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  • On Pretending
    https://www.mydylarama.org.uk/On-Pretending

    ’How do I act so well?’ asks Sir Ian. Andy says nothing. ’What I do is I pretend to be the person I am portraying in the film or play’ he insists, answering himself, a picture of sincerity. ’You’re confused…’ You might recognise this exchange from that scene in Extras, the best one. Ricky Gervais’ character is being given a rundown on #acting by his new teacher, portrayed in a career-best #performance by Sir Ian McKellen, here pretending to be Sir Ian McKellen. It’s straight up hilarious, and (...) #Screen_Extra

    / acting, performance

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  • Carnaval Mix Party
    https://www.nova-cinema.org/prog/2020/176/carnaval-totaal/article/carnaval-mix-party

    Une petite soirée dansante en prélude au prochain Carnaval Sauvage de Bruxelles qui se tiendra exceptionnellement le 21 mars, soit le lendemain de l’équinoxe, - et non l’habituel samedi précédent l’équinoxe de mars comme annoncé dans le programme papier - , au départ vers 15h de la Place du Jeu de Balle. Avec DJ T42 aux platines et sa collection de rythmes carnavalesques, suivi d’un set par un proche de la Compilothèque !

    vendredi 17 janvier 2020 à 23h

    #DJ_set

    http://www.facebook.com/CarnavalDuCanal

  • Une carte du centre-ville de Beyrouth approprié par les #manifestants par Antoine Attallah
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    A map I did, describing Beirut’s central district in the first days of the October Revolution, after it was occupied, appropriated and reorganized by protesters and the general public. Describing how it became Al-Balad again.

    In a unique and amazing moment, the first since the end of the civil war and the Solidere take-over that followed, the Central District became again a place built by the people, for the people. Open to all, an inclusive space welcoming to all segments of society and especially to the middle class, the underprivileged and the disenfranchised. A space for debate, for discussion, for the meeting of people from all walks of life and all communities, from which political culture, common discourse and a shared identity can arise.

    In an area that was turned into a smoothed and bright, but shallow and empty showcase for the political and financial elite, excluding the vast majority of the Lebanese people, that same people took over and drew out a new urban plan. They experimented their right to the city. And did beautifully, organically. Cities hate voids and in this new state of permissiveness, the voids of the central district were filled with all components of a normal city: commercial spaces, spaces of debate and politics, spaces of music and festivities, spaces of logistics and amenities, spaces of gatherings, of promenade, of rest, of madness and joy.


    #cartographie #Beyrouth #centre-ville

    • Carte très intéressante mais il faut souligner que le réinvestissement de l’espace public central mis ici en valeur a pour contrepoint d’une part la fermture complète de l’espace de la rue Maarad et de la place de l’Horloge devant le Parlement, qui était devenu de la fin des années 1990 à 2005 un espace de loisirs et de consommation, plutôt chic mais aussi un espace de promenade. D’autre part, le reste du centre-ville, du Serail (visible sur cette image) et des nouveaux Souks construits sur les anciens souks ottomans (centre commercial huppé au nord de ce plan) jusqu’à la limite ouest du centre-ville s’étend une zone complètement barricadée et contrôlée par divers services de sécurité, où se mélangent des ministères, des lieux de consommation très chics et des immeubles résidentiels de très haut standing, gardés, pour une bonne part vides (au moins une partie de l’année). J’ai encore traversé cette zone d’une tristesse absolue la semaine dernière. Cela souligne les limites de la réappropriation du centre-ville. Et on pourrait étendre la remarque à la zone du remblai.

  • Dire que je n’en avais jamais parlé ici ?!

    ELO#182 - Kalmunity Vibe Collective
    Dror, Entre Les Oreilles, le 15 octobre 2014
    https://entrelesoreilles.blogspot.com/2014/10/elo182-kalmunity-vibe-collective.html

    Conseil aux touristes de passage à Montréal (Québec, Canada) : le monument à ne pas rater, bien avant le Stade Olympique, le Jardin Botanique ou le Musée des Beaux Arts, c’est le Kalmunity.

    Le collectif Kalmunity est à géométrie variable selon la disponibilité des uns et des autres. En comptant les invités de passage, près de 100 musiciens sont passés par cette université montréalaise de la musique, dont le seul membre permanent est Jahsun, le batteur et fondateur depuis 2003. Certains y firent leurs débuts, mais d’autres l’ont rejoint avec des pedigrees impressionnant, comme le bassiste Mark Haynes qui a déjà joué avec Janet Jackson, Gladys Knight ou Patti Labelle...

    Le principe de leurs concerts est simple : 100% improvisation ! Un musicien lance un motif mélodique ou rythmique, et les autres s’adaptent. Les cuivres, par exemple, se soufflent des idées à l’oreille avant de se lancer. Neuf fois sur dix, c’est génial. Dix fois sur dix, c’est magique !

    En ce moment, toutes les semaines, vous avez le choix entre le Kalmunity Vibe Collective (KVC), les mardis soirs au Petit Campus (57 Prince Arthur Est), ou le Kalmunity Jazz Collective, les dimanches soirs au Résonance Café (5175 av. du Parc). Si vous devenez tellement accros que vous voulez les imiter, ils organisent également des ateliers d’improvisations ouverts aux artistes débutants ou confirmés, à peu près toutes les deux semaines.

    Le mardi, une demi douzaine de chanteurs/rappeurs/slammeurs s’assoient au premier rang et écoutent la musique groovy aux influences multiples délivrée par le groupe (funk, soul, R and B, jazz ou rap, mais aussi reggae, dub ou rythmes africains). Ils se joignent aux improvisations selon leur inspiration, seuls ou à plusieurs (bien sûr les textes sont écrits, mais la façon de les chanter ou de les déclamer est improvisée). La poésie est à l’honneur, mais les paroles engagées sont encouragées également, qu’elles soient en français, en anglais ou dans toute autre langue disponible.

    Parmi les chanteuses régulières, on croise parfois Malika Tirolien, le secret le mieux gardé de Montréal... Née en Guadeloupe (elle est la petite fille de Léon Gontran Damas, guyanais et cofondateur avec Senghor et Césaire du mouvement de la négritude !), elle vit à Montréal et tente également une carrière solo. Vous entendrez probablement bientôt parler d’elle.

    Le dimanche, il y a moins de chanteurs et la musique lorgne plus vers le jazz, ce qui permet néanmoins de mettre Malika encore plus en valeur quand elle est là. Un peu à la manière des américains des Snarky Puppy, avec lesquels Malika Tirolien a également chanté, il est impensable que le KVC ne devienne pas plus célèbre... s’ils le désirent.

    Mais peut-être ne courent-ils pas après le succès mondial et préfèrent un engagement dans leur communauté. En témoigne leurs nombreuses participations à des concerts au profit de causes qu’il juge justes, comme par exemple les étudiants québécois en grève, l’éducation en Palestine ou les rescapés du tremblement de terre en Haïti.

    Ne les ratez pas si vous passez à Montréal, car ils enregistrent peu, ils quittent rarement leur ville et ils ne sont jamais aussi bons que sur scène, le soir où vous y serez ! Vous pouvez aussi y retourner autant de fois que vous voulez puisque, par définition, chaque représentation est une expérience unique qui rend d’ailleurs, c’est le principal défaut du Kalmunity, tous les autres concerts banals et ennuyeux !

    http://www.kalmunity.com
    http://www.facebook.com/kalmunity
    http://www.youtube.com/kalmunity
    https://soundcloud.com/kalmunity

    Les concerts des mardis soirs sont retransmis en direct sur facebook. Pas de très bonne qualité, mais ça donne une idée :
    https://www.facebook.com/pg/Kalmunity/live_videos

    #Kalmunity #Musique #Montreal #Improvisation #shameless_autopromo #Entre_Les_Oreilles #Jazz #Groove

  • Rassemblement contre les violences policières et fascistes
    https://grenoble.indymedia.org/2018-03-26-Rassemblement-contre-les-violences

    Suite aux violences et répressions policières et fascistes de masse du jeudi 22 Mars dernier, un appel à rassemblement est lancé pour ce mercredi 28 Mars 2018, à 18h sur la Place Notre-Dame. Nous vous attendons donc nombreu·se·x afin de soulever ensemble notre colère contre ces répressions. Événement Facebook : www.facebook.com/events/20920973810...

    #Agenda

    http://www.facebook.com/events/2092097381074411

  • Au cœur du mouvement « antifa » The Antifascists (2017) Documentary - Patrik Öberg et Emil Ramos
    https://www.youtube.com/watch?v=XYHnd4boUoM&feature=youtu.be

    Film suédois à voir ce soir à l’Usine de Genève et sur internet, The Antifascists montre la « guerre de basse intensité » que se livrent néonazis et extrême gauche de Stockholm à Athènes.

    http://www.theantifascists.se
    http://www.facebook.com/theantifascists
    http://www.instagram.com/theantifascists

    Qui sont les antifas ? Quels sont leurs buts et leurs méthodes ? Celles-ci sont-elles efficaces et font-elles l’unanimité dans l’extrême gauche radicale ? Ces questions sont débattues dans le film The Antifascists de Patrik Öberg et Emil Ramos, montré ce soir à la Makhno (l’Usine, Genève), suivi d’une discussion. Dans ce film très ­stylisé, projeté plus de 200 fois dans une cinquantaine de pays et désormais en libre accès sur Youtube, les réalisateurs vont à la rencontre de ces activistes, masqués ou non, et d’observateurs du phénomène.

    The Antifascists se concentre sur la Suède et la Grèce, deux pays aux contextes politiques différents mais théâtres de la confrontation entre néonazis et antifas. Sans prendre parti, ­Patrik Öberg et Emil Ramos tendent le micro aux activistes antifas pour cerner les motivations de ceux qu’on range souvent sous le qualificatif « Black bloc ». Certains faits sont rappelés, tels des assassinats de militants ou la répression policière dont le mouvement antifa fait l’objet. Ceci alors que l’extrême droite du FPÖ vient d’accéder au pouvoir en Autriche et que les national-populistes sont aux commandes, ou proches de l’être en Hongrie (Viktor Orban), aux Pays-Bas (Geert Wilders), en France (Marine Le Pen) ou en Allemagne (Alternative für Deutschland).

    La crise économique
    « Pas besoin d’être militant ­professionnel ou spécialiste du marxisme pour dire ‘je ne veux pas de fascistes et d’homophobes dans ma ville », affirme Showan Shattak. Jeune militant d’extrême gauche, féministe, supporter du football club Malmö FF, Showan a été laissé entre la vie et la mort par des néonazis qui savaient à qui ils avaient affaire. L’agression s’est produite le 8 mars 2014 au terme d’une marche pour la Journée internationale des femmes. Aujourd’hui, le crâne lézardé d’une immense cicatrice, il se reconstruit difficilement, en proie à la fatigue et à la perte de concentration. En attendant réparation, il reste déterminé à ce que Malmö reste une ville « accueillante et inclusive ».

    Selon la journaliste et activiste Kajsa Ekis Ekman, les causes de la montée de l’extrémisme violent sont diverses, mais l’aggravation de la crise économique est sans doute le premier facteur. En Grèce, Aube dorée est passé en quelques ­années de la confidentialité à 8% des suffrages à l’échelon ­national. « La colère d’une partie de la population, jadis dirigée contre l’austérité et l’Union européenne, s’est reportée sur les migrants et les sans-papiers, rendus responsables de la crise. » La conjonction d’un fascisme de rue et d’une extrême droite représentée dans les parlements touche de nombreux pays européens, contaminant tout l’échiquier politique – à l’instar des Etats-Unis où les discours d’exclusion sont propagés au plus haut niveau de l’Etat par ­Donald Trump.

    Rôle de la police
    Malmö, Kärrtorp, Athènes. Partout où les fascistes ont déversé leurs slogans haineux dans l’espace public, les antifas se sont fait fort de leur barrer la route, d’occuper le terrain et de délivrer un message clair : ils ne passeront pas. « Notre rôle n’est pas de dicter aux racistes ce qu’ils doivent penser mais de paralyser leurs organisations », analyse une militante. Elle juge le procédé efficace, car les fascistes sont plus forts en groupe qu’isolés, souvent démotivés par l’action collective quand leur influence ne grandit pas. « Dans les années 1990, les skinheads étaient partout en Suède, ils agressaient les gens, on n’osait plus sortir. Il y a eu des meurtres d’immigrants, ­raconte une militante. Le fascisme ne s’est pas estompé tout seul, il a été contré dans la rue, et la société suédoise n’a pas su le reconnaître. »

    Le rôle de la police est particulièrement dénoncé. En Grèce, où le rappeur antifasciste Pavlos Fyssas a été assassiné par des membres d’Aube dorée, les sympathies de la police pour l’extrême droite sont pointées. Plus de quatre ans après les faits, le procès se fait toujours attendre.

    The Antifascists revient sur une manifestation réprimée avec une extrême brutalité dans la banlieue de Stockholm, il y a quelques années, lors du défilé en opposition à l’un des principaux rassemblements nazis d’Europe. « Lorsque tu es témoin d’un tel degré de violence de la part de ceux qui sont censés te protéger, quelque chose se transforme en toi. Tu n’arrives pas à croire que ça arrive vraiment », témoigne un participant encore choqué, qui préserve son anonymat. Les images d’archive vidéo font effectivement froid dans le dos, la manif taillée en pièces par des forces anti-­émeute à pied et à cheval, la foule bloquée dans un tunnel transformé en cul-de-sac.

    L’impasse de la violence
    Face à la recrudescence du fascisme de rue et à l’attitude de la police – parfois impréparée, comme l’admet un officier suédois, et généralement hostile aux antifas –, l’action directe est vue par ses promoteurs comme une nécessité dans le but de préserver les libertés. Avec un corollaire, la marginalisation. Une observatrice suédoise pointe une « stratégie stupide », à courte vue.

    Pour Joel Bjurströmer Almgren, qui purge une peine de cinq ans et demi de prison pour avoir poignardé un néonazi lors d’un affrontement, « le mouvement antifa est dans l’impasse. On est restés coincés quelque part entre 2005 et 2010. On a réalisé que la violence fonctionnait et on n’a pas dépassé ce stade-là. » Pour le militant au cou recouvert de ­tatouages, « l’antifascisme n’est pas tout, il faut structurer la lutte à d’autres niveaux ».

    C’est aussi l’avis de sa compatriote Liv Marend, pour qui l’antifascisme est indissociable de la lutte des classes. Elle juge impératif de briser le carcan « suédois et blanc » du mouvement et de le relier aux autres luttes – anticapitalisme, droits des LGBT et des migrants, etc. Ce besoin de forger des luttes positives, pour et pas seulement contre, est le carburant nécessaire à tout mouvement social. Nul doute qu’il y a là amplement matière à débat.
    https://www.lecourrier.ch/155477/au_coeur_du_mouvement_antifa

    #Suede #Gréce #antifascisme #police #antifa #néonazis

  • SI BOUTEFLIKA M’AVAIT ECOUTE… - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/si-bouteflika-m-avait-ecoute.html

    Le jour de la proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle d’avril 1999 par le Conseil constitutionnel, j’ai fait remettre cette lettre en mains propres par le défunt Larbi Belkheir à M. Abdelaziz Bouteflika. Dix-huit ans après, ce message résonne dans sa conscience et dans la nôtre comme la preuve qu’il a fait le choix entre le bien qu’il pouvait faire au pays et le mal contre lequel je l’avais mis en garde. Voici le texte intégral de cette lettre datée du 20 avril 1999 :
    Monsieur le président de la République,
    A la veille de votre investiture, et alors que vous n’êtes pas encore entièrement happé par les nécessités de votre charge, je voudrais vous présenter mes sincères félicitations et mes meilleurs vœux de succès dans tout ce que vous entreprendrez pour le bien de notre pays et, par la même occasion, vous faire part de quelques réflexions destinées à l’homme, plus qu’au Président.
    Quelles que furent mes positions à l’égard de votre candidature vous êtes aujourd’hui le Président de tous les Algériens et, par conséquent, le mien. Cela est désormais une donnée de l’Histoire que je regarde avec un état d’esprit positif et bienveillant, et dont je puise par ailleurs le droit de vous adresser cette « naciha » (conseil) au sens noble et islamique du terme. Rien de ce que vous allez lire n’est étranger à votre culture et à votre connaissance du monde. Néanmoins, j’ai tenu à vous en entretenir ne serait-ce que pour satisfaire à l’impulsion qui m’a inspiré cette initiative.
    Il y a fort longtemps, le simple citoyen que vous étiez jusqu’à aujourd’hui 11h00 avait connu les splendeurs et les misères de la vie publique. Vous avez connu les joies de la vie et les honneurs du monde avant de connaître l’amertume de leur brusque privation. Vous avez connu le tumulte du succès et la solitude du pestiféré. Vous avez été porté aux nues puis traîné dans la boue. Vous avez donc eu tout loisir de mesurer la vanité des choses et la versatilité des hommes.
    Mais voilà que vous êtes de nouveau porté par un courant ascendant et que vous vous retrouvez entouré et adulé comme aux plus beaux jours. Ni les choses ni les hommes n’ont changé. Mais vous, avez-vous changé ?
    Le pouvoir, vous y étiez puis vous en avez été éloigné. Vous y revoilà derechef, pour vous ne savez combien de temps. Vous êtes appelé à le quitter une autre fois, mais en le quittant cette autre fois, et pour de bon, vous ne trouverez pas devant vous un désert à traverser, mais le tribunal de la postérité à affronter. Votre comptable et votre juge ne sera ni l’électorat ni l’opinion internationale, mais l’Histoire et Dieu.
    Votre parcours, vos souffrances d’hier, vos peines d’aujourd’hui devant la perfidie de vos concurrents, votre niveau intellectuel, votre expérience, votre sens de l’Etat, votre âge enfin ne vous prédisposent pas à un mandat terne et placide, à une figuration sans relief, à un accommodement pusillanime avec une situation où le sang et l’encanaillement généralisé font bon ménage.
    En revenant au pouvoir en 1958 au milieu d’une crise de la taille de celle que nous vivons actuellement, le général de Gaulle a eu ces mots : « C’est en un temps, de toutes parts sollicité par la médiocrité, que je devrais agir pour la grandeur ».
    Seul, âgé, navigant au milieu d’un océan d’hostilité, il était revenu au pouvoir avec à l’esprit un grand projet, celui de réconcilier son peuple, de tirer son pays des rets de la guerre d’Algérie et de réformer en profondeur les institutions françaises selon un plan dont il avait annoncé les grandes lignes à Bayeux douze ans plus tôt. Homme de mission et de devoir, visionnaire, il accomplit inexorablement sa tâche puis s’en alla prendre place dans la mémoire reconnaissante de son peuple.
    Il y a des attitudes et des gestes qui marquent la conscience humaine, fondent de nouvelles valeurs et fournissent des repères durables aux générations qui viennent après. Deux jours avant sa mort, malade et extrêmement affaibli, le Prophète fit une dernière apparition publique dans la mosquée de Médine pour dire ceci : « La mort est une nécessité, et aucun homme ne peut y échapper. Mais il y a après la mort un jour de justice et de réparation où les créatures réclameront les unes contre les autres ; les grands de la terre réclameront contre les petits, et les petits contre les grands ; il n’y aura pas plus de faveur pour moi que pour personne. Pendant que je suis encore avec vous, adressez-moi vos réclamations. Si j’ai frappé quelqu’un d’entre vous, qu’il me frappe. Si j’ai offensé quelqu’un, qu’il m’en fasse autant. Si j’ai pris le bien de quelqu’un, qu’il me le reprenne. Purifiez-moi de toute injustice afin que je puisse paraître devant Dieu ».
    De son côté, Salah-Eddine al-Ayyoubi a fait promener dans les rues de Damas à la veille de sa mort le drap blanc qui devait lui servir de linceul et fait crier par un héraut : « Voilà, de toutes ses richesses, ce que le grand Saladin, vainqueur de l’Orient et de l’Occident, emporte dans sa tombe ».
    A l’autre extrémité du registre des réactions humaines, on peut noter l’attitude d’un Napoléon qui, de retour au pouvoir après son exil sur l’île d’Elbe donna libre cours à l’immense orgueil qui l’habitait : « Des milliers de siècles s’écouleront avant que les circonstances accumulées sur ma tête aillent en puiser un autre dans la foule, pour reproduire le même spectacle. Mon nom durera autant que celui de Dieu… » Hitler, pour sa part, était assuré que le IIIe Reich durerait mille ans.
    Autrefois vous avez été, de l’avis général, un brillant ministre. A l’avenir, vous devrez avoir, outre la brillance, les autres qualités de l’or : la pureté et la valeur. En suivant à la télévision votre campagne électorale, j’ai tenté, à travers vos paroles et vos gestes, de décrypter votre pensée réelle. Par moments, je croyais voir et entendre Kadafi, Castro ou Saddam, et je me sentais alors pris de peur pour l’avenir de mon pays.
    Par contre, je n’ai pas été choqué par vos jugements désabusés sur l’état de notre pays et les reproches que vous adressiez à nos compatriotes. Cela donnait parfois l’impression que vous mettiez votre personnage sur un plateau de la balance et la nation toute entière sur l’autre, mais je n’ai pas pour autant pris cela pour l’expression d’un orgueil démesuré. Tandis que vos concurrents rivalisaient de populisme, d’hooliganisme et de niaiseries, vous vous distinguiez par l’effort de faire comprendre à vos compatriotes qu’ils avaient eux aussi leur part de responsabilité dans la crise.
    Les mots sont des êtres vivants, disait Victor Hugo. De son temps la science n’avait pas encore mis en évidence le rôle physico-chimique des idées, vraies ou fausses, et leur action sur le système neuro-cérébral. Les mots peuvent en effet tuer ou guérir.
    Il est vrai par exemple que notre peuple déteste la « hogra ». Mais en réalité il ne la déteste que quand il en est la victime car pris individuellement, chaque Algérien est un « haggar » en puissance, quand ce n’est pas en actes quotidiens dont il n’a pas conscience. Il est bon qu’il le sache afin qu’il s’améliore.
    Les mots, les discours véhiculent des idées, des modes de pensée, des directives d’action et, par leur référence à des idéaux ou à des systèmes de valeurs, deviennent de redoutables moyens d’opérer sur l’esprit et l’inconscient des gens. C’est dans ce sens que toute idéologie devient à la longue une psychologie. Or, le problème fondamental de l’Algérie dont tout découle est justement de nature psychologique.
    Les formes politiques, sociales et économiques que revêt notre crise ne sont que les effets d’une cause qui ressortit plus à la psychologie dans laquelle nous a formés le discours public depuis trente ans qu’aux données strictement politiques et économiques. En vertu des vicissitudes de son histoire, notre pays n’a pas définitivement cimenté son unité psychique et notre peuple, brave et candide au demeurant, ne s’est pas mué en société fonctionnelle et homogène.
    Nous n’avons pas suffisamment entrepris et agi ensemble à travers les âges, nous n’avons pas accumulé les réserves nécessaires en réflexes, mécanismes et habitudes de vivre ensemble, pour mûrir et nous établir définitivement comme nation au sens subjectif du terme. Si cela avait été, nos rangs ne se seraient pas disloqués sous les premiers coups de boutoir de l’idéologie islamiste ou de la politisation de la question amazighe. La force n’est pas un moyen de pallier durablement l’insuffisance de liant social et la quasi-inexistence de l’esprit civique. Les prodigalités économiques non plus.
    En déversant beaucoup d’argent sur un pays, en emplissant les ventres de ses habitants, on peut les maintenir dans un certain état de docilité et de stabilité, mais pas en faire un corps civique homogène. Une telle politique a un nom : « acheter la paix sociale ». De mon point de vue c’est pire, c’est de l’encanaillement ! A la première interruption du flot de la manne ainsi que cela s’est vu en 1988, l’unanimisme apparent se rompt et les rangs se dispersent. Le premier charlatan, le premier populiste, le premier nihiliste venu peut alors plonger le pays dans l’anarchie et la guerre civile.
    Dans les années 1960 et 1970 le liant social installé dans la psychologie des Algériens par la Révolution de Novembre avait tenu bon car il agissait encore sur les esprits d’un peuple réconcilié avec son histoire. Ce dernier était par ailleurs conforté par la certitude que son pouvoir travaillait à le doter d’un Etat pérenne et d’une économie de développement. Le contexte international, marqué par la rivalité Est-Ouest, la montée des nationalismes et le romantisme révolutionnaire baignait alors dans l’ambiance florissante des « Trente glorieuses ». Tout cela n’est plus aujourd’hui…
    En septembre 1972, au sommet des « Non-alignés » d’Alger feu le président Boumediene déclarait avec une sincère indignation : « Nous représentons les quatre-cinquièmes des populations du globe, nous possédons les trois-cinquièmes des richesses du globe, et pourtant nous ne sommes rien. C’est cela qui doit changer ». Trente ans après, cela a effectivement changé, mais dans le sens du pire. Une des deux superpuissances de l’époque – bipolarité par rapport à laquelle se justifiait le non-alignement — a été réduite à une complète impuissance. Le Tiers-Monde, comme unité distincte, n’existe plus.
    Dans son dernier livre, « Le grand échiquier : l’Amérique et le reste du monde », Zbinew Brzezinski désigne l’Eurasie comme le principal enjeu géopolitique des prochaines décennies et la décrit — ainsi que l’avait fait Boumediene pour le Tiers-Monde - avec pratiquement les mêmes termes : « Le plus grand continent à la surface du globe, 75% de la population mondiale, 60% du PNB mondial, les trois-quarts des ressources énergétiques connues… ».
    Le nouvel ordre international annoncé par G. Bush au début de cette décennie n’est certes pas celui auquel vous travailliez vous-même au début des années 1970 avec foi et acharnement. Dans la nouvelle configuration mondiale l’Afrique n’est plus qu’un appendice inerte du continent eurasien, tandis qu’un pays de la dimension de la Grande-Bretagne est néanmoins qualifié par Brzezinski d’« acteur géostratégique à la retraite ».
    Tout au plus, dans les nouvelles conditions et eu égard à sa situation objective, notre pays pourra-t-il prétendre à moyen terme au rang de « pivot géopolitique » (Etat dont l’importance tient moins à sa puissance qu’à sa situation géographique sensible) à l’instar de la Turquie, de l’Iran, de l’Ukraine, de l’Azerbaïdjan ou de la Corée du Sud…
    La politique internationale dans les années 1960 et 1970 se faisait plus avec les mots et les attroupements sur les places qu’avec les missiles guidés au laser. Aujourd’hui, même la possession d’un arsenal nucléaire ne sert à rien si elle n’est sous-tendue par la force économique, financière et technologique. Il reste heureusement Dieu comme on doit se dire dans les chaumières d’Irak ou de Serbie. Jésus disait aussi : « Dieu fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ».
    Mais il reste que Dieu ayant décidé depuis la dernière Révélation faite à notre saint Prophète de ne plus intervenir directement dans les affaires humaines, c’est aux hommes, et dans notre cas particulier, c’est à vous, Monsieur le Président, qu’il incombe de conduire notre nation vers le salut.
    Notre pays a trop longtemps souffert de l’ignorance de ses dirigeants, lesquels ont, pour la plupart, consacré leurs maigres ressources mentales et intellectuelles à manigancer et à intriguer pour acquérir ou sauvegarder un statut illusoire, au lieu d’accomplir un rôle dont ils n’avaient aucune idée et pour lequel ils n’étaient assurément pas faits…
    Aujourd’hui que le sort vous a désigné pour présider à nos destinées à l’orée du troisième millénaire, il vous faudra mettre au service de cette mission votre conscience, votre expérience et vos compétences. Eduquez le peuple, éveillez-le, réformez son Etat, son école, son université ; frappez son imagination, secouez son esprit, soulevez son âme, donnez aux Algériens le sens du devoir, inculquez-les les notions de mérite et de dévouement ; nettoyez la justice et l’Administration, encouragez la culture (la vraie), éloignez les « baraghits » et la médiocrité !
    C’est de leur plus haut responsable que les citoyens d’un pays attendent d’habitude l’exemple et l’indication du chemin à suivre. Ils sont inconsciemment portés à attendre de lui les gestes symboliques, les preuves de sa sincérité et les manifestations de sa compétence. Vous avez parlé d’« esprit chevaleresque », donnez-en des illustrations concrètes, montrez que vous êtes magnanime tout en étant intraitable…
    Vous pouvez réaliser la « réconciliation » à condition qu’elle ne soit pas comprise comme une reconnaissance de l’efficacité du recours à la violence pour faire valoir des thèses car, sitôt la paix obtenue avec ceux-ci, ceux-là seront tentés de prendre leur place au maquis et d’attendre que vienne le président qui leur offrira « rahma » et « réconciliation ». Notre pays ne pourra pas survivre à une autre guerre civile et nul ne pourra alors éviter l’intervention armée de l’étranger pour nous aider à « régler » nos problèmes…
    Méditant sur son itinéraire politique avant sa chute Nixon écrit dans ses Mémoires : « Un ennemi est un ami que je n’ai pas rencontré ». Cette sentence vaut aussi bien pour vous qu’à votre propos. La majorité des Algériens actuels ne vous connaissent pas. Ils ne vous ont pas rencontré et ne savent de vous que ce qu’ils ont entendu ou lu sur vous. Vous êtes aujourd’hui en face d’eux, vous avez l’occasion de vous faire connaître d’eux pour ce que vous êtes réellement et, selon ce qu’ils découvriront, ils seront vos amis ou vos ennemis.
    Un homme d’Etat qui regarde vers le haut et non vers le bas, qui scrute l’horizon de l’Histoire au lieu des coulisses du pouvoir, qui n’agit pas en fonction du seul court terme, qui ne flatte pas l’ignorance et les défauts de ses concitoyens pour s’en faire aimer, finira par gagner l’affection de son peuple et forcer le respect de l’étranger. Ce que nous appelons dans le langage moderne la « légitimité par l’action », les anciens Chinois l’appelaient le « mandat du Ciel ».
    C’est ce qui est présentement entre vos mains. Que Dieu vous assiste dans l’accomplissement de cette haute et noble mission.
    Texte écrit par : Noureddine Boukrouh

    https://www.facebook.com/permalink.php

  • r.i.p "The King" 08/07/1935 - 16/08/1977


    Voilà 40 ans que le king a avalé son bulletin de naissance et qu’il mange les pissenlits par la racine.

    Enfin toute la vérité sur la disparition du King ! Pour Les Requins Marteaux, #Jürg (le plus #rock’n’roll des auteurs belges) a remonté le temps jusqu’en l’an 1977. Fatigué des strass et du stress #Elvis_Presley s’est retiré dans sa résidence secondaire de Charleroi. Il y coule des jours heureux, entièrement consacrés à l’absorption insouciante d’alcools forts et de frites bien grasses, alors qu’à #Graceland, un sosie assure l’intérim.
    Mais cette paisible retraite va tourner au cauchemar suite à un bête accident domestique : inculpé d’homicide, Elvis est incarcéré sous son faux nom par une administration belge.
    Un malheur n’arrivant jamais seul, le 16 août 1977, alors qu’il purge sa peine en secret, son sosie meurt d’une crise cardiaque à #Memphis, Tennessee. Alors que du fond de sa prison il voit à la télévision que 80 000 personnes en larmes affluent sur Elvis Presley Boulevard, le véritable Elvis comprend soudain que sa vie vient de basculer.

    http://www.lesrequinsmarteaux.com/album/twist-and-shout?ajax=1&xnav=194.5&ynav=155&postitvisible=true&xp
    Ce Twist & Shout de Jürg est jubilatoire, publié chez les non-moins mirifiques #Requins_Marteaux

    Jürg est né en 1973 dans le Hainaut, en Belgique. Après de brèves études scientifiques, sa fascination pour les héros de papier le pousse à devenir une sorte d’artiste. Il décide de ne plus se couper les cheveux, se met à écouter des disques à la gloire de Satan et suit plusieurs formations artistiques qui le mènent à Bruxelles où il s’auto-édite frénétiquement et collabore à de multiples fanzines aujourd’hui oubliés. Depuis, il a publié une dizaine de #bandes_dessinées dont certaines sont scénarisées par les écrivains Daniel Picouly et Jean-Bernard Pouy. En 2015 il colorise l’ouvrage Les Collectionneurs (éd. Du Long Bec)

    son blog : http://jurg-poulycrock.blogspot.fr
    https://duckduckgo.com/?q=hommage+au+king&bext=wcp&atb=v33-5__&ia=web
    #hommage au King sur DuckDuckGo Vous ferez votre sélection entre tous ces King ( kong )


    https://www.discogs.com/fr/artist/27518-Elvis-Presley

    http://www.facebook.com/ziinfams

  • Ruiner l’énergie d’un continent pour avoir une adresse web esthétique

    Facebook est accessible via Tor comme service caché (les fameux .onion). Cela permet d’accéder à Facebook dans des zones géographiques où il est interdit (les chanceux).
    La différence avec les services cachés classiques, c’est que Facebook utilise un Single Onion. Donc ne protège pas la localisation de ses serveurs (mais comme on sait où ils sont…)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Facebookcorewwwi.onion

    L’adresse (web) de service caché est une chaîne de 16 caractères aléatoires (80 bits en base32) obtenus à partir de sa paire de clés.
    (donc d’abord on génère une paire de clés, et ensuite , ça donne l’adresse aléatoire du site caché qu’on va se coltiner toute sa vie)

    Pour en avoir une lisible par un humain, ou partiellement compréhensible, il faut générer un très grand nombre de clés. C’est très long.
    Souvent, on s’arrête à quelques caractères compréhensibles, et on laisse le reste aléatoire. Car c’est trop gourmand.

    par exemple : http://sms4tor3vcr2geip.onion => sms4tor

    Mais facebook a un nom complet : https://facebookcorewwwi.onion

    Donc, ils ont dû générer une quantité de clés dingue.

    Il y a des outils libres comme Shallot , Scallion ou encore Eschalot pour arriver à ses fins.

    Temps pour générer un nom de site valable, en fonction du nombre de caractères désirés, c’était en 2013 sur une machine à 1,5 Ghz (les machines sont plus rapides aujourd’hui, mais surtout les algo s’améliorent) :

    characters | time to generate (approx.)
    –------------------------------------------------------------------
    1 | less than 1 second
    2 | less than 1 second
    3 | less than 1 second
    4 | 2 seconds
    5 | 1 minute
    6 | 30 minutes
    7 | 1 day
    8 | 25 days
    9 | 2.5 years
    10 | 40 years
    11 | 640 years
    12 | 10 millenia
    13 | 160 millenia
    14 | 2.6 million years
    .
    .
    .

    Source : https://security.stackexchange.com/questions/29772/how-do-you-get-a-specific-onion-address-for-your-hidden-serv

    Alors imaginez les moyens qu’à du mettre en place Facebook pour son adresse sur Tor de 16 caractères.
    @stephane @maliciarogue
    #librenet

  • Frontline---Emission ’Frontline’ du 23 décembre 2016, invité : Óscar B. Castillo
    http://www.bboykonsian.com/Emission-Frontline-du-23-decembre-2016-invite-Oscar-B-Castillo_a3575.ht

    Voici l’émission « Frontline » du 23 décembre 2016 avec Óscar B. Castillo pour parler des prisons au Venezuela et du projet Free Convict développé dans une des prisons du pays. FB Free convict : http://www.facebook.com/FreeConvict Tracklist : 1) Wilson Manyoma « El preso » 2) (...)

  • (1) Facebook
    https://www.facebook.com

    Dévoilement de la plaque de la Ville de Grenoble, en hommage aux Algériens assassinés et jetés dans la Seine, le 17 octobre 1961.

    Oui, durant ces trois jours, la République a failli.

    Aujourd’hui, citoyens de France et du monde, responsables politiques, associations, notre responsabilité collective est de faire vivre cette mémoire. Nous refusons le silence, nous refusons l’oubli.

    Mon discours est disponible ici :

    Monsieur le Consul d’Algérie Ferhat CHEBAB
    Mesdames et Messieurs les élus
    Monsieur le porte-parole du Collectif pour une plaque en mémoire du 17 octobre 1961 Mariano BONA
    Monsieur Antonio PLACER
    Mesdames et Messieurs les représentants des associations
    Chers Grenobloises et Grenoblois

    Certaines dates ne peuvent pas s’oublier. Et ne doivent pas être oubliées.
    C’est le cas du 17 octobre 1961. C’était il y a 55 ans, jour pour jour.
    Cette date était déjà gravée dans nos mémoires. Elle est désormais gravée aussi sur les murs de notre ville, Grenoble.

    L’émotion que je ressens, je crois que nous la partageons tous aujourd’hui. Notre présence et cette plaque sont pour moi un acte fort : elles marquent notre volonté de nous souvenir ensemble de cette page sombre de notre Histoire commune. Notre volonté d’avancer ensemble.

    En ce mois d’octobre 1961, la guerre d’Algérie bouleverse les deux rives de la Méditerranée. Le Préfet de police de Paris, un certain Maurice PAPON, instaure un couvre-feu raciste à Paris. Il interdit à tous les Arabes, à tous les Berbères de circuler dans les rues après 20 heures.

    Face à cette décision inique, des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants décident de manifester pacifiquement dans les rues de la capitale. La presse de l’époque les désigne comme des « Nord-Africains ». Mais les mots ont un sens, et c’est bien le Peuple algérien de Paris qui décide de marcher, pour revendiquer tout simplement la dignité et l’égalité, ces deux principes de la République. Avec cette action pacifique, les Algériens veulent faire entendre leur voix. Ils disent : « Nous voulons prendre en main notre avenir. Nous voulons tourner la page funeste de la colonisation ».

    Mais à cette demande de liberté, les autorités françaises opposent une répression sanglante d’une violence inouïe. Du 17 au 20 octobre 1961, des Algériens sont massivement arrêtés. Certains sont torturés, certains seront noyés.

    La répression est terrible, elle frappe à l’aveugle. Des femmes et des hommes sont pourchassés jour et nuit dans les rues de la capitale. Le gymnase Japy sert de lieu d’interrogatoire, de torture. Des militants indépendantistes sont jetés ligotés dans les eaux froides de la Seine. Partout, c’est le règne de la terreur.

    Le bilan est terrible. On rapporte que plus de 10 000 personnes sont raflées et emprisonnées à Vincennes ou à la porte de Versailles. Les corps des Algériens tués affluent à l’Institut Médico-légal. D’autres ne seront jamais retrouvés.

    Durant ces trois jours d’octobre 1961, oui, la République a failli.

    Et la justice française ne s’est malheureusement jamais sérieusement penchée sur ce massacre.

    Au lendemain de ce massacre, peu de voix se sont élevées contre cette barbarie. Je n’oublie pourtant pas le rôle crucial qu’ont joué l’Humanité et Témoignage chrétiens, les seuls organes de presse à s’indigner contre le pouvoir de l’époque.

    Je n’oublie pas non plus le meeting organisé par le MRAP le 18 octobre, en solidarité avec le peuple algérien en lutte et contre la répression.

    Certains (rares) hommes politiques ont aussi tenté de dénoncer les exactions.
    Et des citoyens ont œuvré sans relâche, pour ne pas laisser étouffer ce massacre dans l’obscurité coloniale.
    Leur courage les honore.

    Aujourd’hui, citoyens de France et du monde, responsables politiques, associations, notre responsabilité collective est de faire vivre cette mémoire. Nous refusons le silence, nous refusons l’oubli.

    Car c’est bien la mémoire qui peut panser les plaies, c’est elle qui peut nous aider à construire un avenir commun apaisé. Un avenir dans lequel chacun trouve sa place.

    L’historien Benjamin STORA nous a rendu visite il y a peu de temps à Grenoble, j’ai eu le grand honneur de lui remettre la Médaille d’Or de la Ville de Grenoble. Comme lui, nous savons que la France a trop longtemps refusé de regarder en face son passé colonial, de reconnaître les crimes qui ont accompagné cette période. Cet aveuglement a sans doute participé au sentiment de mépris ressenti par de nombreux Français liés à l’Algérie.

    Cette occultation officielle a aussi été utilisée, instrumentalisé par les nostalgiques de la France coloniale. Aujourd’hui encore, il faut le rappeler, certains s’attèlent à cultiver cette nostalgie nauséabonde, à instrumentaliser les peurs et attiser les fractures et les haines. A ceux-là, nous devons leur adresser une réponse ferme, forte : la guerre d’Algérie est terminée ! L’Algérie est algérienne.

    Je suis convaincu que notre République se grandit quand elle reconnaît ses errements et ses erreurs. Elle se grandit quand elle permet à tous de trouver sa place en son sein, chacun avec sa culture, chacun avec son histoire et ses singularités. La reconnaissance de ce massacre par le sommet de l’Etat il y a 4 ans est un premier pas, qui va dans le bon sens.

    Cet attachement à la vérité, je sais qu’il est largement partagé ici à Grenoble. Il est porté par des citoyens pour qui la Liberté, l’Egalité, et la Fraternité ne sont pas des mots creux, des mots vains.

    Dans notre ville, depuis près de 30 ans, des habitants de Grenoble se rassemblent chaque année ; ils défilent pour ne pas oublier, pour exiger la vérité totale sur ce massacre.

    Cette vérité, nous la devons bien sûr aux victimes et à leurs familles. Nous la devons aussi au peuple algérien. Et nous la devons enfin à nous toutes et tous, enfants de la République française. On ne construit pas une société durable avec du silence et de l’oubli, mais avec de la vérité et avec du respect.

    Alors aujourd’hui, mes remerciements vont bien sûr au Collectif pour une plaque en mémoire du 17 octobre 1961. Votre mobilisation pendant toutes ces années est un bel exemple de lutte noble. Je sais que Jean-Jacques KIRKYACHARIAN, ancien président du MRAP, aurait aimé partager ce moment avec nous, et j’ai aussi une pensée pour lui aujourd’hui.
    Je salue également le Centre d’Information Inter Peuple et l’association Algérie au Cœur, ainsi que tous les citoyens qui ont permis à cette plaque de prendre sa place ici.

    Tous, vous êtes les visages de Grenoble. Vous êtes les visages de notre ville ouverte et solidaire, fière de son engagement contre le racisme et les discriminations, fière de son attachement à la justice et à la vérité, fière aussi de sa tradition d’accueil, qu’elle veut continuer à porter plus haut que jamais.
    Grenoble est riche de ces femmes et de ces hommes venus d’Algérie et d’ailleurs, qui ont fait la ville que nous aimons aujourd’hui.

    Dans son poème La gueule du loup, KATEB YACINE nous demande :

    « Peuple français, tu as tout vu
    Oui, tout vu de tes propres yeux.
    Tu as vu notre sang couler
    Tu as vu la police
    Assommer les manifestants
    Et les jeter dans la Seine […] rougissante
    […]
    Peuple français, tu as tout vu,
    Oui, tout vu de tes propres yeux,
    Et maintenant vas-tu parler ?
    Et maintenant vas-tu te taire ? »

    Je crois que notre réponse, elle est là aujourd’hui, grâce à vous.
    Je vous remercie.

  • Barbara Pompili : 7 jours pour faire de la biodiversité un atout développement | lekotidien.fr
    http://lekotidien.fr/2016/10/10/barbara-pompili-7-jours-pour-faire-de-la-biodiversite-un-atout-developpem

    En juillet 2016, après plusieurs mois d’allers et retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat, le parlement adoptait la loi sur la reconquête de la biodiversité, portée par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal. Une loi qui concerne de très près la Guyane, en « possession » de plus de 80% de la biodiversité française.

    http://www.facebook.com/C.premieresnations/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&fref=nf
    #orpaillage #guyane #amazonie #pollution #mines_industrielles
    http://alternatives-projetsminiers.org/wp-content/uploads/docs/Documentation_Guyane/LETTREouverte_Sroyal.pdf

  • (15) Facebook
    https://www.facebook.com

    Omar Sy était dans l’émission "C’est à vous"...
    Un passage intéressant quand il fait un constat simple : il a quitté Trappes depuis 20 ans et c’est toujours lui qu’on va voir pour un avis sur Trappes.
    Et puis ce reproche :
    ==> "on n’écoute, et on ne donne la parole qu’à des guignols, qu’aux gens qui vont marquer le trait, qui vont aller dans la provocation, la caricature, provoc’ pour provoc’ sans vraiment de fond. On voit ceux qui vendent des livres aujourd’hui, ceux qui sont numéro 1, ce sont ceux qui vomissent les choses”.
    ==> “Aujourd’hui, il y a du vomi qui est vendu par milliers, et il est là le danger, et c’est à ça que j’ai envie de dire stop. J’ai envie qu’on se concentre sur les gens qui ont besoin d’être entendus, et je pense que c’est à eux qu’il faut donner la parole, à la jeunesse…”
    Tout ça dans la même émission qui accueillait deux représentants du lobby du vomi, Zemmour et de la Vilardière :)
    A votre avis, Anne-Sophie Lapix s’est senti visée ?

  • (1) Facebook
    https://www.facebook.com

    يبدو مندوب بريطانيا بمجلس الأمن قد حس بالخازوق جيدا ..... دوبل فيتو ....
    وقال شو القذائف تتساقط على أصحاب القبعات البيض (جبهة النصرة )
    والفرنسي عم يحكي باسم أهل حلب كلهن ....حلب فوضت مندوب فرنسا عنها ليحكي ....
    هههههههه
    مبروك الفيتو الجديد لسوريه .. سوريه هذه التي أربكت العالم كله..سوريه شاغلة الناس كل الناس ... تحياتي لسوريه العزيزه...ومبروك مجددا... Afficher la suite

  • « Rue des allocs » est une adaptation de l’émission anglaise « #Benefits_Street », diffusée sur Channel 4 en 2014. L’équipe avait filmé la vie des habitants de James Turner Street, un quartier défavorisé de #Birmingham, où le taux de #chômage culmine à 16,5 %, deux fois plus que le taux national. Sept millions de #téléspectateurs ont suivi l’émission dès le premier épisode. S’en est suivi un déferlement de réactions plus ou moins virulentes sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à l’incitation à la #violence et au meurtre. Parmi les reproches entendus, le fait de montrer les petites combines, plus ou moins légales, pour boucler les fins de mois, de stigmatiser les chômeurs en les présentant comme des alcooliques, voire des délinquants. Une pétition signée par plus de 30 000 personnes avait été lancée pour interdire l’émission, estimée caricaturale, et donc clivante. Si la #télé-réalité anglaise du désespoir a fait de l’Audimat, les participants, eux, s’étaient clairement sentis trahis par la #production, certains n’osant même plus sortir de chez eux. Autrement dit : si la production avait voulu montrer que les bénéficiaires des #allocations sont, pour la plupart, des profiteurs, elle ne s’y serait pas prise autrement.

    #stigmatisation
    http://www.humanite.fr/la-rue-des-allocs-m6-ouvre-un-boulevard-aux-prejuges-613529

    #M6 diffuse, à partir de la semaine prochaine, un « docu-réalité » adapté d’un format anglais, « Benefits Street », qui a déchaîné les passions outre-Manche. La version française est sans doute moins caricaturale. Mais son parti pris pourrait avoir comme résultat de montrer du doigt nos concitoyens les plus fragiles. Inquiétant.

    la Rue des allocs. Docu-réalité. M6. Mercredi 17 août. 20 h 55.
    http://television.telerama.fr/television/trop-trash-ces-emissions-que-vous-ne-verrez-jamais-en-france,112
    http://www.channel4.com/programmes/benefits-street


    _illustration, #Miguel_Brieva_
    http://www.insomniaqueediteur.org/publications/largent

  • #Rennes bastion du PS et sa maire Nathalie la Taloche (à béton ou 1ère tête à claques ; une pour chaque mandat de la dame cumularde au possible) Quelques véridiques citations (page 6) relevées dans Episode 1 de http://hubertlehobbit.blogspot.fr

    « rénover la France pour qu’elle devienne capable d’innover et de pros-pérer dans le grand vent qui se lève »

    Jeanne-Emmanuelle Hutin.

    « développer en chacun ses capacités d’initiative, d’en-treprise, d’invention, de recherche ».

    Paul Burel.

    « ne pas négliger les efforts indispensables pour rester dans la course du monde »

    Jean Boissonnat.

    « construire l’avenir sur le roc de la réalité (éco-nomique) et non pas sur le sable des illusions amère »

    François-Régis Hutin.

  • #NuitDebout et #éducation

    #NuitDebout à une commission éducation (populaire) :
    http://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Cat%C3%A9gorie:Commission_%C3%A9ducation
    http://www.facebook.com/Nuit-Debout-%C3%89duc-975816055837008

    L’idée dans toutes les #écoles publiques, d’une journée debout a été lancée :
    http://education3.canalblog.com/archives/2016/04/19/33685510.html
    http://www.facebook.com/journeedeboutalecole

    [Bernard Collot] lance une idée : dans toute la France, dans toutes les écoles, collèges, lycées publics, une journée debout, sans obligation de rester assis, sans leçons, sans exercices, sans horaires, sans programme, où les initiatives seraient libres, peut-être des débats, des discussions entre classes, des relations entre toutes et en direct avec les blogs, les réseaux sociaux…

    Les #familles ne sont pas en reste avec l’événement :“1ere rencontre des #parents debout pour que Nuit Debout ne se fasse pas sans les #enfants !”
    https://www.facebook.com/events/1722000951391011

    […] première rencontre des parents qui souhaitent s’organiser pour pouvoir participer à la Nuit Debout avec leurs enfants !
    Au programme :
    –une crèche parentale à Nuit Debout ? Comment ?
    –comment intégrer les plus grands dans le mouvement ?
    –toutes les autres questions de parents nuitdeboutistes sont les bienvenues !