• En refusant de défendre Julian Assange, les médias révèlent leur véritable nature * Caitlin JOHNSTONE - 1 er Janvier 2019 - Le Grand Soir _
    https://www.legrandsoir.info/en-refusant-de-defendre-julian-assange-les-medias-revelent-leur-verita

    Mardi dernier [juillet 2018 - NdT], un grand avocat du New York Times, David McCraw, a averti une salle pleine de juges https://www.courthousenews.com/judges-hear-warning-on-prosecution-of-wikileaks que la poursuite de Julian Assange pour les publications de WikiLeaks créerait un précédent très dangereux qui finirait par nuire aux principaux médias d’information comme NYT, le Washington Post et les autres médias qui publient des documents gouvernementaux secrets.

    « Je pense que la poursuite contre lui constituerait un très, très mauvais précédent pour les éditeurs », a déclaré M. McCraw. « Dans cette affaire, d’après ce que je sais, il se trouve dans la position d’un éditeur classique et je pense que la loi aurait beaucoup de mal à faire la distinction entre le New York Times et WikiLeaks. »

    Vous savez où j’ai lu ça ? Pas dans le New York Times.

    « Curieusement, au moment d’écrire ces lignes, les mots de McCraw n’ont trouvé aucun écho dans le Times lui-même », a écrit l’activiste Ray McGovern pour le média alternatif Consortium News. « Ces dernières années, le journal a montré une tendance marquée à éviter d’imprimer quoi que ce soit qui pourrait risquer de lui couter sa place de favori au premier rang du gouvernement. »

    Alors examinons un peu tout ça. Il est maintenant de notoriété publique que le gouvernement équatorien cherche activement à livrer Assange pour être arrêté par le gouvernement britannique. C’est ce qu’a d’abord rapporté RT, puis confirmé de façon indépendante parThe Intercept, et c’est aujourd’hui à la connaissance du grand public et rapporté par des médias grand public comme CNN. Il est également de notoriété publique que l’asile d’Assange fut accordé par le gouvernement équatorien en raison de la crainte d’une extradition vers les États-Unis et de poursuites pour des publications de WikiLeaks. Tout le monde, du président Donald Trump au ministre de la justice Jeff Sessions en passant par le secrétaire d’État Mike Pompeo, en passant par Adam Schiff, membre de la commission du renseignement de la Chambre des Représentants, et jusqu’aux membres démocrates du Sénat US, a fait des déclarations publiques indiquant clairement que le gouvernement américain veut faire sortir Assange du refuge de son asile politique et l’emprisonner.

    Le New York Times en est conscient et, comme en témoignent les commentaires de McCraw, il est également conscient du dangereux précédent qu’une telle poursuite créerait pour tous les médias. La rédaction du New York Times est consciente que le gouvernement américain, en poursuivant un éditeur pour avoir publié des documents importants qui avaient été cachés au public, rendrait impossible pour le Times de publier le même type de documents sans craindre les mêmes répercussions juridiques. Elle est consciente que les manœuvres à l’encontre d’Assange constituent une menace existentielle bien réelle pour la possibilité d’un véritable journalisme et de faire rendre des comptes au pouvoir.

    On pourrait donc s’attendre à une avalanche d’analyses et d’articles d’opinion du New York Times condamnant énergiquement toute action contre Julian Assange. On pourrait s’attendre à ce que tous les médias aux Etats-Unis sonnent l’alarme ; d’autant plus que la menace vient de l’administration Trump, sur qui des médias comme le New York Times font volontiers circuler des mises en garde alarmantes. On pourrait s’attendre à ce que tous les commentateurs de CNN et NBC désignent Assange comme le cas le plus clair et le plus flagrant de la tristement célèbre « guerre contre la presse libre » de Trump. Si l’on laisse de côté les questions de moralité, de compassion et de droits de la personne autour de l’affaire Assange, on pourrait penser que, ne serait-ce que pour une simple raison d’intérêt personnel, ils le défendraient haut et fort.

    Et pourtant, ce n’est pas le cas. Et le fait qu’ils ne le font pas révèle leur véritable nature.

    Théoriquement, le journalisme a pour but d’aider à informer la population et à demander des comptes aux autorités. C’est pourquoi c’est la seule profession explicitement nommée dans la Constitution des États-Unis, et c’est pourquoi la liberté de la presse a bénéficié de telles protections constitutionnelles tout au long de l’histoire des États-Unis. Aujourd’hui, la presse ne protège pas Julian Assange parce qu’elle n’a pas l’intention d’informer le public ni de demander des comptes à la puissance publique.

    Il ne s’agit pas de suggérer l’existence d’une grande conspiration secrète parmi les journalistes américains. C’est un simple fait que les ploutocrates possèdent la plupart des médias d’information et embauchent les gens qui les dirigent, ce qui naturellement créé un environnement où la meilleure façon de faire avancer sa carrière est de rester perpétuellement inoffensif envers l’establishment sur lequel les ploutocrates ont bâti leurs empires respectifs. C’est pourquoi vous voyez des journalistes ambitieux sur Twitter se démener pour être les premiers à balancer une phrase concise favorable au programme de l’élite chaque fois que l’actualité leur en fournit l’occasion ; ils sont conscients que leur présence dans les médias sociaux est évaluée par les employeurs potentiels et leurs alliés pour mesurer leur degré de loyauté. C’est aussi la raison pour laquelle tant de ceux qui aspirent à devenir journalistes attaquent Assange et WikiLeaks chaque fois que c’est possible.

    « Tous ceux qui souhaitent entrer dans l’élite culturelle doivent maintenant soigner leurs médias sociaux afin d’éviter les controverses », a récemment déclaré le journaliste Michael Tracey. « Ils finiront par intérioriser l’évitement de la controverse comme une vertu, et non comme une imposition de la société. Le résultat, c’est une culture d’élite conformiste et ennuyeuse. »

    Un excellent moyen pour un journaliste en herbe d’éviter la controverse est de ne jamais, jamais défendre Assange ou WikiLeaks sur les médias sociaux ou dans n’importe quel média, et en aucun cas de laisser penser qu’il pourrait un jour publier des documents du même tonneau que ceux de WikiLeaks. Une excellente façon de faire ses preuves dans le métier est de rejoindre tous ceux qui rédigent de très nombreux articles de diffamation sur Assange et WikiLeaks.

    Les médias grand public et ceux qui s’y épanouissent n’ont pas l’intention de secouer le cocotier et de perdre les privilèges et les relations qu’ils ont durement acquis. Les médias conservateurs continueront à défendre le président américain et les médias libéraux continueront à défendre la CIA et le FBI. Les deux contribueront à faire progresser la guerre, l’écocide, l’expansionnisme militaire, la surveillance et la militarisation de la police, et aucun ne divulguera quoi que ce soit qui puisse nuire aux structures de pouvoir qu’ils ont appris à servir. Ils resteront en toutes circonstances les défenseurs inoffensifs et incontestés des riches et des puissants.

    Pendant ce temps, les médias alternatifs défendent férocement Assange [pas tous, pas tous - NdT]. Aujourd’hui même, j’ai vu des articles de Consortium News, World Socialist Website, Disobedient Media, Antiwar et Common Dreams dénoncer la persécution du plus important militant de la transparence gouvernementale vivant aujourd’hui. Les médias alternatifs et les auteurs indépendants ne sont pas liés par une servitude envers l’ establishment, l’importance de WikiLeaks est donc claire comme l’eau de roche. On n’est jamais autant aveuglé par les comportements pernicieux du pouvoir que lorsque c’est le pouvoir signe votre chèque de paie.

    Les médias de masse aux Etats-Unis et dans le monde entier se sont totalement discrédités en ne défendant pas un éditeur qui a le pouvoir de faire rendre des comptes et de faire la lumière sur la vérité, pour informer le public. Chaque jour qui passe où ils ne condamnent pas sans équivoque toute tentative de poursuivre Assange est une preuve de plus, parmi tant, que les médias commerciaux sont au service du pouvoir et non de la vérité. Leur silence est un aveu tacite qu’ils ne sont rien d’autre que des sténographes et des propagandistes des forces les plus puissantes de la terre.

    Caitlin Johnstone
    Traduction « j’allais le dire de façon moins élégante » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

     #assange #julian_assange #internet #nsa #censure #activisme #etats-unis #médias #new-york-times #cia #fbi #écocide #WikiLeaks #journalistes


  • Le combat de Mme Tran contre Monsanto et l’agent orange Paris et Vietnam, reportage - 25 Octobre 2018 - Reporterre
    https://reporterre.net/Le-combat-de-Mme-Tran-contre-Monsanto-et-l-agent-orange

    Tran To Nga est née et a grandi au Vietnam. Les épandages massifs de défoliants par les avions militaires états-uniens durant la guerre l’ont empoisonnée, comme des millions de ses compatriotes, qui souffrent encore des ravages causés par la dioxine. Elle a intenté un procès à Monsanto et Dow Chemical, qui ont fabriqué ces poisons, au nom de toutes les victimes et « pour la santé du monde entier ».

    Lundi 7 novembre 2016, j’ai rendez-vous avec Nga à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Son temps est rare, et celui qu’elle m’octroie me donne l’impression de faire partie de son intimité. J’attends, assise sur un banc au rez-de-chaussée de l’hôpital ; un livre à la main, comme toujours, je n’entends pas sa voix frêle m’appeler depuis l’extrémité de la salle d’attente. Je m’assois à côté d’elle, et lui demande des nouvelles. De sa santé, d’abord, puis du procès qu’elle mène contre les principales firmes chimiques états-uniennes, responsables des épandages de défoliants pendant la guerre du Vietnam. Entre ses prises de sang, à l’occasion de l’attente entre chaque rendez-vous, j’apprends qu’il a fallu cinq longues années avant d’arriver au procès. Tran To Nga est franco-vietnamienne. Ancienne militante, combattante et journaliste, elle a vécu la guerre d’Indochine, puis celle du Vietnam, contre les États-Unis. Aujourd’hui, ces combats sont derrière elle, mais leurs traces perdurent dans son corps. Nga a un taux de dioxine très élevé dans le sang. Elle souffre de l’alpha-thalassémie, une maladie qui affecte la production des globules rouges, de chloracné sous-cutanée (une forme sévère d’acné) et du diabète de type 2. Insidieuses et imperceptibles blessures de guerre. Même si ces maux paraissent invisibles quand on regarde Nga, ils sont pourtant bien réels.


    « Laisser la conscience se réveiller, assumer le mal qu’on a causé, et se rassembler pour le réparer. » Tran To Nga

    « L’humanité n’est pas une espèce animale : c’est une réalité historique », écrivait Simone de Beauvoir en 1964, peu après le début de la guerre du Vietnam (1961-1973). C’est sur les visages, les corps et les paysages que s’exprime l’histoire d’un pays. À partir de l’année 1962, le gouvernement des États-Unis a lancé l’opération « Ranch Hand » (« ouvrier agricole ») et déversé plus de 80 millions de litres de défoliants sur la partie Sud du Vietnam. Parmi eux, l’agent orange, mais aussi l’agent blanc, l’agent vert, l’agent bleu, l’agent rose et l’agent violet… « The Rainbow Herbicides », selon l’armée états-unienne, les « herbicides arc-en-ciel ». L’acide 2,4,5-T est l’une des molécules herbicides de l’agent orange, massivement épandu pour détruire la couverture végétale qui enveloppait et protégeait les résistants vietnamiens. Cet acide contient de la dioxine, qui s’est disséminée à travers les forêts, les ruisseaux, les nappes phréatiques, et a peu à peu contaminé la faune, la flore et les habitants du pays.

    « Et, tout à coup, une pluie gluante dégouline sur mes épaules, se plaque sur ma peau » 

    Plus de quarante ans après la fin du conflit, la guerre continue de s’exprimer sur le visage des nouveau-nés. Le dernier rapport de Vava (The Vietnam Association for Victims of Agent Orange/Dioxin) publié en août 2016 confirme que, au Vietnam, la majorité des malformations génitales, des décès prénataux et des fausses-couches sont dus à l’agent orange. La dioxine est un agent tératogène (du grec, « teras, teratos », « monstre » et « genos », « gène »). Parmi ses formes d’expression les plus graves, on liste : absence de membres, bec-de-lièvre, tumeur(s) externe(s), microcéphalie, hydrocéphalie, cécité, surdité, autisme, retard mental, cancers, diabètes… Selon ce même rapport, 4,8 millions de Vietnamiens auraient été exposés directement ou indirectement à la dioxine et 150.000 enfants auraient des malformations de naissance (ce chiffre provient, d’après le rapport, de statistiques encore incomplètes).


    Kien est une victime de l’agent orange. Il souffre d’une tumeur externe sur la partie droite du visage et de chloreacné ; il est présent dans le film de Jean-Marc Turine « Liên de Mê Linh »

    Dans son livre Ma terre empoisonnée, paru début 2016, Nga cite sa grand-mère qui, à peine quelques années après sa naissance, lui disait : « Prépare-toi à une vie difficile, ma petite. » Tran To Nga est née le 30 mars 1942 à Soc Trang, une région prospère grâce à la culture du riz. Dès son plus jeune âge, elle a été plongée dans une rude existence. Fille d’une figure militante communiste au Vietnam, Nga a été impliquée dans la guerre dès ses 8 ans, étant utilisée comme agent de liaison. Après des études de chimie à Hanoï, elle a rejoint le Sud, parcourant la « piste de Truong-Son » [1] avec, en tête, l’espoir de libérer le pays. Sa force de caractère et ses convictions politiques lui ont permis de tenir dans la jungle et dans la prison où elle fut emprisonnée, torturée, et où est née sa seconde fille.

    « Un jour, je suis en train d’écrire un article au fond de ma tanière, éclairée par un lampion, quand un avion nous survole, passant et repassant au-dessus de l’abri en cercles de plus en plus resserrés. Intriguée, je sors. Le C-123 vole à basse altitude. De ses entrailles s’échappe une sorte de nuage blanc qui fait tache dans le bleu du ciel. Je le contemple comme on regarderait un vol d’oiseaux migrateurs, sans bouger. Et, tout à coup, une pluie gluante dégouline sur mes épaules, se plaque sur ma peau. Une quinte de toux me prend. Maman, venue me rejoindre, me crie d’aller vite m’asperger d’eau et de changer de vêtements, en m’expliquant ce que je n’ai pas encore compris : “C’est du défoliant, de l’agent orange, Nga !” » [2].


    Des avions états-uniens en opération d’épandage de produits chimiques lors de la guerre du Vietnam.

    Après cet incident, Nga accouche d’une petite fille, qui décède peu de mois après. Nga pensait que c’était en raison des conditions de vie et du manque d’hygiène. Aucun lien ne s’était encore tissé entre l’agent orange et cette mort prématurée.

    « Il faut que les gens se rassemblent, non seulement pour les victimes, mais pour la bonne santé du monde entier » 

    C’est seulement après des tests sanguins en 2011 que Nga eut la preuve qu’elle avait été contaminée par l’agent orange. Aujourd’hui, les circonstances lui demandent encore de solliciter l’énergie qui lui reste, à presque 75 ans, pour les victimes de la dioxine. Les Vietnamiens ne peuvent pas mener de procès contre les firmes qui ont fabriqué ces produits. Leur gouvernement empêche les avocats de participer à des procès internationaux par peur de dégrader les relations économiques avec les États-Unis.


    Portraits d’un ancien combattant vietnamien au mur d’une demeure de famille de victimes. La photo a été prise pendant une journée de visite des familles avec l’association VNED, dans la province de Quang Binh.

    Nga, qui est à la fois vietnamienne, française — depuis que le gouvernement français lui a décerné la Légion d’honneur — et victime de l’agent orange, rassemble les conditions nécessaires pour mener ce procès. C’est lorsqu’elle a témoigné au tribunal international d’opinion pour les victimes vietnamiennes de l’agent orange/ dioxine, qui s’est déroulé à Paris les 15 et 16 mai 2009, qu’André Bouny, auteur de l’essai Agent orange, apocalypse Viêt Nam (éditions Demi-Lune lui a proposé d’intenter un procès aux géants de la pétrochimie. Nga a refusé, d’abord ; puis, André Bouny lui a dit qu’il ne s’agissait pas de « sa justice à elle », mais de celle de l’ensemble des victimes. « Quand on m’a expliqué que c’était pour les autres victimes, j’ai tout de suite accepté », dit-elle. Épaulée par trois avocats, maîtres William Bourdon, Amélie Lefebvre et Bertrand Repolt, Nga s’est lancée en 2011 dans ce combat long et difficile.


    Tran To Nga au cinéma Le Vox, à Fréjus (Var), pendant une séance de dédicace, cet été.

    Nga et ses avocats n’espèrent pas une victoire juridique, mais marquer les esprits. Ce combat, qui revêt la forme d’un procès, est avant tout un combat pour l’humanité : « Il faut que les gens se rassemblent, non seulement pour les victimes, mais pour la bonne santé du monde entier. » « J’agis pour que les crimes de la guerre ne soient pas oubliés ; pour que l’ensemble de la communauté internationale se mobilise contre les écocides et les génocides », ajoute-t-elle. Car ce procès ne renferme pas que la seule visée mémorielle. Monsanto continue à semer la mort dans le monde entier. Le premier tribunal international et citoyen, qui a eu lieu le mois dernier à La Haye pour dénoncer ses crimes, en est la preuve.

    Accusé d’#écocide et d’être la cause de nombreux maux, #Monsanto subit maints procès. Alors qu’il ne répond pas systématiquement à toutes les plaintes, il a décidé de le faire contre cette « belle dame » (la signification du prénom de Nga) de 75 ans, comme les 25 autres sociétés accusées, dont #Dow_Chemical. Cette réponse est une première victoire pour Nga et ses avocats : ces firmes s’inquiètent du symbole qu’elle représente.


    Ma terre empoisonnée, par Tran To Nga et Philippe Broussard, éditions Stock, 304 p., 19,5 €


  • L’histoire secrète du radar offert par Xavier Bertrand aux chasseurs Lucile Leclair (avec Yves Adaken) - 31 août 2018 - Médiacités
    https://www.mediacites.fr/lille/enquete-lille/2018/08/31/lhistoire-secrete-du-radar-offert-par-xavier-bertrand-aux-chasseurs

    Les chasseurs de Hauts de France disposent depuis quelques mois d’un radar d’observation des oiseaux financé en grande partie par le Conseil régional, malgré les objections des services techniques et les doutes sur l’objectif recherché. Mediacités dévoile les dessous d’un cadeau très politique.

    Le jour de l’inauguration du radar ornithologique de la fédération régionale des chasseurs des Hauts-de-France, le 12 avril dernier, Willy Schraen est tout sourire. Le grand chef des chasseurs français, triple président à l’échelon départemental, régional et national, tient là son symbole « d’une science au service d’une chasse durable ». Il a réuni des adhérents et des élus locaux, en tout une centaine de personnes, autour d’un invité d’honneur, Xavier Bertrand. Le président de la Région Hauts-de-France, financeur principal du radar, n’aurait manqué le déplacement pour rien au monde. En costume-baskets et sans cravate, il est venu en ami de la confrérie des fusils. « Cet outil est la preuve de l’apport des chasseurs à la connaissance de la biodiversité », approuve-t-il.

    Inauguration d’un radar en Baie de Canche de la fédération régionale de chasse qui mesurera les flux et trajets migratoires des oiseaux. Cet outil est la preuve de l’apport des chasseurs à la connaissance de la #biodiversité !
    Oui, la #chasse fait partie de notre patrimoine ! pic.twitter.com/ceAWyGxFiP
    Xavier Bertrand (@xavierbertrand) 12 avril 2018

    Peut-être (nous reviendrons sur cette affirmation ci-après)… mais pas seulement. Le radar est surtout la manifestation concrète d’une alliance politique qui a vu Xavier Bertrand faire entrer plusieurs responsables de fédérations de chasseurs au sein de l’assemblée régionale afin de leur confier la politique de l’environnement. « Restez comme vous êtes, avec votre fraîcheur, avec parfois aussi vos maladresses », a encore encouragé le président de la Région. Les chasseurs sont en effet désormais au pouvoir, et ils ne se privent pas de le faire savoir.. . . notamment aux associations anti chasse.

    Le reste de l’article payant, mais le début est explicatif

    #chasse #chasseurs xavier_bertrand #Hauts_de_France #Oiseaux conseil_régional #radar #biodiversité #fusils #patrimoine #Baie_de_la_Canche


  • Rhinocéros : Leur nouveau sanctuaire n’était qu’un piège mortel L’essentiel/afp - 31 Aout 2018 - L’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/monde/story/leur-nouveau-sanctuaire-n-etait-qu-un-piege-mortel-11374581

    Onze rhinocéros ont trouvé la mort après avoir été transférés dans un parc naturel. Les autorités et le WWF, à l’origine du projet, se rejettent la faute.

    Le transfert de 11 rhinocéros vers un parc national du sud-est du Kenya ne devait être qu’une formalité. Il s’est transformé en un des plus grands ratés de l’histoire de la protection de la faune sauvage du pays, laissant pantois les défenseurs de l’environnement.

    Selon plusieurs témoignages corroborés par des documents consultés par l’AFP, de nombreuses mises en garde ont été émises, ignorées, voire étouffées, sur la salinité bien trop importante du point d’eau prévu pour les 11 animaux, finalement morts en juillet de déshydratation. L’heure est désormais aux accusations mutuelles.

    Fin juin, c’est en grande pompe que le ministre kényan du Tourisme et de la Faune sauvage Najib Balala et le Fonds mondial pour la nature (WWF) saluent l’aboutissement d’un projet de six ans : les rhinocéros noirs sont emmenés depuis les parcs de Nairobi et Nakuru (centre) vers un nouveau sanctuaire - un immense enclos de 100 km2 - dans le parc de Tsavo Est (sud-est).

    Lente déshydratation
    Mais après ingestion de l’eau pompée plusieurs mètres sous terre pour eux, les rhinocéros meurent les uns après les autres. Ce projet du Service kényan de la Faune (KWS), financé à hauteur d’un million de dollars par le WWF, se transforme en cauchemar. Selon le docteur Benson Kibore, directeur de l’Association kényane des vétérinaires, et qui a participé à l’autopsie des rhinocéros, cette eau était tellement salée qu’elle avait corrodé une grille en métal proche de la pompe.

    L’eau salée a vraisemblablement donné encore plus soif aux rhinocéros, qui en ont donc consommé plus. La lente déshydratation de leur corps s’est notamment traduite par un dessèchement de leurs tissus et un épaississement de leur sang.

    Pourtant, une quinzaine de tests aquifères ont été menés entre février et mai. Leurs résultats, consultés par l’AFP en août, indiquent une salinité dangereuse. Selon le Dr Kibore, ces données n’ont même pas été communiquées aux vétérinaires lorsque les premiers rhinocéros sont tombés malades, leur faisant perdre un temps précieux pour trouver l’origine de la maladie.

    « Interférences » du WWF
    Lorsque le transfert a été confirmé, « j’étais horrifié, j’étais sûr qu’il y aurait un problème », assure de son côté Nehemiah Rotich, un ancien responsable du KWS. Le transfert, imaginé par l’organe exécutif du KWS, avait été refusé à plusieurs reprises par le conseil d’administration du KWS en raison de l’eau et du manque de végétation dans le sanctuaire.

    Brian Heath, un ancien membre du conseil, a dénoncé des pressions du WWF pour que le transfert ait lieu. Devant le Parlement, l’ancien président du conseil d’administration du KWS et célèbre paléoanthropologue Richard Leakey a également fustigé des « interférences » du WWF.

    Le conseil dont faisaient partie MM. Leakey et Heath a finalement approuvé le transfert en octobre 2017 à la condition que le sanctuaire soit amélioré. Leur mandat a pris fin en avril, et trois mois plus tard, le déplacement des rhinocéros a eu lieu, sans qu’un nouveau conseil (pas encore nommé) ne se soit penché sur la question.
    Bras-de-fer
    Les actuels responsables du KWS, dont l’exécutif, ont refusé de répondre à l’AFP, notamment à la question de savoir qui a finalement approuvé le transfert. D’autres éléments suggèrent par ailleurs un bras-de-fer sur la question, comme le compte-rendu d’une réunion de mai 2017 portant sur le projet, et à laquelle ont participé des responsables du KWS et Martin Mulama, expert en rhinocéros pour le WWF. Un premier compte-rendu, vu par l’AFP, ne faisait aucune référence à d’éventuelles préoccupations. Plusieurs participants s’en sont plaints et une deuxième version du compte-rendu indique que « l’habitat dominant ne permet pas qu’un transfert ait lieu ».
    . . . . . .
    La construction récente d’un pont ferroviaire à travers le parc national de Nairobi et d’autres infrastructures dans des zones protégées sont pour elle le signe d’une « époque très très sombre pour le Kenya » et sa faune sauvage.

    #Rhinocéros #Kenya #WWF #ONG #Faune #eau #KWS #Nairobi #écologie #biodiversité #bêtise #Afrique #management


  • Le #Roundup face à ses juges

    Le #glyphosate, principe actif du Roundup®, produit phare de la marque Monsanto, a été reconnu « cancérogène probable » pour l’homme en 2015. En octobre 2016, s’est tenu à La Haye le #procès du puissant #herbicide, ouvrant la voie juridique vers une reconnaissance du #crime d’« #écocide ». Dans ce livre choc, Marie-Monique Robin retrace le déroulement du procès et donne à comprendre les ressorts de l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne.

    Depuis plusieurs années, l’inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du #pesticide le plus utilisé au monde : le glyphosate, dont 825 000 tonnes ont été déversés en 2014 dans les champs et les jardins. D’autant qu’en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l’a déclaré « cancérogène probable » pour l’homme, contredisant ainsi les grandes agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l’innocuité du Roundup® de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.

    Prolongeant sa remarquable enquête de 2008 sur les dangereux produits toxiques produits par la firme américaine (Le Monde selon Monsanto, livre et film), qui eut un écho considérable, Marie-Monique Robin montre dans ce livre que la dangerosité du Roundup® est plus grande encore qu’on le craignait. Il rend malades ou tue les sols, les plantes, les animaux et les humains, car du Nord au Sud de la planète, l’herbicide-qui-tue-tout (son surnom en espagnol) est partout : dans l’eau, sl’air, la pluie, les sols et les aliments. En effet, le glyphosate n’est pas seulement cancérigène, c’est aussi un #perturbateur_endocrinien, un puissant #antibiotique et un chélateur de métaux. Avec autant d’effets délétères spécifiques que cette enquête révèle, par des reportages bouleversants auprès de victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi que de nombreux entretiens avec des scientifiques.

    Ce livre choc donne à comprendre les ressorts de l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l’histoire moderne. Mais il montre aussi que, face à l’impuissance ou l’absence de volonté des agences internationales et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s’est tenu à La Haye le Monsanto International Tribunal, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup®, en l’absence de Monsanto, qui a refusé d’y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a permis d’obtenir un avis juridique très argumenté, qui pourrait infléchir le droit international afin de faire reconnaître le crime d’« écocide », ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes dont les activités à grande échelle menacent la sûreté de la planète.

    https://boutique.arte.tv/detail/roundup_face_juges
    #justice #livre #agriculture #agro-business #agro-industrie #Monsanto #multinationales #cancer


  • Le gouvernement autorise le non respect des normes environnementales - Basta !
    https://www.bastamag.net/Le-gouvernement-autorise-le-non-respect-des-normes-environnementales

    La mesure n’a pas fait grand bruit en dépit de ses impacts potentiellement dévastateurs. Un décret, paru au journal officiel le 31 décembre 2017, donne la possibilité à certains préfets de prendre des décisions qui ne respectent pas la réglementation en vigueur en matière d’environnement, d’agriculture, d’aménagement du territoire, d’urbanisme ou encore de développement économique. Prévue comme une expérimentation d’une durée de deux ans, cette dérogation est valable dans les régions et départements de Bourgogne-Franche-Comté, de Pays-de-la-Loire, du Lot, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Creuse, ou encore à Mayotte, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

    #écocide #immondices #LREM (Les Raclures Exploitent le Monde)


  • Monsanto entre poison, mensonges et impunité Le Devoir -
    Pour Marie-Monique Robin, la magnitude du scandale sanitaire du glyphosate est supérieure à celui de l’amiante. _
    http://www.ledevoir.com/culture/livres/518520/entrevue-monsanto-entre-poison-mensonges-et-impunite

    C’est à n’y rien comprendre. Des centaines de nouvelles études scientifiques ont convaincu le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), lié à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de classer en 2015 le glyphosate, vendu depuis 1975 sous la marque Roundup par le géant des biotechnologies et des pesticides Monsanto, dans la catégorie « cancérigène probable ». Or, comme bien d’autres instances réglementaires à travers le monde, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a reconduit malgré tout son approbation pour l’utilisation du glyphosate, sur tout le territoire, et ce, pour une nouvelle période de quinze ans.

     
    « L’histoire se répète et ceux qui sont censés prendre des décisions ne s’en émeuvent pas, commente l’essayiste et documentariste Marie-Monique Robin. Nous avons un vrai problème institutionnel, et des deux côtés de l’Atlantique. »
     
    Dix ans après son explosif Le monde selon Monsanto, enquête à charge contre l’opacité et les manigances de la multinationale américaine, la militante reprend son bâton de pèlerin pour dénoncer les graves manques de transparence et l’aveuglement des autorités en ce qui concerne ce produit toxique. Cette fois, c’est le « scandale sanitaire » du Roundup qu’elle place au coeur d’une démonstration patiente et rigoureuse, qui prend aussi la forme d’un documentaire, pour lequel aucune de date de diffusion n’a encore été fixée au Québec.


    Le Roundup face à ses juges offre une synthèse retentissante de la désinformation massive, de la guerre d’expertises scientifiques où les dés sont pipés par une multinationale qui défend mordicus un « poison ». Ce « poison », le glyphosate, est le principe actif du célèbre herbicide Roundup, dont plus de 1,5 million de kilogrammes ont été épandus au Québec en 2015, autant dans les jardins d’ornement que dans la production agricole de maïs, de soya et de canola génétiquement modifiés, les fameux OGM.
     
    Les manoeuvres de la multinationale y sont comparées à celles de l’industrie du tabac et de l’amiante. La catastrophe est cependant « d’une magnitude sans doute bien supérieure à celle du scandale de l’amiante. Car, à la différence de l’amiante, le glyphosate est partout : dans l’eau, les sols, l’air, la pluie et les aliments », résume l’auteure dès les premières pages.

    Le coeur de son enquête prend comme fil conducteur le vrai faux procès que des représentants de la société civile ont mis en place en octobre 2016 à La Haye, aux Pays-Bas. Bien plus qu’un exercice de thérapie collective ou un événement faisant oeuvre de pédagogie, le Tribunal international Monsanto s’est déroulé devant des juges réels, insiste en entrevue par Skype Mme Robin : « De vrais juges ont émis un avis juridique d’autorité, un avis véritablement fondé en droit très argumenté et qui a donc une valeur juridique. » Rappelons qu’elle est la cofondatrice de ce tribunal, avec l’ancienne ministre française de l’Environnement Corinne Lepage.
     
    En plus d’alerter l’opinion, le but avoué était de faire reconnaître le crime « d’écocide » par le droit international, ou du moins de faire cheminer l’idée que la destruction des écosystèmes pourrait être passible de poursuites criminelles. Monsanto a refusé de comparaître à ce procès simulé. Le géant a renvoyé l’essayiste à une dizaine de liens sur Internet, dont des vidéos promotionnelles, en guise d’entrevue. Or, si l’empoisonneur était absent, des témoins du monde entier, eux, y ont montré leurs visages pour éclairer et humaniser un propos qui reste toujours très spécialisé malgré les efforts de vulgarisation.

    Des campements sanitaires


    En Argentine, des médecins mènent des « campements sanitaires » durant lesquels ils font du porte-à-porte systématique, localité par localité, afin de dresser un profil épidémiologique de territoires avoisinant les zones d’épandage massif du glyphosate. Le constat est sans appel, la « sojaisation » de la campagne — et son corollaire, l’utilisation de Roundup de Monsanto — a fait croître les cas de cancers, d’asthme, de malformations congénitales. Le Sri Lanka a été le premier pays au monde à interdire le glyphosate en 2015. Lors de l’annonce, le nouveau président, Maithripala Sirisena, a justifié sa décision : « L’herbicide était responsable d’un nombre croissant de maladies chroniques rénales [affectant] 15 % de la population en âge de travailler dans les régions du nord et a déjà tué 20 000 personnes », peut-on lire dans Le Roundup…

    En France, aux États-Unis, les liens entre le pesticide et la maladie se révèlent également et se font écho : « Tous ces gens qui ne se connaissaient pas, venus raconter des histoires très similaires, avec les mêmes pressions, la même impossibilité d’obtenir réparation », note Mme Robin.
     
    Il a fallu une poursuite judiciaire en France, qui a duré six ans, pour forcer Monsanto à retirer les expressions mensongères « biodégradables » et « laisse le sol propre » des étiquettes du Roundup. C’était en 2007, nous renseigne Marie-Monique Robin, et les stratégies « d’occultation systémique » étaient déjà bien en place, ajoute-t-elle, tout en indiquant avoir depuis longtemps fait la démonstration des « manipulations dont est capable Monsanto pour maintenir ses produits sur le marché ». Manipulations qui ont été révélées avec force dans les Monsanto Papers, ces milliers de pages de documents déclassifiés dans la foulée d’une action collective intentée en Californie contre Monsanto. La poursuite a été motivée par la décision de l’OMS de placer le glyphosate sur sa liste des cancérogènes probables pour l’humain, aux côtés des créosotes, des moutardes azotées et du chlorure de benzyle.
     
    L’inertie des gouvernements quant à la substance y est en partie expliquée, avec au coeur de cette manipulation le sacro-saint secret commercial, qui, pour protéger le monde des affaires, peut parfois mettre en péril la santé humaine et environnementale. Mme Robin cite l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui a reconduit récemment l’homologation du glyphosate pour cinq ans, elle aussi en se basant en partie sur des études issues de l’industrie, dont on ne sait rien : « Les données toxicologiques qui doivent protéger les humains devraient être accessibles à tout le monde, affirme l’essayiste. Or, on ne sait pas qui sont les experts qui ont signé le rapport qui a servi de base à l’EFSA », rendant par le fait même difficile la vérification des potentiels conflits d’intérêts.

    Du côté de l’industrie
    Pourquoi tant de secrets si Monsanto est convaincu que son produit est « plus inoffensif que le sel de table », dixit son propre slogan ? Sans doute parce que l’inertie contamine tout le monde, à commencer par les instances autoritaires, s’insurge Mme Robin.
     
    Et du côté de l’industrie ? C’est business as usual, comme on dit ! Monsanto a été acheté par le géant allemand Bayer pour la pharaonique somme de 81 milliards de dollars canadiens en 2016. Un mariage au prix exorbitant qui donne à ces deux géants devenus un tout les clés pour contrôler la chaîne agroalimentaire entière, des semences à l’assiette. « Avec, en prime, une panoplie de médicaments censés soigner les paysans et consommateurs malades à cause des poisons agricoles qui contaminent l’environnement », écrit l’essayiste.

    Comment agit le glyphosate ? Mis en vente en 1975, il s’agit d’un herbicide qui détruit les mauvaises herbes, ennemies des agriculteurs, mais le spectre de son action ne s’arrête pas là. Il se définit comme une substance totale foliaire systémique, ou non sélective en d’autres mots, qui tue presque toutes les plantes sur son passage, sauf celles modifiées génétiquement (OGM) pour résister. Une combinaison semences transgéniques-Roundup, qui est la pierre angulaire du modèle économique de Monsanto.

    Le Roundup face à ses juges
    Marie-Monique Robin, Éditions Écosociété, Montréal, 2018, 256 pages

    #Livre #Marie-Monique_Robin #glyphosate #Roundup #monsanto #bayer #Canada #Argentine #écocide #multinationale #herbicide #transgénique #justice #tribunal pseudos #experts #soja


  • “Our own research suggests an additional possibility: men may shun eco-friendly behavior because of what it conveys about their masculinity. It’s not that men don’t care about the environment. But they also tend to want to feel macho, and they worry that eco-friendly behaviors might brand them as feminine.”

    https://www.scientificamerican.com/article/men-resist-green-behavior-as-un-manly

    #green #ecology #feminism #masculinity


  • Pourquoi la planète pourrait être sauvée, mais ne le sera probablement pas
    https://reflets.info/pourquoi-la-planete-pourrait-etre-sauvee-mais-ne-le-sera-probablement-pas

    Le « climatoscepticisme », tel qu’il a été défini, est proche d’une maladie mentale dans les esprits modernes. Ou bien procéderait encore d’un sophisme lobbyiste afin de protéger des intérêts industriels, ceux des grands groupes pétroliers et […]

    #Economie #Monde #Politique #abeilles #anthropocène #biosphère #climat #contamination_de_l'eau #contamination_des_sols #écocide #GIEC #GIEP #industrie_chimique #Nucléaire #perturbateurs_endocriniens #pollution


  • #climat, énergie et écologie sont dans un bateau : l’écologie tombe à l’eau…
    https://reflets.info/climat-energie-et-ecologie-sont-dans-un-bateau-lecologie-tombe-a-leau

    Nous en avons parlé plus que de mesure [avec tous les retours énervés possibles fabriqués par la propagande sur le sujet], mais aujourd’hui il va être difficile de passer outre les derniers arbitrages et annonces […]

    #France #Politique #disparition_des_insectes #écocide #Ecologie #GIEC #glyphosates #Nicolas_Hulot #pesticides #sortie_du_nucléaire


  • Intoxication par les raticides anticoagulants : que faire ? - Santé - Votre animal et vous
    https://www.wanimo.com/veterinaire/sante/intoxication-par-les-raticides-anticoagulants-que-faire.html

    Qu’est-ce qu’un raticide anticoagulant ?

    Les produits raticides ou rodonticides (parfois appelé « mort aux rats » dans le langage courant) sont pour la plupart des anticoagulants anti-vitamines K. Ils sont utilisés pour lutter contre les rongeurs nuisibles, ils agissent en bloquant le cycle normal de la coagulation, ce qui provoque des hémorragies. Ils sont stockés dans le foie et les reins de l’animal pendant plusieurs semaines.

    Il en existe de plusieurs types :
    • 1ère génération (les plus anciens) : coumafène ou warfarin, chlorophacinone, qui persistent 2 à 3 semaines dans l’organisme
    • 2ème génération : bromadiolone, difénacoum, brodifacoum, diféthialone, flocoumafène… qui persistent pendant 3 à 5 semaines

    #saloperie
    #poison
    #écocide
    #raticide

    La plaie (ou la manne) des #vétérinaires, car en plus, les propriétaires n’y pensent pas de suite …


  • Gérard Bapt défend les abeilles - 28/10/2017 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2017/10/28/2674436-gerard-bapt-defend-les-abeilles.html

    #Gérard_Bapt, président du groupe de suivi du plan national de santé environnemental, dénonce le « viol » de la loi biodiversité par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui vient d’autoriser la mise en marché par le laboratoire Syngenta de deux nouveaux #néonicotinoïdes mortels pour les #abeilles. Il explique que « Les multinationales utilisent toujours la même « habileté » en sortant des molécules nouvelles présentées comme ayant moins d’effets indésirables mais avant toute étude d’impact et appartenant à la même famille tueuses des pollinisateurs. »

    Ce qui fait suite à

    Abeilles : sur proposition de Gérard Bapt, l’Assemblée nationale vote l’interdiction des néonicotinoïdes en 2016 - France 3 Occitanie
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/2015/03/19/abeilles-sur-proposition-de-gerard-bapt-l-assemblee-nat

    Le gouvernement était contre, l’Assemblée nationale n’en a pas tenu compte. Elle a voté jeudi l’interdiction à compter de janvier 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques pour les abeilles, via un amendement des socialistes Delphine Batho et Gérard Bapt, député de Haute-Garonne.

    #écocide #insectes #butineurs #sulfoxaflor #Syngenta #ANSES #assassins


  • En finir avec le glyphosate | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/en-finir-avec-le-glyphosate-644159

    Le glyphosate est au coeur du système agricole. « Il a un rôle structurel dans la logique du productivisme en agriculture. En contrôlant les mauvaises herbes sur de très grandes surfaces, il a permis l’agrandissement des fermes et la spécialisation à un rythme rapide », analyse Emmanuel Aze, secrétaire national chargé des pesticides à la Confédération paysanne (CP).
    Dans la campagne bretonne, JeanMarc Thomas, éleveur laitier bio, contemple les terres autour de son exploitation. « Elles sont brûlées par le glyphosate, avant d’être replantées. » C’est en ce moment que les agriculteurs arrosent leurs champs de glyphosate avant les semis d’automne. « Moi aussi je pensais qu’il était impossible de s’en passer. » Pourtant, en 2009, il franchit le pas et se convertit au bio. Sa production a baissé la première année : – 20 %. Mais aujourd’hui, en changeant ses pratiques, il s’en sort plutôt bien. Ce porte-parole de la CP s’est rendu compte que « le glyphosate était le cheval de Troie de tous les autres pesticides et produits chimiques ». Parce que le milieu a été fragilisé, il ouvre la voie « à tout un cortège d’herbicides, fongicides et insecticides et ensuite aux engrais azotés de synthèse pour fertiliser le sol ».
    Marc Dufumier ne dit pas autre chose. « Lutter contre les plantes concurrentes aux cultures avec des produits en “cide” est inefficace sur le long terme. Il y a toujours une herbe résistante qui finit par proliférer. Dans un contexte de crise encore plus grave que ce que l’on dit pour les agriculteurs, on ne fait qu’accroître leurs coûts, par l’achat de toujours plus de produits phytosanitaires. » Pour lui, « on a engagé les filières de production dans des voies sans issue ». Même les grands céréaliers, ceux-là mêmes qui défendent à cor et à cri le glyphosate, commencent à voir leurs rendements et revenus chuter.

    #agriculture_productiviste #écocide (et bien d’autres choses en -cide) #glyphosate #Monsanto


  • Pollution de la Seiche : le nettoyage de la rivière a commencé - France 3 Bretagne
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/pollution-seiche-nettoyage-riviere-commence-1318377.htm

    lus d’une semaine après la découverte d’une pollution dans la Seiche, les pêcheurs et les riverains attendaient toujours de voir Lactalis réagir. Ce 29 août, une entreprise mandatée par l’entreprise et composée d’une trentaine de personnes a entamé le nettoyage de la rivière. Elle doit notamment retirer les cadavres des poissons morts asphyxiés par centaines, une opération qui devrait prendre plusieurs jours.

    Selon des relevés topographiques, cette pollution s’étend désormais sur 17 kilomètres. La fédération pêche d’Ille-et-Vilaine rapporte que des oiseaux morts ont également été retrouvés sur les berges, comme des hérons.

    Un incident technique à l’origine de la pollution

    Vendredi dernier, l’usine Lactalis de Retiers a confirmé un incident technique (survenu le 18 août) dû à un défaut du processus de production, lequel a entraîné un déversement anormal de lactose brut dans la rivière, du fait de la saturation de la station d’épuration de l’entreprise.

    Je suis pour le retour du pilori médiatique ! 11 jours pour agir et avoir le temps de polluer une rivière, la honte.

    #Lactalis_pollueur
    premier groupe laitier et fromager mondial
    voila où ça mène

    https://seenthis.net/messages/624973


  • La civilisation et l’ #écocide : l’extinction d’une plante nommée #...
    https://diasp.eu/p/5913781

    La civilisation et l’ #écocide : l’extinction d’une plante nommée #Silphium

    L’histoire du Silphium est intéressante parce qu’elle illustre bien le caractère antiécologique des #civilisations — des organisations sociales dont l’ampleur géographique et technique dépasse la mesure de l’homme — et de la société marchande...

    https://medium.com/@niko7882/la-civilisation-et-l%C3%A9cocide-l-extinction-d-une-plante-nomm%C3%A9e-silph

    #civilisation #plantes #biotopes #Nature



  • #OGM : retour sur le tribunal #International #Monsanto
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190717/ogm-retour-sur-le-tribunal-international-monsanto

    À l’automne 2016, un #tribunal_populaire avait organisé deux jours d’audiences aux Pays-Bas pour juger Monsanto, le champion des OGM. Mediapart s’est entretenu avec deux des organisateurs de cette expérience d’activisme inédite, pour décrypter les conclusions du procès et réfléchir à la suite.

    #Economie #Arnaud_Apoteker #écocide #Emilie_Gaillard #glyphosate #justice_internationale #Roundup



  • Les trois petits pays constituant l’ancienne Indochine française, (Viêt Nam, Laos et Cambodge) virent se déverser sur eux 6 fois le tonnage de bombes utilisé durant toute la seconde guerre mondiale, le Viêt Nam recevant à lui seul 3,5 fois ce tonnage. Parallèlement des agents chimiques y furent épandus entre 1961 et 1971 ( dates officielles de l’opération Ranch Hand "ouvrier agricole" ) mais dans la réalité, ils furent utilisés jusqu’en 1974 par l’armée U.S. Ces agents chimiques (herbicides et défoliants) étaient utilisés à des dosages qui en firent la pire des armes de destruction massive chimique.
    André Bouny ( Le Sarkophage )
    #Viêt_Nam #agent_orange #Mosanto #écocide #guerre_chimique #USA
    https://www.agent-orange-vietnam.org/documents/le-livre-agent-orange-apocalypse-viet-nam


  • VIDEO - Témoignage d’un chauffeur de camion : « J’ai déversé de l’acide d’ArcelorMittal Florange dans la nature »
    https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/video-temoignage-d-un-chauffeur-de-camion-j-ai-deverse-de-l-acide-d-arcel

    Un chauffeur de camion, sous-traitant de l’entreprise ArcelorMittal Florange affirme avoir déversé pendant trois mois des centaines de mètres cubes d’acide dans la nature, dans un crassier de l’usine, au lieu de recycler la matière dangereuse. L’entreprise dément tout risque sanitaire.

    #industrie #Arcelor_Mittal #sous-traitance #saloperie


  • « Les propos de Trump font montre d’irresponsabilité, d’arrogance. Mais ce n’est pas le premier président américain à essayer de mettre à bas les lois de protection l’environnement. Avant le Sommet de la terre, Bush père a dit “Notre style de vie n’est pas à négocier”, alors que 20 % du public américain consommait 80 % des richesses de la Terre. Le temps est venu de déclarer l’écocide comme crime contre l’humanité. »
    https://www.franceculture.fr/personne-vandana-shiva
    #Vandana_Shiva #écocide #féminisme #écologie



  • Les juges du « tribunal #Monsanto » plaident pour une reconnaissance de l’« écocide »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190417/les-juges-du-tribunal-monsanto-plaident-pour-une-reconnaissance-de-l-ecoci

    Six mois après les audiences, les cinq juges de ce tribunal citoyen ont rendu leurs conclusions mardi à #la_haye. Leur constat est sans appel : l’activité du géant des #OGM bafoue des droits humains fondamentaux.

    #International #Economie #écocide #justice_internationale #pesticides #Roundup


  • La #FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’#eau de nos cartes
    https://reporterre.net/La-FNSEA-veut-faire-disparaitre-les-petits-cours-d-eau-de-nos-cartes

    Les situations varient de département en département selon les rapports de force locaux. En Bretagne, par exemple, des inventaires des zones humides et des cours d’eau ont été engagés depuis vingt ans par les collectivités locales. « Il y a donc eu peu de conflits lors de la #cartographie, car il existait déjà un inventaire relativement exhaustif, et élaboré de manière collective, explique Gilles Huet. Par contre, dans certains départements, notamment ceux où les associations sont peu actives, les agriculteurs ont fait ce qu’ils voulaient. »
    Résultat, de nombreux cours d’eau pourraient purement et simplement perdre leur statut protecteur à l’issue de la procédure. Il est à ce jour très difficile de chiffrer le nombre de déclassements, car la plupart des cartes départementales ne sont pas finalisées, faute d’accords entre les parties prenantes. La date limite de fin 2016, donnée par le ministère de l’Environnement, n’a donc pas été respectée. Mais les données disponibles sont déjà éloquentes.

    La nouvelle carte (provisoire) des cours d’eau de Seine-et-Marne, communiquée aux associations en juillet 2016.
    D’après nos sources, le déclassement pourrait toucher jusqu’à 20 % des cours d’eau dans certains territoires. Dans beaucoup de cas, par commodité, l’inventaire comprend essentiellement les cours d’eau de la carte IGN au 25.000e, qui représente « une sous-estimation considérable de la réalité de terrain », qui peut atteindre d’après Gilles Huet jusqu’à 30 % suivant les lieux. « L’Institut géographique national n’a pas pour mission de cartographier de manière systématique les cours d’eau, explique-t-il. Résultat, il n’intègre que des éléments du réseau hydrographique évident. Mais tout le petit chevelu, qui correspond aux zones les plus sensibles — les têtes de bassin versant, les zones humides — risque de disparaître. »


  • Des milliers d’oies meurent après s’être posées sur des eaux toxiques | Pollution
    http://www.lapresse.ca/environnement/pollution/201612/07/01-5049212-des-milliers-doies-meurent-apres-setre-posees-sur-des-eaux-toxiq

    Des milliers d’oies sauvages sont mortes après s’être posées sur les eaux toxiques d’une mine désaffectée du Montana, dans le nord des Etats-Unis, alors qu’elles tentaient d’échapper à une tempête de neige pendant leur migration.


  • Jean GADREY » Blog Archive » La casse du fret ferroviaire au profit du tout camion depuis 2000 : un « crime » écologique et social perpétré dans le silence des grands médias
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2016/12/05/la-casse-du-fret-ferroviaire-au-profit-du-tout-camion-depui

    Visionnez (ou allez voir si des projections/débats sont organisées près de chez vous) le dernier documentaire de Gilles Balbastre, « Transport de marchandises : changeons d’ère ! », réalisé à la demande du comité d’entreprise de la SNCF-fret. Une heure d’un ciné vérité épatant, avec des « acteurs » de terrain qui ont des choses concrètes et précises à dire. Pas seulement pour dénoncer une casse dont je n’imaginais pas la brutalité en 15 ans, mais aussi pour expliquer comment on pourrait y mettre fin et faire du service public du fret ferroviaire un outil majeur au service de la transition écologique. A l’opposé des choix qui ont été faits et qu’on peut qualifier « d’écocides » ou de « climaticides », en complément des dommages sociaux qu’ils ont provoqués.

    #transports #climat #écocide