« fin de partie » pour la géographie rurale ou nouvelles perspectives ?

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  • Existe-t-il un mode d’habiter spécifiquement #périurbain ?

    Lorsqu’on parcourt les recherches menées dans les sciences sociales sur les modes d’habiter[1], un thème apparaît particulièrement sous-exploité, celui des effets de « contexte ». Paradoxalement, alors que les géographes sont prompts à évoquer, pour expliquer la différenciation des modes d’habiter, le poids des déterminismes sociaux, la place occupée dans le cycle de vie, le genre ou les logiques individuelles, ils interrogent assez peu l’impact du contexte spatial de résidence sur les pratiques spatiales des individus, objet davantage étudié par les sociologues (Authier, 2001)[2].


    http://www.espacestemps.net/articles/mode-habiter-periurbain
    #Tours #géographie #trajectoires #mobilité #cartographie #visualisation
    via @ville_en

    • Vivre le périurbain. Des espaces sous influence urbaine.

      Cette Traverse interroge la spécificité de l’habiter périurbain : existe-t-il une relation à l’espace dans le périurbain qui soit significativement différente de celle qui caractérise l’urbain d’un côté et le rural de l’autre ? Alors que la question de l’habiter périurbain se rapporte à des enjeux majeurs pour notre société au sens où elle concerne des territoires qui ne cessent de s’étendre et dont la population croît rapidement, les différents articles qui composent cette Traverse permettent d’affirmer la spécificité périurbaine. Attractifs pour les populations, ces territoires sont aussi fortement décriés voire stigmatisés en tant que source d’une immobilité contrainte pour certains de ses habitants — en particulier les jeunes et les femmes disposant de faibles accès à la voiture (Ortar, 2008) —, du fait de la place importante occupée par la voiture (Motte-Baumvol, 2007) et des émissions de CO2 qui en découlent. Le périurbain est également considéré comme territoire de relégation voire de repli pour des ménages modestes dans lesquels les votes en faveur de l’extrême-droite sont croissants (voire à ce sujet l’article de Violaine Girard (2012) pour une vision nuancée de la question). Attrayants autant que repoussants, les espaces et modes de vie périurbains font ainsi l’objet d’inquiétudes voire de fantasmes qui restent peu mis à l’épreuve de l’analyse scientifique… Ainsi, les recherches sur l’habiter périurbain se heurtent principalement à deux écueils. Le premier porte sur la définition des deux notions qui le composent : « habiter » et « périurbain ». Elles sont souvent floues car multiples, mal ou non explicitées. Nous verrons à travers les articles de cette Traverse, qui se caractérisent par un effort important pour définir et expliciter ces notions, que le problème concerne plus spécifiquement le terme « périurbain », et que les enjeux sémantiques et théoriques associés peuvent au moins partiellement être traités grâce à l’« habiter ». La deuxième partie de cette introduction portera sur le second écueil récurrent dans les travaux sur l’habiter périurbain. Celui-ci se rapporte à la double dimension, sociale et spatiale, de ces notions : on observe parfois une confusion entre ce qui relève du mode d’habiter et ce qui a trait au contexte spatial périurbain, dans les pratiques spatiales des populations périurbaines. Il ne s’agit pas d’opposer ces deux notions, qui se recoupent en partie. L’espace est social tel que le mettent en évidence Di Méo (1998) et Lévy et Lussault (2003). Mais toutes les manifestations sociales dans le périurbain ne relèvent pas nécessairement du contexte spatial. Il nous semble ainsi indispensable de donner à l’espace périurbain un rôle qui dépasse celui d’un élément composant le contexte. Le périurbain n’est pas figé ; s’il possède une influence sur les modes d’habiter, il est lui aussi influencé par les habitudes, les comportements, les préférences et les représentations des populations qui le composent. En abordant de front ces deux types d’écueil, nous souhaitons éviter des erreurs d’analyse et d’interprétation qui risqueraient de fausser la compréhension de notre société et l’éclairage que peut apporter la recherche aux politiques publiques. À partir des approches proposées au travers des articles de cette Traverse, trois types d’enjeux soulevés par les modes d’habiter périurbains émergent. Nous les examinerons successivement dans une troisième partie.

      http://www.espacestemps.net/articles/vivre-le-periurbain-des-espaces-sous-influence-urbaine

    • Les territoires périurbains : « fin de partie » pour la géographie rurale ou nouvelles perspectives ?

      Considéré aujourd’hui comme un nouveau modèle d’#urbanité, le périurbain semble échapper au champ d’une #géographie_rurale qui n’a cessé de voir depuis cinquante ans son espace référent se réduire et ses problématiques entamées par l’omniprésence du fait urbain. Mais si les espaces périurbains ne sont plus la campagne, ils ne sont pas non plus la ville tant dans leur morphologie que dans leurs logiques d’évolution ; ils s’apparentent à un nouveau mode d’organisation de l’espace et autorisent un regard critique sur le rural et la ville. À la recherche de configurations territoriales inédites, ils permettent d’interroger la contribution de la ruralité en invention et de l’agriculture qui lui redevient associée.

      https://geocarrefour.revues.org/7045

    • Le périurbain au centre de la question urbaine

      Laurent Cailly introduit son propos en rappelant que le périurbain est associé à un processus migratoire. Il s’agit d’une catégorie d’espace associée à un mode d’habiter constituant un phénomène d’ampleur et qui pose d’emblée un problème de définition. 1 français sur 5 (ou sur 4) vit dans une commune périurbaine. Le périurbain représente près d’1/3 des communes.

      https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_731483/le-periurbain-au-centre-de-la-question-urbaine