Collective de traduction de textes féministes radicaux

https://tradfem.wordpress.com

  • MEGHAN MURPHY : « Comme la plupart d’entre vous le savent maintenant, le site et le compte Twitter de Feminist Current ont été piratés mardi dernier, et mes informations personnelles (adresse à domicile et numéro de téléphone) ont été mises en ligne (une manœuvre connue sous le nom de doxxing). (...) »

    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/07/contre-la-censure-la-journaliste-meghan-murphy-persiste-et-signe

  • #W._Alexander_Bell : Voici pourquoi les enjeux du genre sont beaucoup plus importants que les questions d’accès aux toilettes, les compétitions sportives et l’étalage d’émotions fragiles.
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/05/voici-pourquoi-les-enjeux-du-genre-sont-beaucoup-plus-importants-

    Avec les nouvelles qu’un haltérophile transgenre participera probablement aux Jeux olympiques de cette année, des questions sont une fois de plus soulevées sur la façon dont le fait de permettre aux hommes biologiques d’entrer dans les espaces féminins pourrait affecter l’intégrité de la compétition sportive et la sécurité des femmes.

    De nombreux experts de gauche considèrent qu’il n’y a là aucun problème ; il n’y a tout simplement pas beaucoup d’athlètes transgenres, disent-iels. et la plupart des femmes transgenres veulent juste utiliser les toilettes en paix (d’un point de vue purement quantitatif, ils ont raison).

    D’autres, comme l’humoriste Sarah Silverman, affirment voir là une nouvelle campagne d’extrême droite alarmiste, s’en prenant même à Caitlyn Jenner qui est maintenant dans le coup. Certains diront même que les transfemmes n’ont aucun avantage physique sur les femmes qualifiées de « cis », ou que la notion même de binarité sexuelle est d’une façon ou d’une autre liée à la suprématie blanche. Beaucoup d’entre vous, qui ont des réserves au sujet de ces deux dernières assertions, garderont probablement le silence pour éviter de blesser les sentiments de quelqu’un ou de subir une vague d’intolérance.

    Combien de fois avons-nous entendu des assertions audacieuses telles que « les femmes trans sont des femmes » et « le sexe n’est qu’un construit social » ? Nous savons tous et toutes que ces déclarations ne sont pas totalement vraies, mais les gens qui les lancent semblent généralement avoir de bonnes intentions, alors nous leur laissons le bénéfice du doute. Nous savons tous et toutes que les transfemmes sont en fait des trans (d’où la nécessité de le préciser par un ajout), et que certains aspects du genre sont liés au fait qu’il existe des différences biologiques réelles entre les hommes et les femmes. Notre incapacité à reconnaître la réalité évidente sur ces sujets indique que nous avons peur de dire la vérité ou que nous croyons à tort que la compassion, la tolérance et l’exactitude scientifique ne peuvent pas coexister dans un même espace.

    Traduction : Néli Busch et TRADFEM
    Tous droits réservés à W.A. Bell et Minding the Campus : https://www.mindingthecampus.org/2021/05/31/why-the-trans-issue-is-much-bigger-than-bathrooms-sports-and-fragi.

  • #Julie_Bindel : Le féminisme libéral a tourné le dos aux femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/04/julie-bindel-le-feminisme-liberal-a-tourne-le-dos-aux-femmes

    Être une féministe libérale n’est pas un travail très compliqué. Rien ne doit changer, aucune contestation du statu quo n’est nécessaire et les hommes n’ont pas besoin d’être critiqués. En d’autres termes, les choses restent les mêmes et la quête de la révélation et de la libération individuelles devient la clé.

    « Mon corps, mon choix » est l’un des slogans les plus reconnus du féminisme de la deuxième vague. Car, avant les nombreuses avancées du mouvement de libération des femmes, la vie des femmes était définie par l’absence de choix. Les femmes avaient peu ou pas du tout leur mot à dire sur le fait de se marier ou d’avoir des enfants, ou même sur la pratique sexuelle et le plaisir. Le féminisme a créé un contexte dans lequel les femmes pouvaient, dans une certaine mesure, exercer un choix. Mais dernièrement, le concept de « choix » a été repris par les libéraux pour signifier l’acquiescement à des pratiques destructrices qui profitent aux hommes.

    Posez-vous ces questions : s’il était légal pour les femmes de se promener seins nus comme le font les hommes, le feriez-vous ? Est-ce que vous choisiriez de vous balader poitrine nue en public un jour de grosse chaleur ? Ou de vous assoir seins nus dans un parc, d’aller faire vos courses seins nus ? Et pourquoi pas ? En réalité, se promener seins nus est légal pour les femmes à New York, mais personne ne le fait.

    Version originale : https://www.aljazeera.com/opinions/2020/11/16/feminisms-second-wave-has-failed-women
    Traduction : #Tradfem
    #féminisme_libéral #féminisme_radical #transactivisme #système_prostitutionnel

  • #FRANCINE_SPORENDA : REHABILITATION DES HOMMES VIOLENTS : EFFICACE OU POUDRE AUX YEUX ?
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/28/rehabilitation-des-hommes-violents-efficace-ou-poudre-aux-yeux

    Le concept à partir duquel opère la justice réparatrice c’est que, lorsqu’une infraction est commise, ce n’est pas seulement la victime qui subit un dommage, c’est toute la communauté où a lieu cette infraction qui est affectée, et toutes les personnes qui en font partie. Un des exemples de cet axiome que donnent les partisan.es de la justice réparatrice, c’est le cas du viol : quand un viol se produit dans une communauté, c’est la sécurité de toutes les femmes de cette communauté qui est menacée.
    Dans cette approche, l’infraction ne concerne pas seulement l’Etat, la police et la justice, mais l’ensemble du groupe auquel appartiennent les personnes en cause, les relations interpersonnelles à l’intérieur de ce groupe, et celles de la victime et de l’agresseur. Dans la justice réparatrice, l’objectif est de réparer ces relations compromises : la communauté est fracturée et perturbée par ces infractions, son unité doit être restaurée, et la relation entre agresseur et victime doit également être amendée. De ce fait, la responsabilité de l’infraction n’appartient pas seulement au perpétrateur, elle est aussi collective ; par exemple, dans un cas de viol, on pourra intégrer la notion de culture du viol dans la prise en compte de l’agression. Dans cette approche, l’agresseur est, d’une certaine façon, victime de cette culture au même titre que l’agressée.
    On voit ce qui dérange les féministes dans la justice réparatrice : la protection de la victime, de son bien-être et de ses besoins, l’importance de sa reconstruction, la reconnaissance du tort grave, matériel et psychologique, qui lui a été causé, la profondeur et la persistance de son trauma ne sont plus le focus ; ce qui est mis en avant, c’est la réparation du tort causé à la communauté, la restauration de sa cohésion, et la réhabilitation de l’agresseur, de façon à ce qu’il puisse de nouveau en faire partie.

    Version originale : https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/05/23/rehabilitation-des-hommes-violents-efficace-ou-poudre

  • UNSPORTING – un coup de tonnerre dans le monde du sport organisé
    TRADFEM
    Comment le transactivisme et le déni de la science sont en train de détruire le monde du sport

    Les militants radicaux genristes se servent actuellement d’une théorie pseudo-scientifique de la biologie humaine pour s’emparer du monde du sport et subvertir le concept établi de longue date du fair play– en forçant des femmes et des jeunes filles à risquer leur sécurité et en les écartant au profit d’athlètes masculins, sous prétexte d’ »inclusivité ». (...)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/28/unsporting-un-coup-de-tonnerre-dans-le-monde-du-sport-organise
    #transgenrisme #LindaBlade #sport

  • #Debbie_Hayton : Comment la propagande transgenre détruit de jeunes adolescentes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/24/comment-la-propagande-transgenre-detruit-de-jeunes-adolescentes

    Dans un superbe effort de journalisme d’investigation, Abigail Shrier se concentre sur des adolescentes, la plupart sans antécédents de dysphorie de genre, qui deviennent captivées par la conviction qu’elles sont transgenres. Derrière l’extérieur alléchant et glamour dépeint dans les médias, elle rencontre des enfants traumatisés, dont beaucoup sont éloignés de leur famille, en mauvaise santé mentale et confrontés à la perspective de l’infertilité et de la prise de médicaments à vie.
    Shrier, journaliste du Wall Street Journal, ne cache aucun détail sordide dans la description de la phalloplastie, la construction d’un pénis artificiel. Les complications peuvent être horribles. Elle rapporte l’expérience d’un adolescent de 19 ans « dont la phalloplastie a entraîné une gangrène et la perte de l’appendice. » À l’aube de l’âge adulte, ce jeune s’est retrouvé sans organes génitaux normaux, que ce soit de l’un ou l’autre sexe, et branché à un cathéter.
    Je suis une personne transgenre, mais j’ai fait la transition en tant qu’adulte, lorsque j’ai pu comprendre les implications sur mon corps et ma relation avec la société. De plus, j’avais déjà eu mes propres enfants. Pourtant, des enfants que la loi juge trop jeunes pour donner leur consentement à un tatouage se retrouvent enfermés dans un processus qui les amène à prendre des décisions qui bouleverseront réellement leur vie.

    publié initialement sur https://blogs.mediapart.fr/le-cri-des-peuples

  • #Louise_Armstrong : Émergence de l’enjeu de l’inceste
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/20/emergence-de-lenjeu-de-linceste

    Allocution livrée à New York en 1987, lors de la conférence-événement “The Sexual Liberals and the Attack on Feminism”, publiée sous ce titre par Dorchen Leidholdt and Janice G. Raymond. 1990.

    Quand, il y a 10 ans, nous avons commencé à parler de l’inceste, des sévices subis dans l’enfance de la part de nos pères et beaux-pères, des viols par nos frères aînés, nos demi-frères, nos oncles étranges, nos grands-pères – il y avait, dans toute cette douleur, parfois un certain humour.
    Et il y avait, même à travers l’angoisse, une disposition enthousiaste à l’exubérance, un espoir fantastique. Non seulement était-il stimulant d’accéder à une clairvoyance et à une clarté dans le chaos, mais à ce moment-là – à la fin des années 70 – il y avait ce sentiment d’autonomie grandissante, de possibilité de changement réel.
    Au cours des dix dernières années, les choses se sont incroyablement détériorées – pour les enfants victimes, aujourd’hui, et pour les femmes, leurs mères, qui tentent de protéger ces enfants. Ce l’est également pour les survivantes, qui découvrent maintenant que le contenu même de leur traumatisme, de leur avilissement, de leur violation en tant qu’enfants, dégénère en talk-shows d’ « experts » et de « professionnels » invités ; elles découvrent que leur courageuse prise de parole ne devient rien de plus qu’une nouveau créneau d’intrigue pour des séries dramatiques au long cours.
    Les gens me disent : « Oui mais, au moins, désormais on en parle… ».

    Oui. Mais notre intention n’était pas simplement d’entamer une longue conversation.

    Tiré de : The Sexual Liberals and the Attack on Feminism Directrices de publication : Dorchen Leidholdt et Janice G. Raymond. 1990
    Traduction : TRADFEM (tous droits réservés à l’autrice)

  • Il y a 34 ans, Louise Armstrong brisait le silence sur l’inceste et sur la stratégie patriarcale de silenciation et de diabolisation des mères protectrices des enfants agressé-e-s. Un exposé dévastateur, en exclusivité sur TRADFEM.

    "Quand, il y a 10 ans, nous avons commencé à parler de l’inceste, des sévices subis dans l’enfance de la part de nos pères et beaux-pères, des viols par nos frères aînés, nos demi-frères, nos oncles étranges, nos grands-pères – il y avait, dans toute cette douleur, parfois un certain humour.

    Et il y avait, même à travers l’angoisse, une disposition enthousiaste à l’exubérance, un espoir fantastique. Non seulement était-il stimulant d’accéder à une clairvoyance et à une clarté dans le chaos, mais à ce moment-là – à la fin des années 70 – il y avait ce sentiment d’autonomie grandissante, de possibilité de changement réel.

    Au cours des dix dernières années, les choses se sont incroyablement détériorées – pour les enfants victimes, aujourd’hui, et pour les femmes, leurs mères, qui tentent de protéger ces enfants. Ce l’est également pour les survivantes, qui découvrent maintenant que le contenu même de leur traumatisme, de leur avilissement, de leur violation en tant qu’enfants, dégénère en talk-shows d’ « experts » et de « professionnels » invités ; elles découvrent que leur courageuse prise de parole ne devient rien de plus qu’une nouveau créneau d’intrigue pour des séries dramatiques au long cours.

    Les gens me disent : « Oui mais, au moins, désormais on en parle… ».

    Oui. Mais notre intention n’était pas simplement d’entamer une longue conversation. (...)"
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/20/emergence-de-lenjeu-de-linceste

  • #Nina : Recension du nouvel ouvrage de Kajsa Ekis Ekman – Om könets existens
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/19/recension-du-nouvel-ouvrage-de-kajsa-ekis-ekman-om-konets-existen

    « Alors que vous retiriez les robes des enfants ayant un pénis, vous voulez maintenant retirer leur pénis aux enfants qui aiment les robes. »
    J’ai lu ce livre décisif. Comment a-t-il pu ne pas s’enflammer entre mes mains ?

    Comme je connais la façon dont les gens, principalement les féministes, sont maintenant généralement traitées lorsqu’elles examinent les théories sur le genre, je tiens à préciser que vous pouvez le faire sans être transphobe. Non pas que l’on diffuse des propos haineux à l’égard de personnes ou sur des personnes, mais parce que l’on se met souvent en colère lorsqu’on se sent menacé-e, soi-même ou ses ami-e-s.

    Je soupçonne que j’ai moi-même été déraisonnable dans les discussions sur la race et le racisme et que j’ai certainement « joué la carte du racisme » dans l’affect. Mais plus je vieillis, plus l’état des choses m’apparaît complexe. Il n’y a bientôt plus de règle qui tienne sauf une chose : les discussions, conversations, enquêtes et histoires sont toujours bonnes.

    Que l’on arrête de s’intéresser au discours sur le genre et le genre ou qu’on ne réagisse pas à une nouvelle théorie du genre, pour ne pas risquer de blesser les personnes transgenres, je considère cela comme une exigence déraisonnable.

    SOURCE : https://karenina.se/om-konets-existens-av-kajsa-ekis-ekman
    Traduction automatique relue par TRADFEM

  • https://tradfem.wordpress.com/2021/05/19/recension-du-nouvel-ouvrage-de-kajsa-ekis-ekman-om-konets-existen

    « Alors que vous retiriez les robes des enfants ayant un pénis, vous voulez maintenant retirer leur pénis aux enfants qui aiment les robes. »

    J’ai lu ce livre décisif, écrit Anna sur le blogue Karenina. Comment a-t-il pu ne pas s’enflammer entre mes mains ?

    Comme je connais la façon dont les gens, principalement les féministes, sont maintenant généralement traitées lorsqu’elles examinent les théories sur le genre, je tiens à préciser que vous pouvez le faire sans être "transphobe". Non pas que l’on diffuse des propos haineux à l’égard de personnes ou sur des personnes, mais parce que l’on se met souvent en colère lorsqu’on se sent menacé-e, soi-même ou ses ami-e-s.

    Je soupçonne que j’ai moi-même été déraisonnable dans les discussions sur la race et le racisme et que j’ai certainement « joué la carte du racisme » dans l’affect. Mais plus je vieillis, plus l’état des choses m’apparaît complexe. Il n’y a bientôt plus de règle qui tienne sauf une chose : les discussions, conversations, enquêtes et histoires sont toujours bonnes.

    Que l’on arrête de s’intéresser au discours sur le genre et le genre ou qu’on ne réagisse pas à une nouvelle théorie du genre, pour ne pas risquer de blesser les personnes transgenres, je considère cela comme une exigence déraisonnable.(...)"

  • #Jess_GRANT : 10 façons dont l’idéologie du genre fonctionne comme une #secte
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/15/10-facons-dont-lideologie-du-genre-fonctionne-comme-une-secte

    Voici 10 façons dont l’idéologie transgenriste reproduit les tactiques de base d’une secte :
    SENTIMENT D’APPARTENANCE . Le culte transgenriste offre avant tout un sentiment d’appartenance, renforcé par des croyances qui distinguent ses adhérents du reste de la société (appelé “Babylone”). Les membres du culte sont « différents » et constituent des “élus”. Les hérétiques sont considérés comme Les Autres et diabolisés. Dans le cas présent, la lutte contre « l’hétéronormativité cis-genre » donne aux membres une collectivité extérieure à détester. En avant, soldats transgenres… !
    JARGON SPÉCIALISÉ . Les sectes ont un langage codé qui les distingue. La scientologie se sert des expressions “Engrams”, “Thetans”, “devenir clair” et Sea Org. L’idéologie transgenriste promeut des mots comme “neutrois”, “demiboy”, “cisgenre” et l’insulte “TERF”, tous apparemment créés par des universitaires des “études queer”. Pour moi, c’est un énorme voyant rouge qui s’allume quand des mots d’usage courant, comme « femme », commencent à perdre leur sens.
    ISOLEMENT SOCIAL. Les sectes séparent chaque nouvelˑle adhérentˑe de sa famille et de ses amiˑes, l’isolant de ses systèmes de soutien pour mieux l’endoctriner. Des adolescentˑs confusˑes sont recrutéˑes et manipuléˑes en ligne par des vloggers et des influenceurˑes qui vantent le mode de vie trans, exhortant les enfants à rejeter leurs parents “transphobes” en faveur d’une nouvelle “famille branchée”.
    DOCTRINE FONDÉE SUR UNE FOI. Les sectes exigent que leurs membres fassent un acte de foi et adhèrent à des convictions insensées

    Version originale : 10 Ways Gender Ideology Resembles a Cult
    Traduction : #TRADFEM

  • Tête-à-queue en Suède à propos des changements de sexe
    par TRADFEM
    L’Hôpital Karolinska de Suède met fin à l’utilisation des bloqueurs de puberté pour les moins de 16 ans : Nouvelle déclaration de politique générale de l’hôpital Karolinska - @SEGMtweets

    Le « protocole néerlandais » pour le traitement des mineurs souffrant de dysphorie de genre vient d’être abandonné en raison de ses risques de préjudice médical et de ses avantages incertains.

    L’hôpital Karolinska, en Suède, a récemment publié une nouvelle déclaration de principes concernant le traitement des mineur.e.s souffrant de dysphorie de genre à sa division pédiatrique des services liés au genre. Cette politique, qui est entrée en vigueur en avril 2021, a mis fin à la pratique consistant à prescrire des agents bloqueurs de puberté et des hormones transsexuelles aux mineur.e.s de moins de 16 ans. Les interventions hormonales pour les jeunes âgé.e.s de 16 à 18 ans sont toujours autorisées, mais uniquement dans le cadre de recherches approuvées par le comité d’examen éthique suédois, après un consentement éclairé approfondi ou sont divulgués les risques et incertitudes considérables des interventions hormonales, et en tenant compte du niveau de maturité du ou de la mineure et de sa capacité à donner un consentement réellement éclairé.

    Il s’agit d’un tournant décisif. La Suède est le premier pays dont un hôpital renommé a explicitement répudié le protocole néerlandais, qui autorise l’administration d’agents bloqueurs de puberté à l’âge de 12 ans (et de plus en plus souvent à partir de 8-9 ans, au stade précoce de la puberté connu sous le nom de Tanner 2), et d’hormones transsexuelles à l’âge de 16 ans. C’est également le premier pays à se démarquer officiellement des directives du World Professional Association for Transgender Health (WPATH). Ce lobby s’est longtemps positionné comme l’autorité mondiale en matière de santé des transgenres.(...)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/05/tete-a-queue-en-suede-a-propos-des-changements-de-sexde

    #transgenrisme #droitsdesenfants #BigPharma #Suède #protocolenéerlandais

  • #Julie_Bindel : Message aux hommes : le sexe n’est absolument pas un droit de l’homme
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/04/message-aux-hommes-le-sexe-nest-absolument-pas-un-droit-de-lhomme

    Dans un billet du Times publié aujourd’hui et intitulé « When sex with a prostitute is a human right » (Quand le sexe avec une prostituée constitue un droit de l’homme), la chroniqueuse Melanie Phillips fait l’éloge du juge britannique Anthony Hayden qui, dans un jugement rendu la semaine dernière, a déclaré qu’il serait légal pour des soignants de faciliter l’achat de sexe par un autiste de 27 ans, identifié comme « C ».

    Madame Phillips affirme que Hayden a « fait preuve de compassion » et mentionne un article que j’ai écrit sur le sujet, en disant : « L’opposition de Julie Bindel à la prostitution est puissante et convaincante. Cependant, elle n’a pas accepté que la décision du juge mette, à juste titre, au premier plan les intérêts d’une personne défavorisée. » (Mel Phillips, The Times)

    C’est tout le contraire ; ma préoccupation pour les « personnes défavorisées » détermine ma position sur la prostitution – à savoir qu’elle devrait être abolie et que les femmes devraient être soutenues pour sortir du commerce du sexe.

    Il est assez incroyable que les droits des femmes aient été largement ignorés, non seulement dans le jugement Hayden, mais aussi par plusieurs défenseurs des « droits de l’homme » qui ont commenté cette affaire.


    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/when-sex-with-a-prostitute-is-a-human-right-lfzxrf88z
    Traduit par #TRADFEM

  • #Julie_Bindel : Le nouveau harcèlement imposé sur les campus
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/04/le-nouveau-harcelement-impose-sur-les-campus

    L’une des grandes réussites du féminisme contemporain tient aux campagnes de sensibilisation du public à la reconnaissance du harcèlement sexuel en milieu de travail. Les universités ont encouragé les dénonciations et les procédures de plaintes anonymes afin que les femmes puissent signaler en toute sécurité ce type de ciblage. Mais lorsque les femmes universitaires font l’objet d’insultes infâmes telles que « TERF », tout bascule ; il est considéré comme raisonnable de traquer et d’humilier publiquement ces femmes.

    Il est intéressant de noter que la foule vicieuse des censeurs n’a pas tendance à s’en prendre à la poignée d’universitaires masculins qui s’élèvent contre le type d’idéologie transgenriste extrême qui entraîne la suppression des droits sexuels durement acquis par les femmes.

    Holly Lawford-Smith est professeure associée en philosophie politique à l’université de Melbourne (UM), en Australie. En 2020, elle a lancé le site noconflicttheysaid.org pour recueillir des données et des témoignages sur l’impact qu’avait sur les femmes l’utilisation par des hommes d’espaces réservés aux femmes, tels que les prisons, les vestiaires, les salles de bain, les services hospitaliers et les refuges pour les victimes de viol et de violence conjugale.

    Version originale : https://spectator.us/topic/campus-harassment-university-terf-trans
    Traduction : TRADFEM. Tous droits réservés à Julie Bindel et The Spectator (US).

  • #Sarah_Ditum : De l’importance de ne pas relooker la prostitution en « travail du sexe »
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/03/de-limportance-de-ne-pas-relooker-la-prostitution-en-travail-du-s

    Daisy avait 15 ans lorsqu’elle a reçu son premier avertissement lié à la prostitution. Elle parle peu de cette partie de son histoire aux gens, car elle ne veut pas que ce récit déborde dans son présent (tous les détails permettant de l’identifier ont été modifiés dans le présent article). Cela fait d’elle l’une des femmes que vous n’entendrez pas dans les débats actuels sur l’industrie du sexe.

    On dit souvent aux décideurs et aux féministes qu’ils et elles doivent « écouter les travailleuses du sexe », mais il faut garder à l’esprit que l’on ne peut écouter que celles qui acceptent de s’exprimer, et que plus une femme a subi de préjudices, moins elle est susceptible de vouloir revenir lç-dessus sur la place publique. Si des personnalités telles que Brooke « Belle de Jour » Magnanti et Melissa Gira Grant, autrice du livre Playing the Whore (Faire la pute,) peuvent s’afficher comme représentantes de la prostitution, c’est sans doute en partie parce que leurs expériences relativement bénignes sont atypiques. Rangées en face d’elles sont les femmes comme Rachel Moran et Rebecca Mott, qui se qualifient de « survivantes ». Pour celles-là, la vente de sexe n’a été rien d’autre qu’un traumatisme, et revisiter ce traumatisme fait partie de leur vie publique en tant que militantes. C’est un lourd tribut à payer pour n’importe qui, et Daisy, que j’ai rencontrée par l’intermédiaire d’une association de lutte contre la violence faite aux femmes, y résiste : « Je refuse de construire ma carrière sur le fait d’être une « ex » quoi que ce soit. Ce n’est pas une étiquette que je veux ou que j’accepte ».

    Version originale : https://www.newstatesman.com/politics/2014/12/why-we-shouldnt-rebrand-prostitution-sex-work
    Traduction : Collective #TRADFEM

  • Sarah DITUM. 
    Lorsque nous parlons de « travail du sexe », nous appuyons l’idée que le sexe est un travail pour les femmes et un loisir pour les hommes – des hommes qui ont le pouvoir social et économique d’agir comme une classe patronale en matière de rapports sexuels. Pire encore, nous acceptons que le corps des femmes existe en tant que ressource à utiliser par d’autres personnes.

    dans The New Statesman, 1er décembre 2014 https://tradfem.wordpress.com/2021/05/03/de-limportance-de-ne-pas-relooker-la-prostitution-en-travail-du-sexe/-

  • Parution de Notre sang d’#Andrea_Dworkin
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/03/parution-de-notre-sang-dandrea-dworkin

    Théoricienne incontournable, écrivaine incomparable et source d’inspiration de plusieurs générations de féministes, Andrea Dworkin demeure plus d’actualité que jamais alors que les femmes du monde entier se mobilisent pour lutter contre la violence masculine qu’elle a été l’une des premières à désigner et à combattre. Cette essayiste maniait comme nulle autre le verbe, l’humour, la colère, l’espoir.
    Ce recueil révèle une extraordinaire conférencière qui nous entraîne dans les recoins de la misogynie, du pouvoir masculin, du sadisme et du masochisme sexuels, de la violence, du racisme, de la discrimination. Elle montre les liens qui existent entre l’oppression des femmes, le racisme, le colonialisme, l’esclavage et d’autres formes d’exploitation : « L’histoire de notre pays est une histoire de sang versé. Tout ce qui a grandi ici a poussé dans des champs imbibés du sang de peuples entiers. C’est une nation érigée sur la charogne humaine des nations indiennes. C’est une nation érigée sur le travail, la tuerie et les souffrances d’esclaves. C’est une nation raciste, une nation sexiste, une nation meurtrière. C’est une nation pathologiquement captive d’une volonté de domination. »

    https://m-editeur.info/notre-sang-predictions-et-discours-sur-la-politique-sexuelle

  • #Simone_Andrea : Prostitution et « dignité » masculine
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/02/prostitution-et-dignite-masculine

    Appelez ça comme vous voulez, c’est de la prostitution.

    La dignité des hommes est une chose qu’ils prennent très au sérieux. La dignité, même et surtout, en vertu de la loi (masculine), est fondée sur le concept de choix. Le concept masculin de la dignité est basé sur un statut dû à la structure de classe.

    Ainsi, beaucoup de personnes qui disposent de peu de choix aiment prétende qu’elles ont le choix parce qu’il est lié au concept de dignité.

    La rhétorique qui fait de la prostitution une industrie stigmatisante et humiliante pour les femmes prostituées a entièrement pour but de garantir que les hommes ne soient pas mal vus. Les hommes ne sont stigmatisés que par association et proximité avec la personne prostituée, plutôt que par leur création de notre condition et leur demande permanente de nos corps.

    Ils nous utilisent parce que nous sommes là, et ils veulent se sentir dignes en le faisant.
    Le grand public n’est pas conscient que ce sont les hommes qui nous mettent là. Il ne sait pas qui profite de notre présence dans cette condition. Il ne sait pas qui a créé la situation dans laquelle nous nous trouvons.

    La rhétorique utilisée pour assainir la prostitution en l’appelant « autonomisante », « travail du sexe » et méritoire d’un statut de « dignité » existe entièrement pour que les hommes qui nous exploitent aient l’air de ne pas nous exploiter. Le lobby des proxénètes sait que la fonction première de l’expression « travail du sexe » est d’accroître et de bénéficier du commerce du sexe (c’est-à-dire du « droit » des hommes à nous acheter pour le sexe et d’en tirer profit).

    Spin (une survivante)
    Pour en savoir plus, lire Sarah DITUM, « Why we shouldn’t rebrand prostitution as sex work » –

    Traduit par TRADFEM à la demande d’une survivante.