• L’apocalypse en jaune fluo - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/12/18/lapocalypse-en-jaune-fluo

    C’est une véritable apocalypse en jaune fluo qui a déferlé sur la France et qui a résisté, jour après jour, semaine après semaine, au froid, au découragement, à la violence, à la haine et quelque part, aussi, à la tentation du pire et du chaos. C’est une apocalypse au sens premier du terme : la révélation  !

    Parce que c’est cela qui s’est réellement passé et que plus rien ne pourra effacer : ce qui était invisible est devenu visible, ce qui était nié s’est imposé à tous, ce qui était caché a été exposé de manière irrévocable.

    #gilets_jaunes #démocratie #confiscation_démocratique

    • Certains « gilets jaunes » trouvent une « famille » sur les ronds-points, Aline Leclerc
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/21/certains-gilets-jaunes-trouvent-une-famille-dans-leur-lutte-sur-les-ronds-po

      Le mouvement, apparu le 17 novembre, a fait naître une forme de #solidarité et de fraternité chez ceux qui ne s’étaient jamais révoltés.

      « Râleurs des canapés, mettez vos gilets ! » , annonce la pancarte posée bien en vue contre un pylône du rond-point. L’air de rien, elle dit beaucoup de ce qu’est le mouvement des « gilets jaunes » : la #révolte de ceux qui, jusqu’ici, ne s’étaient jamais révoltés et bougonnaient seuls, chez eux, devant leur télévision. Il y a un mois, ils ont éteint leur écran, enfilé leur gilet. Et sur l’échangeur de la nationale ou le terre-plein à côté du péage, ils ont rencontré des inconnus qui leur ressemblent, avec qui ils refont désormais le monde autour d’un feu de bois, en buvant le café. Au-delà de leurs revendications toujours vives sur le pouvoir d’achat ou la crise démocratique, c’est aussi cela qui les fait continuer la lutte : le plaisir de s’être trouvé cette nouvelle « famille », comme ils aiment désormais à le dire.

      « Ici tout le monde se raconte et on se rend compte qu’on a un peu tous les mêmes problèmes »

      « Ah ça, le répertoire s’est rempli, c’est vrai qu’on s’est fait des amis ! », s’enthousiasme Jessica, mère au foyer rencontrée dans l’Yonne. « Les gens pensaient qu’il n’y avait qu’eux qui avaient des difficultés. Mais ici tout le monde se raconte et on se rend compte qu’on a un peu tous les mêmes problèmes. La misère de chacun, elle nous touche », explique Bernard, ancien thermicien dans une centrale nucléaire. Mobilisé à Montchanin (Saône-et-Loire) depuis le 17 novembre, malgré, explique-t-il, « ses 74 ans et ses deux cancers ». Il nous rappelle cet autre retraité croisé à Saint-André-de-Cubzac (Gironde). En chimiothérapie, il bravait le froid glacial pour retrouver les « gilets jaunes » au bord de la nationale, tous les après-midi : « Ça me change les idées, chez moi c’est sinistre, je m’ennuie. »
      « Ici, il y a une alliance entre la recherche du bien et la recherche de #liens, philosophe Guy, garçon de café à la retraite, autour du feu de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Des gens qui s’isolaient dans leur #précarité, en se retrouvant, recréent du sens. Il y a une faim de vie. »

      Ce bon vieux temps où l’on n’avait pas la télé
      A Montchanin, les « gilets jaunes » racontent comment ils se sont démenés pour qu’un des leurs, handicapé par deux AVC, retrouve le chauffage. « Par fierté, il a longtemps rien osé dire, s’émeut Bernard. Mais c’est la force de ce mouvement. Et moins Macron nous entend, plus les gens se ressoudent ! Le peuple, il est en train de tout se ressouder, et c’est ça qui leur fait peur ! »

      « Ils ont tout fait pour qu’on devienne individualiste »

      Derrière lui, Nono, 54 ans, mécanicien intérimaire, insiste : « Ils ont tout fait pour qu’on devienne individualiste. En nous divisant, et en lavant le cerveau des gens. » Autour du feu de Montceau-les-Mines, Georges, ancien mineur de 68 ans, évoque ce bon vieux temps où l’on n’avait pas la télé : « Les gens se réunissaient le soir pour discuter, y’avait des veillées fraternelles… Et c’est un peu ça en fait qu’on revit, cette fraternité. »

      « On vit dans un monde tellement égoïste, on a toujours mieux à faire qu’aider les autres, ou visiter sa vieille grand-mère. Et là, voir les gens solidaires, ça me fait un bien fou, témoigne aussi Angélique, coiffeuse de 34 ans. Je me dis qu’il n’y a pas que des mauvais ! » Elle ajoute, pensive : « Je ne sais pas si on sera plus heureux, mais on ne sortira pas pareil des “gilets jaunes”. » Et George d’ajouter : « Le premier des changements, il est en nous ! »

      Cela a fait naître en eux une grande fierté

      En relevant la tête, eux, les oubliés, les méprisés, ont réussi en un mois à s’imposer dans les médias et à défier le pouvoir, obtenant même quelques victoires. Beaucoup ne s’en seraient jamais cru capables. Cela a fait naître en eux une grande fierté. Et des rêves grandiloquents : ceux qui restent mobilisés aujourd’hui veulent tout bonnement « changer le système ». Cette #machine_à_broyer qui les écrase depuis quarante ans. « Un jour, peut-être, on parlera des “gilets jaunes” dans les livres d’histoire, songe Angélique, qui élève seule ses deux enfants. Et ce jour-là, je pourrai leur dire “j’y étais !” On n’a pas vécu la guerre, mais on aura fait ça. Je me serai battue pour leur avenir. »

      « Personne n’est capable de vous dire quand ce sera la fin »
      On entrevoit alors combien il sera difficile de mettre fin au mouvement pour ceux qui le pensent révolutionnaire. « Alors quoi, tout le monde rentre chez soi, et puis les #riches restent riches et les #pauvres restent pauvres ? On enlève les barrages et on continue le système ? On peut pas faire ça ! », estime Georges, l’ancien mineur. « On est lucide, on se rend compte qu’il n’y a pas de solution évidente, concède Michel, son beau-frère. Personne n’est capable de vous dire quand ce sera la fin. »

      Beaucoup n’ont tout simplement pas envie qu’elle arrive. « Ça fait peur à certains, estime David, 45 ans, mobilisé à Montceau-les-Mines. Les gens sont devenus amis, la manifestation du samedi est devenue la sortie du week-end. Si on rentre chacun chez soi, ensuite quoi, on se fait juste coucou au Leclerc ? »

    • Un grand texte @monolecte .
      Bravo.

      Pour information, débrayage spontané dans certaines entreprises, exemple Satelec par chez moi.
      Ils doivent être consternés.

      Moins agréable, vendredi après midi, fête d’Ecole primaire, sur Lille.
      La plupart des petites filles, de plus en plus grimées en mini miss (pas du fait de l’école).
      Consternant, à suivre.


  • Nicole ESTEROLLE - À propos de l’art conptemporain

    Interview téléphonique réalisée le 13 août 2018 A propos de la sur visibilité de la crétinerie.

    https://vimeo.com/288071532

    Retrouvez les œuvres présentées sur le site : http://nicolemuseum.fr

    Réalisation Marc ROHNER
    Musique Patrice MOULLET

    Bonus : Le Magazine du Schtroumpf Emergent http://www.schtroumpf-emergent.com/blog

    #Audio #art #art_contemporain #escroquerie #Nicole_ESTEROLLE
    #gavage #sidération #vide #beauté #laideur #politique #globalisation #capitalisme #guerre #violence #laideur #enlaidissement #argent #financiarisation #totalitarisme #double_langage


  • L’art contemporain : une balise vers les gouffres | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/cuenod/blog/070818/lart-contemporain-une-balise-vers-les-gouffres

    Nous vivons en paix, paraît-il. Nous, c’est-à-dire l’infime partie repue de l’humanité Pourtant, tout est guerre parmi nous, autour de nous, en nous. Guerres entre groupes économiques, guerres entre religions, guerres entre pays, guerres entre générations ; guerres larvées, ouvertes, bruyantes, silencieuses ; guerres froides, tièdes, chaudes ; guerres bleues, saignantes, à point, très cuites. Et Annie Le Brun de citer le poète et agitateur libertaire William Morris (1834-1896) pour dénoncer l’origine de cette spirale belliqueuse : « Le système de concurrence illimitée ». L’hypercapitalisme financier a poussé le moteur de la concurrence vers ses régimes extrêmes. Désormais, à la concurrence entre entreprises s’est ajoutée la concurrence entre individus considérés comme des autoentrepreneurs, le mot moderne pour désigner les esclaves. Pour cela, il convient d’enserrer les humains dans des réseaux serrés de représentations divertissantes et abrutissantes qui les castrent de toute velléité de révolte. Pour mener à bien cette offensive vers l’aliénation massive, la banalisation de la laideur est devenue un impératif, d’où l’invasion de ce qu’Annie Le Brun nomme « le réalisme globaliste » . La beauté possède un potentiel révolutionnaire qui met en danger cette stratégie.

    L’art contemporain et la laideur comme stratégie

    Définir la beauté demeure aléatoire. Mais c’est justement cet aléatoire qui en fait une force libératoire. La beauté est indissociable de la surprise bouleversante qu’elle provoque chez celle ou celui qui en est traversé. « Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie », écrivait Lautréamont dans ses « Chants de Maldoror ». La beauté fait naître une émotion passionnée qui foudroie quiconque s’en approche. Désormais, pour cet heureux « quiconque » plus rien ne sera comme avant. Dès lors, la beauté met le feu aux poudres à l’intérieur de celle ou celui qui la vit. D’où risque d’explosion que la laideur du « réalisme globaliste » – avec ses MacDo gerbatoires, ses autoroutes grisâtres du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, son urbanisme d’un style benzodiazépine généralisé – s’efforce de désamorcer grâce à l’apport décisif de l’art contemporain qui banalise l’originalité et trivialise la poésie.

    Est-il besoin d’ajouter – oui, sans doute, considérant l’état confusionnel du temps présent – que cette émotion bouleversée par la beauté a pour ennemi l’émotivité, ce sentiment médiocre distillé par les gros médias pour distraire leur troupeau ? De même, la sensibilité est mise à mal par la sensiblerie. L’émotivité tente de bloquer l’élan passionnel enclenché par l’émotion née de la beauté et la sensiblerie désensibilise la sensibilité en la rabaissant dans le trivial. La beauté, voilà l’ennemie de ce que Le Plouc nomme la « société médiamercantile ».

    Il s’agit aussi d’extirper de ce paysage globalisé tout ce qui n’a pas de valeur marchande, d’où le titre de ce magnifique essai d’Annie Le Brun. La Joconde, devenue l’icône des selfies, doit rapporter plus que le prix d’un billet au Louvre, aussi l’installateur Jeff Koons (célèbre pour ses caniches en plastique et autres basses conneries de hauts prix) et l’inévitable famille Arnault – qui est au mécénat ce que la tribu d’Attila fut à l’art équestre – l’ont-t-ils transformée en sac à main Vuitton avec quatre autres victimes[1]. Le comble du mépris pour l’art et les artistes. On se demande si Vuitton-Koons ne vont pas un jour réduire la « Victoire de Samothrace » à l’état de balai de chiotte griffé.

    L’ « artfairiste » Kapoor lave plus noir que le noir le plus noir

    Le plus accompli et le plus cynique des entrepreneurs de l’art contemporain demeure Anish Kapoor qui s’est assuré à prix d’or (mais non connu) l’exclusivité de l’usage artistique du Vantablack.« Ce noir plus noir que tous les noirs » a pour particularité d’absorber la lumière à 99,965%. « De là son extraordinaire capacité d’abolir les formes. (…) Qui s’entêterait à vouloir (…) y discerner quelque chose ne verrait qu’un trou noir à la place d’un volume, celui-ci serait-il le plus irrégulier possible », explique Annie Le Brun. Kapoor dispose donc du monopole artistique de ce Vantablack. Juridiquement, il n’y a rien à redire. L’« artfairiste » est passé à la caisse. Politiquement, son investissement démontre à quel point l’art contemporain a partie liée avec l’hypercapitalisme financier et globalisé. Symboliquement, en acquérant le Vantablack qui efface les formes, Kapoor « devient un des maîtres de ce pouvoir d’indistinction » où tout est fonction, non de la beauté qui se dégage d’une œuvre, mais uniquement de sa valeur d’échange.

    « On pourra avancer que tout cela se limite à un milieu très restreint », ajoute Annie Le Brun. Erreur. « Tout cela » concerne chacun de nous, avertit la poète et essayiste : « Force est de constater qu’on se trouve là devant l’art officiel de la mondialisation, commandé, financé et propagé par les forces réunies du marché, des médias et des grandes institutions publiques et privées, sans parler des historiens d’art et philosophes appointés qui s’en font les garants. Cette entreprise-culture a toutes les apparences d’une multinationale, où se forge, se développe, s’expérimente la langue de la domination dans le but de court-circuiter toute velléité critique[2]. »

    La peur de la pensée conduit vers toutes les abdications et surtout au renoncement à cet infini en nous qui se fait jour chaque fois que la beauté[3]surgit. Alors, comment sortir de ces réseaux de représentations qui nous font accepter l’inacceptable ? En ayant un regard et du courage, conclut Annie Le Brun :

    « Innombrables sont les chemins de traverse pour y échapper, quand on veut bien prendre le risque de ne pas se tenir du côté des vainqueurs. Mieux, de s’en tenir au plus loin. Ce que j’en sais est qu’on ne s’y bouscule pas mais qu’on y respire beaucoup mieux et que, certains jours, même parmi les plus sombres, l’horizon peut s’éclaircir d’une soudaine et stupéfiante lumière. »

    Jean-Noël Cuénod

    Annie Le Brun – Ce qui n’a pas de prix, Beauté, laideur et politique – Editions Stock, collection les essais – 173 pages.

    J’en ai un peu marre de voire l’art contemporain réduit à Koons, Kapoor et Arnault, c’est un choix aussi de considéré ceci comme l’art contemporain et de réduire l’art à cette seule catégorie multi-milliardaire. Pour moi c’est pas ça l’art contemporain, ça c’est de l’art spéculatif contemporain, ca devrait interessé seulement les spéculateur·ices. Je vais pas voire ces expos, j’achète pas ces trucs, je m’en fiche d’eux et ce qu’ils pensent et ressentent du monde. Toutes les époques ont produit ce type d’art à la botte du pouvoir et aussi un tas de choses à la marge, et dont la qualité est rare selon les critères qu’on a là dessus. Pourquoi choisir de passer du temps sur Koons et ignoré les artistes marginale·aux tout aussi contemporain·nes ? Il n’y a probablement jamais eu autant d’artistes qu’aujourd’hui, et c’est pas la qualité qui manque (j’en connais pas mal alors c’est qu’il y en a vraiment beaucoup) et les seuls qui comptent sont ceux qui sont coté en bourse.
    Il y a en plus un gros fond de mépris du peuple dans cette manière de pensé les masses comme stupides. Que la peinture d’un vieux marchand d’armes de la renaissance, finisse sur des sacs à main, qu’est ce que ca peu nous faire ? C’est plutot sa place. Vinci c’était une sorte de Koons, en pire puisqu’il concevait des armes, participait à des assassinat politiques t pratiquait la peinture de manière accessoire. Alors déco de sacs à main LVMH il aurait probablement trouvé ca super du moment qu’il touchait les royalties.

    Sinon tous les trucs du texte qui dénonce la « sensiblerie » et la « trivialité » ca pue le virilisme. Triva est une déesse attachée aux femme (déesse des croisements) et ce sont les femmes qu’on accuse de sensiblerie, contrairement aux hommes qui eux s’adonnent virilement à l’histoire avec la grande H sans faire de sentiments. Et il réduit la révolte à un truc de mâles castrés ou pas castrés ;
    « Pour cela, il convient d’enserrer les humains dans des réseaux serrés de représentations divertissantes et abrutissantes qui les castrent de toute velléité de révolte. »

    Enfin ca me fait pensé à un truc vécu très souvent (mais heureusement pas toujours) quant je me présente. Quant je dit que je suis artiste, on me demandent si j’en vie (c’est à dire si il y a une valeure en € et $ pour mes dessins). Et là c’est toujours pareil lorsque cette question est posée. Si je dit non, la personne change de sujet et n’a plus aucun intérêt pour ce que je pourrait produire d’artistique qui n’est plus qu’un passe temps (un truc trivial, avec mépris du trivial qui va avec). Si je dit oui, alors la personne montre un intérêt pour mon travail, (avec même quelques manifestations de respect et considération, genre c’est sérieux, pas trivial) poursuit sur le sujet et demande à voire ce que je fait comme choses artistiques. En fait réduire l’art contemporain à Koons et à l’art spéculatif, c’est partagé cette mentalité qui n’accorde de la valeur et de l’intérêt que pour ce qui se paye en millions.
    Je voudrais tenté une définition de l’art, je voie l’art comme la transposition plastique de valeurs politiques individuelles et collectives. Est art pour chacun·e ce que chacun·e définit comme art selon ses propres critères. C’est un peu circulaire mais par exemple ca permet de concilié le fait que pour une personne au Dahomey du XVII° qui sculpte un vaudou en fer, cette personne ne fait pas de l’art mais plutot un truc religieux, mais une autre personne, par exemple un·e bourgeois·s blanc·he du XXI° peut y voire « de l’art » selon ses critères bourgeois blanc (esthétique, métaphysiques, financier, savoir faire, historicité...). Ca fait qu’on peut être aussi artiste tou·tes seul·e, pas besoin de reconnaissance extérieure. Mais ca fait aussi qu’on peu ne pas être reconnu. Ca fait qu’on peu voire Koons et Vinci comme des propagandistes du pouvoir, des publicitaires, plutot que comme des artistes.
    Enfin pour les sacs, je viens de me souvenir qu’un de mes dessins est sur un sac aussi. Et que ca m’aurais pas déplu d’avoir les royalties non plus...
    https://seenthis.net/messages/401711
    Ca me rappel la fin de No Logo ; la publicité (ou le capitalisme) récupère tout, y compris ma pomme.



  • L’art dévoré par l’argent
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/190817/l-art-devore-par-l-argent

    Œuvre de l’artiste britannique Damien Hirst © DR Un livre collectif rédigé par des artistes, des écrivains, des théoriciens et des membres d’écoles d’art examine le nouveau régime des rapports entre art et #argent, qui achève de transformer les œuvres en objets spéculatifs et raconte le creusement abyssal des inégalités, dans l’univers artistique comme dans la société. Entretien avec sa co-directrice, l’écrivain #Nathalie_Quintane.

    #Culture-Idées #art_contemporain #Fondation_Vuitton #Jean-Pierre_Cometti #spéculation

    • Les Chroniques de Nicole Esterolle
      La création libre va bien, mais l’art dit contemporain va de plus en plus mal
      http://www.schtroumpf-emergent.com/blog/?cat=3

      7 – Quand les obscurantistes bretons résistent outrageusement à l’invasion de plantes vertes dans l’art contemporain


      C’est une exposition de trop dans le genre installationnisme délirant, qui a décidé sans doute la municipalité de Quimper de réduire sa subvention à son Centre d’Art Contemporain appelé « Le Quartier »…Encore un outrage à l’art d’Etat, qui permet à notre pimpante nouvelle ministre de la culture de hurler à l’obscurantisme nauséabond qui « fait le jeu du Front National »…Classique dans l’indécrottable bien- pensance de vieille gauche identitaire Nouvel Obs indékrotuptibles et Cie.. Belle et exemplairement contemporaine pourtant , cette installation, « entre construction et dépotoir », où il est question de musique pour plante vertes, de chant d’oiseaux, de chewing-gums et de brumisateurs… « un condensé de notre société, entre zen et hardcore, entre bondage et musique classique »…tout pour plaire aux culturolâtres quimpérois amateurs de questionnement sociétal et alliés objectifs du FN.

      Je vous joins un lien pour plus d’info : http://le-quartier.net/A-VENIR-MUSIQUE-POUR-PLANTE-VERTE


  • « La #spéculation financière détruit l’art comme elle détruit les sols »
    http://www.reporterre.net/La-speculation-financiere-detruit-l-art-comme-elle-detruit-les-sols

    Cet #art officiel dit contemporain est un art de #système, totalement démontable, sans nécessité intérieure, sans accroche sensible, sans mystère ni poésie, sans contenu. Il ne peut être ni viable, ni durable, ni partageable, ni transmissible aux générations futures. Ce produit de la spéculation, intellectuelle ou conceptuelle, et financière, détruit l’art comme l’#économie virtuelle détruit l’économie réelle et comme la spéculation sur les céréales et la viande détruit les sols et empoisonne les agriculteurs. C’est un art de la disparition du contenu sensible, charnel et vivant (comme le sol de l’agriculture contemporaine se vide de ses organismes vivants) au profit du contenant le plus spectaculaire et provocateur possible ; au profit du discours d’enrobage et d’endoctrinement à la malbouffe artistique, au profit du discours du « rien à dire mais le faire savoir », au profit d’un bourrage médiatique destiné à combler son absence d’objet et sa #vacuité ontologique. Bref, au profit de ce verbe qui, comme chacun sait, fabrique de l’argent et du pouvoir en soi et pour soi et en vit.

    C’est donc un art de la #communication à vide, de la posture, de la frime, du bidon sonore, et de l’imposture, du n’importe quoi fabriqué et imposé par des gens qui ne comprennent pas l’art, qui ne l’aiment pas et sont qualifiés, payés et fonctionnarisés pour ça, et pour en dégoûter un maximum de citoyens, comme on dégoûte les gens de la bonne nourriture moins rentable que la malbouffe.

    • des gens (...) qualifiés, payés et fonctionnarisés pour ça

      Ces gens (critiques, directeurs de musée, etc.) qu’on entend de plus en plus se prétendre « scientifiques » !
      C’est assez nouveau et très tendance sur France Culture...

      #fatuité

    • Une autre imposture artistique qui, sous couvert d’ésotérisme, rouille « à petit feu » sur une place publique à Chagny (Saône-et-Loire). J’ai nommé « Octagon for Saint Eloi », une masse d’acier octogonale, œuvre de Richard Serra, forgée au Creusot et rebaptisé plus prosaïquement le « boulon » par ses détracteurs locaux :

      http://f6mig.canalblog.com/archives/2015/02/08/31486271.html

    • Art as Alternative Investment Creates Storage Business Tax Haven - SPIEGEL ONLINE
      http://www.spiegel.de/international/business/art-as-alternative-investment-creates-storage-business-tax-haven-a-912798.ht

      One of the world’s most valuable art treasures is being stored in an extremely ugly place, a six-story concrete building known as the Geneva free port. Instead of windows, much of the façade of this giant safe for the world’s wealthy is covered with gray panels.

      Anyone hoping to get into the walk-in lock boxes of this very special Swiss tax haven must first surmount a number of hurdles. At the first door, an employee has to type the right combination of numbers into a small screen. The next hurdle is a large steel barrier that has to be rotated counter-clockwise until it snaps into place, followed by a heavy steel door that resembles a submarine bulkhead. Behind it is a drab corridor with doors on both sides. Only the renters have keys to these doors.

      The employee of Geneva Free Ports & Warehouses Ltd. remains discreetly in the background while the owners of the locked-up treasures count their gold bars or examine their collection of paintings being stored in the warehouse.

      #Port_Franc #Genève

    • Geneva duty-free art warehouses under fire - The Local
      http://www.thelocal.ch/20150603/geneva-duty-free-art-storage

      A free port on the fringes of Geneva where billions of dollars of fine art is stored is under scrutiny for tax evasion and money laundering after a high-profile case involving a top Swiss dealer and a Russian billionaire.

      Behind its nondescript facade, the heavily-guarded toll- and customs-free zone that makes up the Geneva Freeports is storing a jaw-dropping number of priceless artworks, including Picassos, Van Goghs and Monets, and other precious goods.

      Warehouses in the area spread over 150,000 square metres — with nearly a quarter of that occupied by Natural LeCoultre, a firm that specializes in storing fine art.

      The firm’s owner, Geneva businessman Yves Bouvier, was arrested in Monaco in February after allegations that he laundered money and defrauded Russian billionaire Dmitry Rybolovlev, the owner of Monaco football club, of millions.

      Bouvier, who is suspected of selling works by the likes of Picasso, Modigliani, Degas and Gauguin to Rybolovlev at hugely inflated prices, has denied any wrongdoing.

      Free ports, or bonded warehouses, attract the super rich in hordes as they can store fine art, furniture and other treasures tax-free — and far from the public eye.

      But now the Geneva Freeports finds itself at the centre of unwelcome controversy, amid questions over its role and opaqueness.

    • Et, dans la galerie de 4 photos du Spiegel, l’un des gros concurrents de Genève, Singapour


      Other places are vying for a share of this lucrative business. Luxembourg plans to build a freeport building to be a “fortress of art.” Singapore Freeport, shown here, also stores valuables while offering complete discretion and tax exemption.


      Inside Singapore Freeport: It is widely acknowledged that many of these artworks promptly disappear into art warehouses. Dealers are also quietly aware of how the international art trade can be used to launder money.

    • Aaah, définir #l'art_qu'il_faut, le rêve de tout #critique_d'art !

      L’art, pour être vraiment art, est forcément bio, c’est à-dire libre, naturel, ancré dans la vie et dans un terroir …

      Mais non, c’est juste pas possible de lire ça !

      Autant on peut être d’accord avec ça
      http://www.editionsjcgodefroy.fr/livre/la-bouffonnerie-de-lart-contemporain

      … merci #support-surface pour votre héroïque participation à la lutte des classes.

      Et c’est ainsi que des milliers de jeunes gens normaux, sains de corps et d’esprit, artistiquement doués, doivent chaque année fuir les écoles des Beaux-arts pour sauvegarder leur intégrité mentale et physique.

      Qui est malheureusement vrai, *(entendu l’histoire horrible de l’école de Cergy il y a 20 ans où un étudiant s’est suicidé devant le jury de son diplôme).
      Mais ce manque crucial de sens qui mène au désarroi n’est pas spécifique à l’art, à sa définition, aux écoles d’art, c’est vrai aussi dans la plupart des universités françaises où 50% des étudiants ne passent pas le DEUG. Ce processus destructeur est vrai aussi pour les jeunes gens qui choisissent de croire en la mort et tuent leurs contemporains avec des kalashs. Mais ce n’est pas l’art qui en est responsable, c’est le système capitaliste qui fabrique cette merde, qui détruit l’environnement, les liens entre personnes, et retire la possibilité de donner du sens à nos vies.

      Il y a une désaffection du politique en général mais tout autant dans la notion d’écologie telle qu’elle est véhiculée par les médias. L’apolitisme est vendu par le système capitaliste avec les œillères de la non-critique, c’est confortable, et c’est bien ça le hors-sol mental c’est le hors-politique, un système de consommation. Mais on va pas aller contre les mots ? contre la pédagogie, contre les écoles d’art ? Contre l’art ? Si ? On n’est pas en mesure d’amener à comprendre que le solution ne sera jamais individuelle, où alors elle est nihiliste, que l’art apolitique est un art nihiliste ? De donner les moyens de la critique sociale aux artistes ?
      Mais franchement l’art du terroir ? vraiment, #au_Secours !

      Je serais bien en peine de dire ce que doit être l’art, encore moins que l’art doit être écologique ! La recherche de sens à tout prix c’est également n’importe quoi ! #critique_d'art_contemporain

      http://www.schtroumpf-emergent.com/blog