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  • Les femmes médecins passent plus de temps en consultation... et gagnent moins que les hommes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/231656/ecart-salarial-remuneration-femmes-hommes-medecins-duree-consultations-inegali

    Il est évident que des consultations plus longues ne font pas nécessairement des consultations de meilleure qualité. Cela étant, les patients ayant bénéficié de ces minutes supplémentaires ont tendance à être plus satisfaits des soins reçus. En 2016, une étude révélait même que les patients âgés avaient moins de risques de mourir à l’hôpital ou d’y retourner s’ils étaient pris en charge par des femmes.
    Un système imparfait

    Outre ces consultations plus longues, l’enquête met aussi en évidence des différences au niveau de la facturation. Alors qu’elles établissent davantage de diagnostics et passent plus de commandes pour leurs patients, les femmes médecins ont tendance à proposer des tarifs moins élevés. Ce décalage entre le temps accordé à leurs patients et les revenus générés pourrait expliquer pourquoi les femmes médecins sont confrontées à un plus grand risque d’épuisement professionnel que leurs homologues masculins, alertent les auteurs de l’étude.

  • Hépatites pédiatriques d’origine inconnue : ce qui ressort des premières investigations | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/228193/hepatites-pediatriques-origine-inconnue-aigues-jeunes-enfants-covid-adenovirus

    Enfin, il y a des hypothèses que l’on pense « farfelues ». En réalité, dans ces histoires, tant que le coupable court toujours, rien ne doit être considéré comme « farfelu », d’où la prudence de nos guillemets.
    Ainsi, les Britanniques –qui ont rapporté la plus grande série mondiale de cas, avec 197 hépatites d’origine inconnue survenues chez des enfants signalées au 16 mai– ont constaté la présence d’un chien dans le foyer de 70% des cas rapportés. Autre donnée, 75% des enfants atteints d’hépatite avaient pris du paracétamol pour soigner les symptômes, alors que l’on sait le médicament hépatotoxique lorsque consommé à dose élevée. Or, les Britanniques sont nombreux à posséder des chiens, et les doses de paracétamol n’étaient élevées dans aucun cas…

    16 UK Pet Ownership Statistics to Know in 2022 : How Many Brits Have Pets ? | Pet Keen
    https://petkeen.com/pet-ownership-statistics-uk

    Dogs are the most popular pets, with 12.5 million in U.K. households in 2022.
    (PFMA)

    This comes out to 33% of households that own dogs throughout the UK.

  • Tuerie de masse à Buffalo | « Comme dans un film d’horreur » | La Presse
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2022-05-14/tuerie-de-masse-a-buffalo/comme-dans-un-film-d-horreur.php

    Peu avant l’attaque, Payton Gendron avait publié en ligne un manifeste haineux faisant référence à la théorie raciste du « grand remplacement » issue de l’extrême droite, selon un haut responsable des forces de l’ordre américaines, comme l’a rapporté le New York Times.

  • Que sait-on de la transmission de maladies entre animaux et humains ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/227554/pandemies-covid-19-animaux-humains-coronavirus-pangolin-chauve-souris-sars-cov

    Peut-être parce que nous fermons les yeux sur les raisons (moment Don’t Look Up) ou parce que cela nous renvoie à notre propre animalité, nous oublions souvent que nous partageons avec les animaux non humains nombre de virus, parasites et bactéries. Parfois, cela se passe sans trop d’encombres ; parfois, cela déclenche des épidémies et des pandémies.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue à près de 60% le nombre de maladies émergentes d’origine zoonotique (c’est à-dire d’origine animale non humaine). Ce chiffre est en croissante augmentation depuis cinquante ans. En cause ? Les changements globaux.

    Le dérèglement climatique en premier lieu, qui pousse les espèces sauvages à migrer. Mais aussi la déforestation et la surpopulation, qui créent des contacts inattendus et plus fréquents entre l’humain et les animaux sauvages et qui, en attaquant la biodiversité, suppriment ce que l’on appelle « l’effet dilution », censé tempérer les risques d’infection entre les espèces animales et humaine, ainsi que la surconsommation d’antibiotiques au sein des élevages intensifs où se développent des antibiorésistances.

    #zoonoses

  • Comment la #marche libère les #femmes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/227359/marche-randonnee-liberation-femmes-independance-epanouissement

    « On considérait que le #corps de la femme n’était pas capable de marcher sur de trop longues distances, mais ce discours médical servait surtout à garder les femmes à l’intérieur des foyers. Une femme qui se rend à l’extérieur, qui occupe l’espace public, c’est une femme qui peut faire potentiellement des rencontres. Tout ça met en danger la cellule familiale », explique Julie Gaucher.

    « À l’époque, ajoute la chercheuse, une femme qui fait du sport en extérieur, c’est aussi une mise en danger de l’hégémonie des hommes. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le modèle masculin par excellence, c’est le soldat. Puis c’est l’exploit sportif. Si les femmes entendent investir ce terrain, que reste-t-il aux hommes ? »

  • Petite queue, corps gonflé: nos câbles sous-marins causent des malformations chez les homards | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/227329/petite-queue-corps-gonfle-cables-internet-sous-marins-champ-electromagnetique-

    Cette expérience, réalisée dans un laboratoire de la station marine de St Abbs, au Royaume-Uni, a montré une chose : les homards qui ont grandi près des câbles étaient trois fois plus susceptibles de développer des malformations que les autres, comme une queue plus petite et pliée, un développement des yeux raté ou un corps gonflé. Pire encore, ces homards étaient trois fois plus à même d’échouer à un test de nage verticale permettant de remonter à la surface, un type de déplacement pourtant essentiel à l’alimentation de l’espèce.

  • Tableau l’Abolition de l’An II de Hervé di Rosa contesté.
    Tribune 2 de Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau — 21 mai 2020 in Slate.fr

    http://www.slate.fr/story/190641/tableau-herve-di-rosa-commemorer-abolition-esclavage-assemblee-nationale

    Ce tableau d’Hervé di Rosa est-il la meilleure œuvre pour commémorer la première abolition de l’esclavage ?

    Il y a un peu plus d’un an, le 4 avril 2019, nous avons publié une tribune intitulée « Banalisation du racisme à l’Assemblée nationale : ouvrons les yeux », dans laquelle nous expliquions pourquoi le tableau d’Hervé di Rosa commémorant l’abolition de l’An II n’a pas, selon nous, sa place sur les murs du Palais Bourbon.

    Cette tribune avait été accompagnée par une pétition publiée le même jour, adressée au Président de l’Assemblée nationale et aux député·es ; le 12 avril, un deuxième texte l’avait suivie, qui répondait point par point aux accusations portées contre nous.

    La toile est toujours là, le débat de fond n’a pas eu lieu et certains ont pu croire que nous ne souhaitions pas l’ouvrir. Bien au contraire. Alors que c’est aujourd’hui l’anniversaire de la loi Taubira du 21 mai 2001, tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, alors que la Martinique célèbre demain son abolition et que la Guadeloupe fera de même le 27 mai, alors que le 10 mai a débuté un mois de commémoration et de réflexion sur le respect de la dignité humaine, la nécessité historique de ce débat est plus actuelle que jamais. Nous nous proposons ici de l’engager sur le mode du questionnement, après un bref rappel de notre point de vue.

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    Une vision stéréotypée et déshumanisante

    À nos yeux, le tableau en question ne peut être l’œuvre qui commémore, au cœur du pouvoir législatif, la loi de la Ière République ayant aboli l’esclavage avant que celui-ci ne soit rétabli sous l’Empire.

    Inscrite dans une imagerie où se sédimentent, pêle-mêle, ces rires Banania que Léopold Sédar Senghor voulait déchirer sur tous les murs de France, Tintin au Congo ou encore les barbouillages de Michel Leeb, cette représentation donne du corps noir une vision stéréotypée et déshumanisante. Elle insulte à la fois la mémoire des millions de victimes du commerce triangulaire, de l’esclavage et les citoyen·nes français.es qui sont leurs descendant·es.

    Selon Hervé di Rosa, l’auteur du tableau, nous aurions fait fausse route en attentant à sa liberté de créateur, à « son geste artistique et poétique ». Parce que tous ses personnages ont « de grosses lèvres rouges », quelles que soient leur couleur, leur sexe ou leurs caractéristiques physiques, nous lui aurions instruit un mauvais procès.

    Non seulement cette posture feint d’ignorer les codes iconographiques du colonialisme et du racisme français et belges, mais un rapide survol de la diromythologie, cette esthétique pop forgée au carrefour du graffiti, de la BD et de la science-fiction, suffit pour comprendre que l’artiste a su donner forme à des physionomies bien plus diverses qu’il ne le dit.

    L’imagerie à laquelle la toile renvoie aurait dû l’écarter a priori de toute fonction commémorative –à plus forte raison dans un bâtiment aussi symbolique que le Palais Bourbon.

    Depuis le début de l’affaire, nous considérons hors-sujet ses intentions et ses convictions politiques, et nous nous sommes toujours gardés de porter un jugement esthétique sur un tableau qui n’aurait pas retenu notre attention s’il avait été exposé dans un musée ou une galerie privée.

    Le problème est pour nous le suivant : l’imagerie à laquelle la toile renvoie aurait dû l’écarter a priori de toute fonction commémorative –à plus forte raison dans un bâtiment aussi symbolique que le Palais Bourbon.

    La toile d’Hervé di Rosa y a été accrochée en 1991, dans le cadre d’une série qui célèbre les grands moments de l’histoire législative française. D’autres panneaux de la même série, par exemple celui consacré à l’adoption du suffrage universel en 1848, présentent des visages aux traits similaires ? C’est exact. Mais parce que ces visages ont la peau rose, ils ne sauraient convoquer le même champ symbolique.

    Dans un documentaire diffusé récemment sur Arte, Hervé di Rosa affirme que sa création ne relève pas du réel et se caractérise par une sorte d’étanchéité historique : « L’Histoire c’est l’Histoire, une image c’est une image, c’est un songe, c’est une esthétique, ce n’est pas la réalité. » Nous soutenons qu’aucune œuvre d’art n’existe ex nihilo, dans un vide anhistorique.

    Imagine-t-on un mémorial du 13-Novembre sur lequel les victimes, revues et corrigées en personnages de BD, souriraient d’un air béat entre les balles des terroristes ? Peut-on envisager, au mémorial de la Shoah, une œuvre de commémoration qui mettrait en scène des figures évoquant les stéréotypes de l’exposition « Le Juif et la France » ?

    Si une telle chose est impensable, c’est parce que la mémoire de l’Holocauste a été écrite consciencieusement, avec le plus grand sérieux. Nous ne parlons pas ici de sensibilité, au sens où la perpétuation des codes de l’imagerie colonialiste serait blessante, choquante, indélicate. Elle l’est pour beaucoup, mais ce n’est pas le problème principal. Il s’agit de conscience historique et esthétique : choisir une vision fantaisiste de la blessure mortelle que fut le commerce triangulaire, c’est valider une forme de négationnisme par l’image.

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    Honorer la mémoire et donner à voir l’Histoire sans compromettre l’Art

    L’art a le droit et le devoir de choquer, à condition de choquer avec rigueur –surtout si l’œuvre en question a une vocation commémorative. Que viendraient donc faire la satire et l’ironie, souvent invoquées comme des marques déposées de l’esprit français, dans l’hommage et le recueillement ?

    Rien, nous en sommes convaincu·es. Ce n’est que notre opinion et nous avons peut-être tort. Mais, si tel est le cas, il appartient aux député·es de le démontrer en répondant aux questions qui ont été évitées jusqu’à maintenant.

    Vingt-neuf ans après son inauguration, les représentant·es de la nation, en passant devant le tableau sur le chemin de l’hémicycle, sont-ils intimement convaincu·es qu’il ne saurait y avoir d’œuvre plus pertinente pour commémorer le « plus jamais » que nous dictent la traite et l’esclavage ?

    Les millions d’Africain·es qui ont trouvé la mort dans l’Atlantique ou aux colonies peuvent-ils se résumer à deux figures plates, jumelles et unidimensionnelles, sans aucune pluralité ni complexité, dans un des plus haut-lieux de pouvoir de l’ancienne puissance coloniale ?

    La main du colonisateur peut-elle rester invisible, comme si l’esclavage avait été institué puis aboli (puis ré-institué avant d’être aboli pour de bon en 1848) par une sorte d’enchantement dont il ne serait pas nécessaire de rappeler les modalités ?

    Quels éléments esthétiques distinguent cette toile de la vision stéréotypée des Noir·es dans la très longue et très fertile iconographie du racisme made in France ?

    Est-il absolument impossible d’inventer, sans compromettre l’Art, une plus juste façon d’honorer la Mémoire et de donner à voir l’Histoire ?

    Le débat que nous souhaitons ouvrir n’a rien à voir avec l’interdiction d’une pièce de théâtre ou la problématique de l’appropriation culturelle.

    Les questions sont posées et le débat est ouvert. Des député·es, nous attendons des réponses claires, sans les contre feux ni les manœuvres de diversion du type de celles que nous avons connues jusqu’à présent : accusations de censure, d’infiltration du politiquement correct américain, de militantisme ou de communautarisme.

    N’en déplaise à celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, nous sommes des universalistes dans le plein sens du terme : la République est grande pour nous lorsqu’elle fait une place à tous les Français·es, non quand elle se limite à une clause d’ancienneté visant à maintenir les privilèges des premiers arrivé·es.

    Le débat que nous souhaitons ouvrir n’a rien à voir, rien, avec l’interdiction d’une pièce de théâtre ou la problématique de l’appropriation culturelle. Nous sommes hostiles à toutes les censures et à toutes les formes d’assignation identitaire. Nous n’appartenons à aucun groupe. Nous parlons d’une seule voix, hybride. Cette hybridité est celle que nous pratiquons en tant qu’enseignant·es, mais aussi dans nos films et nos romans.

    Nous sommes prêt·es à entendre tous les contre-arguments de bonne foi, par exemple le fait que le tableau appartient à un ensemble : que deviendrait l’unité esthétique de ce tout s’il était amputé d’un de ses éléments ?

    Nous sommes disposé·es à discuter sereinement avec tous ceux qui feront valoir un point de vue compatible avec le dialogue. Si on nous apporte des réponses précises et convaincantes, nous le reconnaîtrons.

    La toile, sa vocation commémorative et son cadre politico-historique : le lourd silence de nos angles morts coloniaux ne doit pas étouffer ce débat qui mérite d’avoir lieu.

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    Organisée le 10 mai, la journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions avait cette année pour thème la page manquante. Selon Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, celle-ci symbolise « l’ignorance qui entoure encore l’esclavage et la mémoire de notre passé colonial dans le grand public ».

    L’une de ces pages supprimées se trouve sur le site Internet de l’Assemblée nationale, dont le compte Twitter a salué les commémorations du 10 mai en publiant la photo d’un homme noir en chaînes –celle-là même par laquelle la photo du tableau d’Hervé di Rosa avait été remplacée en catastrophe après la publication de notre première tribune, officiellement dans le cadre d’une mise à jour prévue de longue date.

    « Honorer le souvenir des victimes et transmettre la mémoire de ce crime contre l’humanité », dit le tweet de l’Assemblée nationale. En remettant en cause un choix esthétique fait en son temps par une génération peut-être moins consciente de ces enjeux, les député·es ont l’occasion de montrer aujourd’hui qu’il ne s’agit pas de belles paroles, mais aussi de poursuivre la réflexion historique entamée par la loi Taubira du 21 mai 2001.
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    L’anniversaire de cette loi, concomitant des abolitions en Martinique et en Guadeloupe, nous invite en tant que citoyen·nes à exercer notre devoir de mémoire. Aux esprits chagrins qui verraient là une démarche de « censure », un indice de la « tyrannie des minorités », une obsession de la « repentance » ou un business de la « concurrence victimaire », nous recommandons de mieux respecter l’Histoire, celle de tous les Français·es, qu’il nous appartient de connaître et de comprendre en vue de construire un avenir commun.
    En savoir plus : Société Culture esclavage loi Taubira tableau commémoration Assemblée nationale

    #esclavage #abolition #AssembléeNationale #contestedmonuments

  • La #pandémie n’est pas terminée, alors restons prudents | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/226754/pandemie-covid-19-chiffres-mortalite-chine-mutation-variant-sante-publique-oms

    Autre élément et non des moindres : le #Covid_long, sur lequel il demeure des zones d’ombre. Les premiers cas de symptômes persistants ont été décrits avec Omicron et on ne sait pas exactement quel est le rôle protecteur des vaccins. Certaines séries évoquent des taux de 30% de Covid longs, ce qui paraît énorme. Même si on estime que 10 à 15% des personnes ayant contracté le Covid développeront une forme longue, avec les niveaux élevés d’infections ces derniers mois, cela deviendrait un véritable problème de santé publique et nous ne pouvons pas nous permettre de porter des œillères pour faire plaisir aux rassuristes !

    Certes, même si les travaux s’accumulent sur ce sujet, on ne sait pas encore tout sur le Covid long, mais au lieu de mettre la poussière sous le tapis, nous pensons qu’il serait plus judicieux de tout faire pour se prémunir d’une dose infectante virale trop importante dans nos environnements clos et mal ventilés, afin de réduire les risques de formes sévères et tardives.

  • Le secret des vraies boulettes italiennes est un fromage français | Slate.fr
    http://www.slate.fr/boire-manger/spaghetti-wars/cuisine-recette-boulettes-italienne-polpette-rodez-fromage


    #cuisine

    « Mais attends, tu sais quel est le fromage que l’on doit mettre dans les polpette ? », m’a demandé mon ami. J’en ai énoncé deux ou trois : « Je ne sais pas, sans doute pas du parmesan, ça vient du Nord ; peut-être du pecorino ? Ou sinon du cacioricotta ? De la ricotta forte ? » « Non, non et non. Le secret des boulettes à la sauce tomate, c’est le Rodez. »

  • http://www.slate.fr/story/225594/madagascar-france-coloniale-repression-sanglante-memoire-oubli-franco-malgache

    À Madagascar aussi la France coloniale a sévi, mais qui s’en souvient ?
    Slate.fr — 30 mars 2022

    Il y a un mystère lié au récit et à la mémoire des événements de 1947, qui firent pourtant près de 90.000 morts : les premiers à se taire sont les premiers concernés.

    À deux années de distance, Sétif (Algérie) en 1945 et Madagascar en 1947 furent deux des pages les plus sombres de l’histoire coloniale française. Or si tout le monde se souvient du drame algérien, ce qu’il s’est passé sur l’« île Rouge » est plus rarement évoqué. Sétif et Madagascar comportent pourtant bien des points communs.

    Ce furent, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, deux insurrections réprimées de façon sanglante, la première annonçant même la seconde, avec plusieurs dizaines de milliers de morts. Toutes deux ont ouvert une époque nouvelle : celle de la revendication pour l’indépendance nationale ; et conduit une dizaine d’années plus tard à celle-ci, pour les Algériens au terme d’une longue guerre de libération (1954-1962), et sans trop de heurts, en 1960, pour les Malgaches.

    L’échec de l’insurrection

    C’est en pleine nuit, le 29 mars 1947, que des centaines de rebelles attaquent le camp militaire de Moramanga. Puis l’insurrection s’étend, pille et incendie des garnisons militaires, des postes de gendarmerie, des bâtiments administratifs et des dépôts d’armes ainsi que des concessions. Des routes et voies ferrées sont coupées. 35.000 Français vivent alors sur l’île, environ 150 Européens sont tués.

    Les conjurés visaient à rétablir l’indépendance immédiate et intégrale de Madagascar. Mais le mouvement insurrectionnel échoue à s’étendre aux grandes villes. Il est pour l’essentiel contenu à la partie orientale de l’île. Des milliers d’insurgés se cachent dans les forêts encore quelques semaines, jusqu’à épuisement.

    La réaction est terrible. L’armée et la police françaises inaugurent de « nouvelles méthodes » : rebelles jetés vivant d’un avion militaire ou enfermés dans des wagons jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le chef de l’état-major français évoquera un bilan de 89.000 victimes, directes ou indirectes, de la répression.
    (...)

    #Madagascar #insurrection #repression_coloniale #memoire #oubli

  • Un Allemand s’est fait vacciner 87 fois contre le #Covid-19 | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/225858/allemand-vaccin-vaccination-87-fois-contre-covid-19

    À chaque rendez-vous, l’homme se présentait avec une nouvelle carte vaccinale vierge à son nom, mais sans carte d’assurance maladie, ce qui le rendait difficilement traçable. Une fois le schéma vaccinal complet, il se débrouillait pour supprimer son nom du dossier afin de le revendre à des antivax, bien plus réticents que lui à se faire piquer. Un business dont les dessous financiers n’ont pas encore été dévoilés, précise le média Deutsche Welle.

  • [ ’ttention ça pique, on est chez l’ennemi, et Samantha n’y va pas de main morte. Je suis en train de lire sa bio, et elle arrive à se décrire à 13 ans avec énormément de justesse et de dignité. C’est aussi très libérateur comme lecture (pour ma part), très nuancé, très juste.]

    Samantha Geimer : « Personne n’est en droit de dire à une victime ce qu’elle doit penser » | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/187944/interview-samantha-geimer-affaire-roman-polanski-victime-viol-violences-sexuel

    Demander à toutes les femmes de supporter le poids de leur agression, mais aussi de l’indignation de tout le monde pour l’éternité, c’est cracher au visage de toutes celles qui se sont rétablies et qui sont passées à autre chose.

    Rameuter les victimes pour sanctionner des gens qui se sont mal comporté, c’est les victimiser davantage. Personne n’est en droit de dire à une victime ce qu’elle doit penser et comment elle doit se sentir. Lorsque vous refusez qu’une victime pardonne et tourne la page pour satisfaire un besoin égoïste de haine et de punition, vous ne faites que la blesser plus profondément.

    Une victime a le droit de laisser le passé derrière elle, et un agresseur a aussi le droit de se réhabiliter et de se racheter, surtout quand il a admis ses torts et s’est excusé.

    #Samantha_geimer

    • Quel agresseur voudra admettre ses torts si son crime est une dette qu’il ne pourra jamais payer ? Et quelle victime voudra dénoncer son agression si elle lui colle pour toujours à la peau ?

    • Peu de gens savent que vous avez poursuivi Polanski au civil en 1988 pour agression sexuelle, après avoir découvert qu’il enjolivait ce qu’il vous avait fait dans son autobiographie. Ni que vous avez gagné, cinq ans plus tard. À l’époque, bien avant l’apparition de Google, cette ignorance tombait sous le sens, car votre avocat avait eu la bonne idée de mal orthographier Polanski (« Rpolanski ») dans votre plainte, pour camoufler votre dossier aux yeux de la presse. Mais aujourd’hui, qui plus après la publication de votre livre qui détaille tout de A à Z, on a l’impression qu’il en va davantage d’une vérité plus complexe que le résumé « Polanski s’est soustrait à la justice et Geimer n’a jamais obtenu gain de cause ».

      En réalité, Polanski s’est soustrait à une injustice dont nous avons tous les deux été victimes. Lui parce que le juge n’a pas respecté son accord et, sous la pression médiatique, a laissé entendre qu’il pouvait lui infliger une peine de prison de cinquante ans. Moi parce que la procédure pénale n’a pas abouti.

      Peu de gens savent également que lorsque Roman a pris la fuite, j’avais moi aussi été mise dans un avion pour quitter la Californie, parce que le juge envisageait un procès à grand spectacle et que je sois citée à la barre alors que nous voulions, avec ma famille et mon avocat, préserver mon anonymat. Mais je suis très contente que Roman ait pris cette décision.

      Voilà la vérité, pure et simple. C’est cette injustice qui me poursuit depuis quatre décennies, pas ce que Polanski m’a fait chez Jack Nicholson. Avec la procédure civile, j’ai pu obtenir la justice que la cour pénale m’avait refusée, mais Polanski, lui, reste toujours victime d’un système corrompu et d’un juge immoral.

      #polanski

    • Il faut prendre soin des victimes de viol et les aider à s’en remettre, mais croire qu’elles seront pour toujours ravagées, les obliger à plier sous le poids de leurs souffrances est tout bonnement ridicule.

    • Vouloir que les victimes aient perpétuellement mal, comme si c’était la seule manière de prouver qu’un viol est un crime, est aussi terrible qu’absurde. C’est une autre manière de contraindre les femmes, de les contrôler, de les persuader qu’elles sont faibles. Ce n’est pas pour moi.

    • When I refuse to bend and show the damage that is demanded I am a rape apologist, with Stockholm Syndrome, who is bought and paid for and most importantly, I am hurting every other rape victim who ever lived, a woman who must be mad. And, also a slut for being sexually active at 13.

    • When a simple touch during a photograph, a bad joke, some typical behavior in the 70s or 80s is equated with rape and real sexual harassment, we have diminished the seriousness of those crimes or actions. When a pass at a 17 year old is talked of as pedophilia, we take away from the actual victims of those crimes. If you are searching your mind to remember who might have acted inappropriately to you, you are not a victim, and you shouldn’t want to be.

    • par contre faut me « mute » si ça pique trop, je comprends que ce soit dérangeant, après les années qu’on vient de traverser, et surtout que toutes les expériences ne se valent pas. Je fais moi-même une sorte de virage pas facile à comprendre et que je vais pas expliquer ici.

    • Our young women need to learn the sexuality is healthy, normal, necessary. That lives are not shaped by a bad experience but by our resilience. That hatred and punishment does not heal you or undo something that has happened. Your beauty, your value, that is something inside you that cannot be taken.

    • Standing with women should be our strength, not a way to turn us all into un-redeemable victims who must be shielded from the world, from men, from sex, from themselves. Sexuality is individual, it’s part of life, it can be tricky and awkward. It does not harm you.

    • @tintin ben ça va. Je trouve que ce qu’elle raconte est intéressant.

      Je ne crois pas à la justice communautaire qui est l’ancienne/nouvelle tendance dans les milieux militants actuels. La police/la justice sont imparfaites donc débrouillons nous à part. Non. L’intérêt du système judiciaire ce n’est pas seulement rendre justice à la victime, ça me semble une erreur. Car c’est aussi dire ce qui est acceptable ou pas dans un contexte donné par une société, puis de rendre justice aux victimes mais aussi d’éviter les vendetta, les lynchages physiques ou symboliques, et les vengeances individuelles (partiellement dans notre société en tout cas). Mais c’est aussi de comprendre comment quelqu’un en arrive à perpétrer un crime pas pour l’en excuser, mais pour comprendre, dans l’idéal, comment éviter que ça se reproduise, si c’est possible.

      Il y a des avancées pour améliorer le système judiciaire, des tentatives d’ajustement, mais par exemple, je ne comprends pas l’imprescriptibilité qui est demandée par certains groupes, ni justement le fait de revenir toujours sur les condamnations passées de quelqu’un. Soit on pense que la prison a un sens, et dans ce cas là, une fois la sentence exécutée, alors ça devrait être bon.

      Le soucis dans les questions criminelles c’est qu’il y a différents profils, dont celui de ces personnes qui ne s’amenderont jamais de quoi que ce soit, car elles sont trop loin, et sans psychologisme exacerbé, elles sont incapables de reconnaître leurs torts, ne sont centrées que sur elles-même, n’ont pas de perception du mal fait à autrui, s’en foutent ou en tirent satisfaction. Ces cas-là me semblent non amendables et je crois qu’en tant que société, ils nous emmerdent au plus au point, on a un angle mort, un truc difficile à penser : qu’est-ce qu’on peut faire d’eux ?

      Est-ce que Polanski est dans ce cas ? Je n’en suis pas sûre. Geimer pointe les dysfonctionnements judiciaires dans son affaire, aussi bien vis à vis d’elle que de Polanski, je trouve ça intéressant. Et je ne crois pas que de reconnaître que son agresseur n’ait pas plus bénéficié que soi d’un procès juste à cause des défauts du système judiciaire soit faire preuve d’un quelconque syndrome de Stockholm (qui est un concept bien foireux by the way). J’aime bien qu’elle amène de la complexité dans une affaire dont la dimension médiatique empêche de penser.

      Par contre, que ça soit Peggy Sastre qui l’interviewe ça me laisse perplexe sur la médiation tordue potentielle de ses idées, c’est pour ça que j’ai mis son blog en lien.

    • Il faut lire sa biographie « une fille » (the girl) je suis en train de la terminer, c’est une lecture indispensable pour comprendre « l’affaire polanski » et aussi beaucoup d’autres choses, notamment les choses qui ne vont pas bien chez Metoo et les travers (bien merdiques) de certaines militantes contre les Violences Sexuelles. C’est franchement le truc le plus sain et le plus éclairant que j’ai lu sur ces sujets depuis une éternité. Je me demande même si c’est pas juste le meilleur bouquin, le plus équilibré, le plus sain (bis), le plus juste et aussi celui qui me donne le plus d’espoir, pratiquement le seul qui offre une réelle voie de sortie (je suis désolé de le dire, mais c’est un champ de mines ce sujet, et le niveau est hyper faible). Sa façon de « survivre », ou de prendre ce qui lui est arrivée à sa juste hauteur, c’est un modèle énorme pour moi aujourd’hui.

      Pour ces histoires d’imprescriptibilité, pour ma part, le simple fait d’être comparé à une victime de l’holocauste, ça ne me va pas du tout ou pour le dire autrement, à part me rajouter une grosse couche de trauma (imaginaire (en ce qui me concerne (parce que mon expérience personnelle n’a rien à voir avec l’holocauste, ce qui n’en fait pas moins un truc naze et glauque))), je ne vois pas.

      Bref c’est une lecture formidable qui m’est arrivé par là : https://seenthis.net/messages/944354

  • Des scientifiques créent un masque qui brille quand il est en contact avec le Covid
    http://www.slate.fr/story/220401/scientifiques-creent-masque-brille-contact-covid


    C’est une petite révolution de l’ère Covid qui pourrait bientôt faire son arrivée sur le marché. Des scientifiques japonais de l’université préfectorale de Kyoto ont créé un masque facial qui brille sous les rayons de lumière ultraviolets (UV) lorsqu’il a été en contact avec le Covid-19. Une prouesse qui permettra aux personnes qui le portent de savoir rapidement et facilement si elles ont contracté le virus. Le secret de cette invention ? Les œufs d’autruche.

    Cet oiseau est capable de produire différents anticorps pour lutter contre le Covid-19, expliquent les scientifiques. Ils ont alors mis au point un filtre spécial sur un masque et l’ont vaporisé d’un colorant fluorescent contenant des anticorps extraits des œufs d’autruche. Une fois en contact avec le virus, les zones contaminées du filtre brillent sous une lumière UV.

  • Tremblez, les wokes veulent interdire le latin et le grec ! Vraiment ? http://www.slate.fr/story/219375/wokes-interdire-cours-latin-grec-faux-obsession-mediatique-etats-unis-reforme-

    « Ils veulent annuler les cours de latin » is the new « elles veulent interdire La Belle au bois dormant ».

    Spoiler : non. Ni aux États-Unis, ni en France. Et la disparition progressive de l’enseignement des langues anciennes n’a rien à voir avec eux.

    J’ai pris des bonnes résolutions. Par exemple, j’ai décidé de faire mon lit tous les matins (= étendre la couette d’une façon approximative). J’ai également décidé de ne plus cliquer sur les titres ridicules, du type « Face à l’idéologie “woke”, Jean-Michel Blanquer annonce un plan européen pour le latin et le grec ». Donc je n’ai rien lu sur Jean-Michel Blanquer, les cours de grec et le wokisme, jusqu’à ce que je tombe sur cet excellent décryptage d’Elodie Safaris.

    À partir de cet article, elle est allée regarder les liens. En réalité, dans l’article, rien ne concerne la France. Pour une raison assez simple à comprendre : en France, personne n’a demandé la fin des cours de grec ou de latin. C’est donc un non-sujet ici. Comme d’habitude, on parle en réalité des États-Unis –ce qui, rappelons-le à Jean-Michel Blanquer, ne correspond pas géographiquement à sa fiche de poste.

    L’article cite une enquête du Figaro de juin dernier dans lequel une prof italienne raconte qu’une fois, un élève l’a interrogée sur la misogynie de Platon et une autre fois sur le racisme et le sexisme de Homère. Oh mon Dieu... Mais c’est... terrible.

    Cette histoire des wokes contre le latin aura fait à certains toute l’année. Quasiment tous les mois, on a eu nos articles à la titraille bien accrocheuse...

    #débunking #panique-morale #madeInJean-MiMiBlanquer

  • « Le Dernier Duel », récit moderne d’un #viol médiéval | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/217500/dernier-duel-ridley-scott-recit-moderne-viol-jodie-comer-matt-damon-adam-drive


    #cinéma #film

    Le Dernier Duel s’appuie sur une structure redoutablement efficace. Co-écrit par Ben Affleck, Matt Damon et Nicole Holofcener, le film est divisé en trois chapitres, racontant trois versions de la même affaire. Chaque partie a sa spécificité, mais les faits de base sont les mêmes : Marguerite raconte à son mari avoir été violée par Legris. Outré, Carrouges demande à affronter Legris en duel. Si l’accusé ressort vainqueur, il sera innocenté et Marguerite sera brûlée vive pour faux témoignage. Pour laver son propre honneur, le mari risque donc… la vie de sa femme.

  • Une « plante pénis » rare vient de fleurir pour la première fois en 25 ans | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/218313/une-plante-penis-rare-vient-de-fleurir-pour-la-premiere-fois-en-25-ans

    Sans surprise, les foules affluent depuis quelques jours pour voir cette plante atypique. Évidemment, son nom, lui aussi peu commun, intrigue et attire la curiosité. Cette plante fait partie des trois plantes dites « pénis », avec, entre autres, la célèbre Amorphophallus titanium, le « phallus de titan ». Ce terme Amorphophallus a une signification simple : il veut dire « pénis informe ». Bien qu’à première vue, cette plante ne ressemble pas vraiment à un phallus, avec un peu d’imagination, l’on remarque bel et bien une petite ressemblance, avec son spadice élancé, cette tige blanche au centre.

    L’Amorphophallus decus-silvae a aussi une autre particularité : elle sent mauvais. Très mauvais. Pendant la phase de floraison, son spadice se réchauffe et émet une puanteur terrible, proche de celle d’une odeur de chair en décomposition, rapporte CNN. Cette particularité peu agréable a néanmoins un avantage : quand ça pue, c’est que la plante va enfin bientôt fleurir.

  • La clim écolo a été inventée il y a 3.000 ans | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/214317/rester-au-frais-la-mode-perse-attrape-vent-badgir-rechauffement-climatique-hau

    À Yazd, dans le désert iranien, de nombreux bâtiments sont surplombés par de petites cheminées bien différentes de celles que nous connaissons. De toutes formes et tailles, ces tourelles sont des bâdgirs ou attrape-vents, une forme de climatisation écologique très efficace et adaptée au climat aride.

    Un temps remplacées par des systèmes modernes de ventilation et climatisation, ces tours attrape-vents sont aujourd’hui davantage étudiées par les architectes et ingénieurs en recherche de solutions pour nous garder au frais avec la hausse globale des températures.

    Ne nécessitant ni électricité, ni énergie, la technologie paraît presque miraculeuse quand on sait qu’en moyenne, l’utilisation de l’air conditionné et de ventilateurs représente environ 10% de la consommation d’électricité dans le monde.

    Comment fonctionnent ces tours ? D’abord, le vent s’engouffre à la verticale par les ouvertures de la tour, il descend ensuite naturellement à travers le conduit de la cheminée jusqu’à la partie la plus basse du bâtiment et la plus fraîche. L’air chaud, plus léger, remonte et emprunte un deuxième conduit de la cheminée dans le sens inverse –rafraichissant au passage l’#habitation. Parfois, on complète ce système avec un bassin d’eau ou une fontaine située à la base de la tour qui va permettre de baisser davantage la température de l’air. Le dimensionnement des #bâdgirs dépend de la taille du bâtiment et de son volume intérieur.

    #ventilation #aération

  • Un village espagnol demande aux touristes d’apprendre à supporter le bruit des coqs et des ânes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/214515/apres-plaintes-ribadesella-village-espagnol-demande-touristes-apprendre-suppor

    Dans la petite ville de Ribadesella (5.700 habitants), au nord de l’Espagne, des touristes ont contacté les autorités pour se plaindre du braiement des ânes, tandis que d’autres leur ont signalé des dégâts causés par des vaches, rapporte le Guardian.

    « La semaine dernière, une dame nous a appelés trois ou quatre fois à propos d’un coq qui la réveillait à 5h du matin, raconte Ramón Canal, le maire de Ribadesella. Elle nous a dit que nous devions faire quelque chose. »

    Les responsables de la commune sont donc passés à l’action. Mais l’idée qu’ils ont trouvé n’est probablement pas à la hauteur des espérances des touristes mécontents : il s’agit d’une campagne d’affichage humoristique qui invite les citadins à « assumer tous les risques » de la vie rurale.
    « Vous n’êtes peut-être pas au bon endroit »

    « Ici nous avons les cloches de l’église qui sonnent régulièrement, des coqs qui chantent tôt le matin et des troupeaux de bétail qui vivent tout près et portent parfois des cloches qui font également du bruit, peut-on lire sur l’affiche placardée un peu partout dans la ville ces derniers jours. Si vous ne pouvez pas supporter tout ça, vous n’êtes peut-être pas au bon endroit. »

    #ruralité #tourisme #trou_du_cul #humour

  • Riss : auto-caricature de l’artiste en technocrate
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1527

    Il y a des semaines où Charlie Hebdo nous coûte bien plus que 3 € ; quand Riss par exemple, le directeur de la rédaction, nous insulte dans son édito, nous les opposants à la technocrature et au passe sanitaire (1), en termes massifs et contondants, comme dans le numéro de cette semaine :

    « … la raison impose de ne pas sombrer dans une pensée systématique qui analyse tout de la même façon, de manière quasi pavlovienne : Etat = autorité = abus de pouvoir = répression = fascisme. Les amalgames et les raccourcis sont si séduisants à faire qu’ils en deviennent grisants, et celui qui les adopte se sent pousser les ailes d’un glorieux défenseur de la liberté contre les forces colossales et, à ses yeux, quasi occultes. Car dans cette crise le mot "liberté" est mis à toutes les sauces, un mot pris en otage par (...)

    #Faits_divers
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/riss_autocaricature.pdf

  • Les femmes se vaccinent plus que les hommes, et c’est encore une histoire de masculinité
    http://www.slate.fr/story/212931/pourquoi-femmes-davantage-vaccinees-hommes-covid-19-masculinite-genre-pandemie

    Afin d’expliquer cette inégalité femmes-hommes d’adhésion à la vaccination contre le Covid, Muriel Salle, maîtresse de conférence en histoire et spécialiste des questions de genre et médecine, avance plusieurs facteurs déterminants : « Il existe des éléments qui tendent à montrer que les femmes ont une plus grande sensibilité aux messages de prévention et de santé publique. En outre, elles sont également plus proches du système de santé, non seulement parce qu’elles ont l’habitude de consulter pour des motifs non pathologiques –comme la contraception par exemple– et de subir des dépistages, mais aussi parce qu’elles restent celles qui accompagnent davantage les enfants chez le pédiatre. »

    Même si certaines sont davantage enclines à se tourner vers les pratiques de soins non-conventionnelles et à représenter alors une minorité très visible parce que très active sur les réseaux sociaux et autres forums, il n’en demeure pas moins qu’une grande majorité d’entre elles est particulièrement impliquée dans le care de manière non-professionnelle. Non seulement elles sont souvent en charge de la santé de la famille nucléaire, mais « elles sont aussi majoritaires parmi les proches aidants », signale la docteure Hélène Rossinot, médecin en santé publique et autrice du livre Aidants, ces invisibles. Et d’ajouter : « Les aidants ont le réflexe de protéger et de s’occuper des autres. »
    Scripts de genre

    Et du côté des hommes ? Existe-t-il des déterminants socio-culturels qui les éloignent de la prévention ? Muriel Salle explique : « Il y a beaucoup de travaux qui montrent que la masculinité hégémonique conduit les hommes à avoir davantage de conduites à risque de manière directe et indirecte. Ils sont généralement plus éloignés de la prévention, du soin et de la vaccination. »

    « Nous sommes dans quelque chose d’assez systémique, genré et paradoxal », note l’historienne. Une étude parue en 2019 montre que plus les hommes adhèrent aux normes masculines traditionnelles et sont hétérosexuels et mariés, moins ils sont enclins à adopter des conduites que nous appellerions responsables en matière de soins, au profit de comportements à risque et d’un éloignement de la prévention.

    Selon cette étude, ils sont influencés par des scripts de genre masculin, qui leur dictent notamment une plus grande méfiance envers l’expertise du corps médical, ou un sentiment plus important d’invulnérabilité. On se souvient d’ailleurs que les hommes portent moins le masque que les femmes. La société leur a appris qu’ils devaient se montrer durs à la peine et que se référer au système de santé était réservé aux urgences, au risque d’être considérés comme trop sensibles.

    « Ces inégalités de genre face à la prévention, et ainsi à la vaccination, relèvent de questions d’apprentissage des normes et d’éducation à la santé. »

    Muriel Salle, spécialiste des questions de genre et médecine

    Autre aspect soulevé par cette étude, mais moins pertinent en France en raison de la gratuité des soins : ces hommes s’écarteraient des soins non absolument urgents de manière à ne pas créer des coûts jugés superflus, afin de rester garants de la sécurité financière de la famille. En outre, la perte financière serait aussi une des raisons pour lesquelles ils hésiteraient à s’absenter du travail pour se faire soigner.

    « On pourrait faire l’hypothèse que le degré de détachement à la masculinité primaire se voit dans les chiffres », commente Muriel Salle. Il serait, à ce titre, intéressant de voir si les hommes qui s’écartent des critères hétéronormatifs se font davantage vacciner que ceux qui y adhèrent pleinement. On sera d’ailleurs assez peu surpris que des personnalités masculinistes, comme Julien Rochedy ou Damien Rieu, s’élèvent contre la vaccination.

    « Ces inégalités de genre face à la prévention, et ainsi à la vaccination, relèvent de questions d’apprentissage des normes et d’éducation à la santé, signale Muriel Salle. À ce titre, on pourrait envisager, afin de retourner la tendance, d’utiliser la contrôle social par les pairs, comme cela a été fait avec Movember, le mois de sensibilisation aux maladies masculines. »

    On pourrait également, à destination de ces hommes ancrés dans la masculinité traditionnelle/conservatrice, prévoir des messages de sensibilisation dédiés en leur montrant le bénéfice individuel et collectif de la vaccination eu égard aux scripts de genre auxquels ils sont sensibles, tels que la protection de la famille ou la force acquise par la vaccination.

    Ces messages devraient alors être portés par des hommes validés pour leur caractéristiques masculines traditionnelles. On pourrait également –mais c’est aussi le cas pour la population générale– faire en sorte que la vaccination n’entraîne aucune perte financière, aussi minime soit-elle. Faute de quoi, la masculinité toxique le sera encore davantage, symboliquement et littéralement.