Contributions des inventeurs d’incroyances appliquées à un changement de perspective, libertaire, marxiste, situationniste, écologique, alternatif, systémique, pragmatique, constructiviste...

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  • ACHÈVEMENT D’UN MONDE INVIVABLE

    Les mass-medias tournent en boucle sur le réchauffement climatique. Ces dérèglements du climat ont des causes multiples, et ne sont pas cataclysmiques. La théorie réductionniste du “réchauffement climatique” est une idéologie comptable du CO2 construite sur des statistiques et des moyennes générales, où chaque effet à sa seule cause attitrée, ignorant l’ensemble des équilibres instables du vivant, mais aussi les processus circulaires de l’écologie, avec ses interrelations complexes et ses interactions multiples dans un écosystème planétaire dépendant du système solaire.

    C’est le fonctionnement normal du capitalisme qui produit les dérèglements écologiques et l’intoxication de la vie. Cette catastrophe annoncée par tous les médias culpabilise les individus pour innocenter un système marchand destructeur. La prophétie apocalyptique appelle la nécessité d’une technique de gouvernement moraliste qui s’impose par la peur pour conjurer le sort du destin. La croyance en ces prédictions catastrophiques, calculées sur la probabilité du pire, est prétexte à de nouvelles restrictions comme des contraintes pesantes qui viennent s’additionner à l’exploitation capitaliste qui nous écrase. Tout repose sur des hypothèses scientistes parcellaires et restrictives prises pour des constats universels indiscutables.

    Dans ce monde complexe et instable, les prédictions ne s’avèrent jamais exactes. La prédiction de l’avenir est une source d’erreurs quand elle n’est pas une escroquerie. Des experts officiels avaient déjà prédit des désastres conséquents au refroidissement mondial prévu dans les années 70, la fin imminente du pétrole, le trou dans la couche d’ozone... Ces experts des gouvernements, qui servent les intérêts des multinationales, ont fait leurs preuves : l’amiante, le sang contaminé, le nuage de Tchernobyl, les pesticides, fongicides, herbicides... Ils ne sont plus crédibles ! On perd beaucoup en liberté et en intelligence collective à subir l’autorité des experts de l’État.

    Le climat se réchauffe, c’est un fait avéré, qui est récupéré, interprété et dénaturé. L’effet de serre est un phénomène naturel, dû au CO2, mais aussi à la vapeur d’eau, au méthane atmosphérique... Sans cet effet de serre, la Terre gèlerait littéralement, et sans CO2 il n’y aurait pas de vie sur terre. La théorie du réchauffement climatique restreint ses causes aux influences du CO2 produit par l’homme. Cette théorie dépend des rapports des experts du GIEC. Celui-ci a été créé en novembre 1988, à la demande du G7. La décision du G7 avait été prise sous la pression de Ronald Reagan et Margaret Thatcher, afin de justifier le nucléaire et d’empêcher une agence de l’ONU, soupçonnée de militantisme écologique, de mettre la main sur l’expertise climatique. Le GIEC ne fait que des hypothèses prédictives, qu’il présente comme les données d’une réalité inévitable, et les possibilités y deviennent très vite des certitudes scientifiquement prouvées. Les simulations passent pour une objectivité incontournable et incontestable.

    Limiter les causes de l’effet de serre aux gaz et à l’empreinte carbone de l’activité humaine, en ignorant l’influence prépondérante de la apeur d’eau et des nuages, ainsi que beaucoup d’autres facteurs, est une hérésie scientifique et une absurdité écologique. Les micros et nanoparticules, les pressions et dépressions, les océans, le bétonnage des villes, les rayonnements et les ondes, sont des phénomènes parmi bien d’autres qui jouent un rôle dans la formation des nuages, et donc modifient un climat en perpétuel changement.

    Aucun modèle unique n’est capable, pour prévoir le réchauffement mondial, d’intégrer ou d’essayer d’intégrer toutes les variables. Les modèles informatisés utilisés pas ces experts corrompus, basés sur des omissions et des incertitudes substantielles, ne sont pas fiables. Le climat se réchauffe effectivement, mais la méthode et les conclusions catastrophistes du GIEC sont plus que discutables. Ces devins scientistes, au service des gouvernements, ont ainsi produit avec l’aide de tous les mass médias, un climat de peur, un écran de fumée anxiogène et persistant pour masquer les réels dangers bien présents que sont les pollutions chimiques (air, eau, nourriture), électromagnétiques, nucléaires, particules fines, nanoparticules, métaux lourds, perturbateurs endocriniens... qui menacent effectivement la vie sur terre.

    Ce qui est caché crée l’illusion, la panique et la soumission à un système qu’il s’agit seulement de perfectionner en le verdissant, afin de développer un écocapitalisme profitable aux plus riches. L’écologie récupérée, dénaturée et falsifiée, sert maintenant de prétexte aux nouvelles servitudes modernes, permettant un pillage maquillé et effréné des derniers restes de vie à exploiter, détruisant la biodiversité, intoxiquant tous les écosystèmes. Le désastre est déjà là, l’extinction des espèces, l’intoxication chimique et la bouillie électromagnétique généralisée... Reporter la catastrophe sur un futur hypothétique en la limitant au réchauffement, c’est autoriser, au présent, son expansion mortifère multiforme.

    La propagande médiatique ne discute que de chiffres, de dates, de doses et de statistiques. Les caprices du climat mondial ne se modélisent pas dans leurs supercalculateurs, les aléas des interrelations des processus vivants ne se résument pas à une série de chiffres et de moyennes, les interactions hypercomplexes d’un écosystème global n’entrent pas dans leurs programmes étriqués, la nature ne s’informatise pas. Le climat est une variation permanente, une instabilité en interdépendance avec son milieu, un phénomène complexe et ingouvernable. Il n’y a pas de coupable, il n’y a que des interactions dans des ensembles multiples ouverts à leur environnement. Il n’existe pas de système isolé, car nous vivons dans un monde composé de relations. Isoler une partie, disséquer en fragments séparés un système d’interactions complexes détruit la compréhension de l’ensemble. L’écologie est une manière de comprendre l’ensemble dans ses interactions, incompatibles avec la fragmentation concurrentielle du système capitaliste qui sépare, catégorise, spécialise, expertise, divise pour mieux contrôler, mieux réprimer et mieux profiter.

    Les prédictions des experts gouvernementaux sont des suppositions scientistes, des commentaires idéologiques sur des hypothèses statistiques, des préjugés qui n’ont pas grand-chose à voir avec la recherche scientifique. La science nécessite un questionnement et une remise en cause permanents, c’est ce qui maintient sa réfutabilité, et donc la préserve du dogme. L’écologie récupérée est fragmentée, constituée de mesures chiffrées puis extrapolées, montées en représentations prédictives, en projections catastrophiques, administrant la réalité spectaculaire d’un capitalisme en décrépitude.

    Une prédiction statistique projetée dans nos représentations numériques n’est plus une hypothèse incertaine, mais bien une vérité d’une évidence implacable, une promesse indiscutable qui s’avère pourtant toujours décevante. La normalité idéologique représente le futur comme le seul modèle possible, une réalité inévitable à laquelle on doit se soumettre dès aujourd’hui.
    Les prophètes présagent l’avenir comme un devenir inéluctable, une fatalité de mauvais augure qui rend le présent acceptable. Mais ce maintenant illusoire n’est plus que dans cet avenir en devenir, le vécu s’étant perdu dans la représentation projetée, désintégrée dans son transfert.

    L’écologie est une création de l’esprit, un concept dénaturé, réduit à une idéologie intolérante où le futur remplace le présent. La nature n’existe pas, c’est une abstraction, un prétexte pour séparer et ainsi maintenir une distance entre l’humain et son environnement, entre soi et sa propre nature. Étrangers au monde nous ne sommes plus nous-mêmes, séparés de notre propre nature, la vie nous échappe.
    Tous ceux qui ne s’incluent pas dans la nature, renient leur propre nature humaine, la rendent étrangère à leur vie, la chosifient pour mieux l’exploiter, transformant ainsi l’humain en marchandise parasite de la vie.

    Le désastre est déjà dans notre vie quotidienne, il a intoxiqué ce qui reste de notre survie. Le monde marchand ravage une planète en ruine, et détruit la vie dont il tire profit avant qu’il ne soit trop tard. L’intoxication est biologique et mentale, les nuisibles sont au pouvoir, les décideurs sont des casseurs de vies.

    Lukas Stella, Double monde, 2020
    http://inventin.lautre.net/linvecris.html#double-monde
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  • TOUTE RELATION À L’ÉTAT EST TOXIQUE

    Nous faudra-t-il crever de ne pas vivre pour réaliser que ceux qui gèrent nos existences la cancérisent ?
    Le sécuritaire qui se substitue au sanitaire est un crime délibéré. Nous savons que chacun est sujet à des réactions psychosomatiques qui diffèrent d’une personne à l’autre. Ce type d’organisation intime, seule une relation de confiance entre le médecin et son patient est habilitée à le prendre en charge et à le traiter en connaissance de cause.
L’État dans sa servile obédience aux mafias pharmaceutiques, a mis fin au « medicus curat, natura sanat » (le médecin soigne, la nature guérit) qui tissait entre soigné et soignant une solidarité propice à la guérison.
    Notre autodéfense sanitaire a toutes les raisons d’ignorer les raisons d’État. Ne sommes-nous pas en droit d’estimer nuls et non avenus des décrets dictés par le souci de propager une frayeur citoyenne, de confiner chacun dans sa niche où il fera de sa colère un instrument de délation ?
    La perspective de vie, c’est la création de soi et du monde.
    Dans la guerre que les mafias de la mort rentabilisée mènent contre nous, nos forces ; vives sont une arme absolue.
    Tragédie de la souffrance, comédie des traitements. Les victimes potentielles des épidémies l ; présentes et à venir sont prises d’angoisse à la pensée de variants récurrents. Tout détenteurs qu’ils soient de vaccins, dont l’effet placebo n’est pas négligeable, ils ont les yeux fixés sur le compteur médiatique qui enregistre au profit du virus providentiel les décès dus aux pesticides, à la pollution de l’air, aux gestionnaires de la peur, à la paupérisation, au saccage du secteur hospitalier, aux troubles des relations affectives, au retour du puritanisme, à l’agressivité, aux coups de folie, au racisme multicolore, à la misogynie, aux rats génétiquement améliorés du transhumanisme.
    Alors que le financement et l’amélioration des services sanitaires auraient été en mesure de faire face à une épidémie qui tue principalement des patients en mauvaise santé, on a assisté à une mise à sac des hôpitaux et de la médecine due au marché des intérêts privés et à une politique de rentabilité morbide. Sans parler de l’empoisonnement des nourritures, de la pollution de l’air et de l’eau, de la paupérisation, de l’usure au travail, de la grisaille de l’existence.
    Pour dissimuler leurs malversations sanitaires et leurs carences criminelles, les gouvernements propagent une panique qui identifie le coronavirus à une fatalité.
    Le capitalisme en est venu à mettre en scène sa propre mise à mort, et il la conçoit comme une dernière mise à prix.
    Il n’y a qu’une réponse à un État dont le ridicule éborgne et tue, c’est la joie de la désobéissance se déversant tel du sable dans les rouages qui fabriquent l’inhumain.
Passer outre aux interdits, au puritanisme, à la culpabilité qui sont autant d’entraves aux plaisirs de vivre renoue avec l’innocence originelle de l’enfance.
    Quand les vivants du monde viennent à nous, c’est à une rencontre avec nous-mêmes qu’ils nous convient ! Rien de tel pour affermir la pulsion de vie qui ne demande qu’à rayonner en nous et autour de nous. Être conscients et insouciants du danger ôte à l’ennemi ses armes pas à la conquête de l’aliénation. Son abstraction vole aujourd’hui en éclats et nous confronte à la souffrance de la bête qui loge en nous, la souffrance du non-dépassement.
    La comédie, elle, participe plutôt du drame bourgeois. Alors que le financement et l’amélioration des services sanitaires auraient été en mesure de faire face à une épidémie qui tue principalement des patients en mauvaise santé, on a assisté à une mise à sac des hôpitaux et de la médecine due au marché des intérêts privés et à une politique de rentabilité morbide. Sans parler de l’empoisonnement des nourritures, de la pollution de l’air et de l’eau, de la paupérisation, de l’usure au travail, de la grisaille de l’existence.
Pour dissimuler leurs malversations sanitaires et leurs carences criminelles, les gouvernements propagent une panique qui identifie le coronavirus à une fatalité.
    Passons outre à tout décret liberticide !
    La guerre civile est un jeu de mort où toutes et tous s’affrontent, la désobéissance civile est le jeu de la vie solidaire où les passions se vivent en s’accordant.
A chaque instant se pose la question : à qui cela profite-t-il ? La stratégie de la confusion est l’apanage des gouvernements et des puissances financières mondiales. L’art de la communication sert à discréditer les révoltes de la liberté offensée.
    L’épidémie est venue à point pour rendre au Pouvoir vacillant un peu de son autorité répressive.
    Certes, le coronavirus et ses mutations constantes représentent un danger incontestable. Mais là où des mesures favorables à la santé eussent permis d’en atténuer l’impact, on a assisté à une gestion catastrophique du chaos. La gabegie hospitalière, les mensonges en cascades, les marches et contre-marches, la prévarication des milieux scientifiques ont aggravé le péril. Plus toxique encore a été et reste la panique orchestrée par les médias, serpillières des intérêts privés. La partie était belle pour les grands laboratoires pharmaceutiques dont les actionnaires s’enrichissent chaque fois que les citoyens-cobayes paient le renouvellement des vaccins.
    Quant aux résidus de ceux qui bousillèrent le mouvement ouvrier, ils ont une revanche à prendre sur ce peuple qu’ils ne reconnaissent pas parce qu’il refuse de les reconnaître. Ils font périodiquement surgir de sa boite de Pandore un fascisme de pacotille qui leur sert de faire-valoir. Leur conscience révolutionnaire ignore manifestement la mise en garde de Bemeri, lors de la révolution espagnole : « Seule la lutte anticapitaliste peut s’opposer au fascisme. Le piège de l’antifascisme signifie l’abandon des principes de révolution sociale. La révolution doit être gagnée sur le terrain social et non sur le terrain militaire ».
    Ils en sont par ailleurs à cautionner la manœuvre de culpabilisation par laquelle les responsables de la dévastation sanitaire imputent la propagation de l’épidémie celles et ceux qui, refusant le rôle de cobayes, sont surtout coupables d’avoir compris que l’obligation de se faire vacciner laissait augurer un contrôle social à la chinoise.
Au lieu de dénoncer les fauteurs de la morbidité généralisée, une faction d’intellectuels,
de rétro-bolchéviques, de prétendus libertaires ont adopté la novlangue orwellienne, devenue le mode de communication traditionnel des instances gouvernementales. Ils dénient au peuple le droit de choisir ou non les vaccins en cours d’expérimentation. Ils apportent à l’État un soutien effarant en taxant d’individualistes les Gilets jaunes en lutte pour le droit de vivre et la liberté qu’elle implique. Or, cela fait trois ans que les insurgées et insurgés de la vie quotidienne n’ont plus à démontrer qu’ils sont des individus autonomes, réfléchissant par eux- mêmes, non des individualistes.
    Ni peur ni culpabilité. Le vivant aura raison de ce monde à l’envers et de ses complices.
La joie de vivre est une inclination naturelle, C’est à sa souveraineté que la nature devra d’être libérée de l’homme prédateur.
Seule une absolue liberté anéantira l’absolutisme qui nous tue.


    Raoul Vaneigem,
    
Rien ne résiste à la joie de vivre,

    Libres propos sur la liberté souveraine, 2022 (extraits)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Vaneigem
    http://inventin.lautre.net/livres.html#Vaneigem
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    • En Belgique, les meilleurs amis de Raoul : Le Bateau Ivre, le Batia Moûrt Sôu !
      https://www.facebook.com/groups/batiamourtsou/permalink/10157295367801125

      Dans l’entretien par écrit que Raoul Vaneigem a accordé au journal Le Monde (paru le 31/8/2019) la question suivante à été supprimée ainsi que l’intégralité de la réponse, sans en informer l’auteur.

      La voici (les mots écrits ci-dessous en capitale remplacent les mots en italiques du texte original : limite des possibilités graphiques de FB).

      Question "Le Monde" :
      Est-il possible de sortir de la spirale des violences ?

      Réponse Raoul Vaneigem :
      Il faut poser la question au gouvernement et lui rappeler le propos de Blanqui : « Oui messieurs, c’est la guerre entre les riches et les pauvres, les riches l’ont voulu ainsi, ils sont en effet les agresseurs. Seulement, ils considèrent comme action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu’il se défend s’il est attaqué. » Le projet de Blanqui, qui prône la lutte armée contre les exploiteurs, mérite d’être examiné à la lumière de l’évolution conjointe du capitalisme et du mouvement ouvrier, qui luttait pour l’anéantir.

      La conscience prolétarienne aspirant à fonder une société sans classe a été une forme transitoire dont l’histoire a revêtu la conscience humaine à une époque où le secteur de la production n’avait pas encore cédé la place à la colonisation consumériste. C’est cette conscience humaine qui resurgit aujourd’hui dans l’insurrection dont les Gilets jaunes ne sont qu’un signe avant-coureur. Nous assistons à l’émergence d’un PACIFISME INSURRECTIONNEL qui, avec pour seule arme une irrépressible volonté de vivre, s’oppose à la violence destructrice du gouvernement. Car l’État ne peut et ne veut entendre les revendications d’un peuple à qui est arraché graduellement ce qui constituait son bien public, sa RES PUBLICA.
      . . . . .
      La suite : https://www.facebook.com/groups/batiamourtsou/permalink/10157295367801125

  • ESCROQUERIE SUR UN FUTUR EN PERDITION

    L’arnaque est aujourd’hui générale et mondiale, c’est toute la société qui est escroquée par un petit groupe de multimilliardaires sans aucun scrupule.

    L’idéal pour les possédants est que le pauvre se croie riche tout en restant pauvre, c’est pourquoi l’usurpation des richesses disparaît du monde visible. Dans ce monde barbare, les truands de la fortune « à tout prix », ont tous les pouvoirs, et notamment celui de disparaître de la représentation spectaculaire du monde. Leurs larbins répandent la peur de la catastrophe pour maintenir le peuple dans la soumission et la servitude. Recroquevillé dans son quotidien, la trouille au ventre, il ne se rebelle pas. Et quand cette folie des accapareurs de richesse provoque de gros dégâts dans l’économie réelle, on demande aux populations appauvries de payer les réparations, afin d’éviter la banqueroute du casino mondial. Les gestionnaires d’État sèment la panique à tout vent pour mieux justifier la récession, conséquente au détournement des fonds publics, qui n’est qu’une escroquerie sociale de plus, mais une de taille démesurée.

    La domination mondiale de la haute finance américaine repose sur une inflation de crédits douteux réalisés sur un dollar à la valeur défaillante, mais dont les intérêts doivent absolument être payés par tous ces pays maintenant asservis. L’impérialisme financier se nourrit des dettes, des risques et même des faillites. Il réalisera ses plus gros coups à la limite de l’implosion générale du système.

    Pire est l’économie, meilleure est la finance. Il y a beaucoup trop de richesses qui circulent en permanence dans les réseaux financiers, beaucoup trop de fortunes à ramasser facilement, pour que ce pillage puisse s’arrêter. Les déréglementations de la spéculation, la mainmise sur les dettes des États, les paradis judiciaires et fiscaux, ainsi que l’informatisation des transactions ont fait qu’aucun retour en arrière n’est aujourd’hui envisageable.

    Les monstrueux profits spéculatifs ne sont que des emprunts à un futur incertain avec des délais de remboursement aléatoire. C’est un trafic sur le chaos, une arnaque sur un devenir virtuel qui est dans l’impossibilité de concevoir sa chute.
    Il n’y a pas de limites à la dégradation des conditions d’existence, sauf évidemment leur suppression.

    La peur de l’avenir n’est que l’expression de l’incertitude du devenir des capitalistes qui n’ont plus de futur. Tous ceux qui n’ont plus grand-chose à perdre ont tout à espérer d’un nouveau monde émergeant par nécessité. Ce qui nous arrive n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement du capitalisme, l’achèvement d’un monde suicidaire.

    Les capitalos-trafiquants milliardaires ont instauré une situation d’urgence permanente qui justifie les décisions arbitraires antidémocratiques, une stratégie de choc, où tout s’accélère, répandant la culpabilité, la peur et l’insécurité pour faire passer de force leurs plans d’austérité et de récession sociale, au risque de détruire l’économie. Plus il y a de dettes plus leurs profits augmentent. C’est une fuite en avant qu’ils feront durer aussi longtemps qu’ils le pourront.

    Tout le monde peut aujourd’hui, se rendre compte que cette crise est devenue permanente pour la grande majorité, mais une aubaine pour une toute petite minorité qui en tire ses meilleurs profits.

    Le milieu financier apparaît comme un système mafieux qui se concentre et se préserve autour de la famille et d’un petit cercle d’amis. C’est une vision obtuse et puérile du monde où le cynisme des dominants cache leur fascination du pouvoir que leur procurent l’accumulation des richesses, l’absence de culpabilité, l’irresponsabilité narcissique, le goût du risque et du sang, le mépris et l’arrogance mégalomaniaque.

    Cette minuscule classe dominante qui s’impose à la société, devient aux yeux de la population, absolument intolérable dès qu’elle devient visible, provoquant sarcasme, dénigrement, haine et violence spontanée. La haute bourgeoisie ne lâchera rien si elle n’y est pas forcée, et elle se battra jusqu’au bout pour défendre ses privilèges illimités et son pouvoir absolu.
    Et « cela peut durer très longtemps, si l’on ne fait pas d’omelette avant. » Robert Desnos

    La dictature économique et financière n’est plus une fatalité, mais la tyrannie d’un petit groupe d’usurpateurs multimilliardaires qu’il s’agit de rendre inopérants pour sauver la société de la faillite de l’humanité, et la planète de sa destruction irréversible.

    « Pour contenir les populations plongées dans la pauvreté, la propagande de la peur peut être utilisée à propos du changement climatique, des catastrophes naturelles et des attaques terroristes à grande échelle, comme outil de contrôle des populations. »
    Rapport de la Fondation Rockefeller, 2010

    Les dettes se répandent comme des virus, l’épidémie envahit une société de crise qui s’est grippée. La fièvre monte dans un État fébrile, la lassitude gagne et les défenses immunitaires s’écroulent...

    L’économie ne pourra pas sauver la société de ce processus de dégradation mortifère, car elle a déjà fait la preuve de son ignominie. Son fonctionnement même est la conséquence de son essence barbare, la domination sans entraves de la haute bourgeoisie, l’exploitation sans limites de toutes les couches de la population, la réalisation spectaculaire de sa supercherie macabre, l’accomplissement de son auto-destruction programmée, la fin d’une société.

    Lukas Stella, L’invention de la crise, 2011 (extraits)

    http://inventin.lautre.net/livres/Lukas-Stella-Toxicomanie-marchande.pdf
    http://inventin.lautre.net/livres/Lukas-Stella-Toxicomanie-marchande.epub

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  • INTOXICATION MENTALE
    Représentation, confusion, aliénation et servitude

    Nous oublions trop souvent que nos points de vue varient selon les situations, notre histoire et notre culture. Si notre mode de vie influe sur nos perceptions, voir d’une certaine façon crée sa propre réalité. Nous survivons sous influence d’un système qui formate nos conditions d’existences.

    De notre éducation jusqu’au travail et son monde de fétiches, les religions, les croyances et les idéologies manipulent notre esprit. Le matraquage publicitaire nous bourre le crâne de clichés et de comportements à reproduire pour se donner l’illusion d’exister dans la mise en scène de nos apparences. Dépossédés de nos personnalités nous sommes conditionnés par nos représentations spectaculaires.

    Intoxiqués par nos prothèses numériques, programmés par des machines omniprésentes, emportés par un désastre de confusions, nous sommes aliénés dans une soumission béate, une consommation exaltée et frénétique.

    Mais cette intoxication mentale n’est que superficielle et manque de cohésion. Tout n’est qu’affaire d’apparences trompeuses se fissurant à la surface des choses marchandes en perte de crédit. Cette société en faillite dysfonctionne et se désagrège, mais renaît aussitôt par métamorphose à l’envers du décor.

    Lukas Stella
    http://inventin.lautre.net/linvecris.html#intoxment
    http://inventin.lautre.net/livres.html#LukasStella
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  • DÉCHÉANCE DU TRAVAIL

    Dans une société industrielle qui confond travail et productivité, la nécessité de produire a toujours été antagoniste au désir de créer. Que reste-t-il d’étincelle humaine, c’est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par le fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statistique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gares, cathédrales de départ pour l’enfer des semaines et l’infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l’abrutissement ?

    De l’adolescence à l’âge de la retraite, les cycles de vingt-quatre heures font succéder leur uniforme émiettement de vitre brisée : fêlure du rythme figé, fêlure du temps -qui-est-de-l’argent, fêlure de la soumission aux chefs, fêlure de l’ennui, fêlure de la fatigue. De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de partout sous les coups du travail forcé. Jamais une civilisation n’atteignit à un tel mépris de la vie ; noyé dans le dégoût, jamais une génération n’éprouva à ce point le goût enragé de vivre. Ceux qu’on assassine lentement dans les abattoirs mécanisés du travail, les voici qui discutent, chantent, boivent, dansent, baisent, tiennent la rue, prennent les armes, inventent une poésie nouvelle. Déjà se constitue le front contre le travail forcé, déjà les gestes de refus modèlent la conscience future. Tout appel à la productivité est, dans les conditions voulues par le capitalisme et l’économie soviétisée, un appel à l’esclavage.

    La nécessité de produire trouve si aisément ses justifications que le premier Fourastié venu en farcit dix livres sans peine. Par malheur pour les néo-penseurs de l’économisme, ces justifications sont celles du XIX° siècle, d’une époque où la misère des classes laborieuses fit du droit au travail l’homologue du droit à l’esclavage, revendiqué à l’aube des temps par les prisonniers voués au massacre. Il s’agissait avant tout de ne pas disparaître physiquement, de survivre. Les impératifs de productivité sont des impératifs de survie ; or les gens veulent désormais vivre, non seulement survivre.

    Le tripalium est un instrument de torture. Labor signifie « peine ». Il y a quelque légèreté à oublier l’origine des mots « travail » et « labeur ». Les nobles avaient du moins la mémoire de leur dignité comme de l’indignité qui frappait leurs esclavages. Le mépris aristocratique du travail reflétait le mépris du maître pour les classes dominées ; le travail était l’expiation à laquelle les condamnait de toute éternité le décret divin qui les avait voulues, pour d’impénétrables raisons, inférieures. Le travail s’inscrivait, parmi les sanctions de la Providence, comme la punition du pauvre, et parce qu’elle régissait aussi le salut futur, une telle punition pourrait revêtir les attributs de la joie. Au fond, le travail importait moins que la soumission.

    La bourgeoisie ne domine pas, elle exploite. Elle soumet peu, elle préfère user. (...)
    Quelle est donc la fonction du travail forcé ? Le mythe du pouvoir exercé conjointement par le chef et par Dieu trouvait dans l’unité du système féodal sa force de coercition. En brisant le mythe unitaire, le pouvoir parcellaire de la bourgeoisie ouvre, sous le signe de la crise, le règne des idéologies qui jamais n’atteindront ni seules, ni ensemble, au quart de l’efficacité du mythe. La dictature du travail productif prend opportunément la relève. Il a pour mission d’affaiblir biologiquement le plus grand nombre des hommes de les châtrer collectivement et de les abrutir afin de les rendre réceptifs aux idéologies les moins prégnantes, les moins viriles, les plus séniles qui furent jamais dans l’histoire du mensonge.

    Raoul Vaneigem, 1967.

    http://inventin.lautre.net/livres/Vaneigem-Traite-de-savoir-vivre.pdf

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    Extrait du journal "Feignasse" N°1, octobre 2013

    http://inventin.lautre.net/livres/Feignasse-N1.pdf
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  • DOUBLE MONDE
    Confinement en confusion, démence sous air conditionné.
    Lukas Stella

    Agrippés à nos croyances normalisantes, nous nous retrouvons confinés dans nos certitudes. Le monde qu’on nous présente dans ses représentations spectaculaires, est une escroquerie, celui qu’on se représente soi-même une illusion. Cette réalité mise en scène sous air conditionné, réfléchit l’image de soi selon l’air qu’on lui donne dans les apparences trompeuses de la société du spectacle. Un deuxième monde apparaît qui se substitue au temps vécu qui nous échappe.
    Ne pas se leurrer sur nos interprétations des situations peut nous permettre de mieux nous approprier nos perceptions et notre compréhension de ce double monde confus, mensonger et hypocrite, afin de pouvoir le transformer collectivement par nos actes de rébellions émancipatrices, partagés dans une convivance insurrectionnelle.

    Livre gratuit et reproduction libre
    http://inventin.lautre.net/linvecris.html#double-monde
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  • KRONSTADT
    Tentative de rupture avec l’État capitaliste en Russie

    Nous sommes à la fin de 1920, trois ans après les insurrections prolétariennes de Petrograd et Moscou. Après les défaites insurrectionnelles en Allemagne, en Ukraine, en Italie… la révolution mondiale bat de l’aile. L’État mondial du Capital a bandé ses forces pour empêcher la révolution de s’étendre, isoler et étouffer l’effervescence révolutionnaire. En Russie, les corps de choc de la bourgeoisie internationale isolent le prolétariat et lui portent des coups qui ne cessent de l’affaiblir. Le capitalisme mondial se sert des armées blanches pour accentuer les pressions militaires, terroriser les prolétaires. Mais le danger contre-révolutionnaire ne provient pas seulement des armées blanches, mais aussi de la reconstitution des forces de l’État bourgeois en Russie. De fait, le gouvernement de la République Soviétique de Russie a lui-même contribué activement à l’affaiblissement des avant-gardes révolutionnaires.

    Au fur et à mesure que le rapport social capitaliste reproduisait en Russie les forces de l’État, le capitalisme mondial abandonnait à leur sort les armées blanches et investissait de son rôle de gendarme de l’ordre bourgeois les corps répressifs « rouges ». A l’automne 1920, ce qui reste des armées blanches (de Kalédine, de Dénikine, de Wrangel) est forcé à la reddition, mais les prolétaires vont très rapidement mesurer le prix de cette « victoire ». Loin d’avoir été vaincu, l’État capitaliste repeint en rouge retrouve une stabilité, une classe bourgeoise à nouveau homogène et crédible. L’État bourgeois n’a pas été détruit par le Parti bolchevique et les soviets, ceux-ci y ont été intégrés complètement […]. Ce n’est pas le prolétariat insurgé qui a imposé sa dictature, mais l’État bourgeois en Russie, son Armée Rouge, son gouverne- ment des soviets (Conseil des Commissaires du Peuple), ses syndicats et leurs armées du travail [Troudarmii].

    C’était il y a 100 ans exactement. Le 18 mars 1921, la puissance sociale de l’État capitaliste repeint en rouge en Russie écrasait la révolte prolétarienne de Kronstadt. La voie était ainsi libre pour le Parti/État bolchevik de célébrer en grande pompe le 50ème anniversaire de la Commune de Paris. Le cynisme inhérent à ces sociaux-démocrates quelque peu « radicaux » (seulement dans la forme, jamais sur le fond) n’avait d’égal que leur prétendue rupture avec la société du Capital.

    Déjà en octobre 1917, ce même Parti bolchevik avait réussi à canaliser la haine du prolétariat envers la propriété privée et son État (et sa misère, et ses guerres, et le monde qui va avec !), et à s’approprier l’énergie insurrectionnelle développée par notre classe, pour finalement faire passer pour une révolution le simple remplacement d’un gouvernement provisoire par une nouvelle caste de ministres appelés « commissaires ». Le tout saupoudré de quelques mesures économiques, sociales et politiques qui avaient le goût et la couleur de la révolution (qui « sent terriblement la révolution » pour reprendre le mot attribué à Lénine par Trotski au moment de constituer le soviet des commissaires du peuple) mais qui devaient se révéler n’être qu’un ravalement de façade de l’ignoble dictature sociale du Capital au nom du socialisme et du communisme.

    L’« insurrection d’Octobre », ou plus prosaïquement les événements des
    24/25 octobre 1917 qui culmineront dans la « prise du Palais d’Hiver », siège du gouvernement provisoire, est un « coup » organisé par une fraction du Parti bolchevik, ladite « fraction Lénine/Trotski ». Non pas un « coup d’État », comme se plaisent à le dénoncer depuis une centaine d’années toutes les chapelles de la social-démocratie historique : des socialistes de la deuxième internationale aux partisans de l’anarchisme idéologique et aux tenants de la démocratie ouvrière et sa forme conseilliste. Mais bel et bien un coup d’arrêt (provisoire !) au véritable processus insurrectionnel du prolétariat qui court sur plusieurs mois durant cette année 1917 et qui n’arrêtait pas de se répandre comme une traînée de poudre à travers tout le pays, à travers les villes et les campagnes.

    Comme l’évoquait très justement en octobre 1927 le militant « anarchiste » Piotr Archinov dans un article qui devait tirer les leçons de ces événements pour leur dixième anniversaire, il y a deux Octobres qui s’opposent : d’une part « l’Octobre des ouvriers et des paysans » qui s’attaque à la propriété privée et qui exproprie la classe des capitalistes ; et d’autre part « l’Octobre du Parti bolchevik » qui renverse le gouvernement provisoire incapable de maîtriser le déchainement prolétarien, et qui impose une simple révolution
    d’ordre politique, donc bourgeoise.

    Mais qu’on nous comprenne bien : face à l’insurrection bolchevik d’octobre, nous n’opposons pas la démocratie, le processus graduel et pacifique, l’assembléisme des soviets, comme nos détracteurs pourraient nous en accuser, mais nous tenons au contraire à souligner le véritable processus insurrectionnel du prolétariat. Le problème, c’est que certains secteurs de notre classe, et parmi les plus radicaux, ceux que l’histoire retiendra sous l’appellation des « marins de Kronstadt », ont oscillé entre « l’octobre prolétarien » et « l’octobre bolchevik » pour être finalement coopté par ce dernier et se mettre au service du Parti bolchevik, fort de son prestige organisationnel, dans sa quête du pouvoir politique. Tout le hiatus, c’est que le 25 octobre 1917, et les mois qui suivront, les « marins de Kronstadt » se sont transformés de « fer de lance de la révolution » en bras armé de la contre-révolution bolchevik qui vient…

    La prise en main de notre classe, l’encadrement politique du processus de révolution sociale, telle est la mission fondamentale de toutes les fractions de la social-démocratie historique, avec laquelle le Parti bolchevik n’a jamais fondamentalement rompu, et en ce y compris la fraction Lénine malgré ses changements de cap qui ne s’attaquaient jamais à la base de la politique bourgeoise à destination des ouvriers.

    Se placer du côté des insurgés de Kronstadt n’a rien à voir avec l’élévation du culte de Kronstadt et des ouvriers qui firent payer chèrement leur peau au Capital ; ceux qui sont tombés dans ce piège ont tout juste réussi à consolider l’œuvre de la contre-révolution en érigeant un mausolée de plus devant le- quel faire s’agenouiller les prolétaires.

    Le caractère saillant des événements révolutionnaires de Kronstadt, comme […] [du processus insurrectionnel de 1917], ne réside pas dans leurs résultats immédiats (défaite ou victoire), mais dans l’impact qu’ils ont eu sur le mouvement révolutionnaire international, dans le rôle qu’ils ont joué par rapport à l’extension/résorption de la révolution mondiale.

    C’est la mondialité de l’État capitaliste, l’universalité de la marchandise et de ses métamorphoses incessantes qui déterminent les communistes à pousser cette critique du mouvement révolutionnaire jusqu’à la résolution universelle des contradictions de classes. Pour les communistes qui constituent l’avant-garde révolutionnaire, il n’existe donc pas de victoire qui ne puisse se transformer en défaites et vice versa. Il n’y a pas de lieu duquel le Capital ait été supprimé qui constituerait un asile « rouge », sans la destruction de l’État mondial du Capital grâce à la victoire de la révolution internationale ! Il n’y a pas d’antagonisme entre une lutte partielle et le but historique, car bien que le mouvement révolutionnaire apparaisse nécessairement comme partiel, chaque affirmation contient et pose réellement le développement de la centralisation internationale, les intérêts mondiaux de la classe prolétarienne. Le mouvement révolutionnaire, destructeur de la société, re- pose nécessairement sur des ruptures (rupture des prolétaires de Kronstadt avec le soi-disant « État ouvrier en Russie ») et celles-ci s’expriment par la critique de soi du mouvement révolutionnaire. La critique devient ainsi elle- même force matérielle, partie intégrante de l’action révolutionnaire du prolétariat.

    La critique radicale faite par les insurgés de Kronstadt du soi-disant « État prolétarien en Russie » rejoint, concorde et renforce toute l’action pra- tique/critique des « communistes de gauche » qui formaient, en dépit de leurs faiblesses, l’avant-garde du mouvement révolutionnaire de 1917-1921. Mais la défaite de la rébellion de Kronstadt comme celle des « communistes de gauche » dans l’I.C., n’est pas l’enterrement de la révolution ! La non- abdication des insurgés de Kronstadt, qui ne renièrent pas la révolution mondiale même quand la bourgeoisie parvint à lui porter un coup décisif, se rattache organiquement à une pratique de parti, au parti révolutionnaire dont les représentants se font presque au même moment (juin 1921) exclure de l’I.C. pour n’avoir pas également renié la révolution internationale et tenté de constituer une direction communiste […] [pour en doter le] mouvement de classe. Une organisation comme le K.A.P.D. s’est retrouvée […] [bien que tardivement]39 avec les insurgés de Kronstadt de par sa lutte de fraction au

    sein de l’I.C. contre les tendances sociale-démocrates majoritaires et les positions bourgeoises adoptées par les Partis « Communistes » en faveur du parlementarisme et du syndicalisme… et surtout par son rôle actif et dirigeant dans les luttes ouvrières de mars 1921 en Allemagne. De même, des groupes de la Gauche communiste internationaliste tels la Fraction italienne autour de la revue « Bilan » et la Fraction belge, s’appuyant sur un travail critique du mouvement révolutionnaire, défendirent les intérêts révolutionnaires des prolétaires en Espagne en 1936 et 1937 contre la répression effectuée par le
    « front républicain antifasciste et de ses ministres anarchistes », répression
    identique quant à la nature bourgeoise, à celle du gouvernement bolchevique contre Kronstadt. Ces communistes ne se sont pas accrochés au communisme comme à un dogme, en en faisant une nouvelle religion avec sa bible et ses saints ; leur attitude pratique/critique fidèle au mouvement révolutionnaire du prolétariat n’avait pas pour objectif d’acquérir une place en tant que gardien de « l’orthodoxie marxiste ». De même, les insurgés de Kronstadt n’ont pas fait d’Octobre 1917 un monument sacré. Partout, les uns et les autres
    élevèrent grâce à leur critique essentielle du mouvement, certes non entièrement élaborée, les fondations pour une clarification et un développement du programme historique de la révolution.

    Seule l’action des communistes, tirant les leçons des expériences révolutionnaires du prolétariat, a permis que Kronstadt serve aujourd’hui pour le prolétariat mondial de référence avec Octobre 1917, Berlin 1918-1919, Barcelone 1937, etc. Sans ce travail militant opéré par des groupes de la Gauche communiste, nous pataugerions encore dans le marécage social-démocrate (y compris libertaire) qui confond Octobre 1917 avec n’importe quelle accession de la gauche au gouvernement et à qui l’insurrection de Kronstadt sert de leitmotiv à l’érection de ministères anarchistes, comme en 1936 en Es- pagne, ou encore de « syndicats libres » […] !

    Ce qu’illustre Kronstadt, c’est comment, grâce à la critique révolutionnaire (radicale) que l’abîme des contradictions de classe lui impose de mener incessamment, le mouvement communiste parvient à réémerger des défaites les plus cinglantes et à se revitaliser jusqu’au moment d’un nouvel affronte- ment décisif. Le mouvement révolutionnaire puise aussi sa force des défaites, desquelles les fractions communistes soustraient, à contre-courant, l’œuvre du mouvement révolutionnaire du prolétariat qui a besoin, tel un alambic, de parcourir un chemin long et difficile pour rejaillir plus compacte, plus vive et puissante.

    Que la prochaine vague révolutionnaire mette enfin un point final au cauchemar que constitue pour l’humanité un rapport social basé sur la propriété privée, l’argent et l’exploitation, et donc basé sur l’expropriation de l’immense majorité des êtres humains de leurs moyens d’existence... Exproprions les expropriateurs !

    Groupe communiste Guerre de Classe (extraits)
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    http://inventin.lautre.net/livres/Guerre-de-classe-Kronstadt.pdf

  • VIVRE ET EN FINIR AVEC LE MEPRIS DE LA VIE
    http://inventin.lautre.net/contributions.html#vaneigemmeprisdelavie

    Le crime contre l’humanité est l’acte fondateur d’un système économique qui exploite l’homme et la nature... Des millions de créatures rentrent docilement à la niche où elles se recroquevillent jusqu’à devenir l’ombre d’elles-mêmes. Les gestionnaires du profit sont arrivés à ce résultat auquel seule une réification absolue aurait pu prétendre : ils ont fait de nous des êtres apeurés par la mort au point de renoncer à la vie.

  • TRAHISON DES INSTITUTIONS, LA MORT DE L’ÉTAT

    "Les institutions françaises n’existent plus... l’État est mort !"
    L’invitée de "Politique & Eco", Valérie Bugault, docteur en droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, explique pourquoi lÉtat français a disparu avec la première loi d’urgence sanitaire du 23 mars 2020 et en quoi elle viole la Constitution de la Vème République. Dès cette date, l’exécutif s’est affranchi des règles institutionnelles françaises au profit d’entreprises mondialisées, en témoigne la réception par Emmanuel Macron du club du Dolder (Big Pharma), en août dernier, présidé par le PDG de Pfizer, Albert Bourla.

    Dans cet état de vide juridique, nous sommes désormais entrés dans une période de transition. Période débouchant le 1er janvier 2022 sur la présidence française de l’UE qui, selon Valérie Bugault, actera une liquidation de l’État français au profit d’une intégration de l’Europe fédérale, antichambre d’un gouvernement mondial. En attendant, Valérie Bugault appelle les Français à prendre conscience de la scission entre l’exécutif et les institutions dans le but d’imposer un projet alternatif. 


    https://youtu.be/sm4DJyZ_R7M

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    LES RAISONS CACHÉES DU DÉSORDRE MONDIAL

    Comment l’idée de démocratie a-t-elle cédé le pas au chaos universel ? Derrière les apparences, qui sont les réels protagonistes de la géopolitique mondiale ? Les Gilets jaunes sont-ils une résurgence du rêve occidental ? Une analyse juridique, institutionnelle, économique et monétaire, qui considère les évolutions historiques nationales et internationales, permet de saisir la réalité cachée du pouvoir actuel. Derrière le pouvoir politique apparent se profile, dans un jeu d’ombres et de lumières, le véritable pouvoir mondial.
    Les États ne sont majoritairement plus des entités autonomes et souveraines mais des coquilles vides, dénuées de légitimité politique. Depuis l’époque des Grandes découvertes et de la fusion, par Oliver Cromwell, des puissances militaire et financière, le « fait politique » a progressivement, partout dans le monde, cédé la place au « fait économique ».
    Les actuelles « démocraties » ne représentent pas les intérêts des populations mais les intérêts de ceux qui financent les campagnes électorales et les « partis ». Les donneurs d’ordre se cachent derrière les pantins politiques et l’anonymat des capitaux pour échapper à toute responsabilité. Les financiers, véritables responsables politiques, imposent ainsi leurs intérêts catégoriels aux populations en toute impunité. Ces grands détenteurs de capitaux opèrent à partir de leur quartier général de la City et répartissent leurs forces dans les paradis fiscaux qui ont fleuri aux quatre coins du monde. Les allégeances actuelles fonctionnent sur le modèle de l’hommage-lige féodal, à la réserve près que ces liens de subordination sont occultes.
    Dans les coulisses, le véritable modèle de nos démocraties modernes est le fonctionnement des mafias, qui contrôlent la Société par les récompenses matérielles et la terreur.

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    Voir aussi
    L’INVENTION DE LA CRISE
    Escroquerie sur un futur en perdition

    http://inventin.lautre.net/linvecris.html#linventiondelacrise
    http://inventin.lautre.net/livres.html#LukasStella

  • DÉFORMATION ET DÉSINFORMATION

    L’évènement de l’actualité se démarque comme la marchandise d’un spot publicitaire, remarquable et extraordinaire, étonnant et détonant. L’évènement suprême est bouleversant et catastrophique, l’infochoc captive et assujettit son spectateur. Les sociétés capitalistes actuelles exploitent un climat de panique qu’elles entretiennent, profitent des traumatismes qu’elles ont produits et des peurs qu’elles ont créées. Les chocs médiatiques, qu’ils soient sociaux, économiques ou politiques, les désastres, qu’ils soient naturels, guerriers ou terroristes, sont utilisés pour pouvoir imposer aux populations des régressions sociales sans précédent, des contrôles et des répressions, ainsi que le pillage sans limites des ressources publiques, le transfert des impôts d’État vers le privé par les intérêts d’une dette créée de toute pièce. Cette « stratégie du choc » permet d’accroître considérablement les inégalités au profit des hyperriches. « La seule façon de justifier de telles mesures était de faire planer la menace d’un effondrement économique. » (95) Ils ont créé une crise générale dans un climat de panique, pour tirer les meilleurs profits du désastre et renforcer l’ordre marchand par tous les moyens. Des armes de destructions massives sont inventées pour justifier un massacre dit chirurgical. On focalise l’attention sur la cigarette pour enfumer les esprits et faire écran à l’intoxication générale due aux multiples pollutions chimiques, et dans la confusion on lance des actes de terreur sous fausses bannières pour instaurer un état d’exception permanent. La catastrophe continuelle est devenue le fonctionnement normal de la société du spectacle, la désintégration s’est fait intégrer.

    Les contenus des médias sont uniformes parce qu’ils partagent les mêmes sources. « Les médias sont en symbiose avec de puissantes sources d’information pour des raisons économiques et du fait d’intérêts partagés. » (96) Certaines sources ont libre accès à tous les médias, tandis que d’autres seront toujours ignorées et systématiquement dénigrées. Les sources proches du gouvernement ou des milieux d’affaires sont d’amblée reconnues crédibles et expertes. Les chargés de communication des lobbys et des transnationales livrent aux médias tout un matériel préparé clé en main, prêt à publier. Ces mensonges qui servent des intérêts privés sont diffusés quotidiennement et font autorité comme des vérités prises pour argent comptant, renforçant l’ordre et la sécurité des marchandises. En disséminant les idées appropriées dans des milliers de médias différents, on peut confiner un débat dans des limites admissibles et conformes aux intérêts des hommes d’affaires.

    Le contrôle des sources s’est renforcé par restriction, comme mécanismes d’influence. La diminution des budgets alloués au journalisme et la concentration des médias ont rendu ces derniers plus dépendants que jamais de ceux qui produisent l’information et subventionnent la presse. « Le capitalisme médiatique crée une “information unique”, “une version mondiale”, où tous les médias, aussi nombreux qu’ils soient, proposent tous le même message. Ce “copier-coller” des dépêches d’agences de presse diffusées dans toutes les rédactions du globe. » (97)

    Les quatre principales agences de presse occidentales, Associated Press (AP), United Press Inter- national (UP), Reuters et l’Agence France Presse (AFP),- représentent plus de 80 % des informations internationales diffusées aujourd’hui dans le monde. Mais seulement 10 % des informations disponibles sont sélectionnées par ces agences internationales, 90 % de l’info ne sera jamais utilisé. Cette bureaucratisation centralisée de l’information est une réelle machine de guerre de désinformation planétaire. L’omission de la plupart des infos crée l’illusion de la réalité. « Ces agences sont des grandes entreprises étroitement liées à d’importants groupes financiers. Il y a aussi les banques qui financent les médias, les corporations qui possèdent ces médias, les entreprises qui ont des actions ou qui alimentent le journal à travers la publicité. » (98)

    Dans le monde médiatique, la diversité n’est pas de mise, il s’agit coûte que coûte de faire preuve de mimétisme, répéter la même histoire, traiter la même affaire au même moment, comme tous les autres. Dans une urgence maladive, chacun se précipite pour couvrir un évènement que d’autres couvrent déjà. Dans cette agitation imitative frénétique se produit un effet boule de neige de contamination, où chacun se persuade de l’importance extrême du sujet traité collectivement. « Le mimétisme entre les médias implique la répétition de la même information. Une information est prise pour la vérité au moment où elle est diffusée par plusieurs sources. » (99) La répétition à grande échelle dans le temps et l’espace, d’une info parcellaire et discutable, la rend instantanément crédible et la transforme mécaniquement en vérité indiscutable.

    Comme l’affirmait déjà l’un des premiers théoriciens et praticiens de la communication sociale, Göbbels, responsable de la propagande nazie sous la dictature d’Hitler, « le plus grand mensonge répété cent fois devient une grande vérité ». La répétition constante d’une information génère de la crédibilité, et d’autant plus si elle passe par une grande quantité et variété de médias. Tous les médias parlent constamment de la même chose. Dans l’univers de la marchandise, la quantité est preuve de qualité. Plus il y a de spectateurs à consommer l’information, plus celle-ci devient réelle, et plus on y croit plus on existe au cœur de son temps. Toujours plus de la même chose diffusée sur tous les supports imprègne les consommateurs exaltés et crée la réalité contemplée.

    « C’est le secret de la propagande : il faut complètement saturer des idées de la propagande la personne que la propagande veut imprégner, sans qu’elle se rende compte un seul instant qu’elle est saturée. La propagande a bien sûr un but, mais il doit être masqué avec tant de perspicacité et d’habileté que celui que le but doit imprégner ne remarque absolument rien. » (100) La propagande masque les intentions réelles de l’autorité pour laquelle elle agit derrière une profusion d’apparences trompeuses.

    L’uniformité paraît naturelle, et la soumission se présente comme une liberté d’expression. Cette pensée unique est toujours conforme aux intérêts du marché, c’est-à-dire du grand capital international, de la haute finance, autrement dit de la haute bourgeoisie. Dans le monde de la marchandise, on ne peut pas penser contre le marché, ou alors clandestinement. Le monde est ainsi représenté, c’est le meilleur système possible, l’expression de la nature humaine. L’économie marchande se présente comme le Dieu universel qu’on ne peut pas blasphémer. Les bien-pensants de la communication célèbrent alors la gloire de l’ordre des choses marchandes enfin établi.

    Lukas Stella, Intoxication mentale, représentation, confusion, aliénation et servitude (extraits), 2018
    http://inventin.lautre.net/livres.html#LukasStella

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    95. Naomi Klein, La stratégie du choc, 2008
    96. Mark Fishman, cité dans La fabrication du consentement de Noam Chomscky, 1988.
    97. Mathilde Clavier, Le Monde Diplomatique et la dégradation de la presse écrite par les faits divers : l’héritage de l’École de Francfort, Les cahiers du journalisme N° 16, 2006.
    98. Escuela Popular de Prosperidad, Manuel de lecture critique de la presse, 2000.
    99. James Curran et Jean Seaton, Power without Responsability, 1981.
    100. Joseph Goebbels, Discours aux directeurs de stations de radio, mars 1933.

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  • LA PRODUCTION DE LA PEUR

    « L’ensemble des informations est déformé et instrumentalisé pour valider toute action de l’État. Leur pandémie nous avertit que tout le monde est l’ennemi ». Contra la contra #4, La pandémie c’est la domestication, 2020

    L’obscurantisme, la peur et la confusion sont les armes dont abuse la propagande totalitaire d’un régime fascisant. Les médias affolent la population, la panique se répand, la terreur fortifie le pouvoir, l’autorité se renforce. Tout le monde a peur de tous les autres. La surveillance, la suspicion, la dénonciation, la délation, l’insécurité mutuelle, le strict respect de la discipline, la soumission à l’autorité et à la répression qu’elle applique pour maintenir son pouvoir de domination, l’angoisse d’une menace présumée, l’isolement supposé protecteur, nous mènent à la décomposition de la vie sociale, la destruction du commun, la désintégration de la société.

    Ainsi tout le monde devient le surveillant de la prison généralisée et informatisée, un espace disciplinaire qui puisse permettre de détecter les intentions des supposés coupables et les suspicions de déviances, afin de faire régner la normalisation totalitaire nécessaire au système d’exploitation marchand.

    Il s’agit de suspecter, de détecter et signaler tout comportement présumé criminel. Chacun devient l’espion, le juge et le bourreau de son voisin. Ici, l’important n’est pas que la délation soit efficace, mais bien de participer au régime policier pour légitimer volontairement la répression permanente de l’État totalitaire. Ce qui se cache derrière cette frousse spectaculaire internationale, c’est la crainte bien réelle des possédants du monde pour leurs sécurité.

    Tous ceux qui portent un autre regard sur la situation que celui officiel sont systématiquement calomniés, licenciés, censurés... Ce n’est qu’une histoire de chiffres indiscutables et jamais ce qu’il représentent dans la situation avec son contexte particulier. L’illusion est dans cette omission permanente.

    Le matraquage répétitif et permanent de la propagande de cette réalité des choses marchandes, déforme nos perceptions et notre compréhension de la situation. Nous ne sommes pas informés, mais « mis en forme ». Tout est normalisé sur le chemin d’accès au monde. La procédure à reproduire est la norme, une soumission au programme à exécuter.

    « Libre à ceux qui souhaitent mourir en paix d’attendre la mort dans le confort conjoint du cercueil et de la télévision, mais nous ne laisserons pas leur gâtisme infester notre volonté de vivre. » Raoul Vaneigem, La renaissance de l’humain est la seule croissance qui nous agrée, avril 2020

    Le virus n’est pas un ennemie envahisseur à combattre et à vaincre, car c’est perdu d’avance. Des virus il y en a partout, on en a des millions dans le corps, ils sont en nous-même et on apprend toujours à vivre avec. Vouloir les combattre c’est se détruire.
Le danger de l’épidémie n’est pas la contagion mais la peur et la psychose mortifère que les médias et les politicards génèrent. Ce n’est pas un problème de vaccins, de prolifération, de gouttelettes, de protection, de distanciation, de confinement, de restriction des libertés, de maintien de l’ordre et de répression, mais bien une question de vitalité, d’environnement propice, de prévention, de médicaments et de qualité des soins dans de bonnes conditions...

    « La crise sanitaire montre jusqu’où l’État obtient notre soumission au nom de la santé » Gille Dauvé. L’urgence sanitaire n’est qu’un prétexte totalitaire à la dictature marchande. Notre santé ne les intéresse que si nos maladies leurs sont profitables.

    Il s’agit maintenant de libérer la médecine de la corruption qui la gangrène, de libérer la recherche scientifique de l’emprise de la finance et de la main mise des trusts pharmaceutiques, d’émanciper la population de la dictature de l’État et de la libérer de l’emprise de la marchandise.

    Méfions-nous du scientisme mercantile ! Ne prenons pas la propagande conformiste de nos ennemis oppresseurs pour des réalités irréfutables. Remettons en cause leur pensée unique, discutons des faits, des démonstrations et des déductions, critiquons leurs évidences lucratives autoritaires...

    Les experts vendus aux trusts ne sont pas crédibles, les tests ne sont pas fiables, les médecins ne sont plus dignes de confiance, les politiques ont perdu tout crédit, la croyance aux médias dégringole, le spectacle s’effrite...

    Pour les gestionnaires du désastre l’épidémie n’est plus qu’un masque de fantôme, agité pour faire peur à ces vieux-enfants bien conformes et beaucoup trop crédules, afin de toucher de gros dessous-de-table et d’instaurer un régime néo-fasciste sous de faux prétextes.

    L’État corrompu impose sa politique d’urgence sanitaire en se basant sur des tests qui ne détectent que des traces et qui produisent un pourcentage de positifs, prévu par le taux de sensibilité programmé. Ils produisent ainsi la peur d’une épidémie imaginaire, afin de pouvoir vendre un maximum de vaccins OGM de leurs amis financiers des labos. Ces milliardaires gagnent des fortunes titanesques par l’exploitation de la croyance, de la crédibilité, produisant ainsi une soumission sans faille d’une partie de la population. Les gens ne sont pas malades du covid, ils sont malades de la peur, des mesures sanitaires du gouvernement, de comorbidité, de l’absence de soin, de la baisse de leurs défenses immunitaires...

    « La logique économique est, comme la discipline militaire, indiscutable. (...) Leur affairisme pue le mouroir et l’agonie. » Raoul Vaneigem, Manifeste 2020

    La fin de ce monde est une nécessité vitale. Quand tout semble sous contrôle, figé, réprimé, il y a toujours une part émergente non assujettie, un no man’s land imprévu où s’auto-organise un brin de vie qui s’est échappé pour ne pas disparaître. Quand la pression des pouvoirs dominants augmente, des fuites apparaissent et se propagent, des débordements dissimulés se répandent là où l’on ne les attendait pas, imprévisibles.

    Lukas Stella, août 2021
    http://inventin.lautre.net/livres.html#LukasStella

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  • TROP C’EST TROP

    Les médias et les politiques ont piqué leurs crises de nerfs hypochondriaques. La peur irraisonnée de la maladie et de l’autre présumé contagieux fait accepter les contraintes et la privation de liberté, la psychose fait endurer un peu près n’importe quoi, se résigner à subir la dictature et se soumettre à l’ordre sécuritaire. L’autre n’est plus qu’un ennemi contaminant qu’on maintient à distance, par des gestes barrière, nous plaçant ainsi dans un isolement sécuritaire autogéré. Et si l’autorégulation ne suffit pas, une discipline sécuritaire infantilisante nous rappelle violemment à l’ordre par la répression et l’obligation de payer une amende. Le confinement général, accompagné de l’absence de dépistage à grande échelle au plus tôt, et de l’absence de traitement par médicament, a prouvé son inefficacité, sa dangerosité par la psychose malsaine qu’il entretient. Toutes les lourdes menaces épidémiques répandues par les médias et les politiques se sont toujours avérées après coup, exagérées, fausses et mensongères.

    Au cours de cette survie anxiogène sans devenir, les situations stressantes habituelles activent dans le cerveau des comportements réflexes de protection, d’adaptation et de soumission qui empêchent de réfléchir et de comprendre les situations subies. L’intoxication mentale des médias de masse se répand sans être vue, elle contamine l’air de rien. Notre exposition permanente à des produits ou des informations toxiques produit une accumulation de toxines persistantes dans notre organisme jusqu’à saturation. Nous sommes sous perfusion directe, dans notre corps et notre mental, empoisonnés de toute part en quantité infinitésimale et constante sur le très long terme. L’habituelle accoutumance nous est imperceptible, mais la dépendance bien réelle qu’elle entraîne produit une addiction durable maladive.

    La libre exploitation de la vie est inhérente au fonctionnement du capitalisme, la pollution dévastatrice qui en découle détruit l’humanité. Le pouvoir destructeur de la production marchande n’a plus d’entrave dès lors qu’il est économiquement nécessaire aux affaires juteuses de quelques multimilliardaires. La marchandisation s’est étendue à la globalité du monde, ses nuisances n’ont comme limites que l’écroulement général.

    Lukas Stella, Double monde, confinement en confusion, démence sous air conditionné, 2020
    http://inventin.lautre.net/linvecris.html#double-monde

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  • À CORPS PERDU

    L’escroquerie de ce temps décompté se précipite, l’espace se restreint aux marchandages et aux spéculations dévastatrices, c’est alors que notre survie s’amenuise dans les restrictions, la misère et la barbarie.

    Le règne de l’exploitation et de sa servitude, des séparations guerrières et des arnaques mafieuses, paraît se réduire aujourd’hui au scénario d’une catastrophe programmée. Quand il n’y a plus d’avenir, on peut alors abandonner les préjugés réducteurs d’un passé révolu. C’est le moment de prendre le pouvoir sur ses propres conditions d’existence au cours de situations incertaines, par des pratiques libertaires en coopérant tous ensemble à l’auto-organisation égalitaire d’une démocratie générale.

    Lukas Stella, l’invention de la crise, escroquerie sur un futur en perdition, 2012.
    http://inventin.lautre.net/livres.html#LukasStella

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  • NOUS SOMMES EN GUERRE SOCIALE

    Leur ruissellement c’est notre sang qui coule

    Ces dernières années, il n’y a pas eu de « crise » économique mais une accélération de la guerre sociale. Un transfert massif d’argent public vers les poches des ultra-riches.
    Selon le classement du magazine économique Challenges, en un an les 500 plus grandes fortunes françaises ont augmenté leur patrimoine de 300 milliards. Une explosion de richesses en plein COVID

    Ces grandes fortunes détiennent 47 % du PIB contre 6% il y a 25 ans. La richesse d’un pays riche comme la France a été accaparée massivement par une infime poignée de personnes. Une contre-révolution.
    Il y avait 50 milliardaires français en 2011, 95 en 2020 et 109 cette année. Le nombre de milliardaires a doublé pendant que le nombre de pauvres explosait !
    La fortune d’individus comme Bernard Arnault ou Bolloré et autres milliardaires qui contrôlent les médias ne cesse d’augmenter.

    Ces sommes colossales pourraient largement couvrir les manques des hôpitaux, la sécurité sociales, les retraites, ou encore la précarité étudiante. Pourtant pendant ce temps, la santé, l’éducation et autres services publics vitaux sont dévastés, et le gouvernement veut continuer à nous dépouiller. Nous vivons donc bien une guerre sociale totale. On ne peut pas comprendre la brutalisation de la société et l’augmentation des violences policières sans observer cette augmentation des inégalités. La police nationale est la milice du capital. Elle fait régner un ordre de plus en plus injuste par une violence toujours plus terrible.

    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1414505900010885121

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    TOXICOMANIE MARCHANDE
    L’ACHÈVEMENT DE L’ÉCONOMIE TOTALITAIRE

    Lukas Stella
    http://inventin.lautre.net/livres/Lukas-Stella-Toxicomanie-marchande.pdf
    http://inventin.lautre.net/livres/Lukas-Stella-Toxicomanie-marchande.epub

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    Sans oublier tout ce qui est caché dans les réseaux informatiques de spéculations illégales, de gré à gré...

  • ÉTAT DU MONDE ET MONDE SANS ÉTAT

    « L’œuvre la plus néfaste du despotisme, c’est de séparer les citoyens, de les isoler les uns les autres, de les amener à la défiance, au mépris réciproques. Personne n’agit plus, parce que personne n’ose plus compter sur son voisin. » Arthur Arnould, communard.

    Au nombre des questions que la morne époque du coronavirus posera aux générations futures, il en est une inévitable en raison du trouble qu’elle sème dans la société, perturbant parfois les relations amicales. 

    « Comment avons-nous toléré qu’une poignée de retardés mentaux, incompétents jusque dans leurs mensonges, nous soumettent à leurs décrets arbitraires, à leurs foucades imbéciles ? Quelle peste émotionnelle s’est emparée de nous et a obtenu — comble de l’absurde — que nous renoncions à vivre pour parer au risque de mourir ? » 

    Dénonçant la sottise dominante, l’intelligence de quelques-uns a fourni d’utiles éclairages. Cependant, à la question de savoir pourquoi l’apeurement avait suscité une telle hystérie de conversion, aucune réponse n’a été apportée. 

    Il faudra bien en convenir tôt ou tard : on meurt du Coronavirus, c’est indéniable, mais on meurt plus sûrement encore de la pollution croissante, des nourritures empoisonnées, des hôpitaux mis à mal par la rentabilité, de la paupérisation accélérée, de l’angoissante précarité, de l’artifice publicitaire comptabilisant tous les décès sous le même label afin d’affoler la tête et le cœur. On meurt de la glaciation des relations affectives, des joies interdites, de l’absence d’humanité et d’entraide si indispensables à la santé. La dictature du morbide règne partout. Elle propage un malaise existentiel, un mal-être d’où naît le sentiment que mieux vaut crever que se traîner dans une vie que l’omniprésence de la marchandise vide de son sens. Comment en serait-il autrement alors que nous sommes la proie d’une machinerie mondiale qui broie la vie pour en extraire du profit ? On a cru bon d’éluder le problème en incriminant une malfaçon ontologique : une imbécillité native de l’homme et de la femme les déterminerait à agir contre eux-mêmes, à aller à l’encontre du bien qu’ils se veulent. Foutaise ! 

    L’entourloupe métaphysique évite de mettre en cause l’apparition et le développement d’une économie hostile à la nature et à la vie, qui marquent la naissance de notre civilisation. Nous avons sous les yeux les ravages qu’entraîna son triomphe : patriarcat, mépris de la femme, société de maîtres et d’esclaves, dénaturation et métamorphose en homo oeconomicus de l’homo sapiens, qui tendait à affiner et à dépasser son animalité. Le capitalisme n’est qu’une forme moderne de l’exploitation de l’homme par l’homme, qui a marqué la rupture avec notre évolution symbiotique initiale, inaugurant le dogme de l’antiphysis ou anti-nature. L’hystérie panique à laquelle nous avons assisté rappelle la thèse de Reich dans Psychologie de masse du fascisme : le blocage caractériel provoque une inversion de la vie en réflexe de mort. 

    Restaurer l’alliance avec la nature n’est pas un problème à dénouer mais un nœud gordien à trancher. Comment l’État pourrait-il mettre un terme au pillage qui épuise la terre et assèche le vivant alors qu’il compte parmi les zélateurs de la pollution ? Faut-il s’employer à briser son emprise ? Beaucoup le pensent. Mais quoi ! Il faut se rendre à l’évidence. L’État n’est plus qu’un rouage de l’économie mondiale qui impose partout ses diktats. Que reste-t-il de la république, de la res publica citoyenne, rongée depuis des décennies par l’affairisme, la corruption des notables, le ridicule du parlementarisme, les mondanités politiques, la guerre des vaccins singeant la concurrence des lessives qui lavent plus blanc, le sanitaire supplanté par le sécuritaire, le confinement et le « fini de rire ! » qui ôtent à l’affectif son apport immunitaire. De sorte que ce n’est plus la fin de l’État qu’il faut envisager, c’est son dépassement – sa conservation et sa négation. Réinventer la res publica, telle sera la tâche des assemblées locales et fédérées expérimentant la démocratie directe, l’auto-organisation ou quelque nom que vous donniez au gouvernement du peuple par le peuple. 

    Nous avons pour alliées les insurrections qui enflamment les régions les plus diverses du monde. Elles annoncent par à coups, sans triomphalisme, avec une résolution inébranlable un gigantesque basculement. Elles sont le fruit d’une prise de conscience qui sensibilise les individus tout à la fois à leur existence appauvrie par la glaciation capitaliste et à une irrépressible volonté de vivre qui les tient debout. 

    C’est à eux qu’il appartient d’abroger les décrets et les décisions du despotisme étatique, considérés comme dérisoires, nuls et non avenus, du point de vue de l’humain. 

    La liberté c’est la vie, vivre c’est être libre. Ce qui seul garantit l’authenticité du propos et lui évite de tourner à la formule creuse, c’est l’expérience vécue de micro-sociétés où le gouvernement du peuple est exercé directement par lui-même. 

    Restaurer la joie de vivre est notre priorité. La poésie faite par toutes et par tous réalise l’union de l’émancipation existentielle et de l’émancipation sociale. Il apparaîtra tôt ou tard que c’est notre arme absolue. 

    Raoul Vaneigem, écrivain et philosophe 
    Kairos 50, août 2021, https://www.kairospresse.be/journal/kairos-50

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    http://inventin.lautre.net/livres.html#Vaneigem