• Une juge néerlandaise autorise l’abattage de 1.800 cerfs Aubry Touriel - Daardaar
    https://daardaar.be/rubriques/societe/une-juge-neerlandaise-autorise-labattage-de-1-800-cerfs

    Dans la province néerlandaise de Flevoland, une juge a donné l’autorisation de tuer 1.800 cerfs. Les autorités provinciales estiment qu’il y a trop de cerfs et qu’il faut garder la population des cervidés sous contrôle. Elles veulent ainsi atteindre le nombre de 490.

    La réserve naturelle d’Oostvaardersplassen est un polder d’une superficie de 60 km2 près de Lelystad, à 50 km d’Amsterdam. Elle n’existe que depuis 1986 lorsque les Pays-Bas ont décidé d’assécher une partie du lac d’Ijssel (Ijsselmeer) pour la reconquête de la terre sur la mer. Notez, en passant, que 17 % de la superficie des Pays-Bas sont des polders.

    Cet espace naturel est un refuge important pour les oiseaux migrateurs. De grands herbivores ont également été implantés dans la zone naturelle pour garder le secteur le plus dégagé possible, ce qui est bénéfique pour l’habitat des oiseaux aquatiques. Les chevreuils, chevaux konik et cerfs y côtoient les animaux à plumes.

    Manque de nourriture
    Seulement, il y a énormément de cerfs dans le polder : 2320 selon un recensement en octobre. Pour la province, en charge de la gestion du territoire, c’est beaucoup trop : elle veut réduire la population à 490 avant l’hiver. Les autorités veulent de la sorte éviter une situation comme celle de l’hiver dernier où près de la moitié des cervidés sont morts en raison d’un manque de nourriture.

    Six organisations de défense de l’environnement sont alors allées devant le juge pour empêcher l’abattage des animaux. Et le verdict de la juge Braeken est tombé lundi : « avec 490 cerfs, on peut encore parler d’une population robuste ». La province a obtenu gain de cause.

    Ce qui ne plait pas à Harm Niesen de la fondation Faunabescherming (protection de la faune). « La province veut atteindre un nombre beaucoup moins élevé de cerfs, mais c’est déjà fait cette année. La moitié des cerfs sont déjà morts l’hiver dernier« , a-t-il déclaré lors d’un reportage de Terzake (VRT). https://www.vrt.be/vrtnu/a-z/terzake/2018/terzake-d20181119.ch.29a4f5c6-6f87-445c-b63f-d26bed5e4e7e

    Pour lui, cela veut dire qu’il y a plus de nourriture disponible que l’année passée à la même époque. Avant de rajouter : « En d’autres mots, il n’y a aucun risque d’être à nouveau confronté à une vague de morts provoquée par un manque de nourriture. »

    Il reste cependant encore un obstacle avant le début de l’abattage des 1.800 animaux : une procédure en référé spécifiquement de l’octroi de permis de chasse est en cours. Dans une dizaine de jours, le verdict sera connu. D’ici là, les chasseurs devront encore laisser leur fusil au placard.

    La suite de : https://seenthis.net/messages/687100
    Débat aux Pays-Bas : faut-il laisser les animaux d’une réserve naturelle mourir de faim ? RTBF - Belga - 16 Avril 2018


    #Pays-Bas #cervidés #régulation #réserve_naturelle #environnement

    • DaarDaar  : La presse flamande traduite en français. https://daardaar.be
      Ce site (plutôt consensuel) rencontre des difficultés financières. _

      En mai 2015, DaarDaar a lancé un site dont l’objectif est de « jeter des ponts entre les communautés linguistiques de notre pays en publiant (quotidiennement et gratuitement) des traductions françaises d’articles et d’éditoriaux provenant des médias flamands ».

      Comme de nombreux médias, DaarDaar a des difficultés à assurer sa stabilité financière. Même si l’équipe est constituée de 10 citoyens bénévoles, elle fait appel à des traducteurs professionnels qu’elle rémunère, tout en payant des droits d’auteur.

      Au niveau financier, le projet bénéficie de subventions publiques et a aussi récolté des dons. Après avoir investi l’intégralité des dons reçus des lecteurs dans le fonctionnement du site, DaarDaar a épuisé la quasi-totalité des aides et subventions publiques auxquelles l’organisation avait droit. C’est pour cette raison que l’équipe lance un appel à contributions.

      "Cette campagne est aujourd’hui nécessaire car nous n’avons tout simplement plus d’argent, et que le site risque réellement de disparaître du paysage médiatique. Notre objectif est de pouvoir continuer à offrir au public des articles de la presse flamande en français, tout en suivant parallèlement notre formation « Seeds » chez Coopcity, qui doit nous permettre d’élaborer un modèle pérenne", explique Joyce Azar, rédactrice en chef et co-fondatrice du projet. 

      Lettre de soutien
      Alerté par la situation critique de ce média unique en son genre, l’écrivain et humoriste Thomas Gunzig a écrit une lettre de soutien intitulée https://daardaar.be/rubriques/pourquoi-daardaar-ne-peut-pas-disparaitre « Pourquoi DaarDaar ne doit pas disparaître ». Une vingtaine d’autres personnalités belges comme Jaco Van Dormael, Bert Kruismans et David Van Reybrouck ont également signé cet appel. 

      « Nous sommes ravis de constater que le public est derrière nous, et que de nombreuses personnalités nous soutiennent aussi. Outre celles qui ont signé la lettre de Thomas Gunzig, d’autres, comme Alex Vizorek ou Guillermo Guiz, ont relayé l’appel sur les réseaux. Ce soutien est très important, car DaarDaar est aujourd’hui le seul média qui permet aux francophones de savoir ce qui se dit dans les journaux flamands », conclut Joyce Azar. 

      #Flamand #néerlandais #traduction

  • Pink Lady, la pomme pourrie du libre-échange
    https://daardaar.be/daardaar/pink-lady-pomme-pourrie-libre-echange
    Qui n’a pas entendu parler de la Pink Lady ? Ces pommes plus brillantes qu’un smartphone, vantées par la grande majorité des supermarchés, sont un vrai délice. Si leur peau est sans tache, on ne peut pas en dire autant des structures nécessaires à leur acheminement vers nos contrées. En effet, avant d’atterrir dans vos estomacs, ce fruit sucré a dû parcourir des milliers de kilomètres à travers les océans. Pourtant, il n’y a pas moins exotique qu’une pomme. On en cultive ici aussi, chez nous, dans le Limbourg. En consommant des Pink Lady plutôt que des pommes locales, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis.
    #pommes #agriculture

  • Mesdames et Messieurs du gouvernement, nous ne sommes pas dupes - DaarDaar
    http://daardaar.be/rubriques/mesdames-messieurs-gouvernement-ne-sommes-dupes

    En comparaison avec leurs confrères français, les médias belges sont un modèle de réserve dans les enquêtes terroristes en cours. Cela n’empêche pas le Ministre de la Justice, Koen Geens, de vouloir doubler les peines en cas de fuite d’informations et de soumettre à des écoutes son propre personnel de sécurité, avertissant par ailleurs que le secret des sources journalistiques n’est pas sacré dans le cadre des affaires de terrorisme. En résumé, c’est une culture officielle de la défiance que décrète le gouvernement. Oubliées, toutes les annonces sur un manque de personnel de sécurité et de magistrats. Les agents ne vont plus placer des écoutes chez les terroristes mais chez d’autres agents, après quoi les magistrats poursuivront également les agents et les journalistes. Dans quel but ? Nous empêcher de savoir (...)

    #journalisme #politique #sécuritaire

  • Anvers censure ses citoyens et provoque un tollé - Daardaar
    http://daardaar.be/rubriques/societe/anvers-censure-ses-citoyens-et-provoque-un-tolle

    La dernière campagne de sécurité routière menée par la ville d’Anvers avait déjà fait grand bruit. Jeudi dernier, la ville a posté sur sa page Facebook une publication reprenant les principales causes des accidents survenant sur son territoire. Selon la métropole, ils seraient pour la plupart dus à des infractions commises par les usagers faibles (NDLR : piétons, cyclistes, passagers de véhicules automoteurs). Si les autorités ont depuis lors indiqué qu’il s’agissait d’un malentendu, de nombreux internautes ont vu rouge, car leurs commentaires critiques ont été purement et simplement censurés par la ville.

    #mobilité #ville #accident #communication