• Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/30/une-etude-detruit-le-mythe-de-la-fourmi-travailleuse

    Sur les 225 insectes suivis, quatre grandes catégories sont apparues : celle des puéricultrices (34 #fourmis), celle des #ouvrières travaillant hors du nid (26), celle des généralistes faisant un peu de tout (62) et enfin celle des #oisives (103 !) ne faisant rien de leur temps ou presque, quelle que fût la période du jour ou de la nuit où on les observât. Pour les auteurs de cet article, force est de constater que rien, ni le besoin de se reposer ni un rythme circadien, ne semble justifier cette #inactivité quasi permanente. Les fourmis qui travaillent font ce qu’elles ont à faire, quel que soit le temps que cela prendra et ne sont pas relayées par les autres : pas de trois-huit chez elles. Les auteurs reconnaissent que trois semaines d’observation ne sont peut-être pas suffisantes pour identifier une fonction mystérieuse qui serait mal comprise par les entomologistes. Interrogé par le New Scientist, Tomer Czaczkes (université de Ratisbonne) a ainsi émis l’idée que ces fourmis puissent être une sorte d’armée de réservistes, attendant que l’on ait besoin d’elles soit pour défendre la colonie, soit pour aller faire une razzia d’esclaves dans une autre fourmilière...

    Daniel Charbonneau, un des deux auteurs de l’étude avec Anna Dornhaus, semble pencher pour d’autres hypothèses. Les fourmis oisives ayant moins d’interactions avec les autres, elles pourraient tout simplement ne pas être au courant que du #travail les attend ou, plus subtil, faire en sorte... de l’éviter. Dans un second article paru dans le numéro d’octobre du Journal of Bioeconomics, Daniel Charbonneau et Anna Dornhaus se demandent ainsi si la paresse, ou du moins le fait qu’une fraction de la population choisisse l’inactivité, n’est pas la conséquence naturelle d’une organisation du travail complexe. L’ #oisiveté pourrait donc en fin de compte être une activité comme une autre... Quoi qu’il en soit, ces deux chercheurs, en démolissant le mythe de la fourmi laborieuse, soulignent que ce résultat implique que toutes les études d’entomologie s’intéressant aux tâches « actives » sont biaisées puisqu’elles oublient que près de la moitié de la population s’adonne à une spécialité importante : le #farniente .

  • Le Monde.fr - Actualité à la Une
    http://www.lemonde.fr

    Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse Post de blog

    Des chercheurs américains ont analysé les activités de cinq colonies de fourmis pour s’apercevoir que près de la moitié ne fait presque jamais rien.

    Enfin une bonne nouvelle

  • Une bien étrange momie-oiseau égyptienne

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/10/une-bien-etrange-momie-oiseau-egyptienne

    Sur les images obtenues, on distingue clairement une espèce de câble fin qui court le long de l’œsophage, passe par le jabot et termine dans l’estomac. Il s’agit d’une... queue de souris. Quoi de plus normal, dira-t-on, les faucons attrapent et mangent des rongeurs. Mais en général, ils les avalent puis régurgitent, dans des boulettes, tout ce qu’ils n’ont pas pu digérer. Dans le cas présent, la queue n’a pas pu descendre jusqu’à l’estomac, et pour cause : celui-ci est plein à ras bord d’une masse de petits os et de matières à moitié digérées. Il y a de la souris. Beaucoup. Trop même. Les chercheurs ont comptabilisé 27 dents, alors qu’une souris n’en a que 16. Au moins deux ont fini dans le bec de l’oiseau. Mais elles ne sont pas seules. Les auteurs de l’étude ont également distingué des os et des restes de plumes d’un moineau.

  • Bientôt le sexe du bébé à la carte en Australie ? | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/07/bientot-le-sexe-du-bebe-a-la-carte-en-australie

    Pour quelques jours encore, les Australiens peuvent donner par écrit leur avis sur un projet de recommandations éthiques concernant la procréation médicalement assistée, texte présenté par le Conseil national sur la santé et la recherche médicale (NHMRC). Parmi les points soulevés figure une mesure plus que symbolique, qui illustre l’évolution du regard que portent les sociétés occidentales à la fois sur la procréation, sur le désir d’enfant et sur l’enfant à venir lui-même : la possibilité d’offrir à des couples « normaux », c’est-à-dire sans problème de fertilité ni porteurs d’anomalies génétiques, le recours à une fécondation #in_vitro (FIV) doublée d’un diagnostic préimplantatoire (DPI), ce dans le but unique de pouvoir choisir avec certitude le sexe de leur progéniture. Pour résumer, le sexe du bébé à la carte, ce que le NHMRC appelle pudiquement une « #sélection_du_sexe pour motifs non médicaux ».

    Oui parce que dans des sociétés #sexistes il faut absolument avoir un #sexe