un nouveau pavé dans la mare ?

/cholesterol-et-risques-cardiovasculaire

  • Re-evaluation of the traditional diet-heart hypothesis : analysis of recovered data from Minnesota Coronary Experiment (1968-73)
    http://www.bmj.com/content/353/bmj.i1246

    Conclusions
    Available evidence from randomized controlled trials shows that replacement of saturated fat in the diet with linoleic acid effectively lowers serum #cholesterol but does not support the hypothesis that this translates to a lower risk of death from coronary heart disease or all causes. Findings from the Minnesota Coronary Experiment add to growing evidence that incomplete publication has contributed to overestimation of the benefits of replacing saturated fat with vegetable oils rich in linoleic acid.

    #Huiles végétales : des vertus anti-cholestérol qui montrent leurs limites
    http://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/huiles-vegetales-des-vertus-anti-cholesterol-qui-montrent-leurs-limites

    Pour autant, cette étude a fait grincer des dents, notamment celles du Pr Frank M. Sachs, spécialiste de la prévention des maladies cardiovasculaires à Boston. Il a jugé que l’étude n’était « pas fiable ». Selon lui, il faut « au moins deux ans pour qu’un traitement visant à diminuer le cholestérol ait un effet sur les maladies cardiovasculaires ». Or, l’expérience menée entre 1968 et 1973 a duré à peine plus d’un an, en moyenne, pour chacun des participants.

    Cholestérol et risques cardiovasculaires : un nouveau pavé dans la mare ?
    http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/cholesterol-et-risques-cardiovasculaires-un-nouveau-pave-dans-la-mare_1

    L’utilisation de #statines est associée à de nombreux effets secondaires (notamment musculaires), aussi de nombreux laboratoires sont à la recherche d’alternatives thérapeutiques anti-cholestérol. Une nouvelle classe de médicaments, capable de limiter les échanges de cholestérol entre les transporteurs LDL et HDL, semblait prometteuse sur le papier [1]. Si les premiers candidats évalués ont déçu [2], le groupe pharmaceutique Eli Lilly avait identifié un champion : l’evacetrapib.

    [...]

    En effet, durant les phases préliminaires de tests, cet evacetrapib diminuait d’un tiers le taux de LDL, et parvenait à doubler le taux de HDL (transporteurs de haute densité, réputés bénéfiques). Un vaste essai clinique, initié il y a quelques années sur 12.092 patients, est venu confirmer cet effet biologique. Mais en octobre 2015, Eli Lilly interrompt prématurément cette étude, à la surprise de nombreux observateurs.

    Un échec cuisant
    Les raisons de cet arrêt ont été précisées ce 3 avril lors d’un important congrès international de cardiologie [3]. Durant l’étude, sur environ 6.000 participants sous evacetrapib, 256 ont fait une crise cardiaque. Dans le groupe témoin, qui prenait un placebo, le nombre de crise cardiaque était de… 255, soit une totale absence de différence statistique. De même, le nombre d’AVC dans le premier groupe était de 82, contre 95 dans le groupe placebo. Et le nombre de décès liés aux maladies cardiovasculaires de 434, contre 444. En bref : l’evacetrapib n’a absolument aucun intérêt thérapeutique.

    Cité par le New York Times, le docteur Stephen Nicholls, responsable de l’étude avortée, résume l’interrogation qui se trouve sur toutes les lèvres : « nous avions un médicament qui semblait agir sur tout ce qu’il fallait ; […] comment un traitement qui diminue quelque chose identifié comme délétère ne peut entraîner aucun bénéfice ? »

    #santé #science