/p

    • Il y a ceux qui l’abordent avec légèreté. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), en visite vendredi 19 juin au salon VivatTech, tenait surtout à défendre la tenue du concert organisé dimanche par les « insoumis » à Paris pour la Fête de la musique, sous 36 °C. « Faites les Andalous, sortez dehors plus tard, la Fête de la musique si vous la décalez un peu, hé ça ira, il y aura moins de soleil », a-t-il déclaré.

      Il y a ceux qui font l’impasse. Samedi après-midi, au Parc floral de Paris, dans le bois de Vincennes, c’est dans une salle climatisée, mais où nombre de militants Les Républicains (LR) avaient tombé la veste, que Bruno Retailleau a tenu son premier meeting de campagne. « Merci d’avoir bravé la canicule », a dit le candidat de LR à ses militants. Et ce fut tout sur le sujet. Prônant « une écologie de droite, qui ne punira pas », Bruno Retailleau n’a pas craint de saluer dans son public « des milliers de cœurs qui brûlent pour la France, prêts à s’enflammer pour la France ».

    • https://www.instagram.com/p/DZ4exOQjhYU/c/17888335917398367

      « Et sinon, pour ceux qui veulent vraiment s’informer, voici en synthèse le programme de LFI en matière d’écologie :

      ➡️ Cadre constitutionnel et institutionnel : inscrire la « règle verte » dans la Constitution (ne pas prélever plus que ce que la nature peut reconstituer), créer un Conseil à la planification écologique et des assemblées citoyennes régionales, et adopter des lois-cadres de planification écologique et démocratique.

      ➡️ Objectifs climatiques : porter la réduction des émissions à 65 % d’ici 2030, imposer une comptabilité carbone aux entreprises avec trajectoire de baisse obligatoire, et créer un crime de dissimulation des émissions.

      ➡️ Réorganisation territoriale : redécouper les régions selon les bassins versants, confier l’eau comme première responsabilité aux régions, impliquer les communes dans la planification, et déployer des « défenseurs de la nature » à l’échelon local.

      ➡️ Souveraineté industrielle et logistique : créer une Agence pour les relocalisations industrielles stratégiques, instaurer une logistique verte (train, fluvial, mutualisation du dernier kilomètre), et mettre un moratoire sur les grands projets écocidaires.

      ➡️ Outre-mer comme territoires pilotes : viser l’autonomie énergétique 100 % renouvelable et l’autosuffisance alimentaire, protéger la biodiversité, et former aux métiers de la bifurcation écologique localement.

      ➡️ Grands chantiers transversaux (développés dans le programme)
      – Transports publics écologiques et refonte de la mobilité individuelle
      – 100 % énergies renouvelables en 2050 et rénovation énergétique massive
      – Consommation et économie circulaire : objectif France « zéro déchet »
      – Souveraineté alimentaire et révolution agricole paysanne et écologique
      – Protection de l’eau, des forêts et de la biodiversité
      – Lutte contre les pollutions et désempoisonnement de l’environnement
      – Fin de la maltraitance animale
      – Santé globale : reconstruction de l’hôpital public, gestion des pandémies, lutte contre la malbouffe et les addictions

      Le Monde si vous avez 5 minutes, je peux former vos journalistes à faire des recherches Google, je pense ça peut être utile ! »

      Trouvé via :

      Niléane - Mastodon
      https://nileane.fr/@nileane/116795550914683098

      Le gaslight de la presse des milliardaires continue :

      Dans un article adapté en post Instagram sur « le déni des candidats à la présidentielles sur le réchauffement climatique », Le Monde met en Top 1... Mélenchon, le seul du lot à porter un programme de rupture et de planification écologique, avec comme citation une vanne sortie de contexte d’une conversation sur la Fête de la musique, devant la clique climatosceptique Retailleau, Macron, et Le Pen.

      Ce niveau de manipulation c’est quelque chose quand même.

  • Il faut prendre l’ampleur de ce qui s’est passé avec le gouvernement libanais hier : à peine un accord de cessez-le-feu incluant le Liban conclu entre l’Iran et les États-Unis, le Premier ministre Nawaf Salam communique immédiatement pour rejeter l’accord, arguant que seul le gouvernement libanais doit négocier son propre accord. Ce à quoi Israël, qui souhaite à tout prix continuer la guerre, répond avec enthousiasme en massacrant, en quelques minutes, des centaines de Libanais.

    Et aujourd’hui, Netanyahu annonce accepter les négociations avec le Liban, sans même que cessent les bombardements.

    Le Premier ministre libanais a donc rejeté l’accord de cessez-le-feu global négocié par l’Iran, qui pourtant détient une carte de négociation très forte (le contrôle du détroit d’Ormuz), parce qu’il tient à tout prix à « négocier » son propre accord en situation d’absolue faiblesse.

    Le but de la manœuvre est transparent : un accord négocié dans le cadre d’un accord global avec l’Iran maintiendrait la Résistance libanaise, alors qu’un accord direct obtenu par le Liban exigerait, forcément, la destruction totale de la Résistance libanaise. Non pas un accord de retrait du Hezbollah au nord du Litani, avec des assassinats quotidiens perpétrés par Israël, comme précédemment : une destruction totale du parti. Ce qui est évidemment impossible à réaliser seul, ni même avec l’aide (comme actuellement) d’Israël, mais dans laquelle on tenterait d’entraîner les pays occidentaux appelés à être les « garants » de l’accord (lesquels garants n’ont évidemment pas moufté après 15 000 violations de l’accord précédent par Israël).

    Comme l’écrit ArabicType :
    https://www.instagram.com/p/DW4lurrDPuC

    This Vichy government has lost its legitimacy. The blood of the people who died today screams out this one word: treason.

  • US Carrier That Left Mideast Over Fire Has Other Problems - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-24/us-aircraft-carrier-that-left-mideast-over-fire-has-other-issues


    The USS Gerald R. Ford arrives at Souda Bay naval base on the island of Crete on March 23.
    Photographer: Costas Metaxakis/AFP/Getty Images

    The USS Gerald R. Ford aircraft carrier arrived at a port in Crete on Monday after it had to leave the Middle East — and the war against Iran — when a fire broke out in its laundry area. But the massive ship’s problems run a lot deeper than that.

    Delivered years late in May 2017, the Ford is the most expensive American warship ever built, at $13.2 billion.
    […]

    #paywall
    (en attendant gcaptain ?)

    • (brefs) compléments sur Instagram
      https://www.instagram.com/p/DWSCcEVgeDh

      The U.S. aircraft carrier USS Gerald R. Ford had to leave the Middle East after a laundry fire. A new Pentagon report says its problems go much deeper according to Bloomberg News.

      Key systems like radar, weapons elevators, and jet launch systems may not work reliably, and the ship hasn’t been fully tested in real combat. It’s unclear if the ship can detect or intercept enemy aircraft, anti-ship missiles or small aircraft attacks.

      It’s also the most expensive warship ever built at $13.2 billion, yet issues remain unfixed and it is not clear when these will be fixed.

    • USS Gerald R. Ford mired with broader technical, operational issues | Al Mayadeen English
      https://english.almayadeen.net/news/politics/uss-gerald-r--ford-mired-with-broader-technical--operational


      The USS Gerald R. Ford aircraft carrier is docked at Souda Naval Base near Chanda on the island of Crete, Monday, March 23, 2026.
      AP

      The US aircraft carrier that left West Asia operations following a fire faces broader technical and operational issues, Bloomberg reported on Tuesday.

      The USS Gerald R. Ford, the world’s largest aircraft carrier, arrived at Crete’s Naval Support Activity Souda Bay in Greece on Monday for maintenance and repairs following operations in the Red Sea, the US Navy said.

      The vessel’s departure from West Asia came after a fire broke out earlier this month in its main laundry area, prompting a large damage control response aboard the ship. US officials claimed the blaze was not combat-related and was contained, but reports indicated that more than 600 sailors were displaced from their sleeping quarters as a result of the incident.

      Pentagon concerned over operational readiness
      Bloomberg reported that concerns surrounding the aircraft carrier range from minor issues to potentially serious flaws, based on a new assessment from the Pentagon testing office. Many of these issues emerged after the ship began combat testing in October 2022.

      The report highlighted a lack of sufficient current test data to properly assess the carrier’s “operational suitability", including the reliability of key systems such as its jet launch and recovery system, radar, ability to sustain operations under enemy fire, and elevators used to transport weapons and munitions from the hold to the flight deck.

      A recent Pentagon testing assessment further found that, nearly a decade after the ship’s delivery, there is still insufficient data to determine its “operational effectiveness” under realistic combat conditions.

      Deployment context and forced withdrawal
      The USS Gerald R. Ford has been deployed for an extended period, having originally set sail in June 2025 and remaining at sea for roughly nine months, longer than the typical seven-month deployment.

      Its operations have spanned multiple regions, including the Caribbean, to support US efforts to kidnap Venezuelan President Nicolás Maduro, and then redirected again to West Asia as support to the US as it prepared to launch its aggression on Iran.

      What the report failed to mention was that on March 13, Iran’s Khatam al-Anbiya Central Headquarters said that the fire that occurred on the carrier was deliberately started by its crew.

      According to a statement, the vessel, reportedly redeployed from the Mediterranean Sea to the Indian Ocean and Gulf of Oman to reinforce US forces, sustained a fire allegedly started deliberately by several US soldiers due to fear among the carrier’s crew.

      Tensions in the region have escalated since the US and “Israel” launched a joint offensive on Iran on February 28. Iranian authorities said that more than 1,300 people have been martyred since the start of the war, including senior officials such as Leader Sayyed Ali Khamenei and top security official Ali Larijani.

      Tehran has responded with drone and missile strikes targeting “Israel”, as well as US military bases in Gulf countries. These strikes have resulted in casualties and infrastructure damage, successfully disrupting global markets and aviation.

      Growing doubts are emerging within US forces over the war, with troops raising concerns about unclear objectives, rising casualties, and the danger of a ground invasion. Reports indicate increasing frustration and stress among troops, with some questioning their role and considering leaving the military.

      IRGC to US 82nd: You will face fate of USS Gerald Ford
      In a related context, Iran’s Islamic Revolution Guard Corps (IRGC) earlier issued a direct warning to the US 82nd Airborne Division, cautioning that it could face the same fate as US aircraft carriers previously forced to withdraw under Iranian pressure.

      Commenting on reports of an imminent US troop deployment to West Asia, the IRGC addressed American forces, stating: “Do you remember Gerald Ford and Abraham Lincoln?”

      The statement referenced the withdrawal of US naval assets from the region following Iranian strikes and threats, signaling Tehran’s readiness to confront any new deployment.

      The IRGC emphasized that the 82nd Airborne Division, one of the US Army’s most prominent rapid-response units, is being closely monitored as part of the evolving strategy.

  • Dans l’univers de merdification qu’acceptent notamment les acteurs professionnels et associatifs sur les interwebz, un qui m’étonne toujours, c’est l’acceptation d’utiliser Instagram comme outil de promotion de ses propres contenus.

    Or, une des grosses particularités d’Instagram, c’est d’être un réseau qui ne permet pas de publier des liens hypertextes dans ses posts (je me demande si Insta n’a pas été un des premiers à imposer cette limite). Du coup on peut publier une image (désormais une petite vidéo), mais pas de lien vers sa propre source. Publier sur Insta c’est accepter d’être en vase clos, mais question promo, on ne peut faire que la promo d’Insta lui-même.

    Et là je découvre ce délire de Courrier international :
    – un message qui reproduit sous forme de suite d’images le texte de l’article :
    https://www.instagram.com/p/DV1JyouDal0
    – et qui précise qu’il y a un lien dans la bio vers cet article (le seul endroit d’insta où l’on peut faire un lien)
    – ce n’est donc évidemment pas un lien vers l’article source de Courrier international, mais vers encore un autre service intermédiaire, « linkin.bio » qui affiche une page avec les mêmes images que sur Insta, mais cette fois avec un lien vers Courrier…
    https://linkin.bio/courrierinter

    Sérieusement, comment les gens acceptent ce genre de conneries ?

  • l’extrême droite qui défend « la liberté académique »... c’est flippant. Comment vont-ils gérer le fait que la liberté académique implique le respect de la loi et de l’intégrité scientifique. ils vont sans doute en donner une nouvelle définition... :(

    « L’Association pour la défense des libertés académiques (ADLA), annoncée en février 2026 par l’Institut Thomas More et le Laboratoire d’analyse des idéologies contemporaines, vise à soutenir les membres de la communauté éducative et universitaire victimes de discriminations idéologiques ou de harcèlement. Elle se concentre sur la protection de la liberté de pensée et de recherche. »

    https://www.instagram.com/p/DVLQxqGDZvc

    https://fr.linkedin.com/posts/aymeric-de-lamotte-19572a71_cr%C3%A9ation-de-lassociation-pour-la-d%C3%

    #ESR #Extreme-Droite #liberté-académique

  • Mort de Nahel : pourquoi le policier ne sera finalement pas jugé pour meurtre mais pour « violences ayant entraîné la mort »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/05/mort-de-nahel-merzouk-pourquoi-le-policier-ne-sera-finalement-pas-juge-pour-

    Florian M. avait-il l’intention de tuer Nahel, en lui tirant dessus une balle de 9 millimètres, à un mètre de distance environ, à travers le pare-brise de la Mercedes jaune que conduisait le mineur le 27 juin 2023 ? Le parquet et les juges d’instructions avaient répondu oui, la cour d’appel de Versailles vient de dire que non.

    Dans son arrêt rendu jeudi 5 mars, que Le Monde a pu consulter, la juridiction a estimé les charges « insuffisantes » pour établir cette intentionnalité.

    #police #impunité_policière

    • NAHEL MERZOUK, ACTE II : LA « DEUXIÈME MORT » OU LA SOUVERAINETÉ JUDICIAIRE
      https://lundi.am/Nahel-Merzouk-acte-II-La-deuxieme-mort-ou-la-souverainete-judiciaire

      (...) la cour d’appel (...) dit que le fait de tuer, quand on est policier, dans le cadre d’une opération, peut ne pas être un meurtre (...) que l’intention homicide peut se dissoudre dans l’exercice de la fonction.

      Elle dit que Nahel Merzouk n’est pas, juridiquement parlant, une personne qui a été assassinée.

      Mounia Merzouk, sa mère, a trouvé les mots justes. Des mots que la philosophie politique peinerait à égaler : « Ils le tuent une deuxième fois. » (...)

      #justice #cour_criminelle

    • NAHEL MERZOUK : DU NOM PROPRE AU COUP DE FEU - ANATOMIE D’UNE IMPUNITÉ [Juillet 2025]
      https://lundi.am/Nahel-Merzouk-du-nom-propre-au-coup-de-feu-anatomie-d-une-impunite

      Le 17 mars 2025, Florian M. est réintégré dans les effectifs et muté au Pays basque. Cette mutation, pourtant en contradiction avec l’article 86 de la loi du 26 janvier 1984 sur le statut de la fonction publique (qui interdit en principe toute affectation en cas de mise en examen pour crime), est rendue possible par une procédure dite « dans l’intérêt du service ». Cette clause, normalement réservée à des situations de pénurie ou de nécessité exceptionnelle, est ici activée avec le soutien explicite du préfet de police de Paris [Laurent Nunez]. Elle permet au mis en examen de reprendre ses fonctions dans une région qu’il avait lui-même sollicitée.

      Cette affectation, par son caractère à la fois symbolique et concret, marque une rupture dans l’économie ordinaire de la responsabilité publique. Elle ne se contente pas de minimiser l’acte, elle le requalifie tacitement en geste acceptable, voire méritoire. Elle manifeste une reconfiguration profonde des critères d’évaluation de la légitimité policière, et confirme la thèse d’un régime d’impunité structurée, où la violence étatique, même reconnue comme abusive, trouve des voies de reconduction administrative et morale.

    • « Ils le tuent une deuxième fois. »
      Mounia Merzouk

      (...) ce n’est plus la réalité de la menace qui fonde la légitimité du recours à la force meurtrière, mais la perception qu’en a l’agent, sa conviction intime, son émotion, sa peur. Dès lors, tout devient possible. Il suffit qu’un policier déclare, de bonne foi ou non, avoir eu peur, pour que son tir soit rétrospectivement légitimé. L’État de #droit, qui reposait sur l’objectivation des faits, cède la place à un État de perception, où le ressenti de l’agent fait office de preuve.

      Ce régime du soupçon est inséparable d’une économie racialisée du regard. La « conviction honnête » du policier ne se forme pas dans un vide social : elle est structurellement orientée par les présupposés qui, dans la société française, associent les jeunes des quartiers populaires, et plus spécifiquement les jeunes racisés, à la figure du danger, de la délinquance, de l’incivilité. (...) L’arrêt du 5 mars 2026 est ainsi, sans jamais le dire, une validation judiciaire du #profilage_racial.

      Nahel (...) devient le support passif d’une projection, d’une peur, d’une conviction. Le policier ne tire pas sur lui, il tire sur la figure que sa peur a construite. Et la justice, en validant cette construction, achève le travail d’effacement.

      #racisme #violence_d'État

  • Pas du tout à l’aise avec l’omniprésence des « ah ah bien fait pour leur gueule » à propos de Dubaï, ses touristes et ses influenceurs, parce qu’ils sont maintenant du mauvais côté des bombes. S’ils postaient exactement ça à propos des Israéliens, ils auraient la police en bas de leur porte pour leur demander d’un peu s’expliquer… – et d’ailleurs ils ne le font pas, parce que pourquoi… ?

  • Ca fait longtemps que je ne suis pas intervenu sur SeenThis, mais vu que j’ai une actu, je la partage avec vous :

    Emmanuel Dror, La fierté de Gaza
    Publié aux éditions terres de Feu. 192 pages, 13 Euros, sorti le 19 septembre 2025
    http://emmanuel.dror.free.fr

    « Face au désastre, les femmes, les hommes et les enfants de Palestine ont toujours trouvé les ressources pour se relever.

    Pierre par pierre, ils et elles reconstruisent inlassablement ce bout de terre, comme après chaque guerre, chaque massacre, chaque exil.

    L’auteur, de par ses engagements et ses liens avec cette région, a ressenti la nécessité de faire connaître les multiples facettes de ce qui fait la fierté de Gaza. La lumière est mise sur la créativité, l’ingéniosité, le courage… qualités qui permettent à ce peuple de résister depuis des décennies.

    Il nous invite à regarder Gaza autrement, à rencontrer ses artistes, ses journalistes, ses ingénieur·es, ses soignant·es… Pour redonner espoir dans ses capacités à se libérer du joug colonial. »

    #Palestine #Gaza

  • Les bateaux de la flottille humanitaire Global Sumud interceptés « un par un »
    https://bellaciao.org/Les-bateaux-de-la-flottille-humanitaire-Global-Sumud-interceptes-un-par-u

    Nos concitoyens Frank Romano, Prune Missoffe, Mohamed Ali Belkaid étaient présents. Nous n’avons plus de communication. IL FAUT IMPÉRATIVEMENT CONTACTER LES SERVICES DIPLOMATIQUES. https://www.instagram.com/p/DPSCeuGE6HT Israël tire aux canons à eau sur des militants à bord de petites embarcations qui tentent de briser le blocus illégal de Gaza. Au moins deux bateaux ont défié les commandos israéliens qui leur ordonnaient de s’arrêter et ont poursuivi leur route. Ils se trouveraient à (…) #Contributions

  • Hier, il y avait Marie Tondelier et les écologistes à #Montpellier, mais c’était aussi les « 24 heures démentes » des Internationales de la guitare :
    https://www.les-ig.com/les-24h-dementes

    Alors tu t’en doutes, j’ai très longuement hésité, et finalement on a réussi à assister à 5 concert géniaux dans la journée, dans des genres extrêmement différents :
    – Fernando Barroso
    – Boucs !
    – Matheus Donato et Matu Miranda
    – Molto Morbidi
    – CXK

  • Des paroles, des intros, des solos, des chœurs, des arrangements plus que corrects, varié, et pourtant… on fait quoi avec ça ?

    WARNING: “Everything that happens on this channel is fiction. But what is the truth? F*ck it, just listen!”

    https://www.instagram.com/p/DBLnqj1gMZ_

    Concubanas - Rumba Congo (1973) [Full Album]
    https://www.youtube.com/watch?v=Kzhnz5eipTM

    The name “Concubanas” derives from Latin, meaning “those who live together” - a fitting name for a group that embodied the cultural coexistence of African and Cuban musical traditions. This multicultural ensemble was formed in Havana in 1971, creating a unique fusion of Cuban and Congolese music. The group’s name would prove prophetic, as they became one of the most significant examples of artistic cohabitation between African and Latin American musical styles of their era.

    Formation and Early Years

    Original lineup:

    Ramon Hernández (Trumpet, Vocals) - Cuba
    Marcel Boungou (Percussion, Vocals) - Congo
    Elena “La Voz” Torres (Lead Vocals) - Cuba
    Jean-Pierre Dikamona (Guitar) - Congo
    Carlos Mendoza (Bass) - Cuba
    Maria Sanchez (Percussion) - Cuba
    Pascal Bikindou (Saxophone) - Congo

    Concubanas - Caribe Latino (1974) [Full Album]
    https://www.youtube.com/watch?v=D0dao_5EVbk

    Hermanos Cubanos - Festival Afrolatino (1977) [Full Album]
    https://www.youtube.com/watch?v=xJATVSZsZek

    #musique #Cuba #afro-cubain #IA #IA_générative

    • Chaque mois c’est de meilleure qualité. Pour la musique, l’image, la vidéo et donc le texte aussi. Et c’est justement pour ça que ça se répand et que ça brûle la planète, et que c’est difficile de faire revenir la plupart des gens en arrière : parce que ça marche dans la majorité des cas. (Tout en niquant la planète donc.)

      Personne ne va souscrire aux arguments « non mais en fait ça marche pas si bien », ce n’est pas une approche raisonnable de critique, de mon point de vue. (Et pourtant on en voit plein de « méga experts » pondre des articles « non mais quand on fait ci ou ça, ou pour tel cas, ça marche pas »… c’est du débat d’expert hors cas les plus courants, en plus souvent invalidés 6 mois plus tard)

    • AI-generated music revenue is projected to explode from $100 million to $4 billion by 2028, potentially making up 20% of streaming revenue.

      https://boingboing.net/2025/06/17/ai-generated-fake-bands-are-quietly-taking-over-your-playlists.html
      On vide des aquifères et on crame du pétrole de schistes bitumineux pour alimenter les data centers qui font ça (et le reste). Mais effectivement vue l’indifférence massive à ce qu’on faisait déjà en terme d’impact sur la biosphère, on peut pas espérer un quelconque sursaut sur ces questions juste parce que ça implique l’IA.
      Extension du domaine du « ben ouais mais tout le monde le fait donc un peu plus un peu moins ».

  • Arrêt concernant l’Ukraine - ECHR - ECHR / CEDH
    https://www.echr.coe.int/w/judgment-concerning-ukraine-2

    Dans l’affaire Vyacheslavova et autres c. Ukraine, la Cour a conclu à des violations du droit à la vie et à un non-respect de l’obligation d’enquête y afférente à raison de ce que les autorités avaient manqué à faire tout ce qui pouvait être raisonnablement attendu d’elles pour empêcher les violences à Odessa le 2 mai 2014, pour y mettre fin après leur déclenchement, pour adopter des mesures de secours dans les meilleurs délais à l’égard des personnes prises au piège dans l’incendie et pour ouvrir et mener une enquête effective sur les événements. Elle a également constaté une violation du droit au respect de la vie privée et familiale à l’égard d’une requérante, à raison du retard pris dans la remise à celle-ci du corps de son père aux fins de son inhumation.

    le communiqué de presse (7 pages, pdf)
    https://hudoc.echr.coe.int/app/conversion/pdf/?library=ECHR&id=003-8180838-11477922&filename=Arrêt%20Vyacheslavova

  • STOP RN88 : La Région AuRA détruit le Vivant - Pétition et consultation publique
    https://ricochets.cc/STOP-RN88-La-Region-AuRA-detruit-le-Vivant-Petition-et-consultation-publiq

    Voici une pétition et une consultation publique à remplir ce week-end, pour soutenir la lutte contre la RN 88 Les pétitions et consultations publiques (purement consultatives) ne suffisent évidemment pas à arrêter des projets écocidaires tels que la RN 88, surtout quand des autocrates nuisibles et dangereux tels que Laurent Wauquiez pèsent de tout leur poids pour imposer l’aggravation des désastres provoquée par le business as usual. Mais c’est l’occasion pour faire parler de ce projet (...) #Les_Articles

    / #Ecologie

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/rn88-stop-a-la-destruction-de-190ha-d-espaces-naturels
    https://www.registre-numerique.fr/ppve2024-deviation-rn88/deposer-son-observation
    https://bit.ly/4hsx6nC
    https://bit.ly/3QvDvCB
    https://www.instagram.com/p/DGL0QCEq31J
    https://www.francebleu.fr/infos/environnement/greenpeace-manifeste-a-nouveau-contre-la-deviation-du-pertuis-sur-la-rn-8
    https://www.instagram.com/p/DGNlfF4orV_/?img_index=1
    https://www.facebook.com/GreenpeaceGLClermont/posts/pfbid0k6ngLvMTEFXenfviAQLwgtrtVXzAZhXRYuShRyc4Qzp2AwU2WyRaNfAcfZWpKnzGl

  • Die Made
    https://www.instagram.com/p/C7y-JqpsVMB

    von Heinz Erhardt

    Hinter eines Baumes Rinde
    wohnt die Made mit dem Kinde.
    Sie ist Witwe, denn der Gatte,
    den sie hatte, fiel vom Blatte.
    Diente so auf diese Weise
    einer Ameise als Speise.

    Eines Morgens sprach die Made:
    „Liebes Kind, ich sehe grade,
    drüben gibt es frischen Kohl,
    den ich hol’. So leb denn wohl.
    Halt! Noch eins, denk, was geschah,
    geh nicht aus, denk an Papa!“

    Also sprach sie und entwich. —
    Made junior jedoch schlich
    hinterdrein, und das war schlecht,
    denn schon kam ein bunter Specht
    und verschlang die kleine fade
    Made ohne Gnade. — Schade.

    Hinter eines Baumes Rinde
    ruft die Made nach dem Kinde.

    https://www.youtube.com/watch?v=ojA0NAjLQt0

    Heinz Erhard
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Heinz_Erhardt#cite_ref-26

    Sein Humor war bisweilen hintergründig. Manche seiner Gedichte kreisen auf subtile Weise um die Themen Vergeblichkeit, Vergänglichkeit und Tod, sodass man sie auch dem Genre des Schwarzen Humors zurechnen kann.

    #Berlin #Wedding #pêche #infrastructure

  • Mobilisation propalestinienne à Sciences Po Paris : Emmanuel Macron dénonce des propos « intolérables »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/03/13/mobilisation-propalestinienne-a-sciences-po-paris-emmanuel-macron-denonce-de

    Le gouvernement reprend les mots d’ordre de la bollorésphère. Les étudiants incriminés contestent fermement tout propos antisémité

    Plusieurs personnalités politiques se sont indignées de l’occupation de l’établissement par des étudiants propalestiniens et des propos tenus à cette occasion. Dans un courriel adressé à la communauté éducative, la direction a estimé que « plusieurs lignes rouges » ont été franchies.

    Le Monde avec AFP
    Publié aujourd’hui à 14h13, modifié à 15h38

    Lors du conseil des ministres réuni mercredi 13 mars, le président français, Emmanuel Macron, a dénoncé les « propos inqualifiables et intolérables » rapportés la veille lors d’une mobilisation propalestinienne dans les locaux de Sciences Po Paris. Selon le chef de l’Etat, « l’autonomie » des universités ne justifie pas le « moindre début de séparatisme », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot.

    Mardi, une centaine d’étudiants ont occupé la principale salle, l’amphithéâtre Boutmy, dans le cadre d’une journée de mobilisation universitaire européenne pour la Palestine. Ce mouvement répondait à l’appel de la Coordination universitaire contre la colonisation en Palestine (CUCCP). Les étudiants appelaient notamment à une protection des étudiants propalestiniens sur le campus.

    Dans un courriel adressé à la communauté éducative de Sciences Po mardi soir, la direction s’est émue de cette occupation non autorisée. Elle explique qu’un cours magistral a dû être annulé et qu’un étudiant a été empêché d’accéder à la salle. L’Union des étudiants juifs de France a affirmé que des jeunes appartenant à l’association ont été « pris à partie comme juifs et sionistes ».

    La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Sylvie Retailleau, s’était rendue dans les locaux parisiens dans la journée, condamnant cette occupation. « Nos établissements sont des lieux d’études et de débats. Le droit doit y être strictement respecté. Il est intolérable et choquant d’y subir la moindre discrimination, la moindre incitation à la haine », avait-elle écrit dans un tweet.

    La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a elle aussi condamné ce qu’il s’est passé sur X, écrivant que « la direction de Sciences Po doit réagir fermement face à ces incidents qui se multiplient. La cause palestinienne mérite mieux que ces saillies antisémites dignes des pires heures de l’histoire de France ». Toujours sur X, le député La France insoumise (LFI) Aymeric Caron a de son côté félicité les étudiants mobilisés contre le génocide à Gaza, tout comme la candidate LFI aux élections européennes Rima Hassan.

    Une réponse ferme
    La direction de Sciences Po a annoncé saisir la section disciplinaire compétente contre les personnes à l’origine de « ces agissements intolérables ». « Le conflit en cours depuis le 7 octobre [2023] entre Israël et le Hamas nous affecte, poursuit le courriel, il a des répercussions au sein de Sciences Po, parmi les étudiants, les enseignants et les salariés… Sciences Po est un lieu qui doit préserver et soutenir l’ensemble des membres de ses communautés, et continuera de proposer des initiatives qui prennent en compte l’expression de ces souffrances, ainsi que la compréhension de cette crise. »

    Les étudiants mobilisés ont dénoncé dans un communiqué, par le biais du Comité Palestine Sciences Po Paris, « des accusations infondées d’antisémitsme de la part de l’extrême droite » et affirment ne tolérer aucuns propos racistes, islamophobes, antisémites, sexistes dans leur lutte.

    La réaction de l’administration intervient dans un contexte agité alors que président de Sciences Po Paris, Mathias Vicherat, a annoncé sa démission mercredi 13 mars au matin, après avoir appris son renvoi et celui de son ex-compagne devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences conjugales. Un administrateur provisoire doit être nommé dans les prochains jours.

    Le communiqué du comité Palestine : https://www.instagram.com/p/C4c0RkioqSS
    #sciencespo #université #Gaza #menaces

    • merci @biggrizzly
      Finalement je ne sais comment j’ai pu avoir accès à l’article de l’Humanité, qui est très intéressant :
      https://www.humanite.fr/societe/bande-de-gaza/guerre-a-gaza-derriere-la-polemique-a-sciences-po-les-universites-francaise
      Mardi 12 mars, dans le cadre d’une mobilisation européenne pour le boycott académique d’Israël, des dizaines d’initiatives ont eu lieu en France. Les quelques incidents à Sciences Po, montés en épingle au mépris des faits, ne doivent pas masquer l’ampleur et le sens d’un mouvement qui interroge la complicité de l’université israélienne dans la guerre à Gaza et la colonisation en Cisjordanie.

      Hayet Kechit
      Thomas Lemahieu

      Derrière la polémique réactionnaire autour des mobilisations en soutien à Gaza, le monde académique subit de fortes pressions depuis le 7 octobre.

      « Antisémitisme », « wokisme », « islamo-gauchisme »… Sciences Po est depuis vingt-quatre heures sous le feu des anathèmes. En cause : l’occupation dans la matinée du 12 mars d’un amphithéâtre de la prestigieuse école par une centaine d’étudiants manifestant leur soutien à Gaza. L’initiative nommée « quatre heures pour la Palestine » s’inscrit dans le cadre de la journée européenne des universités contre le génocide à Gaza, à l’appel de la Coordination universitaire européenne contre la colonisation en Palestine (CUCCP).

      Comme il est désormais de coutume dans toute initiative publique visant à dénoncer la catastrophe humanitaire à Gaza, une énième polémique, largement attisée par la bollorosphère, a pris le pas sur l’objet même de la mobilisation, contribuant encore une fois à faire taire toute critique à l’encontre d’Israël.

      Elle fait suite aux accusations lancées par des membres de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), selon lesquels une étudiante aurait été refoulée de l’amphithéâtre « parce qu’elle était juive ». « Faux », répondent les organisateurs, réunis dans « un groupement d’étudiants auto-gérés » comptant une centaine de personnes.

      Un scandale cousu de fil blanc à Sciences Po
      « Tous les étudiants étaient les bienvenus, c’était un moment d’échanges ouvert à tous, y compris à l’UEJF, dont certains des membres étaient présents au sein de l’amphithéâtre, sans que cela ne cause aucun problème », affirme Hicham, un étudiant en Master de Droits de l’homme et projets humanitaires dans l’école des affaires internationales, et membre du groupe à l’origine de cette initiative. Le jeune homme de 22 ans donne ainsi des faits une version radicalement différente.

      L’étudiante exclue de l’amphithéâtre, qui serait membre de l’UEJF, ne l’aurait pas été en raison de sa confession, mais parce qu’elle aurait fait usage de provocations avant la tenue de la rencontre, par des agressions verbales et en prenant en photo sans leur consentement ses organisateurs. Des actes représentant « un risque à la sécurité de certains participants » qui ont poussé les personnes chargées d’éviter les débordements, à lui refuser l’entrée.

      Et le jeune homme de décrire « l’état d’alerte maximal » généré par un climat général de harcèlement à l’encontre de ceux qui, au sein de l’école de la rue Saint-Guillaume, dénoncent la situation à Gaza. Il ciblerait particulièrement des étudiantes identifiées comme musulmanes et se traduirait régulièrement par la prise de photos ou de vidéos à la volée relayées ensuite sur des comptes Twitter dans le but de déclencher des campagnes de cyberharcèlement.

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      « On sait que cette personne nous a pris plusieurs fois en photo et en vidéo », assure Hicham, qui ajoute que des membres de l’administration, présents au moment des faits, se seraient opposés à cette exclusion, mais que les étudiants leur auraient aussitôt fait part des provocations répétées de la jeune femme à leur encontre.

      Des arguments auxquels la direction de Sciences Po, soumise depuis cette polémique à une pression médiatique maximale faisant de l’école un « repaire d’islamo-gauchistes », semble être restée sourde. Dans un communiqué publié le 12 mars, elle condamne « l’action et les pratiques utilisées qui s’inscrivent délibérément hors du cadre fixé en matière d’engagement et de vie associative » et annonce qu’elle saisira « la section disciplinaire en vue de sanctionner ces agissements intolérables ».

      Quand c’est autorisé, ni heurts, ni polémiques
      Même configuration mais autre ambiance à l’université Paris Dauphine-PSL où – élément notable qui fait sans doute toute la différence – le rassemblement, organisé par la Coordination Palestine et les syndicats CGT et Sud-Education, avait été autorisé par l’administration.

      Dans le hall plein comme un œuf, des centaines d’enseignants, chercheurs et étudiants, avec beaucoup de drapeaux palestiniens – du jamais vu dans ce grand établissement spécialisé en gestion ou management, et installé au cœur des beaux quartiers de Paris -, des pancartes appelant au cessez-le-feu ou dénonçant un génocide à l’œuvre dans la bande de Gaza… Et quelques dizaines d’autres portants des portraits des otages du Hamas, ainsi qu’une banderole faite à la main appelant à rendre « hommage à toutes les victimes (Yémen, Israël, Congo…) ».

      Dans une brève intervention avant la minute de silence prévue, une enseignante a pu rappeler, sans protestations ni heurts, le sens de la mobilisation inscrite dans le cadre de la mobilisation européenne dans les universités. « Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, la levée permanente du blocus de Gaza, la défense du droit des Palestiniens à l’éducation, a-t-elle lu. Pour cela, nous proposons les moyens d’action suivants : pousser nos universités à agir activement contre le régime d’apartheid israélien, établir des liens académiques avec des universités et des universitaires palestiniens, soutenir et participer au boycott universitaire visant les institutions académiques israéliennes complices de la violation des droits des Palestiniens, défendre la liberté d’expression et la liberté académique autour de la Palestine ici et hors de France. »

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      Une participante relève : « L’appel n’a pas été hué et la minute de silence, nous l’avons faite pour toutes les victimes. Le rassemblement n’était pas interdit, les enseignants se sont largement mobilisés, je suis convaincue que ça change tout. C’est une bonne manière de neutraliser les velléités polémiques, à coups de messages sur les réseaux sociaux et de polémiques… Et ça permet de parler du fond ! »

      Une mobilisation historique à l’université
      Partout en Europe et dans tout le pays, de Rennes à Aix-en-Provence en passant par Strasbourg et Montpellier, des mobilisations pour un « boycott universitaire » ont eu lieu ce mardi 12 mars. « C’est historique », se félicite une des promotrices de ces initiatives.

      Née, ces dernières semaines, dans la foulée de pétitions, pour la liberté d’expression et les libertés académiques puis pour le cessez-le-feu, ayant rassemblé plusieurs milliers de signataires dans l’enseignement supérieur et la recherche, la Coordination universitaire contre la colonisation en Palestine (CUCCP) entend passer un cap, en faisant adopter des motions pour l’arrêt du génocide au sein des établissements de l’enseignement supérieur, mais surtout en organisant le boycott académique d’Israël.

      « C’est tout à fait légal et pacifique, glisse un des initiateurs de la CUCCP. À travers cette action de boycott, nous visons les institutions universitaires, pas les individus. Certaines universités israéliennes ont été bâties illégalement sur des territoires occupés dont les Palestiniens ont été chassés. Les institutions israéliennes collaborent avec le système militaire, et certaines universités françaises peuvent dès lors s’y trouver mêlées dans le cadre de leurs partenariats. »

      Un des chercheurs, présents lors d’une autre rencontre-débat, mardi soir, sur le site Condorcet de l’EHESS à Aubervilliers, ajoute, lui, en aparté. « On nous parle parfois des libertés académiques israéliennes qui seraient menacées par notre boycott, mais pourquoi évoque-t-on si peu celles des Palestiniens ? À Gaza, toutes les universités sont aujourd’hui détruites… Cette situation n’est pas supportable, et c’est tout le monde qui devrait réagir dans la sphère universitaire en France et en Europe. »

    • https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/03/13/sciences-po-s-embrase-apres-une-mobilisation-propalestinienne_6221850_3224.h

      « Il n’y a plus d’universités à Gaza. On devrait s’indigner quand des universités sont détruites, il est aberrant qu’il y ait ce silence à Sciences Po, où pas même une minute de silence n’a été organisée depuis cinq mois », rapporte Souleymane (il n’a pas souhaité donner son vrai prénom), l’un des organisateurs, étudiant en master des droits humains et projets humanitaires à l’Ecole des affaires internationales.

      « J’étais dans l’amphithéâtre et j’ai entendu des intonations de voix qui montaient, relate une participante souhaitant rester anonyme. Quand j’ai vu qui était l’étudiante que certains voulaient empêcher d’entrer, j’ai tout de suite compris car, depuis le mois d’octobre, elle entre quasi systématiquement dans des altercations et a tendance à sortir son téléphone pour filmer les visages. »

      « A l’occasion d’autres réunions, elle avait déjà filmé et pris des photos puis les avait affichées sur les réseaux sociaux, ajoute une autre étudiante qui se trouvait aussi dans l’amphithéâtre. Ensuite, ces images sont utilisées sur CNews pour dire que les étudiants de Sciences Po sont pro-Hamas et antisémites. Cela génère beaucoup de pression et une vague de harcèlement pour les étudiants identifiés. C’est pour cette raison qu’elle a été empêchée d’entrer. »

      « Un environnement délétère »
      Ces trois étudiants affirment ne pas avoir entendu les propos « Ne la laissez pas rentrer, c’est une sioniste ». En revanche, précisent deux d’entre eux, une jeune femme a pris la parole depuis les bancs de l’amphithéâtre pour « prévenir que l’UEJF était présente et qu’il fallait faire attention à ne pas être filmés ».

      Salomé (qui souhaite conserver l’anonymat), présidente de la section de l’UEJF à Sciences Po, présente une autre version des faits, dans laquelle l’étudiante n’aurait pas été interpellée directement. « Ces propos lui ont été rapportés par une autre étudiante qui les a entendus dans l’amphithéâtre. Elle est finalement entrée et est ressortie car l’ambiance était trop pesante. Il est absolument faux de dire qu’elle a pris des photos et qu’elle les a envoyées aux médias. »

      « C’est tellement compliqué de se sentir ciblé parce que juif, poursuit Salomé. Depuis le 7 octobre, nous vivons dans un environnement délétère à Sciences Po, et hier, ça a été le point culminant de ces mois anxiogènes. On ne se sent plus à notre place dans notre propre école, parfois personne ne veut faire de travaux de groupe avec nous. »

    • Dans un monde égalitaire, choisir sa mort pourrait être une option. Mais nous ne vivons pas dans ce monde. Le problème de considérer que l’euthanasie est “juste un choix individuel”, c’est que les personnes ne prennent pas leurs décisions hors contexte social. Nos choix sont le fruit de circonstances sociales que nous ne maîtrisons pas, pour la plupart, quoiqu’en dise la méritocratie.

      Le suicide assisté n’est pas juste une question personnelle. Il existe des politiques publiques de prévention du suicide. Où se situe la ligne de démarcation entre les personnes qui méritent une prévention du suicide et les autres ?

    • Il se pose dans ce contexte la question de l’ #iatrocratie, parce que l’euthanasie est la forme la plus radicale du règne des médecins sur notre vie et notre mort.

      Après l’époque nazie et l’octroi massif de l’euthanasie par les médecins on ne peut que s’opposer à toutes ses formes. Je revendique mon droit à ma propre mort mais sans intervention extérieure. L’euthanasie par contre c’est systématiquement du meurtre.

      Personnellement je suis furieux car on m’oblige plus ou moins à commettre des actes illégaux si je veux bien préparer ma mort comme moi je l’entends. A mon avis il faudrait revenir au statut d’avant 1900 et se libérer du contrôle de l’état sur l’accès à toute sorte de substance.

      Côté technique il n’y a pas vraiment de problème quand on veut se donner la mort. C’est d’ailleurs enseigné dans les écoles militaires et de navigation. Bref il faut lire les fiches techniques de diverses substances et gazes qu’on peut toujours acheter librement. On y trouve la déscription des dangers qu’on recherche. Les diabétiques possèdent généralement tout ce qu’il faut.

      Il y a des procédés à éviter. Par mon père je sais qu’en 1945 pendant les derniers jours avant l’entrée de l’armée rouge dans Berlin les capsules de cyanure trainaient sur le tables de l’office du parti nazi comme les smarties sur une table d’anniversaire des gamins. N’en prenez pas. C’est bon pour les Göring et Goebbels car c’est efficace et rapide mais ce n’est pas une belle mort.

      Il faut du courage et de l’imagination pour entreprendre les préparatifs nécessaires pour le moment quand on sera en situation de vouloir partir en toute liberté. Sans doute c’est à cause de ce défi que les esprits moins libres souhaitent le soutien d’un médecin. Le curé ne fera pas l’affaire.

      Il y a une solution technique pour tout, alors il faut surtout défendre la liberté de vivre à sa guise, dans un contexte solidaire, sans exclusion sociale et à l’abri de la pauvreté. Après, la mort c’est facile et on y n’échappe pas de toute facon.

      Enfin je constate qu’on a encore inventé un néologisme pour nous désolidariser. Le « validisme » est le petit frère mal coiffé du « classissme » qui nie les forces révolutionnaire qui sont le résultat de l’antagonismes des classes sociales.

      Nous ne sommes pas des victimes d’ « ismes » particuliers mais nous font tous partie de classes dont les relations conflictuelles s’expliquent par des intérêts économiques et de pouvoir et se résolvent par la lutte des classes. Dans ce contexte on voit bien que l’euthanasie est la manière la plus radicale d’éliminer ce qui reste de de l’homme quand on ne peut plus en tirer profit en l’exploitant au travail ou se remplir les poches par les soins coûteux.

      L’euthanasie est un crime et une forme particulièrement brutale de la lutte des classes à la fois. La notion de « validisme » cache cette vérité dans un brouillard de baratin idéoligique.

      Gedenkstätte #Hadamar
      https://www.youtube.com/channel/UC6BAw-6yJBeKYDwr33qeYXA

      #suicide #euthanasie #justice_sociale #maladie #idéologie

    • Côté technique il n’y a pas vraiment de problème quand on veut se donner la mort. C’est d’ailleurs enseigné dans les écoles militaires et de navigation. Bref il faut lire les fiches techniques de diverses substances et gazes qu’on peut toujours acheter librement. On y trouve la déscription des dangers qu’on recherche. Les diabétiques possèdent généralement tout ce qu’il faut.

      A ma connaissance le livre « suicide mode d’emploi » est toujours interdit et le problème qu’il soulevait, à savoir que les connaissances en la matière sont très parcellaires et conduisent à des ratés catastrophiques (souffrance avant de mourir ou bien handicap à vie), est toujours d’actualité.

    • Qui référence Christine Boutin ? On peut pas dire que ça saute aux yeux… Les références réelles centrales de l’article étant :
      https://www.editionsladecouverte.fr/de_chair_et_de_fer-9782348067778
      – l’ONU https://www.ohchr.org/en/press-releases/2021/01/disability-not-reason-sanction-medically-assisted-dying-un-experts
      – plusieurs associations d’handicapés, France et Canada https://tvndy.ca/a-propos/faq-2

    • Un peu hypocrite de s’en remettre à la « sédation profonde et continue ». Ça signifie laisser crever la personne de faim et de soif.

      Edit pour la suite :
      L’aspect idéologique religieux n’est pas soulevé. Souvent le suicide d’un proche était masqué car la morale religieuse dit que la mort ne nous appartient pas et que le suicide est interdit.
      Pour les amis que j’ai accompagné dans leur longue descente dans la souffrance et qui m’ont demandé de les aider à partir, j’ai refusé cet acte qui m’aurait hanté. N’empêche que pour S. on a fini par lui trouver sa #trousse_de_liberté que lui a glissé son médecin après qu’on ait fait le siège de son bureau à l’hôpital. C’était un soulagement
      pour elle de savoir qu’elle détenait son choix (même si elle ne l’a pas exercé), et aller en Suisse était trop cher.

      Après ce n’est pas être « pour » l’avortement ou « pour » l’euthanasie mais bien pour le droit inconditionnel à l’avortement et à (EDIT) <strike>l’euthanasie</strike> au droit à mourir dignement et définitivement à la phrase « mon corps m’appartient ».

    • @touti : Oui, c’est ce que j’ai vu aussi : l’autrice dit s’opposer à l’euthanasie et développe tout un argumentaire, pour conclure qu’en fait on n’en aurait même pas besoin, puisqu’on peut déjà :

      En appliquant les directives anticipées, en développant les soins palliatifs et la sédation profonde et continu jusqu’au décès, a-t-on besoin de recourir au suicide assisté ou à l’euthanasie ?

      Et plus haut, il est même indiqué, sous forme de citation :

      “La loi reconnait que l’évolution des évènements peut certainement être influencée par la sédation sans que le contrôle absolu du moment du décès ne fasse tomber cette pratique dans le champ de l’euthanasie. La nutrition artificielle et l’hydratation constituent un traitement et pourront donc être arrêtés comme tout autre traitement.”

      Bref : non à l’euthanasie, qui ne serait pas « de gauche », mais oui à la sédation profonde et controlée et en te laissant mourrir sans eau ni nourriture, parce que pour le coup c’est un « soin palliatif » donc « de gauche ».

      –-----

      Plus globalement, je suis mal à l’aise avec cette posture (que je vois souvent revenir ici) : l’idée serait qu’en fait, les gouvernements (et les assureurs privés !) qui souhaitent légaliser l’aide active à mourir, ce qu’ils veulent en vrai, c’est euthanasier massivement les handicapés et les gens qui coûtent trop cher ; il y a là dans ces raisonnements des assertions borderline.

      Sinon, il y a des gens qui souhaitent une mort digne, parce que leur vie quotidienne est déjà une torture. L’idée qu’on leur oppose une lecture théorique qui concerne d’autre qu’eux-mêmes, au motif que ce ne serait « pas de gauche », ça me semble problématique (si on tient à recourir aux « -ismes », c’est pas loin d’une forme de validisme en soi).

    • Sinon, il y a des gens qui souhaitent une mort digne, parce que leur vie quotidienne est déjà une torture. L’idée qu’on leur oppose une lecture théorique qui concerne d’autre eux-mêmes, au motif que ce ne serait « pas de gauche », ça me semble problématique.

      C’est justement là qu’il y a une lecture politique : avoir une vie quotidienne pourrie peut avoir des facteurs individuels… et beaucoup sociaux. Dans une société très inégalitaires (et de plus en plus inégalitaire), on ne peut pas sortir tous les facteurs sociaux qui pourrissent la vie quotidienne des gens. Et que si c’était égalitaire ou tout du moins moins inégalitaire, beaucoup de gens pensant au suicide n’y penseraient plus. Il en resterait bien sûr toujours, mais beaucoup beaucoup moins. C’est pas une nouveauté que le suicide est considéré comme un fait social et non un choix individuel… ça fait partie des sujets d’origine de la sociologie.

    • Alors on est à deux doigts de vouloir ré-interdire le suicide en général, parce que c’est un fait social provoqué par nos société inégalitaires. Le suicide provoqué par une souffrance mentale ou sociale, c’est le principe même du suicide, et généralement sans besoin d’une assistance médicale. (Comme le fait remarquer @alexcorp, ça ne veut pas dire non plus que c’est facile et que ça se passe correctement.)

      Parce qu’on pense que le suicide, qui existe déjà, de manière massive, et sans assistance médicale, que ce suicide est « social » et « politique », on veut maintenir l’interdiction d’une aide à mourir pour les personnes dont la fin de vie est une torture interminable, et qui voudraient avoir la liberté de partir dignement. Sans que cela change grand chose, par ailleurs, au suicide qui se pratique déjà sans aide médicale.

      À un moment, la tumeur qui dévore ton cerveau, c’est pas un fait social abstrait et tu devrais avoir le droit à ton choix individuel à ce propos.

    • La lecture politique est complètement nécessaire.

      C’est comme l’avortement : les bourgeoises pouvaient avorter dans de bonnes conditions, pas les gueuses.

      Actuellement, les bourgeois qui le désirent accèdent à l’assistance médicale nécessaire. Dans les milieux médicaux, c’est un secret de polichinelle.

      Mais justement, parlons-en des milieux médicaux, prompts (par exemple, encore) à jeter certaines qui ne souhaitent pas avoir d’enfants, tout en stérilisant de force celles dont ils estiment qu’elles ne devraient pas se reproduire.

      Les doubles standards riches/pauvres, blanc·he·s/racisé·e·s, valides/hadicapé·e·s sont légions et on veut me faire avaler que les macronistes — qui saccagent systématiquement la solidarité, l’éducation et la santé publiques — veulent étendre le pouvoir médical sur la fin de vie des « déconsidérés » de la macronie par pure bonté d’âme ou empathie ?

      Bien sûr que c’est politique.

      La vraie question, pour la tumeur en fin de vie, c’est de savoir si ça se passe différemment selon qui tu es et comment le corps médical considère ton groupe d’appartenance.

      Sur des cancers équivalents, l’accès aux traitements et aux type de traitements n’est pas équivalent selon qui tu es et d’où tu viens. Ce qui fait que les populations qui se confrontent à des fins de vie pourries ne sont pas équivalentes. Et ça me pose problème dans le cadre d’une politique générale qui aggrave délibérément les conditions de vie de larges pans de la population.

      Je pense que dans ce débat qui n’a pas eu lieu (bah oui, le gus annonce son truc tout seul comme d’hab’ et rien que ça, ça participe à la suspicion fondamentale d’insincérité sur tout ce qu’il touche), il est aussi important de savoir d’où parle les uns et les autres.

      Tu ne vois pas l’affaire de la fin de vie du même œil selon que tu sais que tu auras une vieillesse potable ou une vieillesse de merde, de sacrifices et de manque de tout. Selon que tu sais parler au corps médical ou que tu sais que tes douleurs ne sont pas entendues, niées, voire dénigrées et donc pas prises en charge assez tôt.

      J’aimerais bien voir les profils sociaux des prises en charges tardives des maladies et de leur répercussion sur l’espérance de vie ou le confort de fin de vie.

      Et tout ça sur fond de service public de la santé en mode dégradé depuis des années.

      Sérieusement ?
      Comment évacuer tous ces paramètres ?

    • C’est comme l’avortement : les bourgeoises pouvaient avorter dans de bonnes conditions, pas les gueuses.

      Oui mais la réponse « de gauche » dans le cas de l’avortement n’est pas : « puisque l’accès à l’avortement est inégalitaire, maintenons l’interdiction de l’avortement ». Ce qui est pourtant la position de ce texte pour l’euthanasie. (En suivant cette même logique, on peut parfaitement prétendre que l’avortement est un outil d’eugénisme social, et donc « pas de gauche ».)

    • La vraie question, pour la tumeur en fin de vie, c’est de savoir si ça se passe différemment selon qui tu es et comment le corps médical considère ton groupe d’appartenance.
      Sur des cancers équivalents, l’accès aux traitements et aux type de traitements n’est pas équivalent selon qui tu es et d’où tu viens.

      Alors voilà qui me rappelle un évènement survenu il y a une petite vingtaine d’années dans ma famille. Le gars, la soixantaine, récidive d’un cancer dermatologique survenu dix ans auparavant. Le truc incurable finit par s’attaquer à sa colonne vertébrale. Après moults opérations toutes plus ou moins hasardeuses, il lâche l’affaire mais s’entête à vouloir mourir chez lui et non à l’hôpital. Il a fini sa vie sur son lit en hurlant de douleurs pendant des jours, son médecin « de famille » (c’est comme ça qu’on disait à l’époque) ne lui ayant prescrit que des patches à la morphine alors qu’il était tout à fait envisageable même contre sa « volonté » de le faire hospitaliser en soins palliatifs (puisque il y avait encore une unité à l’hosto du coin à l’époque). je vous prie de croire que, avant d’endosser le costume en sapin, le mec en a chié et ses « derniers instants » ont laissé un traumatisme durable parmi les personnes de son entourage proche.
      Donc avant de se demander quoi que ce soit, ce serait bien de savoir non seulement à quoi mais surtout à QUI on a affaire.

    • > On peut pas dire que ça saute aux yeux…

      J’ai lu l’article en diagonale, et ce qui m’a sauté aux yeux immédiatement c’est la question crypto-complotiste ("Demandez-vous pourquoi les mutuelles plaident pour l’euthanasie.") Suffit de cliquer pour voir qu’on est chez les anti-avortement—le nom de domaine déjà évente la chose. (Quand je parle de Boutin ça n’est pas pour faire un raccourci, elle y est citée nommément comme fondatrice.)

      Le simple fait d’employer le mot « euthanasie » dans ce débat est une manipulation.

    • Euh, d’où que ça vienne, ça me rassure un peu sur le fondement de mes idées :)

      Mais pourquoi donc une personne de @rezo a marché dedans et a référencé cet article ?

    • J’ai retranscrit le texte.
      (ouais, Insta, c’est nul.)

      Pourquoi être contre le projet de
      loi surl’euthanasie active, par @valeriereyrobert

      En mai 2024, l’Assemblée Nationale débattra du projet de loi sur la fin de vie.
      Un-e patient-e pourra faire une demande d’euthanasie, qui, sous 15 jours, sera validée ou non par une équipe médicale.
      lel aura alors une prescription pour un médicament létal qu’iel pourra absorber seul-e.

      – Les personnes grosses sont moins bien soignées (revue Obesity, 2021)
      – Les personnes atteintes d’une pathologie mentale ont une espérance de vie inférieure de 15 ans dues à des pathologies pourtant détectables (cancers, problèmes cardio vasculaires). En 2020, en France, les malades du Covid schizophrènes ont été moins admis en soins intensifs et ont connu une mortalité supérieure. (Guillaume Font, 2021).
      – Aux États-Unis, les femmes noires sont autant atteintes par le cancer du sein que les femmes blanches mais en meurent bien davantage.

      – Une étude française a montré qu’aux urgences, à symptômes identiques, les hommes sont pris plus au sérieux que les femmes et les blanc-he-s davantage que les non blanc-he-s. (Fabien Coisy, 2023)
      – Les personnes handicapées ont souvent des parcours de soins qui ne sont pas adaptés et qui donc peuvent diminuer leur espérance de vie. Ils subissent des discriminations et des soins forcés.

      Un rapport de la Cour des Comptes de juin 2023 montre combien le budget consacré aux soins palliatifs est insuffisant.

      La moitié des patient-es concerné-es n’a pas accès aux soins palliatifs et la majorité des soins proposés sont à l’hôpital, ni en ehpad, ni à domicile.

      20 départements français n’ont aucun service de soins palliatifs.

      L’Aide Médicale d’État va encore être réformée ce qui entraînera une moindre qualité de soins pour les concerné-es. Des médicaments et des offres de soins sont régulièrement déremboursés.

      Les exemples pourraient être multipliés.
      La race. la classe et le genre (liste non exhaustive et cumulative) jouent un rôle important dans l’accès aux soins.
      Si l’on est moins bien soigné-e, on est également moins bien accompagné-e dans l’agonie.

      En 2019, ma mère a déclaré un cancer du pancréas et est morte 9 mois plus tard, à domicile, après une agonie extrêmement douloureuse. Elle a demandé à mourir lorsque les doses d’antidouleurs n’étaient pas adaptées mais aussi lorsqu’elle jugeait ne plus être « digne » (problèmes d’incontinence par exemple).

      « Mourir dans la dignité » est un construit social et doit être interrogé.

      A nous répéter qu’il y a des vies qui valent d’être vécues et d’autres non, des situations physiques “indignes”, nous poussons aussi celles et ceux qui y sont confronté-es à considérer que leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

      Lorsque nous aurons mis à plat le validisme, la grossophobie, le sexisme, le racisme, l’homophobie ou encore la transphobie, alors nous pourrons discuter de l’euthanasie.

      Lorsqu’un-e malade se sera vu-e proposer toute l’offre de soins disponibles pour le soulager de ses douleurs physiques et psychiques alors iel sera en pleine capacité de décider si oui ou non iel souhaite encore être euthanasié-e.

      Dans un système capitaliste, sexiste, validiste et
      raciste, toute loi sur l’euthanasie est eugéniste.

    • Et cet article et son autrice n’a pas de rapport à priori avec l’asso de Boutin, c’est UN des liens dans son article qui pointe sur ça, et il se peut plutôt (bénéfice du doute par défaut) que ce soit elle qui n’ait pas été regardante.

      Tous les autres liens comme déjà dit c’est un rapport de l’ONU (défavorable), et des assos handi, anti-validistes. On ne voit pas le rapport avec des pro-vies cathos donc.

      L’autrice est une communicante/marketeuse parisienne, qui tient un podcast sur l’écologie et l’effondrement.

    • Lorsque nous aurons mis à plat le validisme, la grossophobie, le sexisme, le racisme, l’homophobie ou encore la transphobie, alors nous pourrons discuter de l’euthanasie.

      @monolecte Ce qui revient à écrire que tant que nous ne vivrons pas dans une société parfaite, la possibilité de se faire aider pour mourir dignement devra rester interdite. Tant pis pour les gens torturés à mort par un cancer en phase terminale.

    • J’ai tendance à penser que le problème principal, comme l’évoque @monolecte, c’est que cette (peut-être) future loi est portée par quelqu’un de parfaitement cynique et incapable de la moindre empathie, et autant dire que je comprends la méfiance généralisée... Mais pour le coup, le sieur en question a parlé « d’aide à mourir » et non pas d’euthanasie. Et cela fait des années que le sujet est là, on ne peut pas dire qu’il amène ça comme un cheveu sur la soupe (le problème, encore une fois, est que tout ce qu’il touche se transforme en merde). Or tout le débat actuel (à gauche) porte sur grosso modo une peur de « l’euthanasie des handicapés » (et à ce stade on n’est donc plus très loin du point godwin) et on voit donc maintenant des arguments dignes de la famille de Vincent Lambert nous être opposés.
      J’ai 2 auteurs en tête qui me viennent sur le sujet : Martin Winckler et Claude Guillon (le fameux auteur de « suicide mode d’emploi ») et pour moi le droit à mourir est fondamentalement une idée de gauche, profondément humaniste et anti-religieuse.

      Lorsque nous aurons mis à plat le validisme, la grossophobie, le sexisme, le racisme, l’homophobie ou encore la transphobie, alors nous pourrons discuter de l’euthanasie.

      Moi aussi ça me fait tiquer. Exactement du même tonneau que « quand on aura réglé le problème de la lutte des classes alors on pourra parler sexisme, racisme etc. ».

    • Le livre est peut-être interdit mais accessible : Claude Guillon, Yves Le Bonniec, Suicide, mode d’emploi : Histoire, technique, actualité, 1982, ISBN : 9782852090002,2852090007

      Après l’euthanasie c’est du meurtre institutionnalisé, c’est son essence.

      Sichten und Vernichten - Psychiatrie im Dritten Reich
      https://www.youtube.com/watch?v=SpRYvOkIfkI

      Phrase clé du film documentaire : Jamais le pouvoir des médecins n’a été aussi total que sous le nationalsocialisme allemand.

      Actuellement on nous prépare un retour à l’époque guerrière et fasciste qui verra resurgir ce type d’extermination sous un prétexte ou un autre. Vous avez dit Gaza ? N’exagérez pas, les arguments des meurtriers se ressemblent, mais ceux d’aujourd’hui agissent à une autre échelle. Je le répète : En comparaison avec les SS-Totenkopfverbände Tsahal et Hamas ne leur arrivent pas à la cheville.

      Voilà pour la dimension politique. Sur plan individuel les questions se posent d’une manière assez différente.

      Après ces constats nous sommes dans l’obligation morale de défendre notre liberté de vivre dignement.

      L’euthanasie c’est mal, le suicide par contre se justifie objectivement dans plusieurs situations :

      – A la fin d’une longue et bonne vie on se sent heureux mais fatigué.
      – On est moribond et souffrant.
      – On veut échapper à la torture.
      – On veut éviter une mort plus horrible que le suicide bien fait.
      – On est con.

      La souffrance toute seule par contre ne justifie jamais le suicide. Elle peut nous entraîner dans un état où on ne souhaîte que de mourir, mais c’est un leurre si on ne peut pas exclure la moindre possibilité d’amélioration aussi temporaire qu’elle soit.


      Épicure et son tetrapharmakos (τετραφάρμακος)

      J’avoue que c’est un jugement moral suivant le principe que nous ne sommes pas sur terre pour ne pas souffrir. Des plus épicuréens que mois abandonneront la vie plus facilement ;-)

      Une dernière remarque : Il ne faut jamais oublier que le fascisme et le libéralisme partagent la même idée de l’homme qui est un loup pour l’homme. Puis l’impérialisme et le colonialisme avant lui ont fourni toutes les preuves nécessaires pour les appeller ce qu’ils sont : des systèmes meurtriers façonnés par des hommes prêts à sacrifier des peuples entiers sur l’hôtel de l’idéologie de la prospérité pour quelques élus. Heureux qui sait encore faire la différence entre responsabilité individuelle et forces historiques. Les autres niais seront les bourreaux de leurs semblables au service des seigneurs qui ont déjà malmené leurs ancêtres.