Site suisse d’information - Le Temps

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  • Séisme dans l’audiovisuel mondial : c’est Netflix qui met la main sur Warner et notamment « Game of Thrones » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/culture/netflix-va-racheter-warner-bros-discovery-pour-pres-de-83-milliards-de-dolla

    Lorsqu’il présentait Netflix aux journalistes suisses en 2014, à l’arrivée de cette petite plateforme peu connue, son cocréateur Reed Hastings répondait au Temps, qui constatait l’absence de classiques dans le catalogue – aucun Hitchcock, par exemple : « Les gens ne s’intéressent pas aux classiques. » A présent, la firme paie une fortune pour L’Inconnu du Nord-Express.

    Netflix, qui n’était il y a vingt ans encore qu’un simple loueur de DVD, met la main sur l’un des catalogues les plus prestigieux de l’histoire de l’audiovisuel. Les deux parties ont annoncé ce vendredi que le géant du streaming a décroché l’offre de vente émise par les propriétaires de Warner Bros. Discovery, groupe formé, dans son périmètre actuel, par le rachat – raté – de Warner par Discovery en 2022. Les deux entités n’ont jamais trouvé de fonctionnement utile ensemble.

    La firme au grand N s’offre un catalogue considérable. Warner, qui a fêté ses 100 ans il y a deux ans, compte un fonds qui va du premier film sonore de l’histoire, Le Chanteur de jazz, à la licence Harry Potter en passant par King Kong, Citizen Kane, La Mort aux trousses, la licence du Seigneur des anneaux et l’univers DC (Batman et compagnie)… ainsi que la chaîne historique des séries HBO, soit Les Soprano, The Wire, Game of Thrones, The Last of Us…
    Les manœuvres : Warner Bros. est à vendre, Paramount et Netflix rôdent : une colossale bataille de l’audiovisuel se déroule ces jours

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    Le plus grand rachat du secteur

    Netflix débourse 83 milliards de dollars (66,7 milliards de francs) pour l’opération. Les agences de presse indiquent que la plateforme va verser 27,75 dollars par action à WBD, valorisant l’entreprise à 72 milliards de dollars hors dette. Selon des médias américains, le conseil d’administration de Warner Bros. Discovery souhaitait un chiffre autour de 75 milliards de dollars hors dette.

    Il s’agit du plus grand rachat dans l’histoire de l’audiovisuel, après celui de Fox par Disney pour 71 milliards de dollars en 2019.
    Canal+ et Sky fragilisées en Suisse

    Les chaînes d’information de Warner, donc le groupe CNN, ne sont pas concernées. Netflix a indiqué qu’elle compte garder la plateforme HBO Max comme entité propre, mais que des contenus de HBO seront incorporés à Netflix.

    HBO Max est en plein déploiement en ligne depuis deux ans. Elle a annoncé mercredi son arrivée en Allemagne, en Italie et en Suisse pour le 13 janvier prochain, ce qui fragilise Canal+ et Sky, qui proposent HBO à leurs abonnés. Sky a indiqué au Temps qu’elle continuera à offrir les séries HBO actuelles, mais elle n’aura plus les nouvelles à sa palette.
    Lire aussi : Coup de tonnerre dans le streaming : HBO Max arrive en Suisse en janvier

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    « Casablanca », « Friends » et « Stranger Things »

    Cité par les agences, Ted Sarandos, patron de Netflix, défend son opération : « Notre mission a toujours été de divertir. En combinant l’incroyable bibliothèque de séries et de films de Warner Bros – des classiques intemporels comme Casablanca et Citizen Kane aux favoris modernes comme Harry Potter et Friends – avec nos titres qui définissent la culture tels que Stranger Things, KPop Demon Hunters et Squid Game, nous serons en mesure de le faire encore mieux. »

    La mention de Friends n’est pas anodine : c’est l’un des contenus les plus sollicités sur les plateformes. Les grandes séries patrimoniales attirent les streamers comme le miel les abeilles, car elles cumulent bien plus de visionnages, sur la durée, que les produits de prestige.

    Netflix était en concurrence avec Comcast et Paramount. Le premier, opérateur qui possède Universal, aurait donné une concentration encore plus forte, avec deux immenses fonds de films et séries. Le second, récemment acquis par David Ellison, le fils du nabab de la tech Larry Ellison – créateur de la compagnie Oracle –, a postulé avec insistance, écrivant à plusieurs reprises aux actionnaires.
    Il y aura des obstacles : concurrence et politique

    Le mouvement n’est toutefois pas finalisé. La concentration qu’il représente pose question. Selon le New York Post relayé par l’AFP, des responsables de la Maison-Blanche se seraient récemment inquiétés de la possible acquisition de Warner par Netflix, risquant selon eux de donner à la plateforme vidéo une position dominante sur le marché américain des contenus.

    La branche n’est guère enthousiaste. Des acteurs du streaming ont écrit aux membres du Congrès pour dire leur opposition à une telle mainmise. Le syndicat des réalisateurs a récemment fait état de ses « vives inquiétudes ». De fait, Netflix deviendrait un commanditaire d’un poids colossal dans le paysage. Il n’est pas exclu que les autorités européennes se saisissent, puisque les plateformes sont basées dans les pays où elles opèrent et y sont soumises à des lois telles que la Lex Netflix en Suisse, qui contraint le groupe à financer des films et des séries helvétiques.

    Sur un plan politique, l’affaire n’est pas bien emmanchée avec un Donald Trump à la Maison-Blanche. David Ellison, comme son père, est un fidèle du président actuel. En face, c’est peu dire que Netflix, avec par exemple les fantaisies de Ryan Murphy, ne représente pas vraiment les valeurs défendues par le patron des républicains. Toutefois, la puissance de feu de la nouvelle entité pourrait constituer l’un de ses principaux arguments face au président, lequel est soucieux de ménager et pousser les opérateurs nationaux sur la carte mondiale.

  • « Humiliation » de Volodymyr Zelensky et sommet de Budapest : à Moscou, on célèbre le « coup de maître » de Vladimir Poutine - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/europe/humiliation-de-volodymyr-zelensky-et-sommet-de-budapest-a-moscou-on-celebre-

    Pour dire retourner sa veste, les Russes ont leur propre expression : « changer de chaussures » (pereobout’sia). Lorsque l’opération est particulièrement spectaculaire, on dit même « changer de chaussures en vol ». Et dans cet exercice, les propagandistes de Moscou ont atteint des sommets. La semaine dernière encore, ils s’employaient à souligner la perfidie de Donald Trump qui menaçait de fournir des missiles Tomahawks aux Ukrainiens si le Kremlin continuait ses manœuvres dilatoires dans les discussions sur un éventuel cessez-le-feu. Un « chantage en bonne et due forme », une « mise au pied du mur », lisait-on. Et certains caciques du régime cherchaient à voix haute le moyen « de faire très mal » à ceux qui avaient la mauvaise idée d’utiliser ces missiles contre la Russie. « Notre riposte sera sévère », tonnait le général Andreï Kartapolov, à la tête de la Commission de la défense à la Douma, le parlement russe.

    https://archive.ph/NUCqQ

    Publié le 20 octobre 2025 à 15:51. / Modifié le 20 octobre 2025 à 18:45.

    https://seenthis.net/messages/1141121

  • La congrégation de #Bétharram indemnisera toutes les victimes, même celles de violences commises par des laïcs - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/la-congregation-de-betharram-indemnisera-toutes-les-victimes-meme-celles-de-

    L’institution avait reconnu sa responsabilité dans les faits dénoncés par 200 #plaintes et qui se seraient déroulés dans l’établissement qu’il dirigeait. Jusque-là, seules les #victimes de #religieux étaient prises en compte

    Les violences dont Bayrou n’avait pas connaissance vont être indemnisées.

    C’est épatant.

  • En Suisse, vingt blessés dans des affrontements lors d’une manifestation propalestinienne à Berne
    https://www.lemonde.fr/international/live/2025/10/12/en-direct-gaza-israel-ne-liberera-les-detenus-palestiniens-qu-apres-confirma


    Des manifestants masqués se cachent derrière une banderole, lors d’une manifestation propalestinienne à Berne, en Suisse, le 11 octobre 2025. PETER KLAUNZER / AP

    De violents affrontements lors d’une manifestation propalestinienne, samedi à Berne, ont fait vingt blessés, dont 18 policiers, et « des millions » d’euros de dégâts, a déclaré, dimanche dans un communiqué, la police bernoise.
    Plus de 5 000 personnes ont pris part à cette manifestation non autorisée dans les rues de la capitale suisse, dont de nombreuses personnes vêtues de noir et portant des masques, qui ont affronté les forces de l’ordre et dégradé des biens.

    La « manifestation a dégénéré, causant d’importants dégâts matériels », a expliqué la police bernoise, précisant que 536 personnes avaient été interpellées, leurs identités vérifiées, puis relâchées. « Les forces de l’ordre ont été attaquées à plusieurs reprises avec des objets dangereux » dont des engins de chantier, des meubles, des pierres, des bouteilles, des extincteurs ou encore des feux d’artifice, selon le communiqué. La police a riposté « avec force », en faisant usage de canons à eau, gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et matraques. Au total, 18 policiers ont été blessés, dont deux femmes. Quatre d’entre eux ont été hospitalisés. La police a aussi connaissance des cas de deux autres personnes qui ont dû être soignées.

    Rare exemple de résistance face au canon à eau
    https://static.piaille.fr/cache/media_attachments/files/115/362/168/729/726/717/original/f92d80cb55f1c550.mp4

    A Berne, 5000 manifestants pro-palestiniens défilent dans un climat tendu

    https://www.letemps.ch/suisse/berne/a-berne-5000-manifestants-pro-palestiniens-defilent-dans-un-climat-tendu

    Une manifestation non autorisée a rassemblé plusieurs milliers de personnes entre la gare et le Palais fédéral bouclé. (...)

    La police bernoise, soutenue par celles de plusieurs autres cantons, a encerclé des manifestants aux abords du Palais fédéral puis est intervenue pour empêcher l’occupation de la gare principale. Des manifestants avaient annoncé leur intention de bloquer les voies, a annoncé la police sur X.

    En Suisse : jour de révolte pour la Palestine (avec vidéo)
    https://contre-attaque.net/2025/10/12/en-suisse-jour-de-revolte-pour-la-palestine

  • Syrie : début du processus contesté de désignation du premier Parlement post-Assad | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2197213/syrie-premier-parlement-assad-al-chareh

    un processus critiqué pour son manque de démocratie, le tiers des membres étant nommés par le président intérimaire, Ahmad Al-Charaa.

  • (Avril 2025)

    Avec le Projet Esther, les ultra-conservateurs veulent éradiquer tout mouvement pro-palestinien aux #Etats-Unis - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/ameriques/avec-le-projet-esther-les-ultra-conservateurs-veulent-eradiquer-tout-mouveme

    Elaboré à Washington par le groupe de réflexion Heritage Foundation, le document sert, comme le Projet 2025, de feuille de route à l’administration Trump.

    En résumé, vos actions peuvent être parfaitement légales et reconnues expressément comme telles par le régime étasunien, mais sont étiquetées antisémites si elles dénoncent les crimes sionistes.

    • À ne pas confondre avec, plus récent (article du 01/10/2025), l’autre « esther project » qui consiste, via une firme sioniste (Bridges Partners LLC), à embaucher des influenceurs étasuniens pour mener le combat sur le « huitième front » (sic), celui des réseaux sociaux, afin de contrer les anti-génocide, alias propagandistes du khamas.

      Ceci est « complété », via une autre firme sioniste (Clock Tower X LLC), par la manipulation des intelligences artificielles de façon à ce qu’elles présentent les crimes sionistes comme des opérations de sauvegarde de la civilisation.

      Dans les deux cas, l’agence #Havas prête main forte.

      Israel’s secret influencer campaign exposed | The Jerusalem Post
      https://www.jpost.com/israel-news/article-869219

      In its disclosure, required under the Foreign Agents Registration Act, Bridges said its work was intended to “assist with promoting cultural interchange between the United States and Israel” and specified that the engagement runs through a German division of the global PR firm Havas. 

      Attached documents show that the firm, owned by Israeli consultants Uri Steinberg and Yair Levi, was formed in June 2025 in Delaware and soon after received nearly $200,000 to recruit and coordinate US-based social media influencers.

      […]

      The Bridges filings — unreported until now — add new information about Israel’s sweeping current diplomacy push, in what Israeli officials have taken to calling an “eighth front” in the country’s current war.

      They complement a separate, larger deal that has drawn public attention this week: Israel’s $1.5 million per month contract with Brad Parscale, a former campaign strategist for President Donald Trump.

      Filed on Sept. 18, Parscale’s firm Clock Tower X LLC registered as a foreign agent for Israel’s Ministry of Foreign Affairs, with Havas again serving as intermediary. The contract calls for “strategic communications” to combat antisemitism in the United States. Underlying documents reveal plans to deploy AI-driven tools: monthly SEO campaigns using the MarketBrew AI platform and efforts to shape outputs of GPT-based chatbots.

    • Le Haaretz reprend les informations du Jerusalem Post

      Losing the Republican Base, Israel Pours Millions to Target Evangelicals and Churchgoers - National Security & Cyber
      https://www.haaretz.com/israel-news/security-aviation/2025-11-09/ty-article-magazine/.premium/losing-the-republican-base-israel-pours-millions-to-target-evangelicals-and-churchgoers/0000019a-540e-db4c-a5fb-dfafea590000

      The focus on Christian audiences would have been suprising before the war in Gaza, since they, and particularly evangelicals, have historically been considered the most pro-Israel group in the U.S. But Pew surveys conducted between 2022 and 2025 show a rapid decline in support for Israel amid the war in Gaza - even among conservatives. Some 42 percent of Americans held a negative view of Israel in 2022; three years later, that number jumped to 53 percent. The collapse in support is not limited to Democrats: half of young Republicans (under age 50) now hold a negative view of Israel, up 15 percent since the war began.

      A 2024 report by the Center for the Study of the United States at Tel Aviv University points to a similar trend among young evangelicals, who are more critical of Israel and no longer support it automatically, unlike their parents.

      To make matters worse, following the killing of conservative commentator Charlie Kirk, conspiracy theories spread through far-right media and among online disinformation networks alleging Israel had assassinated him over his criticism of the Gaza war.

      […]

      According to the documents, these goals will be pursued through “biblically based arguments highlighting the importance of Israel and the Jewish people to Christians,” while spreading messages that “the Palestinians chose Hamas… they murder Christian aid workers… they celebrated the October 7 massacre and shelter terrorists… Palestinians and Iran share genocidal intentions toward Israel,” and more.

      The filings for the proposed campaign explain that the messages will reach their audience through “the largest geofencing campaign in U.S. history” – a pitch to map the physical perimeters of every major church and Christian college in California, Arizona, Nevada, and Colorado during worship hours; identifying attendees using commercial data, tracking them, and continuing to target them with relevant ads. The estimated audience for the suggested project: eight million churchgoers and four million Christian students.

  • Et si Genève accueillait l’Assemblée générale de l’ONU ?
    François Nordmann, ancien diplomate, chroniqueur
    Publié le 03 septembre 2025 à 11:15. / Modifié le 03 septembre 2025 à 21:02. - Le Temps
    https://www.letemps.ch/opinions/et-si-geneve-accueillait-l-assemblee-generale-de-l-onu
    https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/499b9fcc-e75c-40a0-b878-95990e56f1e8/medium

    La Suisse suit de très près les développements de la situation créée par une décision de l’administration Trump dans la question de la Palestine. Le Département d’Etat a interdit l’entrée aux Etats-Unis de M. Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne et de l’OLP pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies. Si cette mesure n’est pas rapportée par les autorités américaines, comme le demande l’UE, l’une de ses conséquences les plus probables serait la délocalisation provisoire de l’Assemblée générale à Genève, à brève échéance. (...)

    #AG_ONU

  • Zurich ouvre le plus grand #tunnel_à_vélos de Suisse

    Après deux ans de travaux, un passage autoroutier jamais utilisé construit sous la gare de Zurich s’est mué en large infrastructure cycliste. Un « jalon important » pour faciliter la pratique de la petite reine en ville, se réjouit la municipalité, sans ignorer qu’il reste encore beaucoup de travail

    https://www.letemps.ch/suisse/suisse-alemanique/zurich-ouvre-le-plus-grand-tunnel-a-velos-de-suisse
    #tunnel #vélo #Zurich #aménagement_du_territoire #urbanisme #Suisse

  • Norman Finkelstein sur X : “SURPRISE! During an appearance last week on Piers Morgan Uncensored, I stated the following about the proposed “humanitarian” distribution centers in Gaza: “The Gaza Humanitarian Foundation will set up two or three distribution points in the south of Gaza, and then everybody” / X
    https://x.com/normfinkelstein/status/1929916329609265654

    Lors d’une apparition la semaine dernière sur Piers Morgan Uncensored, j’ai déclaré ce qui suit à propos des centres de distribution « humanitaires » proposés à Gaza :

    La Fondation humanitaire pour Gaza installera deux ou trois points de distribution dans le sud de Gaza, puis tous les habitants du nord et du centre de Gaza devront se rendre au sud pour obtenir de la nourriture, de l’eau ou des médicaments. Et puis, quand tout le monde sera rassemblé dans le sud, que pensez-vous qu’il va se passer ? Il y aura des massacres. Vous savez ce qu’Israël va dire : "Il y a eu des émeutes dans les centres de distribution alimentaire. L’armée israélienne a eu peur, puis elle a commencé à tirer."
    ( https://youtube.com/watch?v=R4jN7IEYNOs&t=2239s

    , début à 35:04)

    Qu’a rapporté le New York Times ce matin après un autre massacre à grande échelle perpétré par Tsahal dans un centre de distribution qui a fait au moins 27 morts ?

    Lors des dernières violences de mardi, l’armée israélienne a déclaré que les troupes avaient tiré à proximité de « quelques » personnes qui s’étaient éloignées de l’itinéraire prévu pour se rendre sur le site et qui n’avaient pas répondu aux tirs de sommation. Le communiqué les a qualifiées de « suspectes » et a déclaré qu’elles avaient « posé un risque ».
    « menace » pour les soldats.

    C’était aussi surprenant que Dracula suçant le sang de ses victimes.

  • L’Europe décide de s’aplatir brutalement devant les Etats-Unis sur le terrain numérique, mais ce ne sera jamais suffisant - Le Temps
    https://www.letemps.ch/cyber/l-europe-decide-de-s-aplatir-brutalement-devant-les-etats-unis-sur-le-terrai

    Coup sur coup, l’Union européenne a pris plusieurs mesures pour assouplir sa réglementation liée à la technologie. Des amendes réduites sont aussi anticipées pour les géants américains fautifs. Un expert analyse la situation

    Ces russes sont vraiment trop méchants.

  • Censure de livres aux Etats-Unis : quand la peur s’abat sur les bibliothèques et les écoles - Le Temps
    https://www.letemps.ch/culture/livres/censure-de-livres-aux-etats-unis-quand-la-peur-s-abat-sur-les-bibliotheques-

    (…)

    C’était fin janvier, au Festival du film indépendant de Sundance, aux Etats-Unis. Devant l’équipe du documentaire The Librarians (« Les Bibliothécaires »), de Kim A. Snyder, rassemblée pour une rencontre avec le public, le journaliste qui menait la conversation n’en revenait pas : « Comment est-ce possible ? » C’est d’ailleurs ce que l’une des bibliothécaires exprime dans le film : « Jamais je n’aurais imaginé que ce que nous sommes en train de vivre se produise. » Et pourtant. Aujourd’hui aux Etats-Unis, plus de 4000 titres de livres sont censurés dans les cursus scolaires et les bibliothèques publiques. Du jamais vu depuis l’ère maccarthyste. Et ce, malgré le premier amendement de la Constitution américaine qui assoit la liberté d’expression et la liberté académique.

    (…)

    Qu’ont en commun La Servante écarlate de Margaret Atwood, Le Journal d’Anne Frank, le roman graphique Maus d’Art Spiegelman, 1984 de George Orwell, Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, Dune de Frank Herbert ou Beloved de Toni Morrison ? Dans certains districts, comtés, voire au niveau d’un Etat tout entier, ces classiques ne sont plus enseignés dans les écoles, ni accessibles dans les bibliothèques. « J’ai toujours cru que les Etats-Unis étaient contre tous les totalitarismes. Si c’est le cas, il est important que le jeune public soit capable de reconnaître les signes de ce type de régimes. Un de ces signes est la censure des livres. Dois-je ajouter autre chose ? » a réagi Margaret Atwood en apprenant que La Servante écarlate était banni des écoles de la ville de Leander, au Texas.

    Au-delà de ces titres phares, ce sont d’abord les albums illustrés pour enfants et les romans pour jeunes adultes qui se retrouvent en ligne de mire : pour l’année scolaire 20232024, 44% des livres censurés contenaient des personnages « de couleur » ou abordaient des thématiques sur l’histoire de l’esclavage, la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains, et 39% contenaient des personnages ou abordaient des thématiques LGBTQ +avec un accent particulier sur les personnages trans.

    #paywall #orwell #censure

    • Belgrade plongée dans la nuit entre vraiment dans la dureté de la guerre - Le Temps (04/05/1999)
      https://www.letemps.ch/monde/belgrade-plongee-nuit-entre-vraiment-durete-guerre

      Et si la lumière ne revenait pas ? Belgrade, qui avait vécu jusqu’à dimanche la campagne de bombardement de l’OTAN avec une impassibilité rendue seulement inquiète par la relative imprécision des tirs de missiles et par la promesse de pénurie aggravée, est entrée véritablement dans la nuit de la guerre. Les tirs dévastateurs sur les centrales électriques, qui ont aussitôt paralysé une partie de la vie citadine, font apparaître a posteriori comme presque bénignes les frappes en pleine ville contre les centres de commandement militaires et policiers de la fin de la semaine passée : il n’en reste finalement que des immeubles abîmés sans doute, mais dont la structure est encore intacte. Le temps de l’éclairage à la bougie, des frigos morts, de la raréfaction de l’eau potable, de la douche froide, du téléphone muet et de la télévision aveugle est autrement redoutable.

  • Derrière la mort de Skype, une toute-puissance américaine - Le Temps
    https://www.letemps.ch/opinions/derriere-la-mort-de-skype-une-toute-puissance-americaine

    (...) Mais cette fin doit aussi nous interroger, une nouvelle fois, sur la puissance des géants de la tech. Ce sont eux qui contrôlent des pans de plus en plus importants de nos communications. Derrière la fin de Skype, il y a bien sûr, chez Microsoft, l’hégémonie de sa suite Teams. Et si Skype a souffert, c’est aussi à cause de l’arrivée fracassante de WhatsApp, aujourd’hui en mains de Meta. Google, qui a subi plusieurs échecs dans ses tentatives de s’imposer dans les communications, est désormais solidement implanté avec son service Meet.

    Il n’y a aujourd’hui que Zoom qui survive comme acteur indépendant dans ce marché dominé par (toujours) la même poignée d’empires de la tech. Aucun opérateur télécom classique n’a pu régater dans ces services, qui requièrent une approche mondiale. Et justement, ces opérateurs seront sans doute bientôt concurrencés par une autre firme d’outre-Atlantique, Starlink, en mains d’Elon Musk.

    Derrière la mort de Skype, le paysage est celui d’un marché des communications totalement dominé par les géants américains.

  • En #Suisse, les persécutions contre les #Yéniches étaient un #crime_contre_l’humanité

    Selon un avis de droit très attendu, la Confédération porte la #responsabilité d’un crime contre l’humanité à l’encontre des Tziganes. Malgré tout, les #placements_forcés, les #internements et les #stérilisations ne sont pas constitutifs d’un #génocide

    Les Yéniches attendaient ce moment depuis longtemps. Ce jeudi, pour la première fois, le gouvernement a reconnu un crime contre l’humanité à l’encontre des Tziganes suisses. Par la voix d’Elisabeth Baume-Schneider, manifestement très émue, il a réitéré ses #excuses envers les populations nomades. Selon elle, « c’est avec #douleur que le Conseil fédéral regarde le passé et les destins individuels mais aussi collectifs qui ont été brisés ». Yéniches et #Manouches ont été persécutés dans le pays tout au long du XXe siècle, et surtout entre 1926 et 1973. Durant cette période, à l’initiative du Conseil fédéral, la Fondation Pro Juventute a mené un programme d’#assimilation_forcée, intitulé « Œuvre des enfants de la grand-route ».

    Au total, près de 2000 #enfants ont été arrachés à leurs parents pour être placés dans des foyers ou des familles. Avec la bénédiction de l’ensemble de la société, et avec le soutien des autorités fédérales, cantonales et communales, mais aussi parfois des Eglises et des associations caritatives, de nombreux Yéniches ont été emprisonnés sans avoir commis de crime. D’autres ont été internés dans des hôpitaux psychiatriques. Quelques hommes et beaucoup de femmes ont même été stérilisés contre leur gré. Parmi les victimes figuraient aussi d’autres nomades qui étaient citoyens suisses, et notamment des Manouches. Pour Elisabeth Baume-Schneider, « les mots ne pourront pas réparer ce qu’ils ont vécu ».

    (#paywall)

    https://www.letemps.ch/suisse/les-persecutions-contre-les-yeniches-suisses-etaient-un-crime-contre-l-human
    #persécution #reconnaissance

    • Le Conseil fédéral reconnaît un crime contre l’humanité à l’encontre des Yéniches et des Manouches/Sintés et réitère ses excuses

      Lors de sa séance du 19 février 2025, le Conseil fédéral a pris connaissance d’un #avis_de_droit portant sur la persécution des Yéniches et des Manouches/Sintés réalisé sur mandat du Département fédéral de l’intérieur (DFI). Le gouvernement reconnaît que les actes perpétrés dans le cadre du programme « Œuvre des enfants de la grand-route » doivent être qualifiés de « crimes contre l’humanité » selon les critères du #droit_international_public actuel. Il tient à réitérer les excuses formulées en 2013 à l’égard des personnes et des communautés touchées pour les injustices commises. Le DFI déterminera en collaboration avec ces communautés s’il y a lieu, au-delà des mesures prises jusqu’ici, d’élargir le travail de mémoire déjà effectué.

      Jusqu’en 1981, une série de mesures de #coercition à des fins d’assistance et de placements extrafamiliaux ont frappé plus d’une centaine de milliers d’enfants et d’adultes sur le territoire suisse. Les victimes de ces actes sont des personnes issues de milieux défavorisés ou dont le mode de vie ne correspond pas aux normes sociales de l’époque. Parmi elles, on compte des individus qui pratiquent un mode de vie itinérant, par exemple les Yéniches et les Manouches/Sintés. Le principal artisan de ces enlèvements d’enfants est l’« Œuvre des enfants de la grand-route », un programme de la fondation Pro Juventute. Entre 1926 et 1973, les responsables de cette opération, avec l’aide des autorités, retirent à leurs parents environ 600 enfants yéniches pour les placer de force dans des foyers, des maisons de correction et des familles d’accueil, en violation des principes de l’État de droit. Des Manouches/Sintés font également partie des victimes. En outre, des adultes qui ont fait l’objet d’un placement extrafamilial pendant leur minorité sont mis sous tutelle ou placés dans des institutions, frappés d’une interdiction de mariage et, dans certains cas, stérilisés de force. Outre #Pro_Juventute, des organisations caritatives religieuses et des autorités ont également été actives, de sorte qu’on estime à environ 2000 le nombre de placements.

      Dans le courant des années 1970 et 1980, ces pratiques se heurtent de plus en plus souvent aux critiques de l’opinion publique. Des voix s’élèvent, les milieux politiques exigent qu’un travail de mémoire soit réalisé. En 1988 et 1992, le Parlement, sur la proposition du Conseil fédéral, accorde un total de 11 millions de francs pour la constitution d’un « fonds de #réparation destiné aux ‘#enfants_de_la_grand-route’ ». En 2013, le Conseil fédéral présente ses excuses à toutes les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance et de placements extrafamiliaux. Depuis, la Confédération a lancé et mis en œuvre différentes mesures visant à poursuivre le travail de mémoire et à dédommager les personnes lésées (voir encadré).

      Avis de droit

      Au mois de novembre 2021, l’Union des associations et représentants des nomades suisses (UARNS) demande à la Confédération de reconnaître qu’un génocide a été commis à l’encontre des Yéniches et des Manouches/Sintés suisses dans le cadre du programme « Œuvre des enfants de la grand-route ». Au mois de janvier 2024, l’association Radgenossenschaft der Landstrasse exige la reconnaissance d’un « génocide culturel ».

      Au vu de la gravité des accusations, le DFI décide de faire appel à un expert indépendant. Au mois de mars 2024, en concertation avec les auteurs des deux demandes, il charge le professeur Oliver Diggelmann (titulaire de la chaire de droit international public, droit européen, droit public et philosophie politique de l’Université de Zurich) de réaliser un avis de droit. Ce mandat a pour objectif de déterminer si, en vertu du droit international public, la Suisse porte la responsabilité d’un crime de « génocide » ou d’un « crime contre l’humanité » à l’encontre des Yéniches et des Manouches/Sintés.

      Il y a bien crime contre l’humanité, mais pas génocide

      La conclusion de l’avis de droit est que les enlèvements d’enfants ainsi que la volonté de briser les liens familiaux afin d’éliminer le mode de vie nomade et d’assimiler les Yéniches et les Manouches/Sintés doivent être qualifiés de « crimes contre l’humanité » selon les critères en vigueur du droit international public, au sens du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. D’après le droit actuel, l’État a été coresponsable des faits commis. La persécution des Yéniches et des Manouches/Sintés n’aurait pas été possible sans le concours des autorités à tous les niveaux de l’État (Confédération, cantons et communes). La Confédération a notamment entretenu des rapports étroits ‒ tant au niveau des personnes que sur le plan financier ‒ avec la fondation Pro Juventute, qui dirigeait le programme « Œuvre des enfants de la grand-route ». Cependant, bien que des faits constitutifs d’un « crime contre l’humanité » soient constatés, on n’est pas en présence, d’un point de vue juridique, d’un génocide (culturel). En effet, l’état de fait « génocide culturel » (anéantissement de l’existence culturelle) n’existe pas en droit international public. Selon l’avis de droit, il n’y a pas non plus « génocide » au sens le plus strict, puisqu’on n’observe pas l’« intention génocidaire » (intention d’anéantir physiquement ou biologiquement des êtres humains) nécessaire à l’établissement d’un tel crime.

      Le Conseil fédéral réitère ses excuses

      Le Conseil fédéral a pris aujourd’hui connaissance des résultats de l’avis de droit. Il a adressé une lettre à la communauté des Yéniches et des Manouches/Sintés, dans laquelle il réitère les excuses formulées par le gouvernement à l’égard des victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance et de placements extrafamiliaux, et souligne que les Yéniches et les Manouches/Sintés font notamment partie de ces victimes. Par ailleurs, la cheffe du Département fédéral de l’intérieur, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, a personnellement exprimé aujourd’hui la compassion du Conseil fédéral à l’égard des représentants de la communauté des Yéniches et des Manouches/Sintés. Elle a aussi rappelé la nécessité de ne pas oublier les injustices commises. Dans ce contexte, le DFI, en dialogue avec les personnes concernées, déterminera d’ici fin 2025 s’il y a lieu, au-delà des mesures prises jusqu’ici, d’élargir le travail de mémoire déjà effectué.

      –-

      Mesures déjà prises pour la réalisation d’un travail de mémoire relatif aux mesures de coercition à des fins d’assistance et aux placements extrafamiliaux (liste non exhaustive)
      – En 1983, la Confédération publie un rapport intitulé Les nomades en Suisse ‒ situation, problèmes, recommandations. En 1998, la Confédération commande une étude historique sur les actes commis dans le cadre du programme « Œuvre des enfants de la grand-route ».
      – Depuis 1986, la Confédération verse chaque année des contributions à l’association Radgenossenschaft der Landstrasse et, depuis 1997, également à la fondation Assurer l’avenir des gens du voyage suisses.
      – En 1988 et 1992, l’Assemblée fédérale, sur demande du Conseil fédéral, accorde un total de 11 millions de francs pour la constitution d’un fonds de réparation destiné aux victimes du programme « Œuvre des enfants de la grand-route ».
      – En 2013, le Conseil fédéral présente ses excuses à toutes les personnes ayant subi avant 1981 des mesures de coercition à des fins d’assistance ou des placements extrafamiliaux.
      – En 2014, la loi fédérale sur la réhabilitation des personnes placées par décision administrative entre en vigueur. En outre, un fonds d’aide immédiate est constitué.
      – En 2017, la loi fédérale sur les mesures de coercition à des fins d’assistance et les placements extrafamiliaux antérieurs à 1981 entre en vigueur. Cette loi prévoit notamment des contributions de solidarité à l’attention des personnes concernées (dont les Yéniches et les Manouches/Sintés), le conseil et le soutien des victimes ainsi qu’une étude scientifique.

      https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-104226.html

  • La remarquable contribution des #élites politiques suisses au #discours_anti-immigrés

    Une étude de chercheurs de l’EPFZ questionne l’origine du discours anti-immigrés qui s’est imposé en Suisse et en Europe. Elle déconstruit au passage bon nombre de clichés et souligne l’importance du vocabulaire emprunté à la #biologie.

    Comment expliquer le succès du discours anti-immigrés, thème qui domine la politique suisse depuis des décennies et qui s’impose aujourd’hui partout en Europe ? En théorie, la réponse semble évidente : les électeurs réagissent à des craintes culturelles, économiques et sécuritaires suscitées par l’arrivée de migrants. Une étude publiée fin novembre dans l’American Political Science Review par deux chercheurs l’EPFZ et un chercheur de l’Université Bocconi, en Italie, questionne toutefois cette doxa. Sur la base de l’expérience suisse.

    (#paywall)
    https://www.letemps.ch/opinions/chroniques/la-remarquable-contribution-des-elites-politiques-suisses-au-discours-anti-i
    #anti-immigration #migrations #réfugiés #Suisse

    • The Free Movement of People and the Success of Far-Right Parties: Evidence from Switzerland’s Border Liberalization

      The main theories explaining electoral backlash against immigration focus on citizens’ cultural, economic, and security concerns. We test these predictions in Switzerland, which opened its labor market to neighboring countries in the 2000s. Employing a difference-in-differences design, we document a substantial rise in immigrant workers in Swiss border municipalities after the border opened. This was accompanied by a 6-percentage-point (95% confidence interval 2–10) increase in support for anti-immigrant parties, equivalent to a 32% rise at the mean. However, we find no adverse effects on citizens’ employment, wages, or subjective perceptions of economic, cultural, or security threats. Instead, we describe how far-right parties introduced novel narratives related to overcrowding to advance hostility toward immigrants. We provide evidence that this rhetoric targeted border municipalities, where it had the greatest impact on voters susceptible to political persuasion. Together, these findings suggest that elites can play a role in driving anti-immigrant votes.

      https://www.cambridge.org/core/journals/american-political-science-review/article/free-movement-of-people-and-the-success-of-farright-parties-evidence-from-switzerlands-border-liberalization/21D5C52BB398194097C4C00F82C9FE68

      #extrême_droite #afflux #invasion

    • La remarquable contribution des élites politiques suisses au discours anti-immigrés - Le Temps - 15/02/2025

      Comment expliquer le succès du discours anti-immigrés, thème qui domine la politique suisse depuis des décennies et qui s’impose aujourd’hui partout en Europe ? En théorie, la réponse semble évidente : les électeurs réagissent à des craintes culturelles, économiques et sécuritaires suscitées par l’arrivée de migrants. Une étude publiée fin novembre dans l’American Political Science Review par deux chercheurs l’EPFZ et un chercheur de l’Université Bocconi, en Italie, questionne toutefois cette doxa. Sur la base de l’expérience suisse.

      Les chercheurs se sont intéressés aux effets de l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes à partir du début des années 2000 dans le canton du Tessin en comparant les zones frontières directement impactées par l’augmentation des travailleurs italiens et celles qui étaient moins exposées. Dans leurs conclusions, ils constatent que la montée en flèche du vote anti-immigrés est sans commune mesure avec l’augmentation de ces travailleurs frontaliers ou migrants, en particulier dans les zones éloignées de la frontière.

      Selon leur enquête, les populations frontalières n’ont aucune raison objective à devoir protéger leurs traditions (les immigrés étant de même culture) ni de craindre des menaces économiques (l’emploi et les salaires augmentent). « Nous n’avons trouvé aucune preuve que l’ouverture des frontières augmente la perception d’un risque de chômage accru, d’augmentation des loyers ou d’une dégradation financière. » C’est même parfois le contraire qui s’est produit. Pourquoi cette peur alors ? Les auteurs suggèrent qu’il faut en trouver l’aiguillon dans le discours des élites politiques. Ce rejet s’expliquerait non pas par des craintes objectives de la population auxquelles répondraient les partis politiques, mais, à l’inverse, par un discours alarmiste distillé par de nouveaux « entrepreneurs politiques » pour bousculer les grands partis traditionnels en imposant de nouveaux thèmes.

      Pour y parvenir, il fallait toutefois renouveler l’ancien discours raciste ou xénophobe pour convaincre notamment les secteurs les moins politisés de la population. On a ainsi créé un « nouveau narratif » permettant de renforcer les peurs et d’encourager l’hostilité envers les migrants sans être taxé d’extrémiste. Pour ce faire, on a emprunté à la biologie le terme de « stress de densité », une notion qui, appliquée à la société, permet d’expliquer la pression sur les villes, les transports publics, les routes, les campagnes, les supermarchés et jusqu’aux cinémas, par l’immigration.

      « Le narratif du stress de la densité (Dichtestress) est attractif dans la mesure où il peut exprimer un malaise face à l’immigration sans être encombré par la connotation xénophobe des termes antérieurs comme l’Überfremdung », explique Dominik Hangartner, l’un des auteurs. Une innovation que l’on doit à l’UDC, premier parti à l’avoir introduit dans ses campagnes pour stopper l’« immigration de masse » au nom d’une protection quasi biologique du territoire. L’argumentaire de la surpopulation a ensuite été repris par les Brexiter en 2016 et plus récemment par Donald Trump qui déclarait l’an dernier que son « pays [était] plein ».

      Face à ce nouveau discours, les avocats de l’immigration – pour des raisons économiques et démographiques – n’étaient pas préparés à lui opposer un « contre-discours », constate l’étude. Vingt ans plus tard, personne n’a trouvé la parade. Déconstruire le langage de ces nouvelles élites politiques est un premier pas pour réduire les peurs et s’engager dans une approche plus rationnelle de l’immigration.

  • Un dimanche de votations qui ne sert presque à rien - Le Temps
    https://www.letemps.ch/opinions/editoriaux/un-dimanche-de-votation-qui-ne-sert-presque-a-rien

    Habituellement, les dimanches de votations sont animés et pleins de rebondissements. L’année dernière a été exceptionnelle de ce point de vue, avec l’acceptation de la 13e rente AVS, le net rejet de la réforme du 2e pilier ou encore le non à l’extension des autoroutes.

    Cette fois-ci, pas de suspense, pas de surprise, et malheureusement pas de campagne.

    L’initiative des Jeunes Vert·e·x·s a été balayée par plus de 70% des votants et ses opposants l’ont emporté sans combattre. Pourtant, la question posée – « Pouvons-nous continuer à consommer davantage de ressources que la planète n’en produit ? » – aurait dû déchaîner les passions, générer des débats philosophiques interminables. Malheureusement, ce fut le calme plat. On peut supposer que ce sujet lasse déjà et, surtout, cette initiative n’était pas du tout prioritaire pour les partis ou les différentes associations environnementales.

    Les jeunes pousses vertes étaient bien isolées. Très sollicités en 2024, Vert·e·s et socialistes ont préféré garder leurs budgets pour des batailles plus fondamentales à leurs yeux et avec de réelles chances de succès. Quant au personnel politique et aux militants, fortement mobilisés l’an dernier, ils se réservent pour d’autres défis.

    Ces priorités sont compréhensibles, mais l’absence de débat et un faible taux de participation affaiblissent la démocratie. De nombreux citoyens ignoraient même qu’on votait ce dimanche. De surcroît, il est d’autant plus difficile de mobiliser le corps électoral lorsqu’il n’y a qu’un sujet soumis à votation.

    C’est bien le rôle du Conseil fédéral et de la Chancellerie d’agender au mieux ces dimanches de votations, dont les dates sont connues vingt ans à l’avance. Certes, il existe des impératifs temporels, mais aussi beaucoup de calculs politiques. Si les Suisses ont dû se prononcer sur 12 objets en 2024, c’était pour éviter des scrutins sensibles avant les élections fédérales de 2023. Ces stratégies entraînent des goulets d’étranglement, suivis de vides. Ce dimanche, il n’y avait qu’un objet et le dimanche de votations du mois de mai est d’ores et déjà annulé faute de projets prêts. Et l’on sait que 2026 sera de nouveau pléthorique avec des sujets aussi sensibles que la neutralité ou la baisse de la redevance pour la SSR.

    Un meilleur équilibre favoriserait le débat et éviterait des trous dans le calendrier politique.

    Sans compter que ces prochaines semaines auront lieu des élections importantes dans les cantons du Valais, de Neuchâtel et à Genève. Organiser conjointement des scrutins fédéraux, cantonaux et communaux aurait permis à la fois de faire des économies et de garantir une plus grande participation, et donc une démocratie plus vivante.

  • Ma fournée de lectures sur les médias ⤵ @jeanabbiateci sur LinkedIn
    https://www.linkedin.com/posts/jeanabbiateci_chaud-devant-ma-fourn%C3%A9e-de-lectures-activity-7291014098

    🤖 Après la sortie de DeepSeek, je me suis livré à un comparatif pointu avec GPT d’OpenAI. Verdict : GPT l’emporte... parce que son nom est plus rigolo.

    🦾 Plus sérieusement : peu de choses m’intéressent moins dans la vie que la course à la puissance des LLM. Mais ce graphique du collègue Dr. Duc-Quang Nguyen est instructif.


    https://www.letemps.ch/cyber/en-graphiques-chatgpt-deepseek-gemini-les-performances-des-differentes-ia-ge

    ✊ Sans même parler du coût climatique : le chercheur Antonio A. Casilli rappelle le coût humain de ces modèles, via les forçats de l’annotation qui oeuvrent dans l’ombre en Chine ou au Kenya.
    (autre post LinkedIn)
    cf. commentaire ci-dessous

    🇩🇪 J’ai trouvé malin ce projet de la BR - Bayerischer Rundfunk (la radio-télé publique bavaroise). Une IA est utilisée pour contrôler l’exactitude d’un texte produit par une IA - ici un résumé d’article. Il y a là à mon avis un usage éditorial de l’IA amené à devenir courant. À tester ici.
    Welcome to the demo of »Second Opinion« , a framework of the AI for Media Network for AI-supported content verification of AI-generated texts. More information about the project can be found here and the code is available as Open Source here.
    https://interaktiv.br.de/second-opinion-demo/index.html

    • Antonio A. CasilliAntonio A. Casilli | LinkedIn
      https://www.linkedin.com/posts/acasilli_by-now-youve-all-heard-about-chinese-ai-activity-7290648607613997

      By now you’ve all heard about Chinese AI sensation DeepSeek, the startup that built a model matching ChatGPT for just $5.6M—0,001% of Stargate’s $500B price tag. Some, like Sam Altman, are crying corporate espionage. China Daily, instead, is celebrating a “historical moment when Chinese LLMs surpass ChatGPT”. But both sides are missing the real story.

      DeepSeek’s low cost isn’t only about engineering breakthroughs or stolen IP. And it’s not only about cheap labor either, though if you follow me, you’ve heard me go on about it plenty.

      It’s about cheap ✯government-subsidized✯ data labor.

      Sure, I’ve spent years researching the hidden labor force behind AI, and here’s the thing: these models don’t train themselves. They need data workers. They are not the “young and high-potential” talents fresh out of top Chinese universities that DeepSeek prioritizes. In my book, Waiting for Robots (University of Chicago Press, 2025) (https://lnkd.in/eatuRpaz), I document how AI companies have long outsourced filtering, classification, annotation, labeling of data to workers in the Global South. With my DiPLab teammates, we’ve spent years traveling across three continents, surveying thousands of workers—some earning as little as $100 a month working for the likes of OpenAI and Amazon. And workers for Chinese companies? We met only a few. Why? Because Chinese firms take a different approach: bringing data work back home.

      Chinese AI companies have set up massive data-annotation bases in “low-tier cities”, less prosperous but with a large workforce. Sociologists Tongyu Wu and Bingqing Xia have documented how these annotation hubs sometimes originate from local poverty alleviation programs, but in practice, they create a race to the bottom for wages and working conditions (https://lnkd.in/eNiHf35v). And this isn’t just a local administrations—it’s government policy. Between 2023-2024, China’s National Data Administration announced measures to expand its data-labeling industry by 20% annually, creating annotation hubs, offering tax breaks, direct subsidies, and “data vouchers” to fuel the Chinese data annotation market.

      Compare this to the U.S., where the government’s AI strategy revolves around funding gargantuan servers, sprawling data centers, and environment-draining energy. Trump is already floating the idea of “national energy emergencies” to power Stargate. But China is making a different bet—not just on servers, but on the human labor behind AI itself.

      Let’s be clear: this is not a defense of Chinese AI strategy. Their policies aren’t about improving working conditions, but about maximizing profits for annotation companies. DeepSeek, after open-sourcing its model, even refuses to disclose how much human labor fuels its so-called autonomous reasoning.
      We’ve seen this before. In 2023, Time exposed OpenAI’s Kenyan annotators earning less than $2 per hour. DeepSeek is just the latest example of the same old playbook: hype the technology, hide the workers.

  • Les dessous du #champagne : le « Guardian » révèle le #travail de migrants « à la rue » et « affamés »

    Le journal britannique a rencontré des travailleurs sous-payés, parfois obligés de dormir dehors. Des entreprises et gérants du prestigieux secteur ont fait déjà fait l’objet de condamnations judiciaires

    Derrière une coupe de champagne, des vendangeurs à la rue qui « volent de la nourriture pour échapper à la faim ». L’enquête exclusive du Guardian fera sans nul doute grand bruit, à quelques jours des Fêtes. Quatre journalistes du quotidien britannique se sont rendus à Epernay, haut lieu de la filière du champagne français, pour y rencontrer des travailleurs qui témoignent de conditions de travail illégales.

    Ces petites mains du raisin constituent l’arrière-cour des grands noms du champagne, tels que Moët & Chandon ou Mercier, deux maisons détenues par LVMH. Une main-d’œuvre pas chère – en deçà du salaire minimum – qui contribue à un marché de pas moins de six milliards d’euros.

    Le journal britannique a notamment observé « des dizaines » d’ouvriers chargés de la récolte s’apprêtant à dormir dans l’embrasure du cinéma situé en face de la gare centrale de la ville – un problème récurrent, selon une salariée dudit cinéma.

    Traités « comme des chiens »

    Les journalistes ont notamment rencontré Kanouté (nom d’emprunt), qui affirme avoir volé de la nourriture dans des villages environnant Epernay, après avoir été payé 200 euros pour une semaine de labeur – bien loin des 100 euros journaliers garantis par le Code du travail français. Même sous-paiement à quelques kilomètres du village, avec des ouvriers polonais.

    Un ancien vigneron du cru se remémore par ailleurs des ouvriers traités « comme des chiens » : « C’est une honte, cela ne donne pas une bonne image de la Champagne. »

    Sollicitée par le Guardian, la faîtière du secteur, Comité Champagne, affirme que « lorsque nous entendons ces termes [traite des êtres humains] associés à notre région, nous ne pouvons qu’être choqués. Ces pratiques honteuses ne reflètent pas l’engagement d’une profession passionnée et la tolérance zéro doit être appliquée. »

    Ce n’est pas la première fois que la filière est éclaboussée par les scandales, rappelle le média. Six personnes et trois sociétés viticoles de la région ont été condamnées, en 2020 puis en 2022 en appel, pour « travail dissimulé », « soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes », ou « traite d’être humains ».

    Plus récemment, le parquet du tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne a ouvert en 2023 une enquête du chef de traite d’être humains. 57 victimes ont été identifiées, tandis que le procès d’une société de prestation de services, sa gérante et deux hommes s’ouvrira le 26 mars 2025.

    https://www.letemps.ch/monde/les-dessous-du-champagne-le-guardian-revele-le-travail-de-migrants-a-la-rue-
    #exploitation #migrations #France #agriculture #viticulture

    ping @karine4

    • Champagne’s sordid secret: the homeless and hungry migrants picking grapes for France’s luxury winemakers

      Exclusive: Guardian investigation finds an underpaid, underfed workforce, some of whom are forced to sleep on the streets, exploited by a system of labour providers.

      A Guardian investigation has found that workers in France’s champagne industry are being underpaid and forced to sleep on the streets and steal food to stave off hunger. Workers from west Africa and eastern Europe in the town of Épernay, home to the headquarters of some of the world’s most expensive champagne brands, including Moët & Chandon and Mercier, claim that they are either not being paid for their work or illegally underpaid by vineyards near the town.

      The Guardian found workers in the town sleeping on the streets or in tents as the vineyards did not provide accommodation. Other workers staying in a nearby village said they had been forced to steal food from local people as they did not have anywhere to buy provisions.

      Last year, 300m bottles of champagne from the vineyards of northern France were shipped around the world, generating €6bn (£5bn) in revenues.

      Yet the champagne industry has been hit by a string of controversies related to its treatment of grape-pickers, with four workers dying from suspected sunstroke during last year’s harvest. In a case scheduled to go to court early next year, four people, including a vineyard owner, have been charged with human trafficking.

      In #Épernay, the grand offices of the world’s most luxurious champagne brands sit side by side on the town’s Champagne Avenue, where tens of millions of bottles of champagne reported to be stored underground have led the avenue to be named the “richest street in the world”.

      Just a few minutes walk away, dozens of workers responsible for harvesting the champagne grapes are getting ready to sleep in the doorway of the cinema opposite the town’s main train station.

      Another group of people from French-speaking Africa are collecting belongings hidden in bushes after returning from a day’s grape-picking. One of them, Youniss, says he’s been working on vineyards for three days but remains vague about where he will be sleeping tonight, saying “outside”.

      Youniss, like other workers, had been drawn to the region by the promise of a well-paid job picking some of the most expensive grapes in the world during August and September. Even the cheapest bottle of champagne is rarely sold for less than £20.

      Another worker, Nora*, says she was left to sleep on a soaking mattresses in a tent after heavy rainfall during this year’s harvest. She says they were put under pressure to work faster. “Every night, we wondered whether we were going to be fired the next morning or not.” Her payslip showed she was paid less than the French minimum hourly wage, and no overtime.

      Unions blame vineyards for continuing to blindly accept cheap labour and the sector as a whole for failing to ban exploitative labour providers. They say some vineyard owners try to justify themselves by arguing that they are “helping African migrants” by giving them employment, even if it is underpaid.

      “It’s greed. The grapes are selling for €10 to €12 a kilo (£8-£10), so it’s shocking to treat people this bad,” says José Blanco, secretary general of the General Confederation of Labour (CGT) trade union in the Champagne region. “They look at them as machines and not humans.”

      Kanouté was living in Paris when he heard about “a job in the countryside” promising €80 a day. Originally a migrant from Mali, he had been surviving for a decade on a series of low-paid cleaning and dishwashing jobs, so jumped at the opportunity.

      A few days after starting work in September 2023, Kanouté, 30, says he and more than 50 other workers – most of whom were undocumented migrants from west Africa – found themselves hungry and living in a dilapidated house in the village of Nesle-le-Repons, on the Champagne tourist route in north-east France.

      They had been left to survive on one sandwich a day given to them at lunchtime as they were transported between vineyards in the area, says Kanouté, and became so desperate that they started to steal food from neighbouring fields in the village.

      “We worked hard and were promised a salary and bonuses, but we didn’t get anything,” he says. “We’d go round ringing people’s doorbells looking for cigarettes. Sometimes, people would see us coming and close the doors. It was hard on our dignity.”

      The legal minimum wage is €9.23 an hour after deductions meaning the workers should have been paid between €100 and €110 each day – much more than the €80 promised by the recruiters. Kanouté says he ended up being paid €200 by the providers for one week of work. Most of the other workers allegedly returned to Paris without any payment for their labour.

      “They were treated like dogs,” a retired winegrower living opposite the workers’ house in the village says. “The people who do that aren’t winegrowers: they’re exploiters. It’s a shame, it doesn’t give a good image of Champagne.”
      An image of the food workers say they were eating in Nesle-le-Repons , which he has saved on his mobile phone.

      Unions said conditions were going backwards in the champagne sector and that labour providers offered poor conditions and low pay because of winegrowers’ insistence on cheap labour. But it is hard to hold specific champagne houses responsible for the exploitation of workers, says Blanco, because of a system of “Russian dolls” where you have “one company delegating to another and so on”.

      In Kanouté’s case, neighbours notified the police. The boss of a labour provider, two of her agents and one of the winegrowers who used the provider have now been charged with human trafficking, providing unfit accommodation and nonexistent or inadequate pay. They are due to appear in court in March.

      In Épernay, staff at the Palace cinema next to the train station say rough-sleeping workers during the harvest period was a recurring problem and that the dozen or more they found this year had just been looking for somewhere out of the rain.

      “It has been so cold this year that we went home wondering if they’d still be alive in the morning,” says Elise, who has worked at the cinema for the past two years and says she saw minibuses dropping the workers off every evening.

      “They [the city] just want to move the workers on because we get a lot of tourists now, but they should find a house for them. It is horrible. We asked our manager and gave them popcorn, cola and M&Ms, but we knew it wasn’t real food.”

      A few kilometres outside Épernay, the Guardian met a group of Polish workers. They say they were working 10 hours a day and show employment contracts saying they are paid €11.40 an hour. That is below the legal minimum of €11.65 an hour before deductions. According to French law, workers should receive 25% more each hour in overtime if they work more than 35 hours in a week – and this rises to 50% if more than 43 hours a week are being worked.

      The unions have called on the industry to start adding treatment of labour to its stipulations of what can be verified as champagne.

      “When we denounce what’s happening in Champagne, it’s omertà. Everyone keeps quiet. The image of champagne is that of a party wine and luxury. People don’t want to think about allegations of human trafficking,” says Blanco.

      In a statement to the Guardian, the industry body, Comité Champagne, says it has asked public authorities to step up controls and severely punish any abuses.

      “When we hear these terms [human trafficking] associated with our region, we can only be shocked. These shameful practices do not reflect the commitment of a passionate profession and zero tolerance must be applied,” it says.

      It has reminded winegrowers that “using a service provider cannot cost less than direct employment. Low prices may be an indication of dubious practices and should draw your attention.”

      https://www.theguardian.com/global-development/2024/dec/23/france-champagne-growers-allegations-trafficking-court-case-vineyard-wo