• Covid-19 : comment les pays d’Asie ont réussi à laisser la pandémie à leurs portes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/06/comment-les-pays-d-asie-ont-reussi-a-laisser-la-pandemie-de-covid-19-a-leurs

    Après avoir mis en place, à partir de mars ou avril, des protocoles sécurisés et des restrictions à l’entrée sur leur territoire, principalement au moyen de quatorzaines systématiques, les principaux pays d’Asie du Nord-Est et du Sud-Est, de la Chine (4 739 morts) au Vietnam (35 morts) et à la Thaïlande (59 morts), en passant par Taïwan (7 morts), la Corée du Sud (475) et le Japon (1 799) ont remarquablement maîtrisé l’épidémie au printemps et n’ont pas connu de vague secondaire, ou l’ont jugulée assez rapidement. Ces pays ont choisi de ne pas baisser la garde cet été, et ce jusqu’à aujourd’hui, malgré quelques aménagements, tout comme la Nouvelle-Zélande (25 morts) et l’Australie (907) même si ces derniers ont dû reconfiner.
    Ces politiques se sont avérées un pari gagnant : si les flux de touristes et d’hommes d’affaires se sont taris dans tous ces pays, elles ont permis de continuer de faire fonctionner à un régime soutenu les économies – les commerces, les restaurants, les établissements sportifs ou culturels – mais aussi l’emploi dans les usines. Trois d’entre eux, la Chine, Taïwan et le Vietnam, ont même vu leurs exportations bondir de 6 % à 11 % au troisième trimestre par rapport à celui de l’année précédente, quand le Covid-19 était inexistant, signe qu’ils ont gagné en parts de marché tandis que l’Inde concurrente était frappée de plein fouet par le virus. Tous trois devraient éviter une récession.
    Désormais, plusieurs de ces pays prévoient des « bulles de voyage » les uns avec les autres avec des protocoles allégés – comme entre Hongkong et Singapour d’ici fin novembre en principe, sans quatorzaine. La Chine et la Thaïlande travaillent à un accord en ce sens pour janvier. Les Australiens ont allégé leurs restrictions pour les Néo-Zélandais – mais pas l’inverse. La première ministre néo-zélandaise, tout juste réélue, Jacinda Ardern, a prévenu ses concitoyens qu’elle ne tenait à prendre aucun risque pour les vacances de l’été austral « et que le pays va continuer avec les restrictions en place aux frontières ». Certes longtemps retardés, ces dispositifs devraient soulager certains secteurs économiques.
    Confronté à une pénurie de main-d’œuvre dans l’agriculture et les services sociaux, Taïwan vient de mettre en place des aides pour subventionner le séjour de quatorzaine pour des travailleurs étrangers – en général du Vietnam, des Philippines et d’Indonésie – tout en sécurisant dans des centres spécialisés leur quatorzaine. Le contraste est saisissant avec la France et plus généralement l’Europe. Alors qu’une quatorzaine obligatoire aux entrées dans les aéroports hexagonaux a un temps été évoquée à l’approche du déconfinement en France, il n’en fut finalement rien : les Français et les étrangers munis de visa longue durée ou de carte de séjour, dont l’entrée sur le territoire a toujours été autorisée, n’ont cessé de revenir par charters, ou vols commerciaux, directement ou via des capitales européennes, pour certains de territoires où l’épidémie explosait comme les Etats-Unis, le Brésil ou l’Inde. Nombre d’entre eux étaient atterrés à leur arrivée en France du manque de mesures strictes de suivi sanitaire – en dehors d’une attestation sur l’honneur d’absence de symptômes rarement relevée.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#europe#sante#frontiere#test#quarantaine#bullevoyage#economie#politiquesanitaire

    • Dans ces pays d’Asie parfois insulaires, tous dotés de frontières physiques à la différence de l’Europe de la libre circulation, la fermeture des frontières consécutive a l’épidémie de Covid-19 a parfois viré à l’excès de zèle. Le Japon a ainsi attendu l’été pour permettre à ses résidents étrangers ayant quitté le pays d’y revenir, un acte hautement discriminatoire pour une démocratie. L’Australie a interdit à ses propres nationaux de sortir du pays. Très peu d’entre eux restent ouverts aux touristes : la Thaïlande, par exemple, a accepté, de manière expérimentale, l’arrivée de touristes chinois sous quarantaine. Et Hongkong, uniquement pour les Chinois n’ayant pas été récemment à l’étranger – et avec quatorzaine.

      Choix de gouvernance

      Ayant tous mis en place au printemps des quatorzaines strictes aux frontières nationales – et dans le cas de la Chine et de l’Australie, entre des régions – ces pays ont pu dès lors mesurer la brèche potentielle que constituaient les mouvements de personnes une fois l’épidémie maîtrisée – et alors qu’elle commençait à ravager le reste du monde. A Taïwan, sur 568 cas de contamination identifiés depuis le début de la pandémie, 476 sont « importés » c’est-à-dire qu’ils se sont déclarés en quarantaine, et malgré des tests Covid-19 négatifs à l’arrivée des personnes. Ainsi le 3 novembre, parmi quatre nouveaux cas identifiés après leur retour récent, on compte un Taïwanais revenu de France, un autre du Royaume-uni et un autre d’Allemagne – tous âgés de moins de 30 ans.

      En Thaïlande, les autorités ont découvert de nouveaux cas à la suite d’une résurgence du Covid-19 dans la Birmanie voisine, attribués aux passages illégaux de frontière. Hongkong (106 morts) fait régulièrement face à des cas importés : trois des six contaminations récentes venaient ainsi du Royaume-Uni. Face au rebond épidémique européen, Hongkong a renforcé les exigences de test pour les passagers en provenance de ces régions.

      Le recours à ces quarantaines ne tient pas à quelque trait « confucéen » pour les régions sous influence culturelle chinoise, ou à une quelconque « discipline collective » qui serait propre aux sociétés asiatiques : il découle de choix de gouvernance, encadrés par des mesures adaptées. A Taïwan, les personnes en quarantaine et n’ayant pas de symptômes peuvent s’isoler à domicile – avec un contrôle quotidien au téléphone, une localisation GPS et de très lourdes amendes pour les contrevenants.

      « On rejoint son lieu de quarantaine avec son véhicule individuel ou en prenant un taxi spécial, désinfecté, il est interdit de prendre les transports en commun », note le Français Pierre-Yves Baubry, du bureau d’information du gouvernement de Taïwan. « Les quatorzaines ont clairement joué un rôle tampon qui a évité toute reprise épidémique », poursuit-il. Plusieurs cas de violation de ces règles ont défrayé la chronique et été dûment punis. A Hongkong, les personnes de retour de l’étranger peuvent aussi s’isoler chez elles – avec un bracelet électronique. La Nouvelle-Zélande a mis en place un système de « managed isolation » (isolement adapté) qui permet des allègements des conditions selon la situation du voyageur.

      Obligations bien moins coûteuses

      Rétrospectivement, ces obligations de confinement individualisé apparaissent aujourd’hui bien moins coûteuses ou attentatoires aux libertés que des confinements généralisés et à répétition. Un juste milieu, en Europe, aurait consisté en des quarantaines plus courtes, assorties d’un suivi par des tests intermédiaires.

      Selon Fang Chi-Tai, professeur de santé publique à l’Université nationale de Taïwan, ces quatorzaines aux frontières n’ont de sens « que lorsque l’épidémie est maîtrisée, c’est-à-dire quand le taux de reproduction du Covid-19, soit le nombre de nouvelles contaminations par personne positive, est inférieur à un. Pour en arriver là, il faut tester en masse et établir des mesures strictes de distanciation sociale ». Ce qui fut le cas en France, au sortir du premier confinement.

      Parmi les pays asiatiques, la Corée du Sud fait partie de ceux qui ont dû subir une deuxième vague – en plein mois d’août, à la suite des déplacements estivaux et des rassemblements, notamment d’évangéliques – mais alors qu’aucune entrée sur le territoire n’était autorisée sans quarantaine, puisque celle-ci avait été imposée le 1er avril.

      Le pays recourt depuis aux recettes qui lui avaient permis de juguler la première vague : la mobilisation massive d’équipes de traceurs – dont un très grand nombre avait été recruté et formé durant la première vague –, l’accès à des données électroniques capables de compléter les informations transmises par les personnes positives interrogées (caméras de surveillance, suivi des achats de carte de crédit et applications spécialisées) et des tests massifs. Tout cas contact est bien sûr astreint à une quatorzaine. Il a fallu un mois à la courbe pour redescendre d’environ 441 cas de contamination quotidiens fin août, à une petite centaine en moyenne aujourd’hui.

      #agents_de_santé #traceurs

  • Gambie : le service de renseignement de Jammeh sur le grill
    https://www.justiceinfo.net/fr/commissions-verite/45831-gambie-service-renseignement-jammeh-sur-le-grill.html

    L’Agence nationale de renseignement (NIA) et les Junglers étaient les deux principaux bras armés du régime de Yahya Jammeh en Gambie. Ces deux dernières semaines, une série d’auditions devant la Commission vérité du pays a donné un rare aperçu des dommages causés par cette institution.

    Dans la Gambie de Yahya Jammeh, l’Agence nationale de renseignement (NIA) semait la peur. L’ancien président de la Gambie a dirigé ce petit pays d’Afrique de l’Ouest pendant 22 ans, avec l’aide de deux institutions : la NIA et les Junglers, un commando paramilitaire. En 2006, ils n’étaient pas loin lorsque deux personnalités de premier plan ont disparu : le journaliste Ebrima Manneh et le jeune activiste politique Kanyiba Kanyi. Kanyiba, un membre du Parti démocratique unifié (UDP) qui vivait à Bonto, une localité (...)

    #Commissions_Vérité

  • On the effect of age on the transmission of SARS-CoV-2 in households, schools and the community

    Compared to younger/middle aged adults, susceptibility to infection for children aged under 10y is estimated to be significantly lower, while estimated susceptibility to infection in adults aged over 60y is higher. Serological studies suggest that younger adults (particularly those aged under 35y) often have high cumulative incidence of SARS-CoV-2 infection in the community. There is some evidence that given limited control measures, SARS-CoV-2 may spread robustly in secondary/high schools, and to a lesser degree in primary schools, with class size possibly affecting that spread. There is also evidence of more limited spread in schools when some mitigation measures are implemented. Several potential biases that may affect these studies are discussed.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33119738
    #âge #covid-19 #coronavirus #âge #enfants #enfance #école #taille_des_classes #mesures_barrière #contamination

  • Face au Covid-19, « le confinement est la seule solution » - entretien avec Nathan Peiffer-Smadja, regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/face-au-covid-19-le-confinement-est-la-seule-solution

    On peut critiquer la politique qui est menée sur le long terme. Les gouvernements successifs ont cassé le service public hospitalier au profit de la santé privée. Il y a une américanisation de notre système de santé. On manque aussi de vraies politiques de prévention et de santé publique. Comme on fait de la tarification à l’activité, la prévention ne peut pas être cotée. On n’a ni le temps ni le financement pour ça. Puis, plus précisément concernant le Covid, on peut regretter qu’il y ait eu une série de mesurettes depuis cet été – où l’on savait que le virus circulait massivement –, on a vu que cette stratégie de la riposte graduée ne marche pas. Il faut en tirer les leçons. Il faut des mesures fermes avant que la situation ne soit critique. Mais les gens n’étaient pas prêts à accepter des mesures fermes alors qu’il n’y avait pas d’hospitalisations et pas de décès – c’est une faillite de la mentalité de prévention, extrêmement favorisé par le discours « rassuriste ». Pourtant, dès le début de l’été, le Conseil scientifique a dit qu’en octobre-novembre, il va y avoir un problème, vu la direction que l’on prend. Il aurait fallu investir plus sur le tracing des cas, prioriser la politique de tests sur les cas contact et mettre quelque chose en place pour isoler les gens porteurs du virus. À Taïwan, ils ont utilisé les hôtels pour ça. Demander aux gens de rester chez eux, quand le foyer est de 3, 4, 5 personnes, ce n’est pas comme ça qu’on évite les transmissions. Mais même si certaines choses auraient pu être mieux faites et plus tôt, il y a une incertitude globale concernant le Covid, et une part de fatalité non négligeable. Les Allemands ont mis en place tout ce que je vous dis, et pourtant ils sont dans une situation compliquée actuellement.

    #covid-19 #santé_publique

  • 22/4/21, Saint-Herbalin : Violences d’État, violences légitimes ?
    http://www.davduf.net/22-4-21-saint-herbalin-violences-d-etat-violences

    Pour en débattre : David Dufresne, réalisateur du film « Un pays qui se tient sage » (2020) ; Jacques de Maillard, sociologue au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales ; Anne-Laure Maduraud, magistrate, membre du Syndicat de la magistrature. Animé par Jean Chabot, journaliste. #Agenda

  • 3/2/21, Paris : « Mercredis des révolutions », saison 4 – Actualité du XIXe siècle
    http://www.davduf.net/3-2-21-paris-mercredis-des-revolutions-saison-4

    4ème séance : 3 février 2021 : Réprimer les révolutionnaires, hier et aujourd’hui, avec Louis Hincker et David Dufresne. Une rencontre animée par Mathilde Larrere. Les « Mercredis des Révolutions » entament leur saison 4 : 8 séances qui, tous les premiers mercredis du mois font débattre un.e historien.ne et un.e témoin sur des thèmes historiques ayant une résonance dans l’actualité. Ces séances sont animées par des membres de la société de la révolution de 1848 et des révolutions du 19e. Elles auront lieu à (...) #Agenda

  • Des graphiques pour mesurer l’#impéritie et l’#incurie.

    Dans le discours de Macron de mercredi 28 octobre, on pouvait entendre : « Nous sommes surpris » et quelques phrases plus loin, « Nous nous y attendions ». En fait si on les comprend bien, ils s’attendaient à être surpris.

    Thread by Panda31808732 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1321935155041361921.html

    Félicitations au gouvernement pour son grand chelem ! Par sa nullité stupéfiante, l’exécutif est parvenu à noircir toute la France métropolitaine en 15 semaines. Nous pouvons à présent lui décerner le label IOC (Incompétence d’Origine Contrôlée).

  • La #surmortalité aux États-Unis dépasse les 300.000 décès durant la #pandémie - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/23/euem-o23.html
    https://www.wsws.org/asset/901e321f-8dfa-442a-877d-dfef06377d31?rendition=image1280

    La conclusion la plus importante du CDC, outre le nombre plus important de décès, était la répartition par #âge. Alors que le plus grand nombre de décès est survenu chez les personnes âgées, le pourcentage le plus élevé d’augmentation des décès par rapport aux niveaux attendus, 26,5 pour cent, a été constaté chez les adultes âgés de 25 à 44 ans, ceux qui sont dans la force de l’âge pour l’emploi .

    Alors que toutes les autres catégories d’âge ont connu une réduction significative des taux de mortalité après le pic initial du printemps, le nombre de décès dans la tranche d’âge 25-44 ans est resté soutenu de mars à juin, puis a recommencé à augmenter en juillet en réponse à la campagne de réouverture de l’économie. Les personnes de ce groupe d’âge étaient les plus susceptibles d’être classées comme « travailleurs essentiels », c’est-à-dire tenus de rester au #travail, quelles que soient les conditions de travail.

    Le CDC a noté que les #minorités étaient représentées de manière disproportionnée dans le nombre de décès. La population hispanique a été la plus touchée, avec 53 pour cent de décès de plus que prévu. Le taux de mortalité des Américains d’origine asiatique a augmenté de 37 pour cent. Enfin, celui des Afro-Américains était de 36 pour cent. Le CDC n’a pas présenté de rapport sur le statut socio-économique des personnes décédées. Il dissimule ainsi le véritable impact de la pandémie sur la classe ouvrière, bien que la collecte et la communication de ces données soient tout à fait dans les capacités de l’agence.

  • Excess Deaths Associated with #COVID-19, by #Age and Race and Ethnicity — United States, January 26–October 3, 2020 | MMWR
    https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6942e2.htm

    Overall, an estimated 299,028 excess deaths occurred from late January through October 3, 2020, with 198,081 (66%) excess deaths attributed to COVID-19. The largest percentage increases were seen among adults aged 25–44 years and among Hispanic or Latino persons.

    #surmortalité

  • Amiens, 3/10/20 : Avant-première d’« Un Pays qui se tient sage »
    http://www.davduf.net/amiens-3-10-20-avant-premiere-d-un-pays-qui-se

    Suivie d’un débat avec Mélanie N’Goye Gaham et le réalisateur Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Cinéma St Leu Horaire : 20h30 Événement (...) #Agenda

    / Une

    https://www.unifrance.org/actualites/15891/le-cinema-francais-au-tiff-jour-2

  • Marseille, 26/9/20 : Avant-première de Un Pays qui se tient sage
    http://www.davduf.net/marseille-26-9-20-avant-premiere-de-un-pays-qui

    Une seconde séance vient d’être ouverte. Avant première suivie d’un débat avec le réalisateur et invités. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : (...) #Agenda

  • Rouen, 2/10/20 : Avant-première Un pays qui se tient sage à l’Omnia Cinéma
    http://www.davduf.net/rouen-2-10-20-avant-premiere-un-pays-qui-se-tient

    Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Omnia Cinéma Horaire : 20h30 Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1013923872357797 Une (...) #Agenda

  • Grenoble, 1/10/20 : Avant-première de Un Pays qui se tient sage
    http://www.davduf.net/grenoble-1-10-20-avant-premiere-de-un-pays-qui-se

    Suivie d’un débat avec le réalisateur et le journaliste Taha Bouhafs. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Le Club Horaire : 20h15 : SALLE (...) #Agenda

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  • Marseille, 26/9/20 : Avant-première de Un Pays qui se tient sage
    http://www.davduf.net/cinema-les-varietes-un-pays-qui-se-tient-sage

    Une seconde séance vient d’être ouverte... A demain Marseille ! :) Avant première suivie d’un débat avec le réalisateur et invités. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la (...) #Agenda

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  • Paris, 30/9/20 : séances exclusives « Un pays qui se tient sage » MK2 Paris
    http://www.davduf.net/paris-30-9-20-seances-exclusives-un-pays-qui-se

    Suivies d’un débat avec le réalisateur et invités. Au mk2 Beaubourg Séance de 12h Débat à l’issue du film avec David Dufresne Séance de 14h Présentation en avant séance de David Dufresne Séance de 20h Débat à l’issue du film avec David Dufresne Au mk2 Bastille (côté Fb St Antoine) Séance de 18h Débat à l’issue du film avec David Dufresne Séance de 20h Présentation en avant séance de David Dufresne Le mot du distributeur : « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices (...) #Agenda

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  • Paris, le 28/9/20 : Avant-première de Un Pays qui se tient sage
    http://www.davduf.net/paris-le-28-9-20-avant-premiere-de-un-pays-qui-se

    Pour leur réouverture après travaux, les 7 Parnassiens vont accueillir « Un pays qui se tient sage » dans plusieurs de ses salles simultanément. Une séance exceptionnelle qui sera suivie d’un débat avec le réalisateur et les protagonistes du film. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite (...) #Agenda

  • Une place à soi

    – Madame… on a besoin de votre aide.

    Cela a commencé comme ça. Un petit groupe de six filles, à la fin d’un cours. J’ai mon sac prêt pour aller remplir ma bouteille d’eau et chercher un café, dans les dix minutes de récréation qu’il reste. Je leur dis avec un sourire que, s’il s’agit d’astuces pour leur devoir de physique-chimie, c’est pas gagné mais que je ferai mon maximum. Elles sourient. Trois autres filles, déjà parties dans le couloir, reviennent dans la salle.

    L’une d’elle regarde ses camarades et commence à m’expliquer en choisissant bien ses mots. Depuis plusieurs semaines, certaines d’entre elles subissent des « remarques ». Des « moqueries ». Des « blagues ». J’écoute, hoche la tête. Vous avez vu comme cela va vite ? Elles ont 14 ans au mieux et elles ont déjà si bien intégré comment, dans le langage, édulcorer la réalité. Car ceux qui ont subi « blagues », « moqueries » et « remarques » savent de quelle réalité ces mots sont lourds.

    Mais l’élève porte-parole tourne autour du pot : je lui dit que j’ai besoin d’exemples concrets pour comprendre ce dont il s’agit, ce qui se joue ici, et surtout clarifier ce qu’elles ne savent pas ou n’osent pas, plutôt, nommer. Elles dansent d’un pied sur l’autre, hésitent, l’une d’entre elles réajuste son sac sur l’épaule et se tournant vers la porte esquisse un « Nan mais c’est rien Madame, et puis vous n’avez pas le temps ».

    Je pose mon sac et ma bouteille.

    Je pose mes clefs de salle.

    Je pose ma voix.

    – J’ai tout mon temps. Et vous aussi.

    Alors, une des élèves me tend son téléphone : les captures d’écran de conversation sur une plateforme de chat, et me dit « Et encore, là, c’est rien. Remontez… ». « Là, c’est rien » : rien que ces mots, cette manière de minimiser ce qu’elle pense être suffisamment problématique pour en parler à une prof, est un indice : elle a déjà accepté que dans sa vie, elle devrait passer outre les micro-agressions, les accepter comme incontournables et les faire passer d’un geste de la main. Parce que « dans la vie, il faut avancer » et qu’« il y a des choses plus graves ». Nier les blessures, les contourner, les cloisonner, cliver. Tout simplement. Elles savent déjà faire.

    Je lis les phrases échangées entre plusieurs garçons et filles de la classe. Les répliques de ces dernières ne laissent aucun doute : « Mais oh comment tu parles ! », « Tu te crois où ? », « Mais on parle pas du physique des gens, ça va pas ? », et autres « Tu lui parles pas comme ça ! » et « Non je ne crois pas que c’était une blague ! ».

    – J’admire votre solidarité.

    Ancrer le collectif. Car il est ô combien nécessaire, et encore plus à 14 ans.

    La conversation navigue entre cours, devoirs, clips musicaux et blagues. Celles-ci émanent de tous, mais les blagues proférées par les garçons reviennent toujours aux capacités supposées des filles et à leur physique, cela n’y coupe pas. On sent une mélodie bien connue, un automatisme. Et les filles réagissent à chaque fois, la destinatrice puis les autres accourues à son secours, car les « remarques pour rire » d’un garçon sont appuyées par les « Haha ! » des autres venus confirmer le propos, et surtout, surtout, face aux réactions outrées des filles, pour minimiser le contenu et son impact. Edulcorer donc, voire se moquer de la réaction outrée. Toute cette mécanique bien huilée de la vanne balancée « comme ça », de la bande de copains qui rapplique quand la vanne va un peu trop loin avec comme mission plus ou moins inconsciente de minimiser l’insulte et de faire passer les filles légitimement en colère et demandant des excuses pour des pisse-froid. En un mot : des hystériques [j’emploie évidemment ce mot lourdement connoté à dessein].

    Je lis des « blagues » dirigées vers l’une ou l’autre, mentionnant leurs formes, seins et fesses, devenues objets dont on peut deviser publiquement, et reliées à leur intelligence et à leur réussite. J’écoute aussi les cours où les filles refusent d’aller au tableau parce que ce simple déplacement expose, EXPOSE !, le corps au regard du groupe de garçons gouailleurs de la classe qui en feront des gorges chaudes ensuite.

    Je réfléchis.

    Des ados. Des ados qui jouent aux petits mecs, des ados que j’affectionne et dont je sais qu’un par un ils seraient les premiers à dire que, tout ça, « ça ne se fait pas ». Il n’en reste pas moins que le nombre les a fait se sentir suffisamment en sécurité pour instaurer cette domination, palpable dans la crainte, la peur, évoquée par les filles. Peur qui se traduit par le coup de grâce final : « Non, mais on ne va quand même pas en parler au principal… Nan mais c’est pas si grave, on va s’en sortir, et puis… il y aurait des conséquences ! ».

    Elles ont 14 ans et on en est déjà là.

    Impressionnant, n’est-ce pas ?

    Alors je leur explique ce qui va se passer, parce que désormais ma responsabilité est engagée : alerter la direction de l’établissement qui réagira je le sais, le professeur principal et l’équipe. Et ça, ce n’est pas négociable. Mais aussi les informer, leur transmettre des astuces et des techniques pour recadrer rapidement ce type de situations et se protéger : je n’y suis pas du tout formée, j’ai seulement lu, écouté et vécu et en gros, j’y vais au feeling. Comme d’habitude dans ce métier.

    Leur apprendre à conserver des traces, et à en laisser en mettant les garants du respect du règlement, du droit, de la loi face à leur responsabilité et en leur demandant des comptes. Leur apprendre à ne transiger sur rien et les renforcer dans le sentiment d’être dans leur droit. Ne pas s’investir d’un sentiment de culpabilité inopportun et désigner clairement les responsables sans sourciller : « Il l’a dit ? il l’a écrit ? Il est assez grand pour formuler ça, c’est donc qu’il est assez grand pour en assumer les conséquences ».

    Je les laisse parler entre elles. Je les laisse éprouver leur solidarité et leur complémentarité, je les laisse apprendre à se protéger les unes les autres.

    Pendant ce temps, je regarde ma salle.

    Moi, à mon échelle, qu’est-ce que ce que je peux faire concrètement ? Ce sont des élèves que je connais bien, et je sais que le discours moralisateur sera un blabla de plus sans impact. Quels leviers infimes puis-je faire fonctionner pour que, au moins dans mes cours, un équilibre soit rétabli, que la domination et le sentiment d’impunité à l’exercer disparaissent… qu’est-ce que je peux pirater dans nos habitudes pour que…

    Les chaises, les tables, les murs, je revois un cours se dérouler et…

    J’ai dit aux filles de sortir et que dès le lendemain, j’allais modifier quelques petites choses. Minimes. Des détails. Sans en dire plus, je leur ai seulement demandé d’observer attentivement.

    J’ai commencé ce fameux cours par déplacer, comme je le fais régulièrement pour les travaux de groupes ou l’équilibre de la classe, des élèves. Telle fille par là, tel garçon par ici. Je fais surtout bien en sorte de ne rien laisser paraître de mon intention. Durant l’année, le plan de classe a évolué : totalement libre au début, je le recompose au gré de la participation, des bavardages ou des explosions. Et avec cette classe, au fur et à mesure des mois, une configuration qui désormais me saute aux yeux s’était mise en place involontairement : toutes les places périphériques sont occupées par les garçons, sur les côtés et au fond de la classe, c’est-à-dire avec un mur qui rassure et permet une assise stable. Les filles, elles, sont au centre : sans assise, sans appui, exposées de toutes part. Sous le regard de. Et ça, il en va de ma responsabilité : voir la classe comme un agrégat de personnes aux compétences variées, aux degrés de bavardage divers, et comme un système de dominations possibles. Au final, en peu de changements, j’arrive à un plan de classe tout à fait inédit : les filles en périphérie, encadrant les garçons assis au centre.

    Le cours commence et avec lui, je m’impose une nouvelle technique de calcul mental : 2 = 1. C’est une classe dont, dès le début de l’année, j’avais perçu qu’il me faudrait être attentive aux rapports de forces car composée aux deux tiers de garçons, et donc nécessairement le déficit de filles crée un déséquilibre à un âge de différenciation forte. Les garçons de cette classe sont dynamiques, prennent la parole sans attendre qu’on la leur donne, assez souvent à bon escient ; les filles, excellentes pour la plupart, ont une posture très scolaire parce qu’elles jouent parfaitement le jeu des codes scolaires et sociaux. Elles attendent d’obtenir la parole, elles se laissent couper la parole, elles se rebiffent peu.

    Donc, comme elles composent un tiers de classe, temporairement l’intervention d’un garçon impliquera deux interventions de filles. Sans le dire, et sans céder. Mains levées ou pas, chaque intervention compte et je persiste en relançant les filles : « Une idée ? », « Tu peux continuer sur la proposition de ta camarade ? ». Et elles s’en donnent à cœur joie, et tous profite des analyses pertinentes souvent dites à voix fluette.

    A la fin de ce cours, une atmosphère étrange flottait dans la classe. Les garçons à l’habitude exubérants, continuant de bavarder bien après la sonnerie en petit groupe au fond de ma salle, sont gênés. L’inconfort est palpable : il s’est passé un truc mais ils ne savent pas quoi. Les filles, elles, se regardent les unes les autres. Trois d’entre elles ont un large sourire.

    Elles ont compris. Elles n’ont pas besoin de dominer.

    Elles sont puissantes.

    Une semaine plus tard, au détour d’un chapitre, j’ai diffusé une vidéo sur le harcèlement de rue. Les garçons étaient scandalisés et dénonçaient les réflexions faites aux femmes dans la rue, sur leur morphologie, leurs vêtements, leur sexualité supposée. Ils étaient réellement sincères, mais à quel point se conformaient-ils au discours qu’ils savent attendu à l’école, à quel point avaient-ils compris comme on peut, facilement, basculer dans l’esprit de meute ? A une de leur question, savoir si on le vivait toutes, je leur ai raconté qu’à partir de leur âge, aller au tableau avait impliqué de me lever en tirant mon T-shirt le plus bas possible sur des jeans larges pour que mes formes soient imperceptibles. Que j’avais tellement bien intégré les réflexions sur les autres filles et sur moi que j’avais exclu vêtements moulants et robes. Qu’il m’avait fallu 20 ans pour m’en remettre et oser en porter, parce que désormais capable de faire front face à un mec dont les jambes écartées prennent deux places dans le métro, ou un autre qui ne change pas de trajectoire sur un trottoir parce que l’espace public est masculin. Eux qui me voyaient chaque jour en robe, dont un regard contient plus (je crois) d’autorité qu’une grande gueulante, ont ouvert de grands yeux.

    Ce groupe d’ados grandira et progresser sans aucun doute possible, chacun à son rythme. Je ne les fragiliserai pas en leur faisant subir une autre domination, mais je contribuerai à déstabiliser toutes ces certitudes qui s’installent si rapidement dans une classe : la certitude qu’avoir « de bonnes notes » c’est être « meilleur », la certitude qui, parce que l’on a un pénis, enjoint de croire que tout est dû et acceptable, la certitude qu’un système qui vous fait intégrer que vous êtes vulnérable parce que femme est légitime et ne peut être piraté.

    Et ces filles ? Elles ont fait du bruit. Elles ont pris de la place. Elles ont parlé fort et elles ont coupé la parole, elles ont fait des captures d’écran, elles sont montées au créneau, elles ont osé parler aux adultes et demandé de l’aide. Elles ont fait ce pas, gigantesque, à recommencer chaque fois et toujours aussi gigantesque, de surseoir au sentiment de honte, au sentiment de culpabilité et d’EXPOSER le problème et son auteur.

    Il faut beaucoup de courage pour cela.

    Elles sont admirables.

    http://www.chouyosworld.com/2020/07/23/une-place-a-soi

    #responsabilité #harcèlement #corps #école #filles #femmes #moqueries #mots #domination #impunité #configuration_de_la_classe #agencement #plan_de_classe #centre #périphérie #géographie #tour_de_parole #classe #déstabilisation #espace #honte #silence #culpabilité #éducation #sexisme #spatialité

    La partie sur l’#agencement de la classe :

    J’ai commencé ce fameux cours par déplacer, comme je le fais régulièrement pour les travaux de groupes ou l’équilibre de la classe, des élèves. Telle fille par là, tel garçon par ici. Je fais surtout bien en sorte de ne rien laisser paraître de mon intention. Durant l’année, le plan de classe a évolué : totalement libre au début, je le recompose au gré de la participation, des bavardages ou des explosions. Et avec cette classe, au fur et à mesure des mois, une configuration qui désormais me saute aux yeux s’était mise en place involontairement : toutes les places périphériques sont occupées par les garçons, sur les côtés et au fond de la classe, c’est-à-dire avec un mur qui rassure et permet une assise stable. Les filles, elles, sont au centre : sans assise, sans appui, exposées de toutes part. Sous le regard de. Et ça, il en va de ma responsabilité : voir la classe comme un agrégat de personnes aux compétences variées, aux degrés de bavardage divers, et comme un système de dominations possibles. Au final, en peu de changements, j’arrive à un plan de classe tout à fait inédit : les filles en périphérie, encadrant les garçons assis au centre.

    Ce billet a déjà été signalé sur seenthis, je le remets ici (car 3 fois vaut mieux que 2) et aussi parce que j’y ai ajouté des tags...
    https://seenthis.net/messages/872907
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    ping @isskein

  • La virologie est un sport de combat

    Je suis #Bruno_Canard, directeur de recherche CNRS à l’université d’Aix-Marseille. Mon équipe travaille sur les #virus_à_ARN (#acide_ribonucléique), dont font partie les #coronavirus.

    Mme la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation m’ayant cité, et mentionné mes travaux dans son intervention sur les Matins de France Culture le 22 juin 2020 (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020), il m’a semblé important de préciser les #conditions_de_travail de mon équipe de #recherche sur le #SARS-CoV-2 et sa projection dans la future #Loi_de_Programmation_de_la_Recherche (dite #LPPR), qui est en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.
    Cela permet d’illustrer, à partir d’un cas concret, et peut-être de faire comprendre au grand public le #sous-financement récurrent de la #recherche_publique en #France en général dans les 20 dernières années ; la #précarité grandissante des #personnels de ces laboratoires ; le #sous-équipement dramatique en grands #instruments_scientifiques essentiels aux développements de thérapies antivirales ; le faible niveau des #salaires des chercheur·ses, très éloignés de ceux des haut·es fonctionnaires ; et finalement, le peu de #considération dont ils font l’objet par les femmes et les hommes politiques français. Elles et ils prétendent parler au nom de la #science, souvent confondue avec la #technologie, mais sans écouter les scientifiques.

    Chère Mme la Ministre, chère Frédérique, je me permets de vous appeler par votre prénom en souvenir des cafés et bavardages créatifs que nous avons partagés lorsque, en 1992, j’étais fraîchement recruté comme chercheur au #CNRS à Nice dans le laboratoire dirigé par Patrick Gaudray, et vous, doctorante dans le laboratoire de François Cuzin à l’Université de Nice. C’était une époque formidable, j’y ai fait mes plus belles ascensions dans ces extraordinaires Alpes-Maritimes, pendant que la France commençait sa dégringolade dans le classement scientifique, dans une remarquable trajectoire parallèle au nombre de postes statutaires de chercheur·ses et de manière plus générale, à la performance de la recherche française.

    Nous nous retrouvons donc environ 25 ans plus tard.

    Chère Frédérique, vous êtes désormais Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et soutenez que cette loi permettra un réarmement de la #recherche_française inégalé depuis 1945. Je suis un chercheur « de base » et je me suis exprimé à titre personnel, comme la majorité de mes collègues, pour formuler mes craintes d’un #budget concentré sur des projets à court terme, synthétisées dans la tribune « La science ne marche pas dans l’urgence » (https://universiteouverte.org/2020/03/04/coronavirus-la-science-ne-marche-pas-dans-lurgence/;%20Le%20Monde,%2029%20f%C3%A9vrier%202020;%20https:/lejournal.cnrs.fr/articles/la-science-fondamentale-est-notre-meilleure-assurance-contre-les-). Dans un entretien à France Culture en juillet (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020), vous avez déclaré à mon sujet : « Mr Canard a obtenu plusieurs financements sur projets… Je connais par cœur les financements qu’a eu ce laboratoire ».

    Justifier les « plusieurs financements sur projets » pour mon laboratoire sous-doté

    Je m’étais étonné de recevoir en juin la demande urgente de la part mon employeur (le CNRS), de fournir le montant de tous les contrats dont mon équipe a bénéficié, de l’#Agence_National_de_Recherche (#ANR) en particulier. Malheureusement, force a été de constater que le ministère et ses contrats ANR n’y a pas occupé une place proéminente. Encore moins sur les coronavirus (2 projets ANR coordonnés en 18 ans), sur lesquels aucun soutien financier spécifique n’a été accordé depuis plusieurs années, sauf en 2019 par la #Fondation_de_la_Recherche_Médicale, dont la vision scientifique tient heureusement peu cas des modes. Nous nous échinions, en effet depuis 2003, mes collègues d’équipe et moi, à étudier la réplication des coronavirus et comment ces derniers mutent, ce qui est d’une importance capitale pour la conception de #vaccins ou de #médicaments. Tous les dossiers de projet ANR inlassablement déposés depuis 2015 ont été jugés indignes d’être financés et/ou inintéressants. Cinq fois, pour être précis. Dans la dernière édition (dépôt du projet en octobre 2019 – réponse pas encore arrivée à ce jour, 19 septembre 2020), j’ai failli renoncer à apporter encore des résultats expérimentaux préliminaires, pour ne pas les divulguer gratuitement à mes concurrent·es : l’évaluation des projets ANR se faisant par des expert·es internationaux forcément pris parmi les spécialistes qui connaissent le sujet, donc presque tout le temps, des concurrent·es… J’ai fourni le même dossier, mais amputé de la recherche sur le virus #Ebola. Oui, Ebola produit actuellement une épidémie en République Démocratique du Congo, mais la loi mort-kilomètre nous dit que le sujet est défavorable pour éveiller un quelconque intérêt en ce moment. La recherche sur Ebola n’intéresse que quand le virus sonne à notre porte, comme en 2014.

    Le SARS-CoV-2 aura donc eu un effet magique : ma recherche inintéressante sur la #variabilité_génétique de ce virus a subitement reçu, en juin 2020, les commentaires les plus positifs, dithyrambiques, qu’il m’a été possible de recevoir en 30 ans de carrière1. Ni mon projet ni ma recherche n’ont pourtant changé : seule leur perception a changé dans le contexte COVID19, renforçant cette constatation que j’ai maintes fois faite : la science ne marche pas dans l’#urgence 2 et la virologie, ce n’est pas que les coronavirus.

    Pour les « plusieurs financements sur projets », vous voulez donc probablement parler des deux projets européens dont mon équipe a récemment bénéficié. La France étant une grosse contributrice financière à l’espace européen de la recherche, il me semblait donc presque « patriotique », en quelque sorte, de me lancer corps-et-âme dans la lutte anti-COVID19 en rapatriant des fonds européens pour pouvoir employer des personnes motivées, et continuer à décrypter comment ces fichues bestioles virales arrivent à se reproduire au prix d’un tel bazar dans une cellule, un organisme, une société. Le premier projet européen appelé #SCORE, a été écrit en 10 jours (et nuits) en février 2020 grâce au réseau de collaborateur·trices corona-virologistes que la disette financière des années précédentes n’a pas réussi à effilocher. L’autre appelé #IMI-CARE a été écrit immédiatement après en mars 2020, en 3 semaines au lieu des plutôt 6 mois habituels, avec un consortium international de 36 laboratoires, dont 12 industriels majeurs. Peut-être auriez-vous préféré que je m’abstienne dans cette quête inlassable de financements ? Impossible, car c’est la condition sine qua non pour pouvoir avancer dans nos recherches, répondre à l’urgence de la situation et recruter immédiatement quelques personnes en CDD.

    S’appuyer sur des contractuel·les pour assurer la survie de notre laboratoire

    Je me suis posé la question lorsque j’ai embauché Camille, Adrien, et Pierre : trois jeunes diplômés d’un Master en quête de leur première expérience professionnelle, qui n’ont pas hésité en plein confinement à s’entasser dans une voiture depuis Toulouse pour venir s’installer à Marseille, avec comme horizon un #CDD de 15 mois, un statut inexistant et une paie royale de 1600 euros mensuels. Je ne pense pas qu’elle et ils espèrent quoi que ce soit de la LPPR, qui ne propose aucune amélioration pour les contractuel·les de la recherche. On leur a trouvé un appartement, sinon, iels seraient encore peut être à la rue : avec un CDD, il n’est pas facile de convaincre un·e bailleur·se.

    Je me suis également posé la question quand il a fallu que j’embauche un #lab_manager (en CDD, évidemment) pour que Véronique, Barbara et Cécilia, trois ingénieures de recherche totalement saturées de travail dans l’équipe #COVIDemment désorganisée, soient déchargées des corvées administratives routinières qui les empêchent de faire leur métier, c’est-à-dire de la recherche. La fonction principale de ce lab manager ? Nous aider à gérer les stupides « #feuilles_de_temps-projet » qui compartimentent notre cerveau pour les bureaucrates européens. Car dans un projet européen, le CNRS « loue » contre facture le temps de cerveau disponible de ses chercheur·ses (9h-18h, nous ne réfléchissons que les jours ouvrables) et il nous faut donc déclarer, heure par heure, comment nous nous occupons.

    Je me suis encore posé la question quand les équipes de notre laboratoire, entité conjointe entre le CNRS et l’Université Aix Marseille, ont dû mutualiser leurs ressources pour pouvoir embaucher un autre CDD, technicien·ne qui prépare les réactifs dont nous avons besoin, lance la vaisselle et les autoclaves, et tout cela pour environ 1200 nets par mois. C’est un poste nécessaire au laboratoire, mais que nous devons auto-financer, malgré les 26 % du montant de nos contrats qui partent en frais de gestion et provision pour la maintenance des appareillages du laboratoire.

    Je me suis posé ces questions car ces efforts financiers et ces CDD étaient, il n’y a pas si longtemps, assurés par un soutien de base au laboratoire de la part de nos deux tutelles, le CNRS et l’#université. Et surtout par des postes statutaires, essentiels pour la survie de nos laboratoires, qui ne sont mentionnés dans aucun article de la LPPR et dont le nombre s’est effondré depuis 2008. Vous dites donc sur France Culture que mon « laboratoire (est) financé tous les ans de manière récurrente ». Quel humour par omission ! Vous savez très bien que le #financement_récurrent ne permet pas de financer nos programmes de recherche. Dans tous les laboratoires de sciences expérimentales, les chercheur·ses ponctionnent elleux-mêmes leur projet d’une contribution « volontaire » qu’iels mutualisent pour assurer les carences des employeur·ses publics. Chez nous, on fait la plonge du labo à tour de rôle pour laver nos éprouvettes, et le soutien récurrent constitue moins de 5% du budget de fonctionnement : pas assez pour acheter suffisamment de mouchoirs pour pleurer.

    Votre petite phrase prononcée sur le ton « je dis ça, je dis rien » n’avait donc certainement aucunement l’intention de décrédibiliser votre administré que je suis. La grande majorité de la communauté scientifique vous a exprimé depuis des mois ses craintes envers la LPPR : entre autres, le ras-le-bol des titulaires d’être transformé·es en bureaucrates expert·es dans la gestion du personnel précaire, et la crainte des contractuel·les de le rester « à vie », ou après avoir fait leurs preuves pendant des années d’être considéré·es comme dignes d’être titularisé·es (pour les « professeur·es junior »). Pour mémoire, les quelques 200 premièr·es signataires de la pétition (qui a fait pschitt) de soutien à la LPPR, sont à la retraite et ont bénéficié de ce statut de fonctionnaire pendant toute leur carrière. Il est vrai que la connivence augmentée que vous préconisez dans la LPPR avec le secteur privé n’a pas besoin de s’encombrer de chercheur·ses indépendant·es et libres de penser. Ainsi, il n’y aura plus de scandale type Mediator, SDHI, glyphosate, perturbateurs endocriniens, … puisque personne ne mord la main qui nourrit.

    Espérer arriver au niveau de 2ème division en biologie structurale

    Pourtant, cette « abondance » que la LPPR nous promet pourrait trouver une meilleure destination. Je me suis alors rappelé le plan « #France_Cryo-EM », un #Equipex (Equipement d’excellence), qui nécessite 36 millions d’euros pour pouvoir observer le SARS-CoV-2 et ses protéines avec des #cryo-microscopes_électroniques (#Cryo-EM) à haute résolution et concevoir intelligemment les vaccins et #traitements requis. Créé officiellement en 2016, il reste pourtant aux biologistes structuraux Français 16 millions d’euros à trouver pour pouvoir pour amener la France au niveau de 2ème division en #biologie_structurale 3. Ayant déploré l’absence de ce grand équipement, vous m’avez proposé de venir collecter des données sur le microscope de Nice, je ne reviendrai pas sur cette confusion microscopique. Au 23 juillet 2020, des laboratoires Chinois et Allemands ont publié dans les journaux internationaux les plus réputés, Nature, Science, Cell, pas moins de 9 structures de l’ARN polymerase de ce virus, en utilisant une information clé de nos travaux réalisés en 2014. En l’absence de Cryo-EM haute résolution, nous avons regardé passer les balles au-dessus de nos têtes… Ironie du sort et humiliation supplémentaire, ces #revues_scientifiques m’ont souvent sollicité pour évaluer ces publications que j’aurais dû faire. A titre de comparaison, l’Allemagne, notre voisin européen que l’on peut considérer être en première division, avait 25 Cryo-EM en 2018.

    Ces 16 millions manquants pour que les chercheur·ses puissent exercer leur métier dans des conditions décentes sont à mettre en perspective avec le milliard d’euros accordé en moins d’un an au groupe français #Sanofi sur un pari vaccinal, certes en majorité via leurs ami·es du #BARDA américain, qui seront les premièr·es servi·es. Enfin, qui devraient : ce sont les mêmes qui ont donné 43 millions à Sanofi en août 2016 pour un vaccin contre le virus #Zika, mais tous deux ont jeté l’éponge en septembre 2017. Cela ressemble beaucoup à 2003 et l’émergence du SARS pour laquelle Sanofi a été copieusement financée pour un vaccin, lui aussi abandonné.

    Ces 16 millions manquants sont également à mettre en perspective avec le #Crédit_Impôt_Recherche 5, passé de 2,5 milliards en 2008 à 6 milliards aujourd’hui. Avantage fiscal généreux destiné à renforcer l’attractivité de Sanofi, pour prendre un exemple concernant directement la COVID19… Ou bien est-ce plutôt pour éviter que ce groupe continue à réduire ses activités de #R&D en France ? Cette générosité est si bien remerciée qu’elle s’est immédiatement traduite, pour l’instant, par 4 milliards à reverser aux actionnaires en 2020, et par le licenciement de 1 700 personnes dans le monde, dont 1 000 en France. En tant que chercheur rompu à la complexité des demandes de financement ANR, j’ai regardé avec émotion et envie le mini-dossier à rapporter dans le formulaire Cerfa 2069-A-SD pour que cette entreprise s’exonère de 130 millions d’euros annuels…

    Arrêter la sensation de chute libre pour la recherche publique française

    Dans Le Monde du 24 juillet, je lis entre les lignes une synthèse indirecte de cette sensation de chute libre : la France est passée en 20 ans de la 5e à la 8e place des contributeurs aux #publications_scientifiques, ce qui est à mettre en relation avec un financement insuffisant de la recherche équivalent à 2,2 % du PIB (0,8 % recherche publique, 1,4 % privée). Vous visez à porter l’effort de recherche de la nation à 3% du PIB (1% public, 2% privé) d’ici 2030. Je constate que l’effort de financement de la #recherche_privée est donc plus du double de celui de la recherche publique. Il me semble hasardeux de compter sur la recherche privée pour rattraper l’écart de publications, ou bien peut-être faudra-t-il que l’utilisation de l’argent public investi dans cette dernière subisse des évaluations aussi invasives, constantes et publiquement disponibles que celle que nous subissons dans les laboratoires académiques ?

    Finalement, chère Frédérique, depuis une dizaine d’année, trois présidents de la république Nicolas Sarkozy, François Hollande, et Emmanuel Macron n’ont-ils pas eu raison de prendre les chercheur·ses et les universitaires pour des imbéciles ? Pourquoi en serait-il autrement ? Cela fait plusieurs décennies qu’elles et ils sont les seuls haut·es fonctionnaires de catégorie A+ à qui on demande de trouver les moyens financiers de faire leur travail et les derniers en termes de niveau de #rémunération, gagnant en moyenne 3200 euros nets par mois – pour celles et ceux qui ont la « chance » d’être titulaires.

    Je note d’ailleurs que l’oreille d’Angela Merkel, titulaire d’un doctorat en chimie, semble plus réceptive au financement de la science en Allemagne, pays où la crise due au coronavirus semble avoir été mieux gérée que chez nous. Est-ce aussi à mettre en rapport avec la constatation que, par exemple, la ville d’Heidelberg à elle seule a autant de Cryo-EM que la France entière ?

    Peut-être, alors, après avoir travaillé comme des forcené·es pendant cette période difficile avec mes collègues fonctionnaires Etienne, François, Karine, Jean-Claude Nadia, et tou·tes les précaires dont je vous épargnerai la liste7, nous devrions, en prélevant encore sur nos contrats, constituer une cagnotte supplémentaire. Car la LPPR ne prévoit pas grand-chose dans ses premières années tandis qu’elle nous promet « l’abondance » au nom de vos successeur·ses. Mais surtout, nous pourrions ainsi soulager votre budget ministériel, économiser 16 millions d’euros et pouvoir trouver cette goutte d’eau microscopique qui nous permettrait, outre de ne pas se sentir humilié·es face à une concurrence internationale féroce, de travailler à rattraper le temps perdu.

    J’espère avoir correctement éclairé votre petite phrase, dans le respect de votre fonction ministérielle, respect qui finira bien un jour par être réciproque, et que in fine, mes « plusieurs financements sur projets » que vous « connaissez par cœur » continueront à soutenir nos efforts intenses contre le SARS-CoV-2 et le COVID19.

    Références et notes

    1J’ai établi un résumé de ces demandes, à la demande de l’ANR, du CNRS, et de plusieurs journalistes. Pour la dernière demande (la même faite depuis 2016), devenue subitement intéressante après le déclenchement de la pandémie COVID19, voici la première phrase de l’avis général de chacun des trois évaluateurs internationaux :Reviewer n°1 : « The project is a must fund project. The highly multi-disciplinary research project very nicely combines cutting edge techniques ». Reviewer n°2 : « This is an excellent proposal that is recommended to be considered for funding with highest priority ». Reviewer n°3 : « This is a very interesting research proposal. The project is highly relevant for two reasons. First the obvious pandemic outbreak and second the role of epi-transcriptomics and RNA biology in health and disease. »

    2Le Monde, 29 février 2020

    3La France dispose de 3 Cryo-Electro-Microscopes à haute résolution (type Titan Krios) nécessaires pour les études sur les virus et les conceptions de vaccins et médicaments. L’Angleterre et l’Allemagne (que l’on peut considérer être en première division, j’en passe au sujet de la Chine ou des USA) en avaient 22 et 25, en 2018, respectivement. Le plan « France Cryo-EM EquipeX » prévoit d’en acquérir 3 de plus, mais beaucoup de régions (Paris-Sud, Paris-Centre, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Montpellier ont dû abandonner tout projet de ce type de microscope pour se rabattre sur des microscopes moins puissants, et mutualisés pour que l’ensemble des chercheur·ses d’une régions puisse travailler.

    4L’ARN polymérase, moteur de la réplication du SARS-CoV-2, devient active lorsque qu’elle est associée à deux autres protéines virales, ce qui ouvre la voie à son étude structurale et fonctionnelle. Subissi L, et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Sep 16 ;111(37):E3900-9.

    5Cette mesure fiscale (art. L244 Quater B du CGI) permet de financer des activités de Recherche et Développement (R&D), sous forme de remboursement ou de réduction d’impôt sur les sociétés. Malgré la possibilité évidente d’évasion fiscale, elle n’a jamais été évaluée de manière transparente.

    6La demande de CIR se fait par le formulaire cerfa 2069-A-SD disponible ici On notera : 1) la simplicité de la description demandée du programme de R&D, à comparer avec l’extrême détail qui est demandé aux chercheur·ses pour leur demande de projet ANR ; 2) l’absence du descriptif du processus de revue ou d’évaluation de ces demandes. Je me porte candidat avec enthousiasme pour évaluer ces dossiers de demande CIR dans le domaine des virus émergents ; 3) l’absence de données publiques sur le taux de réussite de ces demandes.

    7L’ensemble de l’équipe et de ses membres est consultable là.

    Remerciements : Je remercie Thomas Boulin, Samuel Hayat et Sophie Pochic pour la relecture critique et les suggestions.

    https://universiteouverte.org/2020/09/19/la-virologie-est-un-sport-de-combat

    #Frédérique_Vidal #MESRI

  • Montpellier, 21/9/20 : avant-première « Un pays qui se tient sage »
    http://www.davduf.net/montpellier-21-9-20-avant-premiere-un-pays-qui-se

    Double séance suivie d’un débat avec le réalisateur et invités, animé par Jean Constance, sociologue. Débat filmé par La Mule du Pape et enregistré par Radio Gi.ne Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la (...) #Agenda

    / Une

    http://cinediagonal.com/FR/fiche-film-cinema/MHOZGW/un-pays-qui-se-tient-sage.html

  • Perpignan, 22/9/20 : Avant-première de Un Pays qui se tient sage
    http://www.davduf.net/perpignan-22-9-20-avant-premiere-de-un-pays-qui

    Suivie d’un débat avec le réalisateur et invités. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Cinéma Le Castillet Horaire : 19h Événement Facebook (...) #Agenda

  • Lyon, 20/9/20 : avant-première de « Un pays qui se tient sage »
    http://www.davduf.net/lyon-20-9-20-avant-premiere-de-un-pays-qui-se

    Suivie d’un débat avec le réalisateur et invités. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Cinéma Lyon - Comoedia en partenariat avec Rue89 (...) #Agenda

  • Nantes, 17/9/20 : avant-première « Un pays qui se tient sage »
    http://www.davduf.net/nantes-17-9-20-avant-premiere-un-pays-qui-se

    En avant première et en présence du réalisateur David Dufresne Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Le Concorde Horaire : Jeudi 17 (...) #Agenda

    http://www.les-bien-aimes.fr

  • Rennes, 18/9/20 : avant-première « Un pays qui se tient sage »
    http://www.davduf.net/rennes-18-9-20-avant-premiere-un-pays-qui-se

    La séance sera accessible aux personnes sourdes et malentendantes. Zoé Crescoli, interprète LSF sera présente avant et après la séance afin de pouvoir participer au débat en compagnie du réalisateur. Suivie d’un débat avec le réalisateur et Gwendal Leroy, gilet jaune éborgné. Le mot du distributeur : « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un (...) #Agenda

  • Orléans, 13/9/20 : « Un pays qui se tient sage » en avant-première au Cinéma Les Carmes
    http://www.davduf.net/orleans-13-9-20-un-pays-qui-se-tient-sage-en

    Suivie d’un débat avec le réalisateur et invités. Le mot du distributeur :

    « Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes font l’objet d’une répression de plus en plus brutale. Le documentaire « Un pays qui se tient sage » invite à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État. » Lieu : Cinéma Les Carmes, Orléans Horaire : 15h30 Événement (...) #Agenda