• Le #saumon, ruine écologique de la #Norvège | Rue89 Planète
    http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/12/24/le-saumon-ruine-ecologique-de-la-norvege-227529

    Critiquer l’industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L’association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu’elle a publié l’an dernier son rapport sur l’impact environnemental de l’élevage du saumon.

    Selon l’enquête de Green Warriors :

    10 à 20% des saumons d’élevage meurent dans les cages, du fait de la surpopulation, de malformations et de maladies ;
    les études vétérinaires montrent que presque la moitié des saumons souffrent d’inflammation cardiaque, neuf sur dix de dépôts graisseux supplémentaires au cœur ;
    les vaccins inoculés aux saumons provoquent des effets secondaires, comme des péritonites ;
    les déchets alimentaires des fermes aquacoles s’élèvent à 7% – il y a donc 70 000 tonnes de restes rejetés en mer et qui sont ensuite mangés par les poissons sauvages à proximité.

    Claudette Béthune, pharmacologue qui a travaillé pour l’organisme norvégien de sécurité alimentaire (le Nifes), avant de partir aux Etats-Unis, explique :

    « La présence de polluants tels que les dioxines et le PCB dans le saumon génère un risque de cancer, qui, pour les personnes jeunes, dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé. »

    #aquaculture #santé #alimentation

  • Rue 89 propose un article autour d’une vidéo : « pas d’embellie dans la vie des poules en batterie »
    http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/12/29/video-pas-declaircies-dans-la-vie-des-poules-en-batterie-227923
    Non donné sur Rue 89, je propose un extrait éclairant de l’Éthique Animale de Jean Baptiste Jeangène-Vilmer :
    " Le premier problème d’un élevage dont le seul but est de maximiser la production tout en minimisant les coûts est l’entassement. Les volailles à chair sont parquées par milliers, voire dizaines de milliers, dans un hangar. L’ammoniaque de leurs fientes qui recouvre le sol leur brûle progressivement les pattes et l’abdomen, tandis qu’il empoisonne l’air. Ce confinement dans des conditions hygiéniques déplorables est propice au développement des maladies. La nourriture médicamenteuse leur fait prendre du poids trop rapidement : les os ne suivent pas et les fractures sont nombreuses, ainsi que les crises cardiaques. Chez les poules pondeuses, on ne garde que les poussins femelles : les mâles qui sortent des armoirs d’incubation de milliers d’oeufs sont soit élevés pour leur viande soit broyés vivants à la naissance. Les poules sont enfermées à cinq dans des cages de 45cm par 50cm, ce qui fait pour chacune un espace à peu près équivalent à celui d’une feuille de papier. Le sol grillagé et incliné (pour faire rouler les oeufs) blesse leurs pattes et n’est pas adapté a leur morphologie. Bien entendu elles ne peuvent pas étendre leurs ailes (l’envergure moyenne d’une poule est de 76 cm). A titre de comparaison, cela reviendrait à enfermer durant toute leur vie cinq humains dans une cabine téléphonique. Cette promiscuité engendre des comportements agressifs, picage et cannibalisme. Pour l’éviter, on pratique le débecquage automatisé : des machines équipée d’une lame chauffante tranche le bec des poulettes de 1 à 10 jours. Une compagnie vante les mérites de son débecqueur dont la cadence moyenne de 2000 unités à l’heure permet « d’optimiser la productivité de vos couvoirs ». Cette mutilation infligée à l’animal pour « corriger » un trouble du comportement lui-même du a l’entassement, implique la souffrance, des contaminations et parfois la mort. Les poules pondeuses sont victimes de nombreuses maladies : ostéoporose, maladie du fois, ulcère du bec, bronchites, fractures osseusse, tumeurs cancéreuses, crise cardiaques. Par la manipulation génétique, les médicaments et 23 heures de lumière artificielle par jour, la productivité est poussé à son maximum. Au bout d’un an, leur production baisse. Elles sont alors abattues. A la fin de leur courte vie, une sur trois a les pattes brisées. L’état de leur chair étant souvent lamentable, elles finiront plutôt en garniture de ravioli ou bouillon « a la poule » qu’en poulet entier ou même en morceaux. « Et je vous épargne les autres problèmes lié au transport et au détail de l’abatage.
    Il faut rappeler le conflit entre partisan du bien-être animal (welfariste) et abolitionniste. Pour les abolitionniste au lieu d’agrandir la cage il faut l’interdire, pour les welfaristes au lieu de demander quelque chose qu’on aura pas, il faut améliorer les conditions existantes.
    Enfin il ne faut pas oublier que ces »élevages" ont des répercussions sur les humains, leur santé, ainsi que sur les conditions de vie de l’ensemble de vivants (par contamination des sols notamment).
    Voila indiqué très rapidement une idée du problème.

  • Le saumon, ruine écologique de la Norvège
    http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/12/24/le-saumon-ruine-ecologique-de-la-norvege-227529

    aucune expertise indépendante n’existe. Et pour cause : la ministre norvégienne de la Pêche possède elle-même des participations dans des sociétés de pêche, à hauteur de plusieurs millions d’euros et nomme les directeurs des trois organismes publics censés contrôler l’industrie de la pêche