Siape’, Kapitalis, 2016 <http://kapitalis.com/tunisie/2016/01/12/sfax-mobilisation-pour-la-fermeture-de-lusine-de-la-siape> [accessed 18 January 2016]
    Dami, Samira, ‘Ne Prohibons Pas L’art Urbain’, 2016 <http://www.lapresse.tn/17012016/109174/ne-prohibons-pas-lart-urbain.html> [accessed 18 January 2016]
    Gdoura, Abdeljalil, ‘Pour Un Développement Durable à Sfax : Il Faut Délocaliser La SIAPE | Beit ElKhibra’, 2014 <http://www.beit-elkhibra.tn/?p=459&lang=fr> [accessed 18 January 2016]
    ‘La société civile se mobilise’, <http://www.lapresse.tn/14012016/108999/la-societe-civile-se-mobilise.html> [accessed 18 January 2016]
    ‘Les Habitants de Mdhila Refusent La Délocalisation de La SIAPE de Sfax à Leur Région’, Mosaique FM, 2016 <http://www.mosaiquefm.net/fr/1962/les-habitants-de-mdhila-refusent-la-delocalisation-de-la-siape-de-sfax-a> [accessed 18 January 2016]
    ‘Sfax  : Organisation D’une Marche de Protestation Pour Revendiquer La Fermeture de La SIAPE’, ShemsFm.net, 2016 <http://www.shemsfm.net/fr/actualite/sfax-organisation-d-une-marche-de-protestation-pour-revendiquer-la-fermetur> [accessed 18 January 2016]
    TAP, ‘Bientôt, L’usine SIAPE Sera Transferée de Sfax Vers Gafsa  !’, Nessma Tv, 2016 <http://www.nessma.tv/new/nationale/bientot-l-usine-siape-sera-transferee-de-sfax-vers-gafsa-2483> [accessed 18 January 2016]
    ‘Tunisie  : Manifestation à Sfax Pour La Fermeture D’une Usine de Transformation Des Phosphates’, JeuneAfrique.com, 2016 <http://www.jeuneafrique.com/294158/politique/tunisie-manifestation-a-sfax-fermeture-dune-usine-de-transformation-ph> [accessed 18 January 2016]
    walid, ‘Sfax : Le Transfert de La SIAPE de Sfax à Medhilla Aura Lieu Fin 2016 | Directinfo’, 2016 <http://directinfo.webmanagercenter.com/2015/01/10/tunisie-sfax-le-transfert-de-la-siape-de-sfax-a-medhill> [accessed 18 January 2016]

  • Des partis appellent à une marche nationale contre la réconciliation économique | Lapressenews
    http://www.lapresse.tn/article/des-partis-appellent-a-une-marche-nationale-contre-la-reconciliation-economique/94/5080

    Cinq partis opposés au projet de loi sur la réconciliation économique ont convenu d’organiser une marche nationale dans la capitale et d’appeler à la mobilisation, le 12 septembre courant, dans les régions.
    Réunis, vendredi soir, au siège d’Al Joumhouri, ces partis ont, également, décidé de créer une coordination nationale pour faire tomber le projet de loi, a indiqué la secrétaire générale du parti républicain (Al-Jamhouri) Maya Jribi dans une déclaration à la presse.
    Ces partis sont Al-Jamhouri, Ettakattol, l’Alliance démocratique, le Courant démocratique et le mouvement Echaab.
    Et Jribi d’ajouter : « cette coalition partisane tend les bras à tous les partis et organisations opposés au projet de loi sur la réconciliation et le blanchiment d’argent ».
    La coalition veillera, également, à défendre la liberté d’expression et le droit de manifester, a-t-elle assuré, tout en espérant que « l’état d’urgence soit consacré à la lutte contre le terroriste et non contre les libertés ».
    A noter que le Front populaire était absent à la réunion, préférant reporter la réunion à une date ultérieure.

  • La Presse de Tunisie - la-tunisie-doit-devenir-notre-reference-supreme | 100496 | 13062015
    http://www.lapresse.tn/13062015/100496/%C2%A0la-tunisie-doit-devenir-notre-reference-supreme%C2%A0.html

    Le mouvement a changé sur le plan pratique, maintenant il va changer au niveau de la théorie et de la conceptualisation. Nous sommes à la recherche d’une ligne politique et d’un programme économique. L’autre volet qui ne relève pas du politique, comme la prédication, devra évoluer, dans un autre espace. Parce que maintenant l’environnement associatif est ouvert. Il ne faut pas perdre de vue le fait que l’origine de la fusion du politique et du religieux, c’était la dictature. Pareil pour l’Union des travailleurs ; un certain moment, ceux qui étaient de la gauche et ne pouvaient faire de la politique intégraient l’Ugtt qui comprend des services de la femme, de la culture, de la jeunesse, etc.

    Vous avez parlé d’une crise au sein du mouvement, comment se présente-t-elle ?
    J’ai évoqué l’année 2013, lorsque nous avons affronté une résistance politique forte qui appelait à nous évincer du pouvoir à cause de notre échec. Je considère que nous sommes les seuls responsables de cet échec. A l’époque, deux groupes s’opposaient, certains voulaient garder le pouvoir, quitte à s’exposer à un coup d’Etat ou à être dégagés par la force. D’autres considéraient qu’il fallait partir volontairement, parce qu’il fallait éviter à tout prix au pays la déstabilisation et même la guerre civile. Au mois d’août 2013, les gens étaient à La Kasbah et les autres au Bardo. La crise politique qui divisait la rue s’était déplacée à l’intérieur du mouvement. Un certain moment, nous étions incapables de prendre une décision. Rached Gahnnouchi a pris l’initiative personnellement et presque contre l’avis général. C’est au cours de la réunion du Conseil de la choura qu’il s’est prononcé pour dire, ou bien vous faites prévaloir l’intérêt du parti ou bien celui de l’Etat.

  • INTERNATIONAL : : ACTUALITÉ : : Le Forum veut durcir le front de la dette
    http://www.lecourrier.ch/128789/le_forum_veut_durcir_le_front_de_la_dette#footnoteref1_gqam2tt

    TUNIS • L’accalmie des années 2000 était trompeuse : les Etats les plus faibles demeurent à la merci du chantage de leurs créanciers. A Tunis, le cas grec suscite la mobilisation.

    On la croyait dépassée, elle fait un retour en force au Forum social mondial (FSM) de Tunis. Sur le campus d’El Manar, d’innombrables ateliers ou assemblées sont consacrés à la spirale de l’endettement. Publiques ou privées, au Sud comme au Nord, les créances constituent toujours un puissant instrument de domination, d’autant plus décisif que les projets d’alternatives financières peinent à se réaliser, ont rappelé nombre de participants au FSM. Qui profitent aussi de la rencontre de Tunis pour coordonner leur soutien au gouvernement grec.

    #FSM #Tunis

  • Au siège de l’Otan en Belgique Dialogue de sourds à Bruxelles
     De notre envoyé spécial à Bruxelles, Soufiane Ben Farhat

    La Presse de Tunisie http://www.lapresse.tn/26122014/93328

    « Pourquoi l’Otan invite-t-elle plus d’une dizaine de journalistes tunisiens à son siège à Bruxelles afin de s’entretenir avec de très hauts responsables de l’organisation militaire nord-atlantique, qui plus est sous le couvert d’anonymat » ? Posée de prime abord et à brûle-pourpoint, la question semble gênante. Elle suscite un sourire jaune et énigmatique. Et une interrogation en guise d’esquisse de réponse évasive : « Pourquoi pas » ? On insiste. Les mesures de sécurité sont invoquées. Je pense au philosophe Giorgio Agamben qui avait écrit : « La formule ”pour raisons de sécurité” fonctionne comme un argument d’autorité qui, coupant court à toute discussion, permet d’imposer des perspectives et des mesures que l’on n’accepterait pas sans cela » (Le Monde Diplomatique janvier 2014 « Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie »).
    A Bruxelles, il fait encore sombre, à neuf heures du matin. Le temps est glacial. Un vent léger balaie la bruine dans une espèce de jeu de perles de verre. Le siège de l’Otan est grisâtre et imposant, à la soviétique. Il date visiblement de la Guerre froide. Les mesures de sécurité sont pointilleuses.
    Des généraux et des diplomates de haut rang se succèdent dans la salle de conférences, entre deux pause-café frugales et un déjeuner succulent et copieux. Ils abondent en exposés à la queue-leu-leu, font de la communication politique. Sœur cadette de la propagande dans sa variante libérale, la communication politique a été conçue en tant que contre-pouvoir à la prétendue toute-puissance des médias. D’où les rapports parfois tordus entre les professionnels de l’information et les chantres de ce type de communication. Et tel a été le cas à Bruxelles entre les journalistes tunisiens et les communicateurs de l’Otan, pour la plupart des généraux en civil.
    Ils le précisent d’emblée, les communications sont données off the record. Les noms des communicateurs doivent être tenus secrets. En somme, encore une fois, les journalistes sont confinés dans un rôle de bonne à tout faire. Et doivent se conformer aux consignes des maîtres de l’Otan. Si on veut garder l’anonymat, c’est qu’il y a forcément anguille sous roche. Autrement, on mélange les genres. Et l’on s’avise d’instrumentaliser la compagnie. Mais les journalistes tunisiens ne l’entendent pas de cette oreille.
    Entre deux explications sur le Dialogue méditerranéen de l’Otan, auquel est associée la Tunisie à l’instar de sept autres États de la région, dont Israël, les questions fusent. Et les antinomies fondamentales s’étalent au grand jour. Comme messieurs veulent garder l’anonymat, nous ne saurions faire le lit de leur propagande quasi-muette.
    Symptomatique cependant fut l’échange entre l’un des ambassadeurs européens auprès de l’Otan et les journalistes tunisiens. Il s’enquit de l’état de l’opinion sous nos cieux vis-à-vis de l’Otan, nous pria de l’éclairer par notre lanterne là-dessus. Nous avons évoqué le rôle scabreux et meurtrier de l’organisation nord-atlantique en Libye dans le cadre de l’expédition militaire ayant présidé au renversement du régime de Kadhafi et du chaos qui s’ensuivit depuis. On lui expliqua que l’Otan a mauvaise presse auprès du citoyen lambda. Que son image est profondément écornée, étant assimilée au bras armé de l’Occident plus prompt à renverser des régimes qu’à régénérer des sociétés disloquées et des institutions mises en pièces. Ou à condamner les exactions israéliennes.
    Il perdit tout à coup tout sens de la mesure, en prit ombrage, s’en prit à l’opinion tunisienne et aux journalistes tunisiens. Ceux-ci seraient coupables à ses yeux de ne pas avoir explicité convenablement le prétendu rôle salvateur de l’Otan en Libye. « Encore une fois, c’est un dialogue de sourds » que je lui lance, un « banquet de dupes ». Il s’énerva et pria ses collègues de plier bagage.
    Finalement qu’à voulu faire l’Otan avec les journalistes tunisiens conviés à Bruxelles ? Améliorer son image de marque ? Faire de propagande anti-Poutine ? Déblayer le terrain auprès de l’opinion tunisienne en vue d’interventions futures en Libye et ailleurs dans nos parages ? On n’en sera pas grand-chose. Mystère et boule de gomme. Le souci de propagande est quitte, mais la vérité trinque. En quittant le siège de l’Otan en début de soirée, il faisait moins froid. Mais, paradoxalement, l’atmosphère était plus glaciale.
    Auteur : S.B.F.Ajouté le : 26-12-2014

  • La Presse de Tunisie - houcine-jaziri-ennahdha-soutient-essebsi | 92749 | 16122014
    http://www.lapresse.tn/16122014/92749/houcine-jaziri-ennahdha-soutient-essebsi.html

    Selon Jaziri, la différence est nette entre les deux dernières positions de la Choura et la dernière veut dire qu’Ennahdha a annoncé officiellement ’’que la stabilité après les élections est tributaire de deux facteurs capitaux : le premier est l’élection de Beji Caïd Essebsi à la présidence de la République, et le second est la participation du plus grand nombre de partis au pouvoir et parmi eux Ennahdha.’’
    Le tout assorti de vraies garanties que Jaziri résume en 3 points :
    –protection des libertés
    –formation d’un gouvernement d’unité nationale
    –engagement dans un processus global d’unité nationale.

  • La Presse de Tunisie - une-coalition-nida-ennahdha-est-elle-possible | 89967 | 29102014
    http://www.lapresse.tn/29102014/89967/une-coalition-nida-ennahdha-est-elle-possible.html

    Le Front populaire dicte ses conditions
    « Au Front populaire, on est convaincu qu’il est une vérité que nul ne peut contester. Les élections du 26 octobre ont dégagé une majorité moderniste (Nida, Afek, Front populaire, Moubadara, UPL) qui œuvrera à renforcer le respect de la Constitution. Pour nous, c’est un vote qui a mis fin à trois ans de gabegie économique et sociale. Néanmoins, il faut constater que cette majorité se recoupe avec un raz-de-marée bleu (couleur des libéraux) conservateur. Croyant aux valeurs libérales et aux bienfaits du marché, seul régulateur du système. Et si on fait les comptes, on peut avoir jusqu’à 150 députés appartenant à la famille de l’économie libérale », analyse Riadh Ben Fadhl, directeur de la campagne électorale du Front.
    Il ajoute : « Nous sommes disposés à travailler avec ceux qui prendront en considération les éléments les plus importants de notre programme, le programme sur la base duquel beaucoup de Tunisiens nous ont accordé leur confiance. Mais sur le principe d’une grande coalition à l’allemande (Nida, Ennahdha), le Front populaire ne sera pas de la partie ».

  • 30 % des touristes français ont annule leur réservation vers la Tunisie

    http://www.lapresse.tn/14102014/89199

    Suite à la décapitation d’un français en Algérie 30 % des touristes français ont annulé leur réservation vers la Tunisie

    « La décapitation le mois dernier d’un touriste français en Algérie par des fondamentalistes religieux a engendré l’annulation du tiers des réservations françaises vers la Tunisie » a annoncé la ministre du Tourisme, Amel Karboul, lors d’une interview accordée à Reuters.
    On ne peut pas être à l’abri des répercussions des événements qui ont lieu en dehors de nos frontières, même en parvenant à assurer une sécurité sans faille, a encore ajouté la ministre qui estime que jusque là on accuse une baisse de 6 % du nombre de touristes français, pendant les neuf premiers mois de l’année en cours.

  • La Presse de Tunisie - heurts-entre-etudiants-islamistes-et-gauchistes | 82222 | 26042014
    http://www.lapresse.tn/26042014/82222/heurts-entre-etudiants-islamistes-et-gauchistes.html

    Maroc - A FèsHeurts entre étudiants islamistes et gauchistes
     Un mort parmi les islamistes et deux blessés. Les deux camps étaient armés de sabres et de couteaux et les heurts ont été très violents
    RABAT, (AFP) - D e violents affrontements au sabre et au couteau ont opposé étudiants islamistes et gauchistes à l’université de Fès dans le centre du Maroc, faisant un mort et deux blessés, ont indiqué hier des sources concordantes.
    Un étudiant islamiste, Abderrahim Hasnaoui, 21 ans, grièvement blessé lors des heurts jeudi après-midi a succombé hier « après avoir été transporté d’urgence » à l’hôpital de Fès, selon un communiqué des autorités locales.
    Les affrontements ont éclaté après une tentative des « étudiants gauchistes d’empêcher par la force une table ronde organisée par les islamistes, sur le thème ‘Islamistes, la gauche et la démocratie’ », a précisé un journaliste sur place joint par téléphone.
    Ils ont opposé des étudiants islamistes proches du Parti justice et développement (PJD, qui dirige le gouvernement) et des étudiants d’une formation de la gauche radicale appelée « Annahj Dimokrati » (la voie démocratique), a-t-il dit à l’AFP.
    Les deux camps étaient armés de sabres et de couteaux et les heurts ont été très violents, selon lui.
    Dans leur communiqué, les autorités locales ont précisé que quatre étudiants, soupçonnés d’implication dans ces violences, ont été arrêtés jeudi soir et seraient présentés devant la justice.
    Les universités marocaines sont souvent le théâtre de violents affrontements opposants étudiants islamistes, gauchistes et berbéristes.

  • Le retrait de l’affaire des martyrs et blessés de la révolution des tribunaux militaires est-il possible ?
    Non, car ce serait une aberration étant donné que des jugements ont été prononcés. Ce n’est absolument pas possible de rejuger cette affaire devant les tribunaux civils. Ce serait anticonstitutionnel. Je vous rappelle qu’un projet appelant à transférer cette affaire devant les juridictions civiles a été déposé il y a 8 mois à l’Assemblée nationale constituante. Mais il a été négligé.
    Maintenant, certains députés veulent faire de la récupération politique. Or, il fallait assumer cette responsabilité plus tôt. Et même si les familles des victimes se tournaient vers la Cour de cassation, on sait que la cassation ne sursoit pas à l’exécution des jugements. Les accusés ont été et seront de toutes les manières libérés, en attendant le jugement de la Cour de cassation qui sera prononcé dans deux ans au moins.
    Certes, il y aura probablement un retour en appel et on attendra donc le verdict de la cour d’appel. En cas de rejet du jugement, l’affaire des martyrs et blessés de la révolution sera reprise à zéro. Mais entre-temps, toutes ces personnes seront en liberté pendant 4 à 5 ans. Avec le temps, l’affaire sera certainement pliée.

    La Presse de Tunisie - un-arrangement-politique | 81743 | 15042014
    http://www.lapresse.tn/15042014/81743/un-arrangement-politique.html

  • Tunisie : la radicalisation religieuse dans les lycées
    La Presse de Tunisie - mon-camarade-de-classe-le-jihadiste… | 78791 | 11022014
    http://www.lapresse.tn/11022014/78791/mon-camarade-de-classe-le-jihadiste%E2%80%A6.html

    Sidi Hassine est une cité parmi des dizaines d’autres, toutes périphériques, toutes en marge du développement économique. C’est l’un des milieux où la révolution s’est muée pour une frange des habitants en un enfermement idéologique compensateur de décennies de frustrations. La liberté d’expression ne trouvant de sens que dans la parole de Dieu et d’un courant idéologique qualifié par certains élèves d’« extrémiste » et « d’étranger ». « Je porte le voile mais jamais le niqab », assure Lamia du haut de ses seize printemps. Elle fait remarquer que le nombre des femmes voilées intégralement et des hommes en tenue « afghane » à Sidi Hassine a considérablement diminué depuis quelque temps. « On les voit de moins en moins dans les rues ».

    #Tunis
    #Tunisie
    #lycée
    #salafisme
    #islamisme

  • Mobilise du syndicat de la STEG contre l’ouverture au privé de la production d’énergie renouvelable
    La Presse de Tunisie - la-steg-en-danger | 77103 | 05012014
    http://www.lapresse.tn/05012014/77103/la-steg-en-danger.html

    La Fédération générale de l’électricité et du gaz (Ugtt) s’est prononcée contre le projet de loi, élaboré par le ministère de l’Industrie et adopté par le gouvernement, concernant la production d’électricité à partir des énergies renouvelables (ER).
    Ce projet de loi de 44 articles stipule la libéralisation de la production et de l’exportation de l’électricité produite par le secteur privé ou les services publics, à partir des énergies renouvelables.

    #Tunisie

  • La jeunesse de Tunisie aux abois
    La Presse de Tunisie - les-jeunes-tunisiens-trois-ans-apres… | 77147 | 06012014
    http://www.lapresse.tn/06012014/77147/les-jeunes-tunisiens-trois-ans-apres%E2%80%A6.html

    « La proportion des Tunisiens mis en cause dans le vol a triplé en moins de quatre ans », lit-on dans le rapport de l’Observatoire français de la délinquance qui publie, depuis 2006, les chiffres de la délinquance constatée et enregistrée par les services de police et les unités de la gendarmerie. C’est la première fois que les Tunisiens font leur apparition dans ce genre de rapport. Une apparition qui ne fait pas honneur à un pays considéré comme étant le précurseur de ce qui est désormais appelé « printemps arabe ». D’ailleurs, le rapport n’y va pas par plusieurs chemins, il impute cette augmentation de la part des jeunes Tunisiens dans « tous les types de vols », à l’arrivée, à la suite de la vague des « printemps arabes » débutée en décembre 2010, de « populations s’installant en France sans ressources et dont une partie de la subsistance serait assurée, au moins de façon temporaire, par le vol » : « Cette hypothèse a été suggérée à l’Observatoire par l’augmentation, à partir de 2011, de la part des Tunisiens au sein des mis en cause pour vols. »

    Migrations clandestines, délinquance, djihadisme... Un rapport très sombre sur les perspectives de la jeunesse tunisienne trois ans aprè_s la révolution.
    Voir aussi dans Libération #Tunisie. Derrière l’écran de fumette, la répression par Elodie AUFFRAY http://www.liberation.fr/monde/2013/11/06/en-tunisie-le-processus-democratique-sera-acheve_945155 (#paywall)

    Pour mater la #jeunesse, la police post-révolutionnaire joue d’une loi anticannabis très dure, héritée de la dictature.

  • Tunis : Enquête : Islamisation par le bas. Les vitrines du paradis

    La Presse de Tunisie - les-vitrines-du-paradis | 75367 | 25112013
    http://www.lapresse.tn/25112013/75367/les-vitrines-du-paradis.html

    Des quartiers discrets du Grand Tunis glissent sans bruit dans une « salafisation » de réseaux, de parade et de profit. Islamisation par le bas ou instrumentalisation politico-commerçante ? Notre enquête

    #Tunisie
    #quartiers_populaires

  • Emplois publics, nomination et clientélisme électoral en faveur d’EnNahda en Tunisie
    La Presse de Tunisie - un-dessein-gagner-le-territoire-des-elections | 76024 | 10122013
    http://www.lapresse.tn/10122013/76024/un-dessein-gagner-le-territoire-des-elections.html
    L’article n’est pas des plus clairs, mais il y un faisceau de présomptions...

    Au-delà de l’arbre que constituent les recrutements — enjeux de polémique—, comme ceux d’Oussama Ellouze à la Cnrps, de Hamza Hamza à l’Oaca (finalement écarté à la suite d’un mouvement de protestation des cadres de l’office) et des reconstitutions de carrières, au parfum de favoritisme d’amnistiés notoires, les élus Ferjani Doghman et Sahbi Atig et les ministres Mohamed Ben Salem et Moncef Ben Salem, respectivement chargés des portefeuilles de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur, se cache une forêt de nominations à l’intérieur du pays.
    Les découpages sectoriels et géographiques de l’échantillonnage de l’Union tunisienne du service public et de la neutralité administrative, un véritable observatoire de l’évolution du paysage de l’appareil administratif, révèlent que les nominations partisanes couvrent également les départements régionaux des ministères de l’Agriculture, de l’Education, de l’Enseignement supérieur, du Transport, de la Santé, de l’Intérieur, de la Justice, du Commerce et de l’Artisanat… Le mouvement se poursuit dans les établissements publics, les lycées, les hôpitaux, dans les gouvernorats, les collectivités locales, les délégations, les imadats… Et plus loin encore, comme l’affirme Hamed Ibrahim, SG du Syndicat de base des agents du ministère des Affaires étrangères, dans les circonscriptions électorales à l’étranger : essentiellement en France, en Libye, en Arabie Saoudite, où des dirigeants du mouvement Ennahdha se partagent ambassades et consulats stratégiques dans l’objectif de cibler un large vivier d’électeurs potentiels. D’autre part et paradoxalement aux autres ministères, celui des Affaires étrangères tourne à mi-régime parce que les autorités ne trouvent pas dans leurs fonds des cadres « dignes de confiance », des diplomates susceptibles d’être chargés de certains portefeuilles comme celui de directeur général des Affaires arabes et islamiques, de directeur général Afrique, de directeur du Moyen-Orient ou encore de directeur de l’Information.
    Visiblement le parti au pouvoir, parallèlement au démembrement de l’administration désormais démunie de sa neutralité originelle (Voir la première partie de notre enquête parue dans l’édition d’hier) et le recrutement anarchique de milliers d’agents dans différents grades de la fonction publique, formant ainsi un vivier d’électeurs redevables au pouvoir de leur emploi, est en train de placer ses pions sur le territoire de l’échiquier électoral. Dans les secteurs clés de la logistique électorale : les médias, la justice, les statistiques, la sécurité, les gouvernorats, les municipalités…A la manière du régime déchu. La machine électorale de Ben Ali, basée sur le quadrillage territorial, se réveille après deux années d’hibernation !

    Voir aussi la première partie de l’enquête : http://www.lapresse.tn/09122013/75962/le-demembrement.html
    Selon l’Union tunisienne du service public et de la neutralité administrative :

    « 87,12% des nominations et recrutements dans le secteur public ont été effectués au profit de partisans ou de sympathisants de la Troïka, dont 93% au bénéfice de proches du mouvement Ennahdha. 19 gouverneurs sur 24 et 94 P.-D.G et DG ont été nommés sur la base de leur allégeance politique vis-à-vis du parti dirigeant le gouvernement. Voilà des faits qui remettent sérieusement en question l’impartialité du service public en cette délicate période transitoire. Sans le principe de la neutralité, l’appareil administratif qui exerce un pouvoir quotidien, direct et silencieux vis-à-vis du citoyen, devient un instrument subordonné au pouvoir politique, souvent aux dépens de la loi. Rappelons-nous lorsque au temps de Ben Ali, certains militants politiques se sont vus déposséder de leurs passeports ».

    #Tunisie
    #clientélisme

  • Citoyenneté. Cinq communes optent pour un budget participatif
    La Presse de Tunisie - cinq-communes-optent-pour-un-budget-participatif | 75860 | 06122013
    http://www.lapresse.tn/06122013/75860/cinq-communes-optent-pour-un-budget-participatif.html
    Voilà qui est nouveau en #Tunisie

    « La décision que nous avons prise est souveraine et officielle », précise le maire de Gabès
    Dès janvier prochain, les #municipalités de Menzel Bourguiba, La Marsa, Kairouan, Tozeur et Gabès partageront officiellement le pouvoir avec les citoyens de leur ville, en leur accordant un montant bien précis et une rubrique d’investissement bien déterminée, dans le budget communal de 2015 pour recevoir leurs idées de projets pour leur commune, tout en s’engageant à les exécuter, annonce un communiqué publié hier par l’organisation non gouvernementale tunisienne L’Action associative.

  • Grève générale à Tozeur
    La ville réclame le droit au développement
    La Presse de Tunisie - la-ville-reclame-le-droit-au-developpement | 75813 | 05122013
    http://www.lapresse.tn/05122013/75813/la-ville-reclame-le-droit-au-developpement.html

    1.200 ouvriers devenus chômeurs suite à la crise dans le secteur du tourisme
    Une grève générale a été observée hier dans le gouvernorat de Tozeur suite à l’appel lancé par l’Union régionale du travail (URT) pour revendiquer le droit de la région au développement.
    Différents établissements publics et éducatifs, des banques et des commerces ont été fermés, à l’exception de l’hôpital régional de la ville qui a seulement assuré le service d’urgence.
    Le taux de participation à cette grève est estimé à 90%, selon le secrétaire général adjoint de l’URT, Mohamed Ali Hedfi.
    Une marche était également prévue pour revendiquer le droit au développement et réclamer des solutions adéquates aux problèmes des secteurs de l’agriculture et du tourisme.

  • La Presse de Tunisie - ces-tunisiens-qui-detestent-leur-travail | 75669 | 02122013
    http://www.lapresse.tn/02122013/75669/ces-tunisiens-qui-detestent-leur-travail.html

    leur travail, alors que seulement 5% aiment ce qu’ils font. Record...
    Pourquoi les Tunisiens éprouvent-ils de l’aversion pour leur travail ? Quelles sont les causes à l’origine d’une démotivation générale qui balaie, comme une lame de fond, tous les secteurs ? Les rapports envenimés avec l’employeur, les brimades quotidiennes, la surexploitation, le manque de reconnaissance du travail bien fait, l’absence de promotion reviennent, aujourd’hui, comme une litanie sur les lèvres de nombre d’employés qui vont, tous les jours, à contrecœur à leur travail.
    Agent dans une entreprise d’édition, Mehdi s’épanche sur le dégoût qu’il éprouve pour un travail d’exécution qui ne lui apporte plus aucune satisfaction personnelle. « Il est difficile de continuer à aimer un travail dans lequel on n’évolue pas. A la longue, on se lasse d’effectuer la même tâche routinière tous les jours. Mais au-delà de la routine, c’est l’injustice dont on est témoin au sein de l’entreprise qui nous fait détester le travail. Il y a beaucoup de favoritisme. Assis dans leur bureau confortablement, les chefs de service obtiennent rapidement des promotions en passant sans difficulté d’un grade à l’autre avec les avantages que cela suppose. Ce n’est pas le cas des exécutants qui effectuent des tâches ingrates. Nous sommes là à courir derrière une promotion qui ne vient pas. On nous fait refléter des mirages mais il n’y a rien ».
    Infirmière depuis vingt ans dans un hôpital public de la capitale, Habiba griffonne machinalement les rendez-vous des patients sur le registre du médecin consultant. Ce n’est pas le travail qui rebute cette quadragénaire à l’air indifférent et blasé mais plutôt la relation avec le patient. Après vingt années de bons et loyaux services, cette femme d’âge mûr a de plus en plus de mal à communiquer avec les patients à la mine grincheuse et avec qui les altercations sont devenues quasi quotidiennes.

  • Que vont chercher à Alger les deux principaux leaders tunisiens ?
    L’opinion travaillée par leurs adversaires s’impatiente et voudrait savoir ce qui se trame depuis l’échec du Dialogue national patronné par la société civile. On parle de plus en plus de désigner un gouvernement d’union national et d’abandonner la formule avancée par les syndicats et le patronat d’un gouvernement indépendant des partis recruté chez les experts.

    La Presse de Tunisie - les-desseins-inavoues-dune-mediation | 75284 | 23112013
    http://www.lapresse.tn/23112013/75284/les-desseins-inavoues-dune-mediation.html

    dignité dans le concert des nations
    Les audiences successives accordées par Bouteflika à Rached Ghannouchi et Béji Caid Essebsi, au mois de septembre, puis la semaine dernière, ont suscité — et continuent de le faire — des réactions diverses et surtout des interrogations. Et ce, en l’absence de toute déclaration des intéressés. Les amateurs de transparence post-révolutionnaire, circulez y a rien à voir
    Deux chefs de parti, donc, représentant selon les sondages deux tiers des voix de l’électorat, rencontrent un chef d’Etat malade, disons en convalescence, que même ses concitoyens n’ont pas beaucoup vu depuis son opération, il y a quelques mois. Qu’ont-ils pu se dire ? Question légitime. Personne ne détient la réponse, sauf les intéressés et quelques lieutenants de leur garde rapprochée. Sauf que — et c’est là que le bât blesse — les intéressés ont des comptes à rendre aux citoyens tunisiens. Car nous avons du mal à imaginer, dans une démocratie, même naissante, des chefs de partis politiques aller rencontrer le chef d’Etat d’une puissance voisine, à deux reprises, juste pour prendre le café ou le thé. Donc, ils ont des comptes à rendre au peuple tunisien et des règles à respecter.

    La thèse : une médiation, une ingérence

    En attendant que toute la lumière soit jetée sur ces visites « transnationales », il reste les supputations. En voici deux principales : la première, une médiation algérienne en bonne et due forme dans la crise politique tunisienne. Que pourrait dire « Boutef », comme on aime à l’appeler dans un tel cas ? Et quels leviers aurait-il, pour faire valoir son point de vue ? Le président algérien pourrait, tout au plus, proposer (ou demander) aux deux dirigeants de partager le pouvoir, soit sous forme d’alternance, soit par un gouvernement d’union nationale. La question qui se pose, ne sont-ils pas assez grands pour imaginer une solution similaire tout seuls ?
    Une médiation d’une puissance étrangère, aussi amicale et fraternelle soit-elle, est un cas rare dans les affaires internationales. Cela s’appelle souvent une immixtion. Dans l’histoire contemporaine, c’est illustré par le cas des factions libanaises et le rôle tutélaire joué par la Syrie. Mais l’Algérie n’est pas la Syrie et ne l’a jamais été dans la région. Et la Tunisie ne sera pas le Liban. Enfin, nous l’espérons ! Une médiation de cette teneur est donc peu probable. Ou alors si c’est le cas, elle est indigne de ces deux chefs de partis qui ont effectué le déplacement et accepté l’ingérence.
    Deuxième hypothèse, il s’agit bien de traiter le dossier sécuritaire. Bouteflika aurait pu faire part de ses craintes quant à la prolifération du fléau du terrorisme qui prévaut à l’intérieur de la Tunisie et sur la ligne frontalière. Dans ce cas, pourquoi avec deux chefs de parti politique ?
    Le président algérien l’a très certainement fait avec les autorités en place, civiles et militaires. Dans ce cas, il a estimé que la réponse de ces autorités de la Tunisie n’était pas suffisante et qu’elle devait être complétée par celle des deux plus importants chefs de parti qui ne peuvent représenter, en réalité, ni l’Etat tunisien ni la Tunisie.

    L’antithèse, concertations normales

    Ces questions et d’autres associées ont été posées à un spécialiste en relations internationales, qui a bien voulu nous livrer son analyse et sa version des faits sous le couvert de l’anonymat : « Une médiation se déroulant dans le pays, même par le biais d’un émissaire ou d’une ambassade, ou par le déplacement de personnes, part du même principe. Si les parties sont d’accord. Mais dans ce cas précis, et ne connaissant pas la teneur des entretiens, on peut juste affirmer que les deux chefs de parti ont été invités, et qu’ils ont honoré l’invitation. Au-delà, on ne peut en aucun cas prétendre qu’ils ont accepté qu’un intermédiaire règle les problèmes internes ». « Ma compréhension, analyse notre source bien informée, est qu’ils ont été invités, en particulier Béji Caïd Essebsi. Rached Ghannouchi, lui, aurait souhaité lui-même rencontrer Abdelaziz Bouteflika. Et à mon avis, continue l’internationaliste, c’est légitime. M. Ghannouchi savait que l’objet de l’entretien en date du 10 septembre n’a pas été rempli, il fallait donc donner une explication à son interlocuteur ».
    « Ce dont je suis presque sûr, continue notre source, c’est que les entretiens des 10 et 11 septembre avec Ghannouchi d’une part et Caïd Essebsi d’autre part, ont porté sur la sécurité des deux pays. Maintenant, concernant ce qui a été dit et les engagements pris, je ne peux pas le dévoiler, parce qu’eux-mêmes n’ont pas souhaité le révéler. Mais l’objet de l’entretien portait sur la sécurité. D’ailleurs, je trouve tout à fait normal, déclare notre source, que deux pays voisins ciblés par le terrorisme qui procède d’une même origine et qui vise les mêmes objectifs, se consultent. En revanche, c’est maladroit d’entretenir l’idée d’une quelconque immixtion dans les affaires internes, et c’est un mauvais service rendu à la Tunisie. Cette affirmation relève tout simplement de la propagande », reproche notre source.
    « Cependant et si jamais cela se vérifie que Bouteflika a manifesté la velléité d’interférer dans les affaires intérieures, cela signifie que le président algérien a des intérêts dans l’assujettissement de la Tunisie, mais à mon avis rien ne prouve cela », souligne-t-il.
    Dans l’histoire de la Tunisie, y a-t-il eu des précédents à ce genre d’affaire ? « Oui, répond le spécialiste. Jamel Abdennasser a essayé de s’immiscer dans les affaires intérieures tunisiennes, mais il n’a eu aucune chance. En revanche, la Tunisie a fait appel aux bons offices des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans la question de Sakiet Sidi Youssef, pour faire la médiation entre eux et la France. C’était en 1958, au lendemain du bombardement de cette localité. Le Conseil de sécurité a suspendu, à l’époque, ses délibérations en attendant que la médiation réussisse, lorsqu’il y a eu changement de régime en France. Le général de Gaulle a accepté les conditions de Bourguiba », nous apprend en concluant le spécialiste.
    Malgré cette grande expertise de la situation et ces propos rassurants, les réactions des hommes politiques et des citoyens tunisiens ont donné à voir un rejet viscéral de la médiation algérienne. Verrait-on, en France, aux Etats Unis, en Malaisie, en Turquie, des chefs de parti politique avoir des discussions sécuritaires avec un chef d’Etat voisin, aussi ami soit-il ? Et quand bien même, ont-ils fait à leur retour, un rapport au chef de l’Etat et au chef du gouvernement au sujet de ces discussions, comme leur devoir et les règles d’usage le recommandent ? Autre question : quels engagements peut prendre un chef de parti politique vis-à-vis d’un chef d’Etat étranger ? Cela pose un grave problème d’éthique ; plus grave encore, de hiérarchie des normes juridiques dans un Etat de droit ou qui aspire à le devenir.
    Il faudra les rassurer, les Tunisiens qui s’inquiètent pour leur pays. La Tunisie a une très longue histoire d’indépendance, de souveraineté nationale et de dignité dans le concert des nations. Ce capital, fruit de l’accumulation des expériences d’hommes de valeur qui ont servi la nation, a été entaché ces deux dernières années, notamment par le premier ministre des Affaires étrangères de la Troïka, non habilité à endosser de telles fonctions et par des positions et des déclarations intempestives du président de la République.
    Que des chefs de parti politique s’y mettent à leur tour, c’est la honte assurée. A l’échelle nationale et internationale.