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  • Lunettes connectées : souriez, vous êtes doxxées
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/clic-gauche/lunettes-connectees-souriez-vous-etes-doxxees

    Dix ans après la fronde anti-Google Glass, les lunettes connectées seraient en train de se démocratiser. En partie grâce aux efforts de #Meta et de ses #Ray-Ban, qui compte bien transposer son métavers raté dans l’espace public - au prix du harcèlement, du doxxing et de la surveillance de tous par tous.

    C’est, dixit Le Parisien, le « succès éblouissant » de l’été, et son dossier high-tech de la semaine. Oyez, oyez, mesdames et messieurs, et venez admirer, dans les pages du quotidien, l’ode aux lunettes connectées, cette technologie qui, après des années de tâtonnements, est enfin parvenue à maturité, à l’image des 7 millions de paires de Ray-Ban Meta vendues en 2025 dans le monde (soit la moitié du marché).

    Par #Thibault_Prévost

  • America’s new oligarchy
    https://www.ft.com/content/2472ef5a-798d-4e7b-b4be-020855cf387e?syn-25a6b1a6=1

    In America’s Gilded Age, millionaire robber barons operated from the shadows, bribing pliant lawmakers to do their bidding. Under President Donald Trump, billionaires have gone one better. Some are in his cabinet.

    […]

    Oligarchs . . . have not had this kind of visibility since the Gilded Agea time when wealthy actors were noticeably, blatantly intervening in politics, shaping outcomes and really making sure the system operated in their narrow ,” says Jeffrey Winters, author of The Blind Spot: How Oligarchs Dominate Our Democracies.

    The burgeoning power of the economic elite is increasingly shaping the physical landscape of America’s cities. JPMorgan Chase’s new headquarters in New York, a 60-storey skyscraper that reportedly cost $3bn to build, has dominated midtown Manhattan’s skyline since opening last October. Some are calling it a “monument” to Jamie Dimon, the bank’s CEO.

    But it is in Washington that the billionaires’ influence is most keenly felt. No longer content to lobby from afar, ultra-rich tycoons — especially from #Silicon_Valley — have infiltrated the capital’s ecosystem, taking on advisory roles in government, cultivating ties on Capitol Hill and weighing in on the most important issues of the day, from AI to industrial policy. 

    They attend glitzy dinners, donate millions to White House fundraising projects and are photographed with Trump promising eye-popping investments in the US. Many have enjoyed regulatory relief, policies that benefit their businesses and, in some cases, lucrative government contracts worth billions of dollars.

    https://archive.ph/2026.08.13-121346/https://www.ft.com/content/2472ef5a-798d-4e7b-b4be-020855cf387e?syn-25a6b1a6=1

    • Vous avez dit « oligarchie » ? Pas dans la presse française... - Par Loris Guémart | Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/vous-avez-dit-oligarchie-pas-dans-la-presse-francaise

      Est-ce un journal de gauche qui décrit la France comme une « démocratie sociale sous-financée, croisée avec une oligarchie », dominée plus que les autres pays européens par « de puissants milliardaires payant relativement peu d’impôts » grâce à des cascades de holdings, le tout justifiant donc au moins « en partie » la colère citoyenne ? Que nenni : ces termes sont employés par l’élite médiatique anglo-saxonne de la finance, en l’occurrence le très britannique et fort peu communiste quotidien économique The Financial Times.

      La dénonciation de « la nouvelle oligarchie américaine », pour citer son titre, provient d’un article du 8 août, qui montre, infographie à l’appui, à quel point les États-Unis d’aujourd’hui ressemblent à ceux d’il y a un siècle par la croissance des inégalités patrimoniales. Un « Gilded Age » qui avait notamment abouti à la création d’une taxe fédérale sur le revenu.

  • Tout le monde déteste l’algorithme - Par Thibault Prévost
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/clic-gauche/tout-le-monde-deteste-lalgorithme

    En 2026, le mouvement de contestation contre l’IA, les centres de données et le projet mortifère de la Silicon Valley devient (enfin) mainstream, dans les Suds globaux mais désormais aussi en Occident. Avant la présidentielle, la gauche doit se saisir de l’enjeu technocritique.

    Nous sommes en juillet 2026, en l’an 4 après ChatGPT, et tout le monde déteste l’intelligence artificielle. Partout, dans tous les secteurs du corps social, les gens en ont marre de l’IA, cette soi-disant « révolution technologique » qui salit et dégrade tout ce qu’elle touche. Partout, le délire transhumaniste de la Silicon Valley est mis en pièces, déchiqueté par une population qui lui oppose l’expérience concrète et quotidienne de la violence techno-fasciste

  • Seenthisiennes, Seenthisiens.

    L’heure est grave.

    Le petit chat est mort.

    Si si  : «  Un chat, un TGV et CNews a déraillé  »

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/plateau-tele/un-chat-un-tgv-et-cnews-a-deraille

    "C’est peut-être un peu moins important que les négociations entre l’Iran et les États-Unis". Oh, à peine. Jeudi 2 juillet, CNews a consacré près de 2h30 de son antenne à la mort de Gina, douze ans. Alors qu’elle partait en vacances dans le sud, Gina s’est fait écraser par un TGV. Un fait divers comme un autre, à ceci près que Gina est un chat. Un chat appartenant à un journaliste de la chaîne, qui a donc mobilisé ses 26 meilleurs éditorialistes pour commenter ce drame. Installez-vous bien dans votre panier et sortez les croquettes, on va vous raconter comment la chaîne de Bolloré a quasiment monopolisé son antenne pour une petite boule de poils (et accessoirement flingué ces "bras cassés" de la SNCF).

    Elle n’était pas prête. À l’approche des vacances, Charlotte d’Ornellas pense surtout à souffler après une année d’actualité particulièrement chargée (pensez à tous ces OQTF en liberté, cette submersion migratoire, et l’insécurité hors de contrôle). Mais ce jeudi 2 juillet, rien ne se passe comme prévu. Il est à peine 9h quand Pascal Praud se tourne vers elle pour lui poser une question aussi inattendue qu’incompréhensible : ""Charlotte, si c’est votre chat, vous avez envie qu’effectivement le train ne parte pas. Si vous êtes vous-même un des voyageurs dans le train et que vous savez qu’il y a un petit chat qui est sous la rame, (...) votre réaction est peut-être différente, ou pas ?""

    Si Charlotte d’Ornellas est déstabilisée, c’est que Pascal Praud est sorti de sa zone de confort. Ce matin-là, il n’est pas question d’immigration, mais de Gina, un chat écrasé sous un TGV après vingt minutes d’attente. Praud demande alors à ses éditorialistes de choisir leur camp : celui du propriétaire, qui voulait retarder le train pour sauver son animal, ou celui des passagers, soucieux de partir à l’heure.

    Face à cette équation féline, d’Ornellas botte en touche : ""Moi, je n’ai pas la liste des raisons pour lesquelles les gens voyagent. Il y en a qui vont voir peut-être des parents malades. Il y en a qui vont chercher un enfant qui va les attendre""... Bref, si c’est urgent, elle veut bien écraser un chat. Sinon, non.

    Si ce fait divers est arrivé jusqu’à CNews, c’est parce que le propriétaire du chat est un journaliste de la chaîne, Olivier Benkemoun. Il va d’ailleurs témoigner à l’antenne de CNews pendant toute la journée du 2 juillet pour expliquer, en détail, le drame.

    Un débat pour un chat écrasé ? D’emblée, Praud reconnaît que le sujet peut dérouter : ""Il y a des gens qui nous écoutent et je sais bien ce qu’ils peuvent penser « Le monde est à feu et à sang, il y a des problèmes, on est sur une chaîne info, on ne sait pas si une guerre mondiale aura lieu bientôt et ils sont en train de me parler d’un chat qui a été écrasé par un train »"".

    Seulement voilà :" "Il y a la petite actualité et la grande actualité. La petite nous dit aussi des choses de notre société"". Et c’est comme ça que Praud va donner le coup d’envoi d’une journée entière de débat autour de ce fait divers félin. 23 minutes dans la tranche de 9h, 24 dans la tranche de 11h, 13 dans celle de midi, 15 dans celle du 13h, etc. Jusqu’à 21h. Près de 2h30 de débat...

    Mais pourquoi ? On a regardé les 2h30 (la chaaaannnnce), et voici les enjeux : depuis la précédente affaire de chat écrasé (la mort de Neko en 2023), la SNCF a mis en place un nouveau protocole. Si un animal est sur les voies, son propriétaire dispose de vingt minutes pour le récupérer avant que le train ne parte. Faut-il prolonger ce délai, couper le courant pour faciliter le sauvetage, ou privilégier la circulation des trains ? C’est tout l’enjeu de ce débat qui est ""peut-être un peu moins important que les négociations entre l’Iran et les États-Unis"", mais compte quand même un peu puisque Praud et ses amis souhaitent réfléchir à la place de l’animal dans notre société.

    Un débat qui ne laisse pas indifférent car tous les éditorialistes de CNews adorent les animaux : ""Il n’y a pas plus gentil qu’un chat, c’est que de l’amour"" (Olivier Benkemoun), ""Moi j’ai un chat, je l’aime vraiment beaucoup"" (Thomas Bonnet)," "J’aime les chats, j’en avais un qui s’appelait Batman"" (Jules Torres). Tous aiment les chats, même Erik Tegner, le journaliste de "Frontières " : ""Je me suis assagi depuis quelques mois et c’est grâce à Gaspard"". La preuve en images :

    Alors forcément, dans ce contexte, la plupart des éditorialistes sont d’accord pour sauver le chat. Pour Jean-Claude Dassier par exemple," "Vingt minutes, une demi-heure, c’est le bon délai pour essayer de retrouver cet animal de compagnie"". Encore faut-il s’en donner les moyens : ""Ce qui manque là semble-t-il, c’est sans doute du matériel, (...) une épuisette avec un manche suffisamment long, c’est indispensable.""

    Les passants interrogés par CNews sont du même avis : il faut sauver le chat. Oui, l’affaire est suffisamment importante pour diffuser deux micro-trottoirs afin de connaître l’avis de Sonia, Samir, Nadia ou encore Manon…

    Comme l’ont noté certains éditorialistes très affûtés, cette affaire n’aurait bien évidemment jamais existé si Gina avait été un chien. C’est ce qu’a notamment relevé Catherine Nay : ""Il n’y a jamais eu d’accident avec un chien parce que les chiens, ils sont en laisse et ils ont l’habitude du bruit des voitures, ils ne sont pas effrayés quand ils entendent une gare.""

    Une conclusion partagée par d’autres experts canins : ""Un chien aboirait, on le retrouverait"" (Richard Millet, écrivain et éditeur d’extrême droite), ""Le chien, il fuit tout de suite, il ne se cache pas."" (Pascal-Pierre Garbarini, avocat ).

    Feu sur la SNCF

    Dans cette affaire, il y a bien un responsable : la SNCF. Responsable d’avoir appliqué un protocole d’une rigidité excessive, limitant à vingt minutes le temps consacré à la récupération du chat, afin d’éviter des retards jugés trop importants sur l’ensemble du réseau.

    ""Je trouve ça dramatique, ça veut dire que la SNCF pour moi n’a aucun cœur"", déplore l’avocate Sarah Saldmann. Gilbert Collard, en duplex, fulmine :" "J’ai des chats, j’adore les chats et j’imagine la tristesse d’Olivier, c’est insupportable. Que l’ordre ait pu être donné" [de redémarrer le train]" à l’expiration du délai de vingt minutes alors qu’on s’est tous fait chier dans des trains pendant des heures sans climatisation pour des pannes multiples, c’est intolérable"."

    Même avis tranché de Gilles-William Goldnadel :" "Ça me touche, ça me met en colère. Et puis, je constate quand même que les agents de la SNCF sont capables de faire grève et d’emmerder le monde pendant des heures et des heures, pendant les vacances. Mais là, il faut partir ? Ça me dégoûte.""

    ""Ça s’ajoute à un dossier SNCF qui est catastrophique, les retards, les grèves, les billets extrêmement chers, une communication souvent jugée extrêmement froide. Il n’y a rien qui va dans la SNCF", confirme Jules Torres. Lequel assure qu’il y a ""une sorte de froideur soviétique dans le fait de dire vingt minutes et après, on repart.""

    ""On parle d’un chat tué par le process d’une entreprise à caractère public c’est quand même ça l’énorme problème qu’on a"", rappelle Tegner. Pour l’essayiste Driss Ghali, ""le débat c’est pas vingt minutes ou trente minutes"" :" "Si vous avez des bras cassés, pendant 4 heures, ils ne vont rien faire. La lutte, c’est contre les bras cassés qui sont à la SNCF et ailleurs. La SNCF est un révélateur de notre problème français. Nous produisons beaucoup de bras cassés surpayés en régimes spéciaux.""

    L’humanité selon CNews

    Après une année à s’acharner sur les étrangers, les pauvres, les adolescents paumés, les OQTF, la chaîne d’info de Bolloré découvre la compassion pour un chat. Car c’est bien ça que demandent les éditorialistes à la SNCF : un peu d’humanité.

    Yoann Usaï, par exemple, l’un des pires éditorialistes de la chaîne, qui dit des horreurs à longueur de journée, se découvre humaniste : ""On demande simplement à la SNCF de faire preuve d’un petit peu plus d’humanité et de se donner plus de moyens pour qu’on puisse effectivement descendre sur les quais, descendre sur la voie pour aller récupérer le chat. On ne demande pas de déployer le GIGN.""

    Paul Amar, venu compléter sa pension de retraite sur CNews, estime quant à lui que la SNCF manque carrément de compassion à l’égard... des enfants : ""Sauver le chat, c’est aussi sauver l’enfant. Je pense que la SNCF a ignoré le lien très fort qui lie souvent un enfant à un animal de compagnie. J’imagine le traumatisme du fils d’Olivier et la SNCF aurait pu aussi penser à cette relation là qui fait que parfois des enfants sont sauvés, des enfants qui ont des troubles psychologiques sont sauvés par leur animal de compagnie.""

    Bien évidemment, un chat écrasé par un train, c’est triste. Mais est-ce que ça mérite 2h30 sur une chaîne d’info ? À regarder ces séquences délirantes, on en oublierait presque que les fréquences de la TNT sont un bien public. Un bien public dont l’État a confié l’exploitation à des acteurs privés. Et si Bolloré s’en sert d’abord comme un outil de propagande pour son projet idéologique (documenté au quotidien par ASI), cette affaire de chat montre qu’on est allé tellement loin dans l’appropriation des canaux publics qu’il devient possible de mobiliser une fréquence et un temps d’antenne pour le deuil d’un chat appartenant à un présentateur de la chaîne.

    Et encore, une journée d’antenne, ce n’est pas suffisant. Le lendemain, Rachel Khan est revenue sur la disparition de Gina dans "L’heure des pros" en montrant les images de sa sépulture (oui, on n’est plus à un truc de dingo près).

    La suite, c’est cadeau : ""Je vois l’actualité, j’ai vu beaucoup d’images de violence de notre jeunesse (...). J’aurais adoré, moi, voir des vidéos de la gare avec la récupération de ce chat vivant. Je trouve que ça aurait pu être merveilleux et enchantant dans une actualité qui est parfois un peu morbide, que la France ait cette humanité-là, de récupérer ce chat.""

    Et Khan de conclure : ""Je trouve que ça aurait été une super image. On en aurait beaucoup parlé à travers le monde. Parfois, le rayonnement de la France, ça tient à des petites choses comme ça"." C’est pareil pour le rayonnement du journalisme, ça tient à peu de choses.

    • Puisqu’on parle de « chat », il y en d’autres qui semblent avoir quelques soucis en ce moment ...
      https://next.ink/246899/chat-control-le-parlement-europeen-retablit-la-surveillance-volontaire-des-mes

      Le Parlement européen a voté jeudi 9 juillet la prolongation de la dérogation qui autorise les grandes plateformes à surveiller volontairement les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs. La demande de rejet a pourtant recueilli 314 votes favorables, soit une majorité relative.Deux jours après l’approbation de la procédure d’urgence, le Parlement européen s’est exprimé jeudi sur la proposition du Conseil européen visant à restaurer la possibilité offerte aux acteurs du numérique de surveiller les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs (CSAM, pour child sexual abuse material en anglais).Une trentaine d’amendements ont été déposés sur la proposition initiale, rejetée par le Parlement européen en première lecture le 26 mars dernier. Le vote a débuté par les amendements de retrait, ceux qui auraient donc conduit le Parlement à rejeter formellement la nouvelle soumission organisée par le Conseil européen. Ces amendements de rejet ont obtenu 314 voix pour, 276 voix contre et 17 abstentions.

      #chat_control #Union-européenne

    • Mamie à chats. L’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, avait eu l’idée d’utiliser la passion de sa cheffe comme stratégie de "normalisation" du parti.

      « Peux-tu occuper marine avec des jolis animaux, car sur les réseaux sociaux, cela fonctionne mieux quand elle embrasse des veaux que quand elle parle », ainsi avait demandé un jour l’ancien numéro 2 du front national à son community manager.

      (page 146) La machine à gagner - Tristan Berteloot (Seuil 2024)

      Marine Le Pen sous bracelet électronique : son manoir de famille à Saint-Cloud estimé « entre 7 et 10 millions » sur le point d’être vendu
      https://www.aufeminin.com/societe/news-societe/marine-le-pen-sous-bracelet-electronique-son-manoir-de-famille-a-saint-cl

      Condamnée à un an de prison sous bracelet électronique le 7 juillet 2026, Marine Le Pen voit la vente du manoir de Montretout à Saint-Cloud s’accélérer. Entre justice et jackpot immobilier à plusieurs millions, que signifie ce tournant pour son image ?

      - La cour d’appel de Paris condamne Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à 45 mois d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende.
      - Parallèlement, le manoir familial de Montretout à Saint-Cloud, détenu via la SCI Pavillon de l’Écuyer, est en passe d’être vendu pour une somme située entre 7 et 10 millions d’euros.
      - Cette transaction pourrait rapporter plus d’un million d’euros à Marine Le Pen et met en lumière le décalage entre son patrimoine très bourgeois et son positionnement politique anti-système.

      Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.

    • Et Jordan devient de fait son nouveau « greffier ». Il pensait pouvoir ronronner peinard dans le giron de sa maîtresse lors de leur visite à La Flèche (département de la Sarthe) dont la mairie est désormais acquise au RHaine. Mal lui en prit : la visite dut être « écourtée ». Peut-être ont-ils fini leur escapade devant le spectacle d’otaries du célèbre zoo.

      À peine quelques heures après avoir confirmé sa candidature à l’élection présidentielle, Marine Le Pen s’est rendue à La Flèche, accompagnée du président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

      La candidate souhaitait aller à la rencontre des habitants de cette ville passée sous pavillon RN lors des dernières élections municipales. Selon le programme initial, cette déambulation devait durer environ 1 h 30.

      Finalement, les deux responsables politiques ne seront restés qu’une trentaine de minutes sur place. Après un long échange avec les journalistes présents, Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont parcouru qu’une dizaine de mètres avant de rebrousser chemin.

      https://www.public.fr/voleuse-marine-le-pen-et-jordan-bardella-la-petite-viree-des-inseparables-dan

    • Tiens une autre archive de 2021 https://seenthis.net/messages/1139839
      enfin une archive peut-être pas quand même, s’agirait pas d’insulter les archivistes, comme si les videos d’ardisson étaient historique. Ce n’est qu’une video d’un des pires talk-show de radio privé. (comme chez radio-france ils peuvent pas s’empêcher de filmer) si bien que ça passe à la radio et à la télé en même temps avec les pages de pub en prime. Si t’as pas tout compris, on te signale que c’est rediffusé la nuit et en podcast.
      Un autre pure race avec pedigree historique qui plus était marié avec la commandante du parti pendant 10 ans
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot
      Loulou, le gros matou de la patronne membre du Front Nazional dès l’âge de 20 ans. Aujourd’hui, à 57 ans, il se pourvoit lui aussi en cassation.
      Condamnation de Louis Aliot : « honte de rien », « extrême gravité », « problème déontologique », le point sur les réactions politiques à Perpignan
      https://madeinperpignan.com/condamnation-louis-aliot-reactions-politiques-perpignan

  • Montage mensonger sur Mélenchon : Guillaume Erner sanctionné par France Culture
    https://www.lemediatv.fr/articles/2026/montage-mensonger-sur-melenchon-guillaume-erner-sanctionne-par-france-cult

    INFO LE MÉDIA. Selon nos informations, France Culture aurait décidé de sanctionner Guillaume Erner après la diffusion d’un montage audio trompeur visant Jean-Luc Mélenchon. En interne, l’affaire avait provoqué un profond malaise.

  • Xenia Fedorova / X
    https://x.com/xfedorova/status/2062111712682160268


    JD News

    Depuis quatre ans, il est devenu normal d’entendre le point de vue ukrainien.
    Normal de l’inviter, de le relayer, de le traiter comme une évidence morale. En revanche, vouloir entendre un point de vue russe, non pour l’approuver, mais simplement pour comprendre la logique de l’autre camp, devient immédiatement suspect. L’écoute devient complicité. La nuance devient trahison. L’analyse devient propagande.

    On peut défendre l’envoi d’armes, parler de guerre longue, évoquer une confrontation directe avec Moscou, présenter la Russie comme une menace existentielle pour l’Europe. Mais il devient presque interdit de poser une question pourtant essentielle : est-ce vraiment l’intérêt de la France ? On ne débat plus de souveraineté, d’énergie, d’équilibre continental ou d’indépendance stratégique.

    • un chouille de contexte en provenance du 54eme congrès de la CGT (si si) par l’entremise de trotskistes à prétention libertaire (UTCL - UCL)
      http://www.communisteslibertairescgt.org/Echos-de-la-seance-de-mardi-2-juin-2026.html
      peut contribuer à démentir cette idée d’une « russophobie » qui toucherait qui que ce soit d’autre que certains dirigeants occidentaux, lorsqu’ils y ont intérêt.
      en réalité, non seulement il n’est pas besoin d’être antifasciste pour se méfier de la tyranie mais même des fachos en viennent à douter du régime de Poutine

      Poutine est devenu un problème qui divise l’extrême droite mondiale

      peut-être reste-t-il plutôt une russophilie héritée de la Guerre froide ou, plus en amont, d’un imaginaire révolutionnaire obsolète au point d’être antinomique avec toute perspective révolutionnaire actuelle, que l’on pense par exemple à la manière dont on calomnie régulièrement les Ukrainiens alors que

      en Ukraine, contrairement à une certaine propagande et malgré un financement massif par certains oligarques des groupes fascistes, l’extrême droite n’a récolté que 2% des voix lors des dernières élections.

    • Du bon usage de Xenia Fedorova en avant-guerre

      https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/du-bon-usage-de-xenia-fedorova-en-avant-guerre

      Pour les citoyens d’un pays donné, parvenir à se décoller de la propagande nationale est à mon sens d’intérêt général. Cela suppose d’avoir accès à la propagande de l’adversaire. Si les peuples français et allemands, avant 1914, avaient eu accès aux arguments de l’adversaire, s’ils n’avaient pas été assommés par le bourrage de crâne de leurs presses respectives, n’auraient-ils pas eu une chance d’échapper au massacre inutile de la Grande guerre ? Ce fut tout le sujet de notre série d’été de 2014, commémorant le centenaire du déclenchement de la grande guerre.

    • Du rififi chez ASI  ! Il semblerait que la parole du chef (ci dessus) soit quelque peu contredite par celle des grouillots (ci dessous)… Alors que l’uniformisation de la parole dans les médias est généralement mise sur le dos des rédactions aux ordres de leur actionnaires qui censurent leur malheureux petits journalistes, on a un média de gauche où c’est le contraire  : le patron débordé par la BFMisation de ses employés (cf le feuillton des caricatures).

      Xenia Fedorova : l’empire Bolloré se tourne vers la Russie

      https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/xenia-fedorova-lempire-bollore-se-tourne-vers-la-russie

      Xenia Fedorova, décrite comme une « propagandiste patentée » par le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot, est au cœur d’une intense polémique politico-médiatique depuis une semaine. Chroniqueuse omniprésente dans les médias Bolloré, elle répète désormais la rhétorique du Kremlin sur une chaîne d’info française, sans que sa parole ne soit ni contextualisée, ni contredite. Pourtant, Xenia Fedorova a dirigé la chaîne d’État Russia Today (RT) de 2017 jusqu’à sa fermeture, en 2022, sanctionnée par l’Europe et accusée d’être un outil de propagande pro-russe. Réhabilitée depuis 2025 sur les canaux de Vincent Bolloré, de CNews, Europe 1 jusqu’au JDNews, Xenia Fedorova oriente le narratif, confisque le contradictoire et muselle les voix opposées à sa propagande.

    • @biggrizzly oui et non. Officiellement, il fait partie de la rédaction mais n’est pas censé avoir plus de poids par rapport aux autres  ; sauf que dans les faits, il possède un certain ascendant du fait de sa position d’ancien chef qui lui permet notamment d’assigner ses collaborateurs à des séances de panpan-cucul sur la place publique (e.g. https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/emission-antisemitisme-et-si-on-recadrait-le-debat). Mais peut être que ça a largement changé depuis et que je lui prête toujours trop d’importance.

    • Xenia Fedorova, la voix de la propagande russe chez Bolloré, menacée d’expulsion

      https://www.france24.com/fr/france/20260729-chroniqueuse-prorusse-xenia-fedorova-visee-par-arrete-expulsion-f

      La chroniqueuse s’est vu remettre, mercredi, un arrêté ministériel d’expulsion, a indiqué à l’AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. « Son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État », et sa présence sur le territoire français « constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public », selon le quotidien, qui cite l’arrêté ministériel.

      « En déployant ses narratifs », la chroniqueuse « s’inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » dans le but « de déstabiliser l’ordre public » en France, est-il ajouté.

      Elle « contribue à la diffusion d’un discours de désinformation et de déstabilisation », « visant à manipuler l’opinion publique », « à saper la confiance des citoyens européens et en particulier des citoyens français en leurs institutions », selon l’arrêté ministériel cité par Libération.

      Je crains qu’elle ne sape dans le vide vu que cette confiance ne doit exister que dans la tête de nos ministres...

    • Oui mais le « pluralisme » et la « liberté d’expression », pour les fafs, c’est pas pareil. Ils sont plus égaux que les autres (formations politiques).
      Article jubilatoire au demeurant :

      Évidemment, les groupes Canal+ et Lagardère qui l’emploient dans les différents titres bolloréens ont immédiatement apporté leur « plein soutien » à Fedorova, et ont dénoncé « une atteinte particulièrement grave à la liberté d’expression et au pluralisme des opinions ».

  • Rire avec l’extrême droite : une prouesse signée France TV
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/plateau-tele/rire-avec-lextreme-droite-une-prouesse-signee-france-tv

    Knafo et Chenu, invités de l’émission « Vous allez être servis ! » sur France 3

    N’avoir aucune conscience politique et aimer les calembours à deux balles n’excusent pas tout. Pour la première fois à la télévision, qui plus est sur le service public, deux responsables politiques d’extrême droite, Sarah Knafo et Sébastien Chenu, ont participé à une émission d’humour. Dans « Vous allez être servis », diffusée sur France 3 Hauts-de-France et sur France.tv, Tanguy Pastureau et ses chroniqueurs reçoivent des politiques pour « une émission pleine d’énergie et de bonne humeur ». De la bonne humeur avec des élus du RN et de Reconquête ? Mais quelle bonne idée pour bien préparer 2027…

    « Vous permettez que je vous appelle Sébastien ? Ça me fait tellement plaisir, puis en plus, ça crée tout de suite un contact et une proximité qui me vont merveilleusement bien ». Le Sébastien en question, c’est Sébastien Chenu. Un type au « look impeccable », « soigné », « magnifique », portant une « chemise bleue pour avoir un teint impeccable » avec une « jolie cravate ». Même ses « chaussettes sont coordonnées ». Bref, il est « au top » le Seb. Accessoirement, c’est le vice-président de l’Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement National.

    #france_télévisions #médias_dits_de_service_public #tremplin_pour_l_extrême_droite

    •  Allons bon Pastureau qui fait des heures sup après la Bande[pas]Originale de Nagui[lux] sur france-inter. Le voilà avec le vice-président de l’assemblée nationale française. Rien que ça, ça devrait relever de la blague. Mais non puisque après la dissolution du président de la république, le RN croyait vraiment mettre Bardella à la place de Barnier ou du Richard Gere de Pau, je ne sais plus. Il lui manque plus que sa collègue Sophia Aram dans sa cuisine à Pastureau. Pour Knafo ce doit être sur youtube aussi mais là présentement je préfère écouter « la dernière » sur Nova,

      https://www.youtube.com/watch?v=b1Fx34ejveE

  • Nouveau foirage à ASI entre Rima Hassan et Nassira El Moaddem

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/la-vie-du-site/rima-hassan-la-3-mmc-et-asi-occasion-manquee

    Le 24 avril dernier, Rima Hassan, invitée pour évoquer sa garde à vue récente, et le ratage médiatique qui s’est ensuivi, a quitté notre plateau après 28 minutes d’interview, rendant la diffusion de cet entretien impossible. Explications.

    Début avril 2026, le Parisien et l’AFP écrivent que de la drogue de synthèse a été retrouvée dans le sac à main de la députée européenne Rima Hassan, placée ce jour-là en garde à vue pour "apologie du terrorisme". A l’origine de cette garde à vue : un tweet publié le 26 mars par Rima Hassan - supprimé depuis - dans lequel elle relayait une citation, visible ci-dessous, de Kōzō Okamoto, co-auteur en 1972, au nom du Front populaire de libération de la Palestine, d’un massacre à l’aéroport de Tel-Aviv, qui a fait 26 morts.

    De la drogue dans le sac à main d’une députée européenne : "l’information", labellisée AFP, est reprise sans aucune pincette par la plupart des titres de presse, et commentée à l’envi sur les plateaux des chaînes d’info, bandeaux spectaculaires à l’appui. Une semaine plus tard, le parquet du tribunal judiciaire de Paris, à l’origine de l’intox, est pourtant formel : "le scellé ayant fait l’objet de la fuite abusivement présenté comme contenant de la « 3-MMC » ne contient en réalité aucun produit stupéfiant".

    Comment expliquer ce ratage médiatique d’ampleur, alimenté par la communication pour le moins nébuleuse de ce même parquet ? Ce sujet s’imposait à nous. Pourtant, comme vous l’avez peut-être remarqué, nous n’avons pas consacré une seule ligne à ce sujet (traité notamment par Libé et Acrimed). C’est pour expliquer cette anomalie que nous publions aujourd’hui ce texte.

    Cette absence ne résulte pas d’un choix éditorial : nous avions prévu de traiter cette séquence dans le cadre de notre émission hebdomadaire, avec Rima Hassan comme invitée unique. Mais cette émission, que nous avons pourtant essayé de tourner à deux reprises - le 17 puis le 24 avril - n’a jamais pu être diffusée.

    La première a été annulée par l’eurodéputée quelques heures avant le tournage. Motif invoqué : les révélations publiées la veille par Mediapart sur sa garde à vue. L’émission est alors repoussée à la semaine suivante, et l’équipe s’est démenée pour en monter une autre très rapidement, consacrée à la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

    24 avril, seconde tentative. Le tournage a cette fois bien lieu. Il débute à 14h et ne pourra pas aller bien au-delà d’une heure, Rima Hassan ayant un autre tournage dans la foulée. Il n’ira même pas jusque-là : au bout de 28 minutes, Rima Hassan, excédée, interrompt l’interview, menée par Nassira El Moaddem, et quitte le plateau.

    Au centre des tensions pendant les quinze dernières minutes de cet échange, une question que notre animatrice pose plusieurs fois : "Est-ce que vous vous considérez qu’on est face à un cas de résistance armée avec Kōzō Okamoto ?". Cette question, Rima Hassan estime y avoir répondu, arguant notamment du fait que la résistance est un droit légitime pour les peuples opprimés, que cette citation renvoyait à la philosophie de la résistance, et permettait par ailleurs, toujours selon elle, d’évoquer un moment historique de la cause palestinienne, dans les années 70, quand le mouvement mobilisait des dizaines de nationalités à travers le monde.

    Quid du seul Kōzō Okamoto ? Estimant ne pas avoir compris sa réponse, Nassira El Moaddem relance, insiste. Après avoir, notamment, accusé notre journaliste de poser "la même question que des journalistes d’extrême droite" (en faisant référence à la conférence de presse organisée après sa garde à vue), la députée européenne quitte notre plateau. Une première à ASI depuis 2009, et le départ de Pierre Péan (sur lequel nous nous étions déjà expliqués).

    La discussion, très houleuse, se poursuit hors-plateau. Décision est prise non pas de retourner l’émission - comme Rima Hassan l’a proposé - mais d’en publier une autre, sur la crise à Grasset, qui avait été tournée le matin-même et devait être initialement publiée la semaine suivante (au cours de laquelle nous vous avons finalement proposé un entretien passionnant avec Ziad Majeb sur l’offensive israélienne au Liban).

    Restait toutefois à déminer une question complexe : que faire de ces 28 minutes d’interview, et plus globalement de cet épisode ? Comment en parler, faut-il publier, ou non, les rushs ? Rima Hassan nous a interdit de le faire, nous menaçant même de porter plainte le cas échéant. Mais ce n’est pas cet avertissement qui a guidé notre réflexion : une large partie de l’équipe ne le souhaitait pas. Présenté tel quel, l’extrait présentait simplement, du point de vue d’une grande majorité de la rédaction, trop peu de valeur informative.

    Contactée depuis, l’équipe de Rima Hassan justifie ainsi le départ de la députée de notre plateau : "Des divergences sont apparues concernant la place accordée au sujet initial de l’émission, qui devait se concentrer sur l’analyse de la séquence politico-médiatique liée à la garde à vue". La très large partie de notre conducteur était pourtant bien consacrée à cet aspect, mais l’émission n’a pu aller à son terme. "Rima Hassan reste ouverte à intervenir de nouveau dans cette émission", assure toutefois son équipe. Dont acte.

    Cette séquence, en plus d’impacter notre rythme de publication pendant plusieurs semaines, a été l’objet de plusieurs débats au sein de la rédaction d’ASI. Nous poussant à nous interroger sur la construction de nos émissions, mais aussi la meilleure manière de se situer, en tant que journaliste, face au pouvoir politique. Nous continuerons à en recevoir (dès le 26 mai en direct de Toulouse), et leur poser les questions qu’on souhaite leur poser, en toute indépendance. Et si les choses ne se passent pas comme prévu, nous continuerons à le raconter.

  • Le Liban, écrasé sous les bombes israéliennes, compte ses morts : « Un tel carnage dépasse l’entendement »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/09/le-liban-vise-par-les-plus-importantes-frappes-israeliennes-depuis-le-debut-

    En l’espace de dix minutes, dans une chorégraphie macabre, les forces israéliennes ont mené une centaine de frappes au cœur de quartiers résidentiels. Le caractère quasi simultané de ces bombardements et leur effet de surprise rappellent l’attaque aux bipeurs piégés, qui avait fait une quarantaine de morts dans les rangs du Hezbollah en septembre 2024. Mais cette fois-ci, le bilan est nettement plus lourd. La défense civile fait état de 254 morts [bilan actuel = 357] et plusieurs centaines de blessés, tandis que le ministère de la santé, réputé plus lent à recenser les victimes, parle de 182 morts. Pour justifier ce déchaînement de violence, inédit depuis le début de la guerre contre le Hezbollah, le 2 mars, l’armée israélienne a prétendu avoir visé « une centaine de postes de commandement et d’infrastructures militaires » du mouvement chiite pro-iranien.

    « On a reçu beaucoup d’enfants, éventrés et éviscérés, amputés ou avec des traumatismes crâniens. Et aussi, beaucoup de femmes. Certains meurent sur la route », se désole le médecin en chef de l’hôpital Rizk, Karl Jallad. En début de soirée, quatre morts et une quarantaine de blessés, la plupart dans un état critique, y avaient été amenés. « C’est la première fois, durant cette guerre et celle de l’automne 2024, que l’on reçoit autant d’enfants après des frappes. C’est parce qu’elles ont eu lieu dans des quartiers habités et sur des immeubles où vivaient des familles », explique Mariana Helou, la médecin en chef des urgences.

    • Liban : les 300 visages du « sale boulot »

      https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/liban-les-300-visages-du-sale-boulot

      Plusieurs personnalités justifient les bombardements israéliens sur le Liban, en expliquant que Israël fait « le sale boulot » pour les Occidentaux.

      « Il y a beaucoup de gens au Liban qui sont très contents qu’Israël fasse le sale boulot de débarrasser le Liban du Hezbollah », a expliqué sur BFM Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne.

      « Israël fait le sale boulot pour nous tous » expliquait l’an dernier le Chancelier allemand Friedrich Merz.

      Le sale boulot. « Un nouveau coup »." Jusqu’au bout". Ces mots, toujours les mêmes. Le journal libanais L’Orient Le jour [même si je sais que t’es pas fan…] s’est placé à l’extrémité de la chaîne, pour rendre leurs visages à quelques unes de ces 300 victimes collatérales du « sale boulot ». Des visages et des bribes de biographies ramassées à la va vite, au téléphone ou sur les réseaux sociaux. En voici quelques uns.

  • Israël accusé de torture sur un enfant de 2 ans : silence dans nos médias
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/les-enerve-es/israel-accuse-de-torture-sur-un-enfant-de-2-ans-silence-dans-nos-med

    Le lendemain, la famille a fait examiner le petit Jawad dont les jambes étaient couvertes de plaies similaires des deux côtés. SkyNews diffuse une interview de Bisan Ahmed, la médecin urgentiste qui a examiné l’enfant et rempli le rapport médical dans lequel elle stipule avoir observé de « multiples lésions profondes et uniformes sur le bas de son corps qui correspondent cliniquement à des brûlures de cigarettes délibérées, utilisées comme forme de torture physique ».

    [...]

    Si ces médias britanniques ont pu traiter de cette histoire, comment expliquer qu’elle soit absente des médias français ? Selon notre recension, seul « Blast » a produit une vidéo sur le sujet avec leur correspondant à Gaza, Mohamed El Saife.

    [...]

    Le contexte était pourtant « favorable ». Au même moment, le 23 mars, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, présentait à l’ONU un rapport sur l’usage « systématique » de la torture par Israël à l’encontre du peuple palestinien et dénonçait une « vengeance collective et une visée destructrice », affirmant que « la torture est de facto devenue une politique d’Etat ».

  • « Politiser Loana, c’est rappeler qu’elle avait, très tôt, été abandonnée à des violences dont nous continuons de sous-estimer l’ampleur et la gravité »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/26/politiser-loana-c-est-rappeler-qu-elle-avait-tres-tot-ete-abandonnee-a-des-v

    Tribune

    Alice Gayraud

    Ancienne responsable du plaidoyer de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants

    L’enfance de la candidate du « Loft », morte le 25 mars à 48 ans, avait été marquée par l’inceste, rappelle l’ancienne responsable du plaidoyer de la Ciivise Alice Gayraud, citant le journaliste Paul Sanfourche. Les 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année ont trois fois plus de risque de subir des violences tout au long de leur vie, souligne-t-elle dans une tribune au « Monde ».

    #enfance_violée
    #continuum_traumatique
    #VSS
    #loft_story
    #sexisme_institutionnel
    #M6

    • Loana, 25 ans d’humiliation en direct (ASI)

      "Loana a 23 ans. Depuis cinq ans, elle est go-go-dancer." C’est sur ce commentaire en voix off, accompagné d’un zoom-dézoom sur la poitrine de la jeune femme qui danse, que la France découvre Loana Petrucciani, plus connue sous son seul prénom, le 26 avril 2001, dans le premier épisode de Loft Story. La deuxième image est un plan de coupe sur ses fesses. Avant même de voir son visage, le programme présente à la France entière le corps de la jeune femme. Loana, pour M6 qui diffuse l’émission, c’est des seins et des fesses avant tout.

      Dans ce portrait qui dure quelques minutes, Loana raconte avoir dû travailler très tôt, dû à l’hospitalisation de sa mère, qui l’a laissée "avec tout à gérer : le loyer, les factures", à 17 ans. "Je véhicule une certaine image, grande, blonde, sexy, et paillettes et strings, puisque je travaille en boîte de nuit", résume-t-elle. "Mais en réalité, je suis très introvertie. Je suis timide, réservée, pudique." On découvre une jeune femme attachante, qui regrette de ne pas avoir pu faire des études, adore son chien, est "fidèle en amitié et idéaliste en amour", selon la voix off. Une fille sympa, un peu naïve comme on peut l’être à 23 ans, pleine d’espoir malgré un parcours déjà cabossé. Les producteurs de Loft Story, racontait le journaliste Paul Sanfourche dans notre émission dédiée à la série inspirée de l’émission, "ont tout de suite compris le potentiel de femme-objet de Loana" et étaient dès les débuts "extrêmement avides d’exploiter son image télévisuelle".

      Et son image n’a pas cessé d’être exploitée depuis. En février 2024, elle était invitée par Cyril Hanouna sur le plateau de Touche pas à mon poste, et témoignait de l’agression sexuelle qu’elle a subie. L’ancienne star du Loft, multi-traumatisée, y balbutiait sous les moqueries des chroniqueurs et les rires du public. "Viol, agressions, addictions : Loana se livre en exclusivité !" scandait le bandeau de TPMP tandis que Loana se noyait, en direct, dans ses propres mots. L’Arcom avait ensuite mis C8 en demeure pour atteinte à la dignité humaine.

      Loana Petrucciani a été retrouvée morte à 48 ans, le 25 mars 2026, seule chez elle, à Nice. Ce sont ses voisins qui ont appelé la police. Ses proches ne l’avaient pas vue depuis des jours, voire des semaines, et ne s’en étaient apparemment que peu inquiétés. Son chien a été retrouvé mort auprès d’elle. C’est dans l’isolement, les addictions et une solitude extrême que cette femme, lessivée par deux décennies de violences médiatiques, s’est éteinte.

      Le même jour, Hanouna et sa clique de charognards apprenaient la nouvelle en direct dans Tout beau tout neuf. "On apprend en direct un drame", annonçait Hanouna. "Drame épouvantable, Cyril", renchérissait Gilles Verdez. "Beaucoup d’émotions, évidemment, quand on la recevait... On est très secoués, c’est absolument tragique." Hanouna raconte une "anecdote" : "Elle m’avait appelé en me disant : « Je veux bien venir sur le plateau, mais j’ai perdu toutes mes dents. »" Il explique avoir fait intervenir "un pote dentiste en urgence", ce pour quoi elle l’a "beaucoup remercié" ensuite. Quel hommage touchant... Le chroniqueur Jordan De Luxe ajoute que "Loana était malheureusement beaucoup dans le passé, elle ne parlait que du passé." La faute à qui ? Depuis le 16 avril 2001, les médias ont refusé à Loana le droit d’être autre chose que la "go-go-dancer" de 23 ans qu’ils avaient adoré filmer et exploiter sous toutes les coutures. Et lorsqu’elle a cessé d’être cette femme-objet, on l’a rabaissée jusque dans sa mort : cette semaine, Charlie Hebdo a publié une caricature dégoulinante de sexisme, de classisme, de grossophobie et de toxicophobie. M6, la chaîne qui l’a rendue célèbre, a diffusé dans son JT les images de son corps transporté sur une civière.

      En 48 ans, Loana aura vécu vingt-trois ans d’anonymat et de galères - son enfance a été marquée par la violence et l’inceste -, deux mois de célébrité soudaine dans le Loft, et vingt-cinq ans à en payer le prix. Une vie broyée par l’humiliation patriarcale en direct.

      https://www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/loana-25-ans-dhumiliation-en-direct

    • Coucou @inadvertance, ça me fait pas du tout marrer de voir arrêt sur images cité pour parler de patriarcat. Il y a longtemps, j’étais jeune et naïve et j’ai eu l’idée et du contenu de cette émission de télévision et de son titre et je devais m’associer à Alain Jaubert, grand pote de Schneiderman et créer une maison de production. Au lieu de cela, j’ai vu apparaitre l’émission 6 mois plus tard sans que personne ne m’y ait jamais associé, même pas crédité au générique bien évidemment. Jaubert s’est défaussé en disant que l’idée était dans l’air et m’a proposé un contrat chez TéléEurope mais j’ai été viré au bout de quelques jours parce que j’étais enceinte et que la réalisatrice m’en a voulu car elle n’arrivait pas à avoir un enfant. La direction de TéléEurope m’a menacé de ruiner ma carrière (ce qui a été fait avec succès) si j’allais porter plainte aux prudhommes (j’ai pourtant seulement été à la CGT). Voila bien l’ambiance des patriarches de mai68 qui tenaient la culture télévisuelle comme leur pré carré et suçaient les idées des jeunes femmes avant de jeter le citron. wala wala, je garde une petite dent vois tu :)

    • Aussi longtemps que l’enfance restera tenue à l’écart de l’analyse des violences patriarcales, nous continuerons de découvrir trop tard des vies ravagées avant même qu’elles ne commencent. Et de les raconter comme des tragédies individuelles.

      Dire cela, c’est refuser de faire de Loana une exception, un « destin brisé » que l’on contemple avec émotion sans en tirer la moindre conséquence politique. Car le parcours de Loana est celui de milliers de femmes. Cent soixante mille enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. Combien de ces filles deviendront, sans protection ni prise en charge, des femmes exposées à de nouvelles violences ?

      Politiser Loana, ce n’est donc pas opposer l’inceste à la téléréalité, ni minimiser la violence produite par l’exposition médiatique. C’est rappeler qu’une femme dont on dit aujourd’hui qu’elle a « mal fini » est aussi quelqu’un qui, très tôt, avait été abandonné à des violences dont nous continuons de sous-estimer l’ampleur et la gravité.

      L’enjeu politique se niche dans notre manière de dater la violence. Et dans la manière dont nous nous donnons, ou non, les moyens de la prévenir.

      https://justpaste.it/ls4c3

      #media #télévision #enfance

  • Vous n’êtes pas sans savoir que Jean-Luc Mélenchon s’est encore comporté comme un vrai stalinien en ce sens qu’il n’a accordé sa conférence de presse qu’aux « nouveaux médias » comme ils disent dans les « vrais médias » (accaparés par quelques milliardaires).

    Florilège :

    La « méthode trumpienne » de Jean-Luc Mélenchon face aux médias suscite un tollé (Le Figaro)

    Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qualifie de « totalitaire et complotiste » le rapport de La France insoumise à la presse
    L’exclusion des grands médias par Jean-Luc Mélenchon lors d’une conférence de presse fait réagir jusqu’au sein du gouvernement, qui redoute une remise en cause du pluralisme de l’information. (Le Monde)

    « Nous invitons qui nous voulons »… Reporters sans frontières recadre Jean-Luc Mélenchon
    pluralisme•L’ONG Reporters sans frontières « appelle l’ensemble des forces politiques à respecter sans réserve le travail des journalistes et l’accès, pour toutes et tous, à une information libre et pluraliste » (20minutes). L’ONG RSF dont le président fut un certain temps un certain ... Robert Ménard)

    La bonne presse selon Jean-Luc Mélenchon
    Tout à sa stratégie d’inversion accusatoire, le leader insoumis entreprend avec les journalistes, à grands coups de démagogie et de populisme, ce qu’il fait avec les électeurs : il les sélectionne, il les filtre (L’Opinion)

    Et ce dernier « opus » d’apparence bienveillante (le HuffPost était invité) mais qui n’est pas le moins insidieux :
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/on-a-assiste-a-l-etonnante-et-inhabituelle-conference-de-presse-de-je

    Disons-le franchement : l’idée de dédier un créneau spécifique à des journalistes moins en vue, de consacrer deux heures à des créateurs de contenu politique sur les réseaux sociaux, de faire une place aux médias émergents est tout à fait louable et peut même se révéler intéressante, pour peu que les questions posées soient différentes de celles qui le sont habituellement. Et certaines l’ont été : Jean-Luc Mélenchon n’a pu s’empêcher d’exprimer une certaine surprise quand une influenceuse lui a demandé s’il n’était pas temps de « tirer le programme plus à gauche ».

    Mais le cadre était tellement inhabituel qu’il nous a désarçonnés. Cherchant sans doute à imiter les conférences de presse élyséennes, Jean-Luc Mélenchon avait tenu à ce que neuf députés de La France insoumise soient assis près de lui comme s’ils étaient ses ministres. On trouvait là Manuel Bompard, Aurélie Trouvé, Éric Coquerel ou Nadège Abomangoli, mutiques. S’il est vrai que les questions n’ont pas été filtrées, que le tribun n’a pas lui-même choisi à quels journalistes il répondait et qu’un panel large de sujets a pu être abordé, la plupart des questions posées étaient relativement complaisantes.

    Il est désormais acté que le « pluralisme de l’information », ce sont les #médias_aux_ordres (des milliardaires) qui en transcendent le mieux les « valeurs »

    Je vous mets tout de même en lien la conclusion de JLM ... pour respecter le « pluralisme » et atténuer un peu toute cette « brutalisation ».

    https://melenchon.fr/2026/02/24/la-tortue-vous-dit-bien-des-choses

    #emballement_médiatique #shitstorm

  • Devise pétainiste sur BFM : où sont les journalistes ?

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/devise-petainiste-sur-bfm-ou-sont-les-journalistes

    Lorsque Sébastien Delogu fait remarquer à Martine Vassal qu’elle "partage les valeurs" du Rassemblement national, la voilà qui se lance dans une déclamation qui n’aurait pas démérité en 1940 : "Moi, figurez-vous, mes valeurs, elles n’ont jamais changé. C’est le mérite, le travail, la famille, la patrie."

    Face à cette énormité, le seul à réagir en plateau est son adversaire Benoît Payan. Pas les journalistes. "Vous savez qui a dit ça ?" lui demande, effaré, l’actuel maire de Marseille. "Vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire, là ?" Apolline de Malherbe intervient sans courage : "Je crois que Benoît Payan a entendu un slogan..." Il lui répond : "Et vous non ?" Elle bredouille : "Si, enfin, j’imagine que c’est ça..." La présentatrice star de BFM, qui aime qu’on la décrive comme "féroce", montre un visage bien plus docile face à ce qui ne laisse pourtant aucun doute à l’interprétation : Martine Vassal vient de prononcer, dans l’ordre, les mots du slogan de la France de Vichy, "Travail, famille, patrie". Il y a trois journalistes sur ce plateau, et pas un seul pour saisir la gravité des propos de Vassal. Ils repassent timidement la balle au maire : "Ben non, je sais pas, allez-y, Benoît Payan... Répétez-le !" Et c’est donc lui qui se lance : "Vous avez dit « Travail, famille, patrie », c’est le slogan de monsieur Pétain, ça." Vassal, pour sa part, en est tellement fière qu’elle répète en toute sérénité : "Oui, d’accord, mais moi, ce sont mes valeurs !"

    Un début d’explication du cirque médiatique actuel...

    • Tant qu’on est du côté de l’ordre dominant ne jamais reconnaître ; nier systématiquement. Puis inverser la charge.

      Bendayan fabienne sur X :
      https://x.com/BendayanF/status/2024793500722614655

      Oui, « Travail, Famille, Patrie » fut la devise du régime de Vichy. Personne ne l’ignore. Mais ces mots ne devraient pas être confisqués par une des pages les plus sombres de l’histoire !
      Rappeler que ce sont des valeurs essentielles ne revient pas à revendiquer ce passé !
      Martine Vassal a ouvert son propos par le mérite et l’a conclu par l’humanité et la solidarité.

      Des valeurs républicaines qui transcendent les régimes et les époques !

      Il est temps de clore les procès d’intention et d’élever le débat ..!

    • @kassem : belle trouvaille. « Avocate. Présidente d Honneur du CRIF Marseille Provence ». Mais évidemment ça va t’expliquer à quel point les vrais antisémites c’est LFI.

      Du coup, quelques minutes plus tard, elle retouitait les « VALEURS » de Renaud Muselier, avec cette phrase pas piquée des hannetons :
      https://x.com/RenaudMuselier/status/2024761797031424356

      Nous partageons ce combat commun contre le racisme, l’antisémitisme et le pétainisme, ainsi que toute forme d’extrémisme, d’intolérance, voire de révisionnisme.

      C’est même à cela qu’on les reconnaît.

    • Aurore Bergé était l’invitée du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos ce dimanche. Au micro, elle assure que LFI est un parti « anti-France », un terme utilisé par l’extrême droite antisémite au XIXe et XXe siècle.
      https://www.humanite.fr/politique/aurore-berge/lfi-cest-un-parti-anti-france-aurore-berge-reprend-une-expression-petainist

      « La France tient le combat face à l’antisémitisme », juge-t-elle sur le plateau « Nous allons continuer à aller beaucoup plus loin, puisque nous voulons, face aux nouvelles formes d’antisémitisme, changer la loi. Changer la loi parce qu’on voit bien qu’aujourd’hui, les attaques, elles ont changé de nature, les insultes, les menaces, les intimidations ont changé de nature », note-t-elle. Avant d’ajouter : « Il y a de la part de l’extrême-gauche, une obsession à l’encontre de l’Etat d’Israël. Je dis bien à l’encontre de l’État d’Israël, pas du gouvernement israélien ».

    • « Anti-France » : C’est quoi ce terme utilisé par l’extrême droite de Vichy qui revient dans le débat par Aurore Bergé ?
      https://www.20minutes.fr/politique/4203069-20260224-anti-france-quoi-terme-utilise-extreme-droite-vichy-revie

      Pour Johann Chapoutot, « la mort de Quentin Deranque et les sorties de Martine Vassal et Aurore Bergé, sans démenti », s’inscrivent dans une séquence « tout à fait explicite » et qui « a déjà été vue dans l’Histoire ». Des éléments caractéristiques « d’une tendance de l’extrême centre à se rapprocher de l’extrême droite, voire de s’allier avec elle, comme ça a été le cas en Allemagne entre 1932 et 1933 ». Il l’explique dans Les Irresponsables, quand, pour se maintenir au pouvoir, « l’extrême centre a fait alliance avec les nazis ».

      Et le spécialiste élargit son analyse au-delà du seul camp présidentiel, estimant au passage que la tentation de se distinguer de La France insoumise - toujours en lien avec la mort de Quentin Deranque - est « une erreur magistrale ». Il cite notamment François Hollande et sa prise de distance avec LFI. « Dans l’Histoire, on a vu des partis sociaux-démocrates pensant qu’en se démarquant des communistes, voire en reprenant du vocabulaire de leurs adversaires, ils se protégeraient. Cela ne les a pas nécessairement sauvés, au contraire ».

  • Epstein, ou la théorie du complot qui était vraie

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/epstein-ou-la-theorie-du-complot-qui-etait-vraie

    Révolution dans le combat des conspis et des anticonspis. Avec l’affaire Epstein, surgit soudain un scandale planétaire agrégeant des « narratifs » traditionnels des « théories du complot » (business offshore de milliardaires sur fond de jets privés et de palaces, exploitation sexuelle d’adolescentes des classes populaires, trafic d’influence, présence en surnombre de personnages juifs, etc). Mais un scandale véritable, attesté par trois millions de documents publiés en vrac par la Justice américaine le 30 janvier 2026, nullement fantasmatique. Il vient en France, après une enquête express de Mediapart, de faire tomber deux premières têtes citées dans les Epstein files, l’ancien ministre socialiste Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe, et sa fille, Caroline Lang. Tous deux avaient monté avec Epstein une société offshore de spéculation artistique, dotée par lui d’un fonds de 1,4 millions de dollars. Ils devaient s’en partager les bénéfices.

    Pour l’occasion, l’émission de France 5 C ce soir a réuni plusieurs spécialistes des thèses conspirationnistes. Comment gérer cet OVNI, que l’une des invitées résume ainsi : « une théorie du complot qui est vraie ». Droit dans ses bottes, Tristan Mendès France, co-animateur de l’émission Complorama, sur Radio France, avec Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, n’apparait pas spécialement troublé. La preuve : on retrouve dans l’affaire Epstein tous les éléments des délires complotistes de la mouvance Qanon, nébuleuse de l’extrême droite américaine (le satanisme et les sacrifices d’enfants en moins, tout de même). « Il y a une généalogie profonde, la période Qanon. Le cœur nucléaire de la croyance imagine un réseau pédo-sataniste. Dans les figures centrales, il y a Epstein et son île. Toute cette mouvance est un précurseur ou un allumeur de cette fantasmagorie ». Autrement dit, Circulez il n’ y a rien de neuf dans le « chaos informationnel ». On est prié de comprendre que si ces « narratifs » étaient bidons quand ils étaient portés par le conspirationniste trumpo-lepéniste américain Steve Bannon, on aurait tort de leur accorder trop d’importance aujourd’hui.

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    etour sur le « suicide » de epstein
    Vertige dans le vertige, la manière dont apparait aujourd’hui sous un nouveau jour la mort d’Epstein, en prison à New York, en 2019. Sur le plateau de France 5 se trouve aussi une authentique journaliste de télé, de celles qui enquêtent, se plongent dans les dossiers, pourchassent dans les couloirs les protagonistes réticents, Virginie Vilar. Pour l’émission Complément d’enquête (France 2), elle a enquêté sur Epstein en 2025. A l’origine, raconte-t-elle, elle est réticente à l’idée de contester la thèse officielle du suicide dans sa cellule du financier pédocriminel (par pendaison avec un drap). Perdre du temps à explorer la piste d’un possible assassinat, très peu pour elle. « Je voulais pas aller dessus. Et j’ai quand même épluché des centaines de documents. Et à la fin j’ai des pièces du puzzle, les caméras qui fonctionnent pas, et ci et ça... »

    Ci et ça, ce sont les éléments qu’elle énumère en effet dans son enquête de 2025 : les fractures du cou de Epstein, selon une sommité médico-légale, incompatibles avec une pendaison ; une trace sur la peau incompatible, elle, avec la marque d’un drap ; la providentielle panne de caméras, cette nuit-là ; les gardiens qui s’abstiennent des rondes réglementaires, etc etc. « Et quand je faisais mon montage, on avait des discussions avec les rédactions en chef, on s’est dit qu’on allait enflammer les complotistes. Quelque part je suis venue valider les thèses complotistes ». Sans doute se félicite-t-elle, aujourd’hui, d’avoir conservé au montage tous ces éléments nourrissant le doute.

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  • Thibault Prévost, Le bluff technologique de l’Intelligence Artificielle, 2025

    #Thibault_Prévost, journaliste indépendant spécialiste des nouvelles technologies, présente son ouvrage Les Prophètes de l’IA, Pourquoi la Silicon Valley nous vend l’apocalypse, paru aux éditions Lux en octobre 2024.

    Dans la #Silicon_Valley un nouveau récit se répand. Les start-up de l’intelligence artificielle vendent l’imminence de la fin des temps. L’IA deviendrait si intelligente qu’elle en serait divine, capable de nous sauver comme de nous anéantir. Thibault Prévost démonte ce #bluff_technologique et les idéologies mortifères qui l’accompagnent.

    https://sniadecky.wordpress.com/2026/02/07/rmu-prevost-bluff-ia

    Avec le PDF qui va bien :

    https://archive.org/download/rmu-101-prevost-bluff-ia/RMU_101_Prevost-bluff-IA.pdf

    #Racine_de_Moins_Un #apocalypse ou #collapsologie ?

    Extrait de l’émission

    Dans la salle, une personne se demande pourquoi ces technologies rencontrent si peu de résistances. Elle fait part de sa réflexion sur ce sujet à Thibault Prévost et je la restitue :

    Autrefois, le monde du pouvoir prenait le peuple sous sa coupe avec l’Église et la religion. L’#obscurantisme, c’était l’ignorance, et les Lumières s’y sont opposées avec l’Encyclopédie, le Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, avec la diffusion du savoir, des connaissances scientifiques, etc. Le savoir, la connaissance, l’information sont perçues comme étant en soi émancipatrices et le numérique et Internet permettent d’amplifier cela quantitativement. Ils sont donc considérés comme positifs, du côté des Lumières…

    Maintenant, on est face à un renversement radical, car il devient évident que l’obscurantisme est du côté de la Silicon Valley et de son pouvoir exorbitant sur chacun d’entre nous. Tout cela nous empêche de voir et de dénoncer leur dimension politico-religieuse.

  • Jeff Bezos, le « Washington Post », et l’ombre qui s’étend - Par Pauline Bock | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/jeff-bezos-le-washington-post-et-lombre-qui-setend

    Cela fait quelques années que le Washington Post vacille sous les décisions de son propriétaire Jeff Bezos, dictées uniquement par ses intérêts personnels : se faire bien voir de Donald Trump. Lors de l’élection présidentielle de 2024, l’ordre de Bezos au journal de ne pas soutenir, comme le veut la tradition du Post, la candidate démocrate Kamala Harris qui se présentait contre Trump, a été le premier signe d’un radical changement de vent. Plus de 250 000 abonné·es avaient alors décidé de protester en se désabonnant. Ce qui n’avait pas empêché Bezos, quelques mois plus tard, en janvier 2025, d’envoyer un signal plus clair encore, en modifiant le génial slogan du Post adopté en 2017, « Democracy dies in darkness » ("La démocratie meurt dans l’ombre") pour y ajouter le très banal « Riveting storytelling for all America » ("Des récits captivants pour toute l’Amérique"). La mention de « toute l’Amérique » à l’évident accent MAGA n’avait trompé personne.

    Enfin, en février 2025, Bezos imposait un « tournant éditorial » visant à limiter les sujets couverts par la rubrique Opinions aux « libertés personnelles » et aux « marchés ». Ces directives annonçaient une mise au pas du journal sous l’ère Trump. Les centaines de journalistes virés sans ménagement en sont la concrétisation.

    • Pour rappel, Bezos rachète le WaPo en août 2013 (via Nash Holdings LLC, “private investment company”, qu’il contrôle). Source WP.

  • Le problème, c’est que ces « agents », comme les grands modèles de langage, sont invariablement nuls : leur taux d’efficacité, selon une étude de l’université Carnegie Mellon publiée fin juin, oscille entre 30 et 35%. ChatGPT Agent, nous apprend Futurism, met une heure à vous commander des cupcakes et vous propose d’aller visiter un stade de baseball au milieu de l’océan, dans la grande tradition surréaliste des IA génératives. La promesse de productivité ? Dans la seule étude de laboratoire sur la question, les assistants IA augmentent de 20% le temps passé par des développeurs sur une tâche.

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/clic-gauche/ia-le-futur-sera-stupide

    #ia #iag