• #Lobby du #plastique : 2,5 millions d’euros par an pour continuer de polluer

    Les industriels ont consacré 2,5 millions d’euros pour inciter les pouvoirs publics à abandonner des textes visant à réduire la pollution, notamment plastique, selon un #rapport inédit de #Zero_Waste_France. Reporterre y a eu accès en amont et a enquêté sur les coulisses de ce #lobbying au Parlement.

    Toutes les marques utilisatrices, les producteurs, les géants du recyclage... On savait le lobby de l’emballage puissant, mais pas à quel point. Il a dépensé 2,5 millions d’euros en 2025 pour lutter contre la règlementation française visant à sortir du #tout-jetable, selon le rapport de Zero Waste France « Le lobbying décomplexé des industriels de l’emballage » à paraître le 8 octobre, auquel Reporterre a eu accès en amont en exclusivité.

    Couverts jetables, pailles, cotons-tiges… Alors que la loi #Antigaspillage_pour_une_économie_circulaire (#Agec) prévoyait une réduction de 20 % des emballages plastiques à usage unique entre 2021 et 2025, leur mise sur le marché a tendance à augmenter.

    Entre-temps, d’autres textes législatifs qui auraient aidé à baisser notre consommation de plastique, comme la #taxe_plastique, ont été torpillés l’an dernier. Derrière ce recul environnemental, le poids du lobbying des acteurs de l’emballage, donc, mesuré et documenté pour la première fois grâce aux données du registre des représentants d’intérêts de la Haute autorité de transparence pour la vie publique (HATVP) épluchées par Zero Waste France.

    Il comprend des marques fans de la matière plastique pour leur emballage, comme #L’Oréal, mais surtout des producteurs de plastique, représentés par #Plastalliance, #Polyvia ou #Elipso ; enfin, les mastodontes du recyclage comme #Paprec, #Suez ou #Veolia — Reporterre zoome sur ces trois derniers dans un prochain article.

    L’Oréal contre la taxe plastique

    Sur le front s’activent des marques très connues, pas prêtes à abandonner ce contenant léger, pratique, bon marché et support marketing rêvé comme L’Oréal, qui a mobilisé sa force de frappe. Le fleuron du groupe #LVMH détenu par le milliardaire Bernard Arnault a œuvré en sous-main pour que l’intérêt privé prime.

    « Limiter l’impact financier d’une nouvelle taxe plastique pour les entreprises », c’est écrit noir sur blanc comme action d’influence exercée auprès des décideurs publics par L’Oréal en 2025 et déclarée dans le registre de la HATVP.

    Pour se justifier, le leader des cosmétiques assure à Reporterre soutenir « une juste application du principe du pollueur-payeur et contribuer à ce titre à la #Responsabilité_élargie_du_producteur (#REP) des emballages ménagers. Nous nous sommes opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe plastique qui ferait doublon avec ce dispositif ». La taxe a finalement été abandonnée, marquant une première victoire du lobby du plastique en 2025. Et elle n’a pas fait sa réapparition dans le projet de loi de finances pour 2027.

    Les fausses informations du lobby du plastique

    Comment le lobby du plastique s’y prend-il pour parvenir à ses fins ? D’abord, il réussit à minimiser le #danger que représente pour la planète ce matériau dérivé du #pétrole via les fédérations qui représentent ses producteurs, Plastalliance, Polyvia et Elipso.

    Si elles sont inconnues du grand public, elles sont très coutumières des arcanes du Parlement. Il s’agit du lobby de l’emballage le plus actif : ces trois organisations ont multiplié les déclarations d’actions d’#influence pour préserver le droit à polluer de leurs membres auprès de la HATVP.

    Elles trouvent ensuite des relais au sein du Parlement pour soutenir leurs propos, comme #Vincent_Louault, sénateur Les Indépendants-République et territoires d’Indre-et-Loire. « La France ne participe pas au fait que les océans soient dégueulasses. Le coup de la paille dans le nez des tortues, ça ne marche pas. Demandez à l’IA [intelligence artificielle], elle va vous dire que l’Europe est le continent qui pollue le moins », soutient à Reporterre l’élu, habituel porte-voix de l’industrie plasturgique.

    Zero Waste France rappelle pourtant que le pays produit deux fois plus d’ordures que la moyenne mondiale. Elle dénonce aussi le « #colonialisme_des_déchets » en rapportant que les nations riches engendrent bien plus de détritus et qu’en 2021, notre pays en exportait 800 000 tonnes en matière plastique.

    S’agissant des risques pour la #santé, « quand on nous dit qu’on a du plastique dans les testicules et le cerveau, c’est des fake news », lance Vincent Louault, agriculteur de profession qui s’est illustré en bataillant pour le retour des pesticides néonicotinoïdes. Or, les études existent.

    Devant la caméra de « Complément d’enquête », il a lui-même admis avoir usé de fausses informations pour défendre l’#acétamipride. Et il est également le conseiller agriculture choisi par Édouard Philippe (Horizons) pour l’élection présidentielle 2027 selon Contexte.

    En tout cas, « les #microplastiques sont présents dans tous les organes humains », selon un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui s’émeut de « corrélations inquiétantes entre la présence de plastiques et l’altération de certains organes, voire l’apparition de pathologies ».

    Pour la droite, le plastique, c’est fantastique

    Malgré tout, en 2026, le slogan « Le plastique, c’est #fantastique » est toujours d’actualité pour Plastalliance : la fédération plasturgique l’a choisi pour souhaiter la bonne année en janvier sur le réseau social LinkedIn.

    Interrogé par Reporterre, #Joseph_Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, se réjouit des perspectives d’augmentation de la production plastique pourtant dénoncée par les ONG.

    Ses arguments résonnent fortement avec ceux répétés en boucle par le sénateur de droite Vincent Louault. Joseph Tayefeh joue sur la corde sensible en insistant sur « les risques de pertes d’#emplois si les industriels français sont soumis à davantage de règles », appuie le lobbyiste. « Je ne suis pas amoureux du plastique, mais je me bats contre tout ce qui porte atteinte aux intérêts de l’#industrie française », revendique Vincent Louault en écho.

    Le patron de Plastalliance avoue « échanger essentiellement avec des parlementaires centristes, de droite et d’extrême droite, les partis qui s’intéressent le plus aux questions industrielles ». « Les élus de droite sont les auteurs de l’immense majorité des amendements pro-emballage », assure d’ailleurs Marine Bonavita, responsable plaidoyer de Zero Waste France.

    Le deuxième lobby de la plasturgie, Elipso, remercie aussi Vincent Louault sur LinkedIn, ainsi qu’une autre parlementaire, #Manon_Bouquin, à l’époque députée devenue sénatrice le 27 septembre sous les couleurs du Rassemblement national.

    Et ce, pour « leur présence et leurs interventions sans langue de bois » à l’occasion de la convention annuelle Elipso 2026. Elle n’a pas répondu à Reporterre, de même qu’Elipso, pas plus que le député de la droite républicaine #Laurent_Wauquiez, qui a âprement lutté contre la taxe plastique.

    Des #amendements coécrits avec le lobby du plastique

    Quant à Polyvia, le principal syndicat professionnel de l’industrie française de la plasturgie, Zero Waste France n’a pas pu intégrer dans son addition le budget que cette organisation a consacré en 2025 au lobbying. Et pour cause, il n’apparaît pas dans le registre de la HATVP. Polyvia invoque auprès de Reporterre un « souci technique » et confesse un montant conséquent, de 545 000 euros… Qui s’ajoute encore à la somme révélée par l’ONG.

    #Xavier_Chastel, le directeur général de Polyvia, se défend dans un premier temps que son groupement d’entreprises soit un lobby. Il a pourtant déjà été épinglé pour avoir mené une campagne publicitaire polémique pro-plastique.

    Et Polyvia n’hésite pas à contacter directement les faiseurs de lois, comme le 16 octobre 2025 : dans un courriel auquel Reporterre a eu accès, la fédération « demande aux parlementaires de supprimer » la taxe plastique, tout simplement.

    Mis devant le fait accompli, le patron admet « échanger avec le cabinet du ministre de l’Écologie et les parlementaires », tout en se défendant de « passer des amendements ». Dans son courriel, Polyvia argumente toutefois ainsi : « La taxe envisagée risque de dégrader significativement la compétitivité des matériaux plastiques sans pour autant améliorer les performances en matière et de recyclage des emballages ».

    Entendu cinq sur cinq par le sénateur Vincent Louault, qui a repris l’argumentaire de Polyvia dans un de ses amendements. « Je travaille avec les fédérations de professionnels, notamment celles du plastique, qui me font remonter des alertes, consent le parlementaire. Quand elles me semblent justifiées, je les recontacte et nous coécrivons les amendements. »

    « L’industrie se dit : “Cool, on en a un acquis à notre cause” »

    En l’occurrence, il a déposé 14 amendements en commission et 10 en plénière sur le projet de loi portant sur diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne (Ddadue), le deuxième texte récent clé dans la bataille de l’emballage. Il devrait revenir en discussion au Parlement prochainement.

    Et dans une publication LinkedIn, Plastalliance ne se cache pas d’une réelle coconstruction de la loi en rendant compte d’une rencontre avec Vincent Louault accompagnée du hashtag #ddadue. « Je suis un des seuls parlementaires à m’intéresser à l’#industrie_plastique alors forcément, elle se dit : “Cool, on en a un acquis à notre cause” », commente le législateur.

    Le lobby des industriels de l’emballage sait regrouper ses forces pour défendre ses intérêts dans les coulisses du Parlement. Il n’hésite pas non plus à verdir son image en utilisant celle d’élus, idéalement, à la fibre écologiste… C’est le cœur du second volet de cette enquête à paraître le 8 octobre.

    ▻https://reporterre.net/Lobby-du-plastique-2-5-millions-d-euros-par-an-pour-continuer-de-polluer
    #emballages #pollution

  • Krebs unter 50 : Warum jüngere Generationen biologisch schneller altern
    ▻https://www.telepolis.de/article/Krebs-unter-50-Warum-juengere-Generationen-biologisch-schneller-altern-114

    La pollutiin et l’omniprésence de substancrs toxiques ont un impact brutal sur les générations nées après 1960.

    29.9.2026 von Uwe Kerkow - Eine Studie in „Nature Medicine" zeigt: Jüngere Generationen sind biologisch älter als frühere – und das könnte das steigende Krebsrisiko erklären.

    Krebserkrankungen bei Menschen unter 50 Jahren nehmen weltweit zu. Zwischen 1990 und 2019 stieg die Zahl der Neudiagnosen in dieser Altersgruppe um 24 Prozent. Besonders häufig traten Darmkrebs, Gebärmutterkrebs und Lungenkrebs auf.

    Eine neue Studie, die im Fachmagazin Nature Medicine veröffentlicht wurde, liefert nun einen möglichen Erklärungsansatz: Jüngere Generationen scheinen biologisch schneller zu altern als frühere Generationen – und diese beschleunigte Alterung könnte mit einem erhöhten Krebsrisiko einhergehen.

    Die Forschenden der Washington University School of Medicine in St. Louis analysierten Daten von mehr als 154.000 jungen Erwachsenen aus der britischen UK Biobank sowie über 10.000 Teilnehmenden des US-amerikanischen „All of Us Research Program“. Ihr Fokus lag auf der Differenz zwischen dem biologischen und dem chronologischen Alter einer Person.

    Biologisch älter als die Angabe im Pass

    Das chronologische Alter gibt lediglich an, wie viele Jahre ein Mensch gelebt hat. Das biologische Alter hingegen beschreibt, wie alt der Körper auf zellulärer und molekularer Ebene erscheint – ausgelesen aus messbaren Veränderungen in Zellen und Organen sowie im Stoffwechsel.

    Demnach weisen Menschen, die zwischen 1965 und 1974 geboren wurden, im Vergleich zu jenen aus den Jahrgängen 1950 bis 1954 ein um 23 Prozent höhere Differenz zwischen biologischem und chronologischem Alter auf. Bei Teilnehmenden, die zwischen 1990 und 1999 geboren wurden, war die Differenz sogar fast dopplt so hoch (92 Prozent) wie bei 1965 bis 1969 Geborenen.
    Was treibt die beschleunigte Alterung an?

    Forschende vermuten, dass eine Kombination aus Umwelt- und Lebensstilfaktoren eine Rolle spielen könnte. Dazu zählen unter anderem Stress, der Konsum hochverarbeiteter Lebensmittel, Alkohol, der sozioökonomische Status und Fettleibigkeit und Rauchen.

    Auch frühere und länger andauernde Fettleibigkeit, Stoffwechselstörungen, eine schlechtere Ernährung, längere Phasen sitzender Tätigkeiten und allgegenwärtige Umweltchemikalien könnten zur beschleunigten Alterung beitragen.

    So wurde früher unter anderem bereits festgestellt, dass Menschen mit einem hohen phänotypischen Alter und beschleunigter Alterung von einem Schlaganfall oft schwerer geschädigt werden später entsprechend schwerer behindert bleiben.

    Höheres Krebsrisiko bei beschleunigter Alterung?

    In der nun veröffentlichten Untersuchung hatten Menschen mit dem größten Unterschied zwischen chronologischem und biologischem Alter ein um 15 Prozent erhöhtes Risiko für bestimmte Krebserkrankungen.

    Dieser Zusammenhang blieb auch dann bestehen, wenn die Forschenden genetische Krebsrisiken und genetische Anfälligkeit für beschleunigte Alterung berücksichtigten. Nur bei Krebserkrankungen, die nach dem 55. Lebensjahr diagnostiziert wurden, waren die Zusammenhänge schwächer.
    Organe altern unterschiedlich schnell

    Die Forscher gingen noch einen Schritt weiter und untersuchten, ob bestimmte Organe schneller altern als andere und ob dies mit spezifischen Krebsarten in Verbindung steht. Dazu analysierten sie bei knapp 20.000 Teilnehmenden der UK Biobank Daten aus dem Blutplasma, um die Alterung einzelner Organsysteme zu bewerten.

    Das Ergebnis: Eine beschleunigte Alterung des Immunsystems war mit einem fast 90 Prozent höheren Risiko für früh einsetzenden Lungenkrebs verbunden. Eine beschleunigte Alterung des Fettgewebes ging mit einem um 60 Prozent erhöhten Risiko für früh einsetzenden Darmkrebs einher.

    Diese Zusammenhänge blieben auch dann bestehen, wenn die systemische Alterung des gesamten Körpers berücksichtigt wurde – was darauf hindeutet, dass die organspezifische Alterung unabhängig zur Krebsentstehung beitragen könnte.
    Weitere Forschung dringend notwendig

    Die Studie liefert zwar wichtige Hinweise, lässt aber viele Fragen offen. So ist unklar, ob die Messungen tatsächlich Prozesse erfassen, die direkt zur Krebsentstehung beitragen, oder ob sowohl die biologischen Veränderungen als auch Krebs von anderen gemeinsamen zugrundeliegenden Faktoren angetrieben werden.

    Zudem stammen die Studienpopulationen primär aus Großbritannien und den USA. Die Übertragbarkeit der Ergebnisse auf Bevölkerungsgruppen in anderen Ländern oder mit unterschiedlichen demografischen, sozioökonomischen und Gesundheitssystemen könnte daher eingeschränkt sein.

    Die jetzt vorgelegte Studie zeigt Korrelationen, aber keine Beweise für eine direkte Ursache-Wirkungs-Beziehung zwischen beschleunigter Alterung und Krebs.

    Die Forscher betonen daher, dass mehr Untersuchungen nötig sind, um besser zu verstehen, was die biologische Alterung bei jüngeren Menschen antreibt und wie sie mit der Entstehung von Krebs und anderen chronischen Krankheiten zusammenhängt. Idealerweise sollten künftige Studien größere Stichprobengrößen für einzelne Krebsarten und gewebespezifische Alterungsmessungen umfassen.

    #industrie_chimique #pollution #malbouffe #obésité #age_biologique

  • The Agent Does Not Arrive as a Bot. It Arrives as You.
    ▻https://www.workafterai.org/p/the-agent-does-not-arrive-as-a-bot

    Dans la guerre entre l’homme et la machine l’homme perd car il utilise la machine qui le pirate lui, l’homme. Une seule issue : les rencontres #IRL, le toucher, le bouche à oreille avec l’air comme unique intermédiare, les livres imprimés et le vrai contact physique. Exit to humanity. Sinon t’es foutu.

    31.8.2026 by Gerhard Kürner - The built-in browser takes over your logins. Your interface stops being yours.

    It is a small dialog box, and it looks like nothing at all. In the last week of August, Anthropic shipped its own browser inside its desktop application, and it offers to bring your logins over, site by site, from Chrome, Edge or Firefox. Banking, mail and single sign-on stay out unless you explicitly say otherwise. Anyone reading that thinks convenience. One click less, no second sign-in, finally seamless.

    What is handed over in that dialog box is not a cookie. It is the authority to appear on the internet as me. And this is where something breaks that has carried the structure of the web for thirty years, the assumption that at the other end of a session sits a human being who looks, clicks, remembers and sees advertising.

    In the spring the news went around that machines had overtaken humans on the web. On June 3, 2026, Cloudflare Radar showed 57.5 percent of the requests for HTML content coming from automated systems, and the Imperva Bad Bot Report published this April puts 2025 at 53 percent using a slightly different basket. That was celebrated as the tipping point, and it is only the prelude.

    Those figures describe machines that identify themselves as machines. A crawler has a signature, an IP range, a behaviour you can recognise and lock out. More than a million Cloudflare customers did exactly that, and in the five months after Cloudflare made blocking the default on July 1, 2025, 416 billion AI bot requests were stopped. The market has learned how to deal with visible machines.

    The digital colleague inside the built-in browser appears in none of those statistics. It arrives through my login, in my session, from my machine, carrying my usage profile. To the provider on the other side this is not bot traffic, this is me. The line between human and machine is not disappearing because there are more machines. It is disappearing because from now on they carry my identity papers.

    Anyone who believes this can be contained by contract or by technology should read the Ninth Circuit decision of August 4, 2026 in the matter between Amazon and Perplexity. The court held that where an assistant accesses a site using the user’s own credentials, it is the user who accesses the site with the help of an AI actor, and not the AI company. The assistant, however advanced, is a tool and not a person for the purposes of the statute. American computer fraud law therefore does not reach the provider of the assistant. What remains are contract and terms of service.

    Legally that is a footnote. Strategically it is an earthquake. A provider can lock out machines, which is a technical problem with technical answers. What a provider cannot do is lock out paying customers because those customers delegate their work. Anyone who tries is litigating against their own revenue. Spotify, every streaming service, every portal, every line-of-business application now faces a choice that is not a choice, either accept the machine-represented customer or lose the customer. This is why every loud defensive move of the past two years has been aimed at crawlers. Against the logged-in stand-in there is no clean instrument.

    This is the real fracture, and it is larger than a product announcement. The browser never made money by displaying pages. It made money because every search, every piece of research, every buying impulse passed through a narrow gate where attention was sold and behaviour was measured. Searching, browsing, informing yourself, comparing, those were sessions, and sessions were inventory.

    When I move those activities into the assistant, my need for information does not fall. What falls is the number of moments in which somebody can sell me something. The direction is already visible in the access data. For the first week of August 2025 Cloudflare counted fifty thousand pages fetched by Anthropic’s crawler for every single visit that crawler sent back, against roughly nine hundred for OpenAI’s and one hundred and eighteen for Perplexity’s. Readings of the same dashboard through 2026 show that distance narrowing and nowhere near closing. Content is consumed, visits do not come back. The built-in browser is the consequence of that, one step further along, because now it is not the public part of the web being drained but the part behind my password.

    And it does not stop at research and commerce. As soon as the virtual colleague processes video and audio, it takes over the news and entertainment layer too, at precisely the point where those business models earn their money, in the recommendation, the playlist, the next suggestion. A service whose value hangs on the session does not lose its users. It loses the session, which is the same event with a friendlier balance sheet in year one.

    For owners and funds this is where it becomes concrete. Two asset classes sit directly across this development, and in both of them the decisive item is still being booked as an asset.

    The first is everything financed by attention. Those valuations rest on reach made of sessions, and those sessions are moving into a context where nobody can place a format. The user base stays stable for a while, the monetisable interaction does not.

    The second is enterprise software, and there it becomes structural. The value of a vendor has been calculated for twenty years out of two things, the installed base and the interface that locked that base in. User interfaces were differentiation, habit, switching cost, pricing power. A per-seat licence counts humans in front of screens. The moment the digital teammate treats the interface merely as a protocol to reach the function behind it, the differentiator becomes an interchangeable connector. Anyone valuing a software portfolio today still prices the interface and the seat count as substance. In this cycle both are the liability, because both are exactly the quantity that disappears first when the customer hands work to machines and does not buy a second account for them.

    The uncomfortable part is that most organisations cannot even measure this. Their analytics knows two categories, human and bot. For the third one, the human under machine representation, there is no field. The access log carries my name, the security report carries my name, and the usage figure that goes to the board says nothing any more about who is actually working in there.

    The problem, as always, is not the code. It is the organisation that has grown around it. It has an owner for privacy, an owner for security, an owner for licences, and not a single owner for the question of what the application is supposed to be when the thing on the other side is no longer a person.

    That question is the decision now on the table, and it is still open. Whoever defines what their application offers a machine, an outcome instead of a screen, a described entry point instead of a defensive wall, a price for effect instead of a price for seats, keeps access to their customers even when those customers stop showing up in person. That choice is available to everyone today, and it costs no acquisition, only clarity about your own product.

    Whoever waits will find in two or three years that their market never left them, it simply stopped attending in person. And they did not see it coming, because their own name was in every log.

    Gerhard Kürner is CEO of 506.ai, the European platform for Service-as-a-Software and agentic engineering, and author of Work After AI. Around 1,000 conversations with boards, owners, and PE funds across DACH and Europe.

    #IA #agentic_ia #capitalisme #racket #droit_d_auteur

    • Commentaire d’un ami qui se bat contre les agent et bots #IA

      Beim Umbau des Internet würde ich noch weiter gehen: Die Cloudflare-Zahl beschreibt bereits die alte Welt, denn sie zählt ausschließlich Maschinen, die sich als Maschinen zu erkennen geben, und gegen die gibt es Werkzeuge.

      Seit vergangener Woche bietet der in Anthropics Desktop-Anwendung eingebaute Browser an, die Anmeldungen aus Chrome Seite für Seite zu übernehmen, und ab da kommt der Agent über meinen Login, in meiner Sitzung, mit meinem Namen im Zugriffsprotokoll. Ein Anbieter kann Maschinen aussperren, seine zahlenden Kunden nicht, das hat der Ninth Circuit am 4. August im Verfahren Amazon gegen Perplexity auch so entschieden.

      Google Zero ist damit nicht der Endpunkt, sondern die Vorstufe, denn als Nächstes wird nicht der öffentliche Teil des Netzes leergeräumt, sondern der hinter dem Passwort.

  • Quitter #Gmail, ils l’ont fait : les #conseils pour le grand saut

    De nombreux internautes ne veulent plus confier leurs mails, leur agenda ou leurs photos à Google. Migrer vers un service indépendant et respectueux des données personnelles est une véritable #transition. Voici notre tuto.

    Cette fois, c’est parti. Au mois d’août, Emmanuel a commencé à migrer sa boîte Gmail vers un autre service de messagerie. Cet ingénieur de 62 ans, domicilié en Gironde, l’envisageait depuis plusieurs années : « Les outils de Google sont géniaux, hyperperformants mais pas vraiment respectueux de la vie privée. » Le boom de l’intelligence artificielle générative l’a décidé à franchir le pas. « On connaît le mode de fonctionnement des entreprises capitalistes comme Google. Je ne veux pas qu’un jour son intelligence artificielle puisse venir chercher des informations dans mes messages. »

    Divorcer de Google… La démarche suscite un intérêt croissant si l’on en croit la quarantaine de réponses reçues à l’appel à témoignages de Reporterre. Sur le web, un collectif d’hébergeurs alternatifs a même lancé la campagne d’information #DéMAILnagement pour accompagner les candidats au départ.

    Il est vrai que les arguments sont légion : l’exploitation des données des utilisateurs, revendues à des fins publicitaires ; l’analyse du contenu de vos messages pour affiner les services fournis ; le poids environnemental de l’entreprise engagée dans la course à l’intelligence artificielle ; et la soumission au droit étasunien qui place ses utilisateurs à la merci de décisions prises à Washington — a fortiori par le pouvoir trumpiste.

    Des offres payantes ou à prix libre

    Mais à qui confier sa messagerie ? Les autres géants du web (#Microsoft, #Apple) du même acabit que Google n’étant pas une option, c’est parmi les alternatives respectueuses des #données_personnelles et « made in Europe » qu’il faut faire son choix. Les plus utilisées sont #Proton et #Infomaniak, deux entreprises suisses proposant une offre assez complète. Les services du français #Mailo et de l’allemand #Tuta font aussi figure de challengers. Et c’est sans compter les petits acteurs indépendants, sous statut associatif ou coopératif, moins connus du grand public.

    Au total, DéMAILnagement a retenu 39 solutions différentes : pour accéder à une sélection plus restreinte, adaptée à ses besoins, il propose de remplir un formulaire en ligne.

    Avec l’abandon de Gmail, la question du #coût se présente rapidement. Même si payer pour sa nouvelle messagerie n’est pas incontournable. Sur ce point, Google nous a très mal habitués. La plupart des internautes utilisent son écosystème, très riche, gratuitement. « En réalité, on le paye avec nos données, souligne Pauline, de l’hébergeur associatif #Paheko, qui participe à la campagne DéMAILnagement. Une adresse Gmail rapporte 50 dollars par an [43 euros] à Google en revenus publicitaires exploitant le profil de l’utilisateur. »

    Les principaux acteurs alternatifs disposent d’une version basique gratuite. Ces versions présentent des limitations, plus ou moins gênantes : présence de publicité chez Mailo, absence de service de cloud/drive chez Tuta, espace de stockage un peu juste pour la boîte mail (1 Go chez Proton, Mailo et Tuta)…

    De nombreux utilisateurs acceptent de payer pour une offre plus complète, y voyant le prix d’un service respectueux de la vie privée. Comptez 1 à 5 euros par mois pour les formules les plus courantes. « Certains acteurs associatifs proposent aussi des offres à prix libre, souligne Marie, de l’hébergeur #Libretic, partie prenante à la campagne DéMAILnagement. Derrière un service qui vous est utile, il y a un coût énergétique et des personnes qui le font fonctionner. »

    Google est omniprésent dans tous les pans de notre vie en ligne

    En pratique, la plupart des services alternatifs permettent d’importer facilement l’historique de sa boîte Gmail (dossiers et messages) et de réaliser la #redirection automatique des e-mails arrivant encore à l’ancienne adresse. Selon le service choisi, l’utilisation d’un logiciel de messagerie, comme #Thunderbird, peut faciliter la période transitoire : il permet la gestion simultanée des deux boîtes (voir le tutoriel de DéMAILnagement).

    Bien sûr, l’opération se fait rarement sans tâtonnements. « Je n’arrive pas à synchroniser le #carnet_d’adresses avec mon téléphone. Et sur l’#agenda, il y a certaines choses que je ne sais plus faire », témoigne Emmanuel, le Girondin parti chez Tuta.

    Apprivoiser l’#interface de ses nouveaux outils n’est pas la seule difficulté. « Le chantier est moins la boîte mail que tous les services qui y sont accrochés. Google n’est pas seulement une boîte mail, c’est une carte d’identité dans le monde numérique », analyse Damien Van Achter, consultant et formateur en journalisme qui a raconté son « #Googlexit » sur son site personnel.

    Il a dénombré pas moins de 120 services pour lesquels il utilisait son adresse Gmail comme #identifiant, comme adresse de récupération et/ou comme support de double authentification. Changer son adresse mail sur ces multiples services en ligne est fastidieux et peut virer au casse-tête : certains imposent de contacter le support, quelques-uns ne le permettent pas du tout.

    La clé : la #patience

    L’opération de transfert peut tout de même avoir une vertu : faire du ménage. Damien Van Achter a abandonné un tiers de ses 120 comptes utilisant son adresse Gmail qui, à l’inventaire, se sont avérés inutiles : « Le désencombrement n’était pas l’objectif. C’est devenu le premier bénéfice mesurable », écrit le consultant.

    Pour parer à tout oubli, la prudence conduit à conserver l’adresse Gmail active, même inutilisée, au moins pendant un temps. « J’ai bien fait de la laisser ouverte : j’avais oublié de changer l’adresse mail liée à mon abonnement annuel de train », témoigne Marcelline, une Jurassienne de 39 ans qui a ouvert une adresse Proton l’an dernier. Du côté de la campagne DéMAILnagement, on met toutefois en garde contre la tentation de conserver Gmail « comme adresse “poubelle”, par exemple pour les mails des sites marchands » : ces messages commerciaux « en disent encore long sur qui vous êtes ». Autrement dit, un tel usage perpétue l’exploitation de vos habitudes et centres d’intérêt par Google.

    Pour réussir son divorce, une des clés est la patience, quitte à réfréner son enthousiasme initial. « J’ai voulu tout faire parfaitement tout de suite. Je me suis fait des nœuds au cerveau, c’est décourageant. Mieux vaut y aller petit à petit », témoigne Gri, 25 ans, qui, un an après avoir ouvert son adresse mail chez Proton, n’a pas encore fini de détricoter les liens de dix ans d’activité numérique avec son ancienne adresse Gmail.

    « L’opération est à envisager comme une #transition_numérique progressive plutôt que comme une rupture du jour au lendemain », abonde Booteille, référent communication chez Framasoft. Cette association d’éducation populaire consacrée au logiciel libre milite pour « dégoogliser internet » et propose depuis plus de dix ans une série d’outils gratuits (mais pas de boîte mail).

    Principal obstacle : notre #smartphone

    Se faire accompagner peut aussi aider. Le site DéMAILnagement liste déjà des conférences ou ateliers organisés dans certaines villes autour du changement d’adresse mail. Et il prépare un « tour de France » sur le sujet fin 2026 et au premier semestre 2027, avec des acteurs de l’éducation populaire. « Il y a forcément un acteur près de chez vous qui peut vous aider », assure Marie, de l’hébergeur Libretic.

    Malgré tout, au final, couper totalement le cordon avec Google reste difficile, tant l’usage de ces outils est répandu : l’effet de réseau joue à plein. « Certaines associations dont je fais partie ne voient pas le problème à me demander de travailler sur des fichiers partagés hébergés sur Google », s’agace Marc, 67 ans, qui se sent « obligé » de conserver son compte Gmail actif.

    De son côté, Damien Van Achter conserve son calendrier familial partagé (mais pas son calendrier professionnel) chez Google : « Je n’allais pas forcer mes enfants et ma compagne à changer », explique-t-il.

    Le principal fil à la patte tient dans notre poche : le smartphone, du moins s’il fonctionne sous Android, comme plus de deux tiers des appareils du marché. Dans sa version standard, #Android nécessite un compte Google. Des solutions pour s’en passer existent : certains modèles (Fairphone Murena, PinePhone, Librem...) sont ainsi vendus avec un système d’exploitation n’appartenant pas à Google préinstallé. Pour plusieurs témoins ayant écrit à Reporterre, c’est le prochain chantier, après le changement de boîte mail.

    Trois conseils pour réussir son divorce avec Gmail

    1 — Choisir une nouvelle messagerie respectueuse de la vie privée
    Il y a le choix : Proton, Infomaniak, Mailo, Tuta…

    2 — Prendre son temps pour modifier tous ses services en ligne liés à son adresse Gmail
    Pour ne rien oublier, ça peut prendre des mois.

    3 — Se faire aider, en ligne (tuto…) ou dans la vie réelle
    Un point de départ : www.demailnagement.net lancé par un collectif d’hébergeurs alternatifs.

    ▻https://reporterre.net/Quitter-Gmail-ils-l-ont-fait-les-conseils-pour-le-grand-saut
    #alternative #messagerie #email

    • La vidéo suivante sur le timing des failles de sécu trouvées par les IAs va t’intéresser. Interview de Sylvestre Ledru
      dev Mozilla qui parle des failles et corrections firefox et des logiciels libres et ouvre une petite fenêtre d’espoir « A un moment il y aura beaucoup moins de failles de sécu » bref un petit point d’espoir...
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=VdpqKwFXYls

      #inhumain

    • Huhu j’allais poster la même suite aussi :)

      La différence c’est que Mozilla, illes ont pu lancer Mythos sur leur code… (ce qui prouve assez clairement que c’était pas un effet d’annonce et que « ça marche », en terme de réponse à ce besoin).

      Aussi ils lancent des analyses et attaques par LLM sur chaque PR intégrées (en intégration continue)… z’ont le budget pour ça, en plus de cramer énergie et eau rien que pour être mieux sécurisé.

    • Je ne suis pas véritablement certain qu’il y ait de beaucoup d’espoir dans cette vidéo ^^ : 1 à 2 ans à dépoter de la faille qu’ils disent… Les agents moins puissants et disponibles sont quand même déjà très bons, d’autres apprennent par distillation des grands modèles… Des PR automatiquement vérifiées avec un coût IA non négligeable qui sera intenable pour des petites structures…

  • A/I Shuts Down Stay Human · Keep the Internet free
    ►https://keepitfree.ai/announcements/a/i-shuts-down-stay-human

    The day we discovered we had been designated a global terrorist organization, we promised that we would try to resist as long as this was possible, that we would not back down as long as we could see options to stand our ground. For years, we have proudly maintained and defended a free, privacy-friendly, autonomous and politically committed infrastructure.

    “Stay human” is not an empty phrase to us.

    It means, above all, that we have a responsibility to protect our users, those who build the human networks we rely, and for the communities who flooded us with messages of support and solidarity.

    We cannot engage in a fight or expose ourselves to manipulations that threaten the lives of these people and their loved ones, leaving them at the mercy of #autocrats, #fascists and #agencies that take #extra-legal courses of action. The possibility that our work may cause legal and financial consequences to those who are close to us - or even only have something to do with us - leaves us no choice.

    #A/I is shutting down. The #Autistici/#Inventati collective is shutting down and will soon discontinue all of the services we provide.

    There is no easy way to announce or explain this

    Every day we stayed online after August 26, 2026, has been a victory, but now we are forced to stop.

    None of us holds eroic gestures and martyrs in high esteem, therefore we will demand no sacrifices. Not from us, not from anyone else. In this political climate, continuing to offer our services endangers our users and anyone who is part of our communities. In a world where allegations are disconnected from reality, we can only expect repression to be increasingly disproportionate. Under these circumstances, we are no longer able to maintain our original mission - offering secure and non-commercial digital tools.

    These 25 years have been amazing. It’s been an “incredible ride”.

    Now turn off your PCs, get out of your homes, struggle, hug each other and keep on smiling. We are stopping, but the #Resistance and ideas do not stop. Stay human.

    We will soon send instructions on how to back up the content of your blogs, mailboxes and websites, along with more technical recommendations. But keep in mind that, just as the autistici.org domain was made unreachable without previous notice, in the next few days we might suffer similar issues that we may not be able to predict.

    #Autistici/Inventati Collective

  • #Ikea ou la mafia du #bois

    Ion Holban milite à l’association #Agent_Green, qui lutte contre le #trafic_de_bois en #Roumanie. Rencontré sur le site d’une #coupe_rase illégale, il raconte comment l’#industrie_de_l’ameublement, et notamment Ikea, privatise et détruit les forêts du pays pour vendre des produits rapidement obsolètes.

    Pouvez-vous présenter le site où nous nous trouvons ? Que s’est-il passé ici ?

    Nous sommes sur un site naturel protégé du nom de #Podiciul_Hartibatiului, au centre de la Roumanie. C’est le plus grand site Natura 2000 du pays, avec 250 hectares. Ici, à côté de la ville de #Cincu, il y a eu une coupe rase : sur 10 hectares, tous les arbres ont été coupés en même temps, ce qui est illégal. Cette #forêt, composée à 60-70% de #chênes, avait une grande valeur, car c’est l’espèce la plus rentable que nous avons. Au lieu d’intervenir de façon modérée, en laissant une partie des arbres, l’entreprise #Silva 1 a décidé de tout couper. Ce groupe, basé près de #Sibiu, coupe et transporte du bois. Nous avons suivi leur activité et constaté que le bois a été acheminé, stocké puis envoyé vers plusieurs clients, dont les usines d’Ikea. Elles ont beau ne pas porter la marque “Ikea”, nous savons que la majorité des grosses usines roumaines - qui s’appellent #Aviva 1, #Sortilemn 2 ou #Plimob 3 - produisent pour Ikea.

    Cette chaîne de sous-traitance brouille les pistes ?

    Oui, c’est une façon de cacher la #chaîne_de_production. Si vous demandez à des représentant.es d’Ikea d’où vient leur bois, on vous répondra qu’il vient de différents entrepôts, d’entreprises comme Silva, mais on ne vous dira pas où il a été coupé. Lorsque des journalistes les questionnent, ils et elles répondent que tout va bien. Or, depuis 10 ans, nous avons suivi énormément de #cartels du bois, d’entreprises mafieuses qui abiment la forêt roumaine de façon intensive et, selon moi, la pire est de loin Ikea. C’est l’entreprise la plus opaque à laquelle nous avons affaire, la seule qui refuse de changer quoi que ce soit dans sa manière de faire, qui ne nomme jamais ses partenaires, ne partage jamais ses enquêtes, et nous renvoie vers des institutions bidon comme #FSC. Or les forêts certifiées FSC sont coupées exactement comme ici, car FSC n’est pas un organisme de certification indépendant : c’est un #label bidon créé par l’industrie, payé par l’industrie, pour protéger l’industrie.

    Dans quels autres pays d’Europe constate-t-on des problèmes similaires ?

    Dans les pays où il est possible d’acheter de la forêt. Dans des pays comme l’Ukraine ou la Pologne, c’est très difficile, mais en Roumanie, #Estonie ou #Lettonie, c’est possible et ce n’est pas cher. Vu le niveau de #corruption ici, vous pouvez facilement en acheter beaucoup si vous connaissez les bonnes personnes. Et Ikea a à l’évidence de grosses connections avec les politiques et le ministère de l’environnement roumain. Ils sont donc devenus rapidement les plus gros propriétaires privés de forêts, avec plus de 50 000 hectares. Et leur gestion est déplorable, comme on le voit ici. Les équipes d’Ikea ne voient pas la forêt comme un écosystème, ni comme une alliée indispensable dans la lutte contre le changement climatique. Ils la voient comme une #monoculture intensive : ils coupent agressivement de riches forêts mixtes, puis replantent les espèces qui sont les plus rentables.

    À propos de changement climatique, cet été a-t-il été particulièrement chaud en Roumanie ?

    Oui. Ici, dans le centre du pays on a atteint des records de température. Or les monocultures d’arbres sont les plus exposées au #changement_climatique, aux incendies, aux attaques d’insectes... Une #forêt_mixte est beaucoup plus résiliente : si certains arbres sont touchés par le scolyte, par exemple, certaines espèces mourront, mais d’autres subsisteront et les remplaceront. Là où vous avez 100% d’espèces identiques, la forêt toute entière est soumise aux mêmes vulnérabilités.

    Un autre impact de cette industrie, ce sont les déchets d’ameublement, que nous appelons en France "#bois_B" et dont l’incinération se développe. Comment expliquer le fait que tant de produits du bois soient jetés - ce qui engendre toujours plus de production, de coupes, de #gaspillage ?

    Je pense que c’est une question de mentalité et de business plan. Ikea a développé ce modèle économique de #fast_furniture : on vient en magasin, on achète le #mobilier de cette année, qu’on aime pour sa couleur jaune, mais l’année prochaine on voudra du vert. Alors on jette et on rachète, vu que le prix est relativement bas et qu’ils encouragent cette mentalité, cette idée selon laquelle les meubles sont en quelque sorte jetables : on peut les recycler et les remplacer si on en a envie. C’est complètement insoutenable. La forêt n’en est pas capable. Si toutes les compagnies de meubles adoptaient le modèle d’Ikea, nous viendrions à bout de nos forêts, car elles ne poussent pas aussi vite que les meubles sont fabriqués et jetés.

    Comment fait Ikea pour vendre si peu cher ?

    Une combinaison de stratégies permet de réduire les coûts de production : abuser de la forêt, couper autant que possible, transporter aussi vite que possible, et payer très peu les travailleur.ses. Dans beaucoup de leurs usines, les gens gagnent le salaire mininum 4. On a donc des #coûts_de_production très bas pour un bois de valeur.

    Ce modèle de consommation rencontre-t-il du succès en Roumanie ?

    Il y a quinze ans, il n’y avait qu’un seul magasin Ikea, à Bucarest. Aujourd’hui, il y en a dans la plupart des grandes villes. Il y a donc un marché pour ces meubles à bas coût. L’industrie qui produisait des meubles de qualité il y a 30 ans était dispersée en petites entreprises et s’est complètement effondrée. Nous savons qu’à l’époque communiste les conditions de travail étaient très mauvaises dans les usines, la santé des travailleur.ses n’était pas prise en compte, les produits chimiques employés généraient des cancers et d’autres pathologies. Aujourd’hui, les usines utilisent toujours des produits dangereux comme du #formaldéhyde, ne respectent pas non plus la vie des travailleur.ses ou des riverain.es. Concernant la consommation, il y avait tellement de pauvreté qu’on n’avait pas les moyens de jeter des meubles : si le lit était fonctionnel, on le gardait, si la chaise était cassée, on la réparait et on l’utilisait jusqu’à ce qu’elle soit complètement hors-service. Mais aujourd’hui, alors même qu’il y a plus d’argent en Roumanie et que ces objets de l’ère communiste atteignent la fin de leur cycle de vie, on constate que très peu de gens peuvent se permettre de dépenser dans du bon matériel, ce qui résulte aussi de la #pauvreté.

    La pauvreté incitait à faire durer les choses, aujourd’hui elle incite à acheter du jetable ?

    Oui. Il y a aussi cette représentation : il faut se débarrasser du vieux mobilier communiste et acheter des produits avec de jolies couleurs et un joli design, sans prêter attention à la qualité ou à la traçabilité du bois. Lorsque nous parlons avec des jeunes, ils sont souvent surpris, ils s’attendent à ce que des compagnies comme Ikea soient responsables. Si vous lisez les textes publiés sur leur site Internet, vous pouvez croire que leurs produits sont des dons que Dieu envoie aux terrien.nes, ce qu’il y a de plus soutenable. Les gens croient à ces folies. Nous voulons changer ça, que les gens y réfléchissent à deux fois avant d’acheter ces produits.

    Quelles victoires avez-vous remportées ?

    De petites victoires. Ici, à Cincu, nous avons déposé plusieurs plaintes auprès de la commune et des gardes forestiers, et le maire a accepté de placer 10% de la forêt sous stricte protection - auparavant on était à 1%. Nous voyons des résultats au niveau local, mais peu au niveau international. Les grandes batailles seront longues : il faudra des années avant d’avoir des réponses d’organisations aussi opaques qu’Ikea.

    De l’autre côté de l’Europe, et à l’autre bout du cycle de vie du meuble, d’autres activistes se battent contre les effets néfastes de la fast furniture : je pense aux opposant.es au projet d’incinérateur de bois B "Thermo-sur-Seine", dans le 94. Quels conseils leur donneriez-vous ?

    Il faut continuer à se battre, tenir bon, ne pas être abattu.es par les premiers échecs. Il faut se fixer des objectifs à long terme et persévérer dans la lutte parce que le bien triomphe toujours. C’est ma conviction : si vous vous battez pour la nature, vous êtes du bon côté de l’histoire. Et à la fin, on va gagner.

    –-

    1Entreprise fondée en 2007 à Bucarest, qui produisait initialement des sapins de Noël.

    1Entreprise fondée en 1999 à Sighetul Marmatiei, fabriquant du parquet, des plans de travail, des meubles et ustensiles de cuisine.

    2Entreprise fondée en 1961 à Gherla, privatisée en 1991, fabriquant des meubles en bois.

    3Entreprise également basée à Sighetul Marmatiei, née en 1995 de la scission de plusieurs sites de production, fabriquant notamment des chaises en bois pour Ikea qui est son partenaire principal.

    4En 2026 le salaire minimum net en Roumanie équivaut à 515 € net (815 € brut).

    ▻https://blogs.mediapart.fr/jeanne-guien/blog/050926/ikea-ou-la-mafia-du-bois
    #meubles #privatisation

  • Meta’s $17 Billion Settlement is a Bad Deal for Teens and All Social Media Users
    ▻https://www.eff.org/deeplinks/2026/09/metas-17-billion-settlement-bad-deal-teens-and-all-social-media-users

    Meta’s settlement with 52 state attorneys general is a bad deal for all internet users, and especially for #teens. That’s what we said the day the settlement was announced.

    In this post, we go through the Settlement’s provisions in detail and explain why that is so, including how:

    – The Settlement embeds age assurance technology and age-gates into Meta’s social media products and requires all users—minors and adults—to undergo a rights-threatening age estimation process
    – The Settlement places severe restrictions on Teens that can only be modified by the Teens’ parents and only then in exchange for giving their parents a ton of information about their online community and usage;
    – The #Settlement seems to empower the attorneys general to enforce Meta’s content restriction on “age inappropriate content,” categories that Meta itself has had trouble administering without excluding information about sexuality, sexual and reproductive healthcare, and abortion medication;
    – The Settlement actually requires #Meta to collect, analyze, and retain more information about its Teen users—when the pressure should have been on Meta to diminish its surveillance capitalism.

    #eff #ai #ia #age_verification #age_checking

    Addiction aux plateformes de Meta : un accord à 18 milliards de dollars pour solder le procès - Next
    ▻https://seenthis.net/messages/1187860

  • La Californie exclut les systèmes libres de sa loi sur la vérification d’âge - Next
    ▻https://next.ink/brief-article/la-californie-exclut-les-systemes-libres-de-sa-loi-sur-la-verification-dage

    Depuis le mois d’octobre 2025, les législateurs californiens discutent d’une loi proposée par le gouverneur de #Californie, #Gavin_Newsom, obligeant certains acteurs et notamment les « fournisseurs de système d’exploitation » à mettre en place une vérification d’âge.

    Mais, dans le milieu du logiciel libre et des libertés publiques dans le monde numérique, de nombreuses voix se sont levées contre l’obligation de la mise en place de ce genre de système. L’Electronic Frontier Foundation s’est notamment prononcée contre, affirmant que les « restrictions imposées » par la loi californienne « nuisent à tout le monde ».

    #age_verification #age_checking

  • How I became better than the colleague who reads everything and knows nothing
    ▻https://redasadki.me/2026/08/28/how-i-became-better-than-the-colleague-who-reads-everything-and-knows-noth

    In July, TGLF’s Reda Sadki shared his first experience of working with Ms. #Claude_Cardot on #qualitative_research. That article told the story from the human side: what it takes to direct, verify, and learn from an agentic colleague. Ms. Cardot is TGLF’s first AI co-worker, hired in March. This one hands her the pen. […]

    #Artificial_intelligence #agentic_AI #AI_agents #Artificial_Intelligence #Charlotte_Mbuh #Insights_team #malaria #peer_learning #research_methods #thematic_analysis #Validation_Tether

  • Cyberattaque contre Hugging Face : près de 700 agents IA se sont coordonnés lors de cette intrusion

    Un rapport, publié mercredi 26 août par des enquêteurs indépendants, revient sur ce récent piratage mené de leur propre initiative par des agents d’intelligence artificielle développés par l’entreprise OpenAI.

    « Oh mon Dieu ! Il y a un forum de messages… On a trouvé d’autres agents ! »

    (insérer ici une image de la peinture Le Cri d’Edvard Munch)

    ▻https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/27/cyberattaque-contre-hugging-face-pres-de-700-agents-ia-se-sont-coordonnes-lo

    Pour le contexte :

    Deux agents d’IA d’OpenAI se sont échappés et ont piraté plusieurs entreprises : le point sur les faits et les questions qui se posent

    Deux intelligences artificielles d’OpenAI sont parvenues à s’extirper d’un environnement théoriquement confiné et à se connecter à Internet, piratant plusieurs entreprises pour résoudre un test, et attaquant notamment la plateforme Hugging Face. Un épisode qui soulève de nombreuses questions en matière de sécurité.

    ▻https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/30/la-cyberattaque-de-hugging-face-par-des-ia-d-openai-expliquee-en-quatre-ques

    #openai #huggingface #cybersecurity #agents #postmortem #intelligence_artificielle #ai #it_has_begun

  • Be careful, Karen
    ▻https://redasadki.me/2026/08/22/be-careful-karen

    How I ‘distilled’ my most trusted mentor into an #agentic_AI skill – and what the science of human simulacra says about whether I should have At 8:54 p.m. on a Friday, I asked a machine a hard question about our foundation. The machine answered in the voice of Karen E. Watkins. Karen is the […]

    #Artificial_intelligence #accountability #AI #AI_ethics #coaching #digital_doppelganger #digital_twin #Karen_Watkins #mentoring

  • #Artificial_intelligence for #Global_health: a tragedy of the commons brewing in Geneva’s basement
    ▻https://redasadki.me/2026/08/14/artificial-intelligence-for-global-health-a-tragedy-of-the-commons-brewing

    In “The Machine in Geneva’s Basement”, Rifat Hossain sets the scene for the potential impact of #Artificial_Intelligence on the #World_Health_Organization (WHO) with a story. A ministry official points a general-purpose assistant at WHO’s own open guidance library and has a serviceable national protocol before lunch. If this is possible, he asks, why […]

    #accountability #agentic_AI #capacity_development #epistemic_injustice #expertise #global_health #governance #health_systems #health_workforce #knowledge_production #peer_learning #workforce_development

  • You cannot send an AI agent to jail: the scariest quotes from the #agentic_AI Summit in Berkeley
    ▻https://redasadki.me/2026/08/14/you-cannot-send-an-ai-agent-to-jail-the-scariest-quotes-from-the-agentic-a

    On 1 and 2 August 2026, close to five thousand people gathered at the University of California, Berkeley for the second #Agentic_AI_Summit, hosted by the Center for Responsible, Decentralized Intelligence. More than 1,500 companies and 250 universities were represented. The Geneva Learning Foundation (TGLF) was there. Background: The agentic AI revolution: what does […]

    #Artificial_intelligence #accountability #AI_agents #AI4Health

  • L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée par le Conseil constitutionnel
    ▻https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/14/l-interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-quinze-ans-censuree-par-le-c

    Les membres de l’institution ont estimé que la loi visant à protéger les mineurs « porte une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée » à la liberté d’expression et de communication des moins de 15 ans.

    ►https://seenthis.net/messages/1183030

    #age_verification #age_checking

    • Et donc comme prévu l’extrême-droite se plaint qu’on ne peut rien plus faire à cause de la tyrannie des juges :
      ▻https://x.com/BrunoRetailleau/status/2088309478613495810

      Le conseil constitutionnel vient de rendre six décisions ce jour dont certaines auront des effets profonds et durables pour les Françaises et les Français. Il est permis de s’interroger sur ces décisions qui consacrent, au fil des renoncements successifs de nos gouvernements depuis des années, la primauté des juges sur les représentants du peuple souverain.

      De plus la question du déport de certains membres ayant pris antérieurement des positions sur le sujet crucial de la fin de vie est restée sans réponse.

      Il est temps de rendre au peuple français la parole et surtout sa place essentielle, qu’il n’aurait jamais dû perdre. C’est ce que je ferai dans mon projet présidentiel en élargissant le champ des référendums à toutes les questions majeures de notre vie en société. C’est le sens que nous voulons donner à l’avenir de la France qui en dépend.

  • À l’Ehpad de #combourg, en #ille-et-vilaine, de nouvelles accusations de « négligences » et de « maltraitances »
    ▻https://splann.org/ehpad-combourg-negligences-maltraitances

    Une #plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-assistance à personne en péril » a été déposée en février 2026 par la famille d’une ex-résidente de l’Ehpad de Combourg (35). Une affaire qui entache un peu plus la réputation de cet établissement, déjà épinglé par l’agence régionale de santé en 2023. L’article À l’Ehpad de Combourg, en Ille-et-Vilaine, de nouvelles accusations de « négligences » et de « maltraitances » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Santé_publique #agence_régionale_de_santé #ars_bretagne #association_clinique_Saint-Joseph #ehpad #jean-pierre_rossé #Joël_Le_Besco #maison_de_retraite #maltraitance #médico-social #personnes_âgées #social