• #Marseille privatopia : les #enclaves_résidentielles à Marseille : logiques spatiales, formes et représentations

    Marseille : privatopia ?

    La forte multiplication des « #résidences_fermées_sécurisées » est une tendance observée dans les #villes européennes et françaises, après celles d’Amérique latine, des USA, d’Afrique du sud etc. En #France, elle a surtout été repérée et analysée en contextes péri-urbains (Ile de France, Côte d’Azur, banlieues de Toulouse et Montpellier). Partout où elle se développe, cette tendance est souvent attribuée aux inquiétudes des habitants pour la #sûreté, ou leur #qualité_de_vie, ainsi qu’à des #replis_sociaux, thèmes récurrents dans les médias et discours politiques. Elle est aussi liée au rôle d’une « offre » portée par les majors de l’immobilier. Mais elle est aussi soutenue indirectement, dans le contexte néolibéral, par des pouvoirs publics qui se déchargent ainsi de l’aménagement et de la gestion d’#espaces_de_proximité.

    Nous observons et analysons depuis 2007 cette prolifération des #fermetures à Marseille. Après un premier état des lieux (Dorier et al, 2010), nous avons mené une second #inventaire exhaustif en 2013-2014. Et depuis lors, nous menons une veille ciblée sur certains secteurs. Démarrée au début des années 90, la diffusion des #enclosures atteint des sommets à Marseille où elle n’a quasiment pas été régulée : des #marges et des #enclaves se construisent ainsi dès qu’on s’éloigne du centre historique (Dorier, Dario, 2016). Au point que la #fermeture des #espaces_résidentiels, de leurs #rues et espaces de plein air semble en train de devenir la norme (Dorier, Dario, 2018)

    Depuis 25 ans, Marseille n’a cessé de se cloisonner de plus en plus et ce processus est venu aggraver les #inégalités d’#accès_aux_équipements et aux « #aménités » urbaines. Le #parc bâti du centre ville paupérisé s’est dégradé jusqu’à l’effondrement et au risque de péril imminent de centaines d’immeubles, qui ont du être évacués en urgence depuis novembre 2018, comme on le voit sur la carte de droite (voir aussi page dédiée). Pendant ce temps, les quartiers du sud et de l’est, ainsi que les zones en rénovation, se sont transformées en mosaïques résidentielles clôturées, sous le double effet de la #promotion_immobilière et de ré-aménagements voulus par les associations de #copropriétaires. Ils dessinent des espaces pour classes moyennes à aisées, sous forme de #lotissements et d’#ensembles_immobiliers majoritairement fermés et sécurisés, chacun doté de ses propres espaces « communs » privés : parkings, voirie privée, jardins.

    Cette « #Privatopia » tourne d’abord le dos au centre historique, à ses ilots anciens décrépis où l’action publique s’est illustrée par son inefficience pendant des décennies. La fermeture se diffuse d’abord dans les zones favorisées, puis dans les périphéries ouvertes à l’urbanisation, enfin dans les zones de rénovation urbaine : la création de nouvelles résidences fermées est devenue un moyen pour valoriser des opérations immobilières et y attirer des classes moyennes, face aux copropriétés dégradées et aux ensembles HLM appauvris. Lorqu’un bailleur rénove un ensemble de logements sociaux, celui-ci est également « résidentialisé », même si, avec des années de recul sur cette pratique, on sait désormais que clôturer ne résoud pas les problèmes socio-économiques des quartiers, ni même les problèmes de sécurité. Au contraire, la fragmentation physique pourrait bien alimenter les tendances aux séparatismes sociaux en tous genres.

    D’après nos enquêtes, en dehors des formes d’entresoi spécifique de quartiers particulièrement aisés, comme la colline Périer, et ses « gated communities » surplombant la mer, la fermeture est d’abord fortement associée au « tout voiture » qui caractérise encore Marseille et à la concurrence pour le stationnement résidentiel : les premiers espaces à être clôturés sont les parkings. Elle est également liée à 25 années de désengagement croissant de la municipalité dans la gestion de proximité (propreté, entretien des espaces verts, sécurisation publique des rues) ainsi qu’un encouragement de l’urbanisation privée par des ventes de parcelles publiques ou des zones d’aménagement favorisant la promotion immobilière. La fermeture résidentielle traduit l’affirmation d’une économie résidentielle, le rôle des promoteurs, syndics, copropriétés étant crucial : la « sécurisation » (privée) est supposée faire augmenter la valeur marchande des biens immobiliers… Enfin, la fermeture traduit une accentuation des replis sociaux : à Marseille la clôture « a posteriori » de rues qui étaient auparavant ouvertes au passage représente 55% des cas observés.

    Certains espaces du 8ème, 9ème, 12ème , nord du 13ème arrondissements (Les Olives), caractéristiques de cette urbanisation privée, deviennent un assemblage désordonné de copropriétés et d’enclaves de moins en moins accessibles et traversantes. La fermeture se diffuse par mimétisme, les ensembles résidentiels forment des « agrégats », qui bloquent les circulations : une véritable situation de thrombose dans certains quartiers, anciens comme récents (les Olives, Ste Marthe). Le comble, c’est que dans ces quartiers, les plus favorisés, au cadre de vie « a priori » le plus agréable, les déplacements à pied ou en vélo tiennent désormais de l’exploit. Les détours imposés par les barrières qui enserrent chaque rue ou jardin privé de résidence obligent à prendre la voiture pour accompagner un enfant à l’école du coin, acheter le pain… La ville perd de plus en plus en cohérence, et, avec cette juxtaposition de résidences sécurisées certains quartier ressemblent plus à une mosaïque de co-propriétés qu’à… une ville. Cela a été mis en évidence et modélisé par la toute récente thèse de Julien Dario (2019), réalisée dans le cadre de ce projet.

    A Marseille, depuis 2007, nous avons opté pour une étude empirique, directe, sur le terrain. Nous pu ainsi vérifier l’hypothèse qu’aux initiatives spontanées de fermeture de rues et de lotissements a posteriori, longtemps après leur construction, s’ajoutent des stratégies nouvelles. Elles associent promotion privée et action publique, et sont destinées à faire évoluer le peuplement de quartiers de la ville, à travers la production de logement « de qualité » attirant des classes moyennes et supérieures. Promoteurs et décideurs semblent juger utile de les rassurer à travers la livraison d’ensembles qui sont quasiment tous fermés dès la construction … En 12 ans, de 2008 à 2020 une série d’études, de masters et thèses ont permis de décrire et quantifier ce processus, d’observer la progression d’une fragmentation urbaine qui s’accroît aux échelles fines et d’évaluer ses impacts.

    Nos études se sont focalisées sur les fermetures massives des aires privilégiées (Colline Périer, Littoral Sud, Nord-Est avec la technopole de Chateau Gombert), et la transformation résidentielle de certains territoires périphériques en zones d’investissements immobiliers rentables, attirant des classes moyennes et supérieures (Littoral Nord, Sainte Marthe, grand centre ville/Euromed, franges du parc National des Calanques comme la ZAC de la Jarre). les résidences fermées deviennent ainsi un outil de plus value foncière… et de recompositions urbaines, valorisant toutes les zones ayant un attrait environnemental, tout en en restreignant l’accès.

    La diffusion d’un modèle

    Notre méthodologie a permis de prendre la mesure du phénomène à l’échelle d’une ville entière, et sur la durée, ce qui n’a pas été réalisé ailleurs en France. A deux reprises (2008-2009 et 2013-2014), la commune entière a été arpentée, chaque ensemble résidentiel fermé a été géolocalisé dans un SIG, inventorié, décrit, photographié, afin d’établir un corpus exhaustif : 1001 résidences ou lotissements étaient enclos en 2009, plus de 1550 en 2014. L’ensemble des clôtures ont été datées à partir d’enquête directe ou par photo-interprétation. Cette démarche est relatée dans deux rapports de recherche (Dorier et al., 2010 et 2014), 13 masters et une thèse (Dario, 2019).

    Le recours au SIG (Système d’information géographique) a permis de tracer leur histoire, en croisant les localisations avec des images aériennes anciennes, le cadastre, la chronologie des programmes immobiliers. En 2011 et 2012, la première étude du LPED est actualisée à travers plusieurs mémoires d’étudiants sous la direction d’E.Dorier et S.Bridier. Ceux-ci observent une accélération des dynamiques d’enclosures dans les quartiers sud (Dario J. 2010, Toth P.2012), leur multiplication et leur diffusion dans les quartiers nord (Balasc et Dolo 2011, Dolo 2012, Robillard 2012). La propagation se fait beaucoup par mimétisme : plus de la moitié des ensembles fermés sont collés les uns aux autres, par grappes, transformant la physionomie et les usages possibles de l’espace urbain et développant des « marges » urbaines cloisonnées. On peut le vérifier, à travers l’exemple d’une marge Nord-Est de Marseille, sur les franges ville-espaces péri-urbains Les Olives : une juxtaposition désordonnée de lotissements fermés.

    Nous avons aussi beaucoup observé, recueilli de nombreux témoignages auprès de résidents, de riverains, de syndics, d’agences, de techniciens de l’urbanisme… Nous avons séjourné dans plusieurs de ces résidences. Nous poursuivons la veille sur certains contextes sensibles à haut potentiel spéculatif immobilier, comme la frange du massif des calanques ou sainte Marthe, ou encore des espaces où les fermetures sont conflictuelles. Par des analyses d’archives, des enquêtes fines sur des contextes urbains, des entretiens avec acteurs et habitants, des analyses de périmètres de la politique de la ville, le suivi de conflits de voisinages nous avons ensuite analysé les facteurs historiques et les impacts associés à cette dynamique d’enclosures, les inégalités sociales, les impacts sur la circulation, les inégalités environnementale (D.Rouquier 2013, J.Dario, 2019 et la thèse en cours de P. Toth, consacrée aux 8ème et 9ème arrondissements).

    Au final, on met à jour une dynamique de transition libérale, individualiste et sécuritaire, associée au règne de la voiture dans la ville (beaucoup de clôtures ont au départ pour justification le seul parking), qui freine d’autres évolutions souhaitables (transition écologique, inclusion sociale). Si le phénomène se banalise, on constate aussi une complexité territoriale du processus et son épaisseur historique. Dans des contextes de fortes recompositions urbaines (spatiales, foncières, sociales, démographiques), et dans les périmètres de nouvellement urbain, la fermeture d’espaces résidentiels est utilisée comme outil de diversification de l’habitat et de mixité sociale. Le processus n’a pas partout les mêmes motifs ni les mêmes impacts socio-environnementaux. D’où l’intérêt d’approches qualitatives par observations sensibles, entretiens avec des acteurs et habitants, dépouillements d’archives historiques (histoires de rues).

    Les quartiers sud

    En observant le facteur de proximité dans la diffusion, ainsi que le potentiel de valorisation immobilière des terrains vacants ou susceptibles de l’être, plusieurs scénarios de prospective ont été mis au point par Julien Dario pour anticiper l’évolution des espaces susceptibles d’être fermés, transmis à la Ville dans le cadre d’un contrat, comme aide à la décision (Dario 2011, 2014 et 2019). Dans les quartiers sud, on est frappé par la perspective de 53% de taux d’évolution spontané probable de la fermeture dans les 8ème et 9ème arrondissements, si aucune intervention publique ne vient réguler la tendance. Les surfaces touchées par les enclosures (résidences et périmètres d’entreprises) déjà localement très importantes pourraient y atteindre le tiers de la surface totale urbanisée. Des études de cas à échelle fine ont permis d’anticiper plusieurs conflits liés à ces processus (progressifs ou brutaux) en lien avec des dynamiques sociale locales.

    Les cas des lotissements « Coin Joli » et « Barry » (analysés ici par J.Dario entre 2011 et 2019) montrent comment certains dispositifs informels préfigurant l’enclosure sont mis en place progressivement, informellement, parfois subrepticement : enrochements, systèmes physiques fixes contraignants (plots métalliques) permettant encore le passage prudent de deux roues et piétons ; panneaux de sens interdit « privés » et informels apposés à l’extrémité de certaines rues. On passe d’une délimitation par panneautage à une fermeture symbolique et partielle, avant d’évoluer vers l’enclosure, qui peut être conflictuelle en privant de passage les riverains, en réduisant les perméabilités urbaines.

    Les quartiers nord : diffusion des ensembles résidentiels fermés dans les contextes de rénovation urbaine

    Un fait remarquable est la diffusion des enclaves résidentielles fermées au cœur et en bordure des zones urbaines sensibles (ZUS) telles qu’elles ont été définies par l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU). Bénéficiant de la TVA réduite, les promoteurs sont incités à y produire une nouvelle offre de logement privée, afin de permettre une diversification et l’installation de classes moyennes. Mais les enclosures, supposées rassurer les candidats à l’accession à la propriété, et maintenir un niveau de prix élevé ne favorisent pas les relations sociales … et nos études montrent qu’en fait de « mixité », apparaissent de nouvelles formes de fragmentations et même de tensions résidentielles (Dorier et al, 2010, 2012), qui s’accompagnent, par ailleurs de formes d’évitement fonctionnel (Audren, 2015, Audren Baby-Collin, Dorier 2016 , Audren, Dorier, Rouquier, 2019). Le secteur du Plan d’Aou dans le 15ème arrondissement de Marseille, où la restructuration résidentielle est achevée a été analysé à l’aide d’étudiants (Balasc et Dolo 2011). Dans ce secteur cohabitent des zones de logements HLM en fin de réhabilitation, des lotissements anciens qui se sont fermés ou sont en cours de fermeture, des projets immobiliers récents, conçus sécurisés. La juxtaposition de ces différents types d’habitats aux profils sociaux différenciés engendre plus une fragmentation qu’une mixité Fonctionnelle, malgré la proximité. Les interrelations sont faibles entre les ensembles et les espaces. (Dorier, Berry-Chikahoui et Bridier, 2012)

    une crise des urbanités

    Tandis que cette transformation des espaces de copropriétés et rues privées de Marseille se poursuit, des pans entiers de vieux quartiers populaires se délabrent. En 2019, notre cartographie de ces ensembles résidentiels privés fermés ainsi que des HLM « résidentialisés » et enclos (dans les projets de rénovation urbaine) tranche avec la géographie des constructions déclarées en péril et brutalement évacuées de leurs habitants, suite à l’effondrement de deux immeubles vétustes du quartier Noailles, près du Vieux port de Marseille. Notre carte révèle des politiques de l’habitat à plusieurs vitesses, où des décennies de laisser-faire public face à la ville privée s’expriment d’un côté par la dégradation du bâti, et de l’autre par la multiplication de formes de repli et d’entre soi urbain ayant des impacts sur les circulations et sur l’accès aux équipements. A ce stade, des rééquilibrages publics sont indispensables. Quelques initiatives publiques pour maintenir des traverses piétonnières ont été lancées dans certains quartiers très touchés, elles sont compliques par les évolutions législatives (qui facilitent la clôture des espaces privés) ainsi que par la dévolution de la compétence en matière de voirie à la Métropole. Rétablir des accès et servitudes de passage pour les piétons est compliqué dans les espaces privés : il faut passer par une DUP, puis par l’achat d’une bande de terrain par la collectivité pour tracer un cheminement piétonnier. Des interventions seraient possibles dans certains cas où les clôtures ont été posées sur des rues non privées, ou hors de la légalité. Mais la collectovité ne s’auto-saisit pas des cas d’infraction. Les actions au cas par cas risquent de ne pas suffire à endiguer cette véritable crise d’urbanité.

    (observations menées conjointement à nos études sur le mal logement et des évacuations à Marseille).

    le projet ci-dessous a fait l’objet d’une exposition art-science, présentée à l’Espace Pouillon, campus centre Saint Charles de l’Université Marseille Privatopia 8-24 octobre 2020.

    Depuis 2014, une collaboration avec l’artiste peintre Anke Doberauer (photos et tableaux) a été rendue possible grâce à une résidence commune à la Fondation Camargo (2014). La jeune cinéaste Marie Noëlle Battaglia a également réalisé en 2020 un documentaire « En remontant les murs » inspiré par nos recherches, et en lien avec l’équipe (avant première le 18 octobre 2020, dans le cadre du festival Image de ville). Ces collaborations ont déjà donné lieu à des présentations croisées, comme celle du 3 avril 2019 organisée par le Goethe Institut à la Friche de la belle de mai, et pourraient déboucher sur une exposition et un ouvrage commun.

    Rapports de recherche-action :

    Dorier E. Dario J. Rouquier D. Bridier S. , (2014), Bilan scientifique de l’étude « Marseille, ville passante », Contrat de collaboration de recherche : « Développement urbain durable à Marseille » n°12/00718, 13 cartes, 18 croquis, 24 tableaux. juin 2014, 90 p.

    Dorier E. (dir), BERRY-CHIKHAOUI I., BRIDIER S., BABY-COLLIN V., AUDREN G., GARNIAUX J. (2010), La diffusion des ensembles résidentiels fermés à Marseille. Les urbanités d’une ville fragmentée, rapport de recherche au PUCA, Contrat de recherche D 0721 ( E.J. 07 00 905), 202 p, 35 cartes et croquis, 30 graphiques, 68 illustrations photographiques.

    Ces rapports ont donné lieu à de nombreuses restitutions publiques auprès des services de l’Urbanisme de la Ville, la Communauté urbaine, l’Agence d’Urbanisme (Agam), le département.

    Articles scientifiques :

    Dorier E. Dario J., 2018, « Gated communities in Marseille, urban fragmentation becoming the norm ? », L’Espace géographique, 2018/4 (Volume 47), p. 323-345. URL : https://www.cairn.info/journal-espace-geographique-2018-4-page-323.htm (traduction texte intégral ) texte intégral (ENG.) DORIER DARIO Espace geo anglais EG_474_0323

    Dorier E. Dario J., 2018, « Les espaces résidentiels fermés à Marseille, la fragmentation urbaine devient-elle une norme ? » l’Espace géographique, 2018-4 pp. 323-345.

    Dorier E., Dario J., 2016, « Des marges choisies et construites : les résidences fermées », in Grésillon E., Alexandre B., Sajaloli B. (cord.), 2016. La France des marges, Armand Colin, Paris, p. 213-224.

    Audren, G., Baby-Collin V. et Dorier, É. (2016) « Quelles mixités dans une ville fragmentée ? Dynamiques locales de l’espace scolaire marseillais. » in Lien social et politiques, n°77, Transformation sociale des quartiers urbains : mixité et nouveaux voisinages, p. 38-61 http://www.erudit.org/revue/lsp/2016/v/n77/1037901ar.pdf

    Audren, G., Dorier, É. et Rouquier, D., 2015, « Géographie de la fragmentation urbaine et territoire scolaire : effets des contextes locaux sur les pratiques scolaires à Marseille », Actes de colloque. Rennes, ESO, CREAD, Université de Rennes 2. Actes en ligne.

    Dorier E, Berry-Chickhaoui I, Bridier S ., 2012, Fermeture résidentielle et politiques urbaines, le cas marseillais. In Articulo– – Journal of Urban Research, n°8 (juillet 2012).

    Thèses

    Audren Gwenaelle (2015), Géographie de la fragmentation urbaine et territoires scolaires à Marseille, Université d’Aix Marseille, LPED. Sous la dir. d’Elisabeth Dorier et de V.Baby-Collin

    Dario Julien (2019) Géographie d’une ville fragmentée : morphogenèse, gouvernance des voies et impacts de la fermeture résidentielle à Marseille, Sous la dir. d’Elisabeth Dorier et de Sébastien Bridier. Telecharger ici la version complète. Cette thèse est lauréate du Grand prix de thèse sur la Ville 2020 PUCA/ APERAU/ Institut CDC pour la Recherche, Caisse des Dépôts

    Toth Palma (soutenance prévue 2021), Fragmentations versus urbanité(s) : vivre dans l’archipel des quartiers sud de Marseille Université d’Aix Marseille, LPED , Sous la direction de Elisabeth Dorier

    Posters scientifiques :

    Dario J. Rouquier D. et Dorier E., 2014, Les Ensembles résidentiels fermés à Marseille, in SIG 2014, Conférence francophone ESRI, 1-2 octobre 2014 – http://www.esrifrance.fr/iso_album/15_marseille.pdf

    Dario J. Rouquier D. et Dorier E, 2014, Marseille, fragmentation spatiale, fermeture résidentielle, LPED – Aix-Marseille Université, poster scientifique, Festival international de géographie de Saint Dié, oct 2014. https://www.reseau-canope.fr/fig-st-die/fileadmin/contenus/2014/conference_Elisabeth_Dorier_poster_LPED_1_Marseille.pdf

    Dario J. Rouquier D. et Dorier E., 2014, Marseille, Voies fermées, Ville passante, LPED – Aix-Marseille Université, poster. http://www.reseau-canope.fr/fig-st-die/fileadmin/contenus/2014/conference_Elisabeth_Dorier_poster_LPED_2_Marseille.pdf

    Contributions presse et médias

    Dorier E. Dario J. Audren G. aout 2017, collaboration avec le journal MARSACTU. 5 contributions à la série « Petites histoires de résidences fermées », collaboration journal MARSACTU / LPED, aout 2017. https://marsactu.fr/dossier/serie-petites-histoires-de-residences-fermees

    Dorier E. et Dario J. 23 aout 2017, interview par B.Gilles, [Petites histoires de résidences fermées] Les beaux quartiers fermés de la colline Périer, interview pr B.Gilles, MARSACTU, https://marsactu.fr/residences-fermees-dorier

    Dorier E. Dario J. 30 janv. 2017, interview par L.Castelly, MARSACTU : https://marsactu.fr/discussion-ouverte-residences-fermees

    Dorier E. , et Dario.J. 20 mars 2014, interview in MARSACTU , société : 29% de logements sont situes en residences fermees à Marseille

    Dorier E. Dario J., 4 oct 2013, « Hautes clôtures à Marseille », in Libération, le libé des géographes. (1 p, 1 carte) http://www.liberation.fr/societe/2013/10/03/hautes-clotures-a-marseille_936834
    Dorier E. , 7 avril 2013, « Le phénomène des résidences fermées est plus important à Marseille qu’ailleurs », Marsactu, talk quartiers, archi et urbanisme, http://www.marsactu.fr/archi-et-urbanisme/le-phenomene-des-residences-fermees-est-plus-important-a-marseille-quailleu

    Dorier E. Dario J., 10 fev 2013, « Fermetures éclair » in revue Esprit de Babel, Fermetures éclair

    télévision

    M6, Résidences fermées à Marseille – étude du LPED. Journal national, octobre 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=hDM

    FR3, 19/20, Résidences fermées à Marseille – étude du LPED, 24 mai 2013, https://www.youtube.com/watch?v=o-O

    FR 5 (minutes 38 à 50) : « En toute sécurité », documentaire de B.Evenou, http://www.france5.fr/emission/en-t

    podcast radio

    Collaboration entre chercheurs et cinéaste, janvier 2021 : https://ecoleanthropocene.universite-lyon.fr/documenter-la-geographie-sociale-grand-entretien-a

    Collaboration entre chercheurs et artiste peintre, octobre 2020 : Sonographies marseillaises – Radio Grenouille et Manifesta 13 « Ce monde qui nous inspire #4 Marseille ville privée ? »

    https://urbanicites.hypotheses.org/688

    #sécurisation #privatisation #espace_public #classes_sociales #urban_matter #géographie_urbaine #TRUST #master_TRUST #immobilier #foncier #rénovation_urbaine #urbanisme #fragmentation_physique #inégalités #tout_voiture #voiture #automobile #stationnement_résidentiel #parkings #proximité #promotion_immobilière #urbanisation_privée #détours #barrières #mosaïque #
    #cartographie #visualisation

  • Design thinking et éducation - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/nouveaux-programmes/magazine/apprendre-autrement/design-thinking-et-education.html

    Le design thinking fait partie de ces méthodologies qui se répandent sans qu’il y ait toujours un vrai travail de définition. Cet article est l’occasion de faire le point et de discerner les applications possibles pour l’École.

    #design_thinking

  • Le design thinking pour réinventer le CDI - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/nouveaux-programmes/magazine/apprendre-autrement/le-design-thinking-pour-reinventer-le-cdi.html

    Le design thinking est une méthode de résolution de problèmes transférable dans l’enseignement et au service des apprentissages. Elle s’appuie sur l’expérience des usagers élèves et enseignants. Cependant, au-delà d’une alternative pédagogique, le design thinking permet de repenser l’espace scolaire et en particulier le centre de documentation et d’information.

    #design_thinking

  • 11 mai : reprise acrobatique pour l’Education nationale (Celine Florentino, Marianne)
    https://www.marianne.net/debattons/billets/11-mai-reprise-acrobatique-pour-l-education-nationale

    Une fois n’est pas coutume, un bel article dans la rubrique Éducation de Marianne.

    Je me sens en phase avec le point de vue de cette enseignante. Enseignant en REP, je pense comme elle qu’il faut reprendre. Je pense aussi que nous n’avons qu’une solution pour ne pas devenir maltraitant·es : ne pas respecter le Protocole en s’appuyant sur notre bon sens.

    Par contre, il me semble que ce témoignage passe à côté d’un "impossible" supplémentaire, pour moi ingérable.
    L’enjeu n’est pas simplement de savoir si nous allons "désobéir" au Protocole face à notre administration, comme par exemple à l’époque des "désobéisseur·euses" face à la mise en place des évaluations par Darcos-Blanquer il y a une dizaine d’années.
    La majorité des familles que j’ai au téléphone ont peur et elles nous font confiance pour faire en sorte que le·la gamin·e ne soit pas contaminé·e, ne ramène pas la Pandémie à la maison.
    Et à tort ou à raison, "faire en sorte" signifie pouvoir appliquer le Protocole. Strictement. Personne ne me dit « Je remets le.la gosse parce qu’il faut bien recommencer à vivre, même avec le virus. ». Non, la plupart des familles me disent : « Je ne remets pas le·la gosse, c’est trop risqué parce que le Protocole, là, vous n’allez pas y arriver. »
    Donc ne pas appliquer le Protocole, ce n’est pas seulement désobéir aux injonctions paradoxales d’une hiérarchie maltraitante, c’est aussi et surtout trahir la confiance des familles qui ne remettent leur enfant que parce que le Protocole est le contrat de base promis par les autorités politiques et scientifiques.

    Au mieux je peux dire « Non, en effet, vous avez raison, je n’y arriverai pas », être honnête, chercher un chemin éthique.

    Mais contrairement aux épisodes précédents, s’affranchir du cadre, désobéir ne se joue pas seulement entre nous, professionel·les de terrain, et l’Autorité-qui-nous-manage. Il en va aussi de la relation de confiance que nous essayons de construire avec les familles.

    Et pour le coup, je ne vois pas le chemin...

    Celine Florentino dénonce les consignes de l’Education nationale concernant la reprise des cours. Selon elle, les professeurs reçoivent des message injonctifs, protocolaires, rigides et chronophages, pour finalement comprendre qu’ils doivent se débrouiller.
    […]
    Ah bon, mais à qui alors ? Qui donne ces consignes ? Qui viendra vérifier si elles sont respectées ? Mon hypothèse est que personne ne viendra vérifier. Ça pourrait mettre en difficulté les responsables. En plus, on ne sait pas qui seraient ces responsables, si ce n’est pas le ministère de l’Education nationale. Je crois que nous sommes au cœur du non-sens, du paradoxe, de l’indicible, qui ont toujours habité l’Education nationale, et que les enseignants ne supportent plus. On reçoit toujours, et de plus en plus, ces message injonctifs, protocolaires, rigides et chronophages, pour finalement s’entendre dire « faites au mieux, et faites preuve de bon sens ». Pas étonnant dans ces conditions qu’il y ait autant d’angoisse autour de cette reprise, et sans doute en France plus qu’ailleurs.
    […]
    Les enseignants vont devoir reprendre. Ils auront le choix entre respecter de manière rigide un protocole inhumain, ou s’en affranchir des dizaines de fois par jour. Quand un petit de quatre ans leur demandera de lui faire ses lacets, refuseront-ils ? Bien sûr que non, on n’est pas stupides. […] Et c’est tout cela qu’il va falloir assumer. S’affranchir du cadre, c’est désobéir. Et là, il faudra désobéir souvent, très souvent, parce qu’on sait que notre jugement de praticien de terrain est bien supérieur à celui des technocrates qui nous donnent des ordres.

    #éducation #école #déconfinement

  • Continuité pédagogique : ressources et accompagnements - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/canotech.html

    Dans le cadre de la continuité pédagogique, l’espace CanoTech accompagne depuis le début du confinement enseignants et parents pour permettre aux élèves de la maternelle à la terminale de progresser dans les programmes et de développer leurs connaissances.

    À partir du 11 mai, Réseau Canopé renforce sa mobilisation dans un contexte où les enseignants amorcent leur retour en classe. L’espace CanoTech vous aide à préparer au mieux votre reprise post-confinement grâce à des conférences d’experts et des modules d’accompagnement et de formation à distance (webinaires, tutoriels, podcasts, etc.).

  • Le professeur-documentaliste - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/notice/le-professeur-documentaliste.html

    Cet ouvrage met en avant les gestes professionnels réalisés par le professeur-documentaliste dans l’exercice quotidien de son métier.

    Le cadre, institutionnel et pédagogique, dans lequel il évolue y est décrit avec précision, en tenant compte des récents changements institutionnels – la circulaire de missions parue en mars 2017, la réforme du baccalauréat et du lycée entrée en vigueur à la rentrée 2018 notamment –, mais aussi des évolutions et expérimentations pédagogiques, des nouveautés dans le champ bibliothéconomique ou de la recherche dans le domaine des SIC.

    #profdoc #ressource

  • Instant Canopé - Les émotions à l’école - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/service/instant-canope-les-emotions-a-lecole.html

    Comment tenir compte des émotions pour enseigner et pour apprendre ?
    La joie, la surprise, la colère, la peur, le dégoût, la tristesse… Ces émotions s’expriment à travers notre corps par nos rires, nos pleurs, ou simplement notre regard, nos gestes… et peuvent parfois nous déborder. Les émotions ne sont donc pas réductibles à la seule question individuelle, à une « intériorité » qui serait détachée du réel et du social. Reste qu’il est bien difficile de saisir avec justesse les ressorts collectifs des réactions à l’origine de telle ou telle situation, et d’agir sur les acteurs impliqués. Le nouveau numéro de Diversité propose de faire le point sur la place et le rôle des émotions en éducation.

    avec Imane AGHA, référente nationale et chargée d’études « prévention et lutte contre le harcèlement » au sein de la Dgesco, ministère de l’Education nationale et de la jeunesse

    Grégoire BORST, professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation à l’université Paris Descartes, directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant – LaPsyDÉ au CNRS

    Anne CORDIER, maîtresse de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, ÉSPÉ – Université de Rouen Normandie, UMR 6590 ESO – Espaces et Sociétés

    Gérôme TRUC, sociologue, chargé de recherche au CNRS, auteur de Sidérations : Une sociologie des attentats aux PUF en 2016

    Rencontre animée par :
    Régis GUYON, directeur territorial adjoint Auvergne-Rhône-Alpes et rédacteur en chef de la revue Diversité, Réseau Canopé

    #émotion #conférence #citoyenneté

  • Ami·es seenthisien·es... petit appel...

    @albertocampiphoto et moi sommes à la recherche de références pour des cours sur le #journalisme et le #photojournalisme à donner à des adolescents (autour des 11-12 ans).

    Connaissez-vous des #BD, #livres ou #jeux qui pourraient être soit directement utilisés en classe ou alors comme ressources pour les enseignant·es ?

    Ci-dessous, les ressources déjà trouvées... si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager !

    #ado #ados #ressources_pédagogiques #éducation #éducation_aux_médias #presse #médias

  • Le réseau CANOPÉ (réseau de création et d’accompagnement pédagogique mais je suis bien infoutu de décrypter ce que signifie en clair leur logo) anciennement CNDP (centre national de documentation pédagogique) décliné en antennes régionales (CRDP) et départementales (CDDP) a l’intention de monétiser ses services en direction de ses usagers, en l’occurrence les enseignant·es.

    Canopé : Les professeurs devront payer ?
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/07/04072018Article636662873911345049.aspx

    Les enseignants doivent -ils payer pour leur formation continue ? Le bruit a fait rapidement le tour des réseaux sociaux ce week end soulevant l’indignation de nombreux enseignants : les professeurs utilisateurs des services de Canopé doivent désormais payer un abonnement de 20 euros par an. Qu’en est-il réellement ? Jean-Marie Panazol, directeur général de Canopé, explique les raisons de cette nouvelle politique tarifaire.

    https://www.reseau-canope.fr/abonnements-atelier-canope

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Canop%C3%A9_%28r%C3%A9seau%29

  • “Ce serait mieux si…” (Séance d’écriture-flash n°6, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Ce serait mieux si… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi)

    – Ce serait mieux si chez moi il y avait deux salons et des animaux de compagnie et une PS4, et aussi une télé.
    – Ce serait mieux si on avait une habitation, une famille, de la nourriture. Ce serait mieux si on vivait sans problèmes.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de problèmes. Et si on n’arrêtait de se disputer. Et si on n’arrêtait de m’embêter et qu’on arrêtait de parler derrière mon dos.
    – Ce serait mieux si on avait une maison au lieu d’un immeuble et aussi si j’avais un frère. Ça changerait un peu : il n’y aurait pas que des filles à la maison. Il y aurait peut-être plus de bêtises et aussi plus de joie. Mon père ne dirait plus : « Allez les gars, c’est l’heure d’aller au lit. »
    – Ce serait mieux si je vivais dans un château avec ma famille, avec une piscine et un jacuzzi.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de pollution, plus de pauvreté ni de faim dans le monde. Ce serait mieux s’il n’y avait plus de racisme.
    – Ce serait mieux si Maître Coutil passait une journée dans notre classe, si on faisait moins de Picot.
    – Ce serait mieux si on allait à Paris voir la Tour Eiffel.
    – Ce serait mieux si je parlais quand on m’interroge parce que quand on m’interroge, je ne parle pas beaucoup.
    – Ce serait mieux si personne ne se disputait et que tout le monde était amies.
    – Ce serait mieux si on pouvait voler dans les airs et aussi voir à travers les murs comme ça la maîtresse pourrait voir ceux qui font des bêtises. À côté, ce serait mieux si notre mère ne mourrait pas et puis aussi si j’avais tout ce que je voulais.
    – Ce serait mieux si dans ce monde il n’y avait plus jamais de problèmes ou de disputes et mieux encore si on s’acceptait : couleurs de peau ou pas, fille ou garçon.
    – Ce serait mieux si on allait tout le temps au cinéma.
    – Ce serait mieux si un jour un monsieur passait. Il serait au téléphone et dirait : « Bon bébé, je te laisse, je dois travailler ». Et là un monsieur viendrait et dirait : « Mais c’est quoi ce menteur ! Arrête de mentir ! »
    – Ce serait mieux si j’avais une grande maison, on aurait plus d’espace et un grand jardin et si avec mes amies on s’était amusées.
    – Ce serait mieux s’il faisait beau, je veux du soleil !
    – Ce serait mieux si l’école ouvrait à 10h, comme ça on pourrait dormir plus longtemps.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2

  • L’Agence des Usages - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/agence-des-usages/apprentissage-par-la-robotique-et-temps-extrascolaire.html

    Deux études menées dans le cadre de dispositifs extrascolaires et périscolaires sur des expérimentations de l’usage des robots permettent d’entrevoir l’intérêt de ce type de dispositifs pour les apprentissages et pour une meilleure articulation des différents temps scolaires et extrascolaires.

    En France, l’intégration de la robotique dans l’enseignement fait partie du « Plan pour le numérique à l’école » afin d’aborder notamment des notions d’informatique et sensibiliser les élèves à la programmation. De nombreux kits robotiques de construction et de programmation sont aujourd’hui disponibles et adaptés à différents niveaux scolaires, de la maternelle à l’enseignement supérieur. Ces kits peuvent également être utilisés lors des temps périscolaires ou à l’occasion de stages proposés notamment par les centres de loisirs.

    #Robots #Education

  • 1847, Semmelweis et l’asepsie - Corpus - réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/corpus/video/semmelweis-et-l%E2%80%99asepsie-144.html
    https://www.reseau-canope.fr/corpus/videos/asepsie_et_semmelweis.jpg

    http://www.lepetitcelinien.com/2012/08/semmelweis-lapotre-du-lavage-des-mains.html

    #Semmelweis, l’apôtre du lavage des mains
    par Sébastien LAPAQUE

    Ce médecin hongrois a été le premier à remarquer que les femmes ne mouraient plus en couches quand l’accoucheur se lavait les mains. Il a fini dans un asile, ses théories ayant été considérées comme insensées. Il est difficile de croire aujourd’hui qu’au milieu du XIXe siècle en Europe, un médecin ait été ostracisé par ses confrères, banni des hôpitaux et des maternités, considéré comme demi-fou, parce qu’il prônait au personnel de se laver les mains avant toute intervention et de nettoyer soigneusement les instruments utilisés.

    #hygiène
    #révolution_scientifique
    #femmes
    #accouchement
    #sexisme_médical
    #aseptie
    #folie
    #infections_nosocomiales
    #microbes

  • Enseigner la géographie : quelques ressources

    – Un ouvrage (non disponible en ligne) très récent, à connaître pour le concours : « Géographier aujourd’hui. Enseigner la géographie au collège et au lycée », dirigé par Marie-Claire Robic (spécialiste de l’histoire de la géographie) et Muriel Rosemberg (spécialiste de géographie de l’imaginaire et des représentations spatiales) -> voir le sommaire : http://www.reseau-espe.fr/recherche/publications/geographier-aujourd-hui-enseigner-la-geographie-au-college-et-au-lycee

    – Une émission de « La marche de l’histoire » avec la géographe Magali Reghezza : « L’enseignement de la géographie de la France » https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-29-mai-2017 -> à compléter avec le ppt d’une formation qu’elle a donné aux enseignants de l’académie de Paris : https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_1015129/quelle-geographie-enseigner-et-pourquoi-magali-reghezza?details=true

    – Le numéro n°460 de 2008 des Cahiers pédagogiques : « Enseigner la géographie aujourd’hui », avec quelques articles en accès libre en ligne : http://www.cahiers-pedagogiques.com/No460-Enseigner-la-geographie-aujourd-hui

    – Un texte du géographe Pascal Clerc sur son carnet de recherche : « Enseigner la géographie : pour une citoyenneté active et critique » https://geobuis.hypotheses.org/340

    – Un ppt très complet de Stéphane Bourgeat : « De la géographie classique aux nouvelles géographies. Application : quelques grandes problématiques actuelles et passées sur France en ville et sur les mobilités » http://slideplayer.fr/slide/1775257 => le ppt porte sur d’anciennes questions au concours, mais donne un excellent aperçu de la manière dont on passe des concepts à l’application du raisonnement géographique

    – Le pdf d’une présentation de Stéphane Gallardo : « Quelles spécificités de la géographie ? » http://concours.histegeo.org/Diapo_histoire_de_la_geographie.pdf

    – Un texte de Jean-François Thémines : « Géographicité et enseignement de la géographie » http://ecehg.ens-lyon.fr/ECEHG/apprentissages-et-didactique/methodologie-de-la-recherche/geographicite-jft.pdf => Jean-François Thémines est aussi auteur d’un ouvrage « Enseigner la géographie. Un métier qui s’apprend » pour une approche plus pratique (informations : https://www.reseau-canope.fr/notice/enseigner-la-geographie.html)

    – Le blog de recherche « Didagéo » consacré à la didactique de la géographie : http://didageo.blogspot.fr -> voir notamment la rubrique « Recherche et Pratiques réflexives » http://didageo.blogspot.fr/p/terrain.html

    #Enseignement #Enseignement_de_la_Géographie #Géographie #Enseigner_la_Géographie #Didactique #Didactique_de_la_Géographie

  • Savoirs CDI : Gilles Sahut et les arcanes de Wikipédia
    https://www.reseau-canope.fr/savoirscdi/index.php?id=3019


    L’importance des références dans Wikipédia

    La question référentielle est centrale dans les travaux de Gilles Sahut. Il rappelle qu’il s’agit d’une tradition qui s’est construite au fil des siècles et cite à cet effet Langlois et Seignobos en France, pour qui *« le texte persuade, les notes prouvent »* .

    Cette pratique s’est développée principalement dans le cadre scientifique au travers de la logique des publications notamment pour renforcer l’argumentation :

    « L’étude ethnographique du travail scientifique publiée par Latour détaille les procédés rhétoriques utilisés par les chercheurs pour étayer la crédibilité des textes qu’ils produisent. Muni de références, un écrit de recherche devient plus difficilement contestable. Il est mieux armé pour affronter la critique, pour être engagé sur le terrain des controverses et résister aux attaques d’un éventuel contradicteur (et concurrent). Par l’intégration de références dans un écrit, le scripteur atteste à la fois de l’existence d’une source et de la présence d’une information au sein de celle-ci. Rappelons que “Le document est une preuve et la mention d’un document est la preuve que le document existe : c’est la preuve de ici preuve” (Couzinet, Régimbeau, Courbières, 2001), Dès lors, l’information devient virtuellement vérifiable par un lecteur, ce qui a pour effet d’accroître sa crédibilité. » (Sahut, 2015)

    La référence est aussi un moyen de se placer dans une sorte de filiation pour tenter de capter en quelque sorte l’autorité du document cité. On retrouve dans le projet de Wikipédia une forme de filiation encyclopédique. La crédibilité encyclopédique a en effet souvent reposé sur une autorité institutionnelle ou tout au moins sur celle de ses rédacteurs qui doivent être jugés sérieux tout au moins par leurs pairs. Plus l’encyclopédie gagne ensuite en crédibilité, plus c’est finalement le fait d’en être contributeur qui devient un gage de qualité. C’est dans ce cadre que l’encyclopédie de Diderot et D’Alembert s’est inscrite :

    « À travers leur œuvre, les philosophes affirment la primauté des droits de la raison sur la force de la tradition. L’Encyclopédie retranscrit l’évolution conjointe des sciences et techniques et du devenir des humains, ces derniers disposant de la capacité de diriger la marche des savoirs afin de développer ceux qui sont le plus utiles8. L’autorité repose désormais sur l’expertise de l’auteur qui prime sur le poids des textes du passé. » (Sahut, 2015, P.132)

    #citation #wikipédia #sources_documentaires

  • l’Atelier Internet poursuit son travail d’élaboration d’une
    pensée critique de l’internet et du numérique.

    http://barthes.ens.fr/atelier

    * 11 mars : Les mots, les images et les machineries numériques : le
    soulèvement tunisien en question.
    Jean-Marc Salmon, avec Pierre-Antoine Chardel (discutant).

    Résumé :
    À partir de 95 entretiens conduits en face à face en Tunisie et d’une
    enquête sur la Toile, on propose une réflexion sur des originalités du
    soulèvement tunisien, un mouvement sans organisation nationale, sans
    direction centrale, sans texte de référence.

    Alors comment comprendre une telle capacité d’agir qui se manifesta si
    abruptement et qui s’exprima avec tant de célérité ? Comment s’est construite
    une telle dynamique politique de déstabilisation (des ordres institués) en
    l’absence de porte-parole ? Comment s’agencèrent les mots et les images, les
    mobilisations dans la rue et les effets du virtuel ? Il s’agira ainsi de
    discuter l’hypothèse d’une nouvelle morphologie de la critique
    socio-(micro)politique à l’ère numérique.

    http://barthes.ens.fr/atelier/Resume-Salmon2016.html

    ** 25 mars : Atomes de l’écriture informatique. Une étrange alliance entre
    capitalisme et pays islamiques.
    Éric Guichard, équipe Réseaux, Savoirs & Territoires de l’Ens.

    * Résumé :
    Le consortium Unicode garantit la normalisation informatique de tous les
    caractères et signes des langues du monde.

    Le projet est utile, et aussi délicat. D’où quelques errances : des
    caractères tirés de l’imagination d’individus (table de camping) côtoient
    ceux introduits à la demande d’industriels (logo Apple).

    L’écriture arabe semble choyée. Des caractères permettent d’écrire des mots
    entiers, voire plus. On retrouve ici une confusion entre dimensions
    culturelle et religieuse transplantée dans l’univers informatique.

    De telles ambiguïtés en termes de catégories invitent à réaliser une
    sociologie d’Unicode. Les premières enquêtes montrent une alliance affichée
    entre pays islamiques et multinationales de l’internet.

    http://barthes.ens.fr/atelier/Resume-Guichard-25mars2016.html
    @gonzo #internet