• « Sois belle et tais-toi » | Joelle Palmieri
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/07/26/sois-belle-et-tais-toi

    On peut discuter les idées de Greta Thunberg et de ses congénères. Pourtant, certaines réactions à l’annonce puis à la réalisation de son intervention à l’Assemblée nationale à Paris le 23 juillet 2019 excluent leurs auteurs de l’idée de débat. Qu’elles soient vulgaires, agressives, autoritaires, archaïques, rétrogrades, paternalistes, les petites phrases à son adresse de la part de députés, d’intellectuels et d’autres commentateurs, pour leur très grande majorité des hommes, renvoient à une idéologie sexiste selon laquelle les femmes sont réduites à des corps et ne doivent pas parler : « sois belle et tais-toi ».

    Ce sexisme ordinaire se manifeste par un jeunisme, tout autant expression d’une discrimination des jeunes et en particulier des filles au travail, en politique, dans l’expression publique, que culte de la jeunesse. Comme un héritage du nazisme et des images de Leni Riefenstahl, ce culte entend notamment soigner la sexualité masculine (hétérosexuelle) et pour cela sexualiser le corps des femmes. Il s’agit de magnifier leur jeunesse, au cinéma, dans la publicité ou dans les médias, d’exiger la permanence de leur beauté et de déprécier ou d’exclure leur vieillissement. Cette religion se traduit dans la loi : le consentement pour une relation sexuelle est fixé à 15 ans, ce qui a pour conséquence directe de disqualifier les violences sexuelles.

    Greta Thunberg, 16 ans, rebelle, informée, militante, grande gueule, n’entre pas dans le cadre, ne correspond pas à la norme qui lui est assignée. Elle aura au moins le mérite de l’avoir démontré.

    Joelle Palmieri
    26 juillet 2019

    #sexisme #agisme #écologie #male_gaze #femmes #silenciation

  • L’apogée de la carrière d’une actrice française dure en moyenne huit ans, contre vingt-huit pour les acteurs
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/05/19/l-apogee-de-la-carriere-d-une-actrice-francaise-dure-en-moyenne-

    Et le bilan est sans appel : l’âge d’or des comédiennes françaises, si du moins on considère comme unité le nombre de films tournés, se situe en moyenne entre 24 et 32 ans. C’est au fil de ces huit ans que les actrices jouent le plus grand nombre de rôles (en moyenne, elles tournent 1,5 film par an), avec un pic entre 27 et 32 ans. Puis entre 32 et 48 ans, le nombre moyen passe doucement à 1 par an, avant de passer sous la barre du film annuel entre 48 et 70 ans.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Le cinéma doit mettre davantage de femmes de plus de 50 ans à l’écran »

    Chez les hommes, en revanche, le pic du nombre de tournages est atteint plus tard, à partir de 30 ans mais dure bien plus longtemps, jusqu’à… 58 ans. C’est durant cette période que la moyenne de films tournés par an est supérieure à 1,5 (et même à deux films par an, entre 40 et 46 ans). Contrairement aux femmes, ce chiffre reste supérieur à 1 par an jusqu’à 67 ans (contre 47 pour leurs consœurs).

    #cinéma #sexisme #âgisme

  • Meurthe-et-Moselle : chanson polémique dans une école, un syndicat de police porte plainte (Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/29/01016-20190329ARTFIG00055-meurthe-et-moselle-chanson-polemique-dans-une-eco

    France Police a décidé de porter plainte contre l’Éducation nationale et le directeur d’une école primaire de Ludres à cause de la chanson choisie pour le spectacle de fin d’année. D’après le syndicat, les paroles « appellent à la haine ».

    Fichtre, de quoi s’agit-il exactement ?

    Dans la classe de CE1 de l’école primaire Jacques-Prévert à Ludres (Meurthe-et-Moselle), les enseignants et la direction ont choisi d’apprendre aux enfants des chansons de l’artiste Guillaume Aldebert pour le spectacle de fin d’année. Mais les paroles de l’une d’elles ont déplu à certains parents d’élèves.
    […]
    L’auteur de chansons pour enfants écrit aussi : « faire pipi sur un policier », « prendre en otage ma petite sœur », « faire sauter la salle de classe à la dynamite ».
    L’un des parents, qui s’est livré à L’Est Républicain, considère que ce texte est « contraire aux valeurs de la République telles que doit les promouvoir l’école ». Il estime également que « dans le contexte que nous vivons, apprendre ce texte à des enfants de 7 ans (...) semble pour le moins inapproprié. »

    #LeGorafi_encore_plagié

    #éducation #école #spectacle_de_fin_d'année

    Le communiqué du syndicat de policiers
    Source : https://www.facebook.com/SyndicatFrancePolice/posts/2094137410704702

    Syndicat France Police policiers en colère
    28 mars, 13:25 ·

    Le syndicat France Police - Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation.

    Dans cette école de la « République » de Meurthe-et-Moselle, l’Education nationale a décidé d’intégrer dans ses programmes pédagogiques, l’apprentissage aux enfants de « l’œuvre » d’un « artiste » très engagé.

    Voici les paroles que les enseignants font apprendre à leurs élèves :

    « Faire pipi sur un policier […], prendre en otage ma p’tite sœur […], faire sauter la salle de classe à la dynamite […] Pour louper l’école ».

    Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer n’a pour l’heure pas réagi ni d’ailleurs le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

    Notre syndicat étendra le champ de sa plainte pénale à la personne du ministre Blanquer pour complicité si ce dernier ne fait pas immédiatement cesser les infractions.

    Guillaume Aldebert serait, semble-t-il, un artiste de référence dans de nombreuses écoles.. Il est vrai que là il y a du niveau..

    Laisser l’école de la République se transformer en école de la haine témoigne du niveau de déliquescence de nos Institutions et du degrés de responsabilité ou d’irresponsabilité de nos politiciens.

    • Le syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation
      https://france-police.org/2019/03/28/le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-depose-plainte-contre-l

    • Le texte ne s’adresse pas aux filles ni aux grandes soeurs, les paroles sont au masculin stricte et les références très virilistes (armée, gars, chatouiller une panthère...). Je ne voie aucun encouragement adressé aux filles dans ce texte, à part des encouragements à subir encore la violence des garçons dans l’espace publique et privée.
      J’ai été voire les paroles complètes. Je croyais que c’etait une vieille chanson de machos des années 80, mais vu la référence à Fortnite et au Wifi c’est du masculinisme bien contemporain.

      Paroles de la chanson Pour louper l’école par Aldebert
      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Faire le tour de la maison
      En pyjama pour chopper froid
      Manger des tartines au goudron
      Pour avoir mal à l’estomac

      Faire mon service militaire
      Traverser la manche en bouée
      Chatouiller une panthère
      Faire pipi sur un policier

      Pour louper l’école

      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’ ?

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Devenir magicien
      Pour me faire disparaître
      Prier pour que les martiens
      M’enlèvent sur leur planète

      Prendre en otage ma p’tite sœur
      Terminer mes choux d’Bruxelles
      Manger des crayons de couleur
      Pour vomir un arc en ciel

      Sans arme contre un gladiateur
      Je serais prêt à me battre
      Imiter les cascadeurs
      Espérer finir dans le plâtre

      Avaler deux cents limaces
      Pour effrayer les instits
      Faire sauter la salle de classe
      A la dynamite

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi

      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour moi c’est pire que le bagne
      Et lorsqu’il l’eut inventé
      Ce sacré Charlemagne
      Aurait du rester couché

      Comptez pas sur moi les gars
      C’est sympa mais c’est sans moi !
      Oui j’ai eu cette idée folle
      Un jour d’éviter l’école

      – Bon allez là faut y aller maintenant
      – On n’veut pas y aller, on n’y va pas
      – Ha si si vous y allez
      – Mais pourquoi ?
      – Mais vous avez signé, vous y allez

      – On n’a rien signé du tout c’est faux, arrête !

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Haut les mains, peau d’lapin
      La maîtresse en maillot d’bain

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Les cahiers : au feux
      La maîtresse au milieu ! »

      jouer à Fortnite sur les mains
      Emménager à la cantine
      Chanter du Black M en latin
      Me faire tatouer les canines

      Passer la nuit sans WIFI
      Me parfumer au Roquefort
      Compter jusqu’à l’infini
      Faire la teuf en Corée du Nord

      Sauter dans l’compost tout nu
      Tester les Kebabs au chlore
      Siffler le gars d’la sécu
      Avoir comme coloc’ un croque-mort

      Courir dans l’désert de doudoune
      Faire mon anniv’ aux urgences
      Traiter Dark Vador de clown
      Regarder le tour de France

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école

      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusque .....là !

      –------

      Je n’apprendrais pas la chanson d’Aldebert

      Je ferais foiré le spectacle de fin d’année
      J’irais crevé les ballons de foot à la récré
      J’étranglerais mes camarades à la corde à sauté
      et je les enverrais tous se faire émasculer.

      Même sous qualifiés les gars serons mieux payer
      alors vous pouvez bien jouer à fortnite
      puisque vous aurez des bonniches gratuites
      une fois que vous nous aurez engrossés.

      Moi j’irais nulle part, même pas au spectacle de fin d’année.

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi, et puis pourquoi pas des vegans, car c’est scandaleux évidemment de manger des limaces pour se faire vomir, sans parler d’embêter des panthères qui n’ont rien demandé. Je pense aussi que fort légitimement, les Nord Coréens seraient autorisés à s’émouvoir qu’on sous-entende des choses fort peu sympathiques sur leur compte. Sans compter les producteurs de choux de Bruxelles, de roquefort, de crayons de couleur, de goudron puis les descendants de Charlemagne, les instits et les tenanciers de kebab qui pourront se porter partie civile. #flic_de_la_pensée

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi,

      Qui parle de porter plainte ??? Je donne mon analyse de ce texte qui n’est pas « peu inclusif » (non merci pour ta litote) mais explicitement masculiniste. Chose qui n’avait pas été remarqué, pas même par les profs qui ont choisi de faire chanter cette chanson sexiste.
      A part ca merci d’avoir mentionner que texte est aussi spéciste.

      #spécisme #déni #fraternité

    • explicitement masculiniste

      , rien que ça ! C’est vrai qu’il y a un appel à un féminicide, via un bûcher qui plus est ! Mais finalement, ces parents d’élève et les flics, ils ont carrément raison de s’insurger !
      #ironie
      @aude_v si on prend la chanson au pied de la lettre, oui forcément c’est horrible et dans le lot des femmes en prennent pour leur grade. Effectivement l’auteur est un homme et prend le point de vue d’un petit garçon lambda, c’est assez genré dans le style (mais vraiment pas au point de considérer ça comme masculiniste pour ma part) et oui c’est vrai, ce n’est pas un tract féministe (et pas d’écriture inclusive non plus, je ne l’utilise quasiment pas moi même donc ça me choque pas). La défense des enseignants par rapport à la plainte est juste, à mon sens : il s’agit d’étudier l’ironie et le second degré ici donc je suppose qu’en classe l’enseignant doit précisément expliquer à ces élèves qu’il ne faut pas faire ce que la chanson incite à faire. C’est quand même terrible (et ridicule) de devoir expliquer ça à des adultes... En plus je suis pas du tout fan d’Aldebert mais vraiment des procès d’intention comme ça, qu’ils viennent de flics ou autres adeptes de moraline dénués du moindre humour, c’est juste dégueulasse. Tiens y a ce hashtag aussi que personne n’a mis : #censure

    • pour la censure c’est en rapport avec la plainte et le fait que l’école a donc décidé de ne pas utiliser cette chanson pour éviter les coûts d’une procédure (ce que je peux comprendre). Sur le côté « boys will be boys », encore une fois, c’est aussi un préjugé d’associer tout acte violent à quelque chose de forcément masculin.

  • Quand un homme prétend « faire son marché … | « Singulier masculin
    https://singuliermasculin.com/2019/01/09/quand-un-homme-pretend-faire-son-marche/#comment-287

    Ainsi donc un homme de 50 ans, faisant le métier de « bonimenteur médiatique » (un saltimbanque de notre société du spectacle) a déclaré tout de go à la question » Pourriez-vous draguer quelqu’un de 50 ans et plus ? «  :

    « Ça, ce n’est pas possible. Je trouve ça trop vieux. Quand j’en aurai 60, j’en serai capable. 50 ans me paraîtra alors jeune […] Je préfère le corps des femmes jeunes, c’est tout. Point. Je ne vais pas vous mentir. Un corps de femme de 25 ans, c’est extraordinaire ».

    Auparavant, il avait annoncé qu’il n’était plus célibataire depuis quelques mois :

    « Je ne sors qu’avec des Asiatiques. Essentiellement des Coréennes, des Chinoises, des Japonaises. Je ne m’en vante pas. Beaucoup de gens seraient incapables de vous l’avouer car c’est du racialisme. C’est peut-être triste et réducteur pour les femmes avec qui je sors, mais le genre asiatique est suffisamment riche, large et infini pour que je n’en aie pas honte ».

    Passons sur l’intérêt et la qualité des questions, passons sur les thématiques avancées par un « magazine féminin », passons sur la personnalité du type « sale gamin » de l’interviewé. Et passons sur les répercussions en tous sens que cette déclaration a suscité : on y revient plus loin.

    L’intérêt, c’est de voir affirmé le privilège du dominant. Monsieur a ses préférences, Monsieur a ses exclusions, Monsieur a ses choix. Et cela lui parait tout normal. Tout normal de l’afficher sans honte. Son sexisme et son racisme et son âgisme. Monsieur ne cherche pas à rencontrer une personne humaine, une relation qui enrichit sa vie. Non, il a des critères d’âge et de physique. Son idéal ; « un corps de femme de 25 ans ». Monsieur prétend avoir le droit de « faire son marché ».

    #racisme #agisme #specisme #sexisme

    • La manière dont cet homme parle de son gout pour les femmes me fait pensé à une personne qui parle de son gout pour telle ou telle viande. Ca me renvoie au texte publié hier par @alimielle https://seenthis.net/messages/753573
      Que je conseil (lien direct vers le texte)
      https://www.revue-ballast.fr/feminisme-et-cause-animale

      Ce qui me fait le plus tiqué c’est la manière dont cet homme utilise le mot « racialisé ». Des hommes qui parlent de leurs référence pour la jeune chaire de femme asiatique j’en ai croisé un bon nombre, c’est tristement banal. #amour

      Par contre il dit :

      « Je ne sors qu’avec des Asiatiques. Essentiellement des Coréennes, des Chinoises, des Japonaises. Je ne m’en vante pas. Beaucoup de gens seraient incapables de vous l’avouer car c’est du racialisme . C’est peut-être triste et réducteur pour les femmes avec qui je sors, mais le genre asiatique est suffisamment riche, large et infini pour que je n’en aie pas honte ».

      Mais c’est pas du tout du RACIALISME ! C’est du RACISME . C’est probablement arrivé avant mais je n’avais pas encore rencontré ce détournement de ce mot pour dissimulé son racisme. Je m’interroge aussi sur « le genre asiatique » dont il parle. Est-ce qu’on préforme son « genre asiatique » ? Probablement que c’est le cas dans le porno d’où il puise sa préférence alimentaire.

      En tout cas c’est triste effectivement pour les femmes qui sortent avec lui de coucher avec un fétichiste raciste dominateur.

      Par rapport au racisme présent dans ses propos cet article aborde le sujet :
      Le problème avec les hommes qui n’aiment que les femmes asiatiques
      http://www.slate.fr/story/172302/femmes-asiatiques-essentialisme-stereotypes-moix-colonisation-fetichisme

      #vocabulaire

    • Ah ah, j’ai vu ça le mois dernier, un pote d’une amie qui approche les 60 ans et qui pleurait sa solitude en ces termes « mais où sont les femmes de 50 ans ? », un peu comme si il cherchait le rayon des poulets de Bresse.
      #pauvre_homme
      Et pour les femmes qui sortent avec Moix, je les plains, ça ressemble à de la prostitution ce qu’il évoque.

    • Et à 30 ans... À 30 ans ? Ben, c’est terminé.

      À 30 ans, on disparaît de la littérature, du cinéma, des affiches de publicité, de la peinture, de la sculpture, des profils mis en avant sur les sites de rencontres. [...]

      C’est vrai, mais existe-t-il des moyens concret de combattre cet #âgisme (au niveau de la société, pas juste individuel) ?

      #ségrégation

  • « L’Etat ne peut contraindre quelqu’un à vivre contre sa volonté »

    #Jacqueline_Jencquel a fixé la date de sa mort : elle s’en ira en janvier 2020, à l’âge de 75 ans, en bonne santé et assistée par l’association #suisse #Lifecircle. Son histoire relance le débat autour des critères d’accès à l’aide au suicide. Pour l’éthicien #Alberto_Bondolfi, le financement des associations devrait être mieux contrôlé.


    https://www.swissinfo.ch/fre/economie/aide-au-suicide_-l-etat-ne-peut-contraindre-quelqu-un-%C3%A0-vivre-contre-sa-volont%C3%A9-/44428408
    #aide_au_suicide #suicide_assisté #mourir #mort #éthique #suicide

    • Cependant, l’histoire de Jacqueline Jencquel est difficilement imitable. Elle a elle-même évoqué la somme de 10’000 francs que lui coûtera son suicide. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une personne aisée, qui a un style de vie particulier. Il est difficile pour un Suisse moyen de s’identifier à ce cas. Pour le moment, le phénomène reste aristocratique et ne touche pas encore la majorité de la population.

      Ouf, nous voici soulagés. Tant que cet « acte » ne restera accessible qu’aux nantis, l’armée de réserve du Capital ne risque pas de voir ses effectifs fondre.

      Cet article est profondément dégueulasse.

      #Âgisme

  • Claude François :

    J’aime les filles jusqu’à 17-18 ans, après je commence à me méfier. Dieu si j’ai des aventures au delà de 18 ans, bien sûr, heureusement. Mais après 18 ans, je me méfie parce qu’elles commencent à réfléchir, elles sont plus naturelles. Cela commence même quelque fois avant.

    #amour #hétérosexisme #misogynie #citation #âgisme #sexisme #domination_masculine #grand_homme #prédation #domination #pédophilie

    • J’ignorais.

      Sinon, Luc Besson (« mais c’est légal ») :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Besson

      C’est lors de cette cérémonie qu’il rencontre la jeune Maïwenn Le Besco, âgée de 15 ans.

      En 1992, il se marie avec Maïwenn, de 17 ans sa cadette. À l’époque, le mariage pour les mineurs de plus de 15 ans était autorisé en France avec l’accord des parents. Elle donnera naissance quelques mois après leur mariage, le 3 janvier 1993, à la deuxième fille du cinéaste : Shanna.

      Relation dont Besson dit avoir tiré le scénario de Léon, qui prévoyait que Mathilda, 12 ans, se donnait à Léon « parce qu’il le mérite » :
      http://followatch.fr/leon-luc-besson-jean-reno-natalie-portman

      4. LA PREMIÈRE VERSION DU SCÉNARIO INCLUAIT DES SCÈNES D’AMOUR ENTRE MATHILDA ET LÉON.

      Elles ont été supprimées à la demande des parents de Natalie Portman. Dans la version sortie en salles aux Etats-Unis, les scènes qui pourraient passer pour de la “tension sexuelle” entre la fillette et le tueur ont également été supprimées après des projections-test désastreuses.

      (Tu te rends comptes, ces ricains… choqués par des scènes de « tension sexuelle » entre une gamine de 12 ans et un homme de 46 ans…)

    • La scène qui circule sur le Web, et qui serait la première version du script :

      The Professional – Version 1 Script | Az eredeti forgatókönyv
      http://the-professional.uw.hu/Version_1_Script.html

      Léon gets to the window and looks out. Something changed in Léon. He’s tired by all this, maybe. He sits on the chair. Mathilda’s walkman is on. He hesitates, then eventually puts on the headphones. It’s a sweet, almost classical music. Very beautiful, like the arriving Mathilda. She wears the dress Léon offered her, she is made up. She looks 20-year-old. Léon’s mouth is open. She smiles and heels down before him. He gets off the headphones.

      […]
       

      Mathilda smiles and stands up. She gets in the kitchen. Léon feels weird, like he was falling in a trap, without being able to do anything. Mathilda comes back with a glass of milk she hands to Léon. She lowers the tents to dim the strong sunlight. Mathilda heels down in front of him. Léon doesn’t dare moving any more.

      […]

      MATHILDA (sweetly)

      I love you, Léon…. Totally. It’s the first time I feel it that strong. It’s also the first time I trust a man. I trust you.

      She caresses his hand.

      …I love your hands….

      (pause)

      Léon…in your hands…I’d like you to be my first lover.

      Léon retracts his hand and finishes the milk. He looks at Mathilda with as much sadness as happiness. By a fingertip, Mathilda takes the milkdrop on Léon’s lips and gets it in her mouth. Léon is going to cry.

      […]

      MATHILDA

      Why? Did you have too many and you fear it may shock me? I won’t get shocked. I’m used to this! My father was a real pig. He fucked the bitch I’d as mother all around the apartment. Whenever a door was closed, you could be sure they were having sex behind it! And my sister, if you didn’t sleep with her, you’re the building’s exception!

      LÉON

      Stop, Mathilda! Don’t talk like that!

      Mathilda’s going to cry.

      MATHILDA

      I talk because you don’t talk, Léon. I declare my love and you say nothing. That’s why I’m nervous and I can’t stop talking. Tell me you love me, or you don’t love me, or you love someone else. … But tell me something.

      […]

      LÉON

      …Yes. The day he got out of jail. I allowed him to make ten steps…not more. And bang. Two hundred meters. By telescope. That night, I left my country and came here, to join my father, who worked for Tony. … I was 17. Since then, I’ve never left the city…and never had another girlfriend….

      Léon sweetly looks at her.

      …You see, I wouldn’t be a good lover, Mathilda.

      MATHILDA

      Léon, I don’t know life very much…I just know I love you…. And love is stronger than anything else.

      Léon is more and more nervous, like a child.

      LÉON

      Maybe…sure…. But…I’m scared, Mathilda.

      Léon cries. Mathilda caresses his face.

      MATHILDA

      Don’t fear, Léon. You mustn’t fear love, when it’s this beautiful.

      She caresses his chest.

      I want you to be the first to touch me…. The first to make love with me. Nobody before you.

      She stands up and modestly gets off her briefs without taking off her dress. Léon cries, unable to oppose her. Mathilda is too young, but she’s also too beautiful and lovely and sweet and tender…. She sweetly, very sweetly, gets on him.

      LÉON (crying)

      Why me, Mathilda, why me?

      Mathilda leans over to speak in his ear.

      MATHILDA

      …Because you deserve it, Léon….

      Léon embraces her. He’s full of happiness, shame, so many emotions, he can’t control very well. But, hell, how beautiful it is seeing them sweetly making love.

    • http://www.lejdd.fr/culture/people/le-megot-et-les-enfants-caches-de-claude-francois-3572222

      Isabelle Catélan a pris la rédaction en chef de Podium un an et demi après la mort de Claude François, héritant de toutes les notes et de l’agenda de la star qu’elle va publier ces prochains jours chez Michel Lafon sous le titre Claude François, ses notes confidentielles. Elle parle d’un artiste déifié, harcelé par ses fans, qu’il mettait aussi en scène dans Absolu, son magazine de charme… « Il n’était pas le seul chanteur à coucher avec ses fans. D’autres, toujours en activité, le faisaient aussi. Mais lui a eu la naïveté d’en parler. »

  • The misleading narrative of the canonical faculty productivity trajectory
    http://www.pnas.org/content/early/2017/10/16/1702121114.abstract

    We show that the conventional narrative confidently describes only one-fifth of faculty, regardless of department prestige or researcher gender, and the remaining four-fifths of faculty exhibit a rich diversity of productivity patterns. (…) These results demonstrate the unpredictability of productivity over time and open the door for new efforts to understand how environmental and individual factors shape scientific productivity.

    #recherche #âgisme #productivité #bibliométrie

  • Allure Magazine Will No Longer Use the Term “Anti-Aging” - Allure
    https://www.allure.com/story/allure-magazine-phasing-out-the-word-anti-aging

    With that in mind, and starting with this issue, we are making a resolution to stop using the term “anti-aging.” Whether we know it or not, we’re subtly reinforcing the message that aging is a condition we need to battle — think antianxiety meds, antivirus software, or antifungal spray.

    #âgisme #presse_féminine

  • La revanche d’une blande - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/La-revanche-d-une-blande

    « Les femmes ne sont pas condamnées à rester telles qu’elles ont été dans leur jeunesse. Elles ont le droit (je ne dis pas que c’est un devoir, et chacun fait comme bon lui semble), de s’enrichir d’un autre aspect, d’une autre beauté », écrit Sophie Fontanel dans Une apparition. Il y a deux ans, ne pouvant « plus se voir en teinture », elle a décidé d’arrêter. Dans ce livre, elle raconte l’expérience passionnante, libératrice, euphorisante que cela a été.

    #âgisme #féminisme #beauté

    • Ça n’a pas été une tentation, chez moi : je sais depuis le début que cela ne fait que marquer une étape de la vie et que c’est absolument sans importance par rapport à d’autres étapes où l’on se retrouve à ne plus pouvoir arquer ou lâchée par ses sphincters. Et en dehors du travail de grands coloristes à un SMIC la séance, la plupart du temps, je trouve généralement les cheveux teints assez moches : comme un casque, un aplat dur, parfois surligné par un méchage façon étron de pigeon malade.
      Une fois, j’ai eu envie de me teindre les cheveux, mais dans un beau vert profond, sylvestre… on m’a bien fait comprendre que c’était socialement inadmissible.
      Donc, lâchez-moi les tifs !

    • @dudh48 Je trouve embarrassants les gens qui n’arrivent pas à admettre qu’ils se sont peut-être viandés dans les grandes largeurs dans une discussion, qu’ils ont manqué de respect envers les autres intervenants et qu’il n’y a rien de déshonorant à tenter d’appréhender le point de vue d’autrui, d’évoluer avec l’autre et éventuellement s’excuser d’avoir eu un comportement ou des propos inappropriés, plutôt que d’imposer ses idées à tout prix, dans une posture arrogante et donc hermétique à la simple idée de débat contradictoire.

      Voilà, voilà !

    • excuse moi @beautefatale de réagir sans avoir encore lu ton post sur la méridienne, j’y reviendrai ! mais la réaction de l’autre salopiot DUDH48 est incroyable.
      à @monolecte Je trouve embarrassants les gens qui n’arrivent pas à admettre qu’ils se sont peut-être viandés dans les grandes largeurs dans une discussion...
      il répond : LOL Agnes, t’es trop bonne !
      comme ce con à réagit dès potron-minet à sa logorrhée d’hier et vu la richesse des réponses de @mad_meg @aude_v mais pas qu’elles. Je pensais qu’il avait enfin compris ! que dalle, oui ! après l’avoir bloqué, débloqué, rebloqué ce mec est pire qu’une plaie, du prurit !
      je promets de lire ton billet mais là, faut que j’y ailles.

    • ça me rappelle Caro, une copine qu’on surnommait « grisette » cause de sa chevelure gris-cendré qu’elle a eue très tôt et qu’elle n’a jamais essayé de cacher.
      Pour les mecs, c’est plutôt la calvitie le drame et ça peut arriver très tôt, aussi. J’en suis moi même victime, mais bon passé 50 ans une casquette ne rend plus vraiment malhonnête.
      Un p’tit condensé sur la coupe au carré tiré du dico argotique de J-B Pouy et F Caradec :

      Les pauvres chauves, les déboisés, les déplumés du caillou, ceux qui n’ont plus de tifs, d’alfa,de baguettes de tambour, crayons, cresson, #douilles, doulous, gazon, marguerites, plumes, roseaux, #tignasse, vermicelles..., ont en revanche la boule à zéro, une casquette en peau de fesse, une perruque en peau de genou, un mouchodrome, une patinoire à moustiques, un skating à mouches, une autoroutes à moucherons. Finis pour eux le choix d’une #coiffure, l’afro, la balayeuse, la banane, la petite choucroute, choupette, iroquoise, queue de canard. Et ils se moquent d’être coiffés avec les pattes du réveil, avec les pieds, comme un dessous de bras, de se peigner avec un clou, un râteau, un pétard.
      Mais pas de raison d’être à cran. Fini le merlan. Pas la peine d’aller se faire déboiser la colline.

      Un autre bon copain, commun avec « grisette », surnommé
      lui « toit de chaume » répondait souvent à la remarque qu’il était coiffé comme un pétard - que non ! mais qu’il venait d’en fumer un.

    • J’ai écrit dans un fil trollesque que je m’évitais d’intervenir sous les fils où vous publiez, et j’ai à moitié menti. J’ai dit que c’était parce que je n’avais rien à dire d’intelligent. Mais c’est aussi parce que participer amène quasi-inévitablement ce genre de « sensibilité à fleur de peau » auquel il faudrait par principe (j’y souscris volontiers d’ailleurs, y-a des lâchetés qui font principe parfois) tout passer. On pourrait dire « excuse-moi d’exister », mais ça enclencherait inévitablement un tag male-tears, sans doute mérité. Moi là, si ça me concernait, je ne répondrais sans doute pas, histoire de ne pas me faire de mal au ventre.
      Une amie m’expliquait qu’elle avait un truc à écrire au sujet qu’il n’était plus possible de discuter sans que ça ne fasse d’étincelles. Même entre gens qui s’apprécient. J’attends son billet de blog désormais.

      Bonne soirée :-)

    • Dire définitivement ce que l’on ressent plutôt que d’avoir une sensibilité de cailloux (sans contrepèterie aucune) Et tant pis si cela vous vexe de ne pas être caressé dans le sens du poil.

    • Il ne me semblait pas que le billet de @beautefatale était exclusivement réservé aux femmes.

      Le double standard affleure dans tout le livre : même si certains hommes supportent mal, eux aussi, l’idée de voir leurs cheveux blanchir (Sophie Fontanel soupire sur ce qu’ont coûté au contribuable les teintures de François Hollande, alors qu’au même moment Barack Obama assumait son grisonnement avec classe et humour), personne n’estime que cela les rend moins sexy et séduisants — au contraire, parfois.

      « Regarde comment certains hommes, depuis quelques années, ont résolu le problème de la calvitie en se rasant le crâne. Résultat : aujourd’hui, on n’a aucun mal à trouver sexy un homme au crâne glabre, alors qu’autrefois les modèles de séduction masculine étaient plutôt chevelus : Robert Redford, Paul Newman... »

      Je suis d’accord que la calvitie ( pour un homme ) et les cheveux blancs ( pour une femme ) ce n’est pas pareil. Mais dans les 2 cas, c’est un signe de vieillissement et au final la couleur de leur squelette est la même. Je pense aussi à ma fille qui, presque trentenaire, est moitié paniqué quand
      elle se repère quelques cheveux blancs.
      Mon angoisse est plutôt celle de @monolecte : se retrouver à ne plus pouvoir arquer ou lâché par ses sphincters ; où les deux en même temps avec la tête qui part à dreuze.
      J’ai 2 beau-frères qui ont adopté la casquette en peau de fesse et cela très tôt, avant 30 ans. Moi, j’y pense même pas, le fait de me raser est déjà ,en soi, rébarbatif.

      J’aurai aussi pu m’exprimer comme @biggrizzly mais pas aussi bien et ressenti que lui.

      Si on n’emmerde pas Lee Marvin pour ses cheveux blancs @aude_v ça ne risquait pas d’arriver à Yul Brynner.

    • @biggrizzly il n’est pas possible d’échapper au conflit, je parle du moins de celui qui est constructif, d’autant que le consensus pour avoir du confort ne m’intéresse qu’assez peu, il donne toujours raison à un status quo qui légitime les dominations. En cela je suis très Christiane Rochefort, ça suffit, sortons les couteaux.
      Et si cela ne suffit pas, réexpliquons encore et encore, sauf que parfois, reprendre de nouveau à zéro, jouer à l’éducatrice, bof bof
      A l’heure d’aujourd’hui les injonctions qui sont faites aux femmes, je les subis tout les jours de plein fouet.
      Mes cheveux commencent à blanchir, mon poids est au-dessus de la norme, et mon âge comme mes rides font de moi une personne qui doit lutter contre la disparition. Car le paysage social actuel se peint avec des femmes qui répondent aux critères de reproduction : jeunes, minces, le visage lisse, le sein ferme, preuves de la bonne santé de la future reproductrice.
      Les cheveux blancs des femmes marquent le passage à la ménopause, contrairement aux hommes pour lesquels cela marque plutôt sagesse et maturité. Pour les femmes ce n’est pas un état très rentable, sauf pour les laboratoires de crème anti-vieillissement. Un jour, l’assistante sociale du RSA a même osé me conseiller sur le pas de la porte, alors que je venais d’expliquer ma démarche politique de vie, bref, elle m’a conseillé de me teindre les cheveux pour trouver du travail, si, si.
      Je ne crois pas qu’un homme ai jamais entendu cela.

      Alors je suis stupéfaire de lire à plusieurs reprises votre diagnostics sur mon état de santé, que je serais « à fleur de peau », ou qu’il faut que « je prenne soin de moi », des termes issues du monde médical qui vous aident à discréditer mes propos, comme il a toujours été d’usage avec les femmes qu’on traitait d’hystériques.
      Ma remarque était simplement :

      C’est marrant hein, faut toujours que les discussions sur les femmes finissent par parler des mecs … pauvres choux

      Au lieu de reconnaitre simplement qu’il ne vous est pas possible d’avoir la même expérience ni le même ressenti qu’une femme. De juste lire ou écouter ce qu’il se dit et d’accepter que peut-être, sans avoir raison, par cette remarque je touche là à un présupposé qui autorise les hommes a constamment occuper l’espace. Même celui dans lequel nous pourrions parler du témoignage d’une femme qui raconte sa revanche sur les préceptes édictés par les hommes sur les cheveux blancs.

      J’avoue que je suis assez médusée que cela vous échappe, mais c’est à la fois désespérant et montre combien il y a encore du chemin à parcourir.

  • #Femmes, 50 ans ? Le nouvel âge ingrat - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/03/20/femmes-50-ans-nouvel-age-ingrat

    Le deuxième événement est extérieur. A 52 ans, Elodie se sépare. « C’était une bonne chose, je vivais une relation toxique avec un manipulateur qui ne cessait de me mettre à l’épreuve. » Soulagement donc, sauf que la suite n’est pas rose. « De retour sur le marché de la séduction, je suis tombée à la renverse. Dans la rue, les transports publics et les soirées, j’ai tout à coup réalisé que je possédais un superpouvoir : l’#invisibilité. Désormais, plus aucun homme ne me voit. Dans le train par exemple, la plupart des hommes fixent leur portable, et s’ils lèvent les yeux, ils me passent à travers. Je vous assure : une femme quinquagénaire devient subitement invisible ! » Ensuite, poursuit la jolie Elodie, les sites de rencontre ne relèvent pas le niveau. « Les hommes de mon âge visent et conquièrent sans problème des femmes de dix, quinze ans de moins. Dès lors, sur les sites, j’étais soit approchée par des très jeunes garçons, de 25 ans, qui veulent se faire une MILF pour frimer auprès des copains. Soit par de vieux types avec qui je ne partage rien. » C’est qu’Elodie aime la musique électronique et court les concerts. « Une histoire qui se résume à l’enchaînement classique dîner, ciné ? C’est pas mon truc ! »

    #âgisme @beautefatale

    • Les hommes cis hétéros savent très bien ce que vivent les femmes. Parceque les femmes de 50 ans ne sont pas vraiment invisibles sinon on s’en servirait massivement dans l’armée pour des attaques ultra discrètes. Moi j’en voie des femmes de 50 ans alors je peu pas croire que les hommes cis hétéros de 50 ans soient déficients de la vue seulement pour ces femmes là. Ces hommes ne veulent simplement pas de femmes qui leur soient égales et ils font tout pour cela dans un parfait déni.

      Jusqu’à 50 ans, l’être humain est tourné vers l’extérieur. Il construit ses vies professionnelle, personnelle et sociale et existe essentiellement dans le regard de l’autre. Du coup, il est dans une énergie constante de séduction. Dès 50 ans, explique Christophe Fauré, le mouvement s’inverse. L’être humain se tourne vers lui-même et cherche à satisfaire ses propres aspirations.

      Cet effet joue aussi et surtout sur les homme et leurs habitudes de dominant qui sont de plus en plus importantes et décomplexés. A 50 ans les hommes ont accumulé beaucoup de privilèges par rapport aux femmes et leurs capacité de domination sont à leur apogée. De mon experience de harcelement de rue les hommes agés sont les plus agressifs et les plus crades. C’est aussi à cet age qu’ils se mettent à pontifier sur tout et cherchent des femmes jeunes, plus précaires, qui ne sont pas en position de contrarié leurs vues et qui vont aussi pouvoir s’occuper d’eux gratuitement pour leurs fin de vie.
      Voire les articles d’Antisexisme sur l’impuissance comme model de beauté. Ce que les hommes trouve beau, séduisant chez une femme c’est qu’elle soit impuissante face à eux. https://antisexisme.net/2016/01/02/impuissance-01
      Pour les différences d’age dans les couples j’ai trouvé ceci ;


      https://www.franceinter.fr/societe/anatomie-de-la-difference-d-age-dans-les-couples

      De mon point de vue devenir invisible auprès des hommes dans l’espace publique c’est une amélioration. Ce qui est ingrat surtout dans la 50 aine pour les femmes c’est le taux de chômage et le minimum vieillesse auquel il faut se préparé. Les patrons (qui sont plus nombreux à être des hommes) sont aussi étrangement aveugles aux CV des femmes de 50 ans...
      http://www.huffingtonpost.fr/margaux-gilquin/chomage-longue-duree-seniors_b_9679608.html

      ( Edit : Dans la suite de la discutions il s’avère que ce que je dit là est faux aujourd’hui. Voire le message de @simplicissimus plus bas )

      Pour revenir à la séduction amoureuse, les hommes qui ne voient pas ces femmes de 50 ans, il vaut mieux s’en tenir loin, puisque que ce sont ceux qui cherchent des femmes qu’ils vont pouvoir dominé.
      https://www.youtube.com/watch?v=sVW5V14UGks

    • @mad_meg

      Les patrons (qui sont plus nombreux à être des hommes) sont aussi étrangement aveugles aux CV des femmes de 50 ans...

      Ils le sont également des CV d’hommes de plus de cinquante ans. Là pour le coup, je me demande s’il n’y a pas égalité (encore que je sois presque sûr que des chiffes vont balayer cet espoir). Quand tu as cinquante ans dans une entreprise, tu passes dans une autre dimension.

      Et sinon dans l’article je relève également ceci :

      Spécialiste du deuil, ce psychiatre et psychothérapeute français n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, la crise des 50 ans est aussi déstabilisante que l’adolescence. Mieux, selon le spécialiste, le sentiment général de bien-être atteint son niveau le plus bas à cet âge et remonte après ! La grande différence entre l’homme et la femme, poursuit le psychiatre, c’est que la femme, soumise à la ménopause, y est confrontée sans délai, alors que l’homme, intact physiquement, peut se bercer d’illusions à 50 ans.

      Intact physiquement , vraiment ?

      Ben je sais pas les autres, mais moi à cinquante deux ans, je ne suis plus tout à fait le jeune homme que j’ai peut-être été.

    • Pour le taux de chomage des femmes de 50ans j’ai pas trouvé le chiffre précis comparé aux hommes de la même tranche d’age mais j’ai souvenir qu’il y a une nette différence en défaveur des femmes. J’ai trouvé ceci mais trop technique pour moi. Peut être que @simplicissimus y comprendra quelquechose mais ca dépasse mes compétences en statistiques :
      http://www.journaldunet.com/economie/magazine/1038148-chomage/#chomeurs-age-sexe
      L’écart de revenu et de niveau de vie est de plus en plus fort entre les femmes et les hommes avec l’age.
      http://www.inegalites.fr/spip.php?article972

      Pour l’aspect physique les femmes ont le même pbl que les hommes + un changement brutal avec la ménopause + les maltraitances médicales de genre, tel que la non connaissances des symptômes d’infarctus ect...
      http://www.feroce.co/symptomes-avc-femmes

      Ca me fait pensé à une chose que j’ai toujours entendu par rapport à ca. Une désaprobation des femmes qui n’assument pas leur age sois disant. Pour les femmes qui « s’habillent encore comme des ados » et qui devraient s’habiller en vieille dame (jupes longue, vetements sobres et discrets...). Ca m’a toujours heurté d’entendre ca et c’est toujours très vivace.
      par exemple ce site de conseil vestimentaires pour les femmes de 50 ans indique :

      En portant la jupe au genou, vous êtes certaine de ne pas vous tromper. Les femmes de plus de 5 pieds 4 pouces peuvent également la porter sous le genou, tandis que les plus petites peuvent opter pour des modèles un peu plus courts qui se portent au dessus.

      Le col roulé ou le col châle sont de bonnes alternatives pour les femmes de plus de 50 ans.

      Qu’il soit de couleur contrastante ou de la même couleur que votre tenue, le veston est souvent la touche finale qui fait toute la différence ! On peut même se permettre un brin de folie. Ayez une touche d’originalité dans le choix du tissu, de la texture ou de la couleur.

      À partir d’un certain âge, pas de décolleté plongeant ! Une encolure ronde convient mieux aux petites poitrines tandis que les femmes à poitrines fortes devraient privilégier les encolures en V (plutôt que carrée) et éviter les encolures montantes.

      https://www.lebelage.ca/sante-et-mieux-etre/beaute/conseils-mode-pour-femmes-de-50-ans-et-plus?page=all

    • Ce que je pense aussi sur le sujet c’est que les femmes affrontent avec beaucoup de courage cette période qu’elles regardent en face, ont le courage de l’appeler par son nom, la ménopause (qu’elles vivent toutes très différemment, de façon plus ou moins agréable d’après ce que j’en comprends), quand les hommes n’ont évidemment pas le courage, même pas entre eux, surtout pas entre eux, de parler d’un déclin tout à fait similaire, même s’il semble plus progressif (et quand je dis plus progressif, je me demande même si je ne dis pas cela pour me rassurer moi-même), alors que c’est quand même assez flagrant.

    • Pour l’andropause, j’ai l’impression que les hommes n’en parlent pas et prennent du viagra souvent en cachette. Sur le sujet de l’andropause j’ai trouvé ca :
      http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/7431-andropause-chez-l-homme-symptomes

      sur la consommation de viagra :
      http://www.planetoscope.com/lamour/1364-consommation-mondiale-de-viagra.html

      Il y a pas mal de campagne de sensibilisation aux problèmes erectiles masculins on en parle quant même un peu mais sans prononcé le mot andropause. Ce n’est jamais l’occasion de remettre en cause le sexe non pénétratif. Pourtant au niveau confort de vie tout le monde y gagnerait. Les femmes qui ont les vagins secs à cause de la ménopause et l’espérance de vie des hommes qui s’exposent à des problèmes grave à cause du viagra qui agit sur le fonctionnement du cœur.

    • Merci à vous tous @mad_meg @aude_v @philippe_de_jonckheere pour vos liens, la qualité et la sincèrité de vos commentaires. J’ai beaucoup de plaisir à vous lire. Au fait j’ai commencé la lecture d’ Une fuite en Egypte .

      Récapitulatif des symptômes de l’andropause :

      Une baisse de la libido.
      Des érections moins rigides et moins fréquentes.
      Des épisodes de sudation indépendants d’une dépense physique.
      Une fatigabilité plus fréquente, une récupération physique plus
      laborieuse après efforts.
      Des troubles du sommeil.
      Une nervosité accrue, une irritabilité plus fréquente.
      Une tendance dépressive.
      Une diminution de la masse musculaire.
      Une augmentation du périmètre abdominal.
      Une fragilité osseuse.
      Des douleurs musculaires et articulaires plus fréquentes.
      Une régression de la pilosité.

      Cela ressemble en de nombreux points à la ménopause.

    • Merci @marielle :)
      Pour l’andropause je suis surprise de la ressemblance avec la ménopause. Avec quant même il me semble une monté progressive qui change pas mal la manière de vivre les choses.
      Sur la ménopause il y a quelques ressources sympas sur #radiorageuses
      Ici une disscution sur le sujet :
      http://radiorageuses.net/spip.php?article687
      et là des témoignages :
      http://radiorageuses.net/spip.php?article106
      #radio #ménopause #andropause

    • Je peux vous faire part de mon expérience personnelle de ménopausée :)
      La plus grande souffrance pour moi a été de me voir partir en vrille comme ça, pour un oui ou pour un non. Je dis de me voir parce que je ne me reconnaissais pas. Enfin, pour un oui ou pour un non, j’avais quelques raisons mais ces accès étaient très violent. Je suis quelqu’une d’hyper sensible, à fleur de peau, mais avec le temps on temporise, on relativise, on réagit moins vivement. Donc pendant deux ou trois ans je suis partie parfois en vrille et pendant ces accès j’ai pu dire des horreurs à des gens (pas beaucoup) qui avaient pu me contrarier. J’étais irascible, voilà le mot juste, irascible. Après ces accès j’étais très malheureuse parce que je ne pensais pas ces horreurs, je regrettais amèrement de les avoir dites et en plus je ne me reconnaissais pas. Sans doute aussi je traversais une période difficile dans ma vie personnelle qui n’avait rien à voir avec la ménopause. Cela exacerbait sans doute les choses. Quand ces accès ont cessé j’étais vraiment soulagée (et peut-être pas seulement moi).
      Point de vue corporel, mon corps bougeait beaucoup, j’avais l’impression parfois d’être bouffie de l’intérieur. Pas d’avoir grossi mais d’être enflée, bouffie c’est le mot. J’en ai parlé avec une copine bien plus jeune qui commence à avoir des symptômes, elle ressentait la même chose. On peut ressentir un petit cela à l’approche des règles mais dans une moindre mesure je trouve. Voilà donc cette période très inconfortable où j’avais l’impression que mon corps bougeait tout le temps a duré au moins cinq ans.
      J’ai eu quelques bouffées de chaleur mais rien de trop prégnant. Depuis jeune j’ai eu régulièrement des suées qui me prenaient la nuit, je me réveillais trempée des pieds à la tête et frissonnante, drap et oreiller mouillés. C’était donc pas pire.
      Voilà, tout cela est maintenant terminé, corps et humeur sont stabilisés. Je n’ai pas grossi, mis à part que j’ai pris une taille de soutien gorge mais j’ai tendance à penser que c’est le relâchement des tissus :)
      Du côté de la libido, le clito fonctionne bien mais je m’assèche à l’intérieur.
      Sur l’invisibilité par rapport au regard des hommes, je crois que ça me fait des vacances. Non pas que j’étais particulièrement séduisante mais ma personnalité pouvait attirer et ça m’a posé des problèmes. Je dis ça, je ne sais pas au juste mais j’ai eu des problèmes. Et puis j’ai eu tellement de déboires dans ma vie amoureuse que j’ai plus ou moins renoncé à rencontré quelqu’un. A côté de cela, la solitude ne me pèse pas tant que beaucoup, je crois.
      Voilà, je crois que j’ai fait le tour.
      Maintenant j’ai pris un petit coup de mou en début d’année en réalisant que j’avais 56 ans. Jusque là vieillir ne m’avait pas vraiment atteint mais cette année ça m’a fait un drôle d’effet. Et pour plusieurs raisons. La première, et ça j’ai pu en discuter avec d’autres personnes qui ressentent pareil, c’est qu’on a une représentation des personnes de plus de 50 ans qui ne correspond pas au ressenti qu’on a de sa propre personne. C’est clair et net. Ensuite, on fait beaucoup moins de choses dans sa journée et dans sa vie en général, on peut se sentir un peu frustré. Ou alors il faut prendre des produits. Je n’en prends pas. Et contrairement à certaines personnes qui se réveille de plus en plus tôt le matin en vieillissant, moi c’est plutôt l’inverse surtout l’hiver. Mais en ce moment ça va, je me réveille sans réveil un peu avant 7 h, comme avant.
      L’aspect le plus difficile pour moi maintenant, c’est la question professionnelle. Déjà que je suis infoutue de « mettre en avant mes compétences » je sens bien que mon âge (et aussi mon sexe) me pénalisent lourdement professionnellement parlant. Pour être franche, je ne sais comment cela va se terminer. J’ai de plus en plus de mal à décrocher des contrats, avec mon statut d’artiste j’ai droit à rien, célibataire, pareil, et pour couronner le tout j’ai toujours 16 trimestres de cotisations retraite dans la vue (merci la Cipav). Là je n’ai pas payé mes cotisations depuis juillet 2016 à la MDA ni pour la complémentaire vieillesse obligatoire. Je vais demander l’étalement de ce que je dois. Bizarrement, j’arrive à rester relativement sereine en me disant que je peux tenir un mois ou deux de plus et après on verra.

    • Pour le taux de chômage des plus de 50 ans, j’avais ce même souvenir, mais il est ancien et ne correspond plus aux chiffres actuels où depuis quelques années le taux de chômage des hommes de plus de 50 ans est devenu supérieur à celui des femmes.

      Bon, à prendre avec modération parce que, si je ne m’abuse le taux de chômage est relatif aux actifs. Et le taux d’activité des femmes de plus de 50 ans doit être inférieur à celui des hommes. Mais je n’ai pas trouvé de taux par tranche d’âge.

      série longue (et détaillée) à télécharger là
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/2388200?sommaire=2045174
      (pour ceux que ça intéresse, on y trouve aussi le détail par tranches d’âge de 5 ans)

    • Merci @odilon pour ton témoignage. Il est précieux et j’espère que tu va trouvé à nouveau du travail qui te laisse un répis. Pour les bouffées de chaleurs ca me rassure, j’en ai comme toi depuis très longtemps. Par contre pour le caractère irascible je n’ose pas imaginé ce que ca va donné avec mon tempérament quant ca va me tombé dessus...

      Merci @simplicissimus je devais avoir des statistiques anciennes aussi en tête. Je vais édité mon message pour rétablir la vérité.

    • Merci @odilon de ton témoignage. C’est vrai que la ménopause est un tabou, alors que c’est pourtant le même type de transformation que le homard adolescent dont parle Dolto. Une espèce de période de mutation qui vous surprend et vous inflige le grand #hasbeen si on en profite pas pour se féliciter d’avoir franchi le mur reproductif qui vous rend à vous même. (tant pis si j’écris mal)

      Pour rebondir sur l’invisibilité, la plupart des femmes de plus de 50 ans avec qui j’en parle l’on bien remarqué. (Surtout les copines actrices) Pas forcément qu’elles en souffrent, ça leur fait plutot des vacances de ne plus être vu. Mais quand même, non seulement ce sont la plupart des hommes qui deviennent aveugles mais aussi les plus jeunes (femmes ou hommes) que l’on a habitué à rester en troupeau et à considérer les adultes comme désagréables qui ne vous captent plus du tout, même pas du mépris, juste de l’inintérêt. Et ça m’a amusé de voir qu’une des seules qui ne l’a pas remarqué est une executive-woman sans une ride et toujours souriante qui à 50 ans en parait 30 !

      Quant au viagra, j’ai un pote qui en prenait, pour la petite histoire il pleurait que je n’ai pas envie ce jour là alors que sa pilule lui coutait si chère et qu’il l’avait déjà avalé. Je l’ai foutu dehors.

  • C’est « soit le loyer, soit manger » : la « dégringolade » d’un chômeur à Nantes
    http://www.lemonde.fr/francaises-francais/article/2017/03/06/c-est-soit-le-loyer-soit-manger-la-degringolade-d-un-chomeur-a-nantes_508983

    Son CV de chef cuisinier traîne sur la table du salon chichement meublé. Luc B. a répondu à des dizaines d’annonces depuis son #licenciement, et c’est bien la première fois qu’il se heurte à un tel silence. Voilà trente-deux ans qu’il passe de brasserie en crêperie, en choisissant, parfois, de rester quelques semaines sans activité. Sans s’inquiéter. Il savait que, du jour au lendemain, il retrouverait une place. « Dans la restauration, le boulot, ça ne manque pas. » Alors, cette fois, il ne comprend pas. Ou plutôt, il croit trop bien comprendre. A 53 ans, le voilà « trop vieux, trop cher », selon lui. Pourtant, en fin de carrière, Luc B. prétend à peine à 1 500 euros net par mois.

    #chômage #exclusion #agisme #paupérisation

  • Les plus de 50 ans ne valent-ils plus rien ?, Le Cercle
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-164956-les-plus-de-50-ans-ne-valent-ils-plus-rien-2057484.php#

    La réponse à ces questions est évidente. Mais alors, pourquoi un tiers des chômeurs aujourd’hui en France a plus de 50 ans ? Le chômage des seniors a fait en France un bond de 9,8 % en 2015. De 423 000 en 2009, leur nombre est passé à 872 000 six ans plus tard. Un senior met en moyenne 540 jours à retrouver un emploi, plus du double de temps d’un 35-49 ans. Dans notre pays, 47 % des plus de 50 ans ont un emploi, contre 74 % en Suède et aux Pays-Bas ! 

    Une étude Edenred-Ipsos réalisée l’an dernier dans le monde de l’entreprise accentue le malaise. Comme un écho à ce qui se passe en dehors, les seniors y souffrent d’un manque de considération, d’un déficit de formation, d’horizons bouchés et d’un défaut de reconnaissance de leurs talents. Une autre étude, de l’Institut Montaigne, publiée la même année, enfonce le clou : la population senior est trop coûteuse du point de vue des patrons, qui la jugent, en plus, potentiellement inadaptée aux évolutions technologiques. Déprimant, dans un contexte global de vieillissement de la population et d’un très probable recul à venir de l’âge de la retraite.

    #chômage #vieux

  • L’#âgisme : une #discrimination qui dérange ? - autrefutur.net
    http://www.autrefutur.net/L-agisme-une-discrimination-qui-derange
    le problème n’est pas les discriminations, mais bien la #compétition générale qui implique des sélections et donc des #hiérarchies et des exclusions.
    Si on interdit les discriminations actuelles, d’autres les remplaceront, parce que l’idée sous-jacente à toute notre construction sociale est qu’il n’y a pas de places pour tout le monde. Il faut donc é-li-mi-ner et tous les moyens sont bons pour tenter d’éliminer prioritairement ce qui ne nous ressemble pas !

    Mais il existe aussi des versions plus brutes, « tel homme ou telle femme politique, tu as vu l’âge qu’il a ? Faut qu’il arrête, faut laisser la place aux jeunes... ». Ne serait ce que la proposition en 2012 d’Arnaud Montebourg qui voulait interdire la députation aux personnes de plus de 67 ans ! Citons encore martin Hirsch qui en 2010 a déclaré : Il faut refaire le suffrage censitaire et donner deux voix aux jeunes quand les vieux en ont qu’une. Il faut donner autant de voix qu’on a d’années d’espérance de vie. [...] Quelqu’un qui a 40 ans devant lui devrait avoir 40 voix, quand celui qui n’a plus que 5 ans devant lui ne devrait avoir que 5 voix. »
    En fait derrière ces propos il suffirait que l’on remplaça par la couleur de peau, le sexe, l’orientation sexuelle et nous serions tous choqués.
    Rappelons que la discrimination par l’âge, dans les propos et dans les actes, est interdite par la loi, insuffisamment combattue et tolérée par trop de gens voire même prônée par des gens qui se disent très progressistes.
    Derrière ces propos et attitudes, il y a différentes causes qui se croisent. La plus importante est celle de l’infériorité supposée de la personne âgée (préjugés) et l’absence de réflexion dans les mouvements démocrates de la question de l’autonomie fonctionnelle (les notions de dépendance et de dépendance).

  • Belle-mère : figure sociale, mythe littéraire
    https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/belle-mere-figure-sociale-mythe-litteraire-0

    Depuis que j’ai annoncé la semaine dernière que cette émission serait consacrée à la figure de la belle-mère au XIXe siècle et ensuite, j’ai recueilli quelques réactions ironiques. Eh bien j’affirme que les goguenards ont tort.

    Non seulement parce qu’ils minimisent l’intérêt du sujet, celui-là il nous reste à le démontrer, mais surtout parce qu’ils me paraissent se laisser abuser par le registre du comique, par le flux des caricatures, parfois spirituelles et souvent sinistres, qui n’a guère cessé de submerger cette position familiale et sociale.

    De cette dépréciation témoignent surabondamment la petite presse, les chansons, les romans de gare et parfois la grande littérature, les cartes postales dès lors qu’elles ont fait florès et aussi, plus récemment, tout un cinéma populaire.

    Mais dès lors que l’on s’interroge sur regard largement négatif et qu’on cherche à l’expliquer, on s’aperçoit qu’il peut conduire à des considérations bien plus sérieuses sur la situation dominée des femmes longtemps dans la société, et sur l’évolution de la famille de génération en génération.

    C’est ce que démontre Yannick Ripa, mon invitée. Professeure d’histoire politique et sociale de l’Europe du XIXe siècle à l’Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, elle est spécialiste du genre, selon la formule provenant des Etats-Unis et désormais consacrée.

    Elle vient d’organiser un livre à plusieurs voix intitulé L’étonnante histoire des belles-mères. Elle y démontre avec brio que par-delà la multiplicité des chroniques singulières, des spécificités individuelles, se tisse une évolution dont la portée dépasse de beaucoup la paresse des ricanements comme celle des indifférences.

    #misogynie #histoire #femmes #vieilles #âgisme #radio #historicisation #fraternité #belles-mères #sexisme #invisibilisation_des_femmes #sorcières #marâtre #sororité

  • Chers amis mâles matures | GQ
    http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/chers-amis-males-matures/44250#USSwdPhQmHtepyWg.01

    Il y a trois possibilités. Soit les hommes préfèrent les jeunes pour des raisons esthétiques, et cette préférence-là prend le pas sur TOUTES les autres, et c’est horrible parce qu’on retiendra que le reste, l’intelligence, l’humour, la passion, ça les intéresse moins que des 90C qui tiennent. Désolée, mais l’intelligence en second choix, c’est hyper grave. Soit les hommes préfèrent les jeunes parce qu’elles sont plus « fraîches » et c’est hyper grave aussi, parce qu’ils prennent chez quelqu’un ce qu’ils sont incapables de donner : le deal est injuste. Soit ils veulent des partenaires plus vulnérables financièrement, émotionnellement, qui n’en sont pas au même niveau de stabilité qu’eux... et c’est hyper grave (et manipulateur, et sournois).

  • La vieillesse est féminine – qui s’en soucie ? - Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2004-1-page-31.htm

    De fait, les femmes âgées sont omniprésentes dans notre société ; cependant, leur apparition est marginale dans la science et dans le discours public. Les études genre ont elles aussi très longtemps négligé le sujet des « femmes âgées ». Ce thème n’est nulle part mentionné dans le plan d’action de la conférence mondiale de Pékin. Il n’y est fait référence aux femmes âgées que de manière indirecte, par exemple en lien avec les thèmes du commerce, de la santé ou de la pauvreté. Du point de vue des politiques d’égalité, il n’existe aucune mesure visant en propre les femmes âgées. Ce fait entre en contradiction flagrante avec le changement démographique de ces dernières décennies : au cours du siècle écoulé, l’espérance de vie des femmes est passée d’une moyenne de 48 ans à 82,5 ans aujourd’hui ; elle est significativement plus élevée que celle des hommes. Dans la tranche d’âge des 65-69 ans, les femmes sont déjà majoritaires, et plus l’âge avance plus ce phénomène de la « féminisation de la vieillesse » prend de l’ampleur. Les femmes représentent la grande majorité (84 %) des personnes de plus de 94 ans.
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    L’appartenance de genre influence notre vie de façon multiple de son commencement à son terme et les représentations de la manière dont les femmes et les hommes doivent se comporter sont un régulateur social important notre vie durant (Perrig-Chiello, 2001a). Ce constat devrait faire du thème des « femmes âgées » un objet brûlant des études genre, d’autant plus si l’on ajoute que la relation entre les hommes et les femmes devient tout à fait disproportionnée avec la vieillesse, en raison du fait que certaines différences se renforcent tandis que d’autres perdent de leur évidence, et du fait que les attentes en termes de rôles genrés sont tantôt diffuses, tantôt stéréotypées à l’extrême - étant donné l’ignorance des faits réels ou l’absence de volonté de les connaître.
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    Au vu de ce qui précède, on pourrait donc s’attendre à ce que les questions se rapportant aux femmes constituent, dans le champ de la gérontologie au moins, un élément essentiel de l’autodéfinition de cette discipline. Il n’en va cependant pas ainsi, même si l’on ne peut reprocher à la gérontologie d’être aveugle au genre. De fait, jusqu’aux années 80, la gérontologie s’est elle aussi orientée en fonction de critères masculins. Par la suite, on observe un effort croissant d’intégration de la catégorie du genre dans la recherche. Mais il s’agit avant tout d’un repérage ponctuel de biais masculins, d’un constat d’absence d’une perspective de genre ou de distorsion de cette dernière, plutôt que d’une confrontation méthodique et théorique avec une véritable perspective de genre au sein de la gérontologie.

    • Divers états des lieux scientifiques montrent que, dans de nombreuses cultures, les femmes âgées sont très souvent la cible du mépris et des moqueries de leur environnement en raison de leur âge. Dans le sens commun populaire aussi, la femme âgée est souvent laide et porte-malheur (Fooken, 1994). En histoire culturelle, des témoignages dressent un portrait très négatif des femmes âgées. Les arts figuratifs nous les montrent avant tout comme des êtres ayant perdu leurs charmes féminins et tout attrait sexuel. C’est ce que révèle par exemple l’examen par la gérontologue Insa Fooken (1994) de 100 000 images (photothèque Herziana à Rome), dont 1 % seulement représente des femmes âgées – la plupart du temps comme repoussoirs mettant en valeur des femmes jeunes et belles. En outre, l’image des femmes âgées est souvent associée à la thématique du pouvoir et du contrôle : sorcières, prophétesses, sibylles, entremetteuses, matrones, etc. La position traditionnelle des femmes âgées en tant que gardiennes et médiatrices d’un savoir spécifique, le plus souvent de la médecine populaire, a toujours été perçue comme menaçante. Selon Fooken, les attitudes misogynes et agressives envers les femmes âgées peuvent être interprétées comme le résultat de sentiments ambivalents (peur et admiration) face à leur « pouvoir inquiétant ».
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      La féministe Nett (1982) postule que le statut inférieur des personnes âgées s’explique par le fait que la plupart d’entre elles sont des femmes (agism as byproduct of sexism). Leur statut marginal est le résultat d’une socialisation qui assigne aux femmes le devoir existentiel de « plaire ». Certes, les femmes âgées représentent une majorité dans notre société, mais une majorité silencieuse et par conséquent inquiétante. Leur socialisation féminine leur a appris qu’elles n’ont pas leur place dans la sphère publique. Comme elles ne se profilent ni ne se sont profilées publiquement, elles ne sont en conséquence guère perçues de manière différenciée, elles font aux « autres » l’effet d’un groupe homogène, anonyme et menaçant. Autrement dit, un groupe qui offre une excellente surface de projection aux peurs et aux agressions de notre société.
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      On pourrait allonger à plaisir la liste des résultats de recherches documentant la discrimination multiforme frappant les femmes âgées : par exemple en abordant la question de la dynamique de l’identité de genre à un âge avancé (ceci en contradiction avec le stéréotype courant faisant des femmes âgées des êtres asexués) ou celle de savoir pourquoi les femmes âgées, contrairement aux hommes âgés, ne sont pas considérées comme sages ni comme particulièrement créatives (Cf. Perrig-Chiello, 2001b).

      #genre #femmes #vieillesse #ménopause #âgisme #gérontologie #féminisme

  • Regardez ce court-métrage d’anticipation sur la peur de vieillir - Reader.fr
    http://www.reader.fr/614536/regardez-ce-court-metrage-danticipation-sur-la-peur-de-vieillir

    https://www.youtube.com/watch?v=iWLcWHYmgpg

    Avec un casting assez fou : Pamela Anderson, Jane Fonda (à la voix) ou Dree Hemingway.

    Motherboard vient de mettre en ligne Connected, un court-métrage de science-fiction troublant sur la peur et l’angoisse du vieillissement. L’histoire ? Jackie (Pamela Anderson) est prof de fitness et de cardio-training.

    Exténuée, proche du burn-out et en plein questionnement sur elle-même, elle se laisse tenter par une société mystérieuse qui promet l’amélioration du corps, de l’âme et de l’esprit.

    #agisme #santé #immortalité #corps

  • L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – l’infantilisation et la sexualisation – Sexisme et Sciences humaines
    http://antisexisme.net/2016/02/06/impuissance-04

    C’est un fait bien connu : une femme est belle si elle est jeune. Il existe une différence moyenne d’âge au sein des couples hétérosexuels, la femme étant généralement plus jeune que son conjoint. Cette différence est presque universelle, puisqu’une étude a montré que, dans les années 1990 et 2000, l’homme était en moyenne plus âgé que sa conjointe dans 201 pays sur 2021. En France, en 1999, les hommes en couple avec une femme avaient en moyenne 2,6 ans de plus que leur conjointe2. Dans 70% des cas, l’homme était né au moins l’année avant sa compagne, alors que la situation inverse n’existait que dans 20% des cas ; dans 10% des couples hétérosexuels, les deux partenaires étaient né∙e∙s la même année. Dans environ 6% des couples, l’homme avait au moins 10 ans d’écart avec sa compagne (la situation inverse représentait moins de 1% des couples). Notons néanmoins que la différence moyenne d’âge entre partenaires hétérosexuels s’est réduite entre les années 1950 et 1990 (mais les écarts d’âge importants ont été en progression)2.

    #beauté #sexisme

    • Mais zuteux, tu arrives toujours avant moi pour étoiler ces articles !

      Les représentations des #femmes âgées dans les médias sont révélatrices du fait qu’elles sont désexualisées. Ayant perdu de leur principal intérêt (le fait qu’elles soient de beaux objets sexuels), elles sont systématiquement sous-représentées, que ce soit à la télévision, dans les publicités, les films, les magazines, ou la littérature pour enfants6. Une étude américaine7 sur les publicités à la télévision indique que parmi les femmes représentées, seulement 7.3% ont 50 ans ou plus, contre 16.1% pour les hommes. Par ailleurs, les hommes de plus de 50 ans ont deux fois plus de chance d’être représentés comme personnage principal de la publicité. De plus, 22.5% des hommes de plus de 50 ans sont représentés donnant des ordres, contre seulement 4.7% des femmes de 50 ans ou plus. Enfin, si les femmes jeunes sont assez fréquemment sexualisées (par exemple, 7% des femmes âgées de 20 à 39 ans portent des vêtements « provocants » dans ces publicités), ce n’est plus le cas des femmes de plus de 50 ans (aucune ne porte de vêtements provocants).

      #agisme

    • Des fois, j’ai l’impression qu’on a des centres d’intérêt en commun… bizarre, non ?

      Tiens, là, je suis en train de lire Classer, dominer - Qui sont les « Autres » ? de Christine Delphy. Ben, elle est tellement d’accord avec moi, que j’arrête de surligner avant d’y avoir passé tout le bouquin.
      Bizarre, quand même…

  • http://www.b-a-m.org/2015/10/o-s-contre-lagisme-a-labordage

    Emission du 16 octobre 2015, nous avons discuter d’âgisme, avec Elise de la revue #Labordage. L’#âgisme c’est toutes les discriminations liées à l’âge. « L’âgisme, ce n’est pas pour nous juste un concept ou un outil d’analyse, c’est un mot qui recouvre des discriminations et des oppressions que l’on dénonce. Nous sommes #anti-âgistes car nous sommes contre cette différence qui serait pour beaucoup naturelle entre enfant et adultes, personnes âgées et adultes, #mineurs et majeurEs : contre les pouvoirs prêtés à l’Adulte, contre la subordination de certaines personnes à d’autres sur critère d’âge. »

    Playlist :
    ‪Mini-Star – Faut pas, faut pas‬
    Daman & HighSmile HiFi – Children’s Oppression
    Graeme Allwright – Qu’As-Tu Appris A L’Ecole ?
    Dtracks feat La Gale – Enfants du désespoir
    Casey – Rêves illimités
    François Béranger – Le Vieux
    Jacques Dutronc – Fais Pas Ci Fais Pas Ça
    Oxmo Puccino – L’enfant seul
    AL – Il ne reste que l’espoir

  • Exemple de propagande pedocriminelle, le dernier film de Woody Allen.

    –—
    https://www.youtube.com/watch?v=LQKV9X7Di60

    Sur le figaro le prof pedocriminel imaginé par Woody Allen est qualifié de simple « névrosé » et bien sur le fait qu’"un professeur de philosophie bedonnant et totalement désabusé (Joaquin Phoenix), qui va réussir à attraper dans ses filets une belle étudiante (Emma Stone)." est valorisé.
    http://www.lefigaro.fr/cinema/2015/10/18/03002-20151018ARTFIG00012-tous-les-doubles-depressifs-de-woody-allen-ou-pre
    Le film cartonne car la prédation des jeunes filles par des dominants vieux, blancs, bedonnants et désabusé qui ont autorité sur elles, c’est la base de l’hétérosexualité.

    I’ve seen the latest Woody Allen movie trailer yesterday, and it’s the most Straight White Male Author stuff I’ve ever seen.

    I mean…

    The Man: [teaching to a fascinated class] There is a difference between a theoretical world of philosophy bullshit and real life.

    *

    The Girl: [to her boyfriend, about The Man] He’s just fascinating because he’s brilliant, but he’s a sufferer.

    *

    The Man: I can’t write cause I can’t breathe.
    The Woman Who Is About His Age: You need a muse.
    [cut to The Girl walking in the sunlight.]

    *

    The Girl: [off] He was so damned interesting. And different.

    *

    The Man: playing Russian roulette in front of his horrified students
    The Girl: What the hell are you doing?!
    The Man: This is an existential lesson better than the textbooks.

    *

    The Girl’s boyfriend: I mean you can see why I might be jealous, no?
    The Girl: That’s silly!
    The Girl: [off] The truth was I was attracted to [The Man] despite - or was it because? - he was a lost soul.

    *

    The Girl: aggressively kisses The Man
    The Man: [smiling but gently pushing her away] That’s a bad idea.

    *

    The Man: [sitting with The Girl in a restaurant] It was at this moment that my life came together.

    *

    The Girl: [to the Man] I’m completely lost, I can’t go on seeing you anymore!

    *

    The Man: [to the Girl] I wanna apologize for all the trouble I’ve caused.

    *

    The Man: [off] OK, so what are we talking about here? Morality? Choice?? Esthetics???? The randomness of life?????????

    And I’m not even exaggerating, these are exact quotes from the trailer! (Well, question marks aside.)

    I mean, the whole thing could be a series of @GuyInYourMFA tweets. It would be hilarious if it wasn’t written and directed by a famous pedophile.

    http://mamie-caro.tumblr.com/post/131158095924/ive-seen-the-latest-woody-allen-movie-trailer

    #pédocriminalité #hétérosexualité #domination #male_gaze #prédation #cinema #culture_du_viol #lolita

    voire aussi ceci : http://seenthis.net/messages/402431

  • Les derniers bars lesbiens
    http://www.vice.com/fr/video/les-derniers-bars-lesbiens
    San Francisco, New York, Washington et La Nouvelle Orléans sont quatre des plus grands terrains de fêtes homosexuelles aux États-Unis. Pourtant, les bars lesbiens de ces villes ferment les uns après les autres. Pourquoi ces endroits mettent-ils inexorablement la clé sous la porte alors que les bars gays prospèrent ? Broadly et JD Samson, musicienne des groupes Le Tigre et Men, ont traversé ...

    #jd_samson, #san francisco, #washington, #le_tigre, #amérique, #états-unis, #gentrification #communautés #classes_sociales #agisme #lgbt #queer et bien sûr #véhicules_utilitaires

    Ce qui me fait penser à The Gentrification of the Mind de Sarah Schulman.(j’y reviendrais)
    http://www.ucpress.edu/book.php?isbn=9780520280069

    • le problème semble le même a Paris

      A Paris et en France, on ne compte plus les bars, clubs, soirées réservées aux gays. En revanche, les bars lesbiens ferment à tour de rôle. En 2007, c’est la célèbre boîte de nuit Le Pulp qui met les clés sous la porte. « Le samedi soir, tu pouvais être sûre que toutes les nanas y allaient », se souvient Claudine*, 32 ans, qui traîne ses guêtres depuis des années dans les soirées parisiennes. « La fermeture du Pulp a laissé un vide dans la nuit lesbienne à Paris. Sept ans après, on m’en parle encore », expliquait à Causette Michelle Cassaro, l’ancienne patronne de l’établissement. Deuxième gros coup dur, en 2012 : la fermeture du Troisième Lieu, pour des raisons financières. « C’était un bar/resto mixte mais ils contrôlaient quand même l’accès des hommes. On pouvait y passer la soirée, boire, manger, jouer au babyfoot, c’était convivial. On n’avait pas l’impression d’être un bout de viande quand on y entrait, comme ça peut être le cas dans d’autres bars », nous explique Camille*, 26 ans. Cette jeune Parisienne en couple depuis depuis deux ans fréquentait beaucoup le milieu lesbien au temps du Pulp. Plus récemment encore, c’est le Calamity Joe, à Pigalle, qui fermait boutique.

      Comment expliquer cette vague de fermetures et le nombre disproportionné de bars gays par rapport aux bars lesbiens ? Pour le comprendre, il faut revenir à l’histoire très différente des cultures gay et lesbienne. « On a d’un côté la culture gay, inscrite autour de la sexualité et des lieux commerciaux ; de l’autre celle des lesbiennes, articulée autour du féminisme et de la politique », explique au HuffPost Natacha Chetcuti, sociologue, auteure de Se dire lesbienne (Payot & Rivages ed.). « Des années 70 à 90, la socialisation se faisait, entre les femmes, dans des lieux politisés et emblématiques. Mais l’engagement de cette génération s’est essoufflé », poursuit-elle. L’épidémie du sida a en effet changé la donne, le militantisme s’est approfondi chez les gays, avec des associations comme Act Up. Tandis que les lesbiennes ont pris leurs distances par rapport aux mouvements politiques, parce qu’elles étaient bien moins touchées par le sida. Cette désaffection du champ politique a fortement contribué à leur manque de visibilité et d’espaces dédiés.

      http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/20/lieux-lesbiens-rarefient-soirees-organisees-collectif-barbieturix-ras

    • Le doc pointe d’autres raisons, qui en fait on contribué par exemple à la fin du Pulp : non pas le manque de fréquentation, mais la hausse des loyers et la volonté des propriétaires des lieux de viser d’autres clientèles. + le fait d’être passé d’une culture de lieux à une culture de soirées, plus nomades et ponctuelles.

  • Avant-propos à La domination adulte, de Yves Bonnardel | Le blog de Christine Delphy
    https://delphysyllepse.wordpress.com/2015/09/18/avant-propos-a-la-domination-adulte-de-yves-bonnardel

    Dans toutes les sociétés connues, les enfants sont les possessions de leurs « parents » – quelle que soit la façon dont ceux-ci sont désignés. Les dispositifs consacrés en Occident à la protection de l’enfance, quand on regarde de près leur action dans les cas de violence avérés, sont en réalité là pour réaffirmer le droit supérieur des parents. Les enfants, les jeunes de notre société, sont livrés, sans contrôle de la communauté, à l’arbitraire d’un ou deux individus. On pense que les agressions sexuelles sur les enfants, qui sont en majorité le fait des parents – enfin, surtout des pères ou des oncles et grand-pères – sont dues aux particularités psychologiques des agresseurs. Mais ces agresseurs sont en réalité « Monsieur-tout-le-monde ». En fait ils sont dus à ce que les mineurs n’ont pas le droit de disposer d’eux-mêmes. On découvre maintenant que l’inceste est fréquent : mais il l’a toujours été. Simplement, avant, il existait un consensus pour ne pas en parler, pour faire comme si cela n’existait pas, alors qu’en fait, c’était tout simplement permis, à condition de ne pas le révéler. Si fréquent que Freud a renoncé à en parler, et en toute connaissance de cause, l’a maquillé en « fantasme » des victimes.

    Il en va de même des autres violences2. Récemment, quand une députée a proposé en France que les parents n’aient plus le droit de gifler ou de fesser leurs enfants, sa phrase a été accueillie dans l’Assemblée nationale par des éclats de rire. Or il est question d’actes qui sont des délits… quand ils sont commis par un adulte sur un autre adulte. L’idée que la même règle s’applique quand ils sont commis par un adulte sur un individu plus petit, plus faible, et dépendant : il y a bien de quoi s’esclaffer !

    #enfants #enfance #domination #adultes #agisme #patriarcat