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  • @marielle
    marielle 🚩🌸🚩 @marielle 6/08/2023

    Interview de Sabrina Agresti-Toubache, secrétaire d’Etat à la ville, dans le Crapouillot du Dimanche | Renaud Epstein

    Que la sous-ministre chargée de la politique de la ville soit la 1ère membre du gouvernement à donner une interview au JDD version Bolloré-Lejeune n’est pas étonnant
    Qu’elle ait choisi ce média (ou que l’Elysée & Matignon aient choisi pour elle / l’aient laissé faire) qui a désormais pour fonction de préparer l’élection de Le Pen en 2027 est parfaitement cohérent.

    Et le contenu de son interview (moins d’argent & plus de flics dans les quartiers) ne laisse plus de doute quant aux raisons de sa nomination post-émeutes par E. Macron : il ne s’agit pas de lutter contre l’exclusion socio-spatiale, la stigmatisation territoriale et les discriminations. Il ne s’agit pas + de rétablir les liens police-population et - encore de transformer les mécanismes qui font que les quartiers concentrant les populations défavorisées sont aussi des territoires structurellement maltraités par les politiques publiques.

    Son discours ne s’adresse pas aux habitant·es des quartiers populaires mais à celles et ceux qui, gavés par les discours sur les « milliards pour les banlieues », sont convaincus que l’Etat en fait trop pour les noirs et les arabes.
    A quoi sert donc Sabrina Agresti-Toubache ? à rassurer un électorat de droite que les images des émeutes ont choqué et que le pouvoir macroniste a peur de voir intégralement basculer à l’extrême droite au 2nd tour de 2027.

    Si on laisse de côté ces considérations de basse tactique politique et les éléments de langage sur les « milliards pour les banlieues » répétés en boucle par la sous-ministre pour s’interroger sur la politique dont elle a la charge, les choses sont assez claires :

    Sur la politique de la ville entendue comme une politique améliorer la prise en charge, par l’ensemble des politiques & institutions publiques, des problèmes multi-dimensionnels des quartiers populaires, Sabrina Agresti-Toubache n’a rien à dire.
    Et il n’y a rien à en attendre.

    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1688116800997728261

    marielle 🚩🌸🚩 @marielle
    • @marielle
      marielle 🚩🌸🚩 @marielle 6/08/2023

      Selon Sabrina Agresti-Roubache (Secrétaire d’État chargée de la Ville) la liberté d’expression n’a pas été mise en pièces par Lagardère-Bolloré, mais le serait si elle s’’abstenait de bavasser sous la houlette de Geoffrey Le Jeune, [ex-directeur de la rédaction du magazine Valeurs actuelles] en revendiquant l’héritage de Charlie hebdo.

      Elle a osé le dire : « Je suis une fille de Cabu », déclare la ministre Sabrina Agresti-Roubache pour justifier son interview au JDD version extrême-droite. « On ne peut pas avoir été Charlie et mettre aujourd’hui en pièce la liberté d’expression », affirme-t-elle. Pauvre Cabu… Nils Wilcke

      Voir archive acrimed.org ▻https://seenthis.net/messages/888103
      Les connexions politico-médiatiques d’un journal autoproclamé antisystème et anticonformiste.

      marielle 🚩🌸🚩 @marielle
    • @marielle
      marielle 🚩🌸🚩 @marielle 7/08/2023

      Le JDD est désormais un Journal D’extrême Droite.

      https://pbs.twimg.com/media/F26D-dVXAAAAKHP?format=jpg&name=small#.jpg

      L’exécutif et le gouvernement restent sans réaction et entérinent cela : leur représentante légitime la transformation du JDD en Journal D’extrême Droite.

      Ils devaient faire barrage à l’extrême-droite. Ils leur facilitent les choses. Désolant

      « Peut-on faire plus moche que ça ? La lettre des victimes adressée à #Macron a été rédigée…. par #GeoffroyLejeune et sa rédaction pour ensuite être proposée à la signature aux familles des victimes. Ça n’est déjà plus un journal. Juste un tract de propagande pure, engagée avec l’un des titres les plus prestigieux de la presse française . Propagande et non bataille culturelle, le concept de l’immense Gramsci qui doit se retourner dans sa tombe en entendant l’extrême droite dévoyer ainsi sa pensée. » #Jdd
      ▻https://twitter.com/francoisedegois/status/1688438738072772608

      marielle 🚩🌸🚩 @marielle
    • @marielle
      marielle 🚩🌸🚩 @marielle 8/08/2023

      Visiblement, Charlie Hebdo n’a pas trop apprécié que Sabrina Roubache s’autoproclame fille de Cabu."

      https://pbs.twimg.com/media/F3BO6KRXsAAU64y?format=jpg&name=small#.jpg

      marielle 🚩🌸🚩 @marielle
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  • @ant1
    ant1 @ant1 CC BY-NC 6/07/2023
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    @marielle
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    @cabou
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    @7h36
    @monolecte
    @olaf
    @kassem
    9

    #Emeutes_urbaines : « Ce qu’elles révèlent, ce n’est pas tant l’échec de la #politique de la #ville que celui de toutes les #politiques_publiques »
    ►https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/07/06/emeutes-urbaines-ce-qu-elles-relevent-ce-n-est-pas-tant-l-echec-de-la-politi

    Depuis le début des années 1980, les vagues émeutières embrasant les quartiers populaires s’accompagnent de controverses interprétatives enflammées dans les médias. Les explications proposées ont varié au fil du temps, mais un argument traverse les décennies qui semble faire consensus chez tous les commentateurs : l’émeute marquerait l’échec de la politique de la ville. La politique ainsi mise en cause a pourtant connu d’importantes évolutions au cours des quarante dernières années, le plus souvent à la suite d’épisodes émeutiers. Si échec de la politique de la ville il y a, ce n’est pas la même politique qui a échoué au début des années 1990, en 2005 ou aujourd’hui.

    Le jugement d’échec semble d’autant plus incontestable en 2023 que l’Etat aurait mobilisé, depuis une quinzaine d’années, des budgets considérables pour les quartiers populaires. Les annonces récurrentes d’un nouveau « plan banlieue » ont pu donner crédit à cette idée d’une politique de la ville richement dotée. Bien que ces annonces soient le plus souvent restées des annonces, elles ont ouvert la voie à la dénonciation des « milliards pour les banlieues », au profit de populations qui ne le mériteraient pas.

    Portée par des entrepreneurs de fracture sociale, cette critique a été d’autant plus ravageuse qu’elle s’est prolongée par une mise en concurrence des souffrances territoriales, opposant les quartiers défavorisés des métropoles et une « France périphérique » aux contours flous mais dont la couleur est claire. Les premiers bénéficieraient d’une discrimination positive, au détriment des villes moyennes, des espaces périurbains et des territoires ruraux, dont les populations sont pourtant durement affectées par les recompositions industrielles et la précarisation de l’emploi, les politiques d’austérité et les fermetures de services publics, ainsi que par l’augmentation du coût de la vie.

    La critique de l’inefficacité se mue alors en une mise en cause de la légitimité même de la politique de la ville, illustrée par cette formule qui fait florès à l’extrême droite : on déshabille la « France périphérique » pour habiller celle qui vit de l’autre côté du périph.

    Moins de 1 % du budget de l’Etat

    Il faut pourtant le répéter inlassablement : les quartiers qui cumulent toutes les difficultés sociales ne bénéficient pas d’un traitement de faveur. Les crédits de la politique de la ville ont toujours été limités, inférieurs à 1 % du budget de l’Etat. Comme l’ont montré de nombreux travaux de recherche et d’évaluation ainsi que plusieurs rapports de la Cour des comptes, les moyens alloués au titre de cette politique ne suffisent pas à compenser l’inégale allocation des budgets des autres politiques publiques (éducation, emploi, santé, sécurité…) qui s’opère systématiquement au détriment des quartiers dits « prioritaires » et de leurs habitants.

    Les seuls milliards dont ces quartiers ont vu la couleur sont ceux de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), qui ne proviennent que marginalement de l’Etat : sa contribution se limite à 10 % du budget de l’agence, loin derrière Action Logement (70 %) et l’Union sociale pour l’habitat (20 %). Ce sont donc les cotisations des employeurs pour le logement de leurs salariés et les contributions du monde HLM (habitation à loyer modéré) qui financent la rénovation urbaine et non les impôts des Français.

    Bien qu’infondée, la critique des « milliards pour la banlieue » n’a pas été sans effet, conduisant les gouvernants à désinvestir la politique de la ville par crainte de susciter le ressentiment d’une fraction importante de l’électorat populaire sensible aux discours du Rassemblement national sur l’abandon de la France périphérique. Cette crainte a été amplifiée par le mouvement des « gilets jaunes », à la suite duquel la politique de la ville et les quartiers qu’elle cible ont disparu de l’agenda politique.

    La « séquence banlieue » ouverte lundi 26 juin par Emmanuel Macron à Marseille visait à répondre aux maires de banlieue et aux acteurs de terrain qui, depuis l’enterrement du rapport Borloo (dont il n’est pas inutile de rappeler aujourd’hui le sous-titre : « pour une réconciliation nationale »), critiquent ce désintérêt de l’exécutif pour les quartiers populaires.

    Défiance généralisée

    Le grand débat organisé dans la cité de la Busserine devait mettre en scène un président à l’écoute, mobilisant des moyens exceptionnels pour l’égalité des chances dans des quartiers nord délaissés par les élus locaux. La séquence se prolongeait le lendemain à Grigny (Essonne), avec le lancement des célébrations des 20 ans de l’ANRU, dont les réalisations ont produit des transformations visibles du cadre de vie de centaines de quartiers, à défaut de leur situation sociale. Elle devait se conclure à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), avec un comité interministériel des villes (CIV) maintes fois repoussé, où allaient enfin être annoncées les mesures du plan Quartiers 2030 concocté par Olivier Klein.

    La séquence était bien préparée mais rien ne s’est passé comme prévu. S’il a permis au président de renouer avec un exercice qu’il affectionne, le grand débat a surtout révélé l’exaspération des habitants, l’épuisement des acteurs associatifs et la défiance généralisée à l’égard du pouvoir politique. L’explosion de colère qui a suivi la mort du jeune Nahel a éclipsé les images de vingt ans de rénovation urbaine, et contraint le gouvernement à rapatrier à Matignon un CIV dont les annonces ont été repoussées à une date indéterminée. Ce report peut être utile s’il amène le gouvernement à réviser sa copie, pour envisager des réformes structurelles plutôt qu’un catalogue de programmes exceptionnels et de mesures expérimentales.

    Car ce que révèlent les #émeutes, ce n’est pas tant l’échec de la #politique_de_la_ville que celui de toutes les politiques publiques qui laissent se déployer la #ségrégation, la #stigmatisation et les #discriminations, voire y contribuent. A cet égard, on ne peut que regretter l’abandon en mai dernier du plan de #mixité_scolaire envisagé par Pap Ndiaye. Mais ce que rappellent d’abord les émeutes, c’est l’état plus que dégradé des relations entre la #police et les #populations_racisées des #quartiers_populaires, et la nécessité d’une transformation profonde des #pratiques_policières. Même si elle est politiquement difficile, l’ouverture de ce chantier s’impose, tant elle conditionne la #réconciliation_nationale.

    by ►https://twitter.com/renaud_epstein

    ant1 @ant1 CC BY-NC
    • @marielle
      marielle 🚩🌸🚩 @marielle 6/07/2023

      Fabien Jobard, politiste : « Le législateur a consacré l’ascendant de la police sur la jeunesse postcoloniale »
      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/07/05/fabien-jobard-politiste-le-legislateur-a-consacre-l-ascendant-de-la-police-s

      https://pbs.twimg.com/card_img/1676468379958255616/h6wqvzVP?format=jpg&name=small#.jpg

      Le spécialiste des questions policières revient, dans un entretien au « Monde », sur les spécificités françaises dans les rapports entre les forces de l’ordre et la jeunesse des quartiers populaires issue de l’immigration. Il éclaire le contexte dans lequel prennent place les émeutes ayant suivi la mort de Nahel M. à Nanterre.

      Directeur de recherche au CNRS, Fabien Jobard est politiste, chercheur au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales. Il est l’auteur, avec le sociologue Olivier Fillieule, de Politiques du désordre. La police des manifestations en France (Seuil, 2020), avec Daniel Schönpflug, de Politische Gewalt im urbanen Raum (« violence politique en milieu urbain », Gruyter, 2019, non traduit), avec Jérémie Gauthier, de Police : questions sensibles (Presses universitaires de France, 2018) et, avec Jacques de Maillard, de Sociologie de la police. Politiques, organisations, réformes (Presses universitaires de France, 2015). Directeur du Groupe européen de recherches sur les normativités (GERN), Fabien Jobard publie en septembre une bande dessinée réalisée avec Florent Calvez : de la création des bobbys anglais aux dystopies policières contemporaines, Global Police. La question policière à travers le monde et l’histoire (Delcourt/Encrage) interroge la nature et le devenir de nos polices.

      Les événements de Nanterre, qu’il s’agisse de la mort de Nahel M. ou des émeutes qui ont suivi, montrent à quel point les relations entre la police et les jeunes des quartiers populaires sont dégradées. S’agit-il d’une spécificité française ?

      Les événements auxquels nous avons assisté ces derniers jours ne sont pas propres à la France : on en observe de comparables aux Etats-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas – parfois au Royaume-Uni ou en Suède. Or, Suède mise à part, ces pays ont en commun une histoire contemporaine marquée soit par la prégnance de l’esclavage des populations noires, soit par la présence d’une population issue des territoires coloniaux. Le contraste avec l’Allemagne est frappant : dans ce pays qui a été privé de ses colonies africaines par le traité de Versailles, en 1919, les tensions avec les populations minoritaires existent mais elles sont bien moins fréquentes et bien moins intenses...

      La suite #paywall

      marielle 🚩🌸🚩 @marielle
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 6/07/2023

      « La santé est gratuite, l’école est gratuite, et on a parfois le sentiment que ce n’est jamais assez. » E.M. s’adressant aux 250 maires réunis à l’Elysée, mardi 4 juillet.

      #ordure

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @ant1
      ant1 @ant1 CC BY-NC 6/07/2023
      @marielle @colporteur

      @marielle clairement les 2 meilleurs tribunes consacré à l’actualité
      @colporteur pire : saloperie

      ant1 @ant1 CC BY-NC
    • @olaf
      Olaf @olaf 6/07/2023
      @politipet

      vu chez @politipet , y’en a un qui a copié-collé le plan d’urgence police/quartiers de LFI dans une pétition à l’assemblée : ▻https://politipet.fr/#planlfi

      cf ►https://seenthis.net/messages/1008957

      Olaf @olaf
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 6/07/2023

      De quelle manière cette histoire coloniale française pèse-t-elle ?

      [Fabien Jobard ] La guerre d’Algérie et la colonisation sont à mille lieues des préoccupations des policières et policiers de notre pays : ce ne sont pas eux, individuellement, qui portent cette histoire et la font perdurer. Savoir si les policiers sont racistes ou non n’aide d’ailleurs pas vraiment à comprendre ce qui se joue. Ce qui fait que la police est un lieu de perpétuation du rapport colonial sur notre sol est la collision de deux phénomènes historiques.

      Le premier est le fait que les populations issues des territoires nord-africains ont été installées à la va-vite dans des grands ensembles de nos banlieues. Ces villes étaient sous-administrées – pas ou presque pas de police, quelques brigades de gendarmerie, des commissariats isolés. A cette époque, la police faisait avec ce qu’elle avait et, de surcroît, recrutait peu d’effectifs nouveaux. La doctrine et les chefs disponibles étaient donc ceux des années 1950-1960, ceux de la #guerre_en_métropole, lorsque la gestion des populations nord-africaines reposait sur la mise à distance, le contrôle, l’imposition d’une obligation de déférence permanente – bref, la subordination sous férule policière. Dans un tel schéma, le #contrôle_d’identité avec fouille est central : c’est l’instrument majeur d’imposition de l’autorité policière comme préalable non négociable.

      Une telle gestion des populations subalternes aurait pu s’éteindre peu à peu, silencieusement emportée par la croissance et le renouvellement des générations, tant du côté de la police que du côté de la jeunesse. Mais au milieu des années 1970, la France s’est engagée sur une voie économique singulière, celle de la #désindustrialisation – et c’est le second phénomène historique décisif. De 1975 à nos jours, plus de 2 millions d’emplois industriels se sont évaporés : la France est devenue un pays de services et cette mutation a pénalisé en tout premier lieu les jeunes hommes sortis du système scolaire sans qualification – les jeunes femmes s’en sortent mieux. Or, dans quels rangs se recrutent principalement ces jeunes hommes ? Dans ceux des familles les moins favorisées, les moins dotées – les familles immigrées.

      C’est un contraste marquant avec la trajectoire historique allemande : l’Allemagne a protégé son industrie. Lorsque les jeunes sortent du système scolaire sans qualification – le système allemand est bien plus soucieux de la formation aux métiers manuels –, une place les attend à l’usine, sur la chaîne, à l’atelier. Outre-Rhin, l’industrie parvient donc à absorber ces « jeunes à problèmes », comme on dit là-bas, comme autrefois [ces saloperies de, ndc] Renault et Citroën absorbaient nos blousons noirs.

      En France, dès le milieu des années 1970, une #population_oisive essentiellement formée des jeunes issus de l’immigration coloniale s’est constituée au pied des tours. Cette jeunesse est disponible aux tensions avec la police : de #Toumi_Djaidja, fils de harki victime, en 1983, un soir de ramadan, aux Minguettes, d’un tir policier dans le ventre alors qu’il tentait de venir en aide à un de ses amis aux prises avec un chien policier, à Nahel, à Nanterre, en 2023, les relations sont explosives. La dynamique socio-économique française a fourni à la police une clientèle, essentiellement issue des populations coloniales, qui est enfermée, avec elle, dans un face-à-face mortifère et sans issue. [une bien trop grande proximité, ndc]

      Les pratiques de la police sont encadrées par le droit. Quelle a été l’évolution des textes depuis les années 1970 ?

      Sur ce plan, il est frappant de constater que le droit, notre droit républicain, n’a pas corrigé les pratiques mais les a, au contraire, garanties. Je reprends les contrôles d’identité. Ces pratiques se développaient de manière assez sauvage : le droit positif ne les prévoyait pas. En février 1981, le gouvernement de Raymond Barre a fait adopter une loi décriée par la gauche qui a « créé » les contrôles d’identité (art. 78-2 du code de procédure pénale). En réalité, cette loi consacre ces contrôles : elle « couvre », en quelque sorte, des pratiques dont nos recherches ont démontré qu’elles visent essentiellement la jeunesse postcoloniale. Ce geste, que la gauche n’a pas abrogé, est significatif d’une dynamique qui s’est enclenchée dans d’autres domaines de l’action policière : les pratiques et les perceptions policières ont été relayées par les politiques publiques.

      Quelles étaient ces politiques publiques ?

      A partir des années 1990, une décennie marquée par des émeutes urbaines localisées engendrées par des faits policiers mortels (ou la rumeur de tels faits), deux choix ont été très explicitement arrêtés. Le premier, c’est le renforcement de l’arsenal pénal contre les #mineurs auteurs de faits de #délinquance_de_voie_publique : les circulaires de politique pénale, puis la loi elle-même, encouragent la fermeté à l’égard de ces jeunes délinquants qui se recrutent essentiellement parmi les jeunes de cité, ce qui vient rétrospectivement légitimer l’action policière à leur égard. La politique pénale est telle qu’aujourd’hui le législateur offre aux policiers la possibilité de sanctionner eux-mêmes des délits par une amende dite « délictuelle » . Or, ces délits étant ceux habituellement commis par les jeunes de cité, ce pouvoir de sanction exorbitant confié par le législateur à la police consacre son ascendant sur cette fraction de la jeunesse.

      La seconde trajectoire de politique publique est l’abandon de ce que l’on appelait, il n’y a pas si longtemps encore, les politiques d’accompagnement social de la délinquance. Pour des raisons à la fois idéologiques et budgétaires, les gouvernements successifs ont concentré la dépense publique sur les forces de l’ordre (15 milliards d’euros et 8 500 agents supplémentaires sont prévus dans la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur du 24 janvier 2023) et ont privé les communes et les départements de fonds permettant une action sociale portée par les éducateurs spécialisés, les éducateurs de rue, les travailleurs sociaux. Même les emplois précaires – les emplois-jeunes puis les emplois aidés – ont été supprimés, les premiers sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, les seconds sous celui d’Edouard Philippe. J’insiste sur la dimension budgétaire de ces choix : en Allemagne, les communes et l’Etat disposent encore de moyens financiers pour l’action sociale.

      La France pourrait-elle s’inspirer des politiques mises en place en Allemagne ?

      L’Allemagne a perdu ses colonies il y a un siècle, elle n’a pas fait le choix de se défaire de son industrie, elle n’a pas renoncé au social au profit du sécuritaire. Et le caractère décentralisé et régional de la police, qui était une des conditions de la sortie du nazisme en 1945-1949, a fait que « la » police existe à peine en tant qu’institution et, surtout, en tant que groupe d’intérêts. Les syndicats policiers n’y sont pas engagés dans un défi permanent lancé aux politiques et aux magistrats, facteur considérable d’apaisement des passions policières et de discipline dans les rangs. Plus qu’un modèle dont on importerait telle ou telle recette, l’Allemagne offre plutôt un horizon dans lequel s’inscrit la question policière.
      Cette question ne pourra pas être dénouée seule : libérer la police française de sa colonialité ne passe pas par je ne sais quelle réforme isolée – type « revenir-à-la-police-de-proximité » – mais par l’investissement massif dans la formation, l’emploi et l’accompagnement social d’une jeunesse que les gouvernements successifs ont bien lâchement confiée aux soins presque exclusifs de la police.

      heureusement qu’il y a une gauche qui veut libérer la police ah ah ah

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 7/07/2023

      voir aussi ce fil de discussion :
      Pourquoi les #services_publics sont pris pour #cible
      ►https://seenthis.net/messages/1008149

      CDB_77 @cdb_77
    • @ant1
      ant1 @ant1 CC BY-NC 7/07/2023

      #Didier_Fassin : en France, « la #police a gagné la #bataille_idéologique » | Mediapart
      ►https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/070723/didier-fassin-en-france-la-police-gagne-la-bataille-ideologique

      #post_colonialisme

      DidierDidier Fassin est professeur au Collège de France, directeur d’études à l’#EHESS, et enseigne également à l’Institute for Advanced Study de #Princeton.

      Il a publié aux éditions du Seuil La Force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, dans lequel il étudiait des brigades anticriminalité (BAC) dont les insignes exhibaient les barres d’une cité prise dans la lunette de visée d’un fusil, des meutes de loups devant des tours d’habitation, une panthère déchirant de ses griffes un quartier plongé dans l’obscurité ou encore une araignée emprisonnant dans sa toile un ensemble d’immeubles. Il y observait des pratiques relevant souvent d’une logique « #postcoloniale ».

      Pour Mediapart, il revient sur les situations avant – et les mobilisations après – la mort de #George_Floyd aux États-Unis en 2020 et celle de #Nahel M. en 2023.

      Mediapart : Dans La Force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, écrit à partir d’une enquête inédite menée pendant 15 mois, entre 2005 et 2007, avec une BAC de la région parisienne, vous dressiez un constat catastrophique de l’action des BAC dans les banlieues, qui relevait davantage d’un processus de chasse dans une « jungle » que d’une opération de maintien de l’ordre ou de lutte contre la délinquance. On a pu vous dire alors que cette unité n’était pas représentative de la police française : ce qui se passe aujourd’hui vous ferait-il dire qu’elle était plutôt préfigurative de tendances racistes de la police française ? 

      Didier Fassin : Je ne généraliserais pas de la sorte pour ce qui est de tous les policiers. Lorsque mon livre est sorti, on a dit en effet que j’avais dû étudier des unités très atypiques, car j’indiquais la sympathie que les agents avec lesquels je patrouillais manifestaient ouvertement à l’égard de Jean-Marie Le Pen. Six ans plus tard, en 2017, on découvrait que les deux tiers des policiers en activité avaient voté pour sa fille au premier tour de l’élection présidentielle, soit plus de trois fois plus que la population générale.

      Mais plutôt que le racisme individuel, ce qui m’intéresse, et m’inquiète, c’est le racisme institutionnel, qu’il soit celui de la police en général, dont on voit qu’elle ne sanctionne pas les pratiques violentes et discriminatoires de ses agents, ou de certains syndicats en particulier, dont on vient de lire qu’ils considéraient les jeunes des quartiers difficiles comme des « nuisibles » qu’il faut mettre « hors d’état de nuire ».

      Dans cette perspective, je pense que les choses se sont encore aggravées depuis que j’ai conduit mon enquête, et c’est largement la responsabilité des gouvernements successifs qui, d’une part, n’ont pas cessé de céder devant les exigences de l’institution et des syndicats, et, d’autre part, n’ont jamais tenté d’engager de réforme.

      ant1 @ant1 CC BY-NC
    • @ant1
      ant1 @ant1 CC BY-NC 7/07/2023

      Nayra : « Vous leur avez craché dessus et vous leur demandez de se calmer ? »
      Après la mort de Nahel, tué à bout portant par un policier à Nanterre le 27 juin 2023, une partie des quartiers populaires s’embrase. Dans le fracas, des adolescents disent une réalité ancienne de ségrégation et de racisme. #Mediapart donne la parole aux #rappeuses et aux #rappeurs qui se tiennent du côté de ces #révoltes. Épisode 1 : #Nayra, rappeuse de #Saint-Denis.

      ant1 @ant1 CC BY-NC
    • @ant1
      ant1 @ant1 CC BY-NC 7/07/2023
      @davduf

      super interview aussi d’un spécialiste (anthropologue, U. Saint-denis) qui recence les émeutes (dans une liste quasi exhaustive) partout ds le monde depuis 2007.

      #au_poste par l’excellent @davduf

      ▻https://www.auposte.fr/le-soulevement-des-quartiers-ce-quil-dit-et-ce-quon-ne-dit-pas

      pas encore écouté ceux-là par contre :

      ▻https://www.auposte.fr/soulevement-2023-leloge-de-lemeute-avec-jacques-deschamps-philosophe

      ▻https://www.auposte.fr/soulevement-2023-vers-une-secession-des-quartiers-populaires-rencontre-avec-

      ant1 @ant1 CC BY-NC
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 7/07/2023
      @survie

      De la répression coloniale aux violences policières. @survie
      ▻https://survie.org/billets-d-afrique/2021/303-dec-2020-janv-2021/article/de-la-repression-coloniale-aux-violences-policieres

      Au moment où la France est traversée par une série de révoltes à la suite du meurtre de Nahel par la police, et pour alimenter les reflexions sur la colonialité de la police française, nous republions cet article de Florian Bobin, étudiant-chercheur en Histoire africaine, paru en janvier 2021 dans Billets d’Afrique. Il a été publié préalablement en anglais dans Africa is A Country puis dans Jacobin , et en français dans la revue Contretemps. Il retrace l’histoire de la structuration de la #police_française, au service des intérêts esclavagistes, colonialistes puis néocolonialistes. Il montre la continuité de cette histoire avec la culture et les pratiques actuelles des forces de l’ordre en France, notamment vis-à-vis des jeunes Africains et Afro-descendants, mais aussi de celles de ses anciennes colonies africaines.

      Vanderling @vanderling
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 7/07/2023

      Didier Fassin : en France, « la police a gagné la bataille idéologique »

      Pour George Floyd, toute la société s’était mobilisée, il y avait eu des manifestations dans tout le pays. Ça a été un choc majeur. Pour Nahel, seuls les quartiers populaires ont bougé. Le lendemain, on ne parlait plus que de désordres urbains et, le surlendemain, de l’incendie de la maison d’un maire.

      ▻https://justpaste.it/9hjxo

      #police #quartiers_populaires

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
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  • @odilon
    odilon @odilon CC BY-NC-ND 24/01/2022
    3
    @colporteur
    @arno
    @clementb
    3

    « Les enseignants français ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération » en 20 ans, selon un rapport du Sénat
    ▻https://www.franceinter.fr/education/les-enseignants-francais-ont-perdu-entre-15-et-25-de-remuneration-en-20-

    Les chiffres sont nets : « En euros constants, les enseignants français ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années. » Ceux qui se disent régulièrement peu valorisés, en début de carrière notamment, n’ont pas tort d’un point de vue financier. « En 2018, le salaire net en EQTP (En équivalent temps plein) d’un enseignant de l’éducation nationale, incluant le secteur privé sous contrat, était en moyenne de 2 564 euros par mois », précise le rapport. Les auteurs précisent d’ailleurs avoir le choix du salaire EQTP pour dresser leur constat, ce qui permet des comparaisons au niveau international, mais donne des montants plus importants que s’ils avaient utilisé le salaire net moyen , plus précis.

    Les écarts entre les enseignants qui arrivent dans le métier et ceux qui en sortent n’est pas anodin et ce quel que soit le niveau (certification, agrégation). Selon les données du ministère, « un professeur de moins de 30 ans ne gagne ainsi en moyenne que 1 806 euros nets par mois, soit 1,2 fois le salaire minimum de croissance (Smic), contre près de 1 000 euros supplémentaires en fin de carrière ». On note toutefois que des « mesures prises au cours de l’actuel quinquennat », avec par exemple le Grenelle de l’Education (qui a débouché sur une enveloppe de 700 millions d’euros) induit des progrès en la matière, souligne les auteurs du rapport, qui appellent à poursuivre les efforts de soutien et de revalorisation des métiers.

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/01/2022

      #salaire #rémunération #France #salaires #travail #pouvoir_d'achat

      CDB_77 @cdb_77
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 27/01/2022

      https://pbs.twimg.com/media/FKHEQMrXEActAyN?format=jpg&name=medium#.jpeg

      #prolétarisation

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 29/01/2022

      Le salaire d’un·e surveillant·e pénitentiaire débutant·e (1980€ net/mois) est désormais supérieur à celui d’un·e maitre·sse de conférence en début de carrière.
      Niveau d’études respectifs : brevet des collèges / Bac+8.

      ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1487372418574430209

      renaud epstein, @renaud_epstein

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @metroet_
      métroet+ @metroet_ 12/03/2022

      Oui, mais les surveillant·e pénitentiaire sont indispensables à la société macronienne.
      Être indispensable, il n’y a que ça qui paye.

      métroet+ @metroet_
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 14/11/2021

    renaud epstein sur Twitter :

    ""La #race blanche, à laquelle nous appartenons (...) est la plus intelligente et la plus civilisée des trois races" (Manuel de #géographie - Cours élémentaire et moyen, Hatier, 1912)" / Twitter
    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1457272652180201478

    https://pbs.twimg.com/media/FDlFvyLXsAMLMe3?format=jpg&name=large#.jpg

    #éducation

    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 28/06/2021
    2
    @ktche
    @fil
    2
    @karine4 @cede

    Mathilde Cohen, blanchité alimentaire (#French_food_Whiteness)

    Une vidéo dans laquelle Mathilde Cohen, Université du Connecticut (▻https://www.law.uconn.edu/faculty/profiles/mathilde-cohen), explique le concept de blanchité alimentaire appliqué à la cuisine français fait polémique.
    Pour voir la vidéo (que je n’ai pas trouvé sur le site de Sciences Po - mais pas trop cherché non plus) :
    ►https://twitter.com/jeromegodefroy/status/1408443135643074560

    La vidéo est tirée d’un séminaire organisé à l’Université de Nanterre et dans lequel Mathilde Cohen a été invitée :

    Conseil de Laboratoire suivi d’un séminaire sur Law, Food, and Race : The Whiteness of French Food par Mathilde Cohen, professeure à l’Université du Connecticut.

    ▻https://ctad.parisnanterre.fr/reunion-et-seminaire-du-ctad-999209.kjsp

    –---
    L’article de Mathilde Cohen, sur le même sujet :

    The Whiteness of French Food. Law, Race, and Eating Culture in France

    Food is fundamental to French identity. So too is the denial of structural racism and racial identity. Both tenets are central to the nation’s self-definition, making them all the more important to think about together. This article purports to identify and critique a form of #French_food-Whiteness (blanchité alimentaire), that is, the use of food and eating practices to reify and reinforce Whiteness as the dominant racial identity. To do so, it develops four case studies of how law elevates a fiction of homogeneous French/White food as superior and normative at the expense of alternative ways of eating and their eaters—the law of geographical indications, school lunches, citizenship, and cultural heritage.

    ▻https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3819684
    #identité_raciale #racisme_structurel #nationalisme #blanchité #homogénéité #mythe_de_l'homogénéité #cantines #citoyenneté #patrimoine #patrimoine_culinaire #patrimoine_culturel #AOP #IGP

    –—

    Réaction de Renaud Epstein sur twitter :

    https://i.imgur.com/vtIzII4.png

    Que CNews, Valeurs Actuelles et quelques autres déversent leur haine sur une chercheuse du CNRS sans avoir lu ses travaux, c’est assez attendu.
    Que le community manager du ministère @lesoutremer entre en connivence avec ceux qui l’attaquent, c’est assez effrayant.
    #WinterIsComing

    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1409093048370438147

    –—

    Tweet de Jérôme Godefroy qui se dit journaliste :
    ►https://twitter.com/jeromegodefroy/status/1408443135643074560

    #Mathilde_Cohen #blanchité_alimentaire #colonialisme #décolonial #alimentation #recherche #université #science #sciences_sociales #cuisine_française

    ping @karine4 @cede

    CDB_77 @cdb_77
    • @cede
      CéDé @cede CC BY 28/06/2021

      Hyper intéressant Cristina, merci ! Il y a un parallèle aux Pays-bas où les immigrés d’Indonésie étaient controlés s’il mangeaient bien des pommes de terre et pas du riz comme signe de leur intégration.

      CéDé @cede CC BY
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  • @odilon
    odilon @odilon CC BY-NC-ND 26/08/2020
    7
    @vazi
    @grommeleur
    @mondes
    @reka
    @02myseenthis01
    @vanderling
    @ericw
    7

    Quand les HLM se racontaient en cartes postales
    ▻https://www.enlargeyourparis.fr/societe/quand-les-hlm-se-racontaient-en-cartes-postales

    https://storage.googleapis.com/eyp-wordpress/1/2020/03/aulnay-sous-bois-3000-1440x946.jpg

    En 1980, Renaud chantait « Dans mon HLM ». Vingt ans après, #Renaud_Epstein, spécialiste des politiques urbaines et qui enseigne l’urbanisme à Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, se lançait dans une collection de cartes postales représentant les grands ensembles. Des reliques qu’il partage chaque jour sur Twitter depuis 2014 et dont il nous évoque l’histoire.

    L’urbanisme de barres et de tours des ZUP (zones à urbaniser en priorité) n’est clairement plus au goût du jour. En tout cas en France car hors de nos frontières, on assiste plutôt à un retour de hype de l’urbanisme moderne. Cet urbanisme est loin d’être dénué de qualités. Quand on regarde la production immobilière actuelle, notamment celle qui se développe un peu partout dans le Grand Paris, on ne peut qu’être frappé par la pauvreté architecturale de ce qui est train de sortir de terre, et surtout par l’absence de projet urbanistique. On juxtapose des opérations de promotion privée sans cohérence d’ensemble et sans souci des espaces publics. Il en va de même dans le périurbain où s’étalent des nappes infinies de lotissements pavillonnaires à l’obsolescence programmée. Ce qui devrait conduire à relativiser voire réviser notre perception collective très négative des grands ensembles. Car même s’il y a eu dans la période de la construction des ZUP des opérations catastrophiques, dans leur conception comme dans leur réalisation, ce n’est pas la norme. Il y a de nombreux quartiers HLM qui sont bien conçus et qui offrent des logements et des équipements collectifs de qualité pour des millions de ménages qui seraient mal logés si la France n’avait pas construit massivement du logement social dans les années 1960.

    #Un_jour_une_ZUP_une_carte_postale
    et son compte sur l’oiseau bleu
    ►https://twitter.com/renaud_epstein

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @grommeleur
      grommeleur @grommeleur 26/08/2020

      #photographie

      grommeleur @grommeleur
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 27/08/2020

      #cartes_postales #logements_sociaux #France #histoire #géographie_urbaine #HLM

      CDB_77 @cdb_77
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 27/08/2020

      Quelques flashbacks modernistes de la France du fin de siècle dernier...
      ►https://retrogeographie.tumblr.com

      https://64.media.tumblr.com/2386350e9acd191bd18662fc95f9a751/168f424c144fd3b2-d2/s1280x1920/59b3f85077d9dd4edd240515a2786f2a77f68ae1.jpg

      Bron, agglomération de Lyon.

      Vanderling @vanderling
    • @touti
      vide @touti 27/08/2020

      Cf photos de Michel Derouault, autour de 2000

      https://derouault.elastick.net/IMG/jpg/23_juin_99_ref_no_14.jpg

      Cimetière avenue H. Barbusse, Seine Saint Denis
      https://derouault.elastick.net/IMG/jpg/18_avril_00_ref_2_no_4.jpg

      Les jardins ouvriers de Stains et au fond le Clos Saint Lazare.

      vide @touti
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 15/10/2019
    10
    @rezo
    @antonin1
    @gastlag
    @noun
    @marielle
    @biggrizzly
    @7h36
    @fredlm
    @colporteur
    @monolecte
    10
    @karine4 @cede

    La drôle de fiche envoyée par l’#Université_de_Cergy pour détecter la #radicalisation

    Ce lundi 14 octobre, les profs de l’Université de Cergy-Pontoise ont reçu une « fiche de remontée de signaux faibles » de radicalisation et de terrorisme. Le personnel encadrant dénonce le caractère islamophobe de ce mail.

    « Absentéisme récurrent : aux heures de prière/le vendredi », « port d’une djellaba/port de pantalon dont les jambes s’arrêtent à mi-mollets », « port de la barbe sans moustache », « apparition du port du voile », une drôle de fiche a été envoyée aux professeurs de l’université de Cergy-Pontoise, ce lundi 14 octobre. Son objet : « Appel à vigilance ». Communiqué par la Direction Hygiène, Sécurité et Environnement (DHSE) de la fac, le mail porte sur les menaces terroristes qui peuvent peser sur l’institution. Il est accompagné d’une « fiche de remontée de signaux faibles », en vue de la « détection de personnes susceptibles d’être en cours de radicalisation ».

    https://i.imgur.com/s25iVI6.jpg

    Mais cette fiche qui cible la religion musulmane et aux contours flous a ému plusieurs professeurs. « Selon ce document, un acte terroriste ne peut être que le fait de musulmans ! Ce genre de tableau ne peut que faire plaisir aux racistes et renforcer le racisme anti-musulman. Ça crée une ambiance de délation au travail », commente une professeure jointe par StreetPress. « J’ai honte », écrit sur Twitter Clément Carbonnier, actuellement en recherche à l’université de Sherbrooke et issu de la fac de Cergy. Renaud Epstein, maître de conférences à Sciences Po Saint-Germain (relié à l’université de Cergy), tweete : « La liste des “signaux faibles” qui y figure est sidérante. Si je devais l’utiliser pour une auto-analyse, j’aurais de bonnes chances de gagner un voyage gratuit à Guantanamo ». Il ajoute une sélection de ces signaux, qu’il juge « affligeante ».

    https://i.imgur.com/xbnAxhu.png

    ▻https://twitter.com/Carbonnier_Eco/status/1183750945706008576?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    Une réaction au discours de Macron ?

    Cette fiche liste une soixantaine de critères, dont encore : « arrêt de consommations de boissons alcoolisées », « arrêt de consommations de nourritures à base de porc », « consommations récente de produits halals », etc… À chaque critère, il est possible de répondre par oui et par non. Il faut ensuite la faire remonter, avec le nom de l’élève ou du professeur « signalé », à la DHSE de l’université.

    Embêtée, la DHSE botte en touche. « L’intention de l’université est simplement d’alerter et de se dire : “Faites attention à ce qu’il peut y avoir”, sans pour autant stigmatiser les choses. Pas du tout. »

    Cette initiative, propre à l’université de Cergy, fait écho au discours d’Emmanuel Macron prononcé le 8 octobre, pendant l’hommage aux victimes de l’attaque de la préfecture de police de Paris. Le président Emmanuel Macron a demandé aux Français de « faire bloc » contre « l’hydre islamiste ». Il a également appelé à construire une « société de vigilance » contre la radicalisation, y compris dans le milieu scolaire. Un discours relayé par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer qui décomptait récemment une dizaine de signalements de personnels de l’Éducation nationale pour l’année scolaire passée.

    Le prof Renaud Epstein pointe cyniquement l’absurdité de la fiche :

    « Et le top du top, la cerise sur le gâteau, cette “fiche de remontée de signaux faibles” se conclut par une entrée : “Signaux inquiétants liés au comportement d’une personne connue” qui comprend cet item, “#Dissimulation des #signaux_faibles” »

    https://i.imgur.com/Z4cYBxY.png

    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1183760076122836993?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    En interne, par mail envoyé au personnel encadrant, et sur Twitter, la DHSE s’excuse et explique que « la démarche de l’établissement consistait à apporter une assistance aux personnes qui peuvent être touchées par ces phénomènes et en aucun cas à organiser un système d’alerte. Cependant, l’Université regrette vivement d’avoir pu heurter ou choquer certaines personnes au sein de l’université et à l’extérieur par une formulation inappropriée et source d’incompréhension et leur présente ses excuses. En particulier et en conséquence, le document joint au message est retiré ».

    ▻https://www.streetpress.com/sujet/1571073503-drole-fiche-universite-cergy-detecter-la-radicalisation
    #université #France #fiche #islamophobie #délation

    ping @karine4 @cede

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/10/2019

      Le « #rectificatif » de l’université de Cergy est aussi préoccupant que l’appel à délation islamophobe qui l’a précédé. Au fond, ils ne voient pas le problème. C’est dire jusqu’où le racisme a non seulement gangréné les esprits (rien de neuf) mais est devenu totalement décomplexé

      https://i.imgur.com/u9FhWDq.jpg

      ▻https://twitter.com/SamuelHayat/status/1183852317658845184

      CDB_77 @cdb_77
    • @antonin1
      Antonin @antonin1 CC BY-NC-SA 15/10/2019

      Rions un peu...

      Donc un musulman pratiquant sa religion ostensiblement serait signalé
      ET
      Un musulman pratiquant sa religion de la façon la plus discrète possible serait lui aussi signalé pour « Dissimulation des signaux faibles »

      « L’individu se rase visiblement tous les jours. Il semble évident qu’il s’agit là d’une manœuvre grossière dans l’espoir de dissimuler le port d’une barbe islamique »

      Antonin @antonin1 CC BY-NC-SA
    • @arno
      ARNO* @arno ART LIBRE 15/10/2019

      Ce que j’aimerais savoir plus précisément : comment ça a été fabriqué une telle liste ? Parce que ce n’est pas une initiative individuelle, il y a un « workflow » avant que ce soit expédié aux gens.

      Est-ce qu’il y a quelqu’un à la tête de l’université qui donne l’ordre à quelqu’un d’autre de « travailler là-dessus », de « me préparer un truc »… ? Ensuite c’est quelqu’un qui a pondu un truc tout seul, ou bien c’est un groupe de travail ? C’est payé sur les heures de travail habituelles, ou on a dégagé des heures sups pour financer un groupe de réflexion ? Comme ça se passe pour inclure « djellaba », « heures de prière » et cinq considérations sur le rapport aux femmes : c’est un truc qu’on trouve déjà tout fait sur l’interwebz, ou bien des gens ont brainstormé dans un bureau ? Selon quel processus décisionnel ils se sont dit que les « signaux faibles » liés à la non-consommation de saucisson, ce serait un peu too much ?

      Une fois que c’est terminé, cette petite liste de signaux faibles islamophobes, comment c’est validé ? Il y a un comité de prise de décision islamophobe qui se réunit pour valider, ou bien c’est une personne dans un bureau qui se dit : c’est vachement bien, ça, je vais l’expédier à tout le monde ?

      Mais aussi : comment on fait dans une université pour pondre,
      valider, mettre en forme et expédier un document aussi long en aussi peu de temps ? On est tombés sur l’administration la plus efficace du pays, ou bien ce genre de document existe déjà par ailleurs, circule déjà, est disponible sur le Webz, ou bien est discuté discrètement dans les services de l’État ?

      Bref : c’est quoi le processus de création de cette saloperie, et c’est quoi la hiérarchie qui a validé et qui a pris la décision de l’expédier ?

      Et donc : est-ce qu’il va y avoir des conséquences pour qui que ce soit ? Est-ce qu’il va y avoir des sanctions, ou bien est-ce qu’on en est déjà au stade où tout ce processus de fabrication d’un document officiel islamophobe va être simplement considéré comme une « erreur de communication » ?

      ARNO* @arno ART LIBRE
    • @simplicissimus
      Simplicissimus @simplicissimus 15/10/2019

      Ben pourquoi, il y aurait une erreur ? Tout ce matériel est banalisé et déjà relativement ancien (mars 2016 #je_suis_charlie, toussa…) et issu du SG-CIPD devenu SG-CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation) au ministère de l’intérieur. Son dernier bébé (il y a 6 jours) un Kit pédagogique de formation des entreprises à propos de la radicalisation en entreprise.
      ▻https://www.cipdr.gouv.fr/kit-pedagogique-de-formation-des-entreprises-a-propos-de-la-radicalisatio

      Tout cela issu du Guide interministériel de prévention de la radicalisation (mars2016) (p. ex. ici ▻https://static1.1.sqspcdn.com/static/f/1307504/27032789/1463641554463/guide-prevention-radicalisation2016.pdf mais on le trouve un peu partout. Et notamment le tableau de synthèse en annexe, lui aussi pas mal repris. Il n’y a qu’à piocher dedans.

      Tableau de synthèse des indicateurs de basculement
      ▻http://www.seine-maritime.gouv.fr/content/download/21653/159919/file/synthese-indicateurs-basculement.pdf
      qui met en forme le Référentiel des indicateurs de basculement dans la radicalisation issu du guide ci-dessus (ce sont dans les annexes, les pages 105 à 108)

      Simplicissimus @simplicissimus
    • @arno
      ARNO* @arno ART LIBRE 15/10/2019

      Hé hé Simplicissimus, merci ! C’est exactement où je voulais en venir. Maintenant faudrait prévenir les indignés de Twitter que ce n’est pas une erreur de communication, mais bien une politique officielle.

      ARNO* @arno ART LIBRE
    • @marielle
      marielle 🚩🌸🚩 @marielle 15/10/2019

      ➡️Zemmour a grand-remplacé tous les éditorialistes
      ➡️Blanquer voit des voiles partout et supprime les budgets
      ➡️Questionnaire délation à Cergy
      ➡️Conseil de discipline pour les déviants LREM
      ➡️Société de vigilance

      Bon, on va simplifier et gagner du temps pour 2022, hein !
      Alexis Poulin

      https://pbs.twimg.com/media/EG6Wcw1WkAA9B-h.jpg

      ▻https://twitter.com/Poulin2012/status/1184049226751401984

      marielle 🚩🌸🚩 @marielle
    • @fredlm
      fred1m @fredlm PUBLIC DOMAIN 15/10/2019

      Signaler et détecter - Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation
      ▻https://www.cipdr.gouv.fr/prevenir-la-radicalisation/reperer

      https://www.cipdr.gouv.fr/wp-content/uploads/2019/04/INFO-DISPOSITIF-NATIONAL-360x218.jpeg

      La définition de la radicalisation du sociologue Fahrad Kosrokhavar correspond à cet angle : « processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d’action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social ou religieux qui conteste l’ordre établi sur le plan politique, social ou culturel. »

      La définition me semble large.

      #ordre_établi

      fred1m @fredlm PUBLIC DOMAIN
    • @george
      George @george ART LIBRE 15/10/2019

      Je ne crois pas que lien soit référencé ici, je crois que c’est le site officiel qui gère tout ça :

      La radicalisation | Stop-Djihadisme
      ▻http://www.stop-djihadisme.gouv.fr/radicalisation

      La radicalisation djihadiste est portée par la volonté de remplacer la démocratie par une théocratie basée sur la loi islamique en ayant recours à la violence et aux armes.

      George @george ART LIBRE
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 14/10/2019

    renaud epstein sur Twitter : "Je viens de recevoir une « Fiche de remontée de signaux faible » dont je tairais, par mansuétude, l’origine. La liste des « signaux faibles » qui y figure est sidérante. Si je devais l’utiliser pour une auto-analyse, j’aurais de bonnes chances de gagner un voyage gratuit à Guantanamo" / Twitter
    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1183738116361850881

    #air_du_temps #France #islamophobie #racisme_institutionnalisé

    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @kassem
      Kassem @kassem CC BY-NC-SA 14/10/2019

      Clément Carbonnier sur Twitter : « UniversiteCergy ... 2/2
      apparition du port d’un voile
      arrêt de consommation de boissons alcoolisées
      arrêt soudain de consommation de nourriture à base de porc consommation récente de produits hallal
      arrêt de faire la fête
      intérêt soudain pour l’actualité nationale et internationale

      j’ai honte ! » /

      Twitter
      ▻https://mobile.twitter.com/carbonnier_eco/status/1183751145304592385

      Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 27/09/2019
    4
    @line_d_
    @ktche
    @vanderling
    @ericw
    4
    @reka @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @isskein

    Dans un #éco-quartier calme et vivant...

    https://i.imgur.com/EytLYfh.jpg

    #Lubrizol #Rouen #incendie #feu

    #photographie #Marie_Hélène_Labat #fumée_noire #écoquartier #Seveso #France #ressources_pédagogiques

    source : ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/1177264565161267216

    ping @reka @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @isskein

    CDB_77 @cdb_77
    • @fil
      Fil @fil 27/09/2019

      avec une vue d’en haut

      https://pbs.twimg.com/media/EFdo-HjWsAAInu6?format=jpg&name=large#.jpg

      Fil @fil
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  • @reka
    Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 29/06/2019

    Renaud Epstein & station urbaner kulturen

    (Feben Amara, Jochen Becker, Christian Hanussek, Eva Hertzsch, Adam Page) with Oliver Pohlisch and Birgit Schlieps

    One day, one ZUP, one postcard (2014-…), 2018

    https://dl.dropbox.com/s/kbrt94ul89pf031/IMG_8366-1.jpg?dl=0 https://dl.dropbox.com/s/6hiy70q8dcinrto/Berlin%20Hellersdorf.jpeg?dl=0

    Wallpaper / Display cabinet
    Collection station urbaner kulturen, Berlin-Hellersdorf

    The sociologist Renaud Epstein’s project has first and foremost been an online format since its initiation in 2014: he posts a new postcard of large housing estates (Zones à Urbaniser par Priorité / ZUP) on his Twitter account every day. From a time when France dreamed of being modern and urban and believed in its architectural utopias, the ZUP postcards evoke at best a golden era, at worst a contemporary delusion.

    ▻https://www.dropbox.com/s/vte4ejv9wsumzyh/ARLES%202019-PRESS%20KIT-kl.pdf?dl=0

    The Berlin collective station urbaner kulturen, based in the last big housing estate built in the GDR, has extracted sections from Epstein’s Twitter timeline in order to materialize the interaction between internet users and images. Their project «Going out of Circles / Kreise ziehen» presents a wider series of exhibitions that aims to create connections between the housing estates on the periphery of urban and economic centers, around Berlin and beyond.

    A display case with original postcards next to the Twitter wallpaper emphasises the different readings of formats of communication.

    Postcards – News from a Dream World
    Musée départemental Arles Antique

    1 July - 25 August / 10 - 18

    Exhibition curators: Magali Nachtergael and Anne Reverseau

    Eric Baudart & Thu-Van Tran (1972 et 1979), Fredi Casco (1967), Moyra Davey (1958), documentation céline duval (1974), Renaud Epstein & station urbane kulturen (1971 et créé en 2014), Jean Geiser (1848-1923), Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (1969), Roc Herms (1978), Susan Hiller (1940-2019), John Hinde (1916-1997), Katia Kameli (1973), Aglaia Konrad (1960), Valérie Mréjen (1969), Martin Parr (1952), Mathieu Pernot (1970), Brenda Lou Schaub (1993), Stephen Shore (1947), John Stezaker (1948), Oriol Vilanova (1980), William Wegman (1943)

    The postcard is the ultimate circulating picture, constantly subject to a sense of déjà-vu. Throughout the twentieth century, it went hand in hand with the bottling of the visible world, the rise of image globalization and mass tourism. Collectors, hoarders, retouchers and iconographers seize existing pictures to give them a new meaning, clarify their status or context.

    By comparing this artistic vision with the making of postcards, this exhibition questions what they show and tell of the world, like a visual anthropology. What did they convey throughout the twentieth century, during their hour of glory? What vision of the world did they plant in the minds of their recipients, who got them from relatives and friends?

    Both a symbol of our private and collective imagination, the postcard represents an illusion, always close to hand. It shows us a dream world in which can project ourselves, as in a desirable fiction story.

    www.rencontres-arles.com/en/expositions/view/779/cartes-postales

    ▻https://archiv.ngbk.de/projekte/station-urbaner-kulturen-hellersdorf-seit-2014
    ▻https://www.ngbk.de/en/program/initiative-urbane-kulturen

    #renaud_epstein #cartes_postales

    • #Berlin
    • #Hellersdorf
    Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @klaus
      klaus++ @klaus 29/06/2019

      ►https://twitter.com/renaud_epstein
      #Berlin #Hellersdorf #DDR #Platte

      klaus++ @klaus
    • @klaus
      klaus++ @klaus 29/06/2019
      @reka

      Elle est trop belle cette collection. #merci @reka !

      Presles (Épinay-sur-Seine)

      https://pbs.twimg.com/media/D9pe_IdWsAIUb4z.jpg

      Rives du Cher (Tours)

      https://pbs.twimg.com/media/D9Us2EqWwAAhO0A.jpg:large

      Parc (Nanterre)

      https://pbs.twimg.com/media/D8W5ORDXkAAq8Sz.jpg:large

      klaus++ @klaus
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  • @fil
    Fil @fil 27/10/2017
    8
    @archiloque
    @biggrizzly
    @mad_meg
    @sombre
    @marielle
    @7h36
    @soseen
    @neroli
    8

    Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite « inclusive » | Académie française
    ▻http://academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive

    https://pbs.twimg.com/media/DNGi2UuW4AAblEL.jpg:large

    ▻https://twitter.com/_nb/status/923698480165535744

    #académie_française #unanimité

    Fil @fil
    • @whilelm
      WhilelM @whilelm CC BY 27/10/2017

      Ouah, la langue française est en péril mortel ! Quand même !

      WhilelM @whilelm CC BY
    • @odilon
      odilon @odilon CC BY-NC-ND 27/10/2017

      #vieux_schnocks_réacs

      odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @chankalan
      chan @chankalan PUBLIC DOMAIN 27/10/2017

      ►http://www.ecriture-inclusive.fr

      chan @chankalan PUBLIC DOMAIN
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 27/10/2017

      renaud epstein‏ @renaud_epstein sur twitter

      Académiciens partant en guerre contre l’écriture inclusive ↴

      ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/923631544304095233

      https://dl.dropbox.com/s/xwpvv05d2r99a70/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202017-10-27%20%C3%A0%2008.39.07.png?dl=0

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 27/10/2017

      Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ?

      En ce qui concerne le français et son orthographe absconse, son apprentissage nécessite déjà la mémorisation de nombreuses formes « secondes et altérées ». Les crispations franco-centrées de l’Académie n’empêcheront pas le développement de cette forme écrite.
      Suggestion de l’ex-pédago : en profiter lors de la découverte de la règle grammaticale de la prévalence du masculin sur le féminin pour introduire cette possibilité d’écriture qui met bien en valeur la flexion des termes soumis aux accords grammaticaux en genre et en nombre.
      Courage les enseignant·e·s !

      #écriture_inclusive

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @nicolasm
      Nicolas🌱 @nicolasm CC BY-SA 28/10/2017

      « on voit mal quel est l’objectif poursuivi ». Bon en fait ils ont pas compris

      Nicolas🌱 @nicolasm CC BY-SA
    • @fil
      Fil @fil 29/10/2017

      Pour ma part je viens de bloquer Dumouch (que Lénine qualifierait d’agent provocateur).

      Fil @fil
    • @james
      James @james PUBLIC DOMAIN 29/10/2017

      ▻http://twitter.com/Klaire/status/923991347236954112

      Pain au chocolat•ine.

      James @james PUBLIC DOMAIN
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 29/10/2017

      Donc mon précédent message n’ayant plus lieu d’être je l’efface. Monsieur Dumouch aura peut-être la chance de bénéficier ici du droit à l’oubli plus facilement que sur les moteurs de recherche où on peut trouver ses nombreux « états de service ».

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @neroli
      Néroli @neroli CC BY-SA 29/10/2017

      Une prise de position inverse aurait été étonnante, venant d’une assemblée qui compte 30 hommes pour 4 femmes. Et à fortiori venant d’une assemblée qui se veut l’unique gardienne de la langue ; qui refuse de reconnaître qu’une langue est vivante et se construit aussi hors des murs de l’Institut de France, chez et par les francophones.

      J’aime la langue française, je prône l’écriture inclusive, et j’emmerde les académicien.ne.s.

      #ethno_centrisme #sexisme #réaction #conservatisme

      Néroli @neroli CC BY-SA
    • @neroli
      Néroli @neroli CC BY-SA 29/10/2017

      ►https://www.revue-ballast.fr/maria-candea-langage-politique

      Néroli @neroli CC BY-SA
    • @whilelm
      WhilelM @whilelm CC BY 29/10/2017

      Mentionnée et discutée ici ▻https://seenthis.net/messages/628842

      WhilelM @whilelm CC BY
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 2/11/2017

      L’écriture inclusive peut-elle asseoir l’égalité homme-femme en adaptant la grammaire ?

      L’écriture inclusive, qui consiste à « rendre visible » le féminin des noms, ne fait pas l’unanimité. Débat entre Suzette Sandoz, professeure de droit et membre du PLR Suisse, et Pascal Gygax, directeur du groupe de psycholinguistique et psychologie sociale de l’Université de Fribourg.

      ▻https://avisdexperts.ch/videos/view/7562?platform=hootsuite
      #visibilité

      CDB_77 @cdb_77
    • @neroli
      Néroli @neroli CC BY-SA 6/11/2017

      ▻http://ateliercoloriage.pichenettes.org/2017/11/04/784

      Néroli @neroli CC BY-SA
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 6/11/2017
      @neroli

      très drôle cet atelier de coloriage @neroli

      Vanderling @vanderling
    • @mad_meg
      mad meg @mad_meg CC BY 11/11/2017

      Sur le figaro les mesures répressives sont envisagées.

      sondage du jour :

      Faut-il sanctionner les professeur·e·s qui enseignent l’écriture inclusive ?
      19504 votant·e·s

      93% Oui

      7% Non

      et les titres suivants :
      Ce que risquent les profs qui enseignent l’écriture inclusive
      Natacha Polony : « Grammaire, nom féminin et mal en point »
      L’appel des anti-écriture inclusive à Jean- Michel Blanquer (ministre education proche des fachos catho de sens commun)

      mad meg @mad_meg CC BY
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 11/11/2017

      De tels discours idéologiques, s’agissant du français comme d’autres langues dominantes, s’interprètent comme constitutifs de la reproduction des élites : il s’agit en définitive de défendre le monopole sur la norme standard exercé par des classes dirigeantes majoritairement masculines, pour mieux légitimer leur accès exclusif au pouvoir.

      lu ici : ▻https://theconversation.com/lecriture-inclusive-un-peril-mortel-vraiment-86522

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 11/11/2017

      ▻https://seenthis.net/messages/643864

      Vanderling @vanderling
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  • @unagi
    unagi @unagi CC BY-NC 13/09/2017

    Quartiers populaires

    Après les coupes dans les budgets politique de la ville & emplois aidés, la réforme de la politique du logement...
    renaud epstein‏
    @renaud_epstein
    ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/907968295088861185

    unagi @unagi CC BY-NC
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  • @nidal
    Nidal @nidal CC BY 24/04/2017
    16
    @sombre
    @reka
    @fil
    @monolecte
    @visionscarto
    @rastapopoulos
    @simplicissimus
    @7h36
    @philippe_de_jonckheere
    @fredlm
    @iceman
    @gblin
    @tintin
    @nhoizey
    @touti
    @apichat
    16

    Seenthis, toi qui t’y connais en cartographie… le NY Times vient de faire un article de carto sur l’élection, avec en vedette une grande carte de France prétendant prétendant figurer « où chaque candidat a dominé dans le pays » (et évidemment ça commence à buzzer) :
    ▻https://www.nytimes.com/interactive/2017/04/23/world/europe/french-election-results-maps.html

    Il me semblait que ce n’était généralement pas une bonne idée de faire ce genre de cartes qui représente à égalité des régions avec moins de 5 habitants au km2 et des villes avec plus de 15.000 habitants au km2. Peux-tu me dire si c’est une bonne idée ici, ou pas ?

    https://static01.nyt.com/newsgraphics/2017/04/19/french-presidential-elections/15b8d64f0e7fbcdc39047ece0e3d5755e747a59b/big-map-945.png

    Par ailleurs, est-ce que c’est vraiment intéressant de faire une carte qui agrège 4 candidats géographiquement en n’en représentant qu’un seul pour chaque endroit, sans qu’on sache l’« intensité » de son score ?

    Et enfin, si le titre de l’article prétend représenter « comment l’élection a divisé la France », n’y a-t-il pas des représentations plus parlantes pour représenter cette éventuelle division qu’une grande carte de France ?

    • #Paris
    • #France
    Nidal @nidal CC BY
    • @rumor
      Rumor @rumor CC BY-NC-SA 24/04/2017

      Bonjour
      cela n’est pas inintéressant de faire ce genre d’exercice mais la question est celle du périmètre retenu. Il vaut mieux éviter de mélanger des communes de taille et de population trop différente.
      Un des pbs de la carte du NYT soit dit en passant c’est d’avoir désolidarisé la légende
      En 2012, des géographes avait fait un exercice similaire sur le candidat arrivé en tête, pour une carte assez proche, mais prenant les cantons plutôt que les communes comme maille de base, l’idée étant de montrer les sensibilités électorales géographiques avec l’idée que l’originalité c’est justement qu’elles reflètent des tendances spécifiques pour être isolées, s’opposant par exemple au discours opposant les villes centres aux « périphéries » : un dualisme simplificateur.

      http://cybergeo.revues.org/docannexe/image/25363/img-15.jpg

      L’inconvénient évident, de ce type de carte c’est de sous représenter visuellement les villes et zones de hautes densités : on a l’impression que la France Le Pen est géographiquement dominante, parce que les zones urbaines sont de périmètres restreints. D’où la tentation chez certains auteurs de programmes des cartogrammes représentant les lieux non pas en fonction des surfaces, mais de la population : par ex. sur cette carte du premier tour de 2012.
      https://www.les-crises.fr/images/3100-democratie/3130-presidentielles-2012/cartogramme-lepen.jpg

      Jacques Lévy ou Hervé Le Bras vont très probablement publier une carte similaire dès demain matin...

      Rumor @rumor CC BY-NC-SA
    • @rumor
      Rumor @rumor CC BY-NC-SA 24/04/2017

      en regardant plus attentivement la carte et en lisant l’article géographie électorale du Monde ce matin, ▻http://abonnes.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/24/la-france-traversee-par-une-double-fracture_5116290_4854003.html notons que si les villes sont effectivement caractérisées par la faiblesse du vote Le Pen (argument de l’article), en revanche le ras de marée Macron est à relativiser : Marseille, Toulouse et Grenoble au moins ont mis Mélenchon en tête. Mélenchon est souvent deuxième. On retrouve aussi une belle banlieue rouge en arc de cercle du nord au sud de Paris en passant par l’est. Une vision plus complexe des villes est nécessaire.

      Rumor @rumor CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 24/04/2017

      Des cartes en veux-tu en voilà avec les défauts mentionnés plus haut : mêmes causes, mêmes effets ; en prenant les communes comme « élément d’échantillon », on arrive à nous faire croire que la France est devenue « bleu-marine ». Ce qui est navrant, ce qu’on ne représente pas les pourcentages d’abstention ou vote blancs/nuls comme si c’était une maladie honteuse de notre « démocratie » ...

      Voilà une des cartes en question (En .gif animé s’il vous plaît) qui risque de donner lieu à une sur-interprétation de la part de quelques éditocrates en mal de sensations fortes.

      ►http://www.francetvinfo.fr/politique/marine-le-pen/avant-apres-presidentielle-regardez-l-evolution-du-vote-par-communes-en

      Sinon, c’est une bonne idée de « pondérer » la représentation cartographique en fonction de la population.

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 24/04/2017
      @fil

      À la bourre ce matin à Dakar mais je veux revenir longuement sur cette question. @fil a aussi beaucup de choses à apporter ici. Moi, plus tard.

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @simplicissimus
      Simplicissimus @simplicissimus 25/04/2017
      @reka

      En attendant @reka (coucou !)

      la version du Télégramme qui présente 4 couples (2012 ; 2017) de cartes fondées sur le même principe : le candidat arrivé en tête dans la commune (au détail près que le 4ème est B. Hamon (en tête nulle part…) et non pas E. Macron
      ▻http://www.letelegramme.fr/dataspot/presidentielle-2012-2017-quatre-cartes-qui-resument-tout-24-04-2017-114
      (nb mensuel d’articles consultés limité à 5, mais pas trop difficile à contourner…)
      Je mets 2 des 4

      Le Pen

      http://www.letelegramme.fr/static/ftp/dossier/data/carteComparoPres/FrontNational.jpg

      Fillon

      http://www.letelegramme.fr/static/ftp/dossier/data/carteComparoPres/Republicains.jpg

      Simplicissimus @simplicissimus
    • @rumor
      Rumor @rumor CC BY-NC-SA 25/04/2017

      Je trouve que cette carte en anamorphorphose à à l’échelle communale est assez intéressante

      https://pbs.twimg.com/media/C-Mg1YlWAAAuQOE.jpg

      Elle permet d’aller au delà de l’explication à la Jacques Lévy sur l’idée que le degré d’urbanité est la variable ultime (opposition centre-ville/périurbain et rural) : on voit bien ici les fortes différenciations au sein de l’urbain (Paris ouest/centre/banlieues nord-est et sud), en plus de logiques régionales (les grandes villes du sud où Mélenchon arrive entête, y compris Marseille) .
      Thierry Joliveau (▻https://twitter.com/mondegeonumeric) explique toutefois que les écarts étant tellement faibles (quelques %) ces préférences locales sont un peu trop clivantes et ne laissent pas transparaître la diversité interne de chaque unité. Il suggère l’utilisation de quatre cartes en anamorphose, une pour chaque candidat, en %. Moins synthétique mais plus juste : à voir.
      #élections #présidentielles

      Rumor @rumor CC BY-NC-SA
    • @rumor
      Rumor @rumor CC BY-NC-SA 25/04/2017

      voir aussi sur le cas de Paris d’intéressantes cartes qui montrent que les électorats Mélenchon et Hamon se superposent assez nettement. De là à dire que ce sont les mêmes profils, il y a qd même un grand pas...

      https://pbs.twimg.com/media/C-L6WbOWAAEkpNY.jpg

      Baptiste Coulmont via Thierry Joliveau

      Rumor @rumor CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 25/04/2017

      Via Renaud Epstein sur twitter

      ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/856858399027470336

      https://pbs.twimg.com/media/C-QrWkwXgAErvQD.jpg:large

      Source : Alexandre Léchenet pour Slate apparemment

      –—

      et JC FIchet aussi sur twitter

      ►http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/25/pourquoi-la-simple-carte-n-est-pas-toujours-la-meilleure-forme-pour-racon

      http://md1.libe.com/photo/1016103-lib-2017-04-24-cartogramme-departements-exprimes-tete-1.png?modified_at=1493052077&width=960

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 25/04/2017

      Sur le site de la NRK en Norvège, ils ont osé faire une carte avec Macron représenté comme un dangereux communiste ! :)

      https://gfx.nrk.no/6D7A9ReUAoH33i7pwbZSDwBwtRVGIpcdNyyqJb-6UOrA.jpg

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @mad_meg
      mad meg @mad_meg CC BY 25/04/2017

      Elle a un aspect complètement vérolée cette France anamorphique. Les croûtes violacées à coté de bubons jaunes veinés de rouge et bleu donnent un effet parfaitement affreux.

      https://pbs.twimg.com/media/C-QrWkwXgAErvQD.jpg:large

      #peste

      mad meg @mad_meg CC BY
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 26/04/2017

      #cancer

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 26/04/2017

      Je nourris le fil

      Qui a voté quoi ?

      ▻https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/qui-vote-quoi

      https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/04/a9cef697-c587-48bb-9368-9e40e2580c59/600x337_001_nt71q_preview.jpg

      Les infographistes de la presse écrite se sont-ils réunis en secret autour d’un même nuancier ? Ont-ils choisi ensemble les codes couleurs qu’ils allaient attribuer aux candidats à la présidentielle ?

      A examiner les cartes des résultats du premier tour publiés depuis hier, on est tenté de répondre par l’affirmative.

      Sans surprise, Mélenchon est en rouge, Fillon en bleu. Hamon en rose pâle. Macron : un mélange des trois précédentes couleurs a bien été tenté mais ça n’était pas concluant : alors va pour le orange ! Il n’y a guère que Le Pen qui semble avoir divisé : plutôt mauve foncé pour les uns, plutôt brun pour les autres.

      A part ça, que nous racontent ces cartes ?

      Que la France est coupée en deux, voire en trois ou en quatre, selon l’endroit où l’on situe le point de fracture. L’Est d’un côté, l’Ouest de l’autre ; la France des villes face à la France des champs ; celle qui a les moyens face à celle qui ne les a pas.

      On ploie depuis dimanche soir sous les statistiques et les informations. Il était donc temps, avec un peu de recul, de refaire un point.

      ‘’Qui a voté quoi ?’’

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 26/04/2017

      ▻http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/carte-presidentielle-la-defaite-historique-du-ps-et-de-benoit-hamon-res

      ▻http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/carte-2002-2007-2012-2017-comment-la-france-est-devenue-bleu-marine-en-

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 27/04/2017

      géographie électorale - Métropolitiques
      ▻http://www.metropolitiques.eu/+-geographie-electorale-+.html

      géographie électorale

      Les votes à droite en périurbain : « frustrations sociales » des ménages modestes ou recompositions des classes populaires ?
      30 avril 2012, par Violaine Girard
      Vote et géographie des inégalités sociales : Paris et sa petite couronne
      16 avril 2012, par Jean Rivière
      La carte et le sondage
      11 avril 2012, par Joël Gombin & Jean Rivière
      Les petits pavillonnaires : perdus pour la gauche ?
      21 mars 2012, par Marie Cartier & Isabelle Coutant & Olivier Masclet & Yasmine Siblot
      De la mobilisation au désenchantement militant : l’UMP dans le Nord de 2004 à 2008
      26 mars 2012, par Anne-Sophie Petitfils
      Accession à la propriété et trajectoires migratoires : les conditions d’un vote à gauche en lotissement périurbain
      16 mai 2012, par Anne Lambert
      Le FN en campagne. Les ressorts sociaux des votes frontistes en milieu rural
      9 mai 2012, par Sébastien Vignon
      Le PCF entre ancrage local et déclin national : le cas d’Échirolles
      18 avril 2012, par Jessica Sainty
      Le syndicalisme ouvrier en monde rural
      7 octobre 2016, par Xavier Vigna
      Les municipales à Paris en 2008. Une approche contextualisée du processus électoral
      6 avril 2012, par Lucie Bargel

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 28/04/2017

      #élections_présidentielles

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
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  • @gonzo
    gonzo @gonzo CC BY-NC 27/09/2015
    3
    @sinehebdo
    @kassem
    @biggrizzly
    3

    20150926_IRC846.png (PNG Image, 580 × 852 pixels) - Scaled (68%)

    http://1.bp.blogspot.com/-lK5E3JjWs4E/VgXsah7B9MI/AAAAAAAAGCw/n0RlDALpbKw/s1600/20150926_IRC846.png

    Trouvé sur Angry Arab. Bon, probablement pas beaucoup de valeur statistique mais une petite surprise si on se tourne du côté des préférences de recherche. La « spécialité » française, c’est la « beurette » ! Voilà qui en dit très très long sur les phantasmes du mâle hexagonal... (Cf. les commentaires, mérités ou non on s’en fout, sur Rachida Dati et autres Vallaud-Belkacem...)

    #france #pornographie #phantasmes

    gonzo @gonzo CC BY-NC
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 27/09/2015

      C’est un hasard ou tu avais vu ça ?

      ▻http://seenthis.net/messages/412426

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @gonzo
      gonzo @gonzo CC BY-NC 27/09/2015

      Hasard total, au fil de la lecture d’Angry Arab !

      gonzo @gonzo CC BY-NC
    • @rumor
      Rumor @rumor CC BY-NC-SA 27/09/2015

      ça a circulé sur twitter aussi :
      Renaud Epstein se moque

      Le nœud du problème français #Zemmour #Finkie #Fourest

      ▻https://twitter.com/renaud_epstein/status/647665706302091264

      Rumor @rumor CC BY-NC-SA
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 27/09/2015

      Je comprends la remarque sur twitter de Alix Cazenave (que je ne connais pas) et je m’étais posé la même question : que veut dire, tout en bas, « Excluding nationality-related terms », et si ça veut dire toute recherche liée à l’origine, alors beurette aurait du en être exclu (et je serais curieux de savoir quels seraient les termes racistes invoqués dans les autres pays du coup...).

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 28/09/2015

      Confirmation avec la source plus précise ici :
      ▻http://www.brobible.com/life/article/most-popular-search-terms-2014

      En fait chaque pays semble d’abord chercher ses propres citoyen.ne.s ! Dans ce cas, comment ré-interpréter la recherche de beurette par les français ?!

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 29/09/2015

      Une analyse :

      Sites pornos : les « Beurettes », un fantasme bien français
      Claire Richard, Rue89, le 28 septembre 2015
      ►http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2015/09/28/sites-pornos-les-beurettes-fantasme-bien-francais-261415

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @biggrizzly
      BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA 29/09/2015

      Je viens de faire le test de recherche sur un de ces sites, et pas de « beurette » à l’horizon... Le mot est bien présent en guise de mot clé, mais les femmes dans les vidéos titrées « beurette » sont de type caucasien (comme on dit).

      BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA
    • @mad_meg
      mad meg @mad_meg CC BY 29/09/2015

      #beurette

      mad meg @mad_meg CC BY
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 29/09/2015

      Pas encore lu, mais apparemment ça avait déjà été traité par des sociologues (cités dans l’article de Rue89) :

      Voiler les beurettes pour les dévoiler : Les doubles jeux d’un fantasme pornographique blanc
      Éric Fassin & Mathieu Trachman, Modern & Contemporary France, 21:199-217 (2013)
      ►http://dx.doi.org/10.1080/09639489.2013.776736

      Et détecté dès 2007 (cité dans Rue89 aussi) :

      Toutes des salopes ?
      Fatima AIT BOUNOUA, Libération, le 20 février 2007
      ►http://www.liberation.fr/tribune/2007/02/20/toutes-des-salopes_85386

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
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