• #Coronavirus : Scientists call for action after 50-fold rise in infections in schools | The Independent
    https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/independent-sage-coronavirus-infection-schools-b1762906.html

    En #Angleterre multiplication par 50 des infections dans les #écoles ; les #enfants/adolescents de 11 à 16 ans sont désormais le groupe d’âge avec les niveaux d’infection les plus élevés.

    Professor Stephen Reicher of the University of St Andrews, of Independent Sage, said: “In the summer, the government effectively abandoned schools, requiring them to be safe but without providing the support or the resources to make this possible.

    “As a result, far too many of our children are left in crowded, badly ventilated classrooms; infections have increased 50-fold since September; one in five students are off school; and all this is now putting the whole community at risk.

    “The government must acknowledge its error and change direction. We must act urgently to make schools safe.”

    #sars-cov2 #covid-19

  • Children may transmit coronavirus at the same rate as adults: what we now know about schools and #COVID-19
    https://theconversation.com/children-may-transmit-coronavirus-at-the-same-rate-as-adults-what-w

    The latest research shows infections in children frequently go undetected, and that children are just as susceptible as adults to infection. Children likely transmit the virus at a similar rate to adults as well.

    While children are thankfully much less likely than adults to get seriously ill, the same isn’t true for the adults that care for them. Evidence suggests schools have been a driver of the second wave in Europe and elsewhere. This means the safety of schools needs an urgent rethink.

    #enfants #écoles

  • Une fondation d’utilité ultra privée - Basta !
    https://www.bastamag.net/Fondation-pour-l-ecole-d-utilite-ultra-privee-Esperance-Banlieue-reseau-d-

    La Fondation pour l’école (FPE) est depuis le début des années 2010 au cœur du phénomène de résurgence des écoles hors contrat… et depuis 2019 au centre d’une enquête de la brigade financière pour des suspicions de faux, fraude fiscale, abus de confiance, escroquerie et blanchiment. Reconnue d’utilité publique en 2008 par le Premier ministre François Fillon, proche des milieux catholiques conservateurs, la FPE avait été créée un an plus tôt sous l’impulsion d’Anne Coffinier, énarque, diplomate et militante de l’« enseignement libre », avec la collaboration de Lionel Devic, avocat, président de la Fondation, et Éric Mestrallet, entrepreneur et fondateur du célèbre réseau Espérance banlieues.

  • Le Parlement privatise la #formation des #vétérinaires sur fond de #conflit_d’intérêts

    L’Assemblée nationale devrait entériner mardi la possibilité pour des #écoles_privées de former les futurs vétérinaires. Une mesure décidée à la hâte, impulsée entre autres par #Sophie_Primas, une sénatrice LR dont les liens avec un groupe privé posent de sérieuses questions éthiques.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/161120/le-parlement-privatise-la-formation-des-veterinaires-sur-fond-de-conflit-d
    #macronisme #privatisation

  • Les vrais chiffres d’élèves contaminés par le coronavirus en Occitanie
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/vrais-chiffres-eleves-contamines-coronavirus-occitanie-

    Le ministère de l’Education aurait massivement sous-estimé le nombre d’élèves contaminés par le coronavirus, selon une enquête de CheckNews, le site de fact-checking fondé par Libération. En Occitanie, le nombre de cas positifs chez le 0-19 ans serait plus de 11 fois supérieur au chiffres communiqués par le rectorat.

    En Occitanie, les deux académies ont annoncé, le 6 novembre, les chiffres suivants :
    – Académie de #Toulouse : 185 élèves positifs sur les sept derniers jours
    – Académie de #Montpellier : 104 élèves positifs sur les sept derniers jours

    Soit un total de 289 élèves positifs sur la semaine précédant le 6 novembre.

    Pourtant, selon Santé publique France, 526 enfants de 0 à 9 ans et 2 681 jeunes de 10 à 19 ans, prélevés la semaine du 26 octobre au 1 novembre, ont eu dans les jours suivants un résultat positif dans la région. Soit un total de 3 207, 11 fois plus que les chiffres du rectorat.

  • Herd immunity policy in German schools leads to explosion of coronavirus infections - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2020/11/14/coro-n14.html
    https://www.wsws.org/asset/a40fb223-abf1-42be-9461-b83776dba716?rendition=image1280

    The number of people infected with coronavirus in Germany continues to rise steadily, with more people being taken into hospital, intensive care units and needing ventilators every day. On Friday, the Robert Koch Institute (RKI) registered 23,542 COVID-19 infections in 24 hours, an all-time high. Over 600 new patients were admitted to intensive care units and another 218 patients died from the virus.

    This week, pharmaceutical companies Pfizer and BioNTech announced news of a possible breakthrough in the search for a COVID-19 vaccine. Other clinical studies also confirm that it may soon be technically possible to provide the world’s population with a vaccine against Sars-CoV-2. A possible end to the pandemic is thus within reach. And yet capitalist politicians refuse to do everything possible to protect the population.

    #allemagne #imunité_collective

  • Le gouvernement français intensifie sa dissimulation des infections de #COVID-19 dans les écoles - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/11/12/cvec-n12.html
    https://www.wsws.org/asset/7ae77acf-df41-4603-beaa-d1b1b0a9824b?rendition=image1280

    Cette tentative de dissimuler l’ampleur de la propagation de la maladie dans les #écoles fait suite à des tactiques similaires utilisées par le gouvernement dans les écoles et les universités françaises le mois dernier. Le fait que deux organes officiels du gouvernement produisent des chiffres de COVID-19 contradictoires témoigne de la nature profonde de la crise de l’État français face à l’augmentation des #décès et aux grèves d’enseignants.

    Suite à ce communiqué de presse, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a persisté dans le récit de son ministère. Il a affirmé que le nombre de cas était « sous contrôle » et que la transmission au sein du système éducatif était « inférieure aux proportions constatées dans le reste de la population ». Il a ajouté qu’il voulait que les écoles restent ouvertes « à tout prix » — un prix qui se compte en vies d’élèves et d’enseignants.

    La #manipulation de ces #chiffres s’accompagne d’un protocole visant à limiter la connaissance des cas par les élèves et les enseignants dans les écoles. Lorsqu’un élève est confirmé COVID-19 positif, seul le chef d’établissement est informé. Malgré que les masques ne fassent que réduire le risque d’infection, si les personnes exposées portent un masque, elles ne sont même pas considérées comme cas contact et ne sont pas informées de leur exposition au virus. Lundi, Joe, un élève de collège, a tweeté : « À l’école aujourd’hui, six élèves ont testé positifs en sixième. La classe a continué comme si de rien n’était ».

    Eric Menonville, un professeur de sciences, a fait remarquer sur Twitter que les mêmes #mensonges avaient été utilisés dans le but d’imposer un retour au travail : « Tout cela n’est qu’une blague. Le ministère du Travail nous a dit que moins de 1 pour cent des transmissions se font au travail et le ministre de l’Éducation nationale nous a dit qu’il y en a moins de 1 pour cent dans les institutions. Alors où se produisent les infections ? »

    La #censure des nombres de cas au niveau local et national est un #crime meurtrier contre la classe ouvrière. Combien de parents ont envoyé leurs #enfants à l’école en croyant que l’école n’avait pas de cas ? Combien d’enseignants sont allés travailler en croyant qu’ils étaient en sécurité ? Combien d’élèves ont ensuite infecté leurs parents, grands-parents et amis parce qu’on ne les a pas informés de ce qu’ils avaient été exposés au virus ? Combien de personnes vont mourir à cause de ces transmissions ?

  • Le rôle des #enfants dans la pandémie se précise - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/role-enfants-pandemie-se-precise

    Un point de vue partagé par Silvia Stringhini, responsable de l’unité d’épidémiologie populationnelle aux HUG : « Concernant les écoles, il faut faire très attention de pondérer les risques afin de ne pas créer d’inégalités. Le port du masque dans les écoles secondaires est une mesure très importante, mais elle n’est probablement pas suffisante avec l’incidence actuelle du virus. La seule option, selon moi, serait de réintroduire l’enseignement à distance. Quant aux plus petits, pour qui de telles mesures sont plus compliquées à mettre en place, il faudrait, outre l’hygiène des mains, essayer de réduire le nombre d’enfants occupant la même classe, augmenter la ventilation naturelle dans les #écoles, et bien entendu isoler les enfants malades. »

    #covid

  • Les grandes #écoles à la botte des #multinationales
    https://www.socialter.fr/article/les-grandes-ecoles-a-la-botte-des-multinationales

    « Pouvons-nous imaginer un centre de R&D du groupe Huawei au sein de Télécom Paris, de Monsanto sur le campus d’AgroParisTech, de British Tobacco dans une faculté de médecine ou de Nexter à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr ? » Ces mots de révolte sont ceux des étudiants et anciens élèves de Polytechnique. Parmi leurs griefs, qu’ils expriment en partie sur un site dédié à leur revendication, l’opposition au projet de Total d’installer un centre d’innovation et de recherche où travailleront pas moins de 250 salariés en plein cœur du campus – entre le restaurant, les logements et les salles de cours. En plus d’y prendre ses quartiers, Total prévoit de construire des espaces communs (salles de travail et de conférence, cafétéria, etc.) à destination des salariés et des étudiants. Une proximité inacceptable pour 61 % de ces derniers, interrogés par les représentants d’élèves de l’École polytechnique, qui fustigent tant l’initiative que l’absence de transparence de la part de l’administration. Finalement construit 200 mètres plus à l’est, eu égard au dernier conseil d’administration (CA) de Polytechnique, le centre de recherche conservera toutefois les espaces communs aux étudiants et aux salariés.

  • #Grève des enseignants dans toute la France contre la première journée de réouverture meurtrière des #écoles - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/11/04/efgr-n04.html
    https://www.wsws.org/asset/53c051e8-04c1-4cca-b97c-fa00459ded9a?rendition=image1280

    Les protocoles de sécurité à l’intérieur des écoles sont pratiquement inexistants. Un enseignant a déclaré dans Le Monde : « Je me sens humilié ! Alors que dans les médias ils multiplient les discours grandiloquents et les soutiens aux enseignants, dans la réalité il n’en est rien… Le protocole sanitaire est le même qu’avant les vacances ! Les élèves continuent à changer de classe et à être 30 entassés dans une classe. Nous n’avons pas de masques jetables de fournis depuis le début de la pandémie ! On n’a eu droit qu’à deux masques DIM ! »

    Les protocoles existants stipulent que la distanciation sociale doit être respectée « dans la mesure du possible ». Compte tenu de la surpopulation des écoles, cela signifie simplement qu’ils ne s’appliquent nulle part. On conseille aux parents de « prendre la température de leur enfant avant le départ pour l’école » et ils doivent « s’engager à ne pas mettre leurs enfants à l’école » s’ils ont une température supérieure à 38 degrés. Comme il est bien connu que de nombreux cas sont asymptomatiques ou présentent des symptômes alors qu’ils sont déjà contagieux depuis des jours, cela ne fera rien pour empêcher la propagation du virus dans les écoles.

    Les protocoles stipulent que « la distanciation sociale n’est pas nécessaire pour les élèves d’un même groupe (classe ou niveau d’études), que ce soit dans des espaces fermés ou à l’extérieur ».

    Les élèves de plus de six ans sont obligés de porter des masques, ce qui contredit les mensonges du gouvernement selon lesquels les jeunes élèves n’étaient ni contagieux ni en danger du au virus.

    #covid

  • Je suis prof. Seize brèves réflexions contre la terreur et l’obscurantisme, en #hommage à #Samuel_Paty

    Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un #enseignant qui croyait en l’#éducation, en la #raison_humaine et en la #liberté_d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui, au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui, et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages.

    1. Il y a d’abord eu, en apprenant la nouvelle, l’#horreur, la #tristesse, la #peur, devant le #crime commis, et des pensées pour les proches de Samuel Paty, ses collègues, ses élèves, toutes les communautés scolaires de France et, au-delà, toute la communauté des humains bouleversés par ce crime. Puis s’y est mêlée une #rage causée par tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, et avant même d’en savoir plus sur les tenants et aboutissants qui avaient mené au pire, se sont empressés de dégainer des kits théoriques tendant à minimiser l’#atrocité du crime ou à dissoudre toute la #responsabilité de l’assassin (ou possiblement des assassins) dans des entités excessivement extensibles (que ce soit « l’#islamisation » ou « l’#islamophobie ») – sans compter ceux qui instrumentalisent l’horreur pour des agendas qu’on connait trop bien : rétablissement de la peine de mort, chasse aux immigré.e.s, chasse aux musulman.e.s.

    2. Il y a ensuite eu une peur, ou des peurs, en voyant repartir tellement vite, et à la puissance dix, une forme de réaction gouvernementale qui a de longue date fait les preuves de son #inefficacité (contre la #violence_terroriste) et de sa #nocivité (pour l’état du vivre-ensemble et des droits humains) : au lieu d’augmenter comme il faut les moyens policiers pour enquêter plus et mieux qu’on ne le fait déjà, pour surveiller, remonter des filières bien ciblées et les démanteler, mais aussi assurer en temps réel la protection des personnes qui la demandent, au moment où elles la demandent, on fait du spectacle avec des boucs émissaires.

    Une sourde appréhension s’est donc mêlée à la peine, face au déferlement d’injures, de menaces et d’attaques islamophobes, anti-immigrés et anti-tchétchènes qui a tout de suite commencé, mais aussi face à l’éventualité d’autres attentats qui pourraient advenir dans le futur, sur la prévention desquels, c’est le moins que je puisse dire, toutes les énergies gouvernementales ne me semblent pas concentrées.

    3. Puis, au fil des lectures, une #gêne s’est installée, concernant ce que, sur les #réseaux_sociaux, je pouvais lire, « dans mon camp » cette fois-ci – c’est-à-dire principalement chez des gens dont je partage plus ou moins une certaine conception du combat antiraciste. Ce qui tout d’abord m’a gêné fut le fait d’énoncer tout de suite des analyses explicatives alors qu’au fond on ne savait à peu près rien sur le détail des faits : quel comportement avait eu précisément Samuel Paty, en montrant quels dessins, quelles interactions avaient eu lieu après-coup avec les élèves, avec les parents, qui avait protesté et en quels termes, sous quelles forme, qui avait envenimé le contentieux et comment s’était produit l’embrasement des réseaux sociaux, et enfin quel était le profil de l’assassin, quel était son vécu russe, tchétchène, français – son vécu dans toutes ses dimensions (familiale, socio-économique, scolaire, médicale), sa sociabilité et ses accointances (ou absences d’accointances) religieuses, politiques, délinquantes, terroristes ?

    J’étais gêné par exemple par le fait que soit souvent validée a priori, dès les premières heures qui suivirent le crime, l’hypothèse que Samuel Paty avait « déconné », alors qu’on n’était même pas certain par exemple que c’était le dessin dégoutant du prophète cul nu (j’y reviendrai) qui avait été montré en classe (puisqu’on lisait aussi que le professeur avait déposé plainte « pour diffamation » suite aux accusations proférées contre lui), et qu’on ne savait rien des conditions et de la manière dont il avait agencé son cours.

    4. Par ailleurs, dans l’hypothèse (qui a fini par se confirmer) que c’était bien ce dessin, effectivement problématique (j’y reviendrai), qui avait servi de déclencheur ou de prétexte pour la campagne contre Samuel Paty, autre chose me gênait. D’abord cet oubli : montrer un #dessin, aussi problématique soit-il, obscène, grossier, de mauvais goût, ou même raciste, peut très bien s’intégrer dans une #démarche_pédagogique, particulièrement en cours d’histoire – après tout, nous montrons bien des #caricatures anti-juives ignobles quand nous étudions la montée de l’antisémitisme, me confiait un collègue historien, et cela ne constitue évidemment pas en soi une pure et simple perpétuation de l’#offense_raciste. Les deux cas sont différents par bien des aspects, mais dans tous les cas tout se joue dans la manière dont les documents sont présentés et ensuite collectivement commentés, analysés, critiqués. Or, sur ladite manière, en l’occurrence, nous sommes restés longtemps sans savoir ce qui exactement s’était passé, et ce que nous avons fini par appendre est que Samuel Paty n’avait pas eu d’intention maligne : il s’agissait vraiment de discuter de la liberté d’expression, autour d’un cas particulièrement litigieux.

    5. En outre, s’il s’est avéré ensuite, dans les récits qui ont pu être reconstitués (notamment dans Libération), que Samuel Paty n’avait fait aucun usage malveillant de ces caricatures, et que les parents d’élèves qui s’étaient au départ inquiétés l’avaient assez rapidement et facilement compris après discussion, s’il s’est avéré aussi qu’au-delà de cet épisode particulier, Samuel Paty était un professeur très impliqué et apprécié, chaleureux, blagueur, il est dommageable que d’emblée, il n’ait pas été martelé ceci, aussi bien par les inconditionnels de l’ « esprit Charlie » que par les personnes légitimement choquées par certaines des caricatures : que même dans le cas contraire, même si le professeur avait « déconné », que ce soit un peu ou beaucoup, que même s’il avait manqué de précautions pédagogiques, que même s’il avait intentionnellement cherché à blesser, bref : que même s’il avait été un « mauvais prof », hautain, fumiste, ou même raciste, rien, absolument rien ne justifiait ce qui a été commis.

    Je me doute bien que, dans la plupart des réactions à chaud, cela allait sans dire, mais je pense que, dans le monde où l’on vit, et où se passent ces horreurs, tout désormais en la matière (je veux dire : en matière de mise à distance de l’hyper-violence) doit être dit, partout, même ce qui va sans dire.

    En d’autres termes, même si l’on juge nécessaire de rappeler, à l’occasion de ce crime et des discussions qu’il relance, qu’il est bon que tout ne soit pas permis en matière de liberté d’expression, cela n’est selon moi tenable que si l’on y adjoint un autre rappel : qu’il est bon aussi que tout ne soit pas permis dans la manière de limiter la liberté d’expression, dans la manière de réagir aux discours offensants, et plus précisément que doit être absolument proscrit le recours à la #violence_physique, a fortiori au #meurtre. Nous sommes malheureusement en un temps, je le répète, où cela ne va plus sans dire.

    6. La remarque qui précède est, me semble-t-il, le grand non-dit qui manque le plus dans tout le débat public tel qu’il se polarise depuis des années entre les « Charlie », inconditionnels de « la liberté d’expression », et les « pas Charlie », soucieux de poser des « #limites » à la « #liberté_d’offenser » : ni la liberté d’expression ni sa nécessaire #limitation ne doivent en fait être posées comme l’impératif catégorique et fondamental. Les deux sont plaidables, mais dans un #espace_de_parole soumis à une autre loi fondamentale, sur laquelle tout le monde pourrait et devrait se mettre d’accord au préalable, et qui est le refus absolu de la violence physique.

    Moyennant quoi, dès lors que cette loi fondamentale est respectée, et expressément rappelée, la liberté d’expression, à laquelle Samuel Paty était si attaché, peut et doit impliquer aussi le droit de dire qu’on juge certaines caricatures de Charlie Hebdo odieuses :

    – celles par exemple qui amalgament le prophète des musulmans (et donc – par une inévitable association d’idées – l’ensemble des fidèles qui le vénèrent) à un terroriste, en le figurant par exemple surarmé, le nez crochu, le regard exorbité, la mine patibulaire, ou coiffé d’un turban en forme de bombe ;

    – celle également qui blesse gratuitement les croyants (et les croyants lambda, tolérants, non-violents, tout autant voire davantage que des « djihadistes » avides de prétextes à faire couler le sang), en représentant leur prophète cul nul, testicules à l’air, une étoile musulmane à la place de l’anus ;

    – celle qui animalise une syndicaliste musulmane voilée en l’affublant d’un faciès de singe ;

    – celle qui annonce « une roumaine » (la joueuse Simona Halep), gagnante de Roland-Garros, et la représente en rom au physique disgracieux, brandissant la coupe et criant « ferraille ! ferraille ! » ;

    – celle qui nous demande d’imaginer « le petit Aylan », enfant de migrants kurdes retrouvé mort en méditerranée, « s’il avait survécu », et nous le montre devenu « tripoteur de fesses en Allemagne » (suite à une série de viols commis à Francfort) ;

    – celle qui représente les esclaves sexuelles de Boko Haram, voilées et enceintes, en train de gueuler après leurs « allocs » ;

    – celle qui fantasme une invasion ou une « islamisation » en forme de « grand remplacement », par exemple en nous montrant un musulman barbu dont la barbe démesurée envahit toute la page de Une, malgré un minuscule Macron luttant « contre le séparatisme », armé de ciseaux, mais ne parvenant qu’à en couper que quelques poils ;

    – celle qui alimente le même fantasme d’invasion en figurant un Macron, déclarant que le port du foulard par des femmes musulmanes « ne le regarde pas » en tant que président, tandis que le reste de la page n’est occupé que par des femmes voilées, avec une légende digne d’un tract d’extrême droite : « La République islamique en marche ».

    Sur chacun de ces dessins, publiés en Une pour la plupart, je pourrais argumenter en détail, pour expliquer en quoi je les juge odieux, et souvent racistes. Bien d’autres exemples pourraient d’ailleurs être évoqués, comme une couverture publiée à l’occasion d’un attentat meurtrier commis à Bruxelles en mars 2016 et revendiqué par Daesh (ayant entraîné la mort de 32 personnes et fait 340 blessés), et figurant de manière pour le moins choquante le chanteur Stromae, orphelin du génocide rwandais, en train de chanter « Papaoutai » tandis que voltigent autour de lui des morceaux de jambes et de bras déchiquetés ou d’oeil exorbité. La liste n’est pas exhaustive, d’autres unes pourraient être évoquées – celles notamment qui nous invitent à rigoler (on est tenté de dire ricaner) sur le sort des femmes violées, des enfants abusés, ou des peuples qui meurent de faim.

    On a le droit de détester cet #humour, on a le droit de considérer que certaines de ces caricatures incitent au #mépris ou à la #haine_raciste ou sexiste, entre autres griefs possibles, et on a le droit de le dire. On a le droit de l’écrire, on a le droit d’aller le dire en justice, et même en manifestation. Mais – cela allait sans dire, l’attentat de janvier 2015 oblige désormais à l’énoncer expressément – quel que soit tout le mal qu’on peut penser de ces dessins, de leur #brutalité, de leur #indélicatesse, de leur méchanceté gratuite envers des gens souvent démunis, de leur #racisme parfois, la #violence_symbolique qu’il exercent est sans commune mesure avec la violence physique extrême que constitue l’#homicide, et elle ne saurait donc lui apporter le moindre commencement de #justification.

    On a en somme le droit de dénoncer avec la plus grande vigueur la violence symbolique des caricatures quand on la juge illégitime et nocive, car elle peut l’être, à condition toutefois de dire désormais ce qui, je le répète, aurait dû continuer d’aller sans dire mais va beaucoup mieux, désormais, en le disant : qu’aucune violence symbolique ne justifie l’hyper-violence physique. Cela vaut pour les pires dessins de Charlie comme pour les pires répliques d’un Zemmour ou d’un Dieudonné, comme pour tout ce qui nous offense – du plutôt #douteux au parfaitement #abject.

    Que reste-t-il en effet de la liberté d’expression si l’on défend le #droit_à_la_caricature mais pas le droit à la #critique des caricatures ? Que devient le #débat_démocratique si toute critique radicale de #Charlie aujourd’hui, et qui sait de de Zemmour demain, de Macron après-demain, est d’office assimilée à une #incitation_à_la_violence, donc à de la complicité de terrorisme, donc proscrite ?

    Mais inversement, que devient cet espace démocratique si la dénonciation de l’intolérable et l’appel à le faire cesser ne sont pas précédés et tempérés par le rappel clair et explicite de l’interdit fondamental du meurtre ?

    7. Autre chose m’a gêné dans certaines analyses : l’interrogation sur les « #vrais_responsables », formulation qui laisse entendre que « derrière » un responsable « apparent » (l’assassin) il y aurait « les vrais responsables », qui seraient d’autres que lui. Or s’il me parait bien sûr nécessaire d’envisager dans toute sa force et toute sa complexité l’impact des #déterminismes_sociaux, il est problématique de dissoudre dans ces déterminismes toute la #responsabilité_individuelle de ce jeune de 18 ans – ce que la sociologie ne fait pas, contrairement à ce que prétendent certains polémistes, mais que certains discours peuvent parfois faire.

    Que chacun s’interroge toujours sur sa possible responsabilité est plutôt une bonne chose à mes yeux, si toutefois on ne pousse pas le zèle jusqu’à un « on est tous coupables » qui dissout toute #culpabilité réelle et arrange les affaires des principaux coupables. Ce qui m’a gêné est l’enchaînement de questions qui, en réponse à la question « qui a tué ? », met comme en concurrence, à égalité, d’une part celui qui a effectivement commis le crime, et d’autre part d’autres personnes ou groupes sociaux (la direction de l’école, la police, le père d’élève ayant lancé la campagne publique contre Samuel Paty sur Youtube, sa fille qui semble l’avoir induit en erreur sur le déroulement de ses cours) qui, quel que soit leur niveau de responsabilité, n’ont en aucun cas « tué » – la distinction peut paraitre simple, voire simpliste, mais me parait, pour ma part, cruciale à maintenir.

    8. Ce qui m’a gêné, aussi, et même écoeuré lorsque l’oubli était assumé, et que « le système » néolibéral et islamophobe devenait « le principal responsable », voire « l’ennemi qu’il nous faut combattre », au singulier, ce fut une absence, dans la liste des personnes ou des groupes sociaux pouvant, au-delà de l’individu #Abdoullakh_Abouyezidovitch, se partager une part de responsabilité. Ce qui me gêna fut l’oubli ou la minoration du rôle de l’entourage plus ou moins immédiat du tueur – qu’il s’agisse d’un groupe terroriste organisé ou d’un groupe plus informel de proches ou de moins proches (via les réseaux sociaux), sans oublier, bien entendu, l’acolyte de l’irresponsable « père en colère » : un certain #Abdelhakim_Sefrioui, entrepreneur de haine pourtant bien connu, démasqué et ostracisé de longue date dans les milieux militants, à commencer par les milieux pro-palestiniens et la militance anti-islamophobie.

    Je connais les travaux sociologiques qui critiquent à juste titre l’approche mainstream, focalisée exclusivement les techniques de propagande des organisations terroristes, et qui déplacent la focale sur l’étude des conditions sociales rendant audible et « efficace » lesdites techniques de #propagande. Mais justement, on ne peut prendre en compte ces conditions sociales sans observer aussi comment elles pèsent d’une façon singulière sur les individus, dont la responsabilité n’est pas évacuée. Et l’on ne peut pas écarter, notamment, la responsabilité des individus ou des groupes d’ « engraineurs », surtout si l’on pose la question en ces termes : « qui a tué ? ».

    9. Le temps du #choc, du #deuil et de l’#amertume « contre mon propre camp » fut cela dit parasité assez vite par un vacarme médiatique assourdissant, charriant son lot d’#infamie dans des proportions autrement plus terrifiantes. #Samuel_Gontier, fidèle « au poste », en a donné un aperçu glaçant :

    – des panels politiques dans lesquels « l’équilibre » invoqué par le présentateur (Pascal Praud) consiste en un trio droite, droite extrême et extrême droite (LREM, Les Républicains, Rassemblement national), et où les différentes familles de la gauche (Verts, PS, PCF, France insoumise, sans même parler de l’extrême gauche) sont tout simplement exclues ;

    – des « débats » où sont mis sérieusement à l’agenda l’interdiction du #voile dans tout l’espace public, l’expulsion de toutes les femmes portant le #foulard, la #déchéance_de_nationalité pour celles qui seraient françaises, la réouverture des « #bagnes » « dans îles Kerguelen », le rétablissement de la #peine_de_mort, et enfin la « #criminalisation » de toutes les idéologies musulmanes conservatrices, « pas seulement le #djihadisme mais aussi l’#islamisme » (un peu comme si, à la suite des attentats des Brigades Rouges, de la Fraction Armée Rouge ou d’Action Directe, on avait voulu criminaliser, donc interdire et dissoudre toute la gauche socialiste, communiste, écologiste ou radicale, sous prétexte qu’elle partageait avec les groupes terroristes « l’opposition au capitalisme ») ;

    – des « plateaux » sur lesquels un #Manuel_Valls peut appeler en toute conscience et en toute tranquillité, sans causer de scandale, à piétiner la Convention Européenne des Droits Humains : « S’il nous faut, dans un moment exceptionnel, s’éloigner du #droit_européen, faire évoluer notre #Constitution, il faut le faire. », « Je l’ai dit en 2015, nous sommes en #guerre. Si nous sommes en guerre, donc il faut agir, frapper. ».

    10. Puis, très vite, il y a eu cette offensive du ministre de l’Intérieur #Gérald_Darmanin contre le #CCIF (#Collectif_Contre_l’Islamophobie_en_France), dénuée de tout fondement du point de vue de la #lutte_anti-terroriste – puisque l’association n’a évidemment pris aucune part dans le crime du 17 octobre 2020, ni même dans la campagne publique (sur Youtube et Twitter) qui y a conduit.

    Cette dénonciation – proprement calomnieuse, donc – s’est autorisée en fait d’une montée en généralité, en abstraction et même en « nébulosité », et d’un grossier sophisme : le meurtre de Samuel Paty est une atteinte aux « #valeurs » et aux « institutions » de « la #République », que justement le CCIF « combat » aussi – moyennant quoi le CCIF a « quelque chose à voir » avec ce crime et il doit donc être dissous, CQFD. L’accusation n’en demeure pas moins fantaisiste autant qu’infamante, puisque le « combat » de l’association, loin de viser les principes et les institutions républicaines en tant que telles, vise tout au contraire leur manque d’effectivité : toute l’activité du CCIF (c’est vérifiable, sur le site de l’association aussi bien que dans les rapports des journalistes, au fil de l’actualité, depuis des années) consiste à combattre la #discrimination en raison de l’appartenance ou de la pratique réelle ou supposée d’une religion, donc à faire appliquer une loi de la république. Le CCIF réalise ce travail par les moyens les plus républicains qui soient, en rappelant l’état du Droit, en proposant des médiations ou en portant devant la #Justice, institution républicaine s’il en est, des cas d’atteinte au principe d’#égalité, principe républicain s’il en est.

    Ce travail fait donc du CCIF une institution précieuse (en tout cas dans une république démocratique) qu’on appelle un « #contre-pouvoir » : en d’autres termes, un ennemi de l’arbitraire d’État et non de la « République ». Son travail d’#alerte contribue même à sauver ladite République, d’elle-même pourrait-on dire, ou plutôt de ses serviteurs défaillants et de ses démons que sont le racisme et la discrimination.

    Il s’est rapidement avéré, du coup, que cette offensive sans rapport réel avec la lutte anti-terroriste s’inscrivait en fait dans un tout autre agenda, dont on avait connu les prémisses dès le début de mandat d’Emmanuel Macron, dans les injures violentes et les tentatives d’interdiction de Jean-Michel #Blanquer contre le syndicat #Sud_éducation_93, ou plus récemment dans l’acharnement haineux du député #Robin_Réda, censé diriger une audition parlementaire antiraciste, contre les associations de soutien aux immigrés, et notamment le #GISTI (Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés). Cet agenda est ni plus ni moins que la mise hors-jeu des « corps intermédiaires » de la société civile, et en premier lieu des #contre-pouvoirs que sont les associations antiracistes et de défense des droits humains, ainsi que les #syndicats, en attendant le tour des partis politiques – confère, déjà, la brutalisation du débat politique, et notamment les attaques tout à fait inouïes, contraires pour le coup à la tradition républicaine, de #Gérald_Darmanin contre les écologistes (#Julien_Bayou, #Sandra_Regol et #Esther_Benbassa) puis contre la #France_insoumise et son supposé « #islamo-gauchisme qui a détruit la république », ces dernières semaines, avant donc le meurtre de Samuel Paty.

    Un agenda dans lequel figure aussi, on vient de l’apprendre, un combat judiciaire contre le site d’information #Mediapart.

    11. Il y a eu ensuite l’annonce de ces « actions coup de poing » contre des associations et des lieux de culte musulmans, dont le ministre de l’Intérieur lui-même a admis qu’elles n’avaient aucun lien avec l’enquête sur le meurtre de Samuel Paty, mais qu’elles servaient avant tout à « #adresser_un_message », afin que « la #sidération change de camp ». L’aveu est terrible : l’heure n’est pas à la défense d’un modèle (démocratique, libéral, fondé sur l’État de Droit et ouvert à la pluralité des opinions) contre un autre (obscurantiste, fascisant, fondé sur la terreur), mais à une #rivalité_mimétique. À la #terreur on répond par la terreur, sans même prétendre, comme le fit naguère un Charles Pasqua, qu’on va « terroriser les terroristes » : ceux que l’on va terroriser ne sont pas les terroristes, on le sait, on le dit, on s’en contrefout et on répond au meurtre par la #bêtise et la #brutalité, à l’#obscurantisme « religieux » par l’obscurantisme « civil », au #chaos de l’#hyper-violence par le chaos de l’#arbitraire d’État.

    12. On cible donc des #mosquées alors même qu’on apprend (notamment dans la remarquable enquête de Jean-Baptiste Naudet, dans L’Obs) que le tueur ne fréquentait aucune mosquée – ce qui était le cas, déjà, de bien d’autres tueurs lors des précédents attentats.

    On s’attaque au « #séparatisme » et au « #repli_communautaire » alors même qu’on apprend (dans la même enquête) que le tueur n’avait aucune attache ou sociabilité dans sa communauté – ce qui là encore a souvent été le cas dans le passé.

    On préconise des cours intensifs de #catéchisme_laïque dans les #écoles, des formations intensives sur la liberté d’expression, avec distribution de « caricatures » dans tous les lycées, alors que le tueur était déscolarisé depuis un moment et n’avait commencé à se « radicaliser » qu’en dehors de l’#école (et là encore se rejoue un schéma déjà connu : il se trouve qu’un des tueurs du Bataclan fut élève dans l’établissement où j’exerce, un élève dont tous les professeurs se souviennent comme d’un élève sans histoires, et dont la famille n’a pu observer des manifestations de « #radicalisation » qu’après son bac et son passage à l’université, une fois qu’il était entré dans la vie professionnelle).

    Et enfin, ultime protection : Gérald Darmanin songe à réorganiser les rayons des #supermarchés ! Il y aurait matière à rire s’il n’y avait pas péril en la demeure. On pourrait s’amuser d’une telle #absurdité, d’une telle incompétence, d’une telle disjonction entre la fin et les moyens, si l’enjeu n’était pas si grave. On pourrait sourire devant les gesticulations martiales d’un ministre qui avoue lui-même tirer « à côté » des véritables coupables et complices, lorsque par exemple il ordonne des opérations contre des #institutions_musulmanes « sans lien avec l’enquête ». On pourrait sourire s’il ne venait pas de se produire une attaque meurtrière atroce, qui advient après plusieurs autres, et s’il n’y avait pas lieu d’être sérieux, raisonnable, concentré sur quelques objectifs bien définis : mieux surveiller, repérer, voir venir, mieux prévenir, mieux intervenir dans l’urgence, mieux protéger. On pourrait se payer le luxe de se disperser et de discuter des #tenues_vestimentaires ou des #rayons_de_supermarché s’il n’y avait pas des vies humaines en jeu – certes pas la vie de nos dirigeants, surprotégés par une garde rapprochée, mais celles, notamment, des professeurs et des élèves.

    13. Cette #futilité, cette #frivolité, cette bêtise serait moins coupable s’il n’y avait pas aussi un gros soubassement de #violence_islamophobe. Cette bêtise serait innocente, elle ne porterait pas à conséquence si les mises en débat du #vêtement ou de l’#alimentation des diverses « communautés religieuses » n’étaient pas surdéterminées, depuis de longues années, par de très lourds et violents #stéréotypes racistes. On pourrait causer lingerie et régime alimentaire si les us et coutumes religieux n’étaient pas des #stigmates sur-exploités par les racistes de tout poil, si le refus du #porc ou de l’#alcool par exemple, ou bien le port d’un foulard, n’étaient pas depuis des années des motifs récurrents d’#injure, d’#agression, de discrimination dans les études ou dans l’emploi.

    Il y a donc une bêtise insondable dans cette mise en cause absolument hors-sujet des commerces ou des rayons d’ « #alimentation_communautaire » qui, dixit Darmanin, « flatteraient » les « plus bas instincts », alors que (confère toujours l’excellente enquête de Jean-Baptiste Naudet dans L’Obs) l’homme qui a tué Samuel Paty (comme l’ensemble des précédents auteurs d’attentats meurtriers) n’avait précisément pas d’ancrage dans une « communauté » – ni dans l’immigration tchétchène, ni dans une communauté religieuse localisée, puisqu’il ne fréquentait aucune mosquée.

    Et il y a dans cette bêtise une #méchanceté tout aussi insondable : un racisme sordide, à l’encontre des #musulmans bien sûr, mais pas seulement. Il y a aussi un mépris, une injure, un piétinement de la mémoire des morts #juifs – puisque parmi les victimes récentes des tueries terroristes, il y a précisément des clients d’un commerce communautaire, l’#Hyper_Cacher, choisis pour cible et tués précisément en tant que tels.

    Telle est la vérité, cruelle, qui vient d’emblée s’opposer aux élucubrations de Gérald Darmanin : en incriminant les modes de vie « communautaires », et plus précisément la fréquentation de lieux de culte ou de commerces « communautaires », le ministre stigmatise non pas les coupables de la violence terroriste (qui se caractérisent au contraire par la #solitude, l’#isolement, le surf sur #internet, l’absence d’#attaches_communautaires et de pratique religieuse assidue, l’absence en tout cas de fréquentation de #lieux_de_cultes) mais bien certaines de ses victimes (des fidèles attaqués sur leur lieu de culte, ou de courses).

    14. Puis, quelques jours à peine après l’effroyable attentat, sans aucune concertation sur le terrain, auprès de la profession concernée, est tombée par voie de presse (comme d’habitude) une stupéfiante nouvelle : l’ensemble des Conseils régionaux de France a décidé de faire distribuer un « #recueil_de_caricatures » (on ne sait pas lesquelles) dans tous les lycées. S’il faut donner son sang, allez donner le vôtre, disait la chanson. Qu’ils aillent donc, ces élus, distribuer eux-mêmes leurs petites bibles républicaines, sur les marchés. Mais non : c’est notre sang à nous, petits profs de merde, méprisés, sous-payés, insultés depuis des années, qui doit couler, a-t-il été décidé en haut lieu. Et possiblement aussi celui de nos élèves.

    Car il faut se rendre à l’évidence : si cette information est confirmée, et si nous acceptons ce rôle de héros et martyrs d’un pouvoir qui joue aux petits soldats de plomb avec des profs et des élèves de chair et d’os, nous devenons officiellement la cible privilégiée des groupes terroristes. À un ennemi qui ne fonctionne, dans ses choix de cibles et dans sa communication politique, qu’au défi, au symbole et à l’invocation de l’honneur du Prophète, nos dirigeants répondent en toute #irresponsabilité par le #défi, le #symbole, et la remise en jeu de l’image du Prophète. À quoi doit-on s’attendre ? Y sommes-nous prêts ? Moi non.

    15. Comme si tout cela ne suffisait pas, voici enfin que le leader de l’opposition de gauche, celui dont on pouvait espérer, au vu de ses engagements récents, quelques mises en garde élémentaires mais salutaires contre les #amalgames et la #stigmatisation haineuse des musulmans, n’en finit pas de nous surprendre ou plutôt de nous consterner, de nous horrifier, puisqu’il s’oppose effectivement à la chasse aux musulmans, mais pour nous inviter aussitôt à une autre chasse : la #chasse_aux_Tchétchènes :

    « Moi, je pense qu’il y a un problème avec la #communauté_tchétchène en France ».

    Il suffit donc de deux crimes, commis tous les deux par une personne d’origine tchétchène, ces dernières années (l’attentat de l’Opéra en 2018, et celui de Conflans en 2020), plus une méga-rixe à Dijon cet été impliquant quelques dizaines de #Tchétchènes, pour que notre homme de gauche infère tranquillement un « #problème_tchétchène », impliquant toute une « communauté » de plusieurs dizaines de milliers de personnes vivant en France.

    « Ils sont arrivés en France car le gouvernement français, qui était très hostile à Vladimir Poutine, les accueillait à bras ouverts », nous explique Jean-Luc #Mélenchon. « À bras ouverts », donc, comme dans un discours de Le Pen – le père ou la fille. Et l’on a bien entendu : le motif de l’#asile est une inexplicable « hostilité » de la France contre le pauvre Poutine – et certainement pas une persécution sanglante commise par ledit Poutine, se déclarant prêt à aller « buter » lesdits Tchétchènes « jusque dans les chiottes ».

    « Il y a sans doute de très bonnes personnes dans cette communauté » finit-il par concéder à son intervieweur interloqué. On a bien lu, là encore : « sans doute ». Ce n’est donc même pas sûr. Et « de très bonnes personnes », ce qui veut dire en bon français : quelques-unes, pas des masses.

    « Mais c’est notre #devoir_national de s’en assurer », s’empresse-t-il d’ajouter – donc même le « sans doute » n’aura pas fait long feu. Et pour finir en apothéose :

    « Il faut reprendre un par un tous les dossiers des Tchétchènes présents en France et tous ceux qui ont une activité sur les réseaux sociaux, comme c’était le cas de l’assassin ou d’autres qui ont des activités dans l’#islamisme_politique (...), doivent être capturés et expulsés ».

    Là encore, on a bien lu : « tous les dossiers des Tchétchènes présents en France », « un par un » ! Quant aux suspects, ils ne seront pas « interpellés », ni « arrêtés », mais « capturés » : le vocabulaire est celui de la #chasse, du #safari. Voici donc où nous emmène le chef du principal parti d’opposition de gauche.

    16. Enfin, quand on écrira l’histoire de ces temps obscurs, il faudra aussi raconter cela : comment, à l’heure où la nation était invitée à s’unir dans le deuil, dans la défense d’un modèle démocratique, dans le refus de la violence, une violente campagne de presse et de tweet fut menée pour que soient purement et simplement virés et remplacés les responsables de l’#Observatoire_de_la_laïcité, #Nicolas_Cadène et #Jean-Louis_Bianco, pourtant restés toujours fidèles à l’esprit et à la lettre des lois laïques, et que les deux hommes furent à cette fin accusés d’avoir « désarmé » la République et de s’être « mis au service » des « ennemis » de ladite #laïcité et de ladite république – en somme d’être les complices d’un tueur de prof, puisque c’est de cet ennemi-là qu’il était question.

    Il faudra raconter que des universitaires absolument irréprochables sur ces questions, comme #Mame_Fatou_Niang et #Éric_Fassin, furent mis en cause violemment par des tweeters, l’une en recevant d’abjectes vidéos de décapitation, l’autre en recevant des #menaces de subir la même chose, avec dans les deux cas l’accusation d’être responsables de la mort de Samuel Paty.

    Il faudra se souvenir qu’un intellectuel renommé, invité sur tous les plateaux, proféra tranquillement, là encore sans être recadré par les animateurs, le même type d’accusations à l’encontre de la journaliste et chroniqueuse #Rokhaya_Diallo : en critiquant #Charlie_Hebdo, elle aurait « poussé à armer les bras des tueurs », et « entrainé » la mort des douze de Charlie hebdo.

    Il faudra se souvenir qu’au sommet de l’État, enfin, en ces temps de deuil, de concorde nationale et de combat contre l’obscurantisme, le ministre de l’Éducation nationale lui-même attisa ce genre de mauvaise querelle et de #mauvais_procès – c’est un euphémisme – en déclarant notamment ceci :

    « Ce qu’on appelle l’#islamo-gauchisme fait des ravages, il fait des ravages à l’#université. Il fait des ravages quand l’#UNEF cède à ce type de chose, il fait des ravages quand dans les rangs de la France Insoumise, vous avez des gens qui sont de ce courant-là et s’affichent comme tels. Ces gens-là favorisent une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène au pire. »

    Il faudra raconter ce que ces sophismes et ces purs et simples mensonges ont construit ou tenté de construire : un « #consensus_national » fondé sur une rage aveugle plutôt que sur un deuil partagé et un « plus jamais ça » sincère et réfléchi. Un « consensus » singulièrement diviseur en vérité, excluant de manière radicale et brutale tous les contre-pouvoirs humanistes et progressistes qui pourraient tempérer la violence de l’arbitraire d’État, et apporter leur contribution à l’élaboration d’une riposte anti-terroriste pertinente et efficace : le mouvement antiraciste, l’opposition de gauche, la #sociologie_critique... Et incluant en revanche, sans le moindre état d’âme, une droite républicaine radicalisée comme jamais, ainsi que l’#extrême_droite lepéniste.

    Je ne sais comment conclure, sinon en redisant mon accablement, ma tristesse, mon désarroi, ma peur – pourquoi le cacher ? – et mon sentiment d’#impuissance face à une #brutalisation en marche. La brutalisation de la #vie_politique s’était certes enclenchée bien avant ce crime atroce – l’évolution du #maintien_de l’ordre pendant tous les derniers mouvements sociaux en témoigne, et les noms de Lallement et de Benalla en sont deux bons emblèmes. Mais cet attentat, comme les précédents, nous fait évidemment franchir un cap dans l’#horreur. Quant à la réponse à cette horreur, elle s’annonce désastreuse et, loin d’opposer efficacement la force à la force (ce qui peut se faire mais suppose le discernement), elle rajoute de la violence aveugle à de la violence aveugle – tout en nous exposant et en nous fragilisant comme jamais. Naïvement, avec sans doute un peu de cet idéalisme qui animait Samuel Paty, j’en appelle au #sursaut_collectif, et à la #raison.

    Pour reprendre un mot d’ordre apparu suite à ce crime atroce, #je_suis_prof. Je suis prof au sens où je me sens solidaire de Samuel Paty, où sa mort me bouleverse et me terrifie, mais je suis prof aussi parce que c’est tout simplement le métier que j’exerce. Je suis prof et je crois donc en la raison, en l’#éducation, en la #discussion. Depuis vingt-cinq ans, j’enseigne avec passion la philosophie et je m’efforce de transmettre le goût de la pensée, de la liberté de penser, de l’échange d’arguments, du débat contradictoire. Je suis prof et je m’efforce de transmettre ces belles valeurs complémentaires que sont la #tolérance, la #capacité_d’indignation face à l’intolérable, et la #non-violence dans l’#indignation et le combat pour ses idées.

    Je suis prof et depuis vingt-cinq ans je m’efforce de promouvoir le #respect et l’#égalité_de_traitement, contre tous les racismes, tous les sexismes, toutes les homophobies, tous les systèmes inégalitaires. Et je refuse d’aller mourir au front pour une croisade faussement « républicaine », menée par un ministre de l’Intérieur qui a commencé sa carrière politique, entre 2004 et 2008, dans le girons de l’extrême droite monarchiste (auprès de #Christian_Vanneste et de #Politique_magazine, l’organe de l’#Action_française). Je suis prof et je refuse de sacrifier tout ce en quoi je crois pour la carrière d’un ministre qui en 2012, encore, militait avec acharnement, aux côtés de « La manif pour tous », pour que les homosexuels n’aient pas les mêmes droits que les autres – sans parler de son rapport aux femmes, pour le moins problématique, et de ce que notre grand républicain appelle, en un délicat euphémisme, sa « vie de jeune homme ».

    Je suis prof et j’enseigne la laïcité, la vraie, celle qui s’est incarnée dans de belles lois en 1881, 1882, 1886 et 1905, et qui n’est rien d’autre qu’une machine à produire plus de #liberté, d’#égalité et de #fraternité. Mais ce n’est pas cette laïcité, loin s’en faut, qui se donne à voir ces jours-ci, moins que jamais, quand bien même le mot est répété à l’infini. C’est au contraire une politique liberticide, discriminatoire donc inégalitaire, suspicieuse ou haineuse plutôt que fraternelle, que je vois se mettre en place, sans même l’excuse de l’efficacité face au terrorisme.

    Je suis prof, et cette #vraie_laïcité, ce goût de la pensée et de la #parole_libre, je souhaite continuer de les promouvoir. Et je souhaite pour cela rester en vie. Et je souhaite pour cela rester libre, maître de mes #choix_pédagogiques, dans des conditions matérielles qui permettent de travailler. Et je refuse donc de devenir l’otage d’un costume de héros ou de martyr taillé pour moi par des aventuriers sans jugeote, sans cœur et sans principes – ces faux amis qui ne savent qu’encenser des profs morts et mépriser les profs vivants.

    https://lmsi.net/Je-suis-prof

    #Pierre_Tevanian

    –—

    –-> déjà signalé sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/882390
    https://seenthis.net/messages/882583
    ... mais je voulais mettre le texte complet.

  • Pour une #grève des #écoles à travers l’Europe contre la #pandémie - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/11/02/iyss-n02.html
    https://www.wsws.org/asset/a2711ddc-8570-4791-8897-431958593131?rendition=image1280

    Mercredi, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont annoncé que malgré l’envolée des taux d’infection, les écoles et les entreprises resteraient ouvertes.

    Tous les partis bourgeois et les syndicats soutiennent cette politique. Les écoles et les crèches rouvrent dans des conditions dangereuses, alimentant les infections, et ne devraient pas refermer, malgré des infections massives, pour que les parents puissent continuer à travailler.

    Les élèves et les jeunes travailleurs n’ont pas le choix, ils doivent assumer la responsabilité pour leur propre santé et celle de leurs proches. En Grèce, les lycéens ont déjà occupé des centaines de lycées. En Pologne, des milliers d’élèves ont protesté contre la politique d’immunité collective et ont appelé à un boycott des écoles.

    Ces initiatives sont de la plus haute importance et doivent être étendues à l’ensemble du continent et constituer le point de départ d’une grève générale contre la politique de propagation incontrôlée du virus. C’est le seul moyen d’éviter une catastrophe humanitaire.

    Les recherches scientifiques ont résolu la question : les enfants et les adolescents sont tout aussi susceptibles d’être infectés que les adultes et transmettent le virus avec une fréquence similaire. Compte tenu du manque de mesures de sécurité, les écoles et les crèches deviennent inévitablement des terrains propices à la pandémie.

    Le ministère britannique de la Santé a récemment avoué que près de la moitié des infections dans ce pays étaient imputables au seul secteur de l’éducation. L’Institut allemand Robert Koch a aussi souligné l’importance des écoles dans le processus d’infection. Plus récemment, des études approfondies menées par les universités d’Oxford et de Vienne ont conclu que la fermeture des écoles au plus fort de la première vague était de loin la mesure la plus efficace pour lutter contre la pandémie dans un grand nombre des pays étudiés.

    Mais on écarte sciemment ces résultats afin de tromper les parents et les élèves et de garder ouverts les écoles et les lieux de travail. Avec des mensonges éhontés, une politique est appliquée qui menace la vie non seulement de millions de personnes déjà âgées et affaiblies, mais aussi les jeunes. Des études récentes confirment, par exemple, que même les jeunes athlètes peuvent souffrir de lésions cardiaques suite à la Covid-19, même s’ils étaient asymptomatiques.

    Les États gardent les écoles ouvertes non pas pour assurer le bien-être des jeunes, mais pour garder les parents au travail et ainsi garantir le flux des profits vers les banques. Et les capitalistes insistent sur le fait que cela ne devrait pas entraîner de coûts supplémentaires.

  • Port du masque à 6 ans : avons-nous perdu (l’âge de) raison ? - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/11/01/port-du-masque-a-6-ans-avons-nous-perdu-l-age-de-raison_1804083

    Un enfant de six ans auquel nous imposons des règles continues, contraignantes, qui n’ont pas de sens pour lui et qu’il n’est pas en capacité de respecter, au mieux, pose des questions auxquelles nous tentons de répondre, si tant est que l’on puisse l’entendre… Au pire, il s’inhibe, il s’agite, il somatise. Si nous n’y prenons garde, il entame son estime de lui-même, devient anxieux, voire déprime, comme nombre d’enfants, d’adultes et adolescents que nous entendons et accompagnons quotidiennement depuis sept mois dans nos cabinets et consultations, pétris d’angoisses de mort et de sensations de privations de lien social.

    Je me questionne sur cette tribune du 1er novembre. Des avis par ici ?

    On m’a transmis cette source en argument de demander à ne pas faire porter de masque à l’école aux (jeunes) enfants. Comme ça, ça me semble un peu maigre, et ça fait entrer des problématiques de bénéfices / risques. Cela étant dit, il est évident que l’épidémie Covid19, son traitement médiatiques, les contraintes que cela crée, amène des problématiques psychologiques, mais est-ce du au seul port du masque ?

    Par ailleurs, il n’y a pas que les enfants qui ressentent des privations de lien social là (pour ma part, je me sens bien frustré aussi !)

    –---

    Qui plus est, la tribune cite un texte du 14 septembre (récent donc) de la Société Française de Pédiatrie (encore) https://www.sfpediatrie.com/actualites/rentree-scolaire-covid19-propositions-actualisees-sfp qui indique entre autres (et sans source !) :

    Nos connaissances sur ce virus ont beaucoup progressé, même s’il persiste des incertitudes. Il y a aujourd’hui consensus sur le fait que les enfants, et en particulier ceux de moins de 10 ans, ne contribuent pas significativement à la transmission de COVID19. Les transmissions entre enfants, ou d’enfants à adultes, sont très peu fréquentes

    Ce n’est pas très fondé ça, on est d’accord ?

    #enfants #masques #covid19 #question #psychologie #écoles

    • Il y a une alternative au masque à l’école.

      L’ancien directeur de la Santé [William Dab] préconise aux élèves de garder le masque à la maison

      https://twitter.com/BFMTV/status/1322973950792634371
      et spécialement chez les fauchés à petits logements.
      Il est temps de se res-pon-sa-bi-li-ser.

      Mauvaise blague mise à part, je vois dans pas mal de réseaux ex Gilets jaunes, circuler du Perrone, Toussaint, Raoult, Wonner, etc pour dire (en date du 31/10...) « la deuxième vague n’existe pas », le masque est inefficace et nuisible".

      Un, deux, trois, mille ministères du mensonge.

    • Bon, juste à temps, à l’instant, au 1er novembre 2020 :

      https://ducotedelascience.org/le-masque-des-6-ans-en-france-une-mesure-indispensable-dans-un-pr

      Le masque dès 6 ans en France : une mesure indispensable dans un protocole sanitaire de lutte contre la propagation du coronavirus dans les écoles

      L’objectif du présent article est de discuter l’intérêt du port du masque dès 6 ans sur le risque de transmission du SARS-CoV-2 par les enfants, à la lumière des dernières connaissances scientifiques internationales et des spécificités françaises (classes de 25 à 35 élèves, séparation des écoles maternelle et élémentaire, des collèges et lycées, etc.).

      Article extrêmement complet (et sourcé)...

      Avec pour conclusion :

      [...] Il n’existe aucun risque identifié au port du masque par les enfants. La balance bénéfices-risques est donc largement en faveur du port généralisé du masque, dès que possible. Le port du masque obligatoire pour les enfants, quel que soit leur âge (à partir de 6 ans en milieu scolaire) sera toujours plus efficace qu’aucune mesure ; à défaut, en cas de port imparfait, un complément par double protection (masque et visière) pourrait être secondairement envisagé.

    • Les enfants sont aussi contagieux que les autres, même s’ils sont moins souvent malades et développent rarement une forme grave.
      Par contre, on ne sait toujours pas vraiment s’ils sont concernés par les séquelles de merde et il semblerait bien que oui.
      Ensuite, les petits asiatiques portent le masque depuis un bail et ils vont très bien, merci  !

    • lu sur le site de l’OMS
      https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/question-and-answers-hub/q-a-detail/q-a-schools-and-covid-19

      Quel est le rôle des enfants dans la transmission ?

      On connaît mal le rôle joué par les enfants dans la transmission du virus. Jusqu’à présent, il y a eu peu de flambées signalées impliquant des enfants ou des écoles. Quoi qu’il en soit, le nombre réduit de flambées signalées parmi le corps enseignant ou le personnel associé suggère également que la propagation de la COVID-19 dans les structures éducatives peut être limitée.

      Comme les enfants sont généralement plus légèrement atteints et présentent moins de symptômes, les cas peuvent parfois passer inaperçus. Il est important de noter que selon les premières données des études, le taux d’infection peut être plus élevé chez les adolescents que chez les enfants plus jeunes.

      Nombre de pays commencent à lever progressivement les restrictions aux activités. Les répercussions à long terme de la poursuite de l’activité scolaire sur la transmission communautaire restent donc à évaluer. D’après certaines études de modélisation, la réouverture des écoles pourrait avoir un effet réduit sur une transmission plus large dans la communauté, mais ce point n’est pas encore parfaitement maîtrisé.
      D’autres études sont en cours sur le rôle des enfants dans la transmission dans et en dehors des structures éducatives. L’OMS collabore avec des scientifiques du monde entier pour élaborer des protocoles que les pays peuvent utiliser pour étudier la transmission de la COVID-19 dans les établissements d’enseignement ; ces protocoles seront bientôt disponibles en anglais ici.

  • Dr Zoë Hyde sur Twitter : "My paper on #COVID19, children, and schools is now published, with new material added. “We can no longer afford to overlook the role children play in transmission if we hope to contain the virus.” Precautions must be put in place in schools. #auspol https://t.co/y3EAzQw88K https://t.co/yXMIcvtEac" / Twitter
    https://twitter.com/DrZoeHyde/status/1321377321480196097

    #enfants
    #écoles

  • Communiqué de presse Du Côté de la Science 27/10/20
    https://ducotedelascience.org/communique-presse-du-cote-de-la-science-1

    Cet été nous avons alerté sur la progression de l’épidémie que nous jugions inquiétante au regard de ce que nous observions en-dehors de nos frontières, notamment outre-Atlantique. Comme en Floride, nos vacances estivales ont provoqué un important brassage de populations qui a eu pour effet de diffuser fortement le virus sur l’ensemble de notre territoire avant de provoquer une explosion du nombre de nouveaux cas. Nous demandions alors de fortes mesures de prévention – recours massif au télétravail et au télé-enseignement, protocole très strict pour l’École – et ne sommes hélas pas surpris d’assister à une seconde vague qui sera sans doute plus forte que la première, et qui fait de la France l’un des pays d’Europe occidentale où le coronavirus est le plus actif.

    Dans quelques jours ou semaines, un phénomène de saturation touchera tous les hôpitaux du territoire français et les capacités de soin en milieu hospitalier devront sans doute être rationnées et déployées vers les patients qui auront le plus de chances d’être sauvés, délaissant les plus fragiles ou les plus atteints. Le manque de ressources concernera inévitablement aussi tous les autres patients nécessitant de soins d’urgence (AVC, accidents cardiaques, accidents de la route…) ou retardera le diagnostic et le traitement de maladies graves. Nous allons tout droit vers un désastre que seules des mesures radicales pourraient limiter voire empêcher.

    Nous demandons donc au gouvernement d’instaurer au plus tôt un confinement dont le but serait de couper la chaîne de transmissions en agissant à la fois sur les contaminations privées, mais aussi et surtout sur les principaux lieux de formation de clusters que sont les milieux du travail et les lieux d’enseignement. C’est pourquoi, concernant les écoles, nous espérons une prolongation des vacances de deux semaines ou l’activation du plan de continuité pédagogique prévu par le ministère de l’Éducation nationale, afin de préparer au plus vite un retour en classe plus sécurisé. Le gouvernement hésite actuellement au sujet de la fermeture des écoles. Nous tirons immédiatement la sonnette d’alarme : confiner en rouvrant les écoles dans moins d’une semaine reviendrait à transformer la France en château fort tout en laissant le pont-levis baissé.
    [...]

    #covid19 #reconfinement #écoles

    • La suite est importante :

      Le gouvernement hésite actuellement au sujet de la fermeture des écoles. Nous tirons immédiatement la sonnette d’alarme : confiner en rouvrant les écoles dans moins d’une semaine reviendrait à transformer la France en château fort tout en laissant le pont-levis baissé.
      Les écoles ne sont en effet pas magiquement protégées du virus ou de la maladie. Les personnes qui y travaillent ou les enfants qui s’y retrouvent s’exposent comme les autres au risque de transmission. Ce n’est pas parce que les enfants font très peu de formes sévères ou de formes chroniques, qu’ils n’en font pas, ou qu’ils ne sont pas des vecteurs du COVID : 40% d’entre eux, lorsqu’ils sont détectés positifs, sont asymptomatiques. La littérature spécialisée internationale nous prouve aujourd’hui qu’ils la propagent et sont, eux aussi, contagieux.

      En cette période de très forte circulation du virus, le retour des enfants de 0-10 ans dans les crèches et écoles doit impérativement s’articuler autour d’un axe « protection et réduction du risque » :
      – Port du masque dès 6 ans pour limiter la propagation du virus par voie respiratoire, à l’instar de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, de la Grèce, de nombreux Länder allemands…
      – Installation d’un détecteur de CO2 dans chaque classe pour permettre aux enseignants d’évaluer la qualité de l’air et d’aérer dès que nécessaire (sinon au moins 5 minutes toutes les 20 minutes, à l’instar du protocole allemand).
      – Modernisation des installations de traitement de l’air ou mise en place de purificateurs dans les salles de classe, en particulier celles ne pouvant pas être facilement ventilées, à l’instar de l’Allemagne qui investit actuellement 500 millions d’euros pour moderniser les installations de conditionnement de l’air dans ses bâtiments publics, dont les écoles.
      – Arrêt de la restauration en commun et organisation sécurisée de la distribution des repas pris en classes ou en salles séparées. Limitation des contacts entre les classes comme déjà réalisé lors du protocole de sortie de confinement au printemps.
      – Instauration d’une distanciation dans les classes – via l’alternance de cours à distance et en présentiel, à l’instar de certains de nos voisins européens – ou la réquisition de locaux, tel qu’il est prévu dans les protocoles mis en ligne par le ministère de l’Education nationale.
      – Mise en place des test EasyCoV (test salivaire efficace, développé et produit en France) dans tous les établissements afin d’améliorer la gestion des cas contacts, dès le premier cas, au sein de l’école afin de véritablement dépister/tracer/isoler.

  • #We_Are_One. L’école nouvelle génération pour #jeunes à haut potentiel humain
    – Armer les #jeunes_générations pour inventer demain -

    Notre RAISON D’ÊTRE
    Constat

    Nous vivons dans un monde de plus en plus fracturé, en particulier aux niveaux écologique, social et politique.

    ‍Vision

    ‍Nous sommes convaincus que les jeunes générations ont un rôle crucial à jouer pour façonner un monde durable et inclusif, pour réparer ces #fractures.

    ‍Mission

    ‍‍Notre mission est d’armer les jeunes générations pour inventer demain.

    ‍Actions

    ‍Nous agissons à trois échelles complémentaires :

    - à l’échelle macro, en accompagnant l’#Alliance_U7+ réunissant 50 #universités et impactant plus de 2 millions d’étudiants à travers le monde dans la réalisation de ses missions
    - à l’échelle méso, en aidant nos #clients - #entreprises et #écoles - à former des #leaders pour demain et à se transformer elles-mêmes
    - à l’échelle micro, en développant nos propres programmes d’#accompagnement pour jeunes à #haut_potentiel_humain.

    https://www.weareone.eu.com
    #courage #authenticité #inclusion #audace #WAO

    ping @isskein @karine4 @cede

  • Why the Swedish Model for Fighting COVID-19 Is a Disaster | Time
    https://time.com/5899432/sweden-coronovirus-disaster

    Le fameux modèle suédois de lutte contre le #covid est une immense #imposture basée sur le précepte ultra-libéral du #laisser-faire, voire plus franchement de l’#eugénisme social.
    Non seulement ils ont imposé l’#immunité_de_troupeau à la population en lui mentant assez éfrontément, mais ils ont carrément donné un coup de pouce à la #contamination_de_masse en ouvrant massivement les #écoles pour en faire des #accélérateurs d’#épidémie.

    Et cette #forfaiture #criminelle est à présent à l’œuvre chez nous

    The Swedish COVID-19 experiment of not implementing early and strong measures to safeguard the population has been hotly debated around the world, but at this point we can predict it is almost certain to result in a net failure in terms of death and suffering. As of Oct. 13, Sweden’s per capita death rate is 58.4 per 100,000 people, according to Johns Hopkins University data, 12th highest in the world (not including tiny Andorra and San Marino). But perhaps more striking are the findings of a study published Oct. 12 in the Journal of the American Medical Association, which pointed out that, of the countries the researchers investigated, Sweden and the U.S. essentially make up a category of two: they are the only countries with high overall mortality rates that have failed to rapidly reduce those numbers as the pandemic has progressed.

    Yet the architects of the Swedish plan are selling it as a success to the rest of the world. And officials in other countries, including at the top level of the U.S. government, are discussing the strategy as one to emulate—despite the reality that doing so will almost certainly increase the rates of death and misery.

    Countries that locked down early and/or used extensive test and tracing—including Denmark, Finland, Norway, South Korea, Japan, Taiwan, Vietnam and New Zealand—saved lives and limited damage to their economies. Countries that locked down late, came out of lock down too early, did not effectively test and quarantine, or only used a partial lockdown—including Brazil, Mexico, Netherlands, Peru, Spain, Sweden, the U.S. and the U.K.—have almost uniformly done worse in rates of infection and death.

    Despite this, Sweden’s Public Health Agency director Johan Carlson has claimed that “the Swedish situation remains favorable,” and that the country’s response has been “consistent and sustainable.” The data, however, show that the case rate in Sweden, as elsewhere in Europe, is currently increasing.

    Average daily cases rose 173% nationwide from Sept. 2-8 to Sept. 30-Oct. 6 and in Stockholm that number increased 405% for the same period. Though some have argued that rising case numbers can be attributed to increased testing, a recent study of Stockholm’s wastewater published Oct. 5 by the Swedish Royal Institute of Technology (KTH) argues otherwise. An increased concentration of the virus in wastewater, the KTH researchers write, shows a rise of the virus in the population of the greater Stockholm area (where a large proportion of the country’s population live) in a way that is entirely independent of testing. Yet even with this rise in cases, the government is easing the few restrictions it had in place.

    From early on, the Swedish government seemed to treat it as a foregone conclusion that many people would die. The country’s Prime Minister Stefan Löfven told the Swedish newspaper Dagens Nyheter on April 3, “We will have to count the dead in thousands. It is just as well that we prepare for it.” In July, as the death count reached 5,500, Löfven said that the “strategy is right, I am completely convinced of that.” In September, Dr. Anders Tegnell, the Public Health Agency epidemiologist in charge of the country’s COVID-19 response reiterated the party line that a growing death count did “not mean that the strategy itself has gone wrong.” There has been a lack of written communication between the Prime Minister and the Public Health Authority: when the authors requested all emails and documents between the Prime Minister’s office and the Public Health Authority for the period Jan. 1—Sept. 14, the Prime Minister’s Registrar replied on Sept. 17 that none existed.

    Despite the Public Health Agency’s insistence to the contrary, the core of this strategy is widely understood to have been about building natural “herd immunity”—essentially, letting enough members of a population (the herd) get infected, recover, and then develop an immune system response to the virus that it would ultimately stop spreading. Both the agency and Prime Minister Löfven have characterized the approach as “common sense“ trust-based recommendations rather than strict measures, such as lockdowns, which they say are unsustainable over an extended period of time—and that herd immunity was just a desirable side effect. However, internal government communications suggest otherwise.

    Emails obtained by one of the authors through Freedom of Information laws (called offentlighetsprincipen, or “Openness Principle,” in Swedish) between national and regional government agencies, including the Swedish Public Health Authority, as well as those obtained by other journalists, suggest that the goal was all along in fact to develop herd immunity. We have also received information through sources who made similar requests or who corresponded directly with government agencies that back up this conclusion. For the sake of transparency, we created a website where we’ve posted some of these documents.

    One example showing clearly that government officials had been thinking about herd immunity from early on is a March 15 email sent from a retired doctor to Tegnell, the epidemiologist and architect of the Swedish plan, which he forwarded to his Finnish counterpart, Mika Salminen. In it, the retired doctor recommended allowing healthy people to be infected in controlled settings as a way to fight the epidemic. “ One point would be to keep schools open to reach herd immunity faster ,” Tegnell noted at the top of the forwarded email.

    Salminen responded that the Finnish Health Agency had considered this but decided against it, because “over time, the children are still going to spread the infection to other age groups.” Furthermore, the Finnish model showed that closing schools would reduce “the attack rate of the disease on the elderly” by 10%. Tegnell responded: “10 percent might be worth it?”

    The majority of the rest of Sweden’s policymakers seemed to have agreed: the country never closed daycare or schools for children under the age of 16, and school attendance is mandatory under Swedish law, with no option for distance learning or home schooling, even for family members in high risk groups. Policymakers essentially decided to use children and schools as participants in an experiment to see if herd immunity to a deadly disease could be reached. Multiple outbreaks at schools occurred in both the spring and autumn.

    At this point, whether herd immunity was the “goal” or a “byproduct” of the Swedish plan is semantics, because it simply hasn’t worked. In April, the Public Health Agency predicted that 40% of the Stockholm population would have the disease and acquire protective antibodies by May. According to the agency’s own antibody studies published Sept. 3 for samples collected up until late June, the actual figure for random testing of antibodies is only 11.4% for Stockholm, 6.3% for Gothenburg and 7.1% across Sweden. As of mid-August, herd immunity was still “nowhere in sight,” according to a Journal of the Royal Society of Medicine study. That shouldn’t have been a surprise. After all, herd immunity to an infectious disease has never been achieved without a vaccine.

    Löfven, his government, and the Public Health Agency all say that the high COVID-19 death rate in Sweden can be attributed to the fact that a large portion of these deaths occurred in nursing homes, due to shortcomings in elderly care.

    However, the high infection rate across the country was the underlying factor that led to a high number of those becoming infected in care homes. Many sick elderly were not seen by a doctor because the country’s hospitals were implementing a triage system that, according to a study published July 1 in the journal Clinical Infectious Diseases, appeared to have factored in age and predicted prognosis. “This likely reduced [intensive care unit] load at the cost of more high-risk patients”—like elderly people with confirmed infection—dying outside the ICU.” Only 13% of the elderly residents who died with COVID-19 during the spring received hospital care, according to preliminary statistics from the National Board of Health and Welfare released Aug.

    In one case which seems representative of how seniors were treated, patient Reza Sedghi was not seen by a doctor the day he died from COVID-19 at a care home in Stockholm. A nurse told Sedghi’s daughter Lili Perspolisi that her father was given a shot of morphine before he passed away, that no oxygen was administered and staff did not call an ambulance. “No one was there and he died alone,” Perspolisi says.

    In order to be admitted for hospital care, patients needed to have breathing problems and even then, many were reportedly denied care. Regional healthcare managers in each of Sweden’s 21 regions, who are responsible for care at hospitals as well as implementing Public Health Agency guidelines, have claimed that no patients were denied care during the pandemic. But internal local government documents from April from some of Sweden’s regions—including those covering the biggest cities of Stockholm, Gothenburg and Malmö—also show directives for how some patients including those receiving home care, those living at nursing homes and assisted living facilities, and those with special needs could not receive oxygen or hospitalization in some situations. Dagens Nyheter published an investigation on Oct. 13 showing that patients in Stockholm were denied care as a result of these guidelines. Further, a September investigation by Sveriges Radio, Sweden’s national public broadcaster, found that more than 100 people reported to the Swedish Health and Care Inspectorate that their relatives with COVID-19 either did not receive oxygen or nutrient drops or that they were not allowed to come to hospital.

    These issues do not only affect the elderly or those who had COVID-19. The National Board of Health and Welfare’s guidelines for intensive care in extraordinary circumstances throughout Sweden state that priority should be given to patients based on biological, not chronological, age. Sörmlands Media, in an investigation published May 13, cited a number of sources saying that, in many parts of the country, the health care system was already operating in a way such that people were being denied the type of inpatient care they would have received in normal times. Regional health agencies were using a Clinical Frailty Scale, an assessment tool designed to predict the need for care in a nursing home or hospital, and the life expectancy of older people by estimating their fragility, to determine whether someone should receive hospital care and was applied to decisions regarding all sorts of treatment, not only for COVID-19. These guidelines led to many people with health care needs unrelated to COVID-19 not getting the care they need, with some even dying as a result—collateral damage of Sweden’s COVID-19 strategy.

    Dr. Michael Broomé, the chief physician at Stockholm’s Karolinska Hospital’s Intensive Care Unit, says his department’s patient load tripled during the spring. His staff, he says, “have often felt powerless and inadequate. We have lost several young, previously healthy, patients with particularly serious disease courses. We have also repeatedly been forced to say no to patients we would normally have accepted due to a lack of experienced staff, suitable facilities and equipment.”

    In June, Dagens Nyheter reported a story of one case showing how disastrous such a scenario can be. Yanina Lucero had been ill for several weeks in March with severe breathing problems, fever and diarrhea, yet COVID-19 tests were not available at the time except for those returning from high risk areas who displayed symptoms, those admitted to the hospital, and those working in health care. Yanina was only 39 years old and had no underlying illnesses. Her husband Cristian brought her to an unnamed hospital in Stockholm, but were told it was full and sent home, where Lucero’s health deteriorated. After several days when she could barely walk, an ambulance arrived and Lucero was taken to Huddinge hospital, where she was sedated and put on a ventilator. She died on April 15 without receiving a COVID-19 test in hospital.

    Sweden did try some things to protect citizens from the pandemic. On March 12 the government restricted public gatherings to 500 people and the next day the Public Health Agency issued a press release telling people with possible COVID-19 symptoms to stay home. On March 17, the Public Health Agency asked employers in the Stockholm area to let employees work from home if they could. The government further limited public gatherings to 50 people on March 29. Yet there were no recommendations on private events and the 50-person limit doesn’t apply to schools, libraries, corporate events, swimming pools, shopping malls or many other situations. Starting April 1, the government restricted visits to retirement homes (which reopened to visitors on Oct. 1 without masks recommended for visitors or staff). But all these recommendations came later than in the other Nordic countries. In the interim, institutions were forced to make their own decisions; some high schools and universities changed to on-line teaching and restaurants and bars went to table seating with distance, and some companies instituted rules about wearing masks on site and encouraging employees to work from home.

    Meanwhile Sweden built neither the testing nor the contact-tracing capacity that other wealthy European countries did. Until the end of May (and again in August), Sweden tested 20% the number of people per capita compared with Denmark, and less than both Norway and Finland; Sweden has often had among the lowest test rates in Europe. Even with increased testing in the fall, Sweden still only tests only about one-fourth that of Denmark.

    Sweden never quarantined those arriving from high-risk areas abroad nor did it close most businesses, including restaurants and bars. Family members of those who test positive for COVID-19 must attend school in person, unlike in many other countries where if one person in a household tests positive the entire family quarantines, usually for 14 days. Employees must also report to work as usual unless they also have symptoms of COVID-19, an agreement with their employer for a leave of absence or a doctor recommends that they isolate at home.

    On Oct. 1, the Public Health Authority issued non-binding “rules of conduct” that open the possibility for doctors to be able to recommend that certain individuals stay home for seven days if a household member tests positive for COVID-19. But there are major holes in these rules: they do not apply to children (of all ages, from birth to age 16, the year one starts high school), people in the household who previously have a positive PCR or antibody test or, people with socially important professions, such as health care staff (under certain circumstances).

    There is also no date for when the rule would go into effect. “It may not happen right away, Stockholm will start quickly but some regions may need more time to get it all in place,” Tegnell said at a Oct. 1 press conference. Meanwhile, according to current Public Health Agency guidelines issued May 15 and still in place, those who test positive for COVID-19 are expected to attend work and school with mild symptoms so long as they are seven days post-onset of symptoms and fever free for 48 hours.

    Sweden actually recommends against masks everywhere except in places where health care workers are treating COVID-19 patients (some regions expand that to health care workers treating suspected patients as well). Autumn corona outbreaks in Dalarna, Jönköping, Luleå, Malmö, Stockholm and Uppsala hospitals are affecting both hospital staff and patients. In an email on April 5, Tegnell wrote to Mike Catchpole, the chief scientist at the European Center for Disease Control and Prevention (ECDC): “We are quite worried about the statement ECDC has been preparing about masks.” Tegnell attached a document in which he expresses concern that ECDC recommending facemasks would “imply that the spread is airborne which would seriously harm further communication and trust among the population and health care workers” and concludes “we would like to warn against the publication of this advice.” Despite this, on April 8 ECDC recommended masks and on June 8 the World Health Organization updated its stance to recommend masks.

    Sweden’s government officials stuck to their party line. Karin Tegmark Wisell of the Public Health Agency said at a press conference on July 14 that “we see around the world that masks are used in a way so that you rather increase the spread of infection.” Two weeks later, Lena Hallengren, the Minister of Health and Social Affairs, spoke about masks at a press conference on July 29 and said, “We don’t have that tradition or culture” and that the government “would not review the Public Health Agency’s decision not to recommend masks.”

    All of this creates a situation which leaves teachers, bus drivers, medical workers and care home staff more exposed, without face masks at a time when the rest of the world is clearly endorsing widespread mask wearing.

    On Aug. 13, Tegnell said that to recommend masks to the public “quite a lot of resources are required. There is quite a lot of money that would be spent if you are going to have masks.” Indeed, emails between Tegnell and colleagues at the Public Health Agency and Andreas Johansson of the Ministry of Health and Social Affairs show that the policy concerns of the health authority were influenced by financial interests, including the commercial concerns of Sweden’s airports.

    Swedavia, the owner of the country’s largest airport, Stockholm Arlanda, told employees during the spring and early summer they could not wear masks or gloves to work. One employee told Upsala Nya Tidning newspaper on Aug. 24 “Many of us were sick during the beginning of the pandemic and two colleagues have died due to the virus. I would estimate that 60%-80% of the staff at the security checks have had the infection.”

    “Our union representatives fought for us to have masks at work,” the employee said, “but the airport’s response was that we were an authority that would not spread fear, but we would show that the virus was not so dangerous.” Swedavia’s reply was that they had introduced the infection control measures recommended by the authorities. On July 1, the company changed its policy, recommending masks for everyone who comes to Arlanda—that, according to a Swedavia spokesperson, was not as a result of “an infection control measure advocated by Swedish authorities,” but rather, due to a joint European Union Aviation Safety Agency and ECDC recommendation for all of Europe.

    As early as January, the Public Health Agency was warning the government about costs. In a Jan. 31 communique, Public Health Agency Director Johan Carlsson (appointed by Löfven) and General Counsel Bitte Bråstad wrote to the Ministry of Health and Social Affairs, cautioning the government about costs associated with classifying COVID-19 as a socially dangerous disease: “After a decision on quarantine, costs for it [include] compensation which according to the Act, must be paid to those who, due to the quarantine decision, must refrain from gainful employment. The uncertainty factors are many even when calculating these costs. Society can also suffer a loss of production due to being quarantined [and] prevented from performing gainful employment which they would otherwise have performed.” Sweden never implemented quarantine in society, not even for those returning from travel abroad or family members of those who test positive for COVID-19.

    Not only did these lack of measures likely result in more infections and deaths, but it didn’t even help the economy: Sweden has fared worse economically than other Nordic countries throughout the pandemic.

    The Swedish way has yielded little but death and misery. And, this situation has not been honestly portrayed to the Swedish people or to the rest of the world.

    A Public Health Agency report published July 7 included data for teachers in primary schools working on-site as well as for secondary school teachers who switched to distance instruction online. In the report, they combined the two data sources and compared the result to the general population, stating that teachers were not at greater risk and implying that schools were safe. But in fact, the infection rate of those teaching in classrooms was 60% higher than those teaching online—completely undermining the conclusion of the report.

    The report also compares Sweden to Finland for March through the end of May and wrongly concludes that the ”closing of schools had no measurable effect on the number of cases of COVID-19 among children.” As testing among children in Sweden was almost non-existent at that time compared to Finland, these data were misrepresented; a better way to look at it would be to consider the fact that Sweden had seven times as many children per capita treated in the ICU during that time period.

    When pressed about discrepancies in the report, Public Health Agency epidemiologist Jerker Jonsson replied on Aug. 21 via email: “The title is a bit misleading. It is not a direct comparison of the situation in Finland to the situation in Sweden. This is just a report and not a peer-reviewed scientific study. This was just a quick situation report and nothing more.” However the Public Health Agency and Minister of Education continue to reference this report as justification to keep schools open, and other countries cite it as an example.

    This is not the only case where Swedish officials have misrepresented data in an effort to make the situation seem more under control than it really is. In April, a group of 22 scientists and physicians criticized Sweden’s government for the 105 deaths per day the country was seeing at the time, and Tegnell and the Public Health Agency responded by saying the true number was just 60 deaths per day. Revised government figures now show Tegnell was incorrect and the critics were right. The Public Health Agency says the discrepancy was due to a backlog in accounting for deaths, but they have backlogged deaths throughout the pandemic, making it difficult to track and gauge the actual death toll in real time.

    Sweden never went into an official lockdown but an estimated 1.5 million have self-isolated, largely the elderly and those in risk groups. This was probably the largest factor in slowing the spread of the virus in the country in the summer. However, recent data suggest that cases are yet again spiking in the country, and there’s no indication that government policies will adapt.

    Health care workers, scientists and private citizens have all voiced concerns about the Swedish approach. But Sweden is a small country, proud of its humanitarian image—so much so that we cannot seem to understand when we have violated it. There is simply no way to justify the magnitude of lost lives, poorer health and putting risk groups into long-term isolation, especially not in an effort to reach an unachievable herd immunity. Countries need to take care before adopting the “Swedish way.” It could have tragic consequences for this pandemic or the next.

    • Ça rappelle la formule « on n’additionne pas des choux et des carottes » (sauf pour confectionner un plat), toute distinctivité abolie en moins marrant :

      ... l’immunité collective contre une maladie infectieuse n’a jamais été obtenue sans vaccin.

      Sinon, on retrouve là bas ce que Epicov a mis en lumière, les plus âgés (plus de 50 ans), à la vie sociale moins foisonnante, en moyenne (?), et plus prudents, prennent des mesures de distanciation qui les préserve pour partie des contaminations.
      La non généralisation des #masques (découragée par le gvt) facilité le maintien et l’expansion de l’épidémie (à l’inverse de ce qui se passe ici, où la seconde vague se distingue pour l’instant nettement de la première avec cette modification du comportement).

      #Suède

  • Face au #COVID-19, les universités françaises appliquent de fait une politique d’immunité collective - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/13/frun-o13.html
    https://www.wsws.org/asset/e85b60e2-f68d-4a39-9807-2286ae067915?rendition=image1280

    Dans le cadre de sa politique meurtrière d’#immunité collective, le gouvernement français a contraint début septembre universités et #écoles à rouvrir avec un programme presque complet d’enseignement en présentiel. Sa campagne agressive de réouverture a bénéficié du soutien crucial des syndicats et des partis de la pseudo-gauche.

    Un mois après cette réouverture, le nombre des cas de COVID-19 en France est remonté rapidement, passant de 4 982 par jour le 1er septembre à 20 330 le 9 octobre. Dès le 13 septembre, 12 clusters étaient signalés dans les universités du pays et le 2 octobre Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a admis que 40 établissements d’enseignement supérieur français étaient fermés en raison d’épidémies. Un récent rapport a montré qu’au Royaume-Uni la moitié des nouvelles infections venaient d’écoles et d’universités et révélé la causalité entre la réouverture et la propagation du COVID- 19 dans la population.

    Les jeunes sont les principaux vecteurs de la maladie dans la population et, contrairement aux affirmations #pseudo-scientifiques promues par les médias bourgeois, sont eux-mêmes vulnérables au virus. Les données officielles du gouvernement montrent que depuis le début de la pandémie au moins 40 personnes de moins de 30 ans sont mortes du COVID-19 en France. Le risque pour les étudiants a été souligné en septembre par le fait qu’un étudiant américain de 19 ans, par ailleurs en bonne santé, a développé des complications neurologiques du COVID-19 et est décédé tragiquement.

  • Covid-19 : un couvre-feu à l’étude pour Paris et l’Île-de-France - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/covid-19-un-couvre-feu-a-l-etude-pour-paris-et-l-ile-de-france-12-10-2020-23

    Ce mardi matin, un conseil de défense se déroulera à huis clos à l’Élysée pour arbitrer de nouvelles mesures de restriction. Mardi soir, les ministres concernés par la crise du Covid-19 seront également conviés discrètement à Matignon. Ce lundi matin, leurs directeurs de cabinet se sont d’ores et déjà retrouvés à l’Élysée autour du secrétaire général du palais, Alexis Kohler. Selon plusieurs sources au sommet de l’État, l’hypothèse d’un couvre-feu nocturne dans les zones le plus à risque, en particulier Paris et l’Île-de-France, est à l’étude avec différents scénarios de mise en application : à partir de 20 heures, 22 heures ou 23 heures, comme à Berlin ou Francfort, en Allemagne, depuis ce week-end.

    J’ai laissé la photo du Point, non légendée mais ressemblante. Ici, il y a beaucoup de cafés ouverts - à vue de nez, moins chez les Kabyles ; idem, les kebabs turcs refusent de servir à boire sans manger ; des Asiatiques gardent le tabac ouvert mais ferment la partie bar - les terrasses étant le seul lieu où on peut ne pas être masqué à l’extérieur.

    • Ile-de-France : 17% des personnes testées pour le coronavirus sont positives, du jamais vu
      https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/ile-de-france-17-des-personnes-testees-pour-le-covid-sont-positives-du-ja

      La « grande marée » de patients Covid annoncée la semaine dernière serait-elle en route ?

      [le directeur de l’Agence régionale de santé, Aurélien Rousseau] a aussi indiqué que 42% de patients Covid se trouvaient dans les services de réanimation de la région. Il y a « plus de 1.480 personnes dans les lits d’hospitalisation conventionnelle, 672 dans les soins de suite et de réadaptation et presque une centaine dans les lits de psychiatrie », a-t-il précisé.

      Selon l’ARS, il y a des signes alarmants. Par exemple « aujourd’hui à Paris chez les 20-30 ans plus de 800 cas positifs pour 100.000. Le seuil d’alerte c’est 50 ».

      « Et surtout, depuis trois jours, ces chiffres augmentent très rapidement chez les personnes âgées, or le passage entre les générations, c’est ça qui est notre préoccupation majeure », explique Aurélien Rousseau.

      Pour le directeur de l’Agence régionale de santé, il n’y a pas de doute, dans les 15 prochains jours, on aura plus de cas graves.

      Aurélien Rousseau pense qu’il y aura « sans doute jusqu’à 300 personnes par jour dans les prochains jours qui vont arriver dans les hôpitaux d’Ile-de-France ».

      Par ailleurs, sur les 700 Ehpad d’Ile-de-France, 127 comptent au moins un cas de Covid-19, a-t-il dit.
      Les hôpitaux sont en alerte

      Il a été demandé aux hôpitaux d’activer tous leurs dispositifs de crise pour ne pas se laisser surprendre et dépasser par une nouvelle grande vague de malades.

      Les hôpitaux déprogramment des interventions non-urgentes quand c’est nécessaire et ils peuvent aussi repousser les congés des soignants.

      Le secteur privé est aussi très mobilisé, souligne l’ARS qui indique que « dans les lits de réanimation, 24% des malades sont dans le privé ».

    • Reconfinement, couvre-feu… Face à la deuxième vague, quelles sont les options du gouvernement ?
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/13/reconfinement-couvre-feu-face-a-la-deuxieme-vague-quelles-sont-les-options-d

      Evoqué dans le dernier avis du conseil scientifique, le couvre-feu apparaît comme une alternative moins « coûteuse » [que le confinement, pas évident à réaliser au niveau local, ndc] économiquement et socialement. Il a été mis en œuvre avec succès en Guyane, en juin et juillet. En semaine, il a d’abord été interdit aux habitants de circuler à partir de 23 heures, puis cette limite a été abaissée à 21 heures, avant de passer à 19 heures, puis 17 heures. Le week-end, chacun devait rester chez soi à partir de 13 heures le samedi. « Combiné avec d’autres mesures, comme la fermeture des frontières et des limitations de déplacement, cela a permis d’abaisser le R de 1,7 à 1,1 », détaille Simon Cauchemez, modélisateur à l’Institut Pasteur, auteur d’une étude sur le sujet, prépubliée en ligne.

    • ILE-DE-FRANCE : LE DIRECTEUR DE L’AP-HP PRÉVOIT L’OCCUPATION DE « 70 À 90% » DES LITS DE RÉANIMATION FIN OCTOBRE

      https://www.bfmtv.com/paris/pour-martin-hirsch-70-a-90-des-lits-de-reanimation-d-ile-de-france-seront-occ

      Au regard des indicateurs actuels de suivi de l’épidémie,
      "aux alentours du 24 octobre, il y aura au minimum entre 800 et 1000 patients Covid dans les services de réanimation"
      franciliens, alerte ce mardi Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, dans une interview au Parisien. Soit "70 à 90% de nos capacités actuelles" , précise-t-il.

      Pour le directeur de l’AP-HP, cet afflux dans les services de réanimation "est inéluctable" . "La situation est grave" , ajoute-t-il, précisant qu’environ "20% des interventions non prioritaires sont en cours de déprogrammation" dans les 39 hôpitaux du groupement.

      Pour tenter de ne pas aggraver la situation à venir dans les services de réanimation et d’éviter de « faire un choix entre les patients », « c’est aujourd’hui qu’il faut agir », assure Martin Hirsch, qui préconise une « politique bien plus systématique de télétravail » au sein des entreprises. Mais aussi et surtout une diminution significative des interractions sociales des Franciliens.

      "Nous devons − vous, moi, tout le monde − avoir 20 % de contacts sociaux en moins" , explique-t-il dans les colonnes du Parisien.

    • Faire en français signifie chier. Exemple : Ne forçons pas notre talent. Nous ne FAIRIONS rien avec grâce.
      Traité du style, Aragon.

      Le Monde avec AFP, le 14 octobre à 01h30

      « Il ne s’agit pas de prendre une mesure pour quinze jours, un coup on ferme, un coup on rouvre. Il faut des mesures bien plus longues, selon son entourage. « Les Français ont besoin de clarté sur le moyen et long terme. Il faut leur donner une trajectoire, un calendrier pour les mois qui viennent » , ajoute l’entourage du chef de l’Etat, pour qui les six à huit prochaines semaines seront une période charnière.

      Un couvre-feu permettrait de limiter les déplacements nocturnes, donc les réunions de famille ou d’amis, en particulier chez les jeunes, dont les fêtes dans des lieux privés, très difficiles à contrôler, sont autant de clusters potentiels.

      « Des villes de différentes tailles seront concernées par ces mesures, en fonction de la circulation du virus », ajoute la même source. « Mais il faut faire peser le minimum de contacts sur la vie de tous les jours, dont l’école ou l’université. » Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a d’ailleurs exclu mardi sur RTL « a priori » l’annonce par Emmanuel Macron de mesures concernant les écoles, collèges et lycées.

      L’hypothèse d’un couvre-feu inquiète les oppositions

      Le chef de l’Etat devrait par ailleurs annoncer une accélération des tests, grâce à l’arrivée de nouvelles techniques beaucoup plus rapides, comme les tests salivaires.

      [...] « Les restrictions c’est quand on a tout raté » , a lancé (...) Le Pen...

      On est puni parce que « La mission indépendante présidée par le Suisse Didier Pittet (...) chargée d’évaluer l’exécutif sur la gestion de la crise sanitaire en France [a] rend[u] ce mardi son rapport d’étape » https://seenthis.net/messages/880780
      Le gouvernement a tout faux, il doit faire.

      #couvre-feu #Paris et ...

    • Cela fait 3 jours qu’on nous bassine avec le « couvre-feu ». Encore des gesticulations stupides. Il semble que rien ne va être fait pour les écoles, facs et entreprises qui je le rappelle sont globalement ouvertes entre 8h et 18h, soit bien avant l’éventuel couvre-feu. Imposer le télétravail là où on peut serait une option simple que le gouvernement se refuse à prendre car le Medef n’en veut pas (et je ne parle pas de faire respecter le port du masque, c’est encore un autre sujet...). Et si ledit couvre-feu a lieu à 23h je pense qu’on aura là une preuve très très claire du foutage de gueule.

    • Apparemment, il n’y aura aucune mesure pour les lieux d’enseignement. En tout cas, rien à ce sujet ne semble fuiter dans les principaux canaux d’informations de l’officialité. Ce qui en soit est à mon sens une information.

      Et donc, si ce soir, le pouvoir prend des décisions qui de toute évidence n’auront que des effets à la marge sur le sujet qui nous occupe tous, ce sera à mon sens un moyen de répondre à la question : « Ont-ils décidé de mettre en œuvre une stratégie d’immunité collective, ou bien sont-ils juste incompétents ? »

      De très nombreux indices laissaient penser qu’ils étaient incompétents et que leurs objectifs étaient ailleurs (sauver les actionnaires du CAC40). Mais entre les fumigènes grossiers (loi sur le séparatisme), et les contrevérités manifestes (cf. propos de la ministre de l’enseignement supérieur sur les lieux d’enseignement qui ne sont pas des lieux de contamination), et à nouveau, ce soir, avec ce spectacle médiocre en préparation, il me semble que nous pourrons conclure : ils ont fait le choix de l’immunité collective.

      Nous avons regardé en famille, l’autre WE, le film « Les sentiers de la gloire », vieux film, mais quel film ! On le sait, la guerre de 14, c’était avant tout une guerre de massacre, où des généraux tenant des coupes de champagne décidaient d’envoyer des milliers d’êtres humains à l’abattage, quitte à en fusiller quelques uns pour l’exemple, sans considération autre que leur carrière. Je ressens ces gens qui nous gouvernent actuellement comme héritiers de cette façon de gouverner. Nous les avons déjà comparé aux Versaillais de la Commune... Nous pouvons aussi les comparer aux généraux de la WWI.

    • « On recule pour sauter plus mal », Dominique Costagliola, JDD

      Peut-on encore éviter un ­#reconfinement total ?

      Je n’en suis pas sûre. On ne connaît pas encore l’impact des couvre-feux. L’exemple de la Guyane, où les conditions de vie sont différentes, n’est pas forcément transposable à la métropole. Ces mesures peuvent jouer un rôle dans la réduction du nombre de contacts. La concomitance avec la fermeture des #écoles, dont on a négligé le fait qu’elles puissent être une source de contamination, peut aussi se révéler favorable. Mais si au lieu de se voir à 20 heures, on se voit à 18 heures, cela ne servira à rien.

      [...]

      En juillet, le rapport du conseil scientifique annonçait tout ce qui se passe maintenant. Personne ne l’a pris au sérieux.

      #conseil_scientifique #télétravail #économie

  • Les cas de #COVID-19 au #Royaume-Uni triplent en quinze jours - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/09/cvuk-o09.html
    https://www.wsws.org/asset/8771fe29-e019-4f1a-a748-93d149059fa8?rendition=image1280

    Les affirmations mensongères du gouvernement selon lesquelles les #enfants et les #jeunes n’étaient pas vulnérables au #coronavirus et que les #écoles et les #universités pourraient rouvrir en toute sécurité sont totalement discréditées. Les cas de coronavirus augmentent dans presque tous les groupes d’âge. Dans une nouvelle étude publiée par le Lancet, « L’évolution démographique du COVID-19 », l’une des revues médicales les plus respectées au monde a noté que : « Selon une analyse de 6 millions de cas [au niveau international] entre février et juillet 2020, le nombre des personnes infectées âgées de 15 à 24 ans sont passées de 4,5% à 15% ... » En Angleterre, « la plupart des nouvelles infections identifiées entre le 17 et le 30 août 2020 concernaient des personnes âgées de 20 à 29 ans. »

    Une abondance de preuves montre à quel point le coronavirus frappe le plus durement la classe ouvrière, en particulier dans les usines et les bureaux. La propagation du COVID-19 dans le nord de l’Angleterre est présentée dans les médias comme une disparité régionale. Mais les zones les plus infectées se trouvent dans des régions désindustrialisées et socialement défavorisées où moins de personnes travaillent à domicile.

  • Covid-19 : de l’incompétence dans l’air - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/10/07/covid-19-de-l-incompetence-dans-l-air_1801645

    Les écoles allemandes ont pour protocole d’ouvrir les fenêtres toutes les vingt minutes. Si cette règle apparaît contraignante à l’entrée dans l’hiver, elle seule permet d’éviter un niveau de concentration du virus dans l’air pouvant le rendre infectant, transformant une salle de classe en cluster (parce que oui, contrairement aux enfants français, les petits Allemands, comme tous les enfants du monde, se transmettent le coronavirus entre eux et le transmettent aux adultes). En France, la préconisation d’aérer seulement trois fois par jour ne correspond à aucune donnée scientifique…

    Mais l’Allemagne va plus loin. Alors que nous nous écharpions pendant tout l’été sur la fin de l’épidémie, l’immunité présumée déjà atteinte en Ile-de-France et dans le Grand Est, la perte de virulence du virus, le risque de s’asphyxier dans un masque et l’efficacité fantasmée de l’hydroxychloroquine du charlatan marseillais, l’Allemagne et ses ingénieurs observaient, testaient, informaient, mettaient en place des appareils de mesure de CO2 dans de nombreux lieux publics clos. A titre expérimental, des purificateurs d’air sont installés dans les classes de Hambourg. Les essais semblant très concluants, le gouvernement allemand prépare d’ores et déjà un plan d’urgence de 500 millions d’euros pour équiper ses écoles de tels appareils… En attendant, et malgré l’hiver qui approche, la recommandation est déjà en vigueur dans tous les bâtiments publics outre-Rhin : ouvrir les fenêtres pour renouveler l’air toutes les vingt minutes.

  • Témoignage d’une jeune qui a mené une #grève de #lycéens à Montréal contre la réouverture dangereuse des écoles - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/07/mont-o07.html

    Le débrayage de Lasalle s’inscrit dans un mouvement international croissant. Aux États-Unis et en Europe, des enseignants et des élèves ont organisé des manifestations pour protester contre la réouverture irresponsable des écoles par leur propre gouvernement. En Grèce, des milliers d’élèves ont occupé quelque 700 #écoles dans tout le pays ces dernières semaines pour exiger de meilleures mesures afin de protéger leur vie et leur communauté. (Voir : Les occupations d’écoles se poursuivent en Grèce alors que les étudiants résistent au chantage et à la violence du gouvernement)

    S’il revient aux jeunes d’organiser la première grève contre la réouverture inconsidérée des écoles et la campagne de retour au travail du gouvernement caquiste, c’est parce que les syndicats, y compris les syndicats d’enseignants, travaillent à étouffer systématiquement toute opposition des travailleurs aux politiques homicides de l’élite au pouvoir. Appelant à « l’unité nationale » pour faire face à la pandémie, les syndicats se sont ralliés au gouvernement de la CAQ et à l’ancien PDG de la grande entreprise Legault en pleine crise sanitaire et sociale qui est avant tout le résultat de l’indifférence et de la négligence criminelle de ce même gouvernement, de son homologue libéral fédéral et de leurs prédécesseurs, qui ont tous réduit le financement des soins de santé et des autres services publics essentiels.

    #coronavirus #covid #pandémie #immunité_de_troupeau

  • Alors que nombre de morts dépasse le million, les gouvernements abandonnent les efforts pour contenir la #pandémie - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/01/pers-o01.html
    https://www.wsws.org/asset/a884929e-672c-4d99-8a62-fefb7b388f36?rendition=image1280

    Des raisons de classe bien précises ont produit ce silence. Dans sa dernière interview avec Laura Ingraham, Atlas n’avait qu’un slogan : « Ouvrez les #écoles ! »

    Mais c’est exactement là ce que font les gouverneurs Démocrates, les maires et les assemblées législatives des États. La ville de New York, le plus grand district scolaire du pays, avec plus d’un million d’élèves, a repris l’enseignement en classe mardi pour les enfants de l’école primaire, les classes supérieures devant rouvrir jeudi.

    L’effort de réouverture des écoles est mené par le maire Démocrate « progressiste » de la ville, Bill de Blasio, et le gouverneur Démocrate, Andrew Cuomo.

    La réouverture des écoles entraîne une #recrudescence majeure de la pandémie chez les enfants d’âge scolaire dans tout le pays, qui représentent désormais 10 pour cent des cas de COVID-19, contre 2 pour cent en avril.

    Le caractère bipartisan de la campagne qui vise à rouvrir les écoles et à forcer les enseignants à reprendre le travail est tout à fait conforme à la réponse à la pandémie, qui se base uniquement sur les intérêts financiers de la classe dirigeante.

  • Germans embrace fresh air to ward off #coronavirus | Germany | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/sep/30/germans-embrace-fresh-air-to-ward-off-coronavirus

    Schools, which have increasingly been viewed as a testing ground for how society can learn to live with the disease, have long since adopted the practice. A recent gathering* of the ministers of education for Germany’s 16 states was dedicated to how to air a classroom. Five experts, from fluid mechanics to indoor air hygienists and aerodynamicists, reinforced the importance of airing a room every 15 to 20 minutes, for five minutes in spring and autumn, and three minutes in winter.

    * KMK-Expertengespräch Lüften in Schulräumen: Richtiges und regelmäßiges Lüften bleibt A und O / Bundesumweltamt erarbeitet Handreichung für alle Schulen
    https://www.kmk.org/presse/pressearchiv/mitteilung/kmk-expertengespraech-lueften-in-schulraeumen-richtiges-und-regelmaessiges-luef

    #écoles #aération #ventilation #sars-cov2 #covid-19 #Allemagne