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  • Cartographier la radicalisation islamiste | Romain j. Garcier
    http://www.garcier.net/?p=602

    Alors entendons-nous bien. Je ne suis pas là pour donner des leçons aux gens qui ont fait ces cartes. Mais elles me posent problème parce qu’elles ne me permettent pas de comprendre ce qui se passe. Si on fait une carte, c’est pour localiser un phénomène mais aussi pour comprendre ses conditions d’émergence. Qu’est-ce que me disent ces cartes ? Qu’il faut avoir peur du noir ? Que le rose c’est mieux ? Que les jihadistes sont partout ? Je ne sais pas. Et là, tout de suite, j’ai besoin de comprendre.


    #cartographie #islamisme

    • Merci @rumor d’avoir signalé ce billet. J’ai vu cette carte il y a quelques jours et je n’ai pas vraiment osé la signaler, mais je profite de ton post pour dire quand même que j’ai été très choqué autant par l’approche graphique complètement ratée que par le thème/contenu qui n’apporte rien, qui n’explique rien, qui n’a aucun sens présenté de cette manière, sans références, sans explication, sans recherches de critères complémentaire qui pourrait - peut-être - expliquer cette répartition géographique. C’est le stéréotype même de la #carte_inutile voire même #dangereuse. J’irai même jusqu’à dire que dans le contexte de la presse qui (re)publie ce doc, c’est assez putassier.

    • Ce qui est caractéristique c’est le choix des couleurs.
      Un dégradé de couleur non signifiante jusqu’à 49, et à partir de 50 noir, très noir.
      Outre la mauvaise foi évidente, il y a l’effet de seuil, redoutable.
      Sinon, moi, la plupart du temps, je n’ai aucune information sur la signification d’une cartographie. C’est un peu comme une photo, sans contexte ni détails donnés par ailleurs, je ne peux que la trouver jolie ou moche, mais en aucun cas comprendre, quel que soit le sujet !

    • Donc il s’agit des #signalements comptabilisés par le CNAPR (Centre national d’assistance et de prévention contre la radicalisation). J’imagine qu’il s’agit pour l’essentiel des éléments portés à la connaissance du CNAPR soit par le numéro vert 0800, soit par le site stop-djihadisme.gouv.fr et éventuellement d’autres sources.

      Qu’en est-il de la réalité de la « dénonciation » ainsi effectuée ?

      D’autre part le rapport parlementaire de P. Mennucci d’où proviennent ces données (puisqu’apparemment, il n’existe pas - ou, je n’ai pas trouvé - de rapport public de l’UCLAT, mentionné comme source) est très prudent (c’est suffisamment rare pour le souligner).

      Il convient cependant d’interpréter ces chiffres avec prudence, dans la mesure où ils ne concernent que les cas de radicalisation ayant fait l’objet d’un signalement, émanant en règle générale de la famille, et comportent donc différents biais. Ainsi, la part des convertis s’y trouve surreprésentée car les familles de culture arabo-musulmane utilisent moins le dispositif de signalement, ce qui peut être lié à des différences de perception sociale de la radicalisation. La proportion importante de signalements concernant des femmes peut, quant à elle, s’expliquer par une attention plus importante des familles à leur égard.

      http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-enq/r2828.asp

      Comme l’indique R. Garcier dans son billet la carte originale du rapport (qu’il reproduit) a des choix de couleurs désastreux… mais celle de VisActu n’est pas beaucoup mieux.

      Pour être complet, on en trouve également une version réalisée par Idé Infographie pour le Figaro en juin.

    • Merci à Simplissimus de ces précisions. Effectivement, il serait intéressant d’avoir un accès à ces données brutes - pour refaire la carte, mais aussi, pour avoir une idée des « métadonnées ». Même la carte, marginalement meilleure, du Figaro pose de gros problèmes de sémiologie. Bien cordialement à toutes et à tous