POUR EN FINIR AVEC LE DÉNI ET LA CULTURE DU VIOL en 12 points de Muriel Salmona

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  • POUR EN FINIR AVEC LE DÉNI ET LA CULTURE DU VIOL en 12 points de Muriel Salmona
    http://stopauxviolences.blogspot.fr/2016/01/pour-en-finir-avec-le-deni-et-la.html

    Pour bien trop de personnes encore, qu’elles soient ou non des professionnelles susceptibles de prendre en charge des victimes, il y a un véritable refus à penser les violences sexuelles, à en reconnaître la réalité et les conséquences, mais également à les entendre lorsqu’elles sont révélées. Imposer le silence aux victimes, les culpabiliser leur permet de se débarrasser très facilement du problème : plus besoin de remettre en cause l’opinion favorable qu’elles peuvent avoir des personnes désignées comme
    agresseurs, et du monde dans lequel elles pensent vivre en sécurité.

    #viol #déni #société

  • stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles : POUR EN FINIR AVEC LE DÉNI ET LA CULTURE DU VIOL en 12 points de Muriel Salmona
    http://stopauxviolences.blogspot.fr/2016/01/pour-en-finir-avec-le-deni-et-la.html

    Pour bien trop de personnes encore, qu’elles soient ou non des professionnelles susceptibles de prendre en charge des victimes, il y a un véritable refus à penser les violences sexuelles, à en reconnaître la réalité et les conséquences, mais également à les entendre lorsqu’elles sont révélées. Imposer le silence aux victimes, les culpabiliser leur permet de se débarrasser très facilement du problème : plus besoin de remettre en cause l’opinion favorable qu’elles peuvent avoir des personnes désignées comme agresseurs, et du monde dans lequel elles pensent vivre en sécurité. Le refus d’intégrer que de telles violences aient lieu dans des espaces que ces personnes veulent continuer à penser comme protecteurs et fiables, le sentiment d’horreur face à des crimes et des délits qui les rendent impensables et inconcevables, la peur des conséquences d’une dénonciation des violences, font que par angoisse, lâcheté ou complicité, tout sera mis en place pour dénier les violences. Et c’est comme cela que la grande majorité des victimes se retrouvent abandonnées à leur sort et à leurs souffrances, sans protection ni réconfort, et souvent maltraitées.

    De fait, nous sommes dans une société où le déni du viol - « et si ce n’était pas un viol ? » - et la mise en cause de la victime - « et si la victime n’en était pas une ? » - sont encore très répandus, trop de personnes y adhèrent et diffusent des idées fausses qui nuisent gravement aux victimes et garantissent l’impunité aux agresseurs.

    Ce système organisant le déni et la mise en cause des victimes, on le nomme « culture du viol ». La culture du viol est définie comme l’adhésion d’une société à de nombreux mythes sur le viol. Lonsway et Fitzgerald (1994) ont défini les mythes sur le viol comme étant des : « Attitudes et croyances généralement fausses, mais répandues et persistantes, permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes » mais c’est valable pour toutes les victimes : femmes et hommes, adultes et enfants.
    On peut regrouper ces attitudes et croyances en trois grandes catégories :

    « Il ne s’est rien produit » : un certain nombre de mythes promeuvent l’idée que les femmes accusent souvent les hommes à tort de viol.
    « Elle était en fait consentante, elle l’a voulu ou elle a aimé ça » : il s’est bien passé quelque chose mais ce n’est pas de la violence sexuelle, c’est de la sexualité consentie. Ce sont les mythes particulièrement pervers qui prétendent qu’une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu et su résister si elle n’était pas consentante.
    « Elle l’a bien mérité, elle est responsable de ce qui s’est passé » : ce sont les mythes comme « Elle était habillée de manière trop sexy » ou « Elle marchait seule la nuit », et c’est elle qui a provoqué la violence qui s’est abattue sur elle, violence qu’elle aurait pu éviter si elle s’était protégée.`

    #féminisme #culture_du_viol #traumatologie #victimologie