/2016

  • Aujourd’hui, un thème central des « analyses » après Alep, c’est d’affirmer que « Bachar » restera « isolé » sur la scène internationale, de savoir s’il faut le snober ostensiblement ou reprendre contract discrètement… En fait, ce thème était déjà présent dans le papier du Monde d’hier : Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne (ça doit être ce qui fait du Monde un quotidien de référence : il a les éléments de langage avant les autres), et ça donne cette « analyse » invraisemblable :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/12/13/un-tournant-majeur-dans-la-guerre-civile-syrienne_5047905_3218.html

    Quant à Bachar Al-Assad, plus vissé que jamais à son trône, pourra-t-il utiliser cette victoire militaire pour décrocher un début de réhabilitation sur la scène internationale ? Hormis quelques Etats arabes, comme l’Egypte, qui multiplie les signes de rapprochement avec Damas, aucun pays d’envergure ne semble pour l’instant prêt à franchir ce pas.

    Par « aucune pays d’envergure », il faut déjà comprendre l’Iran, la Russie et… la Chine…

    Et voilà : déjà en 2012 le wishful thinking des fanboys de la rébellitude reposait sur le fait qu’on ignore absolument que, si on poussait à la confrontation militaire, on se heurterait non seulement à l’armée syrienne, mais aussi à l’Iran et à la Russie. Et ce n’était pas faute d’affirmer tous les mois que, cette fois c’est bon, la Russie va lâcher Bachar… Bref depuis 2012 on pousse à une militarisation qui n’a aucune autre chance que de se heurter à une intervention iranienne et russe. Et alors qu’on hurle quotidiennement contre ces interventions, et depuis bientôt six ans contre les vetos russe et chinois au Conseil de sécurité, voilà qu’on arrive à écrire que « aucun pays d’envergure » n’est près à un rapprochement avec la Syrie. (Et si le Monde a la tournure la plus caricaturale, toutes les analyses que j’ai lues aujourd’hui sont fondées sur cette même prémisse.)

  • Un élément de langage du jour : « “la” rébellion ». Exemple dans le Monde :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/12/13/un-tournant-majeur-dans-la-guerre-civile-syrienne_5047905_3218.html

    Pour la rébellion syrienne, la « chute » d’Alep n’est pas la fin de la guerre. […] En perdant son deuxième et dernier centre urbain, […] l’opposition armée…

    La voilà peu ou prou exclue de la « Syrie utile »…

    […]

    Dans le patchwork d’enclaves encore sous son contrôle, la rébellion compte entre 100 000 et 150 000 hommes en armes.

    Ces tournures sont d’autant plus saugrenues qu’à la lecture du même article, plus loin, il devrait être évident que l’expression « la rébellion », dont on pourrait parler comme d’un groupe cohérent ayant une politique nationale, est un abus de langage.

    Mais c’est l’intérêt des éléments de langage : c’est leur répétition qui compte, pas le fait qu’ils correspondraient à la réalité.

    • Au passage, le Monde se heurtant au mur de la réalité :

      Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

      Hum…

      Alors une fois de plus, je rappelle que le Monde fait partie des journaux dont les journalistes ont accompagné la « libération » d’Alep avec des articles emplis d’enthousiasme martial :
      https://seenthis.net/messages/458763

      Autour, les enfants font une haie d’honneur, éblouis, tellement transis d’admiration qu’ils n’osent plus approcher ces hommes, qui, il y a quelques instants encore, étaient leur père, leur frère ou leur cousin.

      Pourtant, on pourrait se souvenir que c’est depuis 2012 que Haytham Manna martèle que la militarisation en Syrie ne pourra profiter qu’au régime (mais le Monde a préféré les élucubrations de Leverrier et Hénin, et a laissé écrire que Manna était un collabo…).

      Manna très explicite et en français, c’était notamment dès mars 2012 sur France 24 :
      https://seenthis.net/messages/225755
      (malheureusement, la vidéo ne semble plus en ligne).

    • "Autour, les enfants font une haie d’honneur, éblouis, tellement transis d’admiration qu’ils n’osent plus approcher ces hommes, qui, il y a quelques instants encore, étaient leur père, leur frère ou leur cousin."

      Et ce sur quoi Haytham Mannaa voulait alerter s’est malheureusement confirmé.

      Sur l’enthousiasme du Monde au moment de la "libération" d’Alep, décrivant les alépins en liesse : sera-t-il aussi enthousiaste pour nous parler de la fête à Alep, aujourd’hui :

      Scènes de liesse et d’euphorie dans les rues d’Alep alors que la libération est « imminente » (VIDEOS)

      https://francais.rt.com/international/30539-scenes-liesse-deuphorie-dans-rues-alep-alors-liberation-imminente

    • Tiens, août 2012, le Monde t’expliquait que « la majorité écrasante des dissidents syriens » déteste Manna et le CCNCD :
      Comment s’organise l’opposition intérieure en Syrie ?
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/08/comment-s-organise-l-opposition-interieure-en-syrie_1743592_3232.html

      Sur le plan politique, le CCNCD se situe aux antipodes des deux groupes précédents puisque, d’une part, ses responsables sont disposés à négocier avec le régime pour trouver une issue pacifique à la crise et, d’autre part, il est hostile à l’Armée syrienne libre (ASL) et à toute action violente contre le régime, arguant que l’opposition armée conduit le régime sur son terrain de prédilection dont il ne peut sortir que victorieux. Dans cette logique, il est également contre toute forme d’intervention étrangère. Les positions du CCNCD lui valent d’être aujourd’hui voué aux gémonies par la majorité écrasante des dissidents syriens, qui assimilent toute forme de dialogue avec le « régime criminel » à un acte de trahison.

  • Israeli minister: Donald Trump’s win means the Palestinians will never have their own state
    9 November 2016 • 2:30pm
    http://www.telegraph.co.uk/news/2016/11/09/israeli-minister-donald-trumps-win-means-the-palestinians-will-n

    Donald Trump’s election victory means the Palestinian people will never have a state of their own, a Right-wing Israeli government minister has said as he hailed the demise of a “two-state solution” in the Middle East.

    Naftali Bennett, Israel’s education minister, is a champion of Jewish settlers in the occupied West Bank and released a statement within hours of Mr Trump’s win declaring: “The era of a Palestinian state is over.”

    Many Israeli settlers expect Mr Trump will end decades of US opposition to settlement building and may give the green light for Israel to annex large portions of the West Bank.

    • Israël retient son souffle en attendant de découvrir la présidence Trump

      Le président élu a envoyé des signaux contradictoires au sujet de l’Etat hébreu, qui s’inquiète par ailleurs d’une éventuelle ultime initiative de Barack Obama, avant son départ de la Maison Blanche.

      LE MONDE | 09.11.2016 à 17h22 • Mis à jour le 09.11.2016 à 18h39 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/09/israel-retient-son-souffle-en-attendant-de-decouvrir-la-presidence-trump_502

      Le communiqué est court, empreint de prudence. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a félicité Donald Trump, un « vrai ami d’Israël », pour son élection, mais sans s’appesantir, mercredi 9 novembre. Il s’est dit convaincu que le président élu œuvrerait, avec lui, au « renforcement de l’alliance unique » entre les deux pays. Mais le chef du gouvernement, comme tous les observateurs et les responsables palestiniens, en est réduit pour l’heure aux spéculations concernant les intentions de Donald Trump au Proche-Orient.

      La droite nationale religieuse, elle, s’est réjouie de ce choix du peuple américain. Dans un communiqué, Naftali Bennett, le chef de la formation le Foyer juif, a estimé que « le temps d’un Etat palestinien [était] fini ». Selon ce ministre de M. Nétanyahou, il s’agit là d’une « occasion pour Israël de renoncer immédiatement à l’idée d’un Etat palestinien au centre du pays, qui porterait atteinte à notre sécurité et à notre cause juste ». Le député du Likoud Yehuda Glick, dont le mont du Temple (esplanade des Mosquées pour les musulmans) est la grande cause, a appelé le vainqueur à se rendre sur le lieu sacré, situé à Jérusalem-Est.

      En outre, Donald Trump va-t-il marquer une rupture en déménageant l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem ? Il en a fait la promesse, à plusieurs reprises.

  • Jordanie : fusillade meurtrière dans une base militaire
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/04/jordanie-deux-formateurs-americains-tues-par-balles-dans-une-base-militaire_

    Trois militaires américains ont été tués, vendredi 4 novembre, dans un échange de tirs avec des militaires jordaniens à l’entrée d’une base militaire aérienne, dans le sud du royaume.

    Selon les forces du royaume, les soldats américains, qui étaient en voiture, ont tenté « d’entrer dans la base », située à Al-Jafr. Ils ont alors ignoré les ordres des gardes qui leur demandaient de s’arrêter. Ce qui a provoqué l’échange de tirs entre les militaires.

  • #Irak : Paris confirme qu’un #drone piégé a blessé deux membres des forces spéciales françaises à Erbil
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/11/irak-deux-commandos-francais-gravement-blesses-a-erbil-par-un-drone-piege_50

    Le gouvernement français a confirmé, mercredi, cette attaque. L’engin, qui a aussi tué deux peshmergas kurdes, aurait été envoyé par un groupe lié à l’organisation Etat islamique, un mode d’action inédit contre les forces françaises.

    Pentagon Urgently Pushing Anti-Drone Tech to #ISIS Fight
    http://www.defenseone.com/technology/2016/10/pentagon-urgently-pushing-anti-drone-tech-isis-fight/132308

    #Pentagone #Etats-Unis #France

    • Septembre 2012, Paul Rogers: Then comes the blowback.
      https://www.opendemocracy.net/paul-rogers/suicide-bombs-without-suicides-why-drones-are-so-cool

      As paramilitary movements learn to respond, their range of options starts with the utilisation of many readily available technologies. They may be aided by support from a sympathetic regime - witness the unarmed TV-guided drones from Hizbollah, deploying Iranian technology, that have caused the Israelis such concern (see “Hizbollah’s warning flight”, 5 May 2005). Even short of that, the fusion of so many available dual-use technologies and the abilities of skilled engineers and technicians working within radical movements means that armed-drones from non-state actors will be a feature of asymmetrical, transnational war very soon (see An asymmetrical drone war", 19 August 2010).

      In addition, and even without using drones, paramilitary movements should be expected to target the drone-war centres such as the Creech and Waddington bases - if not the bases themselves, then soft targets in their vicinity.

      What military planners and policy-formers in the west realise least of all is that while the results of drone-warfare rarely make the western media in any depth, they are extensively reported on regional and satellite TV stations across the middle east and into Asia. Even more pertinent is the pervasive coverage of drone-attacks on the worldwide jihadist social media. Moreover, the graphic images of death and suffering on both these kinds of outlets are far grimmer than anything seen in the west (see “Every casualty: the human face of war”, 15 September 2011).

      For now, the drones hold sway - but it is no more than a temporary phenomenon, a transient phase. Within a very few years, and maybe even only months, the next phase will commence as paramilitary groups respond. As with other elements of the “war on terror”, the seduction of short-term advantage disguises damaging longer-term consequences.

  • L’Arabie saoudite reconnaît une bavure qui a coûté la vie à 140 personnes au Yémen
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/15/l-arabie-saoudite-reconnait-une-bavure-qui-a-coute-la-vie-a-140-personnes-au

    Les autorités saoudiennes avaient d’abord nié toute responsabilité. Une enquête interne, dont les conclusions ont été révélées samedi 15 octobre, montre que la coalition en guerre contre les rebelles houthistes au Yémen était bien responsable du bombardement contre des funérailles qui a fait 140 morts à Sanaa le 8 octobre. Les enquêteurs de la coalition rapportent :

    « En raison du non-respect des règles d’engagement et des procédures de la coalition ainsi que d’une information erronée, un avion de la coalition a visé de manière erronée cet endroit entraînant la mort et les blessures de civils ».

    #ah_ben_si_c'était_nous

    Cette attaque, l’une des plus sanglantes au Yémen depuis l’intervention en mars 2015 de la coalition militaire arabe, a été rapidement dénoncée par la communauté internationale, qui a réclamé, à l’instar de la France, une enquête « indépendante ».

    Maintenant que l’information est (re)connue, " la France " va-t-elle réitérer à celle des " parties " concernée son souhait général de voir « l’ensemble des parties au conflit […] respecter strictement le droit international humanitaire . »

  • Yémen : les Etats-Unis ont bombardé trois sites sous contrôle des Houthis
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/13/yemen-les-etats-unis-ont-bombarde-trois-sites-sous-controle-des-houthis_5012

    Les Etats-Unis ont bombardé trois sites radars dans des zones contrôlées par les rebelles Houthis au Yémen, suite à des attaques par missiles contre des bateaux de guerre américains dimanche et mercredi, a indiqué le Pentagone, le mercredi 12 octobre.

    Les frappes autorisées par le président Barack Obama ont été menées avec des missiles de croisière Tomahawk tirés par le destroyer USS Nitze, a précisé un responsable américain.

    Ces dernières « visaient des radars impliqués dans les récents tirs de missiles menaçant l’USS Mason et d’autres bateaux opérant dans les eaux internationales en Mer Rouge et ans le détroit de Bab Al-Mandeb » entre la mer Rouge et l’Océan indien, indiqué le porte-parole du Pentagone dans un communiqué.

  • 20-year-old Palestinian shot dead by Israeli forces during clashes in Silwan
    Oct. 12, 2016 10:45 A.M. (Updated : Oct. 12, 2016 11:44 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=773528

    JERUSALEM (Ma’an) — A 20-year-old Palestinian was shot and killed by Israeli forces Tuesday night during clashes that erupted in the town of Silwan in occupied East Jerusalem just south of the Old City, amid ongoing violent police raids in the Jerusalem area.

    Ali Atef Shyoukhi was shot and critically injured with live fire during clashes at around 11 p.m., with Israeli forces also firing rubber-coated steel bullets and tear-gas canisters at Palestinian youth who responded with fireworks and Molotov cocktails, reportedly causing a military jeep to catch on fire.

    The 20-year-old man succumbed to his wounds after minutes, as Israeli police closed off the area to traffic and pedestrians, denying the access of ambulances to arrive to the scene to treat him.

    A spokesperson for the Palestinian Red Crescent told Ma’an that their ambulance crews were repeatedly searched and harassed by Israeli forces as they were prevented from accessing Shyoukhi, and were thus unable to confirm the details of his fatal injuries.

    However, according to the local organization the Wadi Hilweh Information Center, Shyoukhi was shot in the stomach, while state-run news agency Wafa reported that he was shot in the chest.

    #Palestine_assassinée

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    Un Palestinien tué à Jérusalem par des soldats israéliens pendant Kippour
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/12/un-palestinien-tue-a-jerusalem-par-des-soldats-israeliens-pendant-kippour_50
    La police est en état d’alerte alors que des dizaines de milliers de juifs arrivent à Jérusalem pour prier devant le mur des Lamentations.

    Le Monde.fr avec AFP | 12.10.2016 à 02h43 • Mis à jour le 12.10.2016 à 07h17

    Ali Shiouki, un Palestinien de 20 ans, a été tué mardi 11 octobre lors d’affrontements avec des soldats israéliens à Silwan, un quartier de Jérusalem-Est occupée et annexée, ont annoncé des responsables palestiniens. Les détails concernant ces affrontements ne sont pas encore connus.

    La sécurité dans le pays a été renforcée alors qu’Israël célèbre de mardi soir à mercredi soir le Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon. Le contexte est plus tendu encore qu’à l’accoutumée dans la ville sainte. Dimanche, un Palestinien de 39 ans a ouvert le feu sur des piétons, armé d’un fusil d’assaut M16.

    • Un Palestinien tué, enterré deux heures après de peur que son corps ne soit détenu (vidéo)
      Par PNN | Jérusalem - 12 octobre 2016 | Traduction : MR pour ISM
      http://www.ism-france.org/temoignages/Un-Palestinien-tue-enterre-deux-heures-apres-de-peur-que-son-corps-ne-so

      Des centaines de Jérusalémites ont participé ce mercredi à l’aube aux funérailles de Ali Shyoukhi (20 ans) qui a été tué dans les affrontements qui ont éclaté entre les jeunes Palestiniens et des soldats israéliens dans la nuit, à Silwan, banlieue de Jérusalem Est.
      Les funérailles ont eu lieu deux heures après qu’il a été tué, de peur que son corps soit kidnappé par Israël ; en effet les forces d’occupation ont empêché les ambulances d’approcher le jeune homme qui, blessé d’une balle réelle en pleine poitrine, est resté au sol pendant plus d’une heure, perdant son sang.

      Les affrontements ont éclaté après que des soldats israéliens aient donné l’assaut à plusieurs maisons dans le village. Des dizaines de jeunes ont été intoxiqués par l’inhalation des gaz lacrymogènes, et un d’entre eux a été blessé à l’oeil par une balle caoutchouc-acier.

      Ali avait été libéré des geôles israéliennes il y a un mois, après y avoir passé 15 mois.

  • Tandis qu’une bonne partie de la presse écrit...
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/plus-de-140-personnes-tuees-dans-des-raids-aeriens-au-yemen_1838953.html

    D’après le coordinateur humanitaire pour l’ONU au Yémen, Jamie McGoldrick, les raids de samedi ont fait plus de 140 morts et plus de 525 blessés [...] en précisant que ce bilan provenait de « premières informations émanant du personnel de santé ».

    France 24 et Le Monde choisissent d’écrire, en flagrante contradiction avec leurs compte-rendus de la situation en Syrie...
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/08/yemen-raids-aeriens-meurtriers-contre-une-veillee-funebre-a-sanaa_5010532_32
    http://www.france24.com/fr/20161008-raids-coalition-arabe-saoudite-houthis-meurtrier-dizaines-morts-y

    Les rebelles Houthis, qui contrôlent la capitale yémennite, font état de 82 morts et 534 blessé.

    Au moins 140 personnes sont mortes et 530 blessées, samedi 8 octobre, dans la capitale yéménite Sanaa, dans des raids aériens attribués à la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite, selon un responsable du ministère de la Santé, contrôlé par les rebelles.

  • Israël intercepte la Flottille des Femmes pour Gaza :

    https://twitter.com/saidshouib/status/783628186269523968

    Gaza : la marine israélienne intercepte le « bateau des femmes »
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/05/gaza-la-marine-israelienne-intercepte-le-bateau-des-femmes_5008841_3218.html

    Merci au Monde de nous informer régulièrement sur le blocus de Gaza ... et d’avoir couvert le voyage de ces femmes courageuses...

    Mais le mot "courage" ce n’est pas compatible avec la qualité de journaliste au Monde.

  • Le criminel de guerre Shimon Peres échappe à la justice humaine -
    par Ben White –
    28 septembre 2016 – Middle East Monitor – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://chroniquepalestine.com/criminel-de-guerre-shimon-peres-echappe-a-justice-humaine

    Shimon Peres, décédé mercredi à l’age de 93 ans après avoir subi un accident vasculaire cérébral le 13 septembre, incarne la disparité entre l’image d’Israël en Occident et la réalité de ses sanglantes politiques coloniales en Palestine et dans la région.

  • إدلب : أكثر من 90 قتيلاً وجريحاً في تفجير حافلة تقلّ مسلّحين : : عربي ودولي | جريدة السفير
    http://assafir.com/Article/1/506889

    Signalement d’une nouvelle très peu reprise à ma connaissance par les médias (bien que « authentifiée » par le très célèbre Observatoire syrien des droits de l’homme) : un attentat sucide, entre bandes « rebelles » rivales, dans un car transportant des combattants près de la frontière turque aurait fait 90 victimes.

    Le Monde évoquait 10 victimes puis est passé à autre chose. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/08/15/un-attentat-suicide-fait-au-moins-dix-morts-a-la-frontiere-turque_4982706_32

    • La posture de « Le Monde » confirme l’analyse de Gareth Porter,
      http://fair.org/home/how-media-distorted-syrian-ceasefires-breakdown

      The most influential news media have virtually complete freedom to shape the narrative surrounding a given issue simply by erasing inconvenient facts from the storyline. They can do that even when the events or facts have been reported by one or more of those very news media. In the world of personal access and power inhabited by those who determine what will be published and what won’t, even the most obviously central facts are disposable in the service of a narrative that maintains necessary relationships.

  • Craintes sur les #armes_nucléaires américaines stockées en #Turquie

    Des dizaines d’armes nucléaires américaines stockées sur la base aérienne d’#Incirlik en Turquie, non loin de la frontière syrienne, risquent de tomber dans les mains de « terroristes ou d’autres forces hostiles », met en garde un rapport publié lundi.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/craintes-sur-les-armes-nucleaires-americaines-stockees-en-tur

    Même dans les mains du gouvernement, pas moins que ça soit mieux...

  • Colonies à Jérusalem-Est : Washington dénonce des plans israéliens « provocateurs »
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/28/colonies-a-jerusalem-est-washington-denonce-des-plans-israeliens-provocateur

    Le gouvernement israélien a annoncé, mercredi 27 juillet, vouloir construire à Jérusalem-Est des centaines de logements destinés à des colons israéliens. Le département d’Etat américain s’est immédiatement dit « profondément préoccupé » par la décision.

    #Israel #expansion

    • Pour ceux qui veulent lire :

      L’échec du putsch en Turquie ravit le Qatar... et désole le régime syrien

      LE MONDE | 19.07.2016 à 18h32 • Mis à jour le 19.07.2016 à 18h36 | Par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)
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      Des partisans de Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, le 18 juillet 2016.

      Il y a ceux qui ont manifesté leur soulagement très bruyamment, ceux qui se sont félicités avec quelque retard et plus de modération, et ceux qui se sont tus mais n’en pensaient pas moins. Les réactions des dirigeants du Moyen-Orient à l’échec du coup d’Etat en Turquie, dans la nuit du 15 au 16 juillet, sont révélatrices des lignes de fracture qui parcourent la région et de la polarisation suscitée par la politique et la personnalité du président Recep Tayyip Erdogan.

      L’Etat qui a le plus applaudi à l’écrasement des putschistes est le Qatar. Son émir, Tamim Ben Hamad Al-Thani, a appelé le chef d’Etat turc dès samedi matin, pour lui témoigner son soutien. La presse officielle qatarie a couvert l’événement de façon enthousiaste, en mettant l’accent sur la mobilisation des habitants d’Istanbul, qui ont contribué à barrer la route des militaires factieux.

      « La démocratie survit », clamait le Qatar Tribune, un quotidien anglophone, dans son édition de dimanche. Dans leur ensemble, les éditoriaux saluaient la maturité politique de la population turque, sans un mot ou presque pour la dérive autoritaire du « sultan » Erdogan.

      Lire aussi : Bruxelles joue les équilibristes face à la Turquie après le putsch

      Ce traitement témoigne des nombreuses affinités entre les deux pays, comme le soutien à l’islam politique et à la rébellion syrienne. Dans le régime islamo-conservateur d’Ankara, le Qatar a trouvé une sorte de grand frère diplomatique. Lorsqu’il a dû congédier, sous la pression de ses voisins du Golfe, les Frères musulmans égyptiens qu’il hébergeait sur son territoire, ceux-ci ont naturellement trouvé refuge en Turquie.

      Le renversement de M. Erdogan aurait été une catastrophe pour Doha, qui est relativement isolé sur la scène régionale depuis que le président égyptien Mohamed Morsi, issu de la confrérie, a été évincé du pouvoir par le général Abdel Fattah Al-Sissi, en 2013. Ankara a d’ailleurs prévu d’ouvrir une base militaire dans l’émirat, qui s’ajoutera à celle dont disposent déjà les Etats-Unis.

      Les autres monarchies de la péninsule arabique se sont également réjouies de la défaite des factieux turcs, mais avec moins d’effusion et d’empressement. L’Arabie saoudite a approuvé le « retour à la normale en Turquie sous la conduite du président et de son gouvernement élu », tandis que les Emirats arabes unis (EAU) ont exprimé leur attachement « à une Turquie stable et sûre ». A la demande d’Ankara, l’attaché militaire de l’ambassade de Turquie au Koweït, visiblement soupçonné d’avoir trempé dans le putsch, a été arrêté à Dammam, en Arabie Saoudite, alors qu’il s’apprêtait à s’envoler vers l’Allemagne.
      « Malheureux » échec

      La couverture des médias audiovisuels saoudiens et émiratis a cependant été un peu hésitante dans les premières heures du coup d’Etat. La chaîne Al-Arabiya, propriété de Riyad, et son homologue Sky News Arabia, financée par Abou Dhabi, ont participé à la propagation de la fausse rumeur alléguant que M. Erdogan aurait demandé l’asile en Allemagne. Selon le commentateur libanais As’ad Abou Khalil, auteur du blog Angry Arab, un présentateur d’Al-Arabiya a même déclaré à l’antenne que le coup d’Etat avait « malheureusement » échoué.

      Lire la tribune du journaliste Ali Bayramoglu : La confrérie Gülen est responsable des troubles qui secouent la Turquie

      S’ils apprécient l’engagement anti-Assad d’Ankara, ainsi que le rôle de contrepoids à l’Iran que la Turquie joue à l’échelle régionale, les Saoudiens voient d’un mauvais œil son tropisme islamiste. Cette méfiance est encore plus prononcée à Abou Dhabi qui considère les Frères musulmans comme un mouvement terroriste et n’a jamais vraiment pardonné au Qatar de s’en être fait le sponsor durant les printemps arabes.

      A l’opposé de ces témoignages de soutien, plus ou moins affirmés, à M. Erdogan, deux Etats se sont distingués par leur assourdissant silence : la Syrie bien sûr, mais aussi l’Egypte. Ni l’une ni l’autre n’ont réagi à la mutinerie, qu’elles auraient évidemment voulu voir réussir. La première reproche à M. Erdogan, son ennemi public numéro un sur la scène internationale, de soutenir les groupes armés rebelles, qu’elle qualifie de « terroristes » ; la seconde ne tolère pas le soutien du président turc aux Frères musulmans et son insistance à qualifier le renversement de M. Morsi de « coup d’Etat ».

      Au Conseil de sécurité des Nations unies, l’Egypte s’est d’ailleurs opposée samedi à une déclaration appelant toutes les parties à « respecter le gouvernement démocratiquement élu de Turquie ». Selon des diplomates s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, l’Egypte, qui occupe l’un des sièges tournants du Conseil, a estimé que cet organe n’était pas à même de déterminer si le gouvernement turc avait été élu démocratiquement.
      « Dans le pire des scénarios,
      si Erdogan restait au pouvoir... »

      A Damas, dans la nuit de vendredi à samedi, peu après que les putschistes eurent annoncé prématurément leur victoire, des centaines de partisans du président Assad sont descendus dans les rues, drapeaux syriens en main, pour célébrer ce qu’ils croyaient être la chute de leur bête noire. Au Caire, c’est la presse semi-gouvernementale qui a trahi l’état d’esprit du pouvoir. Trois quotidiens, dont le vénérable Al-Ahram, visiblement plus pressés d’en finir avec Erdogan que de respecter les fondamentaux du journalisme, ont proclamé dans leur édition de samedi le succès du coup d’Etat.

      Même précipitation éloquente à la télévision. « Ce qui se déroule en Turquie n’est pas un coup d’Etat, pas du tout, clamait Ahmed Moussa, présentateur de l’un des talk-shows les plus regardés d’Egypte. C’est une révolution de l’intérieur de l’armée. Et à chaque fois que l’armée turque lance une révolution, elle gagne. » Pendant ce temps, sur la chaîne syrienne Sama, une présentatrice demandait à un analyste politique : « Dans le pire des scénarios, si Erdogan restait au pouvoir, que se passerait-il ? » Le dimanche, confronté au fiasco des putschistes, le quotidien syrien Al-Thawra trouvait la parade, en affirmant que le coup d’Etat est une machination destinée à salir la réputation de l’armée…

      En Israël, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a offert un soutien mesuré au mot près à M. Erdogan. Dans un communiqué laconique, publié quinze heures après le début des événements, alors que l’échec du coup d’Etat était patent, le ministère des affaires étrangères a déclaré qu’Israël « respecte le processus démocratique en Turquie et est impatient de poursuivre le processus de réconciliation » avec Ankara. Longtemps à couteaux tirés, du fait du drame du Mavi Marmara – un navire turc, en route vers Gaza, dont l’arraisonnement par des commandos israéliens a fait neuf morts en 2010 –, les deux pays ont signé fin juin un accord visant à normaliser leurs relations. Selon M. Nétanyahou, le coup d’Etat manqué ne devrait pas affecter ce rapprochement.

    • On a tout et son contraire sur le sujet. Les réactions américaines montrent que les occidentaux auraient été ravis de se débarrasser de ce gvt, du fait en particulier que les turques se rapprochent de la sphère russe. Le blocage de la base aérienne de l’OTAN en est un des éléments matériels.

  • #Turquie : la #purge du président #Erdogan s’étend à l’#enseignement
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/19/turquie-la-purge-du-president-erdogan-s-etend-desormais-a-l-enseignement_497

    Le ministère de l’#éducation turc a annoncé mardi 19 juillet la suspension de plus de 15 000 de ses employés soupçonnés d’être liés au prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’être derrière le putsch manqué et dont Ankara veut demander l’extradition aux Etats-Unis.

  • Israël adopte une loi visant le financement des ONG de gauche
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/13/israel-adopte-une-loi-visant-le-financement-des-ong-de-gauche_4968823_3218.h

    Les assauts verbaux de la droite nationaliste israélienne contre les représentants de la société civile ont trouvé une traduction législative. Par 57 voix contre 48, les députés ont adopté, lundi 11 juillet, un projet de loi très controversé, qui oblige les organisations non gouvernementales (ONG) recevant plus de la moitié de leur financement de gouvernements étrangers à en faire la déclaration publique et le rappel systématique à chaque publication. En cas de refus, elles s’exposeront à une amende de 29 000 shekels (6 700 euros).
    […]
    « La loi entend s’occuper du phénomène des ONG qui représentent des intérêts d’Etats étrangers tout en agissant sous le couvert d’organisations locales cherchant à servir les intérêts du public israélien », est-il écrit en préambule. Selon le ministère de la justice, à l’origine du projet de loi, 25 des 27 ONG concernées sont classées à gauche.
    […]
    En revanche, la législation ne mentionne pas le financement d’ONG provenant de fondations ou de personnes privées à l’étranger. Or, les organisations proches de l’extrême droite et des colons, comme Elad ou Regavim, soutenant l’extension des colonies en Cisjordanie ou encore l’accès libre des croyants juifs au mont du Temple (l’esplanade des Mosquées, pour les musulmans), ne vivent que de ces fonds. Leur origine quasi exclusive est située aux Etats-Unis. Ces organisations pourront continuer à jouir d’une totale opacité.

    Ah, j’allais oublier…

    Les Etats-Unis et l’Union européenne ont exprimé leur inquiétude devant ce coup porté à la liberté d’expression et d’association.

  • Israël approuve l’implantation de 560 nouvelles maisons dans une colonie de Cisjordanie
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/07/04/israel-approuve-l-implantation-de-560-nouvelles-maisons-dans-une-colonie-de-

    Israël a approuvé l’implantation de 560 nouvelles maisons dans la colonie de Maale Adumim, en Cisjordanie, a fait savoir lundi 4 juillet un porte-parole de cette colonie, une décision prise dans un contexte de regain de violence entre Palestiniens et Israéliens.

    #Israël #implantation