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  • Migrant protesters suspend hunger strike in tentative deal with Belgian government

    Hundreds have been camping out at a historic church in Brussels, seeking formal residency status after living for years in the country.

    A group of migrants and refugees on Wednesday said they had suspended their hunger strike after an 11th hour deal with Belgium’s coalition government, which had been at risk of falling apart over the protest.

    Hundreds of protesters have been on a hunger strike for nearly two months, seeking formal residency status after living in Belgium for years, and camping out at the historic St. John the Baptist Church at the Béguinage in the center of Brussels. On Monday, green and left-leaning parties threatened to pull out of the ruling coalition if one of the strikers died.

    One of the group’s representatives on Wednesday said the migrants had reached an agreement with the government and had decided to end their thirst strike as well as “suspend, for now, the hunger strike” as they wait to see if the government honors its promises.

    Secretary of State for Asylum and Migration Sammy Mahdi confirmed he had reached an agreement with the protesters. Neither Mahdi nor the protesters explained what exactly the agreement entailed and whether the government had promised the protesters residency rights.

    But Belgian media reported on a face-saving deal under which the government would speed up regularization procedures for the migrants who have participated in the protests, but insisting this would be done on a case-by-case basis, rather than an automatic residency permit for the entire group as demanded by the protestors.

    In a press release, Mahdi said the government had succeeded in convincing the migrants that “the existing [regularization] procedures are humane” and had also promised to “continue to work on the structural improvement of existing legal migration channels.”

    De Standaard reported that the government would expedite requests “for individual regularizations, on humanitarian grounds and — for the most vulnerable people — on medical grounds.”

    https://www.politico.eu/article/migrant-protester-hunger-strike-brussels-mahdi

    #Belgique #régularisation #sans-papiers #grève_de_la_faim #suspension

    ping @isskein @karine4

  • Ballade de Noël (aux Afghans du Béguinage , aux grévistes de la faim, à Clément...)

    Paroles :
    Ballade de Noël (aux Afghans du Béguinage, aux grévistes de la faim, à Clément...)
    –paroles, musique, guitares, accordéon, flûte,… Noé Preszow -

    Bruxelles c’est là qu’tu t’trompes
    c’est pas Noël pour tout l’monde
    il y a entre tes bras
    quelques centaines d’Afghans

    Armés de leur courage
    église du Béguinage
    sans tambour ni trompette
    à deux pas de tes fêtes

    De ton marché triomphant
    où on se gave de tout
    où s’dit qu’il fait froid
    assis sur ta grande roue

    Alors qu’des camarades
    ne mangent plus d’puis des ‘semaines
    pourquoi t’en parles à peine
    dis-moi est-ce que ça t’gêne ?

    Bruxelles, mais rappelle-moi
    t’es capitale de quoi ?
    le dernier que t’as viré
    aurait été tué

    Bruxelles t’as pas compris ?
    si ils ‘repartent ils sont cuits
    ou ‘peut-être que t’entends pas
    ou ‘peut-être qu’on t’a pas dit

    Bruxelles j’sors les violons
    si ça peut t’émouvoir
    trois notes d’accordéon
    quatre accords de guitare

    Maintenant range tes guirlandes
    ton sapin tes grosses boules
    Sinon t’es la prochaine
    qu’on renvoie à Kaboul

    Mais bruxelles ‘qu’est-ce t’attends ?
    Plus de larmes, plus de sang ?
    Plus de cris plus d’absents ?
    Plus de déchirements ?
    Plus de séparations ?
    Personne te ‘demande la lune
    Personne te ‘demande de thune
    Juste ta protection
    et en plus, tu sais quoi ?
    ils parlent mieux néerlandais qu’moi !

    https://soundcloud.com/noeprzw/ballade-de-noe-l-aux-afghans

    #Ballade #musique #chanson #Bruxelles #Afghanistan #Afghans #Béguinage #grève_de_la_faim #Noël #Belgique

    En lien avec cela :
    http://seen.li/4akv
    et cela :
    http://seen.li/4fxk

  • #Mesnil-Amelot : #grève_de_la_faim et blocage de la promenade !

    Depuis mars et le début des annonces de #confinement dans pas mal de pays, la volonté marquée des préfectures de garder ouverts les centres de rétentions montre l’importance de ces prisons dans la gestion des frontières et des personnes par l’état français et les autres états européens.

    Ces derniers jours des luttes pour la liberté et l’accès au soin ont eu (et ont encore) lieu aux centres de rétention de Rennes et de Vincennes.

    Depuis quelques jours à la prison pour sans papier du Mesnil-Amelot des prisonniers (et au moins trois flics) ont été testés positifs au coronavirus. Les quarante prisonniers du CRA3 ont décidé de bloquer la promenade mercredi soir juste après avoir appris la nouvelle et de lancer une grève de la faim à partir du jour suivant. Ils ont été rejoint immédiatement par l’ensemble des prisonnièr.e.s du CRA2. Comme à chaque fois la direction a décidé de ne même pas discuter avec les prisonnier.e.s qui exigeaient leurs libérations immédiates et la fermeture ces prisons, la prise en charge médicale pour les malades. Les préfectures semblent toujours autant déterminer à enfermer quoiqu’il arrive et à expulser dès que c’est possible.

    Un prisonnier du CRA2 raconte la situation tendue à Mesnil.

    Salut ca va le moral ? Tu crois que tu peux raconter un peu la situation au Mesnil ?

    Ici c’est vraiment la merde tu vois. Le bat 11 à la base c’est celui des arrivants mais là il est fermé. Le CRA 3 on est moins nombreux qu’au CRA2. La dans un batiment y a 3 personnes, au 9 et au 10 y a 10 personnes. Donc on est 23 au moins. Aujourd’hui c’est chaud au CRA3 et au CRA2 et au batiment des femmes. Aujourd’hui ils ont annoncé c’est les tests pour tout le monde. Y en a ils ont refusé parce qu’ils prefèrent le faire quand ils seront libre. C’est normal nan ?

    Oui faut faire comme vous le sentez de toute façon.

    Ouai et on sait pas ce qu’ils vont faire après. Si on est en danger faut nous libérer. Mais là franchement c’est la galère. Ils veulent libérer personne. On a fait la grève de la faim pendant deux jours. Personne est venu nous parler. La cimade est plus là on parle par téléphone, mais ça c’est quand ils répondent..

    On nous a dit qu’il y avait plus le droit de visite le temps d’avoir le résultat des tests. Mais au CRA2 ils ont le droit de faire rentrer des gateaux mais que là bas. Chez nous c’est pas possible parce qu’ils disent que c’est pas le même cra genre le CRA2 ce serait la Belgique et ici la France quoi. Mais quand les flics du cra3 ils doivent intervenir au cra2 ils le font sans problème. Tout ça c’est du foutage de gueule.

    L’equipe d’aujourd’hui (le 14.08.2020) c’est les moins racistes mais tu rien obtenir. Déjà les flics c’est quelque chose mais alors la PAF c’est vraiment quelque chose…

    Par exemple nous on mange à 18h15 le soir mais les flics des fois ils refusent que tu sortes un pain pour te faire un sandwich. Pour la tondeuse tu dois toujours demander plusieurs fois parce qu’ils mentent à chaque fois genre « elle est cassée » ou « on l’a pas ». Ici les flics disent « c’est chacun sa manière de travailler » donc les règles changent tout le temps.. Enfin ils parlent pas de règles ou de lois hein… Une fois on m’ a filé une clé usb en parloir et les flics ont refusé que je l’avais fait rentrer (alors qu’une autre équipe avait déjà accepté) en demandant si y avait pas des appels à la prière dessus. Tu vois c’est toujours comme ça ici.

    Au CRA3 y a plus de solidarité. Hier ils ont bloqué la promenade et ils sont tous en grève de la faim.Nous on a fait la grève de la faim deux jours. Mais tu vois là on va dans la promenade pour faire un foot direct les flics interviennent pour vérifier qu’on va pas bloquer. Au bat des femmes aussi elles ont fait grève. La bas c’est chaud, y a au moins deux femmes enceintes.

    Nous on veut notre liberté, y a pas de vols rien. Ils nous donnent même pas le minimum. T’es obligé de manger à la gamelle. Même l’ofii (ceux qui vendent des cigarettes dans le CRA) des fois ils sont pas là et t’es pas prévenu donc on se retrouve sans clope. Les machines pour faire de la monnaie ou récupérer du café marchent pas. Ici c’est comme ça. Y a rien. Même avec le covid on est enfermé, y a pas de geste barrière on nous met en danger en fait.

    Quand tu rentres dans les zones ou y a les flics, le greffe ou l’ofii là on te donne un masque. Mais des fois c’est le même masque pour toute la journée, pas pour quatre heure.

    Tu vois quand ils faisaient chaud y a quelques jours ? Ils nous laissaient galérer dehors 15-20 minutes au soleil jusqu’à ce que tu sois dégouté et que tu repartes.

    C’est pour tout ça qu’on a fait la grève de la faim et que ceux du CRA3 ils luttent. Il faut du soutien de dehors et que les journalistes racontent comment ça se passe ici.

    C’est grave quand même de continuer à nous enfermer avec le covid, les frontières fermées et tout..

    Merci du soutien de dehors !

    https://abaslescra.noblogs.org/mesnil-amelot-greve-de-la-faim-et-blocage-de-la-promenade

    #CRA #détention_administrative #rétention #asile #migrations #réfugiés #France #coronavirus #covid-19

    ping @thomas_lacroix

    • “Tu chantes pas, tu manges pas !” // témoignage des prisonnières du CRA du Mesnil-Amelot

      Au CRA du Mesnil-Amelot les prisonnières font face au harcèlement policier et à des conditions sanitaires insalubres. Alors qu’une prisonnière est tombée malade suite à une infection (dû au rationnement de serviettes hygiéniques), les prisonnières ont du lutter pour faire intervenir les pompiers. Elles dénoncent les multiples insultes et harcèlements – traitées notamment de « putes » par les flics- et aussi l’humiliation lorsque ils les forcent à chanter « joyeux anniversaire » au chef du centre sous peine de ne pas manger. Elle dénoncent aussi la nourriture périmée qui leur est donnée, qui s’ajoute au froid dans lequel elles vivent. Voici une retranscription de l’émission de l’Envolée du 9 octobre dans lequel une prisonnière raconte tout ça.

      Bonjour madame

      Bonjour, déjà merci de ton appel, est ce que tu vas bien ?

      Oui ça va un peu malgré le stress et tout .

      Tu voulais nous parler de choses précises aujourd’hui ?

      Ouais ouais ce que je vis depuis 2 jours là, ça a commencé avant hier et ça m’a un peu bouleversée, ça ma’a rendue triste et donc c’est pourquoi je voulais le partager avec certaines personnes aussi.

      N’hésite pas vas y on t’écoute.

      En fait ici sur le CRA des filles, parce que nous sommes aussi avec des filles qui parlent pas français – il y a les albanaises et tout- nous vivons avec elles. Alors il y a de cela 2 jours, il y a une albanaise qui est venue me voir, comme elle parle pas français, elle, elle parle anglais… bah bien que je parle pas trop français je me débrouille quand même. Elle est venue me dire qu’elle avait ses règles et elle voulait avoir des bandes hygiéniques. Elle me dit si je peux l’accompagner à la police pour aller demander des bandes hygiéniques. Là je l’ai accompagnée, arrivées là bas on a trouvé une dame, je lui ai dit voilà, la demoiselle elle a ses règles elle voulait avoir les bandes hygiéniques et la police lui a remis juste 2 bandes. Elle a négocié elle a dit avec 2 bandes qu’est-ce que je vais faire avec ? Et la police l’a grondé. La fille elle a eu peur, on est rentrées. Après dans la journée elle a utilisé les 2 serviettes, ça n’a pas suffit. Donc elle est venue me voir elle a demandé si j’en avais aussi. Moi non plus j’en avais pas. Du coup elle a pris son habit, elle a pris sa blouse, elle l’a déchiré, elle a utilisé ça comme serviette. Sans se rendre compte qu’il y avait des problème avec ça. Et comme la femme, elle est trop fragile elle a attrapé des infections. Elle a commencé à avoir trop mal au niveau du bas ventre et au niveau de la hanche. Elle pleurait tellement fort, elle est venue me dire « je me sens pas bien, j’ai trop trop trop mal », du coup elle est tombée par terre elle a commencé a crier très fort et comme dans notre bâtiment, il y a un bouton là quand vous appuyez directement ça sonne chez la police. Moi j’ai sonné et on a essayé d’appeler la police. La police nous a répondu « nous ne sommes pas là pour vos conneries, donc démerdez vous là bas ». C’est la réponse qu’ils nous ont donnés. Et du coup la fille elle a commencé à pleurer. Au départ on croyait que non ça va passer, c’est juste une douleur, comme on avait pas aussi les antidouleurs rien du tout. Elle pleurait, elle pleurait et plus le temps avançait, la fille elle devenait pale et elle avait une forte fièvre je voyais aussi ses yeux commencer déjà à changer et tout le monde était paniqué. On savait plus quoi faire. Elle pleurai tellement, elle était par terre, elle a commencé à faire… comment appeler ça…

      Des convulsions ?

      Oui. Et elle pleurai tellement fort j’ai eu peur. Après il y a une des amies ici, on l’avait rapatriée il y a pas longtemps, elle m’a appelé, j’étais tellement paniquée, je lui ai expliqué la situation, elle m’a dit « attends d’abord je t’envoie le numéro des pompiers ». C’est elle qui nous a envoyé le numéro des pompiers. On a essayé de contacter les pompiers, mais on leur a dit, dès que vous êtes là, il faut pas dire aux flics que c’est nous qui vous avons fait un signe parce que ça risque de nous créer des problèmes. Effectivement les pompiers sont arrivés, à la porte d’abord, il y a eu un peu de discussion, apparemment la police ne voulait pas que les pompiers rentre à l’intérieur pour prendre la retenue. Et à la fin les pompiers ils ont réussit à les convaincre parce que les pompiers ils sont entrés à l’intérieur ils ont pris la fille ils ont vérifié l’état de sa tension, elle était déjà en baisse, ils ont remarqué aussi qu’elle avait une forte fièvre, la fille était vraiment KO. Ils ont pris la fille et ils sont partis avec. Et puis la police est venue. Déjà les portes de ma chambre sont déjà cassées donc ça fait déjà 3 jours que je dors… on dirai que… je suis congelée en fait. Premièrement on mange pas bien et aussi tu dors dans le froid, j’imagine la suite de ma santé avec la crise sanitaire, comment je vais m’en sortir ? Donc j’ai l’impression que je vais aussi tomber malade. Et du coup les flics ils sont venus nous voir « Ouais les filles c’est vous qui avez appelé les pompiers ? On va voir. » Directement ils se sont approchés de moi, ils ont commencés à m’agresser en me disant « toi tu parle français mieux que les autres c’est à dire c’est toi qui est allé appeler les pompiers » j’ai dit « mais comment ? C’est pas moi qui ai appelé les pompiers c’est la fille elle-même, c’est elle-même qui avait mal et savait ce qu’elle sentait dans son corps. Moi je suis pas dans son corps pour sentir ce qu’elle elle sent, c’est elle qui a appelé les pompiers. » Et directement une policière s’est approchée de moi, elle a voulu me gifler, j’ai esquivé, je suis rentrée dans ma chambre. Vers 4h, ils sont venus dans ma chambre comme la porte est déjà cassée, comme toutes les portes sont déjà cassées, donc il y a même pas moyen qu’elle frappe à la porte, elle rentre, elle m’a réveillé à 4h et j’ai sursauté sur le lit il y avait déjà l’un des… [problème de téléphone] je ne comprenais rien de ce qu’il voulaient me faire en fait… Le policier il était dehors et la dame elle est rentée, elle m’a réveillé elle dit « demain tu dois te présenter au greffe » j’ai dit « bah pour quelle raison ? » « Tu n’as aucun droit de me poser des questions, demain tu te présentes au greffe. » Je lui demande « mais pourquoi ? » elle me dit « Tu dois faire le test parce qu’il y a un vol prévu pour toi » je lui ai dit « non je vais pas faire le test » « si tu oses refuser tu vas voir, de toute façon tu verras ce qu’on va te faire. » Le matin effectivement vers 10h comme ça, les gens de l’hôpital m’appellent : « mademoiselle il faut passer à l’infirmerie. » Je suis pas partie, j’ai essayé d’appeler les garçons, les amis qui sont dans l’autre CRA, ils me disent « non il faut pas y aller ». Je suis pas allé non plus. Après quelques minutes comme ça je vois qu’ils ont envoyé 4 policiers qui sont venus. Ils me disent « madame vous êtes appelée à l’infirmerie. » Comme j’ai refusé de partir du coup je vois l’un d’eux dit : « ok vous seriez poursuivie : 3 ans de prison si vous faites pas le test. » J’ai pas répondu à ça et dans la nuit encore ils sont venus là ou j’étais et ils ont commencé à me traumatiser. Il y en a un là qui m’a bousculer. Elle me dit « comme tu veux pas y aller, que ca fait 2 fois que tu as refusé le vol, tu seras escortée parce que tu dois faire le test. » J’ai dit « non c’est ma santé si je ne veux pas faire le test, je ne vais pas, je ne vais pas, de toute façon je suis pas entrain de présenter les symptômes du Covid ». Ils ont commencé à parler n’importe quoi, comme ils voulaient parler et c’était fini.

      Aujourd’hui quand on est allé mangé, vers 18h (aujourd’hui on a fini à 19h), nous sommes rentrées à l’intérieur du réfectoire comme on fait souvent, des lignes : vous montrez les cartes et puis vous vous asseyez. Du coup on voit la policière elle se lève et elle nous dit « Avant de manger vous devez d’abord chanter. » Chanter ? Chanter quoi encore ? Elle nous dit comme quoi ouais aujourd’hui c’est l’anniversaire de leur chef et nous sommes obligées de chanter. J’ai dit « est-ce que chanter pour votre chef c’est obligatoire ? »

      Elle me dit « si tu chantes pas tu manges pas ».

      C’est à dire on a commencé à prendre une personne par personne. C’est à dire vous rentrez à l’intérieur vous chantez 3 fois joyeux anniversaire, 3 fois, et puis vous partez manger. Si vous refusez on ne vous donne pas à manger. Il y a le même fille là qui était malade, celle qui avait été emmenée à l’hôpital elle ne se sentais pas bien, elle n’a pas la force de chanter et la policière lui a exiger de chanter, la fille elle dit : « j’ai très mal, je ne peux pas chanter ». Directement on a refusé de la nourrir. Jusqu’à présent la fille est est dans la maison [la chambre] et comme on a l’habitude de prendre le pain pour rentrer avec dans la chambre, ils ont remarqué que quand on prenait le pain on va donner à la fille. Ils ont refusé de nous donner même le pain … [problème de téléphone] quand la nuit elle est trop longue. Parfois la nourriture qu’on nous donne on arrive pas à manger, c’est pas du tout bon alors quand on te donne le pain ca va t’aider durant la nuit tu peux avoir faim. Ça peut t’aider, tu peux manger, tu bois de l’eau, tu dors et la nuit passe. Mais comme notre amie elle est malade, le pain là on allait amener avec nous, comme ça on peut partager avec l’autre. Mais eux ils disent non il faut pas prendre de pain parce que ils savent que au cas ou on prenait le pain on va le donner à la fille. Ça fait depuis le matin que la fille n’a pas mangé vous exigez aux gens de chanter pour votre anniversaire, vous vous êtes bien alors que nous nous sommes stressées la nuit on dors pas on ne sait pas comment on va s’en sortir. Oui on a fait des erreurs chaque personnes fait des erreurs dans la vie et toute personne à le droit à un deuxième chance…

      […]

      Je suis avec deux autres ici.

      Et ca va ? Elles ont le moral ?

      Bah on essaie un peu d’être fortes, on essaie. On a pas le choix, seulement la fille elle m’inquiète beaucoup parce que on a donné des médicaments qu’elle doit prendre ce soir mais elle n’a rien mangé, comment elle va s’en sortir ? Elle n’a rien mangé elle est devenue pale. Déjà ici je n’ai pas de pull, déjà je porte que seuls deux habits que je suis venue avec depuis que je suis venue en France. Je suis venue avec que deux habits parce que je fuyais chez moi avec la guerre qui était là bas je fuyais, je n’avais que deux habits et toutes les portes sont cassées ce qui fait qu’il fait très très très froid. Ça fait deux mois et quinze jours que j’utilise les même draps non lavés et c’est déjà troué. Donc j’arrive même pas à me couvrir comment je vais continuer à vivre comme Ça ?

      Elles nous ont racontées ce matin que la femme malade a été libérée hier soir, suite à l’intervention des pompiers. C’est grâce à leur lutte collective que cela a pu arriver !

      https://abaslescra.noblogs.org/tu-chantes-pas-tu-manges-pas-temoignage-des-prisonnieres-du-cra-

    • Mesnil : Greve de le Faim, Jour 3

      Dans le CRA 3 du Mesnil Amelot, une grève de la faim est en cours depuis samedi. La grève a l’air d’être généralisée dans tous les bâtiments et les prisonniers sont solidaires entre eux. Les flics et la direction du centre ne sont pas contents et essaient de casser la grève, par exemple en empêchant aux grévistes de prendre leur traitement, comme l’expliquent deux prisonniers :

      “Si tu vas à l’infirmerie prendre ton traitement ils te demandent si tu as mangé. Si tu dis que non, que tu fais la grève de la faim, ils refusent de te donner le traitement. C’est leur technique, ils utilisent ça contre la grève, pour mettre la pression pour que certains lâchent. C’est soit tu manges soit t’as pas ton traitement, t’imagines ? forcément des gens ils mangent. C’est arrivé même qu’il y ait des bagarres entre nous à cause de ça, des gens qui sont en manque de leur traitement, ils sont obligés de manger.”

      “J’ai un ami malade, il a la main cassé, ils lui donnent rien ils veulent pas donner le doliprane. Ils disent “si tu manges pas je donne pas le doliprane”. Il y a beaucoup de gens malades ici.”

      Malgré la répression la grève tient, un autre prisonnier rappelle :

      “On continue la grève de la faim, notre seule demande c’est que quelqu’un vienne nous écouter.”

      Dimanche en fin d’après-midi, plusieurs personnes sont allées derrière le CRA pour crier leur soutien aux grévistes, qui nous ont répondu par dessus les barbelés, en sortant en masse dans la promenade et en restant ensemble malgré les menaces des keufs. Un autre gréviste raconte :

      “On vous entendait dehors crier ‘Liberté, liberté !’, nous aussi on a crié. Ça nous a fait beaucoup de bien !”

      Comme d’habitude c’était un beau moment de rage, pour une fois on peut entendre les voix de ceux de l’intérieur pour de vrai et ensemble, sans le box du parloir qui isole des autres, sans le flic qui te fouille à l’entrée, sans l’intermédiaire du téléphone.
      Cette fois-ci le groupe de solidaires n’a pas échappé au contrôle d’identité à la sortie… Dommage que la plupart n’avait pas leurs papiers sur eux.elles 😉

      Les grévistes ont besoin de force, hésitez pas à appeler les cabines, à aller en visite, ou encore mieux à vous organiser collectivement pour aller gueuler dehors, devant le CRA ou ailleurs dans les rues !

      La solidarité est une arme
      Feu aux CRA, et nique la PAF

      https://abaslescra.noblogs.org/mesnil-greve-de-le-faim-jour-3

    • Au Mesnil-Amelot, les logiques d’enfermement et d’expulsion continuent de primer sur la protection de la santé

      Alors que l’épidémie de Covid-19 connaît un nouveau rebond, des personnes continuent d’être enfermées au centre de rétention du Mesnil-Amelot dans des conditions qui ne permettent pas d’empêcher la propagation du virus. La politique gouvernementale de criminalisation des personnes étrangères se poursuit au détriment des enjeux de santé publique.

      Nous alertions le 11 août dernier sur l’apparition d’un cluster au sein du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot. Depuis, le ministère de l’Intérieur a refusé de fermer ce CRA, seule mesure à même de protéger la santé des personnes enfermées. Les mesures sanitaires prises n’ont manifestement pas empêché que ces personnes, victimes d’une politique d’enfermement et d’expulsion qui prime sur leur droit à la santé, soient exposées à une contamination ou aient contracté pour certaines d’entre elles le virus au sein du CRA.

      Pendant près d’un mois, les personnes ainsi exposées ont été maintenues en “quarantaine”, privées de nombre de leurs droits, sans pour autant être isolées les unes des autres. Privées de visite, d’accès au juge et à leurs avocat·e·s, elles ont par contre continué à prendre des repas en commun et à partager des sanitaires parfois insalubres. Ainsi, au vu des conditions d’enfermement, l’Agence Régionale de Santé a déclaré que toutes les personnes retenues étaient considérées comme des cas contacts. Et pour cause, le Mesnil-Amelot a comptabilisé près d’une quinzaine de personnes contaminées durant le mois d’août, fonctionnaires de police ou personnes enfermées. La privation de liberté de ces dernières a été ainsi prolongée au détriment de leur santé alors même que les expulsions étaient pour la plupart impossibles à réaliser.

      Dès le début du mois de septembre, les préfectures ont recommencé à réserver des vols pour expulser les personnes enfermées. De ce fait, nombre d’entre-elles ont refusé les tests PCR proposés par l’unité médicale du CRA puisque leur expulsion était la plupart du temps conditionnée à la présentation d’un test négatif récent.

      Alors même que l’incertitude demeurait donc sur la persistance d’un cluster en l’absence de test généralisé, le ministère de l’Intérieur a décidé de reprendre les placements de nouvelles personnes, à compter du 5 septembre, à un rythme d’une dizaine de personnes par jour. Si les personnes enfermées peuvent désormais assister à leur audience et recevoir de la visite, elles sont toujours contraintes de rester enfermées dans un espace où la circulation active du virus n’a pas cessé. En effet, nous apprenions il y a quelques jours que 6 cas positifs s’étaient déclarés du côté des effectifs policiers.

      A l’heure où de nouvelles mesures pour faire face à l’épidémie sont annoncées par le gouvernement, le centre de rétention du Mesnil-Amelot, comme l’ensemble des centres de rétention en France, continue de fonctionner en dépit des enjeux de santé publique. A noter qu’une recrudescence de l’épidémie partout dans le monde conduit les pays tiers à garder leurs frontières fermées ou bien à exiger des tests PCR négatifs avant toute expulsion. Cette exigence a conduit le gouvernement à organiser une forte pression sur les personnes enfermées pour les pousser à accepter de se faire tester, sous la menace de condamnations pénales en cas de refus qui sont allées jusqu’à 4 mois de prison ferme. Cette stratégie aboutit à criminaliser les personnes étrangères. La Cimade dénonce cette nouvelle pratique de pénalisation inacceptable, confortant la position du gouvernement dans une politique toujours plus répressive à l’égard des personnes étrangères. Ces condamnations pénales, manifestement illégales puisque contraires au principe du consentement libre et éclairé aux soins, apparaissent également disproportionnées quant au but poursuivi. En effet, plusieurs personnes purgent des peines de prison ferme ou font l’objet de mesures de bannissement, comme des interdictions définitives du territoire français, pour avoir refusé de se soumettre à un simple test PCR.

      Alors qu’il est à ce jour impossible de déterminer l’étendue de la contagion au sein du centre, c’est bien une politique répressive qui prime sur la santé et les droits des personnes enfermées.

      Par conséquent, La Cimade réitère son appel à la fermeture des centres de rétention déjà exprimé publiquement et adressé sans succès au ministère de la santé et au ministère de l’Intérieur.

      https://www.lacimade.org/au-mesnil-amelot-les-logiques-denfermement-et-dexpulsion-continuent-de-pri

    • « Il m’a descendu mon boxer et il a mis sa main, il était entrain de me frotter » K. prisonnier du Mesnil-Amelot

      Pendant les manifestations contre les CRA et pour la régularisation de tout.e.s les sans-papiers, un mouvement collectif à été lancé par les prisonniers du Mesnil-Amelot le samedi 17 octobre. Après plusieurs jours de lutte et de grève de la faim, face au silence de la préfecture, les prisonniers ont décidé de suspendre leur mouvement. La répression a encore une fois été violente, avec des refus de traitements à l’infirmerie même pour des malades chroniques. dans le témoignage qui suit, K. raconte à L’Envolée comment deux flics de la PAF l’ont agressé pendant une #fouille_à_nu.

      T’es un prisonnier du Mesnil-Amelot, tu nous appelles parce qu’il y a encore eu des violences de la part de la police là-bas. On sort d’un week-end (le 17-18 octobre) où quasiment tou·te·s les prisonnier·e·s ont lutté ensemble en se mettant en grève de la faim. On voulait revenir sur la #répression qui a suivi ces luttes. Il y a déjà eu l’histoire des refus de traitement par l’infirmerie et, là, cette #agression pendant la #fouille. Tu veux nous raconter pourquoi tu nous appelles ?

      Ouai, moi je vous appelle pour vous raconter mon histoire. Pour les violences qu’ils m’ont faites, les flics du CRA. Ça a été un cauchemar pour moi parce que ça ne m’est jamais arrivé comme ça. Et qu’en partant pour fouille ça fait vraiment mal. Ça fait vraiment mal de vivre ça en fait.

      Du coup : j’ai été attrapé pour une fouille, je rentre pour la fouille et là les policiers, ils me fouillent. J’enlève déjà mes affaires, toutes mes affaires. Je reste juste en boxer pour qu’ils me fouillent. J’enlève même mes baskets et mes chaussettes. Le policier il met sa main, il touche et là, il trouve un briquet. Il me fait me tourner contre le mur comme si j’étais un criminel. Et là, ils me menottent, ils me serrent les menottes fort. Il y en a un d’eux qui m’a tourné contre le mur. Ils étaient deux. Il y en a un d’eux qui me tient avec son épaule contre le mur. Le deuxième qui me tient par mon boxer. C’est des trucs qui se font pas par des policiers, ou ca se fait par n’importe qui, en fait.

      Il m’a enlevé mon boxer. J’étais serré contre le mur. Je ne pouvais pas bouger, j’ai pas 4 mains ou je sais pas quoi pour l’empêcher… je sais pas. Il m’a serré contre le mur, il m’a descendu mon boxer et il a mis sa main, il était en train de me frotter, il était en train de voir si j’ai fait rentré dans mon cul des trucs ou je sais pas quoi. Mais c’est vraiment un truc de fou. On se fait même pas respecter, on est comme des vaches ici ! Il y a tout le monde qui nous dit qu’on est des étrangers à chaque fois qu’on parle : « Allez, on va vous envoyer chez vous, vous allez rentrer chez vous » – avec des gros mots derrière. À chaque fois… à chaque fois… à chaque fois… Et c’est ça. Y a des trucs que je rajoute ?

      Ouai, tu dis ce que tu veux. Pour expliquer un peu : c’est un de tes co-détenus qui nous a appelé juste après ta fouille pour nous prévenir. Je vais pas parler pour toi mais t’étais hyper mal juste après et c’est normal tu vois. Du coup c’est des prisonniers du Mesnil-Amelot qui ont fait l’effort de faire sortir cette info, pour pas que ça reste entre les murs. Et pour pas que les flics se permettent de continuer à faire ça. Si je dis pas de conneries t’as porté plainte direct ?

      Oui j’ai déposé #plainte contre le CRA du Mesnil-Amelot et j’attends la réponse, sur quoi il va leur arriver. Parce que je vais jamais me taire maintenant. Je suis pas une vache pour qu’on me frotte comme ça en fait. Il faut que les gens soient au courant que les policiers, ici, ils abusent avec les gens et qu’ils laissent personne tranquille. Alors même que t’es déjà retenu – tu réfléchis pas bien – eux, ils abusent encore sur toi. C’est pas logique. Et tout ça c’est le CRA du Mesnil Amelot à Charles-de-Gaulle (l’aéroport). J’espère que dans les jours qui viennent, tout se passe bien, parce qu’ils lâchent personne ici.

      T’as porté plainte contre des flics en particulier ?

      Ouai. J’ai pas donné les noms mais c’était une équipe de flics qui change tous les trois jours mais j’ai porté contre cette équipe.

      Là, on donne pas ton nom, mais si la police essaye de te mettre la pression on rendra ton nom public. Et en attendant on va faire tourner ton témoignage un maximum. Déjà avant le CRA, t’avais eu des problèmes avec les keufs ?

      Ouai je me suis fait arrêter sur la route, à Montreuil, vers Croix-de-Chavaux. Je me suis fait arrêter par trois policiers pour un contrôle d’identité. J’ai été sympa avec eux : « bonjour », tout ça. Je leur donne mon nom, prénom. Ils regardent sur leurs téléphones, je suis pas recherché par la police. Ils me disent on va aller au commissariat pour faire une petite vérif parce que le téléphone marche. En arrivant au commissariat, il y a le policier qui déjà dans la voiture arrêtait pas de me chauffer, mais que je calculais pas parce que je savais que c’était un simple contrôle, que ça allait pas tarder, et que j’allais rentrer chez moi. Le flic, il s’est énervé, il a cassé mon téléphone devant les caméras. Du coup, je l’ai insulté. Là, ils sont rentrés dans la cellule, ils m’ont tabassé, ils m’ont humilié. Ils ont mis ma tête par terre, et ils l’ont écrasée. J’ai vu avec le médecin et le psychiatre, et ma garde-à-vue a été levée parce que j’ai été tabassé par les policiers. Je me suis fait humilier devant les OPJ aussi. Il y a avait 2 OPJ qui étaient debout, et moi, j’avais la tête par terre écrasée par deux policiers.

      Et ça c’était au commissariat de Montreuil ?

      Ouai c’est ça. J’ai eu une ITT de 5 jours parce que les policiers m’ont tabassé. J’avais mal aux côtes, des bleus sur le visage et tout. Ce qui m’a beaucoup dérangé, c’est que le policier qui avait ses pieds sur ma tête quand j’étais humilié par terre, il a dit : « Je vais t’envoyer au bled et baiser ta femme ». C’est pas des trucs qu’on dit. Ça m’a vraiment touché, et je pouvais pas réagir, j’étais par terre humilié. Du coup comme je vous ai raconté j’ai une ITT de 5 jours. Je me suis fait arrêter le 2 octobre. 2 jours plus tard, je suis reparti au commissariat, le 4 octobre, pour leur demander pourquoi ils m’avaient humilié, et pour récupérer mes affaires. L’OPJ m’a monté dans son bureau, elle me donnait mes affaires… mais parce qu’elle a vu l’ITT de 5 jours, elle a changé d’avis, elle m’a mis en garde-à-vue pour ne pas que je porte plainte contre eux, pour que rien ne se voie.

      Ouai, on t’envoie au CRA en espérant que tu te fasses expulser pour que tu fermes ta gueule.

      Ouai. En arrivant au CRA, c’est une autre histoire. Je m’appelle avec un nom et un prénom. Et en arrivant au CRA, j’ai compris qu’ils avaient changé mon nom que j’avais pas donné au commissariat.

      Ça t’a rajouté des galères administratives encore plus vénères, nan ?

      Ouai, c’est exactement ça. Ils m’ont fait des galères administratives pour que je reste au CRA, en fait. Ils ont arrêté plein de trucs et ça, ça dérange.

      Normal… Je voulais juste revenir vite fait sur l’agression que tu racontais pendant la fouille. Quand t’es allé porté plainte, c’était avec la Cimade ?

      Ouai, je suis allé porter plainte avec la Cimade. Et quand j’y suis allé la première fois, elle m’a dit qu’elle pouvait rien faire pour moi. « Demain, il vient mon avocat » : je lui ai dit ça juste exprès pour qu’elle comprenne vraiment que j’étais victime, que j’étais pas entrain de mentir sur elle.

      Ouai, pour la bouger quoi.

      Ouai pour qu’elle bouge, parce qu’elle a pas réagi en fait. Au début, elle voulait pas me faire une plainte, elle voulait rien faire pour moi. Dès qu’elle a vu qu’il y aurait un avocat, elle a préparé une plainte et tout.

      Et le psychiatre que j’ai vu ici au CRA, je lui ai expliqué que j’étais pas bien, que je dors pas bien, que je fais que réfléchir à ce que m’a fait ce policier – pardon de dire – ce policier de merde. Le psychiatre, il comprend pas que vraiment, ça m’a fait trop mal qu’un policier, il me fait ça. J’ai subi deux fois des violences, deux fois en même pas 20 jours. Au commissariat, et aussi au CRA. Du coup, jsuis mal et j’essaye de parler avec le psychiatre et il me comprend pas en fait. Il me dit tout le temps : « Non, il s’est rien passé, c’est juste une fouille. » D’un côté je lui raconte que je suis vraiment mal, et lui il me dit : « non c’est un simple contrôle » ! C’est un truc… c’est pas faisable.

      Lui, c’est le psychiatre du CRA ? C’est pas son rôle de se mettre du côté des keufs (en théorie), ou de te parler de la loi. Mais bon… ils sont tous collègues en vrai, les keufs et les psychiatres.

      Ouai, ils sont tous ensemble ici. Ils arrêtent pas de me déranger. À chaque fois, ils viennent ils mettent ma chambre… ils fouillent toute ma chambre. Ils me lâchent pas en fait. C’est les matons qui font rentrer tout ce qu’on reçoit ici, en fait, dans le centre de rétention. C’est eux qui ramènent tout ce qui rentre. Eux, ils viennent, ils nous dérangent. Surtout moi, je sais pas ce que je leur ai fait. Ils me la mettent à l’envers, vraiment, ils me la mettent à l’envers ma chambre.

      Ils t’ont choisi comme bouc émissaire pour tout ce qui c’est passé au Mesnil-Amelot. Là, ça fait quelques semaine que c’est très tendu au CRA3 au Mesnil j’ai l’impression.

      Ouai, très tendu. Nous, on a fait une grève de faim avec tout le monde, parce qu’il y a l’épidémie. Il y a le couvre-feu, et nous, on n’a pas de mesure de sécurité. On est plus de 30 personnes à la cantine en fait, il y a des gens qui sont à deux dans les cellules. Il y en a plein. C’est un truc de ouf que ça soit comme ça. Il n’y a pas de mesures de sécurité en fait.

      La grève de la faim dont tu parles, c’est celle du week-end dernier ?

      Ouai, on a fait la grève de la faim. Mais eux, ils ont rien dit. Ils ont pas fait remonter le message qu’on est en grève de la faim. Du coup, il y avait l’équipe des flics qui sont méchants. Ils ont rien dit, ils nous ont laissé comme des merdes en fait. Pour faire une grève de faim, tu peux faire un article 24 et envoyer ça. Nous on a fait des articles 24, mais ils ont rien dit qu’on avait fait des grèves de faims ou n’importe quoi.

      Ouai je vais juste préciser, en centre de rétention l’article 24 c’est ce qui permet aux prisonnier·e·s d’exiger de voir le commandant ou un gradé.

      Ouai c’est ça. Mais ils ont rien déclaré, on n’a rien eu. Du coup, on a arrêté, parce que nos feuilles elles étaient jetées. Ça se voit : on a reçu personne pour parler avec nous.

      Du coup la fouille dont tu parles c’est à un moment où ils fouillent tout le monde ?

      Non, non, ils m’ont pris de derrière ils m’ont ramené par la sortie de secours. Ils ont laissé tout le monde. D’habitude on se fait fouiller sur place. Mais moi ils m’ont pris de derrière le CRA, ils m’ont pris par une sortie de secours, ils m’ont fait faire tout le tour. Ils m’ont ramené par une chambre et direct au greffe en fait.

      https://abaslescra.noblogs.org/il-ma-descendu-mon-boxer-et-il-a-mis-sa-main-il-etait-entrain-de

      #viol #violences_sexuelles

    • Fouilles à nu et #agressions_sexuelles : flics violeurs au Mesnil-Amelot

      En quelques semaines plusieurs personnes prisonnières ou proches de prisonniers au CRA du Mesnil Amelot avec qui nous avons été en contact nous ont raconté qu’elles avaient subi des violences sexuelles de la part des flics. A chaque fois, c’est les mêmes flics : ceux d’une des deux équipes du CRA 3 qui visiblement sont, encore plus que les autres, de sales violeurs racistes.
      Flics violeurs
      Il y a K. dont on avait déjà publié le témoignage il y a quelques temps :
      « J’ai été attrapé pour une fouille, je rentre pour la fouille et là les policiers, ils me fouillent. J’enlève déjà mes affaires, toutes mes affaires. Je reste juste en boxer pour qu’ils me fouillent. J’enlève même mes baskets et mes chaussettes. Le policier il met sa main, il touche et là, il trouve un briquet. Il me fait me tourner contre le mur comme si j’étais un criminel. Et là, ils me menottent, ils me serrent les menottes fort. Il y en a un d’eux qui m’a tourné contre le mur. Ils étaient deux. Il y en a un d’eux qui me tient avec son épaule contre le mur. Le deuxième qui me tient par mon boxer. C’est des trucs qui se font pas par des policiers, ou ça se fait par n’importe qui, en fait. Il m’a enlevé mon boxer. J’étais serré contre le mur. Je ne pouvais pas bouger, j’ai pas 4 mains ou je sais pas quoi pour l’empêcher… je sais pas. Il m’a serré contre le mur, il m’a descendu mon boxer et il a mis sa main, il était entrain de me frotter, il était entrain de voir si j’ai fait rentré dans mon cul des trucs ou je sais pas quoi. Mais c’est vraiment un truc de fou. On se fait même pas respecter, on est comme des vaches ici ! Il y a tout le monde qui nous dit qu’on est des étrangers à chaque fois qu’on parle : « Allez, on va vous envoyer chez vous, vous allez rentrer chez vous » – avec des gros mots derrière. À chaque fois… à chaque fois… à chaque fois… Et c’est ça.« 


      Un prisonnier du CRA 3 raconte que les flics ont fait la même chose à un autre prisonnier ; on n’a pas pu avoir son témoignage direct car il a été envoyé en prison depuis :
      « Un gars du CRA il lui est arrivé la même chose, ils l’ont agressé pendant une fouille. Il a déposé plainte contre le flic qui a fait ça, je pense qu’il a dû donner le numéro du policier. Il a pris 6 mois de prison pour rébellion, il a été envoyé en prison. Comme il avait donné le numéro du policier c’est sûr que c’est pour ça qu’ils l’ont envoyé en prison, pour pas que le policier il soit jugé.« 
      B., un prisonnier du CRA 3, a également subi une fouille à nu violente, exécutée cette fois par un seul flic, qui est visiblement le chef de service :
      « C’était après un parloir. Celui qui m’a fouillé c’est comme le chef de service, il descend jamais de son bureau normalement, il a pas d’uniforme. Mais là après le parloir il était là et il y avait d’autres flics derrière, mais c’est lui qui m’a fouillé tout seul. On était dans une cabine tous seuls, il m’a dit de me déshabiller puis il m’a dit « lève ton slip » et il m’a touché. Tous les soirs j’y repense je suis énervé, ça me met mal. Dans le bâtiment on est au moins 3 à avoir porté plainte à la Cimade pour des fouilles à nu.« 
      En plus de ces témoignages de prisonniers, nous avons également discuté avec la compagne d’un prisonnier qui a subi une fouille à nu et une agression sexuelle alors qu’elle se rendait en visite :
      « Ils me demandent si j’ai des produits illicites. Je leur dis « Bah non mon conjoint fume pas, il fume que 4 cigarettes par jours. » On continue : donc je rentre dans le centre et là je vois 2 dames de la police ou de la PAF. Y avait les deux je crois. Après y en a d’autres qui arrivent, j’avais l’impression d’avoir commis un.. je sais pas moi. J’avais l’impression d’avoir tiré sur quelqu’un.
      La ils me fouillent mon manteau normal et la ils me disent « Retournez-vous, les bras en l’air, sortez vos fesses euh.. » Ils m’ont mis les mains dans les fesses, devant et tout. Alors que même en prison ils font pas ça. Je vais juste voir mon conjoint. Ils m’accusent d’avoir ramené des produits illicites et de l’avoir déjà fait alors que c’est faux. Ils me disent que si j’ai déjà essayé, donc là ils me fouillent de partout, les cheveux partout. Je suis choquée. Je suis traumatisée j’ai même plus envie d’aller voir mon conjoint en parloir. »

      Les flics ont leur mode opératoire bien rodé : multiplier les fouilles à nu et en profiter pour humilier voire agresser sexuellement les personnes qui les subissent.
      Les fouilles à nu : un bon outil pour réprimer les luttes et renforcer l’isolement des prisonniers
      Selon la loi, les fouilles intégrales doivent « être justifiées par la présomption d’une infraction » ou par « les risques que le comportement des personnes détenues fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du bon ordre dans l’établissement » ; « leur nature et leur fréquence sont strictement adaptées à ces nécessités et à la personnalité des personnes détenues ». Dans la loi même est intégrée l’idée que la fouille intégrale sert de menace (a priori) et de punition (a posteriori) pour quiconque essaierait de perturber le « bon ordre » des taules. De fait l’agression subie par K. est intervenue juste après une grève de la faim massive au CRA 3. Celle subie par la compagne d’un prisonnier fait suite à plusieurs pratiques d’intimidation visant à empêcher ses visites trop fréquentes (notamment une amende de 135€ et de menaces d’amendes supplémentaires, la destruction systématique de la nourriture apportée et la présence continuelles de plusieurs flics durant les parloirs).
      Cette équipe de flics semble toutefois aller encore plus loin que l’usage de la fouille comme outil de répression puisque selon les témoignages des prisonniers, les fouilles à nu sont devenues quasiment systématiques avant et/ou après les parloirs. B. raconte :
      « Les flics ici ils fouillent à nu. Souvent ils font ça après les parloirs. Même les personnes de l’extérieur, ils les fouillent. Ici c’est comme des nazis. Si tu parles, ils te tapent. C’est une seule équipe qui fait les fouilles. Cette équipe elle est nazie, elle est raciste, j’ai jamais vu personne de raciste comme ça. C’est toujours eux qui décident les fouilles à nu. »
      L’excuse des flics, c’est que les parloirs peuvent servir aux prisonniers à faire rentrer des choses dans le CRA. Pourtant comme dit K., « c’est les matons qui font rentrer tout ce qu’on reçoit ici, en fait, dans le centre de rétention. C’est eux qui ramènent tout ce qui rentre« . En réalité, soumettre les prisonnier.es et les visiteur.euses à des fouilles à nu à chaque parloir, les humilier et les agresser sexuellement a une seule utilité pour les keufs : dissuader les gens de venir rendre visite aux prisonnier.es, dissuader les prisonnier.es d’aller en parloir.

      Et ça semble fonctionner, comme le montre le témoignage de la compagne d’un prisonnier : « Dans la salle du parloir après la fouille, bah voila on s’est tous engueulé. Mon conjoint bah forcement il était très énervé. (…) J’ai été faire mon parloir avec mon conjoint mais avec une dizaine de flics de chaque côté. Dans ce cas là c’est pas la peine si on peut pas… (…) Ca devient du harcèlement c’est pas possible. Moi franchement j’ai même plus envie d’y aller. » Moins de parloirs, c’est moins d’informations qui sortent du CRA donc plus d’impunité pour les flics, et c’est aussi un moyen d’isoler encore plus les prisonnier.es et de renforcer la torture psychologique de l’enfermement.
      Impunité et déni
      Les fouilles à nu et les agressions sexuelles sont une arme de plus pour les flics pour affirmer leur pouvoir sur les corps et les vies des prisonnier.es. Ce ne sont pas des dérives ou des bavures mais bien un aspect supplémentaire du fonctionnement normal des CRA. Le discours officiel prétend que les CRA ne servent qu’à expulser, et que la rétention administrative diffère en cela de la détention, qui est une punition pour qui commet un délit ou un crime. Au contraire, nous pensons que ce qui se passe dans le CRA, entre autres les agressions sexuelles et les humiliations propres aux fouilles systématiques, relèvent d’une logique de maintien de l’ordre et montre que les CRA sont aussi faits pour punir et briser ceux.celles qui n’ont pas les bons papiers.
      « J’aurais préféré qu’ils me tabassent encore plutôt qu’ils fassent ce qu’ils m’ont fait en fouille. Les jours d’après je pensais à me suicider« . C’est pratique une agression sexuelle car généralement ça ne laisse pas de trace. K. raconte comment ni la Cimade ni le psy n’ont accordé d’importance à ce qu’avaient fait les flics : « Je suis allé porter plainte avec la Cimade. Et quand j’y suis allé la première fois, elle m’a dit qu’elle pouvait rien faire pour moi. « Demain, il vient mon avocat » : je lui ai dit ça juste exprès pour qu’elle comprenne vraiment que j’étais victime, que j’étais pas en train de mentir sur elle, pour qu’elle bouge, parce qu’elle a pas réagi en fait. Au début, elle voulait pas me faire une plainte, elle voulait rien faire pour moi. Dès qu’elle a vu qu’il y aurait un avocat, elle a préparé une plainte et tout. Et le psychiatre que j’ai vu ici au CRA, je lui ai expliqué que j’étais pas bien, que je dors pas bien, que je fais que réfléchir à ce que m’a fait ce policier – pardon de dire – ce policier de merde. Le psychiatre, il comprend pas que vraiment, ça m’a fait trop mal qu’un policier, il me fasse ça. J‘suis mal et j’essaye de parler avec le psychiatre et il me comprend pas en fait. Il me dit tout le temps : « Non, il s’est rien passé, c’est juste une fouille. » D’un côté je lui raconte que je suis vraiment mal, et lui il me dit : « non c’est un simple contrôle ». »
      Les flics ont bien conscience que jamais ils ne seront punis par la justice pour ce qu’ils font. Face à ça on fait ce qu’on peut, on fait sortir l’info, on continuera à lutter contre les flics, les violeurs et les CRA. On sait ce que vous faites.

      https://abaslescra.noblogs.org/fouilles-a-nu-et-agressions-sexuelles-flics-violeurs-au-mesnil-a

    • Et voilà la brochure qui a probablement été distribuée par le directeur de l’Office des étrangers dans l’église du Béguinage... (v. article ci-dessus)

      Ce (vendredi) matin encore, le directeur de l’Office des Étrangers Freddy Roosemont s’est rendu à l’église du Béguinage et a distribué aux Afghans des cartes d’information sur le retour volontaire », a-t-elle rappelé.

      Retour volontaire

      À tout moment, un migrant peut prendre la décision de revenir vivre dans son pays d’origine : il peut le faire via le retour volontaire.

      Un programme pour tous

      Le programme de retour volontaire s’adresse à tous les migrants, qu’ils soient demandeurs d’asile, demandeurs d’asile déboutés ou migrants sans-papiers. Pour le cas des demandeurs d’asile déboutés, tout un accompagnement est prévu afin de préparer au mieux le retour volontaire : l’accompagnement prend alors la forme d’un trajet de retour.

      Un programme d’aide

      Le retour volontaire est avant tout un programme d’aide : le voyage est organisé depuis la Belgique jusqu’au pays de destination et comprend l’assistance et les frais de transport, le tout dans la tranquillité et la discrétion. De plus, le programme inclut des aides à la réintégration dans le pays d’origine, en fonction de la situation du migrant : prime, développement d’un micro-business, rénovation d’une habitation, assistance médicale, etc.

      Un réseau de partenaires

      Des conseillers sont présents au sein des centres d’accueil de Fedasil et de la Croix-Rouge, et soutiennent également les Initiatives locales d’accueil. En outre, Fedasil a créé un guichet retour permanent destiné davantage aux personnes en séjour irrégulier.
      À côté de cela, tout un réseau d’organisations est également habilité à informer les migrants sur le retour volontaire et à les accompagner dans leur décision : un large réseau de services sociaux, des ONG, des communes, des organisations pour les migrants…

      Contact

      Le migrant qui désire avoir plus d’informations sur le retour volontaire et ses avantages peut appeler le numéro gratuit : 0800 327 45 ou se présenter pendant les jours de travail entre 9h30 et 16h au guichet retour situé Chaussée d’Anvers 57, 1000 Bruxelles. Il peut également s’adresser à l’un des nombreux partenaires pour le retour.

      http://fedasil.be/fr/return/homeplace

    • Une centaine d’Afghans manifestent devant le cabinet d’Elio Di Rupo et le cdH à Bruxelles

      Une centaine de demandeurs d’asile afghans déboutés ou en cours de procédure ont manifesté lundi matin aux abords du cabinet du Premier ministre Elio Di Rupo puis devant le siège du cdH, à Bruxelles. Ils ont une fois de plus protesté contre la politique migratoire belge. La manifestation s’inscrivait aussi dans le cadre du soutien de Belges qui entament lundi, à l’église du Béguinage, leur quatrième jour de grève de la faim.Le groupe d’Afghans en a une fois de plus appelé à un moratoire contre les expulsions en Afghanistan. Ils ont également réclamé un titre de séjour pour les Afghans présents sur le territoire belge. Enfin, ils ont demandé l’organisation d’un débat politique concernant l’implication militaire de la Belgique en Afghanistan et le rôle que le gouvernement a à jouer dans la protection de la population civile afghane. Depuis plus deux mois, ce groupe d’Afghans déboutés a mené des actions similaires devant plusieurs cabinets ministériels et sièges de partis politiques pour faire entendre sa cause.

      http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/belga/une-centaine-d-afghans-manifestent-devant-le-cabinet-d-elio-di-rupo-et-le-cdh-

    • Communiqué public des grévistes

      Nous avons entamé une grève de la faim le 22 novembre à 15h, pour affirmer notre désaccord face aux politiques répressives de notre gouvernement à l’égard des réfugiés afghans.
      Le choix d’une grève de la faim n’est pas rien, c’est un acte fort ; dans lequel on montre que l’on préfère mettre notre vie en danger plutôt que de vivre dans un pays où la démocratie s’évapore. La grève de la faim est une action non violente. Elle fut utilisée dans de nombreuses luttes gagnées pour la démocratie, comme l’ont fait Gandhi ou Martin Luther King. Depuis le début, le combat des afghans est non violent et plein de dignité. Pourtant, ils ont fait face à une violence d’Etat rarement égalée en Belgique.
      Nous marquons notre soutien et notre respect à la non-violence du combat des afghans et nous dénonçons l’extrême violence de l’Etat Belge à leur égard : gaz lacrymogène sur des femmes et des enfants en sit-in, mort d’Aref, expulsions, ... Les enfants sont traumatisés. Les nombreuses expulsions de bâtiment ont entrainées une peur profonde des uniformes.
      Nous partageons le quotidien de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants depuis des mois. Actuellement, nous sommes dans une église et nous avons froid. Nous ne trouvons pas les mots pour répondre à leur détresse.
      Dans les dessins des enfants, ce sont des bombes, des flammes et de la peur. L’espoir des jeunes filles est de pouvoir aller à l’école. L’espoir des parents est d’offrir un avenir à leurs enfants.
      C’est seul que nous avons fait le choix d’entamer une grève de la faim. Nous le faisons en notre propre nom. Nous le faisons en tant que citoyen belge indigné par la situation. Le but n’est pas d’obtenir une reconnaissance de qui que ce soit mais d’avoir un changement réel. Car nous croyons encore en la démocratie. Nous espérons voir du courage politique. Nous espérons un respect des droits et un retour à la dignité.
      Nous revendiquons :
      Une enquête parlementaire sur la mort d’Aref pour déterminer la responsabilité de la Belgique dans celle-ci. Aref était un afghan privé de titre de séjour. Il a introduit 4 demandes d’asile qui ont été refusé sous prétexte qu’il n’était pas en danger. Aref a accepté un retour volontaire en Afghanistan et il en est mort, tué par les talibans qu’il craignait !
      Un audit indépendant de la police de 1000 Bruxelles sur les violences policières. En effet, ces derniers temps, nous avons été témoin de plusieurs manifestations réprimées avec violence, dont celles des afghans.
      Un moratoire sur les expulsions des afghans. L’Afghanistan est un pays en guerre où l’armée belge est engagée. Même le ministère des affaires étrangères déconseille aux belges de partir en Afghanistan.
      Un statut légal qui permet une vie digne et humaine. Avec le moratoire, les afghans devront rester en Belgique. Donc ils doivent avoir des droits humains comme cela se fait dans d’autres pays.
      Une réflexion approfondie sur la politique d’immigration en Belgique.
      Nous espérons rencontrer Monsieur Di Rupo, Madame Deblock, Madame Onckellings, Monsieur Magnette, Madame Milquet, Monsieur Reynders ainsi que d’autres politiciens afin de pouvoir entamer un dialogue. Par ce biais, nous demandons aux différents ministres un rendez-vous.
      WE WILL TAKE JUSTICE

      https://450afghans.owlswatch.net/docs/BEL_131128_Communique_Grevistes.pdf

      https://450afghans.owlswatch.net

    • Entre temps, une autre personne s’est jointe aux 2 grévistes de la faim, il s’agit d’un autre belge, Grégory Meurant .

      Ici une lettre ouverte de Anissa (gréviste de la faim de la première heure) : « j’ai honte d’être belge »

      Lettre ouverte d’Anissa Aliji à destination des responsables politiques, des associations et de la population.

      Je vous écris pour expliquer pourquoi j’ai commencé une grève de la faim.

      Depuis le début, je suis cette occupation, j’ai vécu les défaites successives, j’ai vu les Afghans pleurer, j’ai vu la frustration... Je pense pour que bien comprendre, il faut que je retourne en arrière.

      On a commencé par occuper un bâtiment à la rue du Trône, les Afghans ont commencé à manifester presque quotidiennement et le comité se formait. Et nous voilà dans la première rafle, fin septembre. J’ai été arrêtée avec eux, j’ai vu les flics taper sur des afghans qui étaient inconscients à cause des lacrymogènes. J’ai reçu du gaz lacrymogènes, je me suis ramassé des coups, j’ai vu les Afghans pleurer sans pouvoir rien faire, j’ai été avec eux aux casernes, j’ai vu la manière dont les flics se comportaient. La première confrontation à la violence policière, elle était dure. Pendant cette arrestation, les Afghans me disaient "Adieu". Quand je suis rentrée dans les casernes, ils criaient tous " Commandant ". Et qu’est ce qu’on a fait ? Dites le moi. Moi j’ai la réponse : RIEN, à part 4 expulsés. Je suis désolée de le dire comme ça mais c’est réel, ils jouent avec la vie des gens et nous on discute.

      Par la suite, on a eu l’expulsion illégale du bâtiment rue du Trône. La police est rentrée par le toit ! Quoi, on est des terroristes ? Avons-nous a été une seule fois violents ? Qu’est-ce qu’on essaye de nous faire comprendre ? Est-ce qu’il y a eu de vraies négociations ? Ils ont proposé aux familles d’aller dans des centres de retour volontaire !

      Après, on a été à la VUB, où on s’est fait très vite virer. Les sympathisants ont alors hébergé les Afghans sans logement pendant 3 jours. Et nous avons été à l’église Sainte-Croix, 45 minutes après notre arrivée les flics ont bloqué les portes. Les Afghans étaient à l’intérieur, seuls. Les flics ont dit à une sympathisante "RAUSS". On est partis en cachette pour aller vers l’ULB. Arrivée à l’ULB, on a reçu un refus. Pour moi, c’est rien d’autre, ouvrir un bâtiment de 23h à 7h du matin pendant 3 jours, c’est pour garder la face publiquement.

      Après on est repartis de l’ULB pour aller à la chaussée de Charleroi, où nous sommes restés 3 jours. Les flics ont à nouveau bloqué toutes les entrées. Les Afghans ont à nouveau eu peur, plusieurs ont pleuré. Les flics sont repartis mais on nous avait donné une échéance d’approximativement 24h car on avait mis la pression sur Charles Picqué. Le soir, j’ai vu Charles Picqué, qui m’a gueulé dessus "Il y aura une expulsion, je vous promets qu’elle sera violente si vous partez pas et ce sera vous la responsable !”.

      Le soir-même, on est partis à la rue du Trône. On s’est enfermés dans le bâtiment pendant 5 jours pour éviter la confrontation avec la police. On a dormi devant la porte d’entrée pour être sûrs que les policiers ne rentrent pas. Quand on a pu se montrer, l’après-midi on avait 2 combis de police qui empêchaient l’entrée au bâtiment. Les Afghans étaient terrorisés, ils avaient peur des violences et des arrestations. Une petite gamine de 7 ans est venue me poser une question “Est-ce qu’on va encore se faire taper ?”. Vous trouvez ça normal qu’à cet âge, elle pense à ça ? J’ai réussi à négocier et les policiers sont repartis mais pas pour longtemps. Le comité a décidé de faire une action devant l’Office des étrangers, 5 personnes se sont fait arrêter et lors du rassemblement, 6 autres se sont fait arrêter. Depuis quand les policiers arrêtent les rassemblements devant le commissariat ?

      La seconde rafle a été lors de la manifestation à Madou quand il y avait un débat parlementaire. Ils ont expulsé du bâtiment, et fermé les portes. Par la suite, les gens ont pu rentrer un à un. Quand je suis rentrée une policière m’a dit : “Ohhh cette salope je l’ai déjà arrêtée" et puis j’ai entendu des flics parler de "chiens" en parlant des Afghans. Par la suite, j’ai rejoint les Afghans au carrefour Arts-Loi. Je suis arrivée au moment où le commissaire Vandersmissen a essayé d’arrêter Samir. Il est reparti en nous signifiant que dans 15 min si on n’était pas partis, on serait tous arrêtés. Deux minutes chrono plus tard, on se levait tous pour partir. Et hop une nouvelle rafle !! 170 personnes arrêtées, une commotion cérébrale, plusieurs blessés, et tout ça sans bâtiment. Tous les gens que je connais qui se sont fait arrêter, ont été traumatisés. Vous auriez dû voir la violence et la haine. Un homme du cabinet Di Rupo nous a vus nous faire arrêter, et qu’est-ce que ça a changé ? Pendant que les gens étaient aux casernes, les autres devaient trouver un autre bâtiment. Ils étaient avec les femmes et enfants dans un parc sous la pluie !

      On a été à la rue Vandeuren dans un bâtiment du Foyer Ixellois. Le début s’est très bien passé et on espérait même pouvoir y rester. Mais après les 24 premières heures, le foyer a commencé à dire que le bâtiment n’était pas aux normes, ce qui était faux. Ils nous ont coupé l’électricité, et le type qui est venu nous la couper nous a dit que c’était une nouvelle installation et qu’il ne comprenait pas pourquoi ils devaient la couper. Et encore une violence supplémentaire.

      On est partis pour aller à la rue de la Poste, où nous avons été bien accueillis. Nous avons pu nous reposer un peu jusqu’au moment où le propriétaire a voulu nous expulser et que la commune ne savait pas nous donner des solutions,...

      Maintenant, nous sommes à l’église du Béguinage, nous sommes arrivés avec des matelas et des couvertures. Au fur et à mesure, on nous a donné des tentes. Mais ce ne sont pas des conditions de vie. Pas un seul moment d’intimité, pas de douche, 2 toilettes et 1 lavabo pour tous, le froid,.... c’est comme ça qu’on traite les gens.

      D’un point de vue négociation, qu’est-ce qu’on a obtenu ? Un rendez-vous chez le premier ministre qui a dit que Maggie De Bock faisait du bon boulot, deux rendez-vous chez Maggie De Block où elle nous a dit que "la loi c’est la loi" ou que le CGRA est une instance indépendante,... Dites-moi une seule chose qui a vraiment changé et qui montre aux Afghans qu’on a un minimum de respect pour eux et qu’on les traite comme des humains et pas comme des animaux. Moi, ce que je vois, c’est 3 afghans en grève de la faim au 127 bis et le directeur de l’office qui est passé...pour proposer un retour volontaire ! Non seulement ça n’avait pas de sens mais on l’a carrément vécu comme de la provocation !

      Moi, ce que je vois c’est que la situation s’est gravement empirée et qu’on fait beaucoup moins qu’avant. Va-t-on laisser traiter des gens comme ça ?

      Maintenant, moi j’ai décidé de dire STOP à toutes ces violences. On ne veut pas utiliser la violence contre autrui. Et le seul moyen que j’ai trouvé est de faire une grève de la faim car toute la violence qu’elle envoie se retourne contre moi. Et si je dois avoir des séquelles ou plus, je les assume parce que j’ai honte d’être belge, d’avoir grandi dans une société qui permet ça. Ce n’est pas un suicide, j’utilise la seule chose qui m’appartienne réellement, mon corps, ma santé... en gros ma vie. Et les Afghans m’ont donné une grande leçon de courage, après tout ce qu’ils ont vécu, ils sont toujours présents !

      Anissa Aliji

    • #Anissa en est à 19 jours de grève de la faim pour soutenir les Afghans : « J’irai jusqu’au bout »

      Anissa est une jeune femme déterminée dans la cause qu’elle défend. Celle des familles d’Afghans qui occupent l’Eglise Saint-Jean-Baptise-Au Béguinage depuis trois semaines. Malgré les difficultés, elle en est à son 19ème jour de grève de la faim.

      http://www.rtl.be/info/vous/temoignage/1053915/anissa-en-est-a-19-jours-de-greve-de-la-faim-pour-soutenir-les-afghans-j-irai-ju

    • Belgique, Autisme d’Etat et grévistes de la faim en danger !

      Z’ont probablement d’autres chats à fouetter que de s’occuper de ce qui se passe, ça et là, et, partout, dans leur tout petit pays, mité de part et d’autre, d’îlots de pauvreté, pauvreté invraisemblable pour une contrée d’Europe, de l’ouest-qui-plus-est, îlots qui s’étendent, qui gagnent, la capitale, Bruxelles n’y échappe pas, plus, elle est touchée, sabordée, la ville, et comme ce n’est pas un navire, elle n’est pas échouée, mais c’est tout comme, une ville, capitale Européenne, avec 40% de chômage chez les jeunes et une pauvreté absolument hallucinante pour peu, que l’on sache faire, et peu y excelle, pour peu, donc, que l’on fasse abstraction de la puissance de représentation de ces bataillons, qui, par milliers, et leurs escortes diverses, de fonctionnaires européens, et, où autres « expats » français, en brouillent l’image, l’image d’une réalité plutôt sordide, où, entre cars bondés de touristes asiatiques - et autres - qui viennent se déverser sur les grands-places principales, et aux abords des immédiats alentours, et courent en rang d’oignons, en file indienne, tels des vers gigantesques, vibrionnants et colorés, filent se gaver de confiseries-et-autres-cochonneries-et- chocolats-contrefaits et fabriqués dans leurs pays-même d’origine, et peut-être même venus dans le même avion, et, pauvreté absolue de groupes entiers de population très malmenées et jetées régulièrement - terrible cauchemar - à la rue hivernale, ils finiront, c’est tout-déjà-cousu du fil noir qui fait les révoltes et du fil rouge des larmes qui, comme on boit à une source pour s’abreuver et tromper sa faim, ont appelé le sang à la rescousse, un beau jour qui vient à grands pas de loup, furtif et terriblement carnassier, par tous se ramifier, ces îlots, et, une fois tissés les liens indéfectibles entre pauvres, pauvres de toutes les pauvretés - il en est tant, tant et tant - et exploités, exploités et reniés, qu’on ne pourra plus monter les uns contre les autres, qui finiront par faire voler en éclat, ce parangon de l’ignominie que représente ce gouvernement imperméable à la souffrance et à la tragédie qui couve en permanence et à cet enkystement de la puissance financière européenne au beau milieu de leur pays, tout petit-pays, qui part en charpies.

      http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-guerrini/141213/belgique-autisme-detat-et-grevistes-de-la-faim-en-danger

    • Pourquoi je rejoins la grève de la faim en soutien des réfugiés afghans

      #Lettre à la #presse de #Grégory_Meurant (Comité de soutien des réfugiés afghans)

      A l’heure actuelle, la dégradation toujours progressive de la situation en Afghanistan n’est contestée par aucun analyste. Depuis bientôt trois mois, j’accompagne le collectif afghan dans son combat pour la dignité. Ensemble, nous avons été confrontés à plusieurs formes de violence. Une violence institutionnelle, par le refus d’octroyer un titre de séjour à des personnes civiles qui fuient un pays investi par l’armée belge et par la déportation de ces gens sans autorisation du gouvernement afghan. Une violence politique, par les tentatives, parfois réussies, de déportation d’afghans privés de titre de séjour et arrêtés le jour d’une manifestation politique. Une violence policière, par les morsures de chiens tenus sans muselière, par les charges multiples de la police, piétinant, gazant et matraquant des hommes, femmes et enfants.

      Il y a une semaine, deux personnes faisaient le choix d’entamer une grève de la faim pour interpeller les autorités politiques des tendances franchement inquiétantes qui ont été révélées sur le terrain. Aujourd’hui, à la veille de l’hiver et des congés parlementaires, je choisis de les rejoindre. Pour cela, je vous invite à une conférence de presse vendredi 29/11 à 15h à l’église du Béguinage.

      Dans le contexte politique actuel, aucun membre des partis politiques de la majorité ne semble avoir le courage de s’opposer à la montée dans les sondages de la Secrétaire d’État à l’asile et à la migration, tant qu’elle fait de l’ombre au nationalisme flamand. Or, la condition afghane en Belgique ne correspond ni à l’idéal socialiste, ni à l’humanisme libéral, ni à la compassion chrétienne. Elle est une responsabilité collective.

      A ces piliers et à l’ensemble du gouvernement, mon message est le suivant : il n’y a rien à attendre d’une société qui laisse se poursuivre ces différentes formes de violence pour se caler sur une stratégie de calendrier électoral.

      Dans ce contexte, j’ai décidé de me joindre aux revendications des grévistes, qui sont :

      – Une enquête parlementaire sur la mort d’Aref pour déterminer la responsabilité de la Belgique dans celle-ci. Aref était un afghan privé de titre de séjour. Il a introduit 4 demandes d’asile qui ont été refusé sous prétexte qu’il n’était pas en danger. Aref a accepté un retour volontaire en Afghanistan et il en est mort, tué par les talibans qu’il craignait !

      – Un audit indépendant de la police de 1000 Bruxelles sur les violences policières. En effet, ces derniers temps, nous avons été témoin de plusieurs manifestations réprimées avec violence, dont celles des afghans.

      – Un moratoire sur les expulsions des afghans. L’Afghanistan est un pays en guerre où l’armée belge est engagée. Même le ministère des affaires étrangères déconseille aux belges de partir en Afghanistan.

      – Un statut légal qui permet une vie digne et humaine. Avec le moratoire, les afghans devront rester en Belgique. Donc ils doivent avoir des droits humains comme cela se fait dans d’autres pays.

      Grégory MEURANT (0495/72.35.68)

      http://bxl.indymedia.org/spip.php?article2673&lang=fr

    • La lutte des réfugié-e-s Afghan-e-s en Belgique

      Depuis plusieurs mois, Bruxelles est le siège d’une importante lutte de plus de 400 sans-papiers afghan-e-s. Il s’agit de la plus importante mobilisation de réfugié-e-s afghan-e-s qu’ait connue la Belgique mais également la preuve que l’auto-organisation des sans-papiers est possible en Belgique. Venu-e-s de toutes les régions de Belgique, principalement de Flandre, ils-elles se sont auto-organisé-e-s dans le Collectif des Afghans, qui compte en son sein des hommes, des femmes et des enfants. Aux côtés des Afghan-e-s, un Comité de Soutien s’est créé afin de lutter quotidiennement contre les politiques migratoires de l’Etat belge.

      http://albruxelles.wordpress.com/2013/12/24/la-lutte-des-refugie-e-s-afghan-e-s-en-belgique/#more-591

  • A #Bruxelles, 4 jeunes font la #grève_de_la_faim pour soutenir le groupe d’#Afghans qui se trouve dans l’#église du #Béguinage et qui demande que le gouvernement belge arrête les #renvois vers l’#Afghanistan.

    Voici la lettre de la maman d’#Anissa (23 ans, belge), mère d’une des grévistes de la faim :

    Bonsoir Mesdames et Messieurs qui nous gouvernent,

    L’image que vous voyez ci-dessous circule sur internet. Vous pouvez vous imaginer l’angoisse que je peux ressentir. La santé d’Anissa se détériorre à vue d’oeil. Elle est en manque de potasium... ce qui pourrait entraîner un arrêt cardiaque, mais en plus elle a un risque d’inssuffisance rénale.

    Vous ne trouvez pas que l’engagement de ma fille (et des 3 autres ) est admirable ? Ils ont le rêve de vivre dans un monde meilleur, mais pour arriver à leur but, ils n’ont pas hésité à faire la grève de la faim, pour que VOUS vous penchiez sur cette problématique sans répondre directement la fameuse phrase « la loi c’est la loi » !

    Est-ce que des jeunes comme Anissa, Clément, Grégory et Selma vous font si peur que vous ne prennez pas contact avec eux ? Je trouve cela désolant, surtout à l’heure actuelle où la majorité d’entre vous ont fait l’hommage de Nelson Mandela en disant que c’est un exemple à suivre !!!!!

    Allez vous laisser ma fille, et les trois autres, avoir des séquelles à vie ou vous allez considérer ce dossier comme prioritaire et trouver une solution favorable ?

    Je vous demande en tant que citoyenne belge et aussi en tant que mère d’Anissa de bien vouloir réfléchir à la situation des afghans et ce sans préjugés. Ces Afghans ne demandent qu’une seule chose, vivre décemment dans notre pays, en TRAVAILLANT .

    Dans ce contexte, je vous demande soit de m’accorder un rendez-vous, soit de rencontrer les responsables afghans et du comité de soutien afin d’arriver à une conclusion positive de ce dossier.

    Merci d’avance pour votre futur engagement

    Joëlle DUCY

    Plus d’informations ici :
    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2013/12/10/video-dernieres-nouvelles-de-la-lutte-des-afghans-a-bruxelles
    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2013/11/25/le-soir-greve-de-la-faim-de-deux-belges-en-soutien-aux-demandeurs-dasile-afgha
    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2013/11/28/belgique-lafghanistan-ne-delivre-que-quelques-laissez-passer-aux-deboutes
    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2013/09/26/bruxelles-une-manifestation-de-demandeurs-dasile-afghans-degenere

    #Belgique #migration #asile #réfugiés #manifestation

  • BELGIQUE, LE MIROIR AFGHAN

    Depuis novembre 2013, un collectif de réfugiés afghans a érigé un camp dans une église au centre de Bruxelles. En multipliant les protestations contre le renvoi de certains des leurs vers Kaboul, capitale meurtrie en proie à des violences quotidiennes, ils font éclater les contradictions de la politique d’asile belge, tiraillée entre deux camps opposés, déstabilisant la coalition au pouvoir à l’approche des élections générales du 25 mai 2014.

    http://www.lacite.info/belgique-le-miroit-afghan

    #Belgique #Béguinage #Afghans #Afghanistan #grève_de_la_faim #migration #asile #requérants_d'asile #photographie

    #Photoreportage d’ @albertocampiphoto

    cc @reka

  • Et la liste des #grève_de_la_faim de migrants s’allonge...
     :-(((((

    17/04/2014 : Hongerstrike in Vottem

    Depuis 6 jours, plusieurs personnes sont en grève de la faim, et, pour certains, de la soif, au centre fermé pour étrangers de Vottem.

    Il s’agit notamment de personnes d’origine pakistanaise, qui craignent pour leur vie en cas d’expulsion forcée. En effet, au Pakis17/06/2014 Grève de la faim et de la soif au centre fermé pour étrangers de Vottemtan plusieurs mouvements politiques sont devenus la cible des Talibans. Ces derniers n’hésitent pas à commettre des attentats et à tuer, comme nous avons pu le voir il y a quelques jours à peine lors d’une attaque près de l’aéroport de Karachi. Une partie de ces Talibans sont originaires d’Afghanistan.

    Nous n’acceptons la politique très restrictive de l’ Etat belge en matière d’immigration et d’asile. 75% des demandes d’asile sont refusées, cela veut que l’on en vient à expulser des personnes dans des pays où règnent la guerre et l’insécurité, ou des régimes dictatoriaux ou autoritaires. Fin de l’année passée, un jeune Afghan, AREF, a trouvé la mort dès son retour en Afghanistan sous les balles des Talibans.

    Parmi les grévistes de la faim, certains ont construit leur vie en Belgique depuis des années, ont leurs attaches ici, se retrouvent déboutés d’une procédure alors qu’ils ont travaillé, suivi des formations…

    Les uns comme les autres ont entrepris ce mouvement parce que leur vie serait détruite par une expulsion. Leur vie est maintenant en danger ici, une personne qui fait la grève de la faim et de la soif est déjà dans un état de santé très préoccupant !

    Pour le CRACPE, France Arets

    http://www.gettingthevoiceout.org/17042014-hongerstrike-in-vottem

    #asile #migration #réfugiés #expulsion #renvoi #déportation #Belgique

  • HELP! Palestinian in hungerstrike for 27 days is threatend of deportation with police escort on 09/04/2019!

    A true Palestinians hunt has been set up by Belgian authorities since the beginning of 2019. Dozens of Palestinians have been arrested and detained in closed centres since January.
    Most of them had introduced an asylum request and were staying in open centres for refugees. The Office des Etrangers (OE), the Belgian Immigration Office, sent them an interview notice and once there, gave them a “26quater annexe” (decision against a residence permit with an order to leave the territory (OQT). Then the OE immediately arrested and detained them in closed centers in order to deport them. Many of the Palestiniane refuse this decision and started a hunger strike.


    http://www.gettingthevoiceout.org/help-palestinian-in-hungerstrike-for-27-days-is-threatend-of-dep
    #renvois #expulsions #Espagne #renvois_Dublin #règlement_Dublin #inhumanité #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_palestiniens #Belgique #grève_de_la_faim #détention_administrative #rétention #OQTF #résistance