• http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/sud-education-93-laboutissement-logique-et-programme-dune-strategie-indigeniste/7400903

    Ce qui se déroule n’est pas limité à SUD-Education 93. On pourrait montrer que depuis des années les idées du différentialisme et du communautarisme progressent chez les personnels de l’enseignement et de la recherche, depuis le lynchage dont a fait l’objet le directeur de l’IUT de Saint-Denis, Samuel Mayol, jusqu’à l’invitation de Houria Bouteldja pour un « séminaire d’études décoloniales » à l’université de Limoges qui n’a été annulé qu’au nom de l’ordre public et non du caractère inacceptable des idées de l’invitée.

    Plus généralement, comme l’a souligné Thomas Guénolé dans une tribune parue dans Libération (« La France insoumise n’a pas de temps à perdre avec Valls et Bouteldja »), l’espace médiatique offert à des groupuscules ou des pratiques groupusculaires du PIR pose un véritable problème :

    « Les grands médias doivent d’ailleurs s’interroger. Quand un groupuscule aux thèses racistes ne pèse rien dans la population réelle, ne sont-ils pas irresponsables de lui donner une si vaste publicité ? Quand Manuel Valls est réduit à une place objectivement marginale dans le paysage politique, n’est-il pas anormal de lui donner une exposition médiatique aussi massive ? ».

    Si cette exposition est certes anormale, il ne faut cependant pas la sous-estimer tout en la combattant. On assiste donc, en spectateurs désabusés, à une ligne de relativisme culturelle et de non-mixité raciale, incarnée par le mouvement indigéniste, et de l’autre, un ancien premier ministre représentant du libéralisme. Faudrait-il se contenter de ce non-choix, avec d’un côté un mouvement social de transformation sociale et de combat forcement accolé aux fréquentations sulfureuses et ayant comme lubie la lutte contre l’universalisme, et de l’autre un partisan de l’universalisme dans les mots et pourtant destructeur des conquis sociaux et ennemi du monde du travail ? Ce détournement de la laïcité ne peut être accepté et représente un véritable danger.

  • Baisse du déficit de la Sécu : le gouvernement se gargarise, les pauvres trinquent !
    http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/baisse-du-deficit-de-la-secu-le-gouvernement-se-gargarise-les-pauvres-trinquent/7398410

    Depuis la réforme Balladur de 1993, les retraites ont déjà baissé de 20 points. Avec les dernières contre-réformes de 2010, 2013 ainsi que celles de l’Arrco et de l’Agirc, nous en serons dans quelques années à une baisse de 30 points.

    Les dernières contre-réformes sur les allocations familiales ont baissé la masse des prestations et supprimé l’universalité de la prestation des allocations familiales.

    Le déremboursement des soins hors ALD (Affections Longue Durée) a continué pour arriver à ce que la Sécurité sociale ne rembourse plus que 50 % du coût des soins, aboutissant à une croissance des inégalités sociales de santé

  • À pas de néant

    Cette politique n’a pas de résultat sur le plan économique, mais de surcroît parce qu’elle réduit les capacités d’intervention de la puissance publique, sa capacité à mettre en œuvre la justice sociale et l’égalité, elle menace la République et la menace de la République c’est la préparation d’un énorme désastre démocratique. Benoît Hamon en 2014 (sic !)

    http://www.dailymotion.com/video/x28ejch_benoit-hamon-il-y-a-un-desaccord-sur-l-orientation-de-la-politi

    De l’usage des tartuffes et imposteurs
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/mai2016/493l-m11.shtml

    Comme l’année dernière, quand ils ont permis à Hollande de passer la loi Macron, les « frondeurs » veulent non pas mettre fin à l’austérité, mais préserver aussi longtemps que possible l’illusion qu’il y a une opposition à l’austérité au sein du PS. Ils sont hostiles aux jeunes et aux travailleurs qui se mobilisent contre les mesures d’austérité du PS.

    S’ils affichent leurs réticences, c’est afin d’empêcher à long terme que le PS ne soit totalement discrédité et ne s’effondre aux présidentielles de 2017, et, à court terme, d’empêcher une explosion sociale qui forcerait l’abandon de la loi El Khomri et ferait chuter le gouvernement Valls.

    Si le sort de la loi est laissé entre leurs mains, la politique d’austérité et de guerre continuera – soit par une capitulation en rase campagne face au 49-3 de Valls comme l’année dernière, soit par le biais de tractations plus complexes entre les partis parlementaires français et l’UE.

    Les bâtisseurs de ruines, Jean ORTIZ
    http://www.legrandsoir.info/les-batisseurs-de-ruines.html

    « Regardez-les travailler », disait Eluard. Je voulais titrer « Ils ont osé » le 49-3, mais ils n’osent rien, ils sont eux-mêmes, « ralliés » avec ferveur au néo voire à l’ultra libéralisme.
    Ils ne font qu’obéir aux marchés et se contorsionnent devant le MEDEF, pensant conserver ainsi voiture de fonction, impunité, coussins et retraites dorés. Ils se veulent les gérants les plus loyaux du capitalisme. Ils ont le cynisme des apostats, l’arrogance des traîtres ; ils exsudent le mépris du peuple. Chez eux, point de scrupules, ni de honte. A l’époque de la guerre de libération algérienne, ils voulaient liquider « la racaille ». Après la Libération, ils sortirent les chars contre les mineurs. Sans parler de la « Non intervention » lors de la Guerre d’Espagne. Ont-ils vraiment été un jour véritablement « de gauche » ? Mitterrand avoua qu’il signa le programme commun pour en finir avec le PCF. Bassesse et vilenie leur tiennent lieu de valeurs.
    Combien de « flingueurs » vont aller maintenant au bout de leur démarche ? Se déclarer en insurrection civique au sein de leur parti ? Ou en sortir... ? Ce sera un test grandeur nature. Quant à la CGT, FO, à la FSU, Solidaires, l’UNEF, etc., aux « Nuits debout », elles peuvent mettre à leur actif d’avoir « poussé » ces petits politicards à tordre le coup à la démocratie, pour servir les intérêts des classes dominantes. A tomber le masque. Faut-il qu’ils aient eu peur du mouvement populaire, du débat, du rôle du Parlement ! Autant de points marqués par tous ceux qui depuis plus de deux mois battent le pavé, supportent avec courage les violences policières éhontément orchestrées par un pouvoir minoritaire, faible et minable. Champion hors catégories de la collaboration de classe. Le coup de force infâme pourrait se retourner très vite contre ses auteurs. J’y crois. Le mouvement va s’amplifier. C’est sûr. On ne peut nier un peuple indéfiniment.

    P.S. : A leur propos, mon père disait : « il est vain de demander à l’ormeau de produire des poires ». « P’alante ! ». Les pommiers sont en fleur. Les premières cerises sont pour demain.

    Nouveau seuil atteint dans le processus de décomposition du PCF
    http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/nouveau-seuil-atteint-dans-le-processus-de-decomposition-du-pcf/7398018

    le Front de gauche n’existe plus sauf dans les nostalgies de certains. Né d’une volonté commune de Marie Georges Buffet (alors secrétaire nationale du PCF) et de Jean-Luc Mélenchon, il s’est concrétisé par une alliance entre le PCF et le PG (parti né dans cette circonstance) qui a été élargi ensuite à des petits groupes politiques. Cette alliance n’existant plus, parler aujourd’hui du Front de gauche est ne pas passer par la case « analyse concrète de la situation concrète ».

    Alors que Pierre Laurent a tenté tous les contacts possibles avec Taubira, avec les frondeurs, avec Hulot, avec le PS via son accord pour les primaires socialistes, le manque de détermination de ses interlocuteurs et la réaction majoritaire de la base communiste l’ont obligé à déclarer que le PCF ne pourrait pas participer à une primaire avec le président sortant. Le vide stratégique est criant.

    #PCF #PS #Social_démocratie #Frondeurs #Gauche #Tartufferie #Imposture #49-3 #institutions #Cinquième-république

  • Le triptyque de la protection sociale des néolibéraux de droite et de gauche : #austérité, étatisation et #privatisation
    http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/le-triptyque-de-la-protection-sociale-des-neoliberaux-de-droite-et-de-gauche-austerite-etatisation-et-privatisation/6322

    Et pourtant l’enjeu politique est d’importance car la conséquence du triptyque n’est pas une simple politique de rigueur mais une croissance exponentielle des inégalités sociales de santé, de retraites, de logement, scolaires, parentales, dans la perte d’autonomie, dans l’emploi, etc.
    Et en 2013, le gouvernement met la surmultipliée en fanfare. Le 11 janvier, il applaudit l’accord régressif interprofessionnel repoussé par la majorité des salariés. Le 15 janvier, il applaudit via Cahuzac à une proposition du Medef de désindexer les retraites complémentaires sur le coût de la vie entrainant mécaniquement une perte de pouvoir d’achat de 1 à 1,5 % par an. Le 10 mars, c’est Touraine qui monte en ligne pour dire que la lutte contre les déficits va faire baisser les acquis sociaux. La lettre de mission donné par Ayrault à Hubert Fragonard sur la politique familiale demande 2,2 milliards d’économies dans la branche Famille (voir l’article ci-dessous). Et on n’a pas encore idée de ce qui se trame sur la perte d’autonomie.
    Pour les retraites, le montant moyen de la pension (hors réversion et hors majoration pour trois enfants et plus) est de 1 552 euros pour les hommes et 899 euros pour les femmes(quand est-ce que le mouvement féministe va prendre ce problème à bras le corps ?). Eh bien, pour l’oligarchie, c’est trop ! Pour la santé plus de un assuré social sur cinq fait du refus de soins pour cause financière, plus qu’un chirurgien dans le Gard en secteur 1, une croissance exponentielle des restes à charge, la fermeture des centres de santé, des hôpitaux et maternités de proximité, les délais d’attente grandissants aux urgences, la croissance exponentielle des cotisations des complémentaires santé - qui rappelons-le ont des frais de gestion de 15 à 22 % au lieu de 4,5 % pour la Sécu et, de plus en plus, remboursent très mal -, une désertification médicale grandissante, etc.

  • 2012, début d’une ère nouvelle : un vent se lève !
    http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/2012-debut-dune-ere-nouvelle-un-vent-se-leve/4471

    À la fin des années 1970, se mettent en place les politiques néolibérales qui engageront, entre autres, la déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment des salaires directs et socialisés et en faveur des profits. Les faiblesses du communisme soviétique ouvrent la voie à son implosion à la fin des années 1980. À partir de ce tournant, le capitalisme met le turbo en développant une nouvelle phase de son existence. En outre, les caractéristiques sont claires : harmonisation des systèmes de protection sociale et écologique par le bas, privatisation des profits et socialisation des pertes, nouvelle gouvernance mondiale et régionale, alliance nécessaire des néolibéraux avec les communautarismes et intégrismes ethniques et religieux pour détruire le principe de solidarité et d’égalité de la sphère de constitution des libertés (école, protection sociale, services publics) éradiquée par les néolibéraux pour le remplacer par la charité des communautarismes et intégrismes ethniques et religieux, austérité et recul des acquis de l’émancipation humaine.

    #tw #fb

  • ReSPUBLICA » En finir avec sarkozy, mais après ?
    http://www.gaucherepublicaine.org/chronique-devariste/en-finir-avec-sarkozy-mais-apres%c2%a0/4031

    Tout cela pour dire que la gauche si elle ne veut pas une fois de plus décevoir le peuple devra engager sur le temps court une rupture contre la finance libéralisée, contre le libre échange, contre l’austérité salariale et contre la contre-révolution fiscale. C’est même une condition de la sortie de crise y compris celle de la dette publique.