Dans les choux - Le Monolecte

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  • Offres d’emploi illégales - Question au gouvernement
    Union départementale CGT du Morbihan
    http://www.cgt56.com/spip.php?article1523

    M. LE SCOUARNEC, sénateur du Morbihan, a posé une question au gouvernement, concernant les offres d’emploi illégales. Merci à lui pour son soutien, nous attendons la réponse de Mme la ministre du travail (voir en bas de page pour accéder au courrier d’origine) :

    Offres non légales sur le site de Pôle Emploi

    Question Ecrite 24129
    Déposée au Journal Officiel du Sénat, le 01/12/2016

    Monsieur Michel LE SCOUARNEC souhaite attirer l’attention de Mme la ministre dutravail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les offres non légales proposées sur le site pôle emploi.fr.

    L’union départementale CGT du Morbihan a analysé les offres d’emplois sur ce site le 2 septembre 2016. Ainsi, 46% d’entre elles seraient illégales. Dans un courrier adressé à l’organisation syndicale le 20 octobre 2016, le directeur national de Pôle emploi reconnaît lui-même que ces offres « présentent manifestement des non conformités malgré les dispositifs de sécurisation mis en place de façon automatisée et via les conseillers alertés ».

    En effet, c’est un logiciel de contrôle automatique qui gère les offres d’emplois. Or, jusqu’en 2014, c’était des agents de Pôle emploi qui contrôlaient, avant leur diffusion, la légalité des offres.
    Les analyses réalisées par la CGT les 28 janvier et 7 juillet 2016 indiquaient déjà des taux d’offres illégales respectivement de 30 % et 33 %. Ces chiffres illustrent le défaut de fonctionnement de ce logiciel.
    Les salariés en recherche d’un emploi ont le droit de consulter des offres légales et non pas incohérentes, mensongères voire malhonnêtes.

    De plus, Pôle emploi remplit une mission de service public et doit garantir la légalité et la réalité des offres qu’il diffuse sur son site internet.

    C’est pourquoi il lui demande ses intentions afin de rétablir le contrôle des offres, avant leur diffusion, par les agents de Pôle emploi formés à cette tâche.

    Réponse de Mme la Ministre à venir


    #Offres_d_emploi #illégalité #Pôle_emploi #CGT


  • Pôle emploi doit ouvrir l’accès aux données sur les chômeurs, Stéphanie Delestre, PDG de Qapa.fr ( "274 975 offres à pourvoir maintenant. Des milliers d’entreprises recrutent sur Qapa. Ne manquez pas ces opportunités" )
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/02/pole-emploi-doit-ouvrir-l-acces-aux-donnees-sur-les-chomeurs_4645957_3232.ht

    900 000 emplois non pourvus ou difficilement pourvus [ben voyons], 5 millions de #chômeurs : cherchez l’erreur. Fluidifier le marché de l’emploi passe par l’ouverture des #données détenues par #Pôle_Emploi à tous les acteurs du #marché_du_travail.

    Le système administré et centralisé qu’est Pôle emploi est inapte à réaliser de manière parfaitement efficiente l’adéquation entre les offres et les demandes sur le marché du travail. Aujourd’hui, la qualification des demandes d’emploi par les opérateurs publics se fait par des références à des nomenclatures préexistantes et faiblement évolutives (par exemple la nomenclature ROME [répertoire opérationnel des métiers et des emplois]), peu adaptées à l’accélération des mutations économiques et technologiques ou des changements de parcours professionnels.

    Les offres présentées à un demandeur d’emploi par les institutions spécialisées sont ainsi souvent peu pertinentes. Dans ces conditions, c’est souvent la stratégie individuelle d’un demandeur d’emploi qui lui permet de trouver le bon employeur, intéressé par ses compétences et son parcours et lui proposant un emploi correspondant à sa recherche et à ses souhaits d’évolution professionnelle.

    De 2 heures à 30 minutes par jour

    Or, les stratégies individuelles sur le marché de l’emploi ne font pas encore l’objet d’une observation et d’une interprétation pertinentes pour en faire émerger une intelligence collective propice à l’#efficience_du_marché. Par ailleurs, les demandeurs d’emploi sont confrontés à des difficultés sociales directement liées à leur situation : la passivité et la rupture progressive du lien social rendent d’autant plus difficile leur réinsertion durable sur le marché du travail.

    De nombreux travaux de recherche (Krueger et Mueller, Université de Princeton, 2011) montrent que l’intensité de la recherche d’emploi diminue substantiellement au long d’une période de #chômage. Il est ainsi observé sur un échantillon de demandeurs d’emploi américains qu’après trois mois de chômage la durée quotidienne de recherche d’emploi chute de 2 heures à 30 minutes par jour.

    Avec plus de 5 millions de chômeurs et environ 500 000 offres d’emploi disponibles à un instant « T » sur le marché, c’est la mise en relation efficiente entre l’offre et la demande, entre les candidats et les offres d’emploi, qui doit se développer grâce au numérique (qui offre la possibilité de traiter des grandes quantités de données en temps réel) et à Internet (qui met en relation automatique et en temps réel l’offre et la demande).

    Écosystème de services

    La précision et la quantité des informations sont les clés pour obtenir les meilleurs résultats de matching (appariement). Pôle emploi dispose pour cela d’une énorme quantité « #matière_première » (les CV des chômeurs et les offres d’emploi) sur laquelle un écosystème de services et d’applications innovants peut se nourrir et se développer rapidement pour lutter contre le chômage [ben voyons].

    Ces données sont aussi intéressantes pour les acteurs publics locaux afin de comprendre les besoins de chaque bassin d’emploi, les besoins en formation par secteur d’activité, etc. Les usages sont infinis. Alors pourquoi Pôle emploi refuse-t-il l’accès à ses données, contrairement à ce que recommande le secrétariat général à la modernisation de l’action publique ? Est-ce la peur que de nouveaux acteurs apportent un meilleur service ? Est-ce la peur que le chômage baisse vraiment, et que l’activité même de Pôle Emploi soit à réinventer ?

    Pour accélérer le retour des chômeurs à l’emploi, Pôle emploi doit ouvrir en #open_data ses fichiers d’offres d’emploi et de demandeurs d’emploi [bigre]. En d’autres termes, transformer ses fichiers en données publiques, accessibles à toutes les entreprises dont l’objet est la #fluidité du marché de l’emploi. La lutte contre le chômage doit être la grande cause nationale de la France. Tout demandeur d’emploi doit pouvoir réclamer que sa #candidature soit accessible à tous les recruteurs potentiels !

    La création d’un corps de 200 agents contrôleurs indique bien ce qui donne le la : à Pôle la non indemnisation, les « emplois aidés » et les contrôles, le placement aux #opérateurs_privés, et à qui voudra s’en occuper (...), l’info sur les droits (toujours changeants, soumis à l’arbitraire, conçus pour déstabiliser, produire l’#insécurité_sociale maxi), les recours, la défense des chômeurs.

    • Franchement, les offres de Pôle Emploi, ce sont les rebus. Dans l’ordre, les jobs sont distribués par recrutement interne (cela peut-être un ex précaire, genre stagiaire, rarement intérimaire, un CDD), cooptation (la boite sait qu’elle va avoir besoin de quelqu’un, elle demande aux salariés en place de recommander quelqu’un, le job est pourvu avant même d’être libre et ça reste entre gens inclus), réseau professionnel (comme la cooptation, ça circule en petit comité sans jamais que le poste soit ouvert) et si vraiment on ne trouve pas (ce qui est rare), annonce dans les médias métiers spécialisés. Pour Pôle Emploi, c’est les boites minables avec jobs et conditions minables et gros turn over (donc pas de recommandations internes), les CDD d’un jour ou deux, voir d’une heure, les contrats aidés (donc les jobs de merde), les annonces légales (le job est déjà pourvu, mais il faut publier une annonce quand même), voire les fake : pour faire croire que la boite va bien, pour se constituer un fichier de CV gratos.

      Ça, c’est la putain de réalité du marché du travail.
      Je n’ai jamais eu de job en répondant à une annonce, en envoyant mon CV, jamais. Toujours par contact direct, par un pote, etc. Toujours.

      Alors leurs stats des emplois disponibles, c’est gravement de la merde en barre, tout comme leurs stages de recherches d’emplois ou l’on apprend que les méthodes qui ne marchent jamais.
      On ne change pas une équipe qui perd.

      http://blog.monolecte.fr/post/2012/02/06/dans-les-choux


    • Ces vacances d’emploi sont « mal définies et mal évaluées » selon une étude du Centre d’études de l’#emploi. Yannick Fondeur et Jean-Louis Zanda, les deux auteurs, écrivent ainsi que « les vacances d’emploi correspondent […] à la photographie d’un stock d’emplois à pourvoir. […] Comme en France une trentaine de millions de nouveaux contrats de travail sont conclus chaque année, il est naturel qu’on observe à un instant donné un grand nombre d’emplois vacants. »

      (...) Le taux d’emplois vacants (c’est-à-dire le nombre d’emplois vacants rapporté au nombre d’emplois total) au premier trimestre 2014 en France était bien inférieur à la moyenne européenne. Autrement dit, si le taux de chômage est si élevé dans l’Hexagone, c’est parce qu’il n’y a pas d’emplois à occuper, et non parce que les chômeurs n’en cherchent pas . Le Portugal, l’Italie, l’Espagne et la Grèce sont dans la même situation. A l’inverse, l’Allemagne a, logiquement, le taux d’emplois vacants le plus élevé d’Europe.

      #CDD #précarité #culpabilisation #chômeurs


  • 300 000 #emplois non pourvus ? Hollande repart à l’assaut d’un mythe
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5939

    Derrière ce festival de chiffres se cache un phénomène complexe. Car contrairement à l’idée communément admise et souvent relayée par les médias selon laquelle ces offres ne sont pas pourvues à cause des chômeurs (emploi mal payé, horaires trop contraignants), les explications sont multiples et les outils statistiques très incomplets.

    Par exemple, dans une note publiée fin 2012 et reprise par Latribune.fr, l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) écrit que dans « 6 cas sur 10, il s’agit de renoncements parce que le poste ne correspond plus à un besoin (29 %) ou pour des raisons budgétaires (29 %) (...) L’absence de candidature adéquate n’est à l’origine de l’abandon que dans 16 % des cas ». Autre raison évoquée l’association nationale des DRH (ANDRH) et relayée par Latribune.fr : « le fait que les recruteurs sont parfois trop exigeants, ou proposent des offres d’emploi farfelues : bac + 5 avec 10 ans d’expérience payé au Smic ».
    Plus grave : un consultant de l’Apec estime que certaines offres sont des « offres d’emplois fantômes qui, de manière tout à fait illégale, ne correspondent à aucun poste réel à pourvoir. Leurs publications servent à préparer un appel d’offres, à constituer une base de CV, à se faire de la publicité... ».
    Et l’Apec est bien placée pour le savoir, car cette pratique a été dénoncée par Envoyé Spécial en mai 2013 pour une offre d’emploi postée... sur le site de l’association !
    En caméra cachée, un informaticien avait postulé à une annonce pour un emploi qui n’existait pas. Une manière pour l’entreprise de gonfler sa base de données de CV... en toute illégalité. Interrogé par Envoyé Spécial, le responsable « statistiques » de l’Apec, mis devant ses responsabilités, était...

    • Et ma réponse dans les forums http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,1313890,1313901#msg-1313901

      La plupart des gens ne le savent pas, mais il existe une loi qui oblige les administrations à publier une offre d’emploi quand un agent obtient une promotion ou une titularisation. Qu’on comprenne bien : on joue à faire semblant qu’il y a une vacance de poste au moment où le gars change... d’intitulé de poste ou de mission. C’est bien pratique, cette loi, elle permet de gonfler les stats des offres d’emploi et, finalement, les seuls qui l’ont vraiment dans l’os dans cette histoire, ce sont ces pauvres poireaux de chômeurs qui vont avoir le fol espoir de sortir de leur merde, qui vont se bouffer une réponse négative de plus dans leur face et à qui on va dire que s’ils ont raté cette énième candidature, c’est qu’il ne sont pas assez flexibles, trop exigeants et autre connerie du même acabit.

      Avez-vous idée à quel point c’est usant de devoir démontrer sans cesse son implication, ses compétences, son adaptabilité, devoir sans cesse prouver qu’on est un bon petit soldat de la guerre de tous contre tous et de ne se bouffer que des portes à l’arrivée ? Avez-vous idée du nombre d’offres fake qui doivent ainsi circuler tous les jours sur les jobboards, du nombre de gens qui perdent leur temps et leur ressources dans cette sinistre farce ?

      J’ai raconté ma dernière histoire d’emploi non pourvu de mes couilles, c’était il y a plus d’un an, du temps de Sarko, et vous savez quoi ? Ça me dégoûte, mais ça n’a pas pris une ride : http://blog.monolecte.fr/post/2012/02/06/Dans-les-choux

      Mais quel gâchis !

    • M..., bientôt 24 ans, sortie de la fac il y a deux ans avec une licence pro Chimie, contrôle qualité. Trouve par deux fois du boulot en CDD (agence d’intérim) à 100 km de chez elle. Obligé de louer un meublé à chaque fois pour éviter les transports quotidiens. Reste sur le carreau en août 2012 pendant 8 mois dont 4 sans indemnités chômage (fin de droit). Grosse galère, aide des parents qui lui permettent de payer son loyer et resto du coeur pour la bouffe. Pas de RSA avant 25 ans. Retrouve un emploi à 100 km en mars en CDD avec une promesse d’embauche en juillet. Elle lâche son appart pour se rapprocher de son travail mais la promesse se transforme en renouvellement de CDD pendant 6 mois. Ses parents continuent à l’aider financièrement : heureusement, ils le peuvent encore mais le père est bientôt à la retraite et ça va être plus dur. Toujours plus dur.



    • Je ne suis pas d’accord avec ceci : « de petites saillies assassines qui n’ont d’autre objet que de faire parler pour ne rien dire... » Au delà de l’évidente diversion de la démarche, cela ne réponds pas au pourquoi une petite phrase marche et une autre ne marche pas*... Par ailleurs, s’il s’agit de trouver des "petites phrases" habiles, pourquoi à gauche n’en est-on pas capable ? *il convient précisément à mon sens d’explorer pleinement cet inconscient collectif qui la rend opératoire...

    • @monolecte ces fameuses fausses offres d’emploi, juste histoire d’être dans les clous administrativement parlant, dans le domaine de l’enseignement supérieur, notamment des arts plastiques, tu n’as pas idée du nombre auquel j’ai répondu, ce que je continue de faire quand bien même je sais que ce sont des fakes comme tu dis, parce que dans une quinzaine d’années, quand l’heure de la fin de la vie active aura sonné je ne veux pas avoir de regrets que j’aurais pu avoir une vie professionnelle un peu différente que celle de surveiller nuitamment des forêts de serveurs, certains très lointains géographiquement de là où je m’assoupis au milieu de la nuit, et chaque fois dans la description du poste qui n’est en fait pas à pourvoir, j’ai le sentiment que c’est mon portrait. Et ce qui est pire, parce que j’ai tout de même quelques connaissances dans la place, c’est quand j’apprends qui a décroché le poste, c’est-à-dire, en fait, pour qui le poste a été créé, je ne peux m’empêcher de pouffer parce que ça colle pas, mais alors pas du tout.

      En revanche je voulais te dire qu’avec ce genre d’arguments

      huit fois debout

      tu devrais penser à une carrière d’entraîneuse de rugby !

    • on est des millions dans cette situation hélas, à vivre d’espoir quelques semaines, quand on a trouvé l’offre, on se réjouit,on envoie une lettre de motivation, on refait son cv. On rêve d’une vie meilleure tout ça et paf le refus à chaque fois et ça brise toutes tes illusions.

    • Tiens @monolecte, j’avais vu une annonce sur le site de l’anpe « recherche strip-teaseuse », le souci c’est qu’il fallait quand même 2 ans d’expérience, mais avec ça, #sacré_de_l'emploi.
      Sinon on pourrait aussi créer des #emplois_d'avenir (ça sonne tellement bien) #cireur_de_pompes #lècheur_de_timbres #chien_méchant #gardienne_du_temps #créatrice_de_loisir #éleveuse_de_dahu avec bien entendu 3 ans de formation et un diplôme international à la clef. Cela étofferait les offres d’emploi à temps partiel qui permettent de s’offrir une villa sur la côte d’azur avec la rollex dès 30 ans.