• La France au bas du classement de la justice en Europe
    https://www.francebleu.fr/emissions/tous-europeens/tous-europeens-du-jeudi-5-mai-2016


    La justice française est mal classée par rapport à ses voisins européens. © Maxppp - Maxppp

    La Commission européenne a publié mi-avril son « Tableau de bord de la justice 2016 ». Un rapport qui compare et classe les différents systèmes de justice des 28 Etats membres de l’Union européenne.

    Pour la quatrième année consécutive, la Commission européenne publie son « Tableau de bord de la justice » en Europe, en se basant sur les données récoltées au cours de l’année 2014.

    Il s’agit d’un comparatif de l’efficacité, de la qualité et de l’indépendance des systèmes de justice des 28 Etats membres. Il y a donc plusieurs classements et plusieurs tableaux comparatifs, se basant sur différents critères et différentes bases de données. Et la France fait partie des mauvais élèves.

  • #Nantes : la police sera-t-elle entendue pour tentative d’homicide alors qu’elle a violemment dispersé le public de la Fête de la Musique, faisant tomber 14 (!) personnes dans la Loire à un endroit connu pour sa dangerosité ?

    Reportage en accès libre sur Presse Ocean : Nantes. Jets de bouteilles, lacrymo et chutes dans la Loire à la soirée techno - https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-sauvetage-dune-dizaine-de-personnes-tombees-dans-la-loire-22-06-2

    Reportage version #paywall sur Ouest-France :
    Nantes. Vives tensions lors de la soirée techno quai Wilson - https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-vives-tensions-lors-de-la-soiree-techno-quai-wilson-6411435

    Témoignages sur la page hélas #Facebook de Nantes Révoltée :

     ? FÊTE DE LA MUSIQUE À NANTES : CHARGES ET LACRYMOGÈNES, DES FÊTARDS TOMBENT DANS LA LOIRE !

    Violences policières contre un Sound system sur l’île de Nantes. Nombreux blessés, et 14 personnes repêchées dans la Loire. Témoignages. -

    Pour la fête de la musique, les autorités nantaises ont mis les grands moyens pour gâcher la soirée : nombreuses patrouilles, police municipale et BAC omniprésente dans des camions banalisés. Dès minuit, des stands sont verbalisés et quelques fêtards arrêtés. Tout est déjà en place pour faire monter inutilement les tensions.

    Mais c’est sur l’île de Nantes que la situation manque de virer au drame. Comme l’an dernier, le long du quai Wilson, un Sound system diffuse de la musique techno. Gros succès au rendez-vous : des milliers de jeunes s’y retrouvent pour danser jusqu’au bout de la nuit. Mais c’est sans compter la répression aveugle qui frappe désormais tous les événements populaires. Vers 4H30 du matin, la police exige l’arrêt immédiat de la musique. Sans attendre, les forces de l’ordre gazent massivement, frappent, et jettent des grenades de désencerclement. Cette violence inattendue contre une foule majoritairement jeune et enivrée provoque un mouvement de foule très dangereux : de nombreux fêtards tombent dans la Loire !

    Heureusement, des bateaux de sauveteurs patrouillent le long des quais, et parviennent à repêcher les personnes dans le fleuve. Selon les pompiers, pas moins de 14 personnes ont été secourues dans la Loire.

    Nous avons recueilli plusieurs témoignages accablants.

    Une fêtarde nous écrit : « On s’est fait gazer, matraquer, on nous a lancé des grenades de désencerclement à la fête de la musique. Apparemment les organisateurs n’ont pas coupé la musique assez vite ... 3 personnes à notre connaissance sont tombées dans l’eau. On s’est pris des grenades et des gaz au bord de la Loire. Tout le monde avait un coup dans le nez. C’était la cata ! »

    Une personne, également présente sur les lieux raconte : « Ça c’est passé quand ils ont demandé de couper le son. Les organisateurs ont coupé, mais apparemment ils auraient fait chanter certaines personnes en remettant un peu de son. C’est la que ça serais parti. Il y a eu du gaz. Des personnes sont tombées à l’eau. […] Pour la suite je sais pas, mais pas mal de vedettes tournaient sur la Loire jusqu’à au moins 6H30 quand je suis parti. » Elle poursuit : « je crois que deux personnes se sont fait interpellées. Et un à été blessé à la tête par une lacrymogène. Perso je me suis fait agripper par un flic puis repousser en arrière parce-que j’étais trop près. "C’est encore un gaucho celui-là", le chef est venu et ma menacé de m’embarquer si je dégageais pas. »

    Un de nos reporters qui se trouvait sur place confirme : « cette nuit, gazage, matraques et crânes en sang. Tirs de grenades de désencerclement et de LBD. Un mec a pris 4 ou 5 balles, j’en croyais pas mes yeux. Plusieurs personnes obligées de sauter dans la Loire, invraisemblable ! »

    Enfin, un fêtard habitué des manifestations nantaises rapporte : « ce sont deux groupes du PSIG [Peloton de la Gendarmerie] qui sont arrivés appuyés par la BAC. Il y avait des CRS, des chiens … Ils ont gazé immédiatement et envoyé les chiens sur les gens. C’était vraiment sale, j’ai vu au moins 5 interpellations, des gens tabassés au sol. Au moins 15 camions de CRS sont arrivés. C’est débile de gazer juste à côté de la Loire, les gens étaient poussés par le gaz vers le fleuve. En plus il y avait des gens ’’défoncés’’. Forcément, des gens ont répliqué. Il y avait des rangées de LBD braqués sur les fêtards. J’ai vu des blessés par les tirs et les grenades. » Il conclut : « Même en manif je n’avais pas vu un tel déchaînement de violence gratuite. »

    La presse rapporte également qu’un DJ a reçu un coup de taser alors qu’il mixait encore.

    Un drame a donc été évité de justesse cette nuit à Nantes. Et selon tous les témoignages, c’est l’intervention violente et aveugle pour empêcher une simple fête de continuer qui semble être à l’origine de la mise en danger de milliers de personnes.

    En France, toute expression de rue, militante ou festive, est désormais combattue par les autorités.

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2278858022150358


    archivé : https://web.archive.org/web/20190622204616/https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2278858022150358

    ... avec en complément une vidéo inaccessible sans être connecté :
    https://www.facebook.com/294803323889181/posts/2280376201998540
    vidéo aussi disponible sur twitter : https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1142821345912393728

    #police #violences_policieres #maintien_de_l'ordre

    • Petit #Checknews :
      Nantes : des personnes sont-elles tombées dans la Loire lors de l’intervention de la police le 21 juin ? - Libération - https://www.liberation.fr/amphtml/checknews/2019/06/23/nantes-des-personnes-sont-elles-tombees-dans-la-loire-lors-de-l-intervent

      Dommage de ne pas considérer comme un fait d’importance la communication du Commissariat Principal ne mentionnant que 3 personnes tombées à l’eau...

    • Un autre témoignage trouvé dans la partie « en attente » de @indymedianantes : Fête de la musique, Bilan sous les lacrymos
      https://nantes.indymedia.org/articles/45884

      Il fait référence à un appel à témoignage suite à la disparition d’un jeune, Steve, que personne n’a vu depuis, semble-t-il, voir l’appel relayé par Nantes Révoltée :
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1142814217592029187

      extrait de l’article :

      État de choc après la charge éclair que les CRS ont effectué le long des quais Wilson, ratissant les sound systems comme des vieilles feuilles mortes jusqu’au bord de la Loire. Ou 14 personnes, selon les secouristes, sont tombées à l’eau ce soir. On viens de me signaler une disparition, un jeune homme de 24 ans, depuis la charge de la police. Si l’on sait que les chutes furent provoquées par le mouvement de panique que les forces de l’ordre ont généré, on ne sait pas les contextes précis. La police a commis une erreur impardonable en acculant la foule vers les hautes berges. Nous allons procéder a un recenssement de témoigages, une enquète au pres des pompiers, de la mairie, un placardage en ville, et au lancement d’une pétition pour leur faire répondre de cette faute.

    • Au sujet de la disparition de Steve, précision des Street Medic Nantes :

      Dans la nuit de vendredi à samedi, sur l’île de Nantes, la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention), a attaqué à coup de grenades, gazs, matraque et semblerait-il de LBD, un sound system qui s’était mit en place quai Wilson pour la fête de la musique, provoquant d’importants mouvements de foule. Près d’une quinzaine de personnes auraient été secourues par les pompiers après des chutes dans la Loire.

      Vers 5h, quand les faits se sont déroulés, Steve dormait allongé par terre. Depuis, ses amis et sa famille sont sans nouvelles de lui.

      Aucun lien entre l’agression policière et sa disparition n’est pour l’heure avéré, la prudence est donc de mise afin d’éviter la propagation de rumeurs. Toutefois, si vous avez une quelconque information, témoignage ou autre qui pourraient aider à le retrouver, n’hésitez pas à en avertir ses proches > https://www.facebook.com/MorganSilver14/posts/2116485608479385

    • Nantes. Fête de la musique : des proches inquiets pour un jeune homme disparu | Presse Océan
      https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-fete-de-la-musique-des-proches-inquiets-pour-un-jeune-homme-dispa

      Ce sound system a pris fin dans la confusion, vers 4 h 30, quand un des murs de sons installés pour la fête a refusé de couper le son provoquant une intervention de la police (Ndlr : la musique était autorisée jusqu’à 4 h, comme dans l’ensemble de la ville).

      ...

      Ce lundi matin à l’hôtel de police de Nantes, on confirme que la mère du jeune homme a signalé sa disparition au commissariat dimanche. Une enquête pour « disparition inquiétante » est ouverte.

    • Je suis sidérée par la communication du préfet. Enfin, je veux dire, par la continuité dans ce style de communication qui protège, systématiquement, la police, quoiqu’elle ait fait. J’espère vraiment que Steve va bien, que nous sommes tou-te-s en train de nous inquiéter pour rien (ça m’a réveillée en sursaut ce matin, je n’ose pas imaginer l’angoisse de ses proches.)
      D’autant que ça rappelle une très sombre histoire : la mort par noyade de Taoufik El-Amri en 2006 après un contrôle de police. Ils ne l’avaient pas signalé ni « sécurisé » malgré son état d’ivresse avancée... Ils ont fini par être un petit peu condamnés pour faux témoignage mais... ça ne l’a pas ramené, et on ne peut pas dire que la police locale se soit améliorée depuis côté « protection de la population ».

      L’affaire Taoufik El-Amri a eu lieu à l’hiver 2006. Un homme, le tunisien Taoufik El-Amri (1973-2006), disparaît la nuit du 22 novembre à Nantes, puis est retrouvé mort noyé en décembre dans la même ville. Après enquête, il apparaît que Taoufik El-Amri a été interpellé par un équipage de la Police nationale le soir de sa disparition, ce que les policiers en question ont caché. Les trois policiers sont finalement condamnés à deux mois d’emprisonnement avec sursis pour faux témoignage.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Taoufik_Amri

    • Nantes : au moins 14 personnes tombent dans la Loire lors d’une intervention de la police à la fin de la fête de la musique

      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/nantes-au-moins-14-personnes-tombent-dans-la-loire-lors-d-une-intervent

      En revanche, Claude d’Harcourt ne remet pas en cause la façon dont les forces de l’ordre sont intervenues : « Les forces de l’ordre interviennent toujours de manière proportionnée. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d’intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient non maîtrisables. »

      Le préfet reconnaît donc tranquillement qu’ils ont fait n’importe quoi et met tout sur le dos des victimes. Il évoque d’éventuelles poursuites.

    • Donc hormis un article de fact-checking dans Libé, parce que quand même c’est douteux cette histoire de flics qui pousseraient des gens à l’eau c’est pas possible, deux jours plus tard rien dans les médias nationaux. Mais à tout prendre, vu ce qui leur faut maintenant, ce serait presque préférable qu’ils n’aient pas à en parler.

    • Fête de la musique à Nantes : Castaner saisit l’IGPN après une opération de police controversée - https://www.europe1.fr/societe/fete-de-la-musique-a-nantes-castaner-saisit-ligpn-apres-une-operation-de-pol

      « À la demande du ministre de l’Intérieur, l’IGPN a été saisie sur les opérations de maintien de l’ordre à Nantes à l’occasion de la Fête de la musique », a déclaré le ministère de l’Intérieur à l’AFP. Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 4 heures du matin, les forces de police étaient intervenues pour mettre fin à une soirée électro qui se déroulait dans la ville, sur un quai de la Loire. Dans des circonstances encore floues, quatorze personnes sont alors tombées à l’eau avant d’être repêchées par les secours. Une personne est cependant portée disparue et une enquête judiciaire a en parallèle été ouverte sur cette disparition.

    • Toute honte bue, 48h après avoir terrorisé une bande de fêtard-e-s, les avoir gazé, leur avoir tiré dessus au LBD et les avoir acculés vers la Loire en pleine nuit au point où 14 ont été sauvés de la noyade par des pompiers... la @PoliceNat44 « s’inquiète »...

      [#AppelàTémoins] Steve MAIA CANICO est porté disparu depuis le 22 juin vers 4h00 Quai Wilson à #Nantes. Si vous avez des informations, contactez les enquêteurs. Merci pour vos partages.
      https://twitter.com/PoliceNat44/status/1143199623475007488

    • à l’instant 19/20 journal national
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/nantes-fete-musique-jeune-homme-porte-disparu-1689890.h

      Steve, 24 ans, n’a pas donné signe de vie depuis la fête de la Musique samedi au petit matin. L’ami qui l’accompagnait l’aurait aperçu une dernière fois vers 4 heures, avant la charge policière visant à mettre fin à une free party. Des recherches en Loire sont en cours.

    • VIDEO. Nantes. Personnes tombées dans la Loire après une charge de police : ce que l’on sait
      Emmanuelle VAN CAEMERBEKE. Modifié le 24/06/2019 à 19h44Publié le 24/06/2019 à 18h56

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/video-nantes-personnes-tombees-dans-la-loire-apres-une-charge-de-police

      Quatorze personnes qui participaient à une soirée électro, vendredi 21 juin, ont chuté en Loire après l’intervention des forces de l’ordre lors de la Fête de la musique à Nantes. Depuis, un jeune homme est porté disparu et une enquête sur l’intervention de la police a été ouverte par le ministre de l’Intérieur.

      La Fête de la musique s’est mal terminée à Nantes. Alors qu’une soirée électro se tenait quai Wilson, un mouvement de panique s’est créé après l’intervention des forces de l’ordre.
      (...)
      Le commissariat de Nantes a indiqué, ce lundi 24 juin, l’ouverture d’une enquête pour disparition inquiétante. C’est la mère de Steve, un jeune homme, âgé de 24 ans, qui l’a signalé à la police.

      #répression_policière #Nantes #Steve

    • Fête de la musique à Nantes : Des participants à la free party témoignent après la disparition de Steve
      https://www.20minutes.fr/faits_divers/2548255-20190624-disparition-homme-nantes-inquiets-colere-participants-fre

      « On est arrivé vers 22h. Ça se passait super bien, il y avait une bonne ambiance. Steve n’avait pas particulièrement bu, il ne consomme jamais de drogue. A un moment, il nous a dit qu’il était fatigué. Il s’est posé dans un coin, près d’un mur de son surmonté d’un drapeau breton, pour se reposer. Je ne l’ai plus revu ensuite », raconte Anaïs, partie peu après 2h, alors qu’il y avait encore « énormément de monde sur le site ».

      « Il n’est pas rentré chez lui, il n’est pas allé au travail. Son portable est éteint. Il devait aller à un festival aux Pays-Bas le week-end prochain, ça lui tenait à cœur. Il y a quelque chose qui ne va pas », confirme Oriane. « C’est un garçon attentionné, très apprécié dans le monde de la free party. Ça ne lui ressemble pas du tout de ne pas donner de nouvelles », ajoute Salma, qui a quitté la soirée techno vers 4h du matin.

      /.../

      C’est à ce moment-là que la trace de Steve se serait perdue. « C’était le chaos. Personne ne l’a vu après », précise une amie d’autant plus inquiète que le jeune homme « ne sait pas nager ». Des témoins affirment avoir aperçu un homme se débattre à la surface de l’eau. « Quelqu’un m’a rapporté l’avoir suivi sur 50 m. Il lui disait d’essayer de rejoindre la berge, mais à un moment, il l’a perdu de vue », poursuit la même jeune femme qui « ne sait pas s’il s’agissait de Steve », ni si cette personne faisait partie des 14 à avoir été secourues dans la Loire par les pompiers.

    • Texte trouvé sur la page de Emmanuel Moreira :

      Je pense aux 14 de Nantes, jetés dans le fleuve par la police pour avoir dansé. Et j’imagine une lettre.
      J’imagine une lettre aux directeurs et directrices des Centres Chorégraphiques Nationaux. J’imagine une lettre adressée à tous les chorégraphes. J’imagine leur dire que des gens ont été jetés à l’eau, dans un fleuve, parce qu’ils dansaient sans autorisation. Que cela a eu lieu à Nantes. Le 21 juin, fête de la musique. Qu’il ont été jeté à l’eau par la police et sauvés in extrémis par les pompiers. J’imagine leur dire qu’une personne est portée disparue depuis. J’imagine leur demander d’ouvrir d’urgence leurs lieux, pour accueillir tout ceux qui voudront danser, librement, sans répression et contre la répression. J’imagine leur demander de le faire ensemble, une même nuit, sur tout le territoire, à l’unisson. De faire cela pour protester contre une police et un pouvoir qui la protège. Contre une police qui jette dans un fleuve des gens qui dansent. J’imagine demander à tous les chorégraphes de se rapprocher des centres chorégraphiques, et de les aider à organiser cette grande nuit contre la répression des corps dansants. J’imagine une lettre à tous les musiciens, pour leur demander de jouer toute une nuit pour que la danse soit toujours possible.
      J’imagine cela, parce que j’imagine que les Centres Chorégraphiques nationaux, que les chorégraphes, que les musiciens, ne peuvent pas ne pas être directement concerné par ce qui s’est passé au petit matin de la nuit du 21 juin à Nantes.
      J’imagine cela parce j’imagine que le droit de danser est pour les centres chorégraphiques nationaux, les chorégraphes et les musiciens, une liberté fondamentale. Et qu’une police jetant dans un fleuve des corps qui dansent au nom d’une absence préalable d’autorisation à danser délivrée par une préfecture et que cette préfecture appelle cela - jeter des corps dans un fleuve - une réponse proportionnelle - est une violence redoublée d’une seconde violence. Est une violence doublée d’un mépris. Est une violence sans limite.
      Et c’est ainsi que j’imagine écrire cette lettre aux centre chorégraphiques nationaux, aux chorégraphes et aux musiciens, afin qu’ils se coordonnent le plus vite possible afin que cette police soit sérieusement remise à sa place et qu’il soit de nouveau possible de danser, sans risquer de se faire jeter dans un fleuve.
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=606940369828090&id=100015363968702

    • La Police est totalement irresponsable. Elle peut décider de mettre en danger la vie des autres, elle restera irresponsable, car elle faisait appliquer la loi, et que la loi, de toute évidence, donne le droit de mettre en danger la vie des autres si elle n’est pas respectée. On croyait tous, naïvement, que la Peine de mort était abolie. Pire, on croyait tous que la Justice était présentement là, pour dire s’il y a lieu à condamnation publique pour irrespect de la loi. Et l’on découvre que la Police est toute puissante et irresponsable. Elle peut dire ce qui est légal, agir directement, violenter... et tuer. Sans n’avoir à rien respecter, ni la loi, pas même la vie.
      L’Etat, ce n’est plus le monopole de la violence. C’est la violence tout court.
      Hier, ça causait canicule, et décalage du brevet, ce qui emmerde tout le monde. Je pense qu’ils l’ont décalé, parce que ça emmerde tout le monde. Les profs qui menacent de faire grève. Les élèves, dont les parents avaient planifié les activités dès la semaine prochaine pour certains. Juste histoire de foutre le bazar. Pour le SNU, ça n’a choqué personne au plus haut niveau de l’Etat quand des gamins ont été laissé au soleil, au garde à vous, pendant de très longues minutes, et qu’ils se sont écroulés les uns après les autres. Alors une épreuve de brevet, pour un diplôme que tout le monde trouve inutile ? Ils s’en foutent. Dès qu’ils peuvent trouver le moyen de nous montrer qu’ils sont les maîtres, ils le font. Mesure impopulaire ? Il FAUT la prendre ! Et envoyer les CRS si ça se prend à râler trop. Ils n’y croyaient pas qu’ils allaient garder le contrôle après les GJ. Et pourtant si. Ils ont même gagné les dernières élections....

    • Pour ajouter au sordide si c’est encore possible : hier soir Radio Cayenne annonce que des gens ont été arrêté sur place et y’avait crainte de comparutions immédiates car des policiers ont porté plainte. C’est un processus habituel à Nantes où des flics de la BAC sont même réputés pour se faire de l’argent de poche grâce à ça...
      A priori il n’y a pas eut de comparution hier mais il va falloir suivre (aussi) ça de près...

    • Personnes tombées dans la Loire à Nantes : un syndicat de police dénonce « un ordre aberrant »

      Le syndicat de police SGP-FO a réagi ce mardi 25 juin et « pointe la responsabilité d’un chef de service ».

      Le soir de la fête de la musique, à Nantes, quatorze personnes sont tombées dans la Loire, après une charge des policiers. Un jeune homme de 24 ans, Steve Caniço, a disparu et l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie pour faire le point sur les circonstances de l’intervention des forces de l’ordre.
      « La confrontation assurée »

      Le syndicat de police SGP-FO a réagi, ce mardi 25 juin, et « pointe la responsabilité d’un chef de service. Intervenir sans tenir compte du rapport de force, à 15 contre plusieurs milliers de personnes, qui, à 4 h 30 du matin, sont forcément dans un état éthylique et/ou stup avancé, dans l’incapacité de raisonner ou comprendre l’intervention de la police un soir de fête de la musique : c’était la confrontation assurée ! »

      "15 contre plusieurs milliers" c’est complètement mytho dans le but de renverser les responsabilités. Y’avait plusieurs fourgons et seule une quinzaine sont intervenus mais très très vite rejoints par leurs collègues et y’avait pas "des milliers" de teufeurs mais des centaines...

      Le syndicat insiste et évoque « une faute grave de discernement, un ordre aberrant, mettant d’abord nos collègues en danger, et les usagers. […] Ce n’était pas des casseurs mettant Nantes à sac nécessitant donc d’intervenir immédiatement. Il s’agissait de fêtards ».

      Il rappelle également que « le quai de Loire est sans protection, l’endroit par définition ou il ne faut pas charger… »
      « La responsabilité du donneur d’ordre »

      Pour Philippe Boussion, secrétaire régional SGP Pays de la Loire, « la responsabilité incombe à celui qui dirigeait les opérations et se trouvait même sur place. Nous avons déjà alerté à plusieurs reprises sur la vision de la sécurité de ce commissaire qui expose régulièrement nos collègues par ses prises de décisions et sa vision exclusivement musclée de la sécurité. Nous demandons à ce que l’IGPN fasse son travail et pointe la responsabilité du donneur d’ordre ! »

      Et le syndicat de conclure : « On sait pointer la responsabilité individuelle de nos collègues alors qu’ils agissent sous ordre, il serait temps de mettre fin aux agissements de certains donneurs d’ordre. « 

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/personnes-tombees-dans-la-loire-nantes-un-syndicat-de-police-denonce-un

      ... mouai... quand on voit les policiers agir à Nantes, spontanément c’est pas la notion de "contrainte" dans l’exécution des ordres qui vient en tête, mais plutôt "entrain" voire parfois "jubilation", "sadisme"...

    • Un dessinateur nantais, Frap, proche du PS, lance une pétition · « FÊTE DE LA MUSIQUE À NANTES : PRÉFET D’HARCOURT, MINISTRE CASTANER, DÉMISSION ! »

      /.../ " Cette pratique disproportionnée de la violence « légale » doit cesser avant qu’il y ait des morts." /.../
      https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-f%C3%AAte-de-la-musique-%C3%A0-nan

      Problème : il y a déjà eut un mort, il y a un an, le 3 juillet 2018, il s’appelait Aboubacar Fofana ... et le CRS responsable de sa mort n’a toujours pas été auditionné : https://44.demosphere.net/rv/4007#p4

    • INTERVIEW. Opération de police sur la fête de la musique à Nantes : une vision trop musclée de la sécurité
      Par Olivier Quentin Publié le 25/06/2019 à 12:38 Mis à jour le 25/06/2019 à 12:45
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/interview-operation-police-fete-musique-nantes-vision-t

      Il ne mâche pas ses mots, Philippe Boussion, secrétaire régional SGP Police en Pays de la Loire, accuse la hiérarchie de la police en tenue d’en faire trop à Nantes. L’intervention du samedi 21 juin qui a conduit à la chute de 14 jeunes dans la Loire dont un disparu choque le syndicaliste.

    • Nantes. Ce que l’on sait sur la disparition d’un jeune de 24 ans - Nantes - LeTelegramme.fr
      https://www.letelegramme.fr/loire-atlantique/nantes/nantes-ce-que-l-on-sait-sur-la-disparition-d-un-jeune-de-24-ans-25-06-2


      Des amis de Steve Maia Caniço scrutent la Loire ce mardi, espérant trouver un indice après sa disparition lors de la Fête de la musique à Nantes.
      AFP

      Quatre jours après la disparition d’un jeune homme pendant la Fête de la musique à Nantes, l’inquiétude des proches grandit sur fond de polémique sur l’opération policière et le choix d’un quai de la Loire non sécurisé pour accueillir du public.

      « Même si je garde espoir, il y a une partie de moi qui me dit qu’il faut s’attendre au pire et moi, là, je veux juste retrouver Steve, et je veux savoir ce qui s’est passé », confie Aliyah, 20 ans, tenue noire et cœurs discrets dessinés sur les joues. Comme elle, plusieurs proches de Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, scrutaient la Loire mardi après-midi depuis le quai Wilson, où il a été aperçu pour la dernière fois, lors de la Fête de la musique.

      Le jeune homme n’a plus donné signe de vie depuis cette nuit-là, où il participait à une soirée techno sur l’île de Nantes. La fête s’était terminée dans la confusion, noyée sous le gaz lacrymogène : vers 4 h 30, des échauffourées avaient éclaté entre participants et policiers, venus exiger l’arrêt de la musique.
      […]


      Un canot pneumatique avec deux plongeurs des sapeurs-pompiers inspectait mardi après-midi la Loire, également survolée par un drone. « Pour l’instant les recherches n’ont pas abouti », a déclaré Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes

      Mais au-delà de l’inquiétude, des questions se posent sur l’intervention policière, sur un quai non sécurisé. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie lundi pour en éclaircir les modalités.

      La ville de Nantes avait autorisé la sonorisation jusqu’à 1 h, mais une tolérance existait pour les sound systems qui pouvaient diffuser de la musique jusqu’à 4 h. Dans un communiqué de presse, elle avait pourtant précisé que « les murs de sons » n’étaient pas autorisés. Contactée, elle n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

      « On dégage toute responsabilité des collègues de terrain : ils se sont défendus, ils se sont fait agresser parce qu’un commissaire a donné l’ordre d’aller évacuer à quinze des centaines de personnes. Y avait-il urgence ? On ne le croit pas », a pointé Stéphane Léonard, secrétaire départemental du syndicat de police SGP FO. « On sait aussi qu’il y a la Loire à côté… Il faut peut-être aussi que la mairie se pose la question de savoir pourquoi elle autorise des festivités à cet endroit-là », a-t-il ajouté.

      Cette partie du quai n’est pas équipée de garde-corps. C’est pourtant ici que se posent tous les ans les sound systems le 21 juin, en dépit des risques liés à la consommation excessive d’alcool. « Les forces de l’ordre ne pouvaient ignorer le risque de chutes dans la Loire » au moment d’intervenir, a dénoncé l’antenne locale de Génération.s.

      De leur côté, les élus locaux de la République en marche ont réclamé « la sécurisation de l’ensemble des sites festifs sur l’île de Nantes ». « Ce quai est dangereux. Ils (les policiers) se sont mis côté route pour charger côté Loire : forcément les gens vont là où ils peuvent et ça c’est complètement mettre en danger la vie d’autrui », a dénoncé Aliyah. Et de conclure : « Et Steve a disparu dans ce capharnaüm ».

    • Nantes « Tombé dans la Loire, j’ai eu beaucoup de chance »
      0 26.06.2019 07:00 écrit par Recueilli par Rémi Certain
      https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-tombe-dans-la-loire-j-ai-eu-beaucoup-de-chance-26-06-2019-306548

      (...) « La police est revenue et, sans prévenir, a commencé à jeter des grenades lacrymogènes. J’ai lu dans la presse qu’ils auraient reçu des projectiles. Moi, je n’ai vu aucun objet voler dans leur direction avant leur intervention. Après, peut-être mais je ne voyais plus rien. J’ai fait pas mal de manifestations et j’en ai marre du gaz, j’ai donc voulu m’écarter assez vite mais sans courir car ça pouvait être dangereux. »
      La chute

      « J’avais le visage et les yeux qui me brûlaient à cause du gaz lacrymogène. Dans la fumée, on ne voyait pas à un mètre. À un moment, j’ai mis le pied dans le vide et je suis tombé dans l’eau. J’ai sorti la tête de l’eau assez vite. J’ai regardé autour de moi pour trouver quelque chose pour m’accrocher. J’ai vu deux cordes en V mais avec le courant je n’ai pas pu les atteindre. Je me suis laissé porter par le courant sur quelques mètres et j’ai pu attraper une autre corde. »
      Dans l’eau

      « En tout, j’ai dû rester accroché entre 5 et 15 minutes. Je ne sais pas trop. Ça semble long. J’ai entendu quelques personnes tomber dans l’eau, dont un homme qui passait à un mètre de moi en appelant à l’aide. Je ne l’ai appris que plus tard, mais il s’était luxé une épaule. J’ai tendu le bras, je l’ai attrapé par le col et je l’ai ramené vers la corde. Et on a attendu. Il y avait deux autres personnes un peu plus loin. Il y en a un qui criait que quelqu’un se noyait. »
      Le sauvetage

      « Un canot est venu nous récupérer tous les quatre. Dans le bateau, le blessé à l’épaule a reçu les premiers soins. On nous a donné des couvertures de survie puis on nous a ramenés sur un quai, plus loin, où les pompiers nous ont pris en charge dans leur camion. Puis ils nous ont amenés aux urgences après avoir argumenté avec le médecin au téléphone. Apparemment, il ne voulait prendre que le blessé à l’épaule. » (...)

    • Via Nantes révoltée (et pour une fois sur son blog donc plus facile à relayer)

      Démission !

      « La vérité, c’est qu’il y aurait pu y avoir des centaines de personnes dans l’eau, et des dizaines de morts à Nantes ce soir là. La vérité, c’est que la police mène désormais une guerre permanente contre la population. Qu’elle frappe tout ce qui pourrait déborder : manifestations, fêtes, occupations, moments de joie. C’est la vie même qui finira par être réprimée. »

      Les responsables de cette situation ont des noms : https://www.nantes-revoltee.com/demission

    • Quand je pense que j’ai failli changer mon intro car je craignais qu’elle soit trop trash... j’avoue que connaissant le coin, hyper dangeureux avec tourbillons et courants contraires, j’ai immédiatement pensé au risque de noyade ?
      En réalité il y a un « débat » interne à la mairie de Nantes depuis des années pour savoir s’il faut securiser les quais. Mais la ville, ex Venise-Verte (il y a trééés longtemps) cultive une proximité avec l’eau comme en témoigne le festival des Rendez-vous-de-l’Erdre.
      Évidemment la question d’un mouvement de panique causé par les flics ne s’est jamais posée. Et pourtant il y a eut bien des fois la preuve qu’il était urgent de mettre des barrières non sur les bords de l’eau mais plutôt au coeur de la chaine de commandement du « maintient de l’ordre »...
      Je vis vraiment de plus en plus mal cette ville qui se déconnecte du vivant.

    • A Nantes, un disparu après une charge policière disproportionnée
      Par Élisa Perrigueur

      Steve Maia Caniço, 24 ans, a disparu dans la nuit du 21 au 22 juin, lors de la fête de la musique. Il n’a pas été aperçu depuis l’intervention policière très controversée qui s’est déroulée vers 4 h 30 du matin sur l’île de Nantes. Au moins 14 personnes sont tombées à l’eau, cette nuit-là, dans ce périmètre. Une enquête de l’IGPN a été ouverte. Des proches du disparu racontent la soirée.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/260619/nantes-un-disparu-apres-une-charge-policiere-disproportionnee & https://seenthis.net/messages/789526

      Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.– Sous la chaleur encore étouffante, ils sont une quarantaine à s’être réunis mardi, aux alentours de 19 heures, sur le quai Wilson, aux confins de l’île de Nantes, à proximité de hangars défraîchis.

      Ces jeunes Nantais, majeurs de moins de 30 ans, aux visages défaits pour beaucoup, s’inquiètent pour Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, disparu lors de la fête de la musique dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 juin. Tous étaient présents à la free party qui s’est tenue sur cette cette longue bande bétonnée parsemée d’herbes folles, d’une vingtaine de mètres de largeur. Le quai est bordé par la Loire boueuse d’un côté, une rangée d’imposantes roches de l’autre, délimitant une route déserte.

      Rassemblement mardi 25 juin, sur l’île de Nantes. © EP

      C’est ici que sont arrivés à 4 h 30 une vingtaine de policiers, dans le but de mettre un terme aux festivités. Ils ont alors mené une charge particulièrement violente à l’encontre des fêtards, comme le montre une vidéo composée d’images filmées dans l’urgence, diffusée par le média alternatif Nantes révoltée. Selon une source proche du dossier, en tout, une dizaine de grenades de désencerclement ont été tirées, ainsi qu’une trentaine de grenades lacrymogènes et une dizaine de balles de LBD.

      Au moins quatorze personnes sont tombées à l’eau, cette nuit-là, dans la zone. Steve est, depuis, introuvable. Son téléphone a « borné » pour la dernière fois à 3 h 16 dans ce secteur, selon les autorités. Steve « a peur de l’eau », affirme, émue, une amie proche, Morgane. « Il ne sait pas nager. »

      « C’est quelqu’un de très sociable et sensible, poursuit-elle. Il sort beaucoup les week-ends, se mélange, parle à tout le monde. » Ce silence prolongé ne lui ressemble pas, assure-t-elle : « Il me donne toujours des nouvelles, au moins trois fois par semaine. » Elle précise : « La musique, c’est sa vie. Il était heureux de partir le week-end prochain à un festival en Hollande. »

      Les parents de Steve ont signalé le 23 juin sa disparition au commissariat de Nantes, qui a ouvert une enquête. L’affaire est remontée place Beauvau le 24 juin, jour où Christophe Castaner a annoncé avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale, sur proposition du préfet de Loire-Atlantique. Celle-ci doit estimer si les « forces engagées ont été légitimes et proportionnées ».

      Ce mercredi 26 juin, la députée La France insoumise Muriel Ressiguier a interpellé le ministre de l’intérieur lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Christophe Castaner a adopté un ton très prudent et consensuel sur la charge des forces de l’ordre, loin de ses coups de mentons habituels dès qu’il s’agit de violences policières.

      Selon le ministre, il convient « de s’interroger sur le processus d’intervention ». Il reconnaît « un moment de tension » avec « un jeune homme [qui] a disparu ». En outre, il a confirmé devant la représentation nationale l’ouverture d’une double enquête – administrative et judiciaire – pour « faire toute la transparence » sur cette affaire.

      Car la polémique ne semble pas près de se clore à propos de cette charge des services de police dans un secteur à risque, au bord d’un fleuve aux courants forts.

      Les proches de Steve tentent de « re-dérouler » le fil de cette soirée. Sébastien, serveur de 19 ans, parle d’une intervention « très violente et disproportionnée ». « On était dans un espace festif, il n’y a absolument rien qui justifiait ça. En cinq minutes, il y a eu un mouvement de foule de “ouf”. » Un de ses camarades ajoute : « Il n’y avait aucune confrontation, on n’a pas compris, comme si les policiers se défoulaient. »

      Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, a expliqué qu’une première intervention avait eu lieu pour éteindre la musique, par la suite rallumée. La seconde s’est tenue vers 4 h 30 du matin, face à « des gens qui avaient beaucoup bu et qui avaient aussi sans doute pris de la drogue », a t-il affirmé.


      Sur l’île de Nantes. © EP Sur l’île de Nantes. © EP

      Cette nuit-là, ils étaient des milliers à déambuler au plus fort de la soirée sur ce quai ponctué de 13 scènes, d’après l’association Free Form, qui intervient auprès des jeunes organisateurs de rassemblements locaux. Il n’y a pas de garde-corps sur ce tronçon le long de la Loire. « On sait que beaucoup de gens tombent dans la Loire, c’est arrivé plein de fois, s’indigne aujourd’hui une amie de Steve. Je ne comprends pas pourquoi il n’y avait pas de protections. »

      Les sound systems (sonos) avaient l’autorisation tacite de vibrer jusqu’à 4 heures du matin, relaie l’AFP. Qui a donné son accord ? Les responsabilités sont encore peu claires et non définies. « À ce stade, nous pouvons vous confirmer qu’aucune autorisation, même tacite, n’a été donnée par la préfecture pour l’installation de ce sound system », explique à Mediapart la préfecture de Loire-Atlantique.

      Également contactée, la mairie de Nantes assure que la manifestation sonore « n’avait pas été autorisée mais pas interdite non plus, compte tenu du caractère exceptionnel de la fête de la musique » : « Un périmètre a été défini en amont par les services de la ville et la préfecture, ce qui a abouti à un arrêté municipal jusqu’à 1 heure du matin. Les sound systems, vu le niveau sonore, ne sont jamais autorisés à l’intérieur du périmètre. »

      La mairie ajoute cependant que depuis des années, les sound systems sont relégués dans cette zone inhabitée, en insistant sur le caractère festif de la soirée, où « les gens s’installent partout en France pour jouer ». Et de préciser : « Nous mettons aussi des mesures de prévention en place. Deux agents de sécurité étaient présents toute la nuit, et un canot patrouillait sur le bout de l’île. »

      « Il y avait de tout cette nuit-là, des fêtards, des militants, des gens d’extrême gauche », se souvient Jeanne*, 26 ans, lunettes et piercings au visage, qui refuse de donner son nom « par peur de la BAC ». Elle est arrivée à la tombée de la nuit sur les lieux, où « chaque année » sont installées des sonos, dit-elle. « Après on danse sans s’arrêter, on boit, c’est festif. »

      Pendant la soirée, Jeanne a vu passer plusieurs fois « un bateau de pompiers sur la rivière. Deux pompiers sont aussi passés dans la foule à pied ». Cette nuit-là, deux canots, l’un de la mairie et l’autre des pompiers, sillonnaient les eaux qui encerclent l’île. « Ils n’ont pas arrêté de la soirée, il y a eu des interventions », indique une source sur place.
      « Une faute grave de discernement, un ordre aberrant »

      Peu avant 4 h 30, trois policiers sont passés une première fois pour demander l’extinction de la musique, d’après plusieurs témoignages. À ce moment-là, selon Jeanne, « la musique s’arrête. On ne voit plus grand-chose, il n’y plus la lumière des sound systems. Les gens commencent à se disperser, mais l’un des DJ rallume une dernière musique ».

      Quelques minutes plus tard, Jeanne aperçoit « des policiers vers le hangar, dont certains étaient provocants ». Une source proche du dossier parle d’une vingtaine de membres des forces de l’ordre présents, alors appelés en renfort par les trois premiers patrouilleurs après le retour de la musique.

      Autour de Jeanne, il reste quelque 200 à 300 fêtards. Parmi eux, Stan*, 23 ans, casquette et regard clair, habitué des free party. Il dit avoir vu « quatre ou cinq véhicules de police et deux chiens, des bergers belges ». Il précise : « D’abord les policiers ont lancé des lacrymos, alors forcément il y a eu une réplique. Des jets de bouteilles et des pierres. Là, j’ai vu au moins un chien qui a été lâché sur les gens. »

      C’est à ce moment-là, dans une grande confusion et pendant une quinzaine de minutes selon les fêtards, que sont tirées les grenades de désencerclement, les grenades lacrymogènes et les balles de LBD. Les fêtards se sont retrouvés, selon Stan, coincés entre la route où sont garés les véhicules de police et le fleuve. Il y avait peu de vent cette nuit-là, ce qui rendait compliquée la dispersion du gaz, explique-t-il.

      « On ne voyait rien, il y avait juste ce nuage blanc qui avançait sur les gens, détaille le jeune Nantais. J’ai vu d’autres forces de police au loin, j’ai commencé à psychoter, je me suis dit : “J’ai bu, j’ai pris des substances, faut que je parte”. »


      Le hangar violet près duquel a eu lieu la charge de police à Nantes, le soir de la fête de la musique. © EP

      D’après nos informations, au moins trois personnes étaient tombées à l’eau avant l’intervention des policiers, et onze autres pendant l’opération. La Loire est alors basse, la hauteur entre le quai et le fleuve est de 7 à 8 mètres. « J’entendais les gens crier mais je n’ai pas vu les gens tomber dans l’eau », raconte Jeanne. « J’ai entendu que certaines [personnes] s’étaient jetées volontairement dans la Loire », explique Morgane, l’amie de Steve.

      Un jeune témoin confirme : sur les 14 personnes tombées, « certaines ont sauté volontairement, d’autres sont tombées ». Elles ont été repêchées par les pompiers et la sécurité civile, arrivés rapidement sur les lieux. Trois ont pu remonter grâce aux échelles situées au bord du fleuve.

      Un témoin précise que durant plusieurs heures, une personne a été recherchée autour de la zone. « La personne recherchée dans la nuit n’était pas le jeune Steve et a été retrouvée ultérieurement », assure de son côté la préfecture de Loire-Atlantique.

      Quand la plupart des jeunes ont quitté les lieux au lever du jour, Steve n’était en effet plus là. D’après ses proches, vers 2 ou 3 heures du matin, il s’était dit fatigué et était parti s’allonger près des rochers qui bordent la route, non loin d’un petit hangar violet tagué, à une vingtaine de mètres de l’eau. C’est à proximité de ce bâtiment abandonné que l’intervention policière aura lieu un peu plus tard.

      « Un ami veillait sur lui, il n’était pas seul, mais ce dernier est parti dire au revoir à ses potes au moment où l’intervention policière a commencé. D’autres potes devaient veiller sur lui, mais j’imagine qu’il y a eu un moment de panique avec l’intervention, explique son amie Morgane. L’ami l’a cherché, mais c’est un gars ultra-sociable, donc il a donc dû penser qu’il était rentré avec d’autres gens. »

      L’inquiétude de ses proches a grandi dans la journée du samedi. « Sa meilleure amie m’a demandé des nouvelles, c’était louche. Après avoir contacté des amis en privé sur Facebook, j’ai mis un message public le samedi soir », dit Morgane, émue, qui placarde depuis avec ses amis des avis de recherche dans la ville.


      Dans les rues de Nantes, un avis de recherche placardé. © EP

      Depuis ce week-end, des questions se posent sur le lancement de cette opération, dans un périmètre si étroit et sans garde-corps. Mardi, le syndicat de police SGP-FO a pointé, comme le rapporte Ouest-France, « la responsabilité d’un chef de service ».

      « Intervenir sans tenir compte du rapport de force, à 15 contre plusieurs milliers de personnes, qui, à 4 h 30 du matin, sont forcément dans un état éthylique et/ou stup avancé, dans l’incapacité de raisonner ou comprendre l’intervention de la police un soir de fête de la musique, c’était la confrontation assurée ! » regrette le communiqué syndical.

      SGP-FO évoque aussi « une faute grave de discernement, un ordre aberrant » : « Ce n’était pas des casseurs mettant Nantes à sac, nécessitant donc d’intervenir immédiatement. Il s’agissait de fêtards. »

      Contacté par Mediapart à la suite de cette déclaration, un membre du bureau du syndicat a expliqué ne plus pouvoir s’exprimer en raison « d’instructions données ». Les services de la police nationale ne commentent pas davantage l’affaire.

      La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a quant à elle réclamé, dans un courrier daté de mardi et adressé au préfet de Loire-Atlantique, « que la lumière soit faite, extrêmement rapidement » sur l’intervention controversée. « Les modalités d’intervention des forces de l’ordre […] pour faire arrêter la diffusion de musique par un sound system posent d’importantes questions et soulèvent une forte émotion. »

    • Attaque policière de la fête de la musique : nouvelles images inédites
      juin 28, 2019
      https://www.nantes-revoltee.com/attaque-policiere-de-la-fete-de-la-musique-nouvelles-images-inedite

      Trois personnes présentes à la fête de la musique nous ont fait parvenir de nouvelles images. Evidemment, vu l’heure tardive, la peur et la confusion qui règne, les images ne sont pas en haute définition, ni parfaitement cadrées. Mais elles montrent à nouveau l’ambiance et le climat qui règne sur le quai.

      https://www.youtube.com/watch?v=x9Ly-geTXvk

    • A Nantes, une marche en musique pour Steve, disparu après une charge policière
      29 juin 2019 Par Elisa Perrigueur | Mediapart

      Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 29 juin à Nantes en soutien à Steve Caniço, 24 ans, disparu il y a une semaine après une intervention policière sur les quais de la Loire.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/290619/nantes-une-marche-en-musique-pour-steve-disparu-apres-une-charge-policiere

      A Nantes, une marche en musique pour Steve, disparu après une charge policière.(Article En Entier)
      Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 29 juin à Nantes en soutien à Steve Caniço, 24 ans, disparu il y a une semaine après une intervention policière sur les quais de la Loire.Ils ont allumé la sono, d’où s’est échappé un son techno sous les fenêtres de l’imposant bâtiment de la préfecture de Loire-Atlantique. « Steve était fan de hardstyle, donc la marche devait se faire sous techno », précise Antonin, 20 ans, lunettes de soleil effet miroir et cheveux bouclés. Comme lui, ils étaient plusieurs centaines à se réunir à Nantes samedi 29 juin pour Steve Maia Caniço, 24 ans.
      Le jeune animateur périscolaire a été aperçu pour la dernière fois quai Wilson, le 22 juin, à l’occasion de la Fête de la musique, peu avant une charge policière au cours de laquelle des LBD, grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été utilisés pour disperser des fêtards sur les bords de Loire.
      En musique et dans le calme, de nombreux adultes, enfants et majoritairement des proches du jeune animateur périscolaire, habitués des free parties, ont cheminé samedi dans les grandes artères de la ville. Sous les regards des badauds, ils ont d’abord traversé les rues de magasins climatisés fréquentés pour rejoindre les confins de l’île de Nantes, sur le quai en friche où a disparu Steve.Son visage souriant, en photo, était partout dans le cortège, avec cette question inscrite sur les affiches mais aussi dans toutes les têtes : « Où est Steve ? »
      Nelly, mère de famille de Treillières, une ville de la périphérie nantaise, a imprimé ces centaines de pancartes dans un élan de colère et de compassion. « Steve était animateur dans ma commune, très apprécié des enfants, ma fille de 22 ans le connaissait, elle était ce soir-là sur le quai Wilson. Je pense à ses parents aujourd’hui. En tant que maman, je suis révoltée, nous ne pouvons pas accepter ces violences policières. » Elle en « a vu beaucoup », dit-elle, « surtout dans les mouvements des gilets jaunes, mais jamais sur une fête de jeunes » auxquels elle participe.
      Ce samedi toutefois, aucun vêtement jaune flashy parmi la foule. « Proscrit, résume Antonin. On ne voulait pas que le mouvement soit récupéré par qui que ce soit, il est pour Steve. »Les gilets jaunes ont été remplacés par d’autres, oranges, enfilés par une quarantaine de jeunes s’improvisant agents de sécurité pour « éviter tout débordement, faire traverser les troupes dans le calme », explique Sacha, yeux de chat tracés à l’eye-liner. De sa voix fluette, cette Nantaise de 20 ans dit avoir « beaucoup de rage en elle ». Mais cette marche « n’est pas le lieu pour l’exprimer ». Présente quai Wilson il y a une semaine, Sacha a encore du mal à réaliser, et s’interroge toujours : « Pourquoi cette charge de la police ? »
      Alors qu’il avance d’un pas lent sous le soleil de plomb entre les édifices en construction de l’île de Nantes, Alexandre, serveur en restauration de 19 ans, ressent « un léger soulagement », dit-il. Cet ami de Steve a vécu une semaine éreintante. « Ce rassemblement, c’est pour lui, mais pour nous [ses proches – ndlr] aussi, ça nous fait sincèrement plaisir de voir autant de monde pour lui, des parents surtout, des enfants », détaille t-il.
      Le jeune aux longs cheveux tirés en arrière, grand sourire, mais regard rougi, dit avoir été « englobé d’un seul coup » dans une phase « violente et difficile émotionnellement » qui le dépasse. « Notre ami a disparu, et nous [les fêtards – ndlr] avons tous été jugés, parce qu’on fait la fête. » Ces derniers jours, il a fui les réseaux sociaux et sites d’actualité. « J’ai trop lu de choses qui m’ont dégoûté sur mon ami, qui ont dressé un mauvais portrait de lui, comme quoi ce ne n’était qu’un drogué, que nous faisions des paris quand on était bourrés, qu’on sautait volontairement dans l’eau », explique-t-il, affecté.
      Cette semaine, Alexandre a essayé de comprendre l’attitude des policiers cette nuit-là. « Ils ne s’excusent pas, ils pourraient au moins dire qu’ils sont désolés de la situation, mais ils ne semblent même pas l’être. » Tous les jours ou presque, il a rejoint ses amis eux aussi proches du jeune disparu, sous le vieux hangar délabré du quai Wilson, non loin duquel Steve s’était assoupi, selon eux, peu avant la charge policière. « On ne voulait pas laisser cet endroit vide sachant qu’il était peut-être tombé par là. » Alexandre a scruté les plongeurs qui ont arpenté, les premiers jours d’après lui, cette zone du fleuve. « On n’a aucune nouvelle sur les investigations. »
      C’est encore une fois autour de ce vieux hangar qu’ils se sont retrouvés ce 29 juin. La marche s’est achevée devant l’édifice, aujourd’hui tagué de messages pour Steve et contre la police. L’une de ses amies, voix tremblante, a appelé les centaines de participants à danser pour lui. Les corps se sont échauffés sous des airs de techno, visages perlés de sueur mais aussi de chaudes larmes pour certains.Les zones d’ombre planent toujours sur cette nuit du 21 au 22 juin. À 4 h 30, alors que quelque 200 à 300 jeunes profitaient encore de la fête aux confins de l’île de Nantes, une vingtaine de fonctionnaires de la compagnie départementale d’intervention (CDI) et de la brigade anticriminalité (BAC) étaient alors intervenus sur les lieux pour demander l’extinction d’un dernier sound system. D’après les fêtards, ce sont d’abord les policiers qui ont lancé des lacrymogènes avant que des jeunes ne répliquent avec des jets de projectiles. Au moins une dizaine de grenades de désencerclement ont été tirées par les forces de l’ordre, ainsi qu’une trentaine de grenades lacrymogènes. Les policiers ont aussi fait usage de LBD sur le quai étroit, longé par la Loire, basse, où un nuage de lacrymogènes masquait la visibilité.
      Au total, 14 personnes au minimum sont tombées dans le fleuve cette nuit-là. Depuis l’intervention Steve, qui ne sait pas nager, est introuvable. Ses parents ont signalé le 23 juin sa disparition au commissariat de Nantes. Une information judiciaire et une enquête de l’IGPN ont été ouvertes.
      Le 25 juin, le syndicat de police SGP-FO avait pointé dans un communiqué « la responsabilité d’un chef de service » et un « ordre aberrant ». Les hommes qui supervisaient les opérations ce soir-là : le commissaire Grégoire Chassaing sur le terrain et le directeur départemental adjoint à la sécurité publique Thierry Palermo depuis la salle de commandement. Ce dernier s’est exprimé sur l’intervention le 26 juin, dans le journal local Presse Océan. Il indique que les policiers se sont retrouvés face à « plusieurs centaines de jeunes très excités […] ». Il affirme qu’à « aucun moment, il n’y a eu de charge de policiers avec pour objectif de repousser les jeunes en direction de la Loire ».
      D’après nos informations émanant de services de secours, « trois personnes tombées dans le fleuve ont été transportées au CHU de Nantes par les pompiers », dans les heures qui ont suivi l’opération. « Elles étaient en hypothermie et en état de choc, certaines très choquées car elles étaient tombées alcoolisées. Très vite, les pompiers nous ont informés qu’une autre personne avait disparu, des recherches ont d’ailleurs continué dans la nuit. » Mercredi, la préfecture de Loire-Atlantique, contactée par Mediapart, assurait que « la personne recherchée dans la nuit n’était pas le jeune Steve et a été retrouvée ultérieurement ».Victor Lacroix, président de Media’son, association régionale qui assure la médiation entre le monde de la musique techno et l’État, a lancé un appel à témoins sur le site en vue de déposer une plainte collective contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui par des personnes dépositaire de l’autorité publique » et « violences volontaires ». « Sur les 130 témoignages que nous avons déjà récoltés, nous avons une centaine de personnes qui sont prêtes à aller en justice. Ils vont essayer de faire sauter une personne, qui sera le fusible mais il y a plusieurs coupables dans cette affaire », dit-il.
      D’après maître Marianne Rostan, qui devrait assurer leur défense, les témoignages récoltés sont « ceux de mineurs ou de jeunes travailleurs insérés ». « Un mineur explique avoir écopé de 21 jours d’ITT à la suite d’une fracture du doigt, un autre a des brûlures au visage causées par les lacrymogènes, un autre encore a une dent cassée par un bouclier de CRS », résume l’avocate qui défend des organisateurs de raves depuis trois ans et déplore « une stigmatisation systématique des jeunes fêtards de free party ».

      C’est le deuxième article de cette journaliste qui s’ est présentée et a pris des contacts pour, avait-elle dit, enquêter sur le problème des violences policières a Nantes. Non seulement je ne lis rien là dessus, non seulement il y a surtout des éléments déjà disponibles ailleurs, mais en plus elle se permet de décrire physiquement les personnes qui demandent l’anonymat... On n’est vraiment pas aidé-e-s :/

    • Nantes Disparition de Steve : « l’État se met en faute » pour le député En Marche Mounir Belhamiti
      0 02.07.2019 20:32 écrit par NT
      https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-disparition-de-steve-l-etat-se-met-en-faute-pour-le-depute-en-mar

      Le député de La République en Marche Mounir Belhamiti, qui a succédé à François de Rugy, a signé un texte pointant du doigt les erreurs de l’état autour de la disparition du jeune Steve Caniço, en Loire, la nuit de la Fête de la musique.

      C’est une tribune à charge qu’a osé signer le député La République en Marche Mounir Belhamiti, sur son compte Facebook, ce mardi. En marge de la disparition du jeune Steve Caniço la nuit de la Fête de la musique, le fidèle de l’Assemblée nationale, qui a pris le siège de François de Rugy, pointe du doigt la responsabilité de l’État.

      « Il est toujours délicat, lorsqu’on est un élu de la République, de prendre position publiquement sur des questions faisant l’objet d’enquêtes officielles, comme c’est le cas sur l’épisode dramatique qui a marqué la fête de la musique à Nantes », commence-t-il ainsi à écrire.
      « Je le dis sans ambages… »

      Et le conseiller municipal de Nantes de poursuivre ainsi : « Lorsque la première réponse de l’État, par la voix de son représentant, et avant même que ne soit diligentée l’enquête de l’IGPN, consiste à déclarer, trois jours après les faits, que l’intervention policière s’est déroulée « de manière proportionnée », je le dis sans ambages : l’État se met en faute. Parce que nul ne saurait considérer comme proportionnée une intervention qui conduit une dizaine de jeunes à se jeter dans la Loire. »

      « Lorsque le représentant de l’État rappelle, par un communiqué lapidaire, les règles d’organisation de manifestations, et met en garde contre « des rassemblements festifs à caractère musical non autorisés », alors qu’est prévu un rassemblement de solidarité envers les proches du jeune disparu, et d’expression de l’émotion populaire, le tout sans un mot de compassion, je le dis sans ambages : l’État se met en faute.

      Parce que l’État se doit de témoigner bienveillance et empathie envers les Nantaises et les Nantais qui expriment une inquiétude et une incompréhension parfaitement légitimes et ne sauraient être traités par une forme d’indifférence qui confine au mépris. »

  • Quand les femmes se déguisaient pour faire des métiers d’hommes
    https://www.francebleu.fr/emissions/ils-ont-fait-l-histoire/quand-les-femmes-se-deguisaient-pour-faire-des-metiers-d-hommes

    Parce que les hommes étaient idiots et qu’ils étaient persuadés que certaines professions n’étaient réservées qu’à eux, quelques femmes culottées, enfin si j’ose dire, leur ont damé le pion en se déguisant en homme. Dans le registre militaire, la Française Marie Marvingt s’engage dans la Première Guerre Mondiale en revêtant des vêtements d’hommes. Elle est grillée assez vite. On décide finalement de la muter dans l’aviation.

    Dans le même genre il y a Hannah Snell, en Grande Bretagne. Vers 1723, amoureuse, elle emprunte le costume de marin de son beau-frère pour aller chercher son mari disparu. Découvrant qu’il a été pendu, elle décide de garder l’uniforme de marine et révèle son secret en pleine mer après plusieurs campagnes militaires, avant de se remarier.

    Ah il y a aussi Hua Mulan, en Chine, qui d’après la légende se serait habillée en homme pour prendre la suite de son père un grand maître de l’Art du Kung-Fu. Elle aussi a été grillée. Dans le domaine sportif il y a aussi Rena Rusty Kanokogi, une Américaine, dans les années 60. Son truc c’est le judo. Elle est super-douée et il n’y a pas de compétition féminine. Elle se fait passer pour un homme et remporte même un championnat aux États Unis avant qu’on ne capte qu’elle est une femme. Elle doit rendre sa médaille.

    Enfin il y a ces femmes à qui on interdisait de devenir médecin. Par exemple le célèbre médecin Jame Barry, qui n’était pas James mais Margarett Ann Bukley ce qu’on a découvert en préparant son corps pour l’enterrement. Bien plus tôt, en Grèce Antique, il y a Agnodice. À Athènes, un homme a beaucoup de patientes. Il est dénoncé par ses confrères qui affirment qu’il profite des consultations pour s’envoyer en l’air. Et là, le tribunal sidéré voit l’accusé remonter sa tunique et montrer qu’elle est une femme. Agnodice est condamnée à mort, non pas pour séduction mais pour exercice illégal de la médecine puisque la médecine est interdite aux femmes. Les femmes menacent de se laisser mourir si Agnodice est tuée. Du coup, leurs maris se le tiennent pour dit et Agnodice est sauvée, avec en plus le droit de soigner les femmes. Si ce que dit la légende est vrai, c’est la première femme médecin connue de l’Histoire de l’Humanité. Heureusement on est un peu moins bêtes aujourd’hui les mecs.

    #femmes #transgenre #travail #médecine

  • Quand les coeurs des rois de France ont servi à faire de la peinture
    https://www.francebleu.fr/emissions/ils-ont-fait-l-histoire/quand-les-coeurs-des-rois-de-france-ont-servi-a-faire-de-la-peinture


    « Intérieur d’une cuisine » tableau de Martin Drolling dont le glacis aurait été réalisé à partir de mummie, substance ici à base de cœurs de souverains

    16 octobre 1793. Pendant des heures, les révolutionnaires vident littéralement les tombeaux royaux dans l’immense basilique de Saint Denis qui les abrite depuis plus de 1000 ans.

    Ils feront de même dans certaines églises et au Val de Grâce. On cherche de l’or et on veut détruire ces monarques et ces nobles qu’on déteste désormais. Parmi les émeutiers qui vident les tombes, certains cherchent les cœurs des reines et des rois de France. Pas pour en faire des reliques mais pour les vendre, les vendre une fortune aux peintres.

    Parce que d’un cœur on peut fabriquer la fameuse mummie ou terre de momie. Une sorte de pâte qui donne une brillance dont les peintres disent qu’elle n’a pas son pareil. Un brun à la fois profond et brillant. Pour certains peintres du XVIIIe siècle, la mummie s’obtient soit en pulvérisant une momie, d’où son nom, soit en écrasant un cœur. On peut le faire avec un cœur de lapin, mais le mieux c’est un cœur humain, pas malades, ou bien le top du top : un cœur royal.

    Du coup, deux peintres ne se font pas priver pour acheter les cœurs trouvés lors du sac de Saint Denis. Il y a Pau de Saint Martin et Martin Drolling. Originaire d’Alsace, où il est né en 1752, Drolling se porte acquéreur des cœurs de Anne d’Autriche, de Marie Thérèse d’Espagne, des reines de France. Du régent aussi. Il les débite en petits morceaux, avant de les écraser et d’en faire de la peinture. Ce qui fait que si vous voyez un jour « Intérieur d’une cuisine » au Louvre, ou « Le marchand forain », ou encore « La maîtresse d’école » vous saurez que tout ce qui est brun, vient de cœurs royaux.

    De même pour les œuvres de Pau de Saint Martin, qui a été plus économe que Drolling puisqu’il n’a pas utilisé la totalité des cœurs de Louis XIII et Louis XIV. Il a peint une très belle vue de Caen avec avant de les restituer à Louis XVIII en lui montrant qu’il n’avait pris qu’un petit bout et que de toutes façons pour Louis XIV il en restait pas mal puisque le cœur du roi soleil était fort gros. Louis XVIII a été reconnaissant, il a offert une tabatière en or au peintre pour le remercier.

    Martin Drolling (1752–1817)
    Le Marchand forain
    musée de la Chartreuse de Douai

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Drolling

    http://www.artnet.fr/artistes/alexandre-pau-de-saint-martin

  • un site d’#autodéfense pour #enfants. Pas tout scanné mais ça n’a pas l’air super super développé (en tout cas, en ligne...). Si vous avez des liens le sujet m’intéresse.

    http://patouch.ch

    De nombreux jeunes sont victimes ou auteurs de violences ou d’abus. Beaucoup d’entre eux n’ont pas les outils nécessaires pour faire face correctement à ces menaces. C’est le constat fait par Bernard Jaquet et Jean-Luc Cavalera dans le cadre de leurs activités professionnelles.

    Les deux hommes ont alors conçu une formation pour sensibiliser les jeunes, basée sur de nombreuses expériences vécues, des récits de victimes et de professionnels de la sécurité. Afin de proposer ces cours au plus grand nombre possible d’enfants, Bernard Jaquet a créé l’Association Patouch en 2000, puis l’a fondée officiellement en 2004. Aujourd’hui, cette organisation non gouvernementale (ONG) à but non lucratif est reconnue d’utilité publique.

    La mission que s’est fixée Patouch est de développer ses actions de prévention et d’information auprès des enfants, des adolescents, des parents, des enseignants et des professionnels de l’éducation, de manière concrète et pratique.

    Il y a aussi ce classique, orienté violence sexuelles :

    une vidéo éducative réalisée par Moira Simpson et produite par l’ONF. Elle avait pour but de prémunir les enfants contre l’abus sexuel. Filmé en Colombie Britanique (Feeling Yes, Feeling No), c’est la version française de ce document qui a marqué toute une génération de Québécois[es]. Vous avez probablement déjà entendu quelqu’un chanter la fameuse chanson !

    https://www.youtube.com/watch?v=Ewr9PtwtJ8w

    • (Sur la video, de mémoire, c’est bien d’apprendre à dire non mais quand même une interrogation sur le fait de demander à la celle qui se fait brosser les cheveux de dire « non » alors que l’autre aurait pu s’en apercevoir par son langage non-verbal - et verbal aussi -, et on aurait pu lui dire de faire attention à ça aussi, sinon plus, je pense. Culpabilisation ?) (rajouts en regardant)

      @tintin, J’ai trouvé un fil que tu avais initié sur la situation au Québec, en juillet 2017 :
      https://seenthis.net/messages/613946

      Sur ce qui existe en France (interview audio, novembre 2017) :
      https://seenthis.net/messages/661300

      Atelier de prévention des agressions faites aux enfants
      Interview de l’association Tom Fifi et Compagnie, qui animet des ateliers CAP (Child Assault Prevention) à destination des enfants, et de leurs accompagnant-e-s.

      Des #ateliers_CAP existeraient aussi vers Nantes et le plateau de Millevaches, portés par ou liées à des pratiques féministes, parfois partenaires du Planning familial. En Belgique aussi.

      Je ne sais pas s’ils existent toujours, très exigeants en termes de temps et d’énergie (quand il s’agit de se confronter parfois à des institutions comme l’Education Nationale, par exemple), et très peu rétribués quand ils le sont.

      # Sur Nantes, La Trousse à Outils, « Association de lutte contre les discriminations, en particulier le sexisme, le racisme et celles faites aux personnes LGBT »
      https://fr-fr.facebook.com/la.trousse.a.outils
      Contact : trousse-a-outils(à)tao.herbesfolles.org
      (je ne retrouve pas mais j’avais vu passer l’info, et que ça s’arrêterait peut-être, faute de monde. - edit 10/01 : Retrouvé le post du 19 mai 2018
      https://www.facebook.com/la.trousse.a.outils/posts/2147791091914453
      Un des « secteurs d’activités » :
      « -> CAP - les ateliers de prévention des agressions faites aux enfants. Après une intervention dans une école il y a 2 ans, CAP cherche à réaliser les ateliers de préventions auprès d’écoles, de centre de loisir, centre de vacances, etc... Le programme est dans l’attente de l’agrément de l’Education Nationale qui nous permettra d’intervenir plus facilement au sein de l’école publique. »)

      # Sur le plateau de Millevaches,

      Autodéfense pour les enfants
      On se défend !
      Atelier pour enfants de primaire de 5 à 11 ans

      Inspiré du programme américain CAP Child Abuse Prevention et des mouvements d’autodéfense de femmes, l’atelier propose, sous formes de scénettes, de travailler les réactions pour faire face à différentes formes d’agressions : camarade de classe, adulte connu et adulte inconnu. Pendant l’atelier, les enfants partagent ensemble leurs idées pour faire face à ces situations.

      Mis en place dans une école de Saint Denis par la formatrice et lors d’un camp autogéré.
      La formatrice est travailleuse de l’éducation nationale, formatrice en autodéfense pour femmes et enfants, militante pédagogie populaire et coopérative et membre du collectif FELIS en faveur de l’autodéfense des femmes et des enfants.

      Associations Pivoine & La Bascule & FELIS & Planning Familial 19

      https://associationpivoine.wordpress.com/2018/10/17/autodefense-pour-les-enfants
      Contact : labascule(à)millevaches.net
      https://renouee.millevaches.net/actualites/atelier-on-se-defend-pour-enfants-de-primaire-24-10-18

      # Sur Bruxelles (et pas loin ?),

      Enfants CAPables
      Clés pour l’Autonomie et la Prévention
      http://www.garance.be/spip.php?rubrique88

      Une proportion significative d’enfants vit de la violence, parfois grave, qui peut nuire à leur développement et accroître leur vulnérabilité à l’âge adulte. Nous ne sommes pas à côté de nos enfants 24h sur 24, c’est pourquoi il est primordial de les munir d’outils concrets pour faire face à d’éventuelles agressions, qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles. Les adultes en contact avec des enfants ont également besoin d’outils pour pouvoir les soutenir dans ces situations.

      Garance est pionnière en Belgique dans la diffusion du programme CAP (Child Assault Prevention), créé il y a 40 ans et utilisé aujourd’hui dans une vingtaine de pays.

      via
      Les Promesses de l’Aube (janvier 2018)
      http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/enfants-capables

      Ce matin, on recevait Laura Chaumont pour parler des ateliers Enfants CAPables proposés par l’asbl Garance

    • À Faux-la-Montagne, les enfants apprennent à réagir face à la violence grâce à un atelier (24 octobre 2018)
      https://www.francebleu.fr/infos/education/a-faux-la-montagne-les-enfants-apprennent-a-reagir-face-a-la-violence-gra

      Eux aussi ont le droit de dire non et de se protéger. Un atelier de défense était organisé pour les enfants à Faux-la-Montagne, en Creuse. Il s’agit du même genre d’atelier que les stages de self-défense pour les femmes, mais à destination des élèves de primaire.

      Et un entretien de 5 minutes avec l’intervenante, à cette occasion :
      Louise Chappa, animatrice d’ateliers de défense pour les enfants
      https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-creuse/creuse/l-invite-de-france-bleu-creuse-128
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15344-25.10.2018-ITEMA_21866991-0.mp3

    • # Sur Grenoble

      Association de prévention des violences

      Créée en 2010, l’Ancrage (ex ASSPA) s’efforce de développer des outils d’autonomie et de prévention des agressions, prioritairement en direction des femmes, des adolescentes et des enfants.

      Pour cela, l’Ancrage développe actuellement deux actions : les stages d’autodéfense pour femmes et le programme de prévention des violences faites aux enfants, « Enfants CAPables ».
      (...)
      2. Le programme de prévention des violences envers les enfants

      L’Ancrage intervient dans les écoles élémentaires avec le programme enfants CAPables (Clés pour l’Autonomie et la Prévention). Il se base sur une approche pédagogique triple en incluant les enfants, les parents et le personnel scolaire.

      Le programme a pour but d’informer et de sensibiliser mais surtout d’accroître la confiance en soi et les ressources personnelles et collectives chez les enfants comme chez les adultes, en les munissant notamment d’outils concrets pour faire face à d’éventuelles agressions qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles, et en faisant en sorte qu’’ils puissent se renforcer mutuellement.

      Vous pouvez accéder à la plaquette de présentation du programme enfants CAPables
      http://ici-grenoble.org/user/mes-fichiers-a-moi/structure/492/plaquetteCAP-ASSPA-rv.pdf

      Pour plus d’informations sur cette action : cap-isere (at) protonmail.com

      http://ici-grenoble.org/infospratiques/fiche.php?id=492

    • (Sur Grenoble, ça s’organise)

      Intervenir publiquement contre l’oppression des mineurs ? – jeudi 6 et vendredi 7 décembre à Antigone
      https://www.bibliothequeantigone.org/?p=3518

      Les jeudi 6 et vendredi 7 décembre, de 9h à 18h à Antigone

      Deux jours de réflexion ouverte et collective (et tranquille et bienveillante) autour de la désolidarisation d’avec la domination adulte, autour du soutien à apporter à sa contestation…

      A l’initiative de Camille Pasquier (conférence gesticulée sur les violences éducatives), de Yves Bonnardel (livre sur la domination adulte), de Aurélien Pellegrinelli de Montpellier (éducateur populaire et conférence gesticulée sur la participation des mineurs en protection de l’enfance)

      Atelier ouvert à toute personne qui se préoccupe sincèrement de ces questions et qui a envie d’agir.

      Que faire de ces deux jours ? Propositions :

      – présentation mutuelle (quelle forme ?)
      – une entrée par le récit, par l’idée de se raconter.
      – brainstorming sur le contenu / la direction générale
      – partage matière (bouquins / articles / réflexions libres…)
      – à partir d’outils (tracts, livres, films, éduc pop, danse, théâtre forum…)
      – échange, réflexions sur la posture adulte pour traiter ce sujet
      – échange d’outils pour réflexion et/ou à utiliser potentiellement en public
      – idées de lieux d’immersion ?
      – toucher par d’autres biais que le discours et la réflexion (danse ?)
      – comment partager nos connaissances (historiques, théoriques) avec des mineur-es ?
      – comment être solidaires des mineur-es, soit lorsqu’ils s’en prennent plein la gueule, soit lorsqu’ils réagissent, se révoltent ?
      – comment faire en sorte d’inclure des mineur-es dans ce genre de débats ?
      – comment limiter et annihiler la domination adulte ?

      Ce sera un espace autogéré, avec des idées qu’on amène : on amendera collectivement l’organisation des deux jours. C’est possible de ne venir qu’un seul jour sur les deux, voire qu’une demi-journée (mais c’est sans doute moins bien ! )

      Participation libre aux frais.

      Inscriptions : contrelordreadulte(à)riseup.net
      (je ne mets pas le numéro de téléphone, dispo sur la page)

      via
      Que fait on des violences infantiles du côté des libertaires et féministe de ce nouveau siècle ? (29 décembre 2018) sur @indygrrr
      https://grenoble.indymedia.org/2018-12-29-Que-fait-on-des-violences

      En commentaire :

      Il y a eu un groupe de réflexion sur ce sujet à Grenoble le mois dernier (décembre 2018), qui devrait se rassembler de nouveau deux jours aux alentours du 18 janvier. De plus, des textes/brochures devraient paraître à la suite du travail fait pendant la première rencontre. L’évènement sera normalement annoncé à l’avance, donc l’info devrait être sur ce site prochainement !

    • (Au sujet de la thune et du soutien officiel, en Belgique)
      Le Gouvernement soutient le programme ’Enfants CAPables’ contre les violences envers les élèves (10 novembre 2016)
      http://www.agers.cfwb.be/index.php?page=27976&ne_id=4907

      Le Gouvernement a décidé sur proposition de la Ministre de l’éducation d’octroyer une subvention de 25.000 euros à Garance ASBL dans le cadre du programme de prévention ’Enfants CAPables’ des violences envers les élèves pour l’année scolaire 2016-2017.

  • Quand le bourreau est une femme, l’histoire de Marguerite Le Paistour | Raconte-moi l’Histoire
    http://www.racontemoilhistoire.com/2018/06/bourreau-histoire-marguerite-paistour

    Avant toute chose, il faut savoir que les femmes, les bourrelles, pouvaient exercer comme torture que la flagellation sur les femmes et que celle-ci a été supprimée en 1601. A savoir aussi, que je n’ai trouvé aucune illustration de bourrelle et que je suis dans l’obligation de mettre des illustrations de bourreau qui n’ont absolument rien à voir avec cet article. Il y a aussi des images qui peuvent heurter votre sensibilité. Si vous êtes sensibles, allez plutôt lire cet article (il est bien, mais il perd les poils).

    #historicisation #femmes #femmes_de_droite #misogynie #transgenre #bourrelle

    • cc @baroug

      https://www.francebleu.fr/emissions/ils-ont-fait-l-histoire/a-lyon-le-bourreau-est-une-femme

      ce roman d’après la vie de Marguerite Le Paistour

      Une jeune femme qui se travestit en homme au milieu du XVIIIème siècle pour devenir soldat puis bourreau, vous trouvez cela trop rocambolesque ? Et bien, détrompez-vous car elle a réellement existé ! En effet, pour son personnage de Julienne, Patrick Pesnot s’est inspiré de la véritable histoire de Marguerite Le Paistour, née en 1720 à Cancale, et dont le récit incroyable a été rapporté par son confesseur, le prêtre Jean-Baptiste Richard. Ainsi Julienne et Marguerite partagent plusieurs traits communs : elles ont toutes deux quitté leur foyer pour le même motif, été commis pour un prêtre, soldat dans l’Armée de Louis XV et bourreau (ou plutôt bourrelle) à Lyon avant de connaître la même fin (mais cela, bien entendu, ne comptez pas sur moi pour vous la dévoiler !).

      Ensuite, l’auteur s’est éloigné de la biographie de Marguerite le Paistour pour s’approprier et construire son propre récit autour de Julienne.
      – il a par exemple fait des références subtiles : le nom de famille de Julienne est Desroches (le nom d’épouse de Marguerite était Roche) ou le nom de son amante prénommée… Marguerite !
      – il a modifié certains évènements : par exemple, Julienne rencontre son maître-bourreau à Marseille alors que Marguerite l’a connu à Strasbourg.
      – ou il en a ajouté d’autres comme l’agression de l’aubergiste, la relation sapphique avec Marguerite à Marseille ou la rencontre étrange avec une secte de convulsionnaires, dans un château situé entre Lyon et Marseille. Et c’est là où le bât blesse pour moi car si ces ajouts mettent en avant un récit picaresque, ils le rendent aussi poussif et remettent en question sa crédibilité. C’est un peu dommage.

      https://labibliothequedaelinel.wordpress.com/2019/01/07/la-rose-et-le-bourreau-de-patrick-pesnot
      –—

      http://histoiresdebourreaux.blogspot.com/2009/05/marguerite-le-paistour-bourreau-de-lyon.html

      Voici deux documents relatifs à Marguerite Le Paistour, la célèbre femme bourreau de Lyon (1). Le premier est un factum conservé à la Bibliothèque Nationale, imprimé en février 1749, c’est-à dire peu de temps après son arrestation. Selon cette lettre, contrairement aux informations de la principale source de cette affaire (1), " Monsieur Henry " n’aurait pas été dénoncé par sa domestique mais arrêté comme receleur d’une bande de voleurs. Elle avait prévu de s’enfuir pour Grenoble le 17 janvier 1749. On y apprend aussi que durant les 27 mois où elle a été en poste à Lyon, elle aurait procédé seulement à trois exécutions. Le second document est une copie intégrale de son acte de mariage que nous avons trouvé dans les registres de la paroisse Sainte-Croix de Lyon.
      Un an après, elle était revenue à Cancale, sa ville natale, où elle mit au monde une fille prénommée Marguerite-Marie-Jacquemine, née le 14 septembre 1750 et baptisée le lendemain. On perd ensuite sa trace….

      « Extrait d’une lettre écrite de Lyon le 20 janvier 1749 au sujet de l’exécuteur de la Haute-Justice de cette ville, lequel a été reconnu pour femme travestie, & arrêté pour cause de vol.
      Monsieur,
      On arrêta le 17, du présent mois, plusieurs voleurs aux environs de cette ville, dont les dépositions ont chargé l’exécuteur de la Haute-Justice, et l’ont déclaré recelleur de leurs vols.
      [On l’arrêta et on trouva chez lui des effets de toute espèce et de grand prix]
      On a reconnu ensuite par la recherche qu’on a faite sur sa personne, que ledit exécuteur étoit une femme travestie en homme, qui depuis un tems considérable exerce les fonctions de cet emploi.
      Elle devait se sauver la nuit du 17 au 18 à Grenoble, ainsi qu’il résulte de ses dépositions. Cette affaire, par sa singularité est aujourd’hui l’objet de toutes les conversations de la province, d’autant plus que la confiance de cette femme étonne tous ceux qui vont la voir en prison. Comme elle a déjà exécuté à mort trois hommes avec beaucoup d’habileté, elle se flatte d’obtenir sa grace par égard pour ses talents sur cet article, non seulement pour elle, mais encore pour une autre créature qui a toujours passée pour sa femme. »

      Acte de mariage de Marguerite Le Paistour :
      « Noël Roche, du lieu de Monthieu, de ce diocèse, fils de deffunts Pierre Roche, habitant de Curys au montdor, et de Benoite Pilliard, son épouse, valet, demeurant à présent depuis un ou deux mois rue Bombardes, époux à venir, d’une part, et Marguerite Julienne Lepaistour fille de deffunts Guillaume Lepaistour et Marguerite Girard, son épouse, habitants de la ville et paroisse de Cancale, diocèse de St Malo, en Bretagne, demeurant environ depuis trois années en cette ville, d’autre part ; tous deux majeurs ainsy qu’il est estably par leurs extraits de baptême en bonne forme, et libres, leurs pères et mères étant décédés conformément aux acte mortuaires produits par l’époux, et aux certifficats qu’en a raporté lépouse du Sr curé de Cancale don elle est originaire, en conséquence du contrat reçu Beraud notaire royal de cette ville en datte du vingt-cinq octobre dernier, après avoir publiés trois fois dans cette église paroissiale sans avoir découvert aucun empechement. Vu la dispense de domicile et l’attestation de liberté des dites parties en datte du vingt-quatre du présent mois de novembre signé Nic. Eppes Cyd. Suffr…. ont reçu la bénediction nuptiale et contracté mariage par paroles de présent en une chapelle dépendante de l’église paroissiale de Ste Croix le vingt-six novembre mil-sept-cent-quarante-neuf par nous custode vicaire général du diocèse soussigné, en présence de Srs Pierre Janpierre, maître chapelier demeurant grande rue de lhopital, Gabriel Bernoud, marchand épicier à la poullaillerie de St Nisier, Gilbert Dumont, maître fabriquant place des cordeliers, Renaud Desnoyers, notaire royal à Charlieu, qui ont signé avec nous et non l’époux et l’épouse pour ne sçavoir de ce enquis.
      Bernoud, Gilbert Dumont, JeanPierre, Morel, Desnoyers, Delaforest custode vicaire gal »

      (1) voir article publié le 10 mai.
      (2) Mémoires historiques sur différents sujets tirés de l’histoire ecclésiastique et de l’histoire profane, par le père Jean-Baptiste Richard, 7 volumes, 1739-1770.

    • French village opens its chateau as home from home for refugees

      Pessat-Villeneuve is a typical village in the Puy de Dôme region in central France. It has rows of detached houses with gardens, an elegant Romanesque church, a schoolyard where children play and shout, a French flag flying from the town hall, and a park with a chateau which was once a summer camp and is now owned by the town council.

      http://www.unhcr.org/news/stories/2017/4/58e61a3d4/french-village-opens-its-chateau-home-home-refugees.html

    • Gérard Dubois, maire de Pessat-Villeneuve

      Après avoir accueilli des migrants, trois années de suite, dans le cadre d’un Centre d’Accueil et d’Orientation, la petite commune puydômoise de Pessat-Villeneuve candidate pour une structure pérenne. Elle a répondu à un appel à projet pour accueillir un Centre Provisoire d’Hébergement pour des personnes ayant le statut de réfugiés. Les explications du maire de la commune, Gérard Dubois.

      https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction/pays-d-auvergne/gerard-dubois-maire-de-pessat-villeneuve

    • Puy-de-Dôme : Pessat-Villeneuve pérennise l’accueil de réfugiés

      Depuis trois ans, la commune de Pessat-Villeneuve accueille des migrants. Une solidarité clairement affichée par son maire, menacé de mort pour s’être engagé pour cette cause. Aujourd’hui il vient d’obtenir l’ouverture d’une centre provisoire d’hébergement pour pérenniser cet accueil.


      https://www.francebleu.fr/infos/societe/un-cph-a-pesqat-1524494780
      #CPH

    • French village sets an example of how to welcome refugees

      For four months, residents and volunteers in Pessat-Villeneuve in central France have been helping 60 evacuees from Africa build new lives.

      It is nearly 5 pm on a cold January evening in Pessat-Villeneuve and the first snow of the year is falling. The atmosphere is quiet as a group of African refugees take a break from French classes.

      It is an important day. In keeping with tradition, the mayor, Gérard Dubois will present his New Year wishes to villagers and their refugee guests at a reception in the evening.

      Besides its 653 inhabitants, the village, in the Puy de Dôme region in central France, hosts 60 refugees resettled from Niger and Chad. They arrived four months ago and are accommodated in the village’s château.

      Sudanese refugee Alfatih, 25, is one. He jokes outside the school, where he has been learning French for nearly four months.

      “The first thing I noticed in Pessat-Villeneuve is that there are many good people here,” Alfatih says. “They help us a lot. Pessat-Villeneuve is nice.”

      “When I arrived there, I was very, very tired of running.”

      Just four months earlier, Alfatih was in Goz Beïda, in eastern Chad. He has never seen snow before and wonders how it feels.

      In 2018, France undertook to resettle 3,000 refugees from Chad and Niger by the end of 2019, including some of those evacuated from Libya.

      The refugees are accommodated in the château under the care of a local non-governmental organization, CeCler.

      The NGO’s social workers and educators help them navigate administrative procedures, and find housing and work, while volunteers guide them through daily life, such as shopping and sports activities.

      Alfatih fled Sudan when he was a child. He was 10 when the Janjawid militia attacked his village and killed his father in front of him.

      “My father was at the mosque on a Friday,” he recalls. “My mother told me to run and to tell my father that the village was being attacked. In the panic, everyone ran in another direction and I couldn’t find anyone. When I returned home, I saw my father killed in front of me.”

      During the attack, Alfatih was separated from his mother, brothers and sisters.

      The group took him to the forest, where the beat him then abandoned him. “I cried a lot. I didn’t know what I could do.”

      For months, he searched for his family from village to village without success. He found an uncle who took him under his wing and together they fled to Chad. There, they were taken to Goz Amer refugee camp by UNHCR, the UN refugee agency.

      “When I arrived there, I was very, very tired of running,” he says. “I was very sad until I found my mother, my sisters and my brothers.”

      Alfatih resumed his education and passed the Sudanese baccalaureate in Chad. He also took a course in agriculture.

      More than once he thought of taking the dangerous road to Libya and discussed it with his friends, but stayed behind in Chad.

      “My mother had an operation in Goz Beïda,” he says. “Her health is not good. Her heart is bad. Sometimes, she could be happy, sometimes, she could be ill. We don’t have a dad who can support us, who could help us, and we need to study.”

      Alfatih was the only member of the family who had any vocational training but his prospects were poor and life was difficult.

      “We could not return to Sudan. We said to each other that our only choice was to go to Libya and after that to try anything. We needed to study. We were in the camp for a long time.

      “A lot of my friends went to Libya. I don’t know where they are now.”

      The French government resettled Alfatih’s mother, his two younger brothers and sister in Dijon. Alfatih, another brother and sister were taken to Pessat-Villeneuve.

      Resettlement is a way to protect the most vulnerable refugees and shield them from dangerous journeys.

      In its latest report, (to be published on Jan 30), on the routes refugees are taking to find safety, UNHCR notes that numbers may be falling in some places but that the perils of such journeys remain undimmed.

      In particular, the report, entitled Desperate Journeys, details how the death rate has increased for people crossing the Mediterranean and stresses how people like Alfatih have had to face increased dangers of kidnapping and torture for ransom, and the threat from traffickers even before facing the deadliest sea crossing in the world.

      “A lot of my friends went to Libya. I don’t know where they are now.”

      However, the report found that patterns of movement changed in 2018. More people crossed the sea to Spain from May onwards, making it the main entry point to Europe for the first time since 2008.

      Smugglers made the journey more accessible at a time when it had become harder to cross via Libya,

      Spain, France, and Germany undertook to relocate the largest numbers of people after their arrival in Europe, it said.

      Among its recommendations, the report called for a coordinated response to rescue at sea, greater support for the countries where most refugees and migrants arrive and further steps to hold perpetrators of crimes against refugees and migrants, including traffickers, accountable.

      Ibrahim, a 30-year-old refugee from Eritrea, also lives in the Pessat-Villeneuve reception centre. He was resettled from Niger to France after being evacuated from Libya by UNHCR.

      Previously, he made five unsuccessful attempts to undertake the dangerous sea voyage from Libya to Europe. During one of the attempts, he was among the few who survived when their boat capsized.

      “Out of 148 people, only 20 people survived,” he says. He and six others clung to a wooden section of the boat and managed to stay afloat.

      Now that they are safe, Alfatih and Ibrahim want to resume their studies.

      Alfatih has ambitions to be become a doctor or a social worker so he can help others. Ibrahim wants to work in the food industry.

      “I believe you can do anything if you really want to”, Alfatih says.

      “In what I learn from life in France, what strikes me too, is that here, I live in a democracy.”

      In his speech at the reception, Mayor Dubois reviews the highlights of the year. With pride he mentions the opening of the refugee reception in the château.

      “I will always be here to defend our village, its interests, its residents, its employees, its officials, its values,” he says. “I will be the shield against hared, xenophobia, populism and mediocrity.

      “Friends, we are on Gallic soil. Before you enjoy the dishes made for you, I will pass on a secret recipe, the one for Pessat-Villeneuve’s magic potion. Although it’s a secret, I give you permission to share it with the whole world.

      “You take one quarter liberty, one quarter equality and one quarter brotherhood. And you need a pinch of secularism. Mix in a good dose of optimism. Don’t forget to water it generously with mutual support.

      “And there, before your eyes, is a commune like Pessat-Villeneuve, a place full of humanity and the qualities that together define us: free, fraternal, supportive and, quite simply, human.”


      https://www.unhcr.org/news/stories/2019/1/5c49c0c24/french-village-sets-example-welcome-refugees.html

    • 24 réfugiés sont arrivés au centre d’accueil de Pessat-Villeneuve (Puy-de-Dôme)

      Trois petits minibus ont déposé hier matin 24 réfugiés, hommes et femmes, venus principalement d’Érythrée, au centre d’accueil de Pessat-Villeneuve (Puy-de-Dôme). Tout un symbole en ce jour de journée mondiale des migrants.

      Même s’il a pris le pli, Gérard Dubois, maire de Pessat-Villeneuve, ressent toujours cette même « petite pointe au cœur » à chaque arrivée de réfugiés. « C’est toujours une émotion. Je sais à quel point c’est exceptionnel pour eux, et j’imagine le choc qu’ils ressentent. »
      « C’est une goutte d’eau dans la mer… Mais c’est essentiel »

      Pas de routine donc, malgré les 453 migrants et réfugiés que le centre, depuis son ouverture, aura vu passer, en comptant l’arrivée de 48 nouvelles familles prévue le 3 juillet. Bénévole depuis le début de l’aventure, le 3 novembre 2015, Sylvie reste fidèle au poste. « C’est toujours une émotion particulière quand ils arrivent… Et quand ils partent aussi d’ailleurs. On tisse tellement de belles histoires », évoque la professeur de Français multicasquettes. « Je donne des cours, mais je fais aussi du covoiturage et des courses. » Et une motivation intacte, malgré les deux années et demi écoulées.

      « C’est de l’humanité, c’est mon histoire personnelle. Mes parents étaient réfugiés et la République m’a tout offert, ça doit être pareil pour eux. C’est une goutte d’eau dans la mer… Mais c’est essentiel. »

      Encadrés par l’association Cecler, les réfugiés vont pouvoir entamer les procédures de régularisation et d’intégration. À compter d’octobre, le Centre d’accueil des réfugiés réinstallés (CARR) de Pessat deviendra un Centre provisoire d’hébergement (CPH), un statut qui permettra aux réfugiés de résider neuf mois au lieu de quatre actuellement.

      https://www.lamontagne.fr/pessat-villeneuve-63200/actualites/24-refugies-sont-arrives-au-centre-d-accueil-de-pessat-villeneuve-puy-de-

  • « Mon maître, c’est Picasso » Claude, éboueur de la ville de Paris
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/mon-maitre-c-est-picasso-claude-eboueur-de-la-ville-de-paris-28-09-2015-5

    Tous les matins, quand « il est cinq heures et que Paris s’éveille », Claude, perché sur le marchepied de son camion poubelle, vêtu de son gilet vert fluo, sillonne les rues de Paris et contemple, « émerveillé », « les bas-reliefsdes beaux immeubles de l’avenue Mozart », « la lumière d’hiver où on a l’impression que la tour Eiffelmarche sur l’eau », « les jardins des propriétés du XVIe arrondissement »…Claude Meintz est éboueur de la ville de Paris.

    Il est aussi artiste. Le peintre expose jusqu’au 10 octobre, à l’Hôtel de ville, son nu sur fond rouge, une toile acrylique de 1m90 sur 90, parmi ses 220 autres camarades (voir encadré).« La peinture, c’est arrivé comme ça ! », sourit cet homme de 45 ans, originaire du Cameroun, père de 5 enfants - « deux fois des jumeaux », habitant à Butry-sur-Oise (Val-d’Oise). Et qui travaille au service de la propreté depuis 5 ans : « Je fais de la benne, précise-t-il, mais aussi du balai. J’aime bien le balai. Je discute avec les gens. Je fais aussi les encombrants, le déblaiement des marchés, les trottoirs à la lance »,La passion de Claude a commencé il y a 15 ans. « Un jour, je suis alléchez un marchand de couleurs rue Damrémont (XVIIIe) m’acheter du matériel. J’avais envie. Je n’osais pas ! Ma peinture m’a aidé à vaincre ma timidité ».Depuis l’artiste a dû peindre plus de 1 000 toiles, « toutes empilées chez moi. Y en a partout ! rigole celui qui aimerait bien avoir un atelier logement de la ville mais n’a « jamais osé faire la demande »…Au fil des ans, Claude est devenu l’incontournable consultant art du service propreté… « Mes collègues me chambrent un peu. Ils m’appellent l’artiste ! Mais quand ils trouvent une toile dans les poubelles, ils viennent me voir : Et Claude, à ton avis, ça a de la valeur ? »Son savoir faire s’est aussi nourri des musées de la capitale.

    https://www.francebleu.fr/emissions/dans-la-rue-avec-murielle-giordan-08h10/107-1/dans-la-rue-avec-murielle-giordan-08h10-du-mercredi-17-fevrier-2016

    #éboueur #peinture #radio #éboueuse #éboueure

  • Education nationale : 20.000 jours sans remplaçants depuis la rentrée scolaire en France (France Bleu)
    https://www.francebleu.fr/emissions/le-reportage/107-1/le-reportage-du-mercredi-30-mars-2016

    Que se passe -t-il à l’Éducation nationale ? De plus en plus de classes se retrouvent aujourd’hui sans remplaçants quand les enseignants sont absents. Nationalement, c’est 20.000 jours qui ne sont pas assurés à l’Éducation nationale depuis la rentrée scolaire, dénonce la FCPE.

    Mais oui : que se passe-t-il… ??? Groumf…

    #éducation #absentéisme #remplacement #continuité_du_service_public #budget #suppression_de_postes