attaque(s) - Pour en finir avec l’islamophobie

http://contre-attaques.org

  • #Correspondances diverses II
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?869-correspondances-diverses-II

    Envoyé : 18/10/2014 De : T. À : Lieux Communs Objet : Proposition Bonjour à vous tous, J’ai découvert votre site il y a quelques temps, à la faveur d’une recherche sur Lefort et Castoriadis, et je dois vous dire que je suis à la fois impressionné et enchanté de savoir qu’un collectif tel que le vôtre existe (saviez-vous qu’il est fait mention de vous dans la biographie de Castoriadis qui vient de paraître ?) : jusqu’à ce jour je n’avais rencontré aucune formation #Politique à propos de laquelle il (...)

    Correspondances

    / Politique, #Islamogauchisme, #Lettre, #Gauchisme, #Insignifiance

    « http://www.article11.info/?Charlie-Hebdo-pas-raciste-Si-vous »
    « http://www.politique-autrement.org/IMG/pdf/Julliard_islamogauchisme.pdf »
    « http://contre-attaques.org/magazine/article/fantasmes-et »
    « http://www.telerama.fr/idees/comment-le-bobo-est-devenu-le-coupable-ideal,105236.php »
    « http://orientxxi.info/magazine/cette-etrange-obsession-francaise-pour-le-voile,1309,1309 »
    « http://www.mezetulle.fr »
    « http://www.huffingtonpost.fr »

  • Violences à Villiers : les « fake news » du Ministère de l’Intérieur et du Parisien
    Contre-attaque(s) - Sihame Assbague / samedi 10 mars 2018 /
    http://contre-attaques.org/magazine/article/violences-a

    Ce jeudi soir, à la cité des Hautes-Noues, les « récits fantastiques » du quotidien régional étaient sur toutes les lèvres. En cause, un article publié plus tôt dans la journée et livrant une version pour le moins fallacieuse des incidents survenus la veille dans le quartier. Ainsi, d’après Le Parisien, dans la soirée du mercredi 7 mars, « une jeune femme de 25 ans a été touchée à la suite d’un jet de pierres au cours d’un affrontement entre jeunes et policiers ». Un autre blessé est brièvement évoqué : « il s’agit de l’un des jeunes impliqués dans les violences urbaines ». Que s’est-il passé ?

    #Violence_policières

  • Violences à Villiers : les « fake news » du Ministère de l’Intérieur et du Parisien
    http://contre-attaques.org/magazine/article/violences-a

    T’as vu l’article du Parisien ? J’ai vu… c’est chaud, carrément ils ont remixé toute l’histoire. Ce jeudi soir, à la cité des Hautes-Noues, les « récits fantastiques » du quotidien régional étaient sur toutes les lèvres. En cause, un article publié plus tôt dans la journée et livrant une version pour le moins fallacieuse des incidents survenus la veille dans le quartier. Ainsi, d’après Le Parisien, dans la soirée du mercredi 7 mars, « une jeune femme de 25 ans a été touchée à la suite d’un jet de pierres au (...)

    #Magazine

    / #carousel, #Violences_policières

    "http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/villiers-une-femme-blessee-pendant-les-violences-urbaines-08-03-2018-7597"
    "https://www.youtube.com/watch?v=hVSbY9hC_G0

    "

  • La lutte contre le sida à l’épreuve du #Racisme d’État
    http://contre-attaques.org/magazine/article/la-lutte

    Dans l’un des chapitres de son dernier rapport, l’association Aides témoigne des « mesures discriminatoires » que subissent les personnes migrantes vivant avec le VIH en matière d’accès aux soins. À l’occasion du 1er décembre, et de sa Journée mondiale de lutte contre le sida, l’association Aides publiait son troisième rapport sur les discriminations que rencontrent les personnes vivant avec le VIH. Elle y étudie non seulement les discriminations directement provoquées par le statut sérologique de la (...)

    #Magazine

    / #Ailleurs_sur_le_Web, #carousel, Racisme

    « http://www.aides.org/rapport-discriminations-2017 »
    « http://www.aides.org/sites/default/files/Aides/bloc_telechargement/AIDES_RAPPORT%20DISCRIMINATIONS_2017_Chapitre%203_malades%20e%CC%81trangers.p »
    « http://www.odse.eu.org/Un-mot-des-morts,73 »

  • Macron ou l’état d’exception permanent
    http://contre-attaques.org/agenda/article/macron-ou-l

    Comme chaque année en décembre, une quinzaine d’associations, de syndicats et de partis politiques organisent une journée internationale contre l’islamophobie. Nous publions ci-dessous l’appel à cette nouvelle édition qui se tiendra le dimanche 10 décembre, de 9h30 à 19h, à la bourse du travail de Saint-Denis. Destruction du Code du travail au pas de charge, baisse des APL, suppression des contrats aidés qui minent le fonctionnement d’institutions comme les écoles ou d’associations vitales dans les (...)

    #Agenda

    / #carousel, #Lutte_contre_l'Islamophobie

  • Décès après une interpellation à Gare du Nord : que s’est-il passé ?
    http://contre-attaques.org/magazine/article/deces-apres

    Massar D., la vingtaine à peine entamée, est mort le 22 novembre 2017 après 13 jours d’hospitalisation au service réanimation de Lariboisière. Ses proches, qui se sont relayés quasiment 24h/24 à son chevet et qui ont longtemps espéré un « miracle », accusent les policiers qui l’ont interpellé quelques jours plus tôt d’être « responsables » de son arrêt cardiaque. Que s’est-il passé ? Comment ce jeune sportif, à la « santé de fer », s’est-il retrouvé dans cet état à l’aube de ses 20 ans ? Les faits remontent au (...)

    #Magazine

    / #carousel, Actualités, #Violences_policières

  • Les 7 choses à savoir sur (la vraie) #Pocahontas
    http://contre-attaques.org/magazine/article/les-7-choses-a

    « Ils l’appellent Pocahontas. » Il y a quelques jours, Donald Trump provoquait un vif tollé aux #États-Unis en évoquant le surnom donné par les Républicains à Elizabeth Warren, une sénatrice démocrate qui revendique une filiation Cherokee. Et d’ajouter : « C’est l’une des personnes les moins productives du Sénat, on ne l’appelle pas Pocahontas sans raison. » Ces remarques, Trump a cru bon de les faire devant d’anciens « code talkers » Navajos, des soldats indigènes qui ont utilisé leur langue pour déjouer la (...)

    #Magazine

    / #carousel, Actualités, États-Unis, Pocahontas

    « http://www.naja.com/news/m.blog/509/naja-denounces-white-house-s-use-of-pocahontas-as-slur »
    « https://twitter.com/RuthHHopkins/status/935351475273859072 »
    « https://indiancountrymedianetwork.com/history/genealogy/true-story-pocahontas-historical-myths-versus-sad-reality »
    « https://www.smithsonianmag.com/history/true-story-pocahontas-180962649 »

  • Chasse aux militants antiracistes : jusqu’à quand ?
    http://contre-attaques.org/magazine/article/chasse-aux

    Créer l’ennemi et imposer la rupture

    En réalité, on le sait, à travers Houria Bouteldja et le PIR, c’est tout l’antiracisme politique qui est visé - même si par ailleurs, ce dernier ne se résume pas à leur parti. Aussi, si les Indigènes de la République cristallisent les tensions et une bonne partie des attaques, aucune des organisations partageant tout ou partie de ces thèses n’est épargnée. Nous avons tous fait les frais, chacun à notre niveau et dans nos domaines respectifs, de ces cabales visant à étouffer une critique radicale de la colonialité du pouvoir et à freiner des projets d’émancipation.

    En réalité, on le sait, ce que l’on ne pardonne pas à ces militants c’est la mise en cause du système raciste à l’oeuvre dans nos sociétés, du traitement colonialiste et guerrier contre d’autres peuples et des politiques sionistes au dépend des droits inaliénables du peuple palestinien. Aussi, non seulement faut-il veiller à ce que ces critiques ne puissent s’exprimer nulle part (d’où les pressions successives pour faire annuler des interventions, conférences, couvertures médiatiques…) mais il faut aussi s’assurer qu’elles ne pénètrent pas les réseaux progressistes. C’est comme cela qu’il faut traduire la focalisation sur la députée Danièle Obono qui, en plus d’être une femme noire, porte un antiracisme qui tranche avec l’idéologie dominante. C’est comme cela qu’il faut traduire les injonctions faites à Mediapart, Sud Éducation et la France Insoumise - pour ne citer que les polémiques les plus récentes - de se désolidariser de l’antiracisme politique. Ces injonctions sont simplifiées par les campagnes de criminalisation menées tout au long de l’année contre les militants et organisations décoloniales. C’est effectivement plus simple de se « désolidariser » de ceux qui ont déjà publiquement été érigés au mieux en groupes « infréquentables », au pire en « ennemis de l’intérieur ».

    Nous refusons de céder à ces injonctions, et nous refusons de nous taire. Au-delà d’exprimer toute notre solidarité aux différents militants de l’antiracisme politique, nous enjoignons les forces progressistes à ne reculer sous aucun prétexte. Les débats politiques, absolument nécessaires et légitimes, ne doivent pas être réduits à néant par d’abjectes campagnes de marginalisation et de sabotage. Nous valons tous mieux que ça. Nous avons surtout urgemment besoin de mieux que ça.

  • « Mort cérébrale » après une interpellation à Gare du Nord : que s’est-il passé ? - Contre-attaque(s)
    http://contre-attaques.org/magazine/article/mort-cerebrale

    Une vive émotion et de nombreuses questions circulaient dans les couloirs de l’hôpital Lariboisière ce jeudi 16 novembre 2017. D’après ses proches, Massar D., la vingtaine à peine entamée, a été déclaré en « état de mort cérébrale » après une semaine d’hospitalisation. Ceux qui se sont relayés quasiment 24h/24 à son chevet, et qui peinent à accepter la limitation des soins thérapeutiques, accusent les policiers qui l’ont interpellé quelques jours plus tôt d’être « responsables » de son arrêt cardiaque.
    Que s’est-il passé ? Comment ce jeune sportif, à la « santé de fer », s’est-il retrouvé dans cet état à l’aube de ses 20 ans ?

    #police

  • Praud, Rost et Evra : c’est pire que ce que vous pensiez
    http://contre-attaques.org/magazine/article/praud-rost-et

    Après quelques minutes d’introduction et de rires, le débat s’ouvre. Rost, présenté dès le début comme « l’avocat de la défense », va tenter de contextualiser, sans forcément l’excuser, le coup de pied asséné par Evra à un supporter de l’Olympique de Marseille. Pour lui, cet accès de violence doit se lire, entre autres, à la lumière d’une carrière marquée par l’expérience quotidienne du racisme et des insultes négrophobes. Mais sur le plateau, l’artiste n’aura pas le temps de développer cette thèse. À peine le mot “raciste” est-il prononcé que Pascal Praud, censé incarner la neutralité, entre dans une colère noire - enfin blanche, pour le coup.

    Cet extrait a fait le tour du web et a été largement commenté par de nombreux internautes et journalistes qui se sont focalisés sur la partie la plus spectaculaire de la “disjonction” du présentateur. Pascal Praud a “pété les plombs”, il a “hurlé”, a “agressé” un chroniqueur qui voulait simplement évoquer un contexte raciste. Oui, tout à fait, et en plus d’être souligné, cela devrait être vivement dénoncé. Mais la séquence prise dans son intégralité nous offre la possibilité d’aller bien au-delà et de décrypter les mécanismes de résistance, des plus subtils aux plus grossiers, qui se mettent en place à chaque fois que la question raciale est abordée ; des mécanismes favorisés par un dispositif médiatique qui étouffe les voix minoritaires. Pour cette seule émission, nous en avons relevés 7 !

    7 réactions typiques que provoque toute tentative de discussion sur le sujet.

    1. « Arrêtez de tout ramener au racisme, c’est obsessionnel chez vous. »

  • Militer : une activité safe ? Pour une critique politique de la notion d’espace safe - Contre-attaque(s)
    http://contre-attaques.org/magazine/article/militer-une

    Penser l’espace safe est une part importante de la légitimation des groupes luttant contre des oppressions, quelles qu’elles soient d’ailleurs. En plus des attentes en termes de luttes contre les violences systémiques et institutionnelles, la question du safe dans la construction de ces espaces revient souvent, répondant aux besoins de membres qui sont - pour la plupart - passés par d’autres organisations et qui ont dû faire face à la reproduction de mécanismes de domination en interne. La détermination dont font preuve certaines organisations militantes dans leur refus de confronter politiquement les violences racistes, hétéro-patriarcales ou classistes internes ; les injonctions aux “don’t ask, don’t tell” qu’il faut comprendre ainsi “on veut bien de vos forces pour travailler à la mobilisation, faire les petites mains mais en cas de problème, débrouillez-vous”, en plus de refuser la politisation de certaines questions considérées comme minoritaires, ne font que renforcer l’individualisation des questions de violence et poussent littéralement certain-e-s militant-e-s vers la sortie. Comment des collectifs qui sont censés engager un combat qui demande le recrutement, des débats internes et aussi externes, peuvent s’engager à être de tout temps, en tout lieu, un espace safe ? Les mots de bell hooks permettent un rappel salutaire quant à l’objectif d’un mouvement politique.

    • L’exemple le plus parlant et le plus répandu est celui des groupes dits informels affinitaires basés sur la politisation, légions sur internet. Ces groupes n’ont d’“informels” que l’intention de départ, car en réalité des règles implicites très fortes régissent ces groupes : le vocabulaire à utiliser, les personnes qui y sont le plus influentes, les antécédents que certaines personnes peuvent avoir avec d’autres, etc. Les interactions avec des individus partageant une même analyse peut laisser croire à une pratique radicale alors qu’il n’y en réalité aucune action de transformation de l’ordre social.

      […]

      bell hooks :

      Souvent, l’approche liée à l’identité et au style de vie est séduisante car elle crée l’impression d’être engagée dans une pratique. Cependant, au sein de n’importe quel mouvement politique qui vise à transformer radicalement la société, la pratique ne peut pas uniquement se résumer à créer des espaces au sein desquels des personnes supposées radicales expérimenteraient la sécurité et le soutien. Le mouvement féministe pour mettre fin à l’oppression sexiste engage activement ses participantEs dans un combat révolutionnaire. Et un combat, c’est rarement safe et agréable.

    • La mise en pratique du concept du safe dans son acception libérale n’est pas gage de défense politique des personnes les plus marginalisées mais de performance de comportement. Ces performances passent par l’utilisation de lexiques qui sont en conformité avec les critères du safe définis par chaque groupe. On assiste ainsi à la constitution d’espaces extrêmement individualisants dont toute l’énergie passe dans le maintien de cette “sécurité” et où quelques chanceux parviennent à créer des liens mais sans forcément produire d’effet sur les luttes. Dans ces espaces, chacun est renvoyé à sa propre démarche d’être safe pour les autres : le discours militant prônant le changement de système est substitué par un discours sur la construction d’îlots d’individualités qui interagissent. On passe du collectif à l’individuel, du macro au micro. Dans le système de l’espace safe, la personne contrevenante est d’ailleurs renvoyée à l’extérieur, “le non safe”.

      Vraiment super article

      #libéralisme #individualisme #performance

  • @georgia http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/il-est-temps-d
    Au début j’ai été assez sceptique sur le message. Je trouvais qu’il pignait pour rien et qu’il avait visiblement une vision un peu gentillette du militantisme, comme si la transformation sociale devait aller de soi et que l’éducation populaire pouvait être une promenade de santé. Développer des idées à contre-courant, lutter contre l’inertie de nos sociétés, contre les préjugés et les biais, contre des institutions sociales et culturelles qui ont plusieurs siècles, évidemment que c’est long, difficile, peu ou pas rémunérateur (ne parlons même pas de validation sociale), et qu’on voit rarement les effets de nos actions en direct. Changer la société, travailler pour plus de justice et de respect, éduquer les êtres humains, c’est pas une sinécure, on n’a pas attendu les militants politiques pour le découvrir, n’importe quel instit’ le sait.

    S’il était facile de parler de racisme avec les Blancs, ça ferait longtemps que le racisme systémique aurait disparu. C’est comme si le fait de ne pas avoir de satisfaction à peu près immédiate dans son engagement rendait cet engagement inutile et inintéressant. Donc sur le moment, j’ai pas trouvé ça très fin.

    Ceci dit, la fin de l’article est bien plus intéressante (il fait l’effort de proposer après avoir critiqué).

    • @raspa On en revient à la question de la pédagogie. Je trouve sa fin très juste :

      Il est grand temps que nous, femmes et hommes noir-e-s, commencions à prendre soin de nous - avant tout. Et si cela implique de nous désengager totalement de l’Amérique blanche, qu’il en soit ainsi.

      Je pense que c’est éminemment important et vrai pour toute personne discriminée et engagée dans la lutte contre l’oppression qu’elle subie, à un niveau individuel déjà, et aussi à un niveau collectif / militant (avoir des gens autour de soi avec qui se tenir chaud, se réconforter, se soutenir : prendre soin de soi collectivement). Mais ça repose clairement la question d’une organisation pédagogique collective, tournante, menée avec les vrai⋅e⋅s allié⋅e⋅s, pour maintenir le dialogue, former celles et ceux qui lisent silencieusement les réponses aux trolls, sans que ça soit absolument éreintant pour celles et ceux qui maintiennent ce dialogue, et sans pomper trop sur les ressources militantes (= garder de l’énergie pour d’autres actions). Parce que ce qu’il décrit au début de l’article, les gens à qui tu réponds et qui de toutes façons n’en ont rien à foutre, que ça te prend le chou et que ça finit par te plomber le moral, c’est un fait réel et à prendre en compte.
      L’avantage de faire ça collectivement, c’est de moins prendre les « échecs » (ou ce qui est ressenti comme tel) personnellement, et aussi d’avoir une organisation stratégique : ne pas chercher à convaincre absolument par exemple. Présenter les faits, les chiffres, dénoncer les mythes et les contre-vérités... et si la personne en face est un troll en mode « en boucle », laisser tomber, en sachant quand laisser tomber (lignes de conduite), sans le vivre comme un échec personnel (puisque ça n’en est certainement pas un).
      Bon, j’ai un peu l’impression d’être en contradiction avec ce qu’il dit là sur le fait de « mieux militer », alors que par ailleurs je trouve sa remarque juste :

      S’il y a bien une chose que la décision du joueur Colin Kaepernick - qui, pour protester contre l’injustice sociale, est resté assis pendant la diffusion de l’hymne national - a montré, c’est que nos méthodes de protestation dérangent davantage l’Amérique blanche que les injustices mêmes contre lesquelles nous protestons. Chassons donc de nos têtes l’idée selon laquelle si nous militions mieux ou différemment, les Blancs seraient miraculeusement plus réceptifs à notre message et moins dédaigneux face à notre audace de parler ouvertement.

      Mais en fait, je ne sais pas si c’est militer mieux ou différemment, ou si c’est juste militer en prenant soin de soi aussi. Et si j’applique tout ça à la question du féminisme que je connais mieux, je me dis qu’un système organisé, où on se protège aussi en ne s’exposant pas via un compte Twitter perso par exemple, donc en limitant les risques de cyber-harcèlement avec divulgation de ton nom, adresse... ça pourrait aussi permettre à d’autres personnes de rejoindre les rangs militants des réseaux sociaux, personnes qui aujourd’hui n’osent pas franchir le pas, vu les paquets de merde que se prennent celles qui, courageusement, osent.

  • Pourquoi nous avons refusé de participer à Complément d’enquête - Contre-attaque(s)
    http://contre-attaques.org/magazine/article/pourquoi-nous


    Je dois avouer que j’ai tendance à déconseiller à mes clients et/ou amis de participer à des reportages TV. La lentille déformante est souvent affligeante. Quand je soutenais Actuchômage, les membres étaient sollicités plusieurs fois par mois : c’était là le réservoir de bons clients pour les médias qui devaient se fendre d’un reportage sur le chômage : et la plupart du temps, c’était pour ne retenir que ce qui allait dans le sens de leurs préjugés, de leurs messages à faire passer, souvent au détriment des personnes qui témoignaient de bonne foi.

    Combien de fois avons-nous entendu des journalistes nous jurer qu’ils étaient « de notre côté », « intègres et bienveillants », désireux de « dire la vérité », pensant « qu’on est injustement critiqués » par une partie de la classe politique, et s’engageant évidemment « à ne pas trahir notre propos ».

    Problème : ce type de discours est, au mot près, le même que celui de tous les journalistes qui commencent leur démarche comme des reporters du réel pour finir par signer un reportage à charge, affligeant de raccourcis et d’erreurs factuelles, comme seule la télévision spectacle sait en produire depuis plus d’une génération. De Zone Interdite à Enquête Exclusive, en passant par l’infâme Dossier Tabou, on ne compte plus le nombre de journalistes dont l’œuvre s’est résumée, de leur propre fait ou par intervention de leur hiérarchie, à une litanie de #stéréotypes sur les Noirs, les Arabes, les Roms, les Asiatiques, les musulmans et les quartiers populaires.

    #journalisme #medias #racisme

  • C’est tard pour l’annoncer mais au moins pour info, aujourd’hui, mercredi 24 mai, jusqu’à 18 heures, à Montreuil, La Parole errante :

    Etats Généraux des Familles/Contre les discriminations à l’école

    Le Front de mères organise « les Etats Généraux des Familles » le 24 mai de 9h à 18h, à Montreuil, pour réfléchir et travailler à un plan d’actions concrètes en matière d’éducation et de transmission (stigmatisation des langues de l’immigration, préjugés et hiérarchisation racistes à l’école, problèmes de cantine, manuels et programmes scolaires, système d’orientation, carte scolaire, manque de moyens, harcèlement des enfants, mépris pour les parents, etc, etc)

    Le Front de mères a été crée le 15 mars 2017. C’est une émanation de collectifs locaux de parents. Il s’agit d’un réseau chargé de donner une résonance nationale aux combats que mènent ces collectifs de parents au niveau local.
    Il a vocation à participer à l’organisation politique des parents sur des enjeux d’égalité, de justice, et de bienveillance à l’égard des enfants. Il répond à l’urgence de construire des stratégies collectives nationales pour lutter contre les discriminations institutionnelles que subissent les enfants, notamment au sein de l’école.

    Appel du Front de mères (extrait) :
    Parce que nous aimons nos enfants,
    Parce que nous voulons mettre hors d’état de nuire le système raciste qui les détruit,
    Parce que nous voulons leur transmettre tout ce qui pourra les rendre plus forts, à commencer par notre dignité,
    Parce que nous voulons les éduquer à travers des valeurs d’égalité, de justice et de bienveillance,
    Parce que nous savons que sans lutte politique et collective, ce combat là est vain,
    Nous avons crée le Front de mères, et lançons les Etats Généraux des Familles qui auront lieu le 24 mai 2017 à la Parole Errante.

    L’intégralité de l’appel du Front de mères est ici :
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/appel-du-front

    Parents, profs, éducateurs, animateurs, acteurs associatifs, militants, etc, venez nombreux-ses pour travailler ensemble à un plan d’actions !!

    PROGRAMME DES TABLES-RONDES ET ATELIERS A VENIR TRES PROCHAINEMENT !

    Le Front de mères est coordonné par #Fatima_Ouassak et #Diariatou_Kebe. Contact : front2meres@gmail.com

    https://www.facebook.com/events/1447078778676480
    (j’ai pas trouvé l’info claire ailleurs)

    A 15 heures :

    A quel atelier souhaitez vous assister ?
    Atelier 3 : transmission des mémoires et des luttes
    Atelier 4 : La Transmission des langues de l’immigration
    Atelier 6 : L’importance des représentations positives et inspirantes pour nos enfants

    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfuMPBKpCDnE74L75f_WtpkrmTt706sVwuV98-6FE1PDENnIg/viewform?c=0&w=1

  • De Gérard Nouvet à Adama Traoré : ces morts « ne sont pas des faits divers »
    http://contre-attaques.org/magazine/article/de-gerard

    Entretien avec le Collectif Cases Rebelles qui vient de publier l’ouvrage “100 portraits contre l’État policier". Ils y font le récit de plusieurs affaires de crimes policiers et des suites judiciaires qui leur ont été données. Un outil d’éducation populaire certes mais aussi un véritable témoignage d’amour à celles et ceux dont les vies ont été arrachées, bouleversées par ces violences d’État. Source : Contre-attaques

    • Frédéric Lordon : Les affaires Théo et Adama Traoré

      Passé colonial mal digéré, apartheid dénoncé mais non réparé, crise de la représentativité, pouvoir régalien exorbitant du chef, corruptions, inégalités, évasion fiscale, emprise des lobbies sur la nature et notre santé sont bien sûr au menu. Notre système politique se mord-il la queue ou peut-il se réformer ? Comment mettre fin à la rengaine des vœux pieux, des discours éventés, du manège des mini-hommes providentiels de plus en plus dévalués à nos yeux, du cercle vicieux dans lequel la Ve République s’est enfermée ? Pourquoi recommence-t-on encore et encore ce qui ne marche plus ? Comment sortir d’une situation bloquée ? Suffit-il de s’indigner ? Va-t-on enfin élargir le paysage ?

      http://www.ventscontraires.net/article.cfm/16084_frederic_lordon__les_affaires_theo_et_adama_traore.html

  • Femmes, musulmanes et rhétoriques : en finir une bonne fois pour toutes avec l’expression « femme voilée » | Zohra El-Mokhtari
    http://contre-attaques.org/magazine/article/femmes

    Ne dites plus « femme voilée ». Dans cette tribune, publiée 13 ans jour pour jour après l’adoption de la loi dite d’interdiction des signes religieux à l’école, Zohra El-Mokhtari revient sur l’emploi déshumanisant de l’expression "femme voilée". Source : Contre-attaques

  • Amal Bentounsi : « Cette condamnation, aussi légère soit-elle, on l’a arrachée »
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/amal-bentounsi

    Coupable. Après cinq ans de bataille judiciaire, la Cour d’Assises de Bobigny a condamné, ce 10 mars 2017, le policier Damien Saboundjian à 5 ans de prison avec sursis et 5 ans d’interdiction d’usage d’arme. Le 21 avril 2012, il avait tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos. Nous retranscrivons ici le discours prononcé par la sœur, Amal Bentounsi, après l’annonce du délibéré. Source : Contre-attaques

  • 10 citations de #Malcolm_X qui résonnent encore aujourd’hui
    http://contre-attaques.org/magazine/article/10-citations

    Il y a 52 ans, Malcolm X était assassiné à Harlem, devant un auditoire de plus de quatre cent personnes. Son apport à la lutte contre l’impérialisme et la suprématie blanche n’a pas pris une ride. Nous publions ici quelques extraits de ces discours. Sur la haine de soi intériorisée « Qui vous a appris à haïr la texture de vos cheveux ? Qui vous a appris à haïr la couleur de votre peau, à tel point que vous la blanchissez pour être comme l’homme Blanc ? Qui vous a appris à haïr la forme de votre nez et la (...)

    #Magazine

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