• Notes anthropologiques (XXXVII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXVII

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ?
    L’argent comme monnaie d’échange

    Le sens du mot monnaie est ambigu, il peut désigner tout objet permettant des échanges : des couvertures, des nattes, des fèves de chocolat ou tout autre objet pouvant servir de moyen d’échange. Le mot est pris alors dans le sens général de « monnaie d’échange ». Cette monnaie d’échange, que l’on pourrait qualifier d’« universelle » est reconnue comme telle par les partenaires de l’échange soit qu’elle se trouve utilisée sous cette forme dans une société donnée, et de ce fait reconnue par tous les membres de ladite société, soit qu’elle ait été acceptée provisoirement comme telle après entente préalable entre les partenaires d’un échange. Nous voyons bien que la « monnaie d’échange » n’a rien d’universel et que c’est un abus de langage de parler à son sujet de « marchandise universelle » ou d’« une marchandise qui contiendrait toutes les marchandises », ce serait penser notre société (ou notre civilisation) comme universelle, comme la seule possible, comme unique. La monnaie d’échange est conventionnelle, c’est une convention sociale en relation avec une société bien définie, ou alors une convention établie provisoirement. Prétendre, par exemple, que l’argent est la monnaie universelle c’est se soumettre à l’impérialisme qui est le propre de notre civilisation partie à la conquête de l’univers. (...)

    #anthropologie #histoire #échanges #don #argent #monnaie #marchandise #Maurice_Godelier #Marx #Malinovski #Mauss

  • Les «antillais» sont-ils caribéens ?

    "On l’appelait département français, département d’outre-mer, sans savoir comment le nommer car lui même avait du mal à se situer sur la carte du Monde. Au loin, les autres îles s’étaient depuis longtemps enracinées dans leur drapeau et même si les difficultés torturaient leur destin, elles chevauchaient la mer avec la vaillance de petites nations intrépides".

    E. Pépin, Toxic Island

    Le titre de cet article peut sembler au premier abord assez paradoxal. En effet, les Antilles et la #Caraïbe sont en principe deux synonymes désignant la même région, en français, en anglais (The Caribbean / The Antilles1) en hollandais (De Caraïben / De Antillen) et en espagnol (El Caribe / Las Antillas).

    Il existe pourtant une vision française plus étroite de ce que représentent « les Antilles », par contraction de la terminologie d’ « #Antilles_françaises ». Cette perception se retrouve notamment dans la terminologie de l’Université des Antilles (sous entendu la Martinique et la Guadeloupe) et de la Guyane (UAG). Elle se retrouve aussi par exemple à travers l’appellation du principal journal de #Martinique et de #Guadeloupe : le « #France-Antilles » (la Guyane a son « France-Guyane »). On parle aussi volontiers dans les journaux de l’ « Hexagone2 » et des #Départements_d'Outre_Mer (#DOM) de la « #communauté_antillaise » pour désigner les personnes originaires de Martinique, de Guadeloupe et parfois par extension de Guyane3. Ces « Antillais » considèrent d’ailleurs leurs voisins de #Dominique et de #Sainte-Lucie comme des étrangers (pas des « Antillais ») qu’ils appellent les « Anglais ».

    La question ici posée est donc la suivante : les « Antillais » originaires de Martinique, Guadeloupe et #Guyane sont-ils caribéens ? L’histoire et la géographie rattachent leurs territoires à cet espace. Cependant, la départementalisation en 19464 a entrainé le façonnement sur un demi-siècle d’une #identité « antillaise » toute particulière, entre une #France très bien connectée (entre trois et six navettes aériennes journalières directes pour Paris, trois compagnies aériennes) mais lointaine (7 000 km, 8 heures de vol) et une Caraïbe proche (quelques centaines de kilomètres tout au plus pour les autres îles des Petites Antilles) mais au contraire très peu connectée. A titre d’exemple il est bien plus long et plus difficile de se rendre de Fort-de-France (Martinique) ou de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Kingston (Jamaïque) ou à Paramaribo (Suriname) que de se rendre à Paris. De manière encore plus caricaturale, pour se rendre par les airs depuis Fort-de-France à Roseau, capitale de l’île voisine de la Dominique située à une trentaine de kilomètres au Nord, il faut compter deux escales (Sainte-Lucie et Antigua par exemple), avant d’entamer les deux heures de routes qui relient l’aéroport de Melville Hall à la ville...

    Culture et populations tendent à rapprocher ces îles voisines. Les locuteurs de Guadeloupe, Martinique, Dominique et Sainte-Lucie peuvent par exemple se comprendre en créole (bien qu’il existe des variations notables) sans utiliser le français ni l’anglais. D’après une étude ethnologique, plus de 95% des Guadeloupéens parlent ainsi le #Créole comme #langue maternelle et le Français seulement comme langue secondaire. Plus de 80% des Martiniquais parlent eux le français et le créole comme langue maternelle (Lewis 2009). Par ailleurs, si il n’existe pas de statistiques ethniques dans les territoires français, d’après les estimations de chercheurs de l’Université de Laval (Québec) plus de 80% de la population martiniquaise et plus de 90% de la population guadeloupéenne se composent de noirs et de métisses5 6. Ces chiffres sont assez comparables à ceux de Sainte-Lucie (94% de noirs et de métisses7) et de la Dominique (95%8) bien que la part de la population noire y soit sensiblement plus forte.

    Le niveau de vie et l’éducation sont par contre beaucoup plus similaires entre les Antilles Françaises et la France qu’ils ne le sont par rapport à ces îles voisines. Les Martiniquais sont considérés comme de riches touristes à Sainte-Lucie et en Dominique (où on les appelle « the French »). Les « Anglais » sont eux plus souvent perçus comme des travailleurs pauvres, des clandestins (bienvenus pour les travaux agricoles ou de construction) ou des trafiquants de drogues en Martinique. Le PNB par habitant de la Dominique est deux fois et demi moindre que le PIB par habitant estimé pour la Martinique par l’INSEE (respectivement 7 284 euros9 et 19 600 euros10). Le PIB par habitant de la Martinique est pour sa part beaucoup plus proche du PNB par habitant total français (23 100 euros11), bien que sensiblement inférieur.

    Parmi les étudiants interrogés dans les différentes branches de l’Université des Antilles et de la Guyane, moins d’une personne sur deux se dit « caribéen » (31% en Guyane, 37% en Martinique, 52% en Guadeloupe). Quand on demande ensuite à ceux qui revendiquent une identité plurielle (par exemple Guadeloupéen et Français et Caribéen) de hiérarchiser leurs sentiments d’appartenance, moins de 15% de ces « Antillais » se disent avant tout Caribéens (12,5% pour les Guyanais, 11% pour les Martiniquais, 5% pour les Guadeloupéens). De manière générale on est ici avant tout Guyanais (43%), Martiniquais (71%) ou Guadeloupéen (78%) (Cruse 2011).

    Le contact physique avec ces différents espaces explique sans doute en partie cette représentation identitaire en rapport avec l’espace de vie : 90% des étudiants martiniquais ont déjà voyagé en France alors que seuls 56% ont déjà voyagé dans la Caraïbe (hors DOM Français). 76% des étudiants guadeloupéens ont été en France mais seuls 52% dans la Caraïbe. Les Guyanais ne sont que 50% à avoir été en France, mais seuls 25% ont par ailleurs déjà voyagé dans la Caraïbe (Cruse 2011). Clairement, l’espace vécu intègre beaucoup plus la France que la Caraïbe.

    Par ailleurs, les déplacements de ces étudiants dans la Caraïbe montrent une nette concentration dans les autres DOM français et dans les îles proches (Sainte-Lucie et Dominique). Mis à part la République dominicaine, qui est vendue comme une destination touristique aussi sur le marché des touristes « français d’Outre Mer », le reste de la Caraïbe demeure très peu visité. Le centre de gravité de l’espace vécu de ces étudiants se trouve entre la France et ses dépendances caribéennes.

    Cet espace vécu reflète parfaitement l’espace des échanges commerciaux. Si l’on prend l’exemple de la Martinique, les trois quarts des importations proviennent de l’Union Européenne (les deux tiers desquelles proviennent de France « métropolitaine »). Au contraire, seules 7% des importations proviennent de la Caraïbe. Pour ce qui est des exportations, 83% des ventes martiniquaises sont destinées à la France (Guadeloupe 57%12, France « métropolitaine » 25%) à comparer aux 3% à destination de la Caraïbe (INSEE 2009).

    Rien n’incite d’ailleurs aux #échanges entre les habitants des îles françaises et le reste des Caribéens. Les #prix des échanges sont prohibitifs, que l’on pense au transport, à l’envoi de marchandises ou même plus simplement aux appels téléphoniques. Une compagnie de téléphonie mobile comme Digicel facture par exemple les appels entre DOM 23 centimes d’euros par minute, d’un DOM vers la France « métropolitaine » 55 centimes, et d’un DOM vers « la Caraïbe13 » 73 centimes. Il est donc beaucoup moins cher d’appeler la France – et d’y entretenir des liens -, à 7 000 kilomètres, que la Dominique qu’on aperçoit depuis la côte sud de la Guadeloupe et depuis la côte Nord de la Martinique...

    L’ensemble de ces éléments montrent que, malgré leur positionnement géographique caribéen et les héritages culturels (langue créole, histoire commune, etc.), les Antilles françaises sont avant tout vécues comme des régions françaises. Ceci s’explique en grande partie par l’ensemble des politiques menées depuis la #départementalisation (politiques économiques et éducation notamment). La forte connexion avec la France (transport, commerce, médias, etc.) et la coupure avec le reste de la Caraïbe jouent un rôle particulièrement important dans ce processus.

    http://www.caribbean-atlas.com/fr/thematiques/qu-est-ce-que-la-caraibe/les-antillais-sont-ils-caribeens.html
    #mots #terminologie #vocabulaire #Antilles #colonisation #géographie_coloniale #ressources_pédagogiques

    • Jean-Claude Métraux, La #migration comme métaphore

      Le livre de Jean-Claude Métraux prend pour objet « les gens de la mer », que sont les migrants arrivés au Nord, venus des trois autres points cardinaux. Mais l’auteur l’a écrit pour « les gens de la terre », c’est-à-dire ses collègues, ceux qui, comme lui, sont des professionnels de la santé et de l’aide sociale. Et que veut-il leur dire, à ses collègues ? Trois choses : les trois parties du livre.

      2Que nous ferions bien de ne pas oublier que « nous sommes tous des migrants » (spatiaux ou temporels), que toute migration comporte une perte, donc un deuil, qui n’est pas facile à faire et que d’ailleurs, nous-mêmes, nous n’avons pas toujours réussi à mener à bien. C’est la première partie : Nous sommes tous des migrants.

      3Qu’avec notre esprit formaté par la modernité occidentale, nous nous croyons toujours supérieurs aux gens des autres cultures (même lorsque nous prétendons le contraire) et que cela nous a toujours empêché de traiter comme il faudrait les migrants venus vivre chez nous. C’est la seconde partie : Relents d’orientalisme.

      4Et qu’il nous faudrait donc apprendre à les traiter autrement. S’appuyant sur sa longue pratique professionnelle, l’auteur développe quelques idées sur la manière dont il faudrait s’y prendre. C’est la troisième partie : Paroles précieuses. Voyons tout cela d’un peu plus près.

      5Dans sa première partie, l’auteur revient sur la théorie du deuil qu’il avait déjà proposée dans son livre précédent : Deuils collectifs et création sociale1. L’individu est confronté au problème du deuil quand, en se déplaçant dans l’espace ou dans le temps, il subit la perte de « quelque chose » auquel il était attaché. Il vivait dans et il était d’un monde ; il vit maintenant, et il essaie d’être, dans un autre. L’auteur propose une phénoménologie de ce passage en suivant les étapes : quitter un monde où il vivait et dont il était, passer, entrer, vivre et, si possible, être dans un autre. De l’un à l’autre, il subit des pertes : « perte de toi », « perte de soi », « perte de sens », dont il devra « faire son deuil ». L’auteur s’intéresse aux conditions et aux processus qui favorisent la réussite d’un tel deuil.

      6Les conditions. Le deuil est réussi quand la personne parvient, non seulement à vivre, mais à être de son nouveau monde. Pour être d’un monde, il faut lui appartenir, ce qui implique d’être reconnu par les autres comme étant « des nôtres ». Certaines conditions favorisent cette intégration créatrice, que l’auteur oppose aussi bien à l’assimilation qu’à la ghettoïsation, ou, ce qui est pire encore, à la double marginalisation. Être intégré de cette manière, bien sûr, dépend d’abord de l’accueil reçu : se sentir en sécurité, valorisé, voir sa culture et ses droits respectés, tout cela renforce l’estime de soi, indispensable à l’intégration. Mais d’autres conditions sont bien utiles : ne pas se sentir seul (importance des compagnons d’errance), rester en communication avec ceux qu’on a quittés, migrer par étapes progressives, avoir un projet d’avenir et, bien entendu, apprendre la culture du pays d’accueil (notamment sa langue).

      7Les processus. L’auteur décompose le processus du deuil en étapes, comme il l’avait fait, plus extensivement, dans son livre précédent : phase de refus et de fermeture (l’individu soit nie la perte, soit cherche à ressusciter l’objet perdu) ; phase de reconnaissance de l’irréversibilité de la perte ; phase dépressive ou d’ouverture (avec sentiment de culpabilité et idéalisation de l’objet perdu) ; phase de création (il se dote d’un nouveau récit de la perte : narration). Ce processus peut se bloquer en cours de route : il peut y avoir congélation et même fossilisation du deuil.

      8Dans la seconde partie de son ouvrage, l’auteur nous propose une remarquable mise en perspective historique, appuyée sur des sources empiriques très complètes et intéressantes. Nos experts scientifiques et nos politiciens, tout imprégnés de culture occidentale moderne, qu’ils croient supérieure à toutes les cultures qui l’ont précédée, sont non seulement « complices » entre eux, mais incapables de concevoir une politique d’accueil des migrants, qui favoriserait vraiment leur « intégration créatrice » dans nos sociétés. Leur modèle a été et est resté le « modèle des déficits » : les migrants sont définis par ce qui leur manque ; ils sont priés de guérir de leur « pathologie » et de combler leurs lacunes (en langue, en qualifications, en valeurs et en normes de comportement). En clair, ils sont invités à « s’intégrer », dans le sens de « s’assimiler ».

      9De telles prémisses induisent chez la plupart des professionnels des attitudes et des conduites de déni de reconnaissance et d’objectivation de leurs « clients », qui ne peuvent aboutir qu’à l’échec des objectifs que, dans leurs discours, ils prétendent cependant vouloir atteindre. On a bien noté un changement important dans les discours à partir des années 1960 – on a remplacé quelques mots devenus péjoratifs par d’autres plus respectueux – mais dans la pratique, rien n’a véritablement changé dans la politique concrète des États, des « experts » et des professionnels.

      10Enfin, dans la troisième partie, l’auteur nous propose une attitude envers la personne en migration. Dans un beau texte très vivant, très imagé et concret, bourrés d’exemples vécus, dans lequel il s’implique lui-même, l’auteur nous explique, en se fondant sur sa propre expérience, comment il pense que devrait se dérouler la relation entre le « professionnel » et… qui ? – on ne sait plus comment le nommer : « l’usager », « le client », « l’ayant droit », « le bénéficiaire » ? Pour soutenir son argumentation, il s’appuie sur un excellent exposé de la théorie du don et de celle de la reconnaissance.

      11L’idée principale est que certaines paroles données, reçues, rendues sont plus « précieuses » que d’autres pour aboutir au résultat espéré : la réussite du processus de deuil et l’intégration créatrice de la personne concernée. Ce sont des paroles qui reconnaissent la personne, qui le respectent, qui lui font confiance, qui croient en ses capacités, qui lui permettent de partager les confidences du thérapeute, ses émotions, sa compétence limitée, ses préjugés, son impuissance. Bref, des paroles qui permettent à celui qui les reçoit de « rendre quelque chose », de rester debout, sans s’humilier, de garder la tête haute, de rester digne. Des « paroles qui soignent » l’identité blessée de l’autre.

      12Un dernier mot, qui concerne l’écriture : le livre de Jean-Claude Métraux est de la prose qui ressemble à de la poésie – à moins que ce soit l’inverse –, et qui rend le texte facile et agréable à lire. Parfois cependant, comme c’est souvent le cas avec les paraboles, il faut interpréter, décoder l’analogie, et l’on n’est pas sûr alors d’avoir compris tout ce qu’on s’imagine qu’il fallait comprendre. Mais faut-il tout comprendre d’un seul coup ? Ne vaut-il pas mieux laisser en réserve une partie du sens pour le méditer de temps en temps : mais qu’est-ce qu’il a bien pu vouloir dire avec cette histoire de grenouille disséquée dont on voit encore battre le cœur ?

      13Deux remarques critiques cependant. La première concerne la différence entre la migration spatiale et la migration temporelle. L’approche de l’auteur me paraît convenir fort bien à la première ; j’en suis moins sûr pour ce qui est de la seconde. Être un Indien d’Amérique vivant à Genève, ou être un vieillard parmi les jeunes, dans un monde qui « n’est plus comme dans le temps », me semblent être deux situations assez différentes, malgré leurs similitudes. Le migrant temporel perd le contact avec une culture parce qu’elle a, à jamais, disparu (les gens du village, leur langue, la vie rurale), mais il reste dans le cadre social et physique qu’il a toujours connu ; le migrant spatial perd le contact avec une culture, qui continue d’exister et avec le cadre dans lequel elle se situe. Le premier garde la continuité avec le passé (ceux de sa génération) et le présent (ses enfants et petits-enfants) : il peut au moins discuter et se disputer avec eux ! Ne sont-ce pas là deux pertes très différentes ?

      14La seconde observation concerne l’ « intégration créatrice », que l’auteur propose dans sa typologie (p.92) et qu’il définit par le « sens partagé », tant avec la communauté d’accueil qu’avec celle d’origine. Mais, en supposant même que cette intégration réussisse, quelle est l’importance de la domination sociale dans son processus de deuil ? Peut-on parler d’intégration créatrice si le migrant rejoint les rangs d’une catégorie sociale elle-même dominée dans la communauté d’accueil ?

      15Quoi qu’il en soit, le livre de Jean-Claude Métraux constitue, sans doute aucun, un excellent apport à une meilleure compréhension du migrant, susceptible d’aider le professionnel de bonne volonté à mieux faire son travail.


      https://journals.openedition.org/lectures/6934
      #livre

  • Des chercheurs ont réalisé une carte de flux liés pour illustrer un article lié à l’emploi mondial.
    https://onlinelibrary.wiley.com/journal/15309290

    La carte est présentée ici
    https://www.businessinsider.com.au/this-map-by-australian-researchers-shows-the-millions-of-jobs-li

    https://pic.infini.fr/JveBzEGy/mrXVHVKv.JPG

    Le billet montre par exemple que « Les travailleurs, à bas salaires, soutiennent le mode de vie australien. »
    –> un ordinateur acheté en Australie (dont le salaire moyen est de 59 700 $US) pourrait être assemblé en Chine (salaire moyen de 2 700 $US) et en Thaïlande (2 100 $US) à l’aide de circuits électroniques fabriqués aux Philippines (1 700 $US).
    –> Les Français (dont le salaire moyen est de 58 000 $US) fument des cigares fabriqués en Pologne (salaire moyen de 10 000 $US) qui dépendent de la matière première produite en Tanzanie (salaire intérieur moyen, 170 $US).

    Pour illustrer le sujet : dissociation des lieux de production (à différentes échelles, chaine productive, chaine de valeur) et de consommation à l’échelle mondiale

    #flowmap #worldmap #economie #monde #emploi #production #échanges #cartographie #cartedeflux

  • Les comportements modernes d’« Homo sapiens » apparus plus tôt que ce qu’on croyait.
    (15 mars 2018)

    Pas moins de trois articles sur cette nouvelle étude. Si la découverte de techniques habituellement utilisées il y a 200 000 ans, ont été datées d’il y a 320 000 ans et constitue donc une découverte importante, celle de leurs transports et surtout de leurs échanges via un réseau me semble plus extraordinaire encore (le Smithsonian parle de " preuves de l’ échange précoce de ressources "). (non encore lu... donc avis à suivre) .

    L’article de vulgarisation :
    http://www.ledevoir.com/societe/science/522875/sapiens-et-outils

    Les trois articles :

    Sur le transport à longue distance de pierre et de pigment (Long-distance stone transport and pigment use in the earliest Middle Stone Age) :
    http://science.sciencemag.org/content/early/2018/03/14/science.aao2646?variant=full-text&sso=1&sso_redirect_count=1&oau
    (#paywall).

    Des signes de comportement symbolique ont émergé à l’aube de notre espèce en Afrique (Signs of symbolic behavior emerged at the dawn of our species in Africa) : ici, l’article parle de " roches qu’ils devaient obtenir de sources lointaines ou par le biais de réseaux commerciaux" .
    https://www.sciencemag.org/news/2018/03/signs-symbolic-behavior-emerged-dawn-our-species-africa
    https://youtu.be/NXD0fgaZxpk

    La modification de l’environnement à cette époque :
    Environmental dynamics during the onset of the Middle Stone Age in eastern Africa
    http://science.sciencemag.org/content/early/2018/03/14/science.aao2200
    (#paywall)

    #préhistoire #technique #échanges #320_000 #Alison_S._Brooks #George_Washington_University Bassin_d’Olorgesailie #Kenya #Afrique

  • Notes anthropologiques (VI)

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-VI

    Autrefois, au moment de la découverte du Nouveau Monde, les cartographes faisaient surtout allusion aux temps antiques pour rendre compréhensibles, à leurs propres yeux et aux yeux de leurs lecteurs, les mœurs et les usages des peuples qu’ils découvraient. De nos jours les anthropologues se réfèrent surtout à leur civilisation, à ce qu’ils connaissent, pour rendre compréhensibles à leurs propres yeux et à ceux de leurs lecteurs les peuples qu’ils étudient. Ce changement d’attitude est, en lui-même, significatif. Au XVIe siècle la colonisation de nouveaux territoires ne faisait que commencer et l’on cherchait surtout à établir des comptoirs commerciaux sur les côtes ou au bord des fleuves sans nécessairement entreprendre la conquête d’un empire colonial. Les peuples et leur mode de vie étaient perçus comme une curiosité et l’observation de leurs mœurs était encore, pour peu de temps, désintéressée. (...)

    #anthropologie #potlatch #don #échanges #Marcel_Mauss #Malinowski #Viveiros_de_Castro

  • Notes anthropologiques (V)

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-V

    Le don est au commencement. C’est ce qui fonde une communauté humaine : la femme ne garde pas pour elle les baies qu’elle aura cueillies, elle les donne, le chasseur ne garde pas pour lui le gibier qu’il aura tué, il le donne. Et le don n’est pas le partage, la femme comme l’homme ne gardent rien pour eux, c’est le jeu ! Le partage, c’est le droit ; le don c’est autre chose, le don, c’est le spirituel. Bien sûr, ils ne sont pas exclus pour autant de la communauté et ils recevront à leur tour (et en retour) de la nourriture de la part des autres membres de la tribu, mais ce retour est en suspens ; c’est dans cette suspension du temps que se trouve l’esprit, c’est dans cette suspension du temps, dans cette vacance, que l’humain prend naissance. Le don est au commencement et il reste l’élément essentiel de toute communauté humaine ; encore aujourd’hui, il arrive à survivre (difficilement) dans un monde marchand qui lui est absolument contraire ! (...)

    #don #échanges #hei-tiki #Maori #Marcel_Mauss #Lévi-Strauss #communauté

  • La #France veut développer son business avec #Israël
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070917/la-france-veut-developper-son-business-avec-israel

    « Je condamne donc toute forme de boycott », a fermement répété Bruno #Le_Maire, en visite à Tel Aviv. Sans évoquer le conflit israélo-palestinien, la colonisation et les négociations en panne, le ministre de l’économie a encouragé les entreprises françaises à investir davantage en Israël et s’est dit déterminé à développer les échanges commerciaux entre les deux pays.

    #International #échanges_franco-isaréliens

  • West African Food Systems and Changing Consumer Demands - Papers - OECD iLibrary

    http://www.oecd-ilibrary.org/development/west-african-food-systems-and-changing-consumer-demands_b165522b-en

    Fueled by a burgeoning population, urbanisation and income growth, West African food demand is rapidly transforming, with striking increases in total quantities demanded, growing preference for convenience, diversification of diets towards more perishable products, and an increased concern for product quality. These changes provide great opportunities for the West African food system to increase production, value added, job creation and food security. Yet a number of structural and policy constraints continue to threaten the ability of West Africa to seize these opportunities. This paper analyses the key drivers of change and their implications on the various demands facing the food system. It then looks at how different elements of the food system respond to evolving demands, discusses the constraints to more effective responses, and finally considers some policy implications and key recommendations, particularly in the context of the ECOWAS-led efforts to develop and implement more effective regional agricultural policies.

    #afrique_ouest #circulation #échanges #alimentation #commerce

  • The biggest problem for Trump’s border wall isn’t money. It’s getting the land.

    Tamez fought the government in federal court. During seven years of litigation and negotiation, she became famous for resisting the border fence. The government eventually paid her $56,000 for a quarter-acre the fence sits on and gave her a code to open a gate so she can access her land to its south.

    Imagine this playing out over and over again along the 1,300 miles of borderlands that President Trump wants to wall up. “We will soon begin the construction of a great wall along our southern border,” Trump promised Tuesday night in an address to Congress. “It will be started ahead of schedule, and, when finished, it will be a very effective weapon against drugs and crime.”

    https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2017/03/03/the-biggest-problem-with-trumps-border-wall-isnt-money-its-getting-the-land/?postshare=2361488659805129&tid=ss_tw
    #aménagement_du_territoire #terres #murs #barrières_frontalières #résistance #frontières #USA #Etats-Unis
    cc @daphne @albertocampiphoto @marty @reka

    • Sur le même sujet dans le passé...

      Donald Trump’s Great Wall of eminent domain

      Randal John Meyer of the Cato Institute has an interesting article explaining how Donald Trump’s plan to build a wall across the Mexican border would require the use of eminent domain to forcibly displace large numbers of American property owners: What Donald Trump doesn’t want you to know about his plan to build a “Great Wall” between the U.S. and Mexico: He’d need to steal private property from Americans to build it.

      https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2016/04/01/donald-trumps-great-wall-of-eminent-domain
      #propriété_privée

    • Landowners Likely To Bring More Lawsuits As Trump Moves On Border Wall

      Hundreds of irate landowners along the river have protested what they call a government land grab to install the controversial fence. Their cases landed before U.S. District Judge Andrew Hanen in Brownsville. He calls himself “the fence judge.”

      http://www.npr.org/2017/02/23/516895052/landowners-likely-to-bring-more-lawsuits-as-trump-moves-on-border-wall

    • ‘Impenetrable, physical, tall’: Colbert uses Trump’s speeches to calculate border-wall costs

      If President Trump is the finicky client describing what he wants for a monstrous wall-building project along the Mexican border, Stephen Colbert is the flummoxed architect trying to fashion a blueprint from his bombastic adjectives.

      https://www.washingtonpost.com/news/style/wp/2017/03/11/impenetrable-physical-tall-colbert-uses-trumps-speeches-to-calculate
      #coût #prix #satire

    • Americans and Mexicans living at the border are more connected than divided

      During my travels, I started thinking of the space between the two countries as a kind of “third nation.” I confess, I’ve never heard anyone in a border city refer to their turf as a third nation. Locals have many other ways of describing their special connection across the line, like “twin cities” and “ciudades hermanas” (sister cities). Some even call themselves “transborder citizens” living in a “transfrontier metropolis.”

      http://www.sanluisobispo.com/opinion/article138142578.html
      #liens #connexions #échanges

    • Las grietas del muro

      Este material cuenta con derechos de propiedad intelectual. De no existir previa autorización por escrito de EL UNIVERSAL, Compañía Periodística Nacional S. A. de C. V., queda expresamente prohibida la publicación, retransmisión, distribución, venta, edición y cualquier otro uso de los contenidos (Incluyendo, pero no limitado a, contenido, texto, fotografías, audios, videos y logotipos). Si desea hacer uso de este contenido por favor comuníquese a la Agencia de Noticias de El Universal, al 57091313 extensión 2425. Muchas gracias.

      http://www.eluniversal.com.mx/entrada-de-opinion/articulo/carlos-heredia-zubieta/mundo/2017/04/2/las-grietas-del-muro

    • The Trump Administration is Hiring 12 Attorneys to Seize Land for His Border Wall

      The Trump administration is hiring a small army of attorneys to fight landowners so the government can seize the property needed to build the wall on the U.S.-Mexico border that President Donald Trump promised his supporters.

      It is not clear how many Americans will have their land seized, how long the process will take, or how much it will cost, according to a new report published by Democrats on the Senate Homeland Security Committee Monday. But the administration is gearing up for a fight nonetheless.

      http://www.newsweek.com/trump-administration-hiring-12-attorneys-seize-land-his-border-wall-710444

    • Le « mur » de Trump va bientôt traverser leur jardin

      Dans la vallée du Rio Grande, la plupart des terrains où le mur de Donald Trump doit être construit sont privés. Les propriétaires tentent de résister face à un État qui a tous les droits, y compris celui de les flouer. Deuxième volet de notre série de reportages au sud du Texas, à la frontière mexicaine.


      https://www.mediapart.fr/journal/international/030319/le-mur-de-trump-va-bientot-traverser-leur-jardin

    • Rio Grande Valley Landowners Plan To Fight Border Wall Expansion

      President Trump last week vetoed a congressional measure aimed at blocking his national emergency declaration. The next battle over that emergency declaration will likely be in the courts.

      Meanwhile, planning for extending the border wall is already happening in Texas’ Rio Grande Valley.

      More than 570 landowners in two counties, Hidalgo and Starr, have received right-of-entry letters from the government asking to survey their land for possible border wall construction.

      Eloisa Tamez lives in El Calaboz, a small town outside of Brownsville, Texas. In 2007, she received a phone call that she describes as life-changing.

      “I was notified by two border patrolmen, that ’did I know that my property was in the path of the planned construction of the border wall,’” Tamez said. “I told them I did not know.”

      The government wanted permission to access her land to survey it, but she refused, so they took her court, where her case dragged on for months, but, eventually — she lost her case.

      “Within 24 hours after he gave the order, they built that,” Tamez said, referring to the wall that now sits behind her property.

      Next, came the battle for compensation.

      The government originally low-balled her, she said, so she sued for more.

      “The settlement that I got, which was $56,000,” Tamez said. “I converted some of that for scholarships for graduate nursing students.”

      Tamez said she didn’t want the money and just wanted her land, without a wall.

      Tamez’s experiences in dealing with the government back then is similar to what other landowners went through — they fought, they lost, the wall was built.

      Now it seems like those legal skirmishes will begin again.

      Efrén Olivares, director of the racial and economic justice program at the Texas Civil Rights Project, said this time around it seems more people will be impacted, but is hopeful more residents now know their rights.

      “What happened last time ... a lot of people didn’t know they didn’t have to accept the first offer, so they signed without knowing they were giving up their rights,” Olivares said.

      Olivares said landowners in the Rio Grande Valley should know the courts can weigh in on the surveying and the compensation amounts.

      In this latest effort to extend the wall, Congress has required the federal government to meet with local officials to discuss design and alignment of the border barrier.

      In Starr county, Roma Mayor Roberto Salinas said he met with local Border Patrol officials three weeks ago to try to negotiate on behalf of his community.

      “Right now what’s planned below the center of town is an 18 feet steel fence,” Mayor Salinas said. “We think that would be a detriment to tourism, instead what we would like to see is something more like a concrete barrier built with some decorative fencing on top of it that would enhance tourism.”

      Salinas said the border patrol officials were receptive, but there’s no official contract.

      Mayor Salinas said he understands both sides of the wall debate.

      “Border Patrol and Homeland Security say they need the fence in order to do their jobs. I’m a big supporter of Border Patrol and Homeland Security and if they say they need it, I think we should comply and give them what they need,” Salinas said.

      The mayor said border officials assured him no homes would be displaced during the construction of a new border wall, but he’s skeptical because they’ve walked back commitments in the past.

      Ninety-year-old Elvira Canales lives in Salineño, a 15-minute drive west of Roma.

      She said she recently talked to the Army Corps of Engineers about an upcoming road construction project near her property by the Rio Grande. Canales said she’ll take legal action if the government tries to take her land for the road, or for the proposed wall.

      “I won’t sell it, or I won’t give it permission because it’s my property for generations and generations,” Canales said.

      The Canales family has not yet received an official letter from the government asking for permission to survey their land.

      U.S. Customs and Border Protection officials provided NPR with a statement saying they prefer to avoid homes and other structures, and are in the preliminary stages of planning and designing in Starr County. CBP also said it has not finalized border wall construction timelines for the county.

      https://www.npr.org/2019/03/19/704116416/rio-grande-valley-landowners-plan-to-fight-border-wall-expansion?t=155306324746

  • Planète spéculative
    https://visionscarto.net/planete-speculative-et-economie-de-la-banane

    Titre : Planète spéculative Mots-clés : #Finance #Bourse #Capitalisation #Capitalisation_boursière #Spéculation #Criminalité_financière #mondialisation #Échanges #PIB #Produits_dérivés Auteur : Philippe Rekacewicz Date de création : 2011 Tout ce que nous pouvons faire, c’est graviter autour… Rien n’est plus opaque que la grande finance spéculative. Mais, grâce au travail de fourmi des organisations non gouvernementales et de certains magistrats, on sait qu’elle représente des volumes de (...)

    #Collection_cartographique

  • Kipsigis - Chemirocha - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=lA8BJLveduA

    Fascinante version... Jimmy Rodgers - Chemiroga

    Le premier commentaire (datant de 10 mois avant l’article du New Yorker dit :

    “Jimmy Rogers” was a guitarist in the USA in the 1930s. This song was composed after Kipsigis people heard one of his records - an interesting example of cultural sharing.

    #domaine_public #échanges_culturels

  • The Magnificent Cross-Cultural Recordings of Kenya’s Kipsigis Tribe - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/culture/cultural-comment/the-magnificent-cross-cultural-recordings-of-kenyas-kipsigis-tribe

    In 1950, Hugh Tracey, a British-born ethnomusicologist, travelled to Kapkatet, Kenya, to record the native songs of the Kipsigis, a pastoral tribe based in the western highlands of the Rift Valley. Tracey had been studying African music since 1921,

    Tracey believed that the indigenous music of Africa was being slowly eradicated and that this was a grave tragedy, and he was right. But while the impulse toward preservation is laudable—Tracey wanted to protect something he respected, and was acting in service of a population he loved—very few creative expressions, no matter how remote, are ever actually free of foreign winds. “Chemirocha III,” it turns out, is no exception. The more the Kipsigi girls repeat the song’s title—with a deliberate pause between the second and third syllable, as if it were two words, Chimi Rocha, Chimi Rocha, Chimi Rocha—the more it becomes clear that, as Tracey discovered, the Kipsigi girls were in fact singing the name of the American country star Jimmie Rodgers.

    At some point between 1927 and 1950, a handful of 78-r.p.m. records containing songs yodelled by Rodgers were brought to East Africa, played on portable turntables, and then left behind by Christian missionaries. Rodgers has long been considered one of the forefathers of commercial country music; at the time of his death, in 1933 (he died young, of tuberculosis), he accounted for nearly ten per cent of RCA Victor’s record sales. Rodgers’s “blue yodels,” in which his voice leaps and undulates wildly—maybe in an approximation of a lonesome train whistle, a sound that Rodgers, who had worked for years as a brakeman on the New Orleans and Northeastern Railroad, had likely internalized—were hugely popular. Bob Dylan later said that Rodgers’s yodel “defies the rational and conjecturing mind.”

    The Chemirocha-as-Jimmie-Rodgers story can seem apocryphal—it is too strange, too funny—but both Tracey and the Kipsigis themselves later corroborated and repeated it. “Chemirocha III” is the sound of Rodgers’s strange, melancholy warble, refracted through the imaginations of giddy Kenyan girls. And it is captivating.

    The story of “Chemirocha III” feels like an object lesson in the inadvertent benefits of intercultural melding, and of the slipperiness of “purity” itself—as a musical idea, or otherwise. The fact that a record of mid-century African field recordings made by a British folklorist contains a Kenyan folk song inspired by an early country singer from Meridian, Mississippi, himself supposedly inspirited by Swiss yodellers and Celtic hymns and African-American gandy dancers, themselves the descendants of slaves brought to America from Africa, is dizzying, but it still raises important questions about how culture actually moves.

    #musique #domaine_public #ethnomusicologie #échanges_culturels

  • Interactive : Mapping the Flow of International Trade

    http://www.visualcapitalist.com/interactive-mapping-flow-international-trade

    Je référence juste, pas eu le temps voir en détail. A explorer donc pour ceux que ça intéresse.

    Interactive: Mapping the Flow of International Trade

    The interactive visualization you see in this post was created by data visualization expert Max Galka from the Metrocosm blog. (Also check out his new project, Blueshift, which allows users to upload data and visualize it on maps with no coding required.)

    Trade is an essential part of economic prosperity, but how much do you know about global trade?

    Today’s visualization helps to map international trade on a 3D globe, plotting the exchange of goods between countries. It enables the abstract concept of trade to become more tactile, and at the same time the visuals make it easier to absorb information.

    #commerce #commerce_mondiale #transport #échanges #commerce_international #balance_commerciale

  • La Méditerranée Sud à l’heure chinoise – Mondes Sociaux
    http://sms.hypotheses.org/8609

    Malgré les turbulences qui secouent la région, les pays du sud et de l’est de la Méditerranée demeurent des espaces-clés afin d’observer comment l’arrivée de produits made in China reconfigure les centralités commerciales et les réseaux marchands en Algérie, mais aussi au Maroc, au Kurdistan irakien, en Tunisie… et en Chine.

    #Chine #échanges

  • Seed Libraries Are Sprouting Up Across the Planet, and Corporate Dominated Govts Are Trying to Stop Them | Alternet
    http://www.alternet.org/environment/seed-libraries-are-sprouting-across-planet-and-corporate-dominated-govts-a

    Seed libraries—a type of agricultural commons where gardeners and farmers can borrow and share seed varieties, enriching their biodiversity and nutrition—have sprouted up across the U.S. in recent years, as more Americans seek connection to food and the land. This new variety of seed sharing has blossomed from just a dozen libraries in 2010 to more than 300 today. The sharing of seeds “represents embedded knowledge that we’ve collected over 10,000 years,” says Jamie Harvie, executive director of the Institute for a Sustainable Future, based in Duluth, Minnesota. “Healthy resilient communities are characterized not by how we control other people, and more about valuing relationships.”

    #semences #granothèque #partage #échanges

  • Le Gabon et l’Union européenne rapprochent leurs intérêts
    http://fr.myeurop.info/2016/08/04/le-gabon-et-l-union-europ-enne-rapprochent-leurs-int-r-ts-14688

    La Rédaction

    Les dernières visites de délégués européens au Gabon ont confirmé la relation de confiance qui dure depuis plusieurs années entre Bruxelles et Libreville. De plus en plus fructueux, ces échanges confortent le Gabon dans la politique économique et sociale engagée depuis 2009.

    Fin juin, une délégation de l’Union européenne lire la suite

    #INFO #Économie

  • Salut tout le monde,
    le programme de khâgne pour l’an prochain vient de sortir pour le concours de l’ENS de Lyon, je suis donc preneur de toute information, actualité, référence scientifique ou autre sur la question suivante : « #Population et #inégalités dans le monde ».
    #démographie #géographie #mobilités
    @reka @cdb_77 @odilon


    La lettre de cadrage est la suivante :

    Population et inégalités dans le monde

    La question au programme invite les candidats à rapprocher l’analyse des dynamiques #démographiques de l’étude des inégalités, des processus dont elles résultent et des dispositifs mis en oeuvre pour tenter de les réduire. La compréhension des dynamiques démographiques est au coeur de la réflexion géographique et l’analyse des inégalités est centrale pour la compréhension du monde globalisé. Les inégalités peuvent être définies comme des disparités - diversement perçues, construites et traitées socialement dans le monde – en matière d’accès aux biens, aux ressources et aux services. Elles recoupent plusieurs domaines qui relèvent plus largement du #développement humain. Plusieurs dimensions peuvent être prises en compte telles que les conditions d’existence, les #revenus, l’accès aux services de base, la #santé, l’#éducation, les #ressources, la #sécurité, la #justice, les droits fondamentaux.

    Il s’agit de se demander dans quelle mesure les inégalités persistent ou s’accroissent, dans un contexte d’évolution des situations de développement et de mondialisation qui tendent à reconfigurer les caractéristiques démographiques des populations humaines.

    La question invite à considérer les interactions entre population et inégalités. Les différents types de dynamiques démographiques génèrent des motifs et des formes de répartition des populations et des inégalités. Ces inégalités sont, à leur tour, à l’origine de nouvelles dynamiques démographiques.

    Les relations réciproques entre démographie et inégalités doivent être analysées sur un plan géographique, à différentes échelles (mondiale, régionale et intra-régionale). Des travaux menés à l’échelle locale seront mobilisables dans la mesure où ils servent à illustrer des processus et des dynamiques liées aux inégalités au sein des populations. Au-delà des grandes formes de #distribution spatiale, il s’agira aussi de considérer les #flux de population en relation avec les grands types d’inégalités dans le monde. Les inégalités d’accès à des biens fondamentaux tels que l’#eau potable et l’#alimentation génèrent, par exemple, de multiples formes de #mobilités et de #conflits. De même, les enjeux sociaux liés au #vieillissement des populations s’expriment sous différentes formes selon les régions du monde. Enfin, il conviendra d’aborder des champs traités plus récemment par la géographie telles que les études de #genre, les logiques de l’#exclusion sociale au détriment de celles de l’intégration, les formes de s#égrégation et de #discrimination, les régimes de #visibilité/invisibilité.
    La connaissance des principaux indicateurs synthétiques de mesure des inégalités (IDH, PIB, PPA…) est attendue. Leur spatialisation permet une lecture géographique des inégalités, à plusieurs échelles. En outre, la prise en compte de différentes approches des inégalités (par les capabilités, par exemple) complètera les informations données par les indicateurs synthétiques. Concernant les dynamiques démographiques, la connaissance des caractéristiques d’une population (pyramide des âges, sex ratio, stratifications sociales…), des indicateurs démographiques (taux de fécondité, taux de natalité…), des composantes, rythmes et modalités de la croissance (solde naturel, solde migratoire, transition démographique, vieillissement…) permet de poser des jalons de compréhension. L’analyse de ces différents paramètres devra être menée dans une perspective comparative, en cherchant à repérer et à expliquer les principaux contrastes géographiques et les discontinuités spatiales qui en résultent.
    Les principaux processus causant les inégalités au sein des populations devront être étudiés. La #croissance de la population mondiale est en effet à mettre en lien avec l’organisation des sociétés contemporaines et avec les processus globaux, qu’il s’agisse de la #mondialisation, des enjeux démographiques des changements environnementaux, des problématiques de santé globale, de l’émergence de nouveaux régimes #migratoires, ou des transformations sociales. L’analyse géographique doit considérer les conséquences spatiales du très fort accroissement démographique dans ses différentes dimensions régionales. Les processus tels que l’#urbanisation ou la #littoralisation devront être connus. A l’inverse, la décroissance démographique dans certaines régions ou dans certains Etats, conséquence d’un déficit naturel et/ou de l’#émigration renvoient à des formes d’organisation des territoires à ne pas négliger. La question implique enfin d’analyser les #transitions,
    la transition démographique en premier lieu mais également les transitions urbaine, alimentaire et mobilitaire. Il faudra aussi prendre en compte de nouveaux niveaux d’organisation : les inégalités peuvent être saisies au niveau des groupes humains, où les questions de #genre importent. Ces processus conduiront à analyser de manière critique les grandes catégories de lecture et de classification du monde sous l’angle de la population (opposition #Nord/Sud, ou jeunes/vieux par exemple).
    Au-delà de la connaissance des contrastes économiques et sociaux, le programme invite à s’interroger sur les réponses apportées par les acteurs géographiques et territoriaux aux situations d’inégalité. Les principales stratégies de réduction des inégalités entre individus et entre territoires, devront être abordées. D’un côté, les populations génèrent elles-mêmes des dynamiques pour s’extraire de leurs difficultés socio-territoriales (rôle croissant des #femmes dans ces dynamiques, logiques migratoires, nouvelles formes de #solidarité…). D’un autre côté, les politiques et les programmes de lutte contre les inégalités sont menés à différentes échelles et visent à garantir un meilleur accès aux ressources (éducation, emploi, NTIC) à toutes les populations, quel que soit leur lieu de naissance (région prospère ou en retard de développement, ville ou campagne) et leurs caractéristiques (âge, genre, #ethnie, orientation sexuelle). Ces politiques sont portées par des acteurs de nature très diverse (organisations internationales et régionales, Etats, organisations non gouvernementales et, de plus en plus, organismes privés). A ce sujet on pourra mettre en évidence le retrait de l’Etat de certains grands programmes de réduction des inégalités (comme l’Aide publique au développement) au profit d’autres acteurs. La connaissance de quelques grandes politiques démographiques incitatives, des évolutions des modalités de l’aide au développement pour les pays du Sud ou des mesures de protection sociale et de leurs impacts spatiaux dans les pays du Nord est attendue.

  • C’est à Toulouse qu’est né le capitalisme, au XIVe siècle - 18/07/2015 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/18/2145933-est-toulouse-est-capitalisme-xive-siecle.html

    La première société par actions moderne est née au Bazacle, sur les bords de la Garonne au Moyen Âge. Une thèse, qui vient d’être rééditée en anglais par l’Université de Yale, démontre que les meuniers toulousains ont inventé les bases du capitalisme.

    La thèse publiée par l’historien du droit Germain Sicard en 1952 était un peu tombée dans l’oubli, mais elle devrait avoir un retentissement international grâce à une réédition en anglais, publiée le 14 juillet dernier aux presses de l’Université de Yale. 63 ans après, cette thèse ressort du placard grâce à un professeur de la prestigieuse fac américaine qui s’est passionné pour l’histoire des Moulins de la Garonne. Will Goetzmann est venu consulter les archives départementales et est tombé sur le mémoire deGermain Sicard, qui prouve que c’est à Toulouse, au Moyen Âge, que sont nées les premières sociétés par actions. Un sacré scoop pour la ville de Jean Tirole, notre prix Nobel d’Economie !

    Dans son mémoire de thèse, Germain Sicard démontre comment des structures totalement inédites se sont organisées au XIVe siècle pour gérer les moulins à blé installés sur le site du Bazacle, en bord de Garonne. Le fonctionnement de ces entreprises présentait déjà les principales caractéristiques d’une société par actions d’aujourd’hui. Des centaines de propriétaires, les « pariers », qui pouvaient être des propriétaires de moulins mais aussi des particuliers, commerçants, banquiers, notables ou encore des institutions (établissements religieux, collèges) investissaient dans les moulins à blé en achetant des « uchaux » (actions). Des femmes, fait rare au Moyen Âge étaient aussi actionnaires. Tous les porteurs se partageaient les dividendes de cette activité lucrative, en reversant une petite partie, sorte de participation, aux employés. Ils se réunissaient chaque année en conseil général des actionnaires et élisaient leurs représentants. Assez vite, à la tête de cette organisation apparurent des dirigeants élus, ancêtres de nos PDG.

    Dans sa thèse, Germain Sicard avance une date précise de la première société capitaliste répertoriée au monde. 1372, date de la création à Toulouse de « l’Honor del molis del Bazacle » la société des Moulins. La charte de fondation des Moulins du Bazacle est conservée, raconte l’économiste Sébastien Pouget (lire ci dessous), aux archives départementales, où se trouvent encore de nombreux documents à étudier. L’Histoire de Toulouse est passionnante et recèle toujours de nouvelles surprises.

  • En #Grèce, la résistance aux politiques d’#austérité ne s’est pas exprimée uniquement dans les rues (émeutes de 2008, mouvement de la place Syntagma, lutte des employées du nettoyage du ministère des Finances, occupation de la radio-télédiffusion publique…) et à l’Assemblée (opposition parlementaire) mais aussi dans des ateliers, des théâtres, des industries occupées, des terrains militaires réquisitionnés et transformés en parcelles de culture, des appartements vides convertis en dispensaires gratuits, en cantines sociales ou en crèches, dans les domaines les plus touchés par les coupes budgétaires : l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture et l’alimentation, l’industrie, l’entraide et la préservation des territoires.

    Ces initiatives se sont développées dans les ruines de l’État social, à mi-chemin de l’#autogestion, de l’humanitaire, de la microentreprise et des luttes sociales et politiques ; elles sont très souvent apparues pour répondre à une nécessité de survie mais expriment aussi fréquemment une nécessité d’un autre ordre — continuer à exercer son art, par exemple, dans un environnement professionnel sinistré, comme c’est le cas d’un très grand nombre de troupes théâtrales : continuer à exister socialement, maintenir sa vie.

    Cette page a vocation à collecter et présenter sous forme de liens la documentation disponible en ligne (d’abord en langue française, secondairement en anglais et en grec) concernant ces initiatives. Elle sera régulièrement mise à jour ; vous pouvez y contribuer en envoyant le lien d’un texte ou d’un article à l’adresse suivante : dimitris.alexakis@yahoo.fr.

    https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/06/14/grece-autogestion-et-circuits-de-production-paralleles-res

    #agriculture #culture #autodéfense_sociale #austérité #mouvements #économie #sortir_de_l'économie #argent #monnaie #monnaie_locale #échanges

  • Pressenza - La #Grèce réinvente son économie sans l’#euro et sans intermédiaires au profit d’une #autogestion ouvrière
    http://www.pressenza.com/fr/2014/02/la-grece-reinvente-son-economie-sans-leuro-et-sans-intermediaires-au-prof

    De nombreux nouveaux agriculteurs et pêcheurs pourront vendre leurs produits dans l’un des nouveaux marchés du déjà célèbre « mouvement sans intermédiaires » grec. Il s’agit de lieux où ces mêmes agriculteurs vendent leurs récoltes ; l’objectif consiste à établir un contact direct entre les producteurs et les consommateurs tout en évitant les réseaux commerciaux traditionnels responsables de la flambée des prix. L’idée a vu le jour début 2012 en signe de protestation contre la baisse du pouvoir d’achat.

    #agriculture #culture #autodéfense_sociale #austérité #mouvements

  • Colonies en Palestine : l’Europe dans l’illégalité - Linkis.com
    http://linkis.com/www.altermondes.org/KwGmG

    Le 27 janvier dernier, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) lançaient la campagne « Made in illegality ». L’idée : faire pression sur l’Union européenne (UE) et les gouvernements de ses États membres afin qu’ils cessent leurs relations économiques avec les territoires occupés par Israël en Palestine. Aujourd’hui, les échanges commerciaux entre l’UE et les colonies israéliennes passent par :

    L’importation sur le marché européen de produits fabriqués dans les territoires occupés et étiquetés Made in Israël. En 2013, le rapport « La Paix au rabais » affirmait que les exportations des colonies vers l’UE pesaient 230 millions

    • Oui, j’avais un copain qui m’avait avoué avoir fait exprès de faire bouillir le pull de sa nana pour ne plus avoir à s’approcher de la machine à laver le linge.
      Faire les choses très mal est une très bonne stratégie pour ne plus avoir à les faire... #grève_de_zèle #sabotage

      Ma stratégie à moi, c’est de coller l’assiette mal lavée sous le nez de celui qui l’a fait : soit il bouffe dedans, soit il la relave. Laver une fois, c’est chiant, deux fois, ça vaccine !

    • faire bouillir le pull de sa nana ? pas mal !
      est-ce que la nana l’a remercié en lavant toute la garde-robe de son mec avec un linge rouge qui déteint pour lui rosir ses fringues de mec viril ?
      #échanges_de_bons_procédés

      (ceci dit je ne suis pas sûr que le mec en question ait délibérément mal programmé la machine. Pouvoir mettre en oeuvre une telle stratégie dénoterait une intelligence pratique bien supérieure à la moyenne masculine :-)

    • Aveux obtenu à la suite d’une conversation portant précisément sur le sens pratique de la gente masculine. Je lui faisais remarquer que je ne voyais pas de différence fondamentale entre assurer l’entretien de sa voiture et celui de sa maison, que s’il pouvait programmer l’arrosage du jardin, rien dans son cablage interne ne l’empêchait de se pencher sur les 2 boutons ridicules d’une machine à laver le linge et que je supposait donc que sa supposée incapacité à assumer une quelconque tâche ménagère était délibérée et non innée.

  • La chasse aux Dogmes | Le site d’Alain Grandjean
    http://alaingrandjean.fr/2013/12/02/la-chasse-aux-dogmes

    ..... Le débat entre libre-échange et protectionnisme est multi-séculaire. Il est à l’origine d’une littérature économique abondante qui montre là-aussi que la liberté des échanges ne peut être optimale dans la « vraie vie ». Peu importe, disent les libéraux : faisons tendre la vraie vie vers l’idéal des modèles. Exemple : si les « rigidités » du marché du travail nuisent à l’efficacité supposée du libre-échange, ce qu’il faut c’est les supprimer. Ben voyons ! Je ne reprendrai pas ici les termes du débat mais vous propose plutôt quelques bonnes références[viii]. L’essentiel me semble être de réfuter l’idée selon laquelle les économistes seraient favorables au libre-échange et les citoyens plutôt contre, par manque de culture ou de capacité d’abstraction. La littérature théorique montre au contraire que les vertus du libre-échange sont plus que discutables et conditionnées à des hypothèses non vérifiées en réalité. La supériorité du libre-échange est donc un simple dogme. On peut (et on doit) imaginer des solutions qui permettent de protéger les pays d’une concurrence biaisée, par des conditions sociales ou environnementales indécentes, ou par une monnaie sous-évaluée[ix]......

    1 L’ #efficience-des-marchés, en particulier des #marchés-financiers
    2 La supériorité du #libre-échangisme
    3 La nécessaire #liberté des #échanges de #capitaux ou le #dogme de l’ #interdiction du #contrôle des capitaux
    4 La #neutralité de la #monnaie et l’origine exclusivement #monétaire de l’ #inflation
    5 L’interdiction faite aux #Etats de bénéficier de la #création-monétaire
    6 La nécessaire #indépendance de la #Banque-Centrale ; son rôle limité à la maîtrise de l’inflation du prix des #biens et #services