• Éléments d’écologie politique : introduction
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1085-Introduction-Elements-d-ecologie-politique

    Ce texte fait partie du livre « Éléments d’écologie politique — Pour une refondation », Libre&Solidaire, 2021.

    Texte publié initalement chez « Les amis de Bartleby ».

    « Mais il faudrait être vide pour ne pas voir que la beauté surnaturelle de cette nature, le rire innombrable de cette mer, l’éclat pacifiant de cette lumière rendent encore plus noire la certitude du sombre Hadès, comme la translucidité azurée des îles et des montagnes reposant sur la nappe moirée rend encore plus insoutenable l’agitation obscure et incessante de notre passion et de notre pensée. »

    Cornelius Castoriadis
    « La pensée politique », 1979, dans Ce quifait la Grèce, 1.
    D’Homère à Héraclite, Séminaires 1982-1983, La création humaine II(...)

    #Psychanalyse, #Gauchisme, #Démocratie_directe, #Prospective, #Libéralisme, #Philosophie, #Histoire, #Agronomie, #Primitivisme, #Écologie, #Lieux_Communs, #Anthropologie, #Écologisme, #Anéantissement, #Génocide, #Livre, #Scientisme, Écologie, #Écologie_dé_coloniale

  • Gauthier Roussilhe | Explications sur l’empreinte environnementale du secteur numérique
    https://gauthierroussilhe.com/post/explication-empreinte.html

    Par Gauthier Roussilhe

    L’empreinte environnementale du secteur numérique fait toujours l’objet de nombreux débats en France et en Europe. Du fait du manque de connaissances en sciences environnementales appliquées au secteur numérique, de nombreuses choses sont publiées et répétées sans être confrontées aux recherches récentes et vérifiées. À ce titre, j’ai regroupé les questions courantes qui parcourent le débat public pour y répondre de façon courte. Pour chaque question je propose aussi une réponse longue, argumentée et basée sur les connaissances scientifiques vérifiées les plus récentes.

    #Numérique #Empreinte_carbone #Ecologie_numerique

    • Comme pour beaucoup de documents de ce genre, la majeure partie est consacrée à la consommation d’énergie et aux GES (pour une fois en insistant plus qu’ailleurs sur la partie fabrication). Alors que le numérique c’est plein d’autres pollutions, l’industrie minière, l’accaparement de terres, d’eau, des pollutions chimiques aussi bien en amont, qu’en aval pour la fin de vie (dont il s’accorde à dire qu’il y a très peu d’études là dessus, c’est pratique) avec les cimetières de machines et composants dans d’autres pays lointains, et d’énormes problèmes sociaux et de (non) droits humains.

      L’environnement c’est aussi les êtres humains qui y vivent.

      Selon l’adage NIMBY (pas chez oim), si on faisait chez nous ne serait-ce que le quart de ce qu’on s’approprie ailleurs pour fabriquer (et jeter ensuite) les internets, les mobiles, etc, la population péterait un câble et refuserait ou bien il faudrait se transformer en pays encore plus autoritaire pour l’obliger, et on détruirait irrémédiablement tous les différents territoires et paysages (ce qui est déjà le cas deci delà, cf les enquêtes de PMO et d’autres sur la french silicon valley grenobloise).

      Sur la #5G sinon aussi :
      https://gauthierroussilhe.com/pdf/5G-Juillet2020.pdf

  • Google Cloud : Alphabet darf kein Rechenzentrum bei Berlin bauen
    https://www.golem.de/news/google-cloud-alphabet-darf-kein-rechenzentrum-bei-berlin-bauen-2112-161552.htm

    Là nappe phréatique de la région autour de la capitale allemande est épuisée au point où l’eau des ménages et industries est systématiquement rationnée. Aprés la nouvelle usine Tesla il n’y aura donc plus d’autorisations pour l’installation de grands consommateurs d’eau.

    Le premier touché par la politique de protection de la ressource rare est Alphabet qui ne pourra pas construire de centre de calcul à proximité de Berlin. La soif de ses systèmes de refroidissement suffirait pour épuiser là nappe phréatique complètement.

    3.12.2021 von Werner Pluta - Zu wenig Wasser in Brandenburg: Im Osten des Bundeslandes ist es zu trocken. Der örtliche Versorger will den Wasserverbrauch in der Region rationieren. Davon ist auch der US-Internetkonzern Alphabet betroffen.

    Die Google-Mutter habe in Neuenhagen ein Rechenzentrum bauen wollen, berichtete der öffentlich-rechtliche Rundfunk Berlin-Brandenburg (RBB). Das Unternehmen habe bereits mit einem Immobilienbetreiber verhandelt. Das Neuenhagener Gewerbegebiet wäre gut geeignet, weil dort eine Starkstromleitung verläuft.

    Allerdings braucht ein Rechenzentrum viel Wasser zur Kühlung. Das jedoch ist im Osten Brandenburgs knapp: Grund dafür ist laut dem zuständigen Wasserverband Strausberg Erkner (WSE) eine wachsende Anzahl an Bewohnern sowie an neuen Industrie- und Gewerbeanlagen. Brandenburg gehört zu den trockensten Regionen Deutschlands, wo es zuletzt immer weniger geregnet hat.

    Der Wasserversorger war gegen Google

    Der WSE lehnte die Pläne Googles ab. Es sei wegen der Wasserknappheit nicht mehr möglich, ein Rechenzentrum anzusiedeln, sagte Christiane Fälker von der Neuenhagener Bauverwaltung laut RBB bei einer Verbandsversammlung des WSE. Der Wasserbedarf für das Rechenzentrum hätte 1,3 Millionen Kubikmeter pro Jahr betragen.

    Wegen der Wasserknappheit beschloss der WSE bereits eine Rationierung: Bis zum Jahr 2025 will der Versorger für jedes Grundstück eine Maximalmenge Wasser pro Jahr festlegen. Diese Menge soll von der Zahl der Bewohner abhängen. Auch für gewerbliche Nutzer wird es Kontingente geben.

    Daher kann der Versorger nicht noch einen weiteren Großverbraucher mit Wasser beliefern. Im nahen Grünheide baut Tesla bereits eine große Fabrik für Elektroautos und Akkus, die ebenfalls große Mengen Wasser benötigt. Der Wasserverbrauch ist einer der Hauptkritikpunkte an der Fabrik.
    Schon vor Tesla war Wasser knapp

    Der WSE liefert laut RBB rund 11 Millionen Kubikmeter Wasser im Jahr aus. Der Verbrauch steigt weiter, etwa durch private Pools, deren Wasser zudem häufig gewechselt wird. Der Bedarf von Tesla wird bis zu 1,4 Millionen Kubikmeter pro Jahr betragen. Das verschärft die Situation. Allerdings habe der WSE schon 2018 sein Förderkontingent überschreiten müssen, sagte WSE-Vizechef Gerd Windisch laut RBB.

    Google hat viele Kunden in Berlin und Brandenburg und will deshalb dort eine neue Google-Cloud-Region einrichten. „Damit sind wir viel näher am Kunden dran, was Latenz, Verfügbarkeit und Ausfallsicherheit anbelangt. Wir verzeichnen eine hohe Nachfrage in der Region“, sagte Philipp Justus, Bereichsleiter für Zentraleuropa bei Google. In dem Rechenzentrum wären etwa 100 Arbeitsplätze entstanden.

    #eau #Berlin #Brandebourg #Tesla #Alphabet #nuage #internet #écologie #peinurie

  • L’humain-l’inhumain : l’impensé des nouveaux matérialismes | by École Urbaine de Lyon | Anthropocene 2050 | Medium
    https://medium.com/anthropocene2050/lhumain-l-inhumain-l-impens%C3%A9-des-nouveaux-mat%C3%A9rialismes-787acd917e

    L’humain-l’inhumain : l’impensé des nouveaux matérialismes
    Par Christine Chivallon, directrice de recherche au CNRS, Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales, LC2S- UMR 8053
    École Urbaine de Lyon
    École Urbaine de Lyon
    Jun 4 · 51 min read
    Jean-François Boclé, The Tears of Bananaman, 2009–2012, installation, 300 kilos de bananes, écrits de l’artiste scarifiés sur les bananes, socle en bois (330 x 130 x 25 cm), Première Biennale Encuentro Bienal di Caribe, Happy islands, Aruba, Caraïbes, 2012. ©Jean-François Boclé /Adagp.

    Résumé

    Ce texte propose une traversée critique des nouveaux matérialismes en se concentrant sur le « tournant ontologique » qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l’arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait « la nouveauté », le propos envisage les contradictions sur lesquelles bute « l’ontologisme ». Préoccupé à rendre compte de la pluralité des mondes sur la base du rejet du « constructivisme » et du partage « nature/culture » qu’il serait censé reconduire, ce nouveau discours produit néanmoins des notions qui peuvent apparaître comme des substituts à celles rejetées, telle celle de « culture ». Dans le paysage théorique proposé, en lien avec la menace de « l’effondrement », les ontologies « indigènes » reçoivent une attention démultipliée, en tant qu’exemplaire de l’hybridité des mondes humains et non-humains, tandis que ce nouvel engouement pose la question du maintien d’un savoir anthropologique hégémonique et colonial. En faisant intervenir « l’inhumain », comme pratique au cœur de la modernité occidentale dès l’établissement de l’esclavage, l’article propose une autre approche où l’humain est réinvesti pour dépasser le binôme humain-non-humain qu’ont créé ces nouveaux matérialismes et pour revenir aux rapports de pouvoir que semble perdre de vue le tournant ontologique. C’est avec la notion de « plantationocène », outil critique de l’anthropocène, que se termine cette exploration, notion estimée comme la plus heuristique parmi ces nouveaux matérialismes dans la mesure où elle ramène le politique dans les analyses par la prise en compte résolue de l’esclavage dans la formation de la modernité et dans la définition de subjectivités dissidentes qui en a résulté.

    #écologie_décoloniale #banane #Caraïbes #anthropocène #écologie #plantation #matérialisme

  • Désastre écologique, question sociale et dynamique politique du pouvoir
    https://atecopol.hypotheses.org/5114

    Nous ressentons toutes et tous un sentiment d’impuissance face à la « mégamachine » complexe dans laquelle nos sociétés sont engluées, ainsi qu’à la difficulté à imaginer une alternative à ce système. Fabian Scheidler, philosophe et dramaturge, auteur de La fin de la Mégamachine (Seuil, 2020), et Aurélien Berlan, docteur HDR en philosophie, auteur de Terre et liberté. La quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance (La Lenteur, 2021), ont donné des pistes pour déboulonner cette « mégamachine ».

    Aurélien Berlan :
    https://www.youtube.com/watch?v=IhtxhWTrluQ

    Fabian Scheidler :
    https://www.youtube.com/watch?v=XdmgkmbXsTc

    #mégamachine #Aurélien_Berlan #Fabian_Scheidler #Histoire #philosophie #liberté #autonomie #subsistance #écologie #besoin #production #consommation #Communs

  • Les Sublimes Routes du Vercors, un projet imposé, un Drive’in de paysages prêts à consommer
    https://ricochets.cc/Detruire-Les-Sublimes-Routes-du-Vercors-5472.html

    Voici des extraits des informations fournies par FAUP Vercors sur ce projet nuisible et inutile, puis nos remarques complémentaires. « C’est le moment de prendre la parole et d’être nombreux pour montrer notre désaccord avec le futur non désirable que le département nous réserve. » 22 millions d’euros pour défaire ce que le vivant a fait et le relooker à coup de goudron, pétrole, gadgets en plastique 22 millions d’euros pour défaire ce que le vivant a fait et le relooker à coup de goudron, pétrole, (...) #Les_Articles

    / #Drôme, Tourisme, sports & loisirs, #Le_monde_de_L'Economie, #Ecologie, Tourisme, idylle ou divorce (...)

    #Tourisme,sports&_loisirs #Tourisme,_idylle_ou_divorce ?
    https://faupvercors.fr/routes-sublimes
    https://faupvercors.files.wordpress.com/2021/10/presentationsublimesroutes_mini2.pdf

  • Interroger l’utilité sociale de l’aviation

    « L’urgence climatique ne fait que s’amplifier. Les travaux de (et autour de) la COP 26 avancent que, dans le cadre de la trajectoire actuelle d’émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation de température serait de 2,4°C d’ici 2050 (les accords de Paris, c’est 1,5°C…). Face aux conséquences (largement documentées par les scientifiques) de cette trajectoire sur l’écosystème humain, des évolutions, quelques fois significatives, de nos modes de vie et de consommation sont inévitables ». En préambule les auteurs abordent l’urgence climatique, le basculement vers des « possibles désirables », l’extrême dépendance du tissu économique et social de Toulouse au secteur aéronautique.

    Note sur : ondation Copernic (antenne de Toulouse), Attac Toulouse, Les Amis du Monde Diplomatique (Toulouse), Université populaire de Toulouse : Faire un pas de coté

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/12/01/interroger-lutilite-sociale-de-laviation

    #écologie #aviation

  • Non à l’ouverture de la chasse dans la Réserve naturelle des Hauts plateaux du Vercors
    https://ricochets.cc/Non-a-l-ouverture-de-la-chasse-dans-la-Reserve-naturelle-des-Hauts-plateau

    Une pétition contre la chasse dans la réserve naturelle des Hauts plateaux du Vercors circule, à vos signatures. Destinataire(s) : M. Jean-Pierre Barbier (président du Département de l’Isère) et M. Laurent Prevost (préfet de l’Isère) Le Conseil départemental de l’Isère a autorisé la chasse (mai 2021) sur sa propriété de 4000 ha située au cœur de la plus grande Réserve naturelle de France, les Hauts plateaux du Vercors sur les communes de Gresse et Chichilianne. Depuis 1992, ce formidable espace naturel (...) #Les_Articles

    / Tourisme, sports & loisirs, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Ecologie

    #Tourisme,sports&_loisirs #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/ouverture-chasse-reserve-naturelle-hauts-plateaux/163472
    https://faupvercors.fr/chasse-royale

  • #Crest : Mille arbres sont morts
    https://ricochets.cc/Mille-arbres-sont-morts.html

    Voici quelques temps, lors d’une de mes fréquentes promenades le long de la Drôme, par le chemin de cet espace en aval du parc du bosquet où la nature semblait avoir repris ses droits, je rencontrai le maire de Crest, entouré de son cercle d’élus municipaux, qui se prêtait à une séance de photos sous la belle futaie bordant la rivière et au pied de laquelle les services municipaux venaient de raser toute la végétation sous-jacente. Cette action déjà, dont l’assemblée présente semblait très fière, était (...) #Les_Articles

    / Crest, #Ecologie

  • L’écologie de Marx à la lumière de la MEGA 2

    Depuis une trentaine d’années, les études destinées à évaluer la portée de l’œuvre de Marx (tout comme de celle d’Engels, qui lui est étroitement liée) à l’aune de la thématique et de la problématique écologiques se sont multipliées. Aiguillonnées par la conscience grandissante de l’ampleur de la catastrophe écologique dans laquelle nous sommes engagés et de l’urgence qu’il y a à l’affronter, elles ont cherché à déterminer si et dans quelle mesure cette œuvre était susceptible d’éclairer les tenants et aboutissants de cette catastrophe et de contribuer à formuler des réponses appropriées permettant d’envisager d’en sortir.

    Deux tendances se sont rapidement dégagées à ce sujet. Pour les uns, non seulement l’œuvre de Marx n’aurait rien à nous apprendre sur ce terrain mais toute pensée sérieusement soucieuse de prendre cette thématique et problématique à bras-le-corps devrait sans détourner, tant elle serait restée en définitive prisonnière d’un prométhéisme exaltant de manière irréfléchie la croissance des forces productives, en en faisant une des conditions sine qua non du socialisme. Elle aurait ainsi ouvert la voie à la cécité dont le mouvement socialiste (tant dans sa version sociale-démocrate que dans celle déclinée par le soi-disant « socialisme réel ») a fait preuve au regard de la dynamique génératrice de la catastrophe écologique, en portant de ce fait une part spécifique de responsabilité dans cette dernière [1]. Pour d’autres, au contraire, l’œuvre de Marx, correctement évaluée ou réévaluée, non seulement témoignerait d’une sensibilité écologique certaine mais encore dégagerait des perspectives originales en ce qui concerne tant la compréhension théorique des racines de la catastrophe écologique que la formulation de propositions politiques pour tenter d’y faire face [2].

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/30/lecologie-de-marx-a-la-lumiere-de-la-mega-2

    #marx #ecologie

  • Secret Défense pour le Minirem (Chaland de servitude nucléaire) A la Casse n°64, le mondial de la démol des navires - 23 nov. 2021

    C’était un bateau fantôme sans existence légale, un serviteur du nucléaire militaire, un groom de la force de frappe.

    En tant que de besoins, le surnommé « Minirem », un petit cargo citerne (40 m de long environ) débarrassait le sous-marin Redoutable et ses comparses de l’eau du circuit primaire de la chaufferie nucléaire. Le transfert de déchets radioactifs liquides se faisait dans le bassin de l’Île-Longue à 8 km de Brest. Le Minirem pendant une vingtaine d’années allait ensuite tirer la chasse d’eau du côté d’Ouessant dans la machine à laver et à diluer de l’océan.


    Dans les années 90, le Minirem a été transféré à Toulon. Il aurait notamment servi à réceptionner les eaux radioactives du Charles de Gaulle et à les immerger en Méditerranée. Après que le Minirem eût quitté Brest, les eaux du circuit primaire des réacteurs des sous-marins étaient régulièrement transvasées dans des camions-citernes qui prenaient une direction inconnue sous forte protection policière. Il est possible que cette direction inconnue ait été la station d’épuration de l’usine atomique de La Hague en Normandie.

    En 2015, le Directeur du Service de Soutien de la Flotte de Toulon a lancé un appel d’offre sur la réalisation de la cartographie amiante et fibres réfractaires céramiques, sur l’inventaire des autres matières dangereuses et sur l’inventaire radiologique du « chaland de servitude nucléaire Minirem ».

    En 2021, le Minirem est revenu sur la côte Atlantique. Il est arrivé au Havre à bord du Yacht Express.

    Il est probable que les parois des citernes du Minirem soient radiologiquement contaminées. Il devrait être ferraillé dans le premier semestre 2022.

    Source : https://robindesbois.org/a-la-casse-n64-le-mondial-de-la-demol-des-navires

    #radioactivité #pollution #navire #France #écologie #environnement #mer

  • Cacathon contre Hackathon : la confédération paysane appelle à une grande action contre l’agro-industrie numérique et robotique !
    https://ricochets.cc/Cacathon-la-confederation-paysane-appelle-a-une-grande-action-contre-l-agr

    Agriculture : NON au HACKATHON OUI au CACATHON !, avec la Conf #Drôme Le ministre de l’agriculture sera dans la Drôme pour la tenue d’un « Hackaton » les 4 et 5 décembre, qui réunira des dizaines de développeurs de toute la France, censés sauver les agriculteurs du changement climatique et du manque d’eau, à coup d’applis, d’algorithmes et autres gadgets deshumanisés... Paysannes, Paysans Citoyennes, Citoyens, NON au HACKATHON - OUI au CACATHON ! Les robots ne remplaceront pas les paysans Rejoignez nous (...) #Les_Articles

    / Drôme, #Agriculture, #Technologie, #Ecologie, Résistances au capitalisme et à la civilisation (...)

    #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle
    https://mailchi.mp/6afeb00fe736/info-conf-drme-5-octobre-5387765

  • Au moins 6 voiture de gendarmerie pour accueillir la députée LREM De Lavergne à son faux débat sur le climat et la prétendue transition écologique
    https://ricochets.cc/Au-moins-6-voiture-de-gendarmerie-pour-accueillir-la-deputee-LREM-De-Laver

    Une cinquantaine de personnes ont fait l’énorme effort de venir mercredi 24 novembre à l’indigente réunion publique sur le climat et la transition écologique de la députée LREM Célia de Lavergne. Une vingtaine environ, scandalisée, n’a pas pu rentrer étant donné la décision de la députée d’aller au délà de ce qu’exige la loi en imposant le pass sanitaire à l’entrée (le pass sanitaire n’est pas obligatoire pour les réunions politiques et syndicales). Une vingtaine de personnes exclues de la réunion publique à (...) #Les_Articles

    / #Crest, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #Politique,_divers, (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Ecologie

  • En Grèce, l’usine de savons écolos grandit sans patron
    https://reporterre.net/En-Grece-l-usine-de-savons-ecolos-grandit-sans-patron

    « Il y a de la feta, de l’ouzo, du pain… Mangez avec nous ! » Il est 13 h 30 à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, et c’est la fin de la journée de travail pour les ouvrières et ouvriers de l’usine VioMe [1]. Comme tous les jours, ils se retrouvent autour d’une grande table devant l’usine, discutent, boivent et mangent avant de rentrer chez eux. Leur histoire est un conte anticapitaliste que les milieux militants grecs aiment à raconter et qui inspire de nombreuses luttes.

    #travail #auto-gestion #grèce #thessalonique #écologie # savon

  • L’écologie de Marx à la lumière de la MEGA 2 (I) – A l’encontre
    https://alencontre.org/ecologie/lecologie-de-marx-a-la-lumiere-de-la-mega-2-i.html

    Depuis une trentaine d’années, les études destinées à évaluer la portée de l’œuvre de Marx (tout comme de celle d’Engels, qui lui est étroitement liée) à l’aune de la thématique et de la problématique écologiques se sont multipliées. Aiguillonnées par la conscience grandissante de l’ampleur de la catastrophe écologique dans laquelle nous sommes engagés et de l’urgence qu’il y a à l’affronter, elles ont cherché à déterminer si et dans quelle mesure cette œuvre était susceptible d’éclairer les tenants et aboutissants de cette catastrophe et de contribuer à formuler des réponses appropriées permettant d’envisager d’en sortir.

    Deux tendances se sont rapidement dégagées à ce sujet. Pour les uns, non seulement l’œuvre de Marx n’aurait rien à nous apprendre sur ce terrain mais toute pensée sérieusement soucieuse de prendre cette thématique et problématique à bras-le-corps devrait sans détourner, tant elle serait restée en définitive prisonnière d’un prométhéisme exaltant de manière irréfléchie la croissance des forces productives, en en faisant une des conditions sine qua non du socialisme. Elle aurait ainsi ouvert la voie à la cécité dont le mouvement socialiste (tant dans sa version sociale-démocrate que dans celle déclinée par le soi-disant « socialisme réel ») a fait preuve au regard de la dynamique génératrice de la catastrophe écologique, en portant de ce fait une part spécifique de responsabilité dans cette dernière [1]. Pour d’autres, au contraire, l’œuvre de Marx, correctement évaluée ou réévaluée, non seulement témoignerait d’une sensibilité écologique certaine mais encore dégagerait des perspectives originales en ce qui concerne tant la compréhension théorique des racines de la catastrophe écologique que la formulation de propositions politiques pour tenter d’y faire face [2].

    Kohei Saïto suit manifestement cette seconde voie, aujourd’hui déjà bien balisée [3]. Son originalité tient, cependant, d’abord aux sources qu’il exploite. Il ne se contente pas, en effet, de reparcourir une nouvelle fois les textes canoniques de Marx. S’appuyant sur l’ensemble des volumes de la MEGA 2 déjà parus [4], il étend considérablement le corpus de référence à nombre de textes jusqu’alors inédits de Marx, qu’il s’agisse de la somme considérable de manuscrits qui ont préparé ou accompagné l’élaboration de sa critique de l’économie politique, laissée finalement en plan avec Le Capital, ou de la somme encore plus importante des carnets de lecture et des notes apposées par Marx en marge des ouvrages figurant dans sa bibliothèque et qui y ont été conservés. Les pièces nouvelles ainsi versées au dossier permettent de mieux suivre l’évolution de la pensée de Marx sur les questions relatives à l’écologie. Elles éclairent aussi, plus largement, la manière dont Marx travaillait et elles expliquent finalement pourquoi, loin de nous avoir laissé en héritage un monument théorique, c’est un véritable chantier, dans tous les sens du terme, qu’il nous a légué. A charge pour nous de continuer à y travailler.

    #Saito #bihr #écologie #marx

  • De la haine de l’écologie au greenwashing nationaliste ? Le RN et l’environnement – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/rassemblement-national-lepen-racisme-ecologie-nucleaire

    Le FN devenu RN peut bien proclamer que l’écologie est dans son « ADN », l’examen de ses positions montre qu’il n’entend en aucune manière rompre avec le modèle productiviste et se sert de l’argument écologique pour alimenter la xénophobie. Ce qu’il nomme « patriotisme écologique », « écologie nationale », ou que d’autres encore baptisent « écologie identitaire » n’a donc rien d’écologique, puisqu’il ne cible jamais les causes véritables du basculement climatique et de la destruction environnementale (à savoir le mode de production capitaliste), mais a tout à voir avec la promotion d’une idéologie nationaliste et raciste.

    #RN #écologie #2022 #écologie_identitaire

  • Débat : L’électricité, ce mensonge « phénoménal »
    https://theconversation.com/debat-lelectricite-ce-mensonge-phenomenal-171968

    La mise en avant de la pureté électrique repose en effet sur l’effacement du second principe de la thermodynamique : « toute transformation du système entraîne une augmentation de l’entropie globale ». Les déchets sont ici relégués au second plan ; la production, les nuisances, rendues invisibles.

    Le génial inventeur et entrepreneur avisé, Thomas Edison, fut le premier à avoir trouvé là un argument publicitaire imparable dans les années 1881. Il équipa dans la rue la plus chic de New York, Pearl Street, un millier d’intérieurs avec ses nouvelles ampoules à incandescence sous vide. Le succès fut immédiat : à la place de la lumière du gaz, qui salissait les intérieurs bourgeois, cette innovation gardait frais tableaux et tapisseries. Mais, à quelques kilomètres de là, deux centrales à charbons rejetaient 5 tonnes de scories par jour dans l’Hudson River.

    Ce modèle de délocalisation des effets nocifs, inscrit si profondément dans notre mode de vie, nous empêche de voir que bien des vertus électriques relèvent à la catégorie « fake news ».

  • The miner and the neon fish: decolonizing Alpine ecologies
    https://denk-mal-denken.ch/wettbewerb-publikumspreis/denkmal/the-miner-and-the-neon-fish-decolonizing-alpine-ecologies

    This is the proposal that won the third price in the Competition (Wettbewerb) that was created in the aftermath of the contestation of monuments worldwide that had some link to colonialism, slavery and racism https://denk-mal-denken.ch.

    Rony Emmenegger und Stephan Hochleithner, who are both political geographers at the university of Basel won the third price in this competition for their proposals that calls attention to the non-human aspects of the guilding of the hydropower stations Oberhasli and its ecological costs. See: https://denk-mal-denken.ch/wettbewerb-publikumspreis/denkmal/the-miner-and-the-neon-fish-decolonizing-alpine-ecologies.

    #Suisse #hydro-power #décolonial #decolonial #monument

    • Next to a serpentine road, halfway up to Grimsel pass when approaching from the North, stands the miner (Der Mineur), silently splitting rock with his pneumatic hammer. The statue was erected to honor the construction workers of the hydropower stations Oberhasli, whose work has been shaping an Alpine landscape since the early twentieth century. At the top of Grimsel, catchment lakes, water dams, power stations, and power poles morph into a hydroelectric infrastructure, producing energy and carrying it down towards the lowland valleys. Honoring the work of those who brought that infrastructure into being appears indeed justified in light of their sacrifices on the altar of a capitalist mode of production. Throughout the last century, construction work at almost 2000 meters altitude has been particularly challenging for both humans and machines – a challenge «mastered» through a continuous advance of engineering and technology with success increasing over time.

      The sole focus on human achievements, however, obscures the ecological costs and consequences that the extraction of hydropower involves, especially for fish, aquatic organisms, rivers, but also Alpine ecologies more broadly. With our graphic installation – the miner and the neon fish – we aim at problematizing a human-centric historiography of progress that obscures the ecological consequences of hydropower production. We do so by evocatively placing a neon fish under the miner’s pneumatic hammer. It serves as a visual metaphor for the electro-optical connection between humans and the fish, and the latter’s electrostatic discharge in contact with the miner and his machine. And yet, the relation between humans and their environments is not that clear-cut when it comes to commemoration, as we will elaborate in the following.

      The use of hydropower, as a renewable energy source, has a long tradition in Switzerland. In the Grimsel region, the development of hydropower infrastructure intensified at large scale with a first mega dam project in 1925 – the Spitallamm dam. Construction work went on from 1925 to 1932 and resulted in the 114-meter-high dam – the world’s largest at the time. Since then, hydropower infrastructure has been gradually extended. Today, it connects 13 hydropower plants and eight storage lakes, producing between 2100 and 2300 gigawatt hours of electric energy annually.1 A further extension is currently in progress with the construction of a new dam replacing the existing Sptiallamm dam – because it cracked. The finalization of this new dam is scheduled for 2025 and it will then not only secure, but further increase the capacity of the hydroelectric infrastructure – in line with Switzerland’s Energy Strategy 2050 and the envisioned transition towards renewable energy sources after the nuclear phase-out.

      Currently, an exhibition at the UNESCO/KWO Visitors Center2 close to the dam provides visual and acoustic insights into the construction works back in the late 1920s and those ongoing at the new dam today.3 The exhibition includes an outline of the ongoing dam replacement project, compiles a series of engineering schemes, and posts statements of workers involved in the ongoing construction. These exhibition elements are placed in a broader historical context of construction work at the site: a number of selected historical photographs and a short 5-minutes video provide lively insights into the construction work back in the late 1920s. They show laborers at work and demonstrate the logistical network of technology and expertise that coordinated their doing. The exhibition can thus be read as an extension of the miner: it is constituted as a site for the glorification of a human history of progress that made the development of the hydroelectric infrastructure possible.

      However, the ongoing energy transition and the according «boom» (Zarfl et al. 2015) of hydropower raises questions about the potential ecological consequences of engineering, technology, and infrastructural extension (see also Ansar et al. 2014). The power plant operator in the Grimsel region highlights the «connectivity between humans, technology and nature»4, acknowledges the potential «tensions between electricity production and water protection»5 and calls for a responsible engagement with nature in its ongoing and planned projects. And yet, recent plans for the further extension of the hydroelectric infrastructure have still provoked controversies, with various associations still highlighting the negative ecological consequences of these plans.6

      So, who might best speak for fish and aquatic microorganisms in ongoing and planned construction projects? By placing the dying neon fish under the miner’s pneumatic hammer, we aim at problematizing the ecological costs, which infrastructural extension and energy production have been generating for almost a century. We do so by moving beyond a narrow focus on humans and by bringing into consideration an Alpine ecology as a «socialnature» (Braun & Castree 2001), which the extension of hydroelectric infrastructure has profoundly reassembled and turned into a «commodity frontier» (Moore 2000). Such a perspective reveals the extension of hydroelectric infrastructure as an integral part of capitalist expansion into an Alpine frontier, through which «nature» has been «tamed» and «commodified».

      The figure of the miner plays a key role in this colonializing process, as his stone-bare masculine appearance embodies the very believe of human, patriarchal control over nature, glorifying man/kind’s appropriation of water for energy production and legitimizing the future extension of the hydroelectric infrastructure. As such, it sets a metaphysical zero point for a human history of progress, through which the building and extension of hydroelectric infrastructure has been normalized.

      To disfigure the statue of the miner – by putting the neon fish under his hammer – appears justified and fruitful in light of the endeavor to decolonize Alpine ecologies from human domination. And yet, decolonizing ecologies along these lines must not distract from the laborers’ themselves, who had to invest whole parts of their lives into these construction works. In other words, calling for environmental justice must not come at costs of those who have themselves been instrumentalized within that very same narratives and processes of progress and capitalist production.

      However, the statue of the steeled male miner can hardly account for the workers’ bodies and lives: It rather does, in its humble working-class pose, facing down to focus on its work with the drill, embody the hierarchy of class relations. Despite or maybe because the miner embodies these ambiguities, it appears worthwhile to maintain its presence for having a debate. In our installation, we aim at doing so by keeping the fish unlit during the day and thus hardly visible to passers-by, to allow the statue of the miner to remind of the workers. Only by night will the fish then appear in neon light and turn into a dazzling reminder of the colonization of nature – and also of the multitude of meanings which the monument entangles.

      #écologie #écologie_politique #énergie #électricité #Oberhasli #barrages_hydro-électrique #Alpes #montagne #décolonisation #Grimsel #travailleurs #mémoire #poissons #Spitallamm #technologie #nature #eau #protection_de_l'eau #coût_écologique #justice_environnementale #progrès #mineur #statue

  • Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples – A l’encontre
    http://alencontre.org/laune/apotheose-neoliberale-la-cop26-fonde-le-marche-mondial-de-lincendie-et-l

    Par Daniel Tanuro

    La Conférence de Glasgow (COP26) aurait dû en priorité : 1°) concrétiser la promesse des pays « développés » de verser au Fonds vert pour le climat, à partir de 2020, au moins cent milliards de dollars par an pour aider le Sud global à relever le défi climatique[1] ; 2°) forcer ces mêmes pays à intervenir financièrement pour couvrir les énormes « pertes et dommages » causés par le réchauffement, en particulier dans les « pays les moins avancés » et les petits états insulaires ; 3°) « rehausser les ambitions » climatiques des gouvernements pour concrétiser l’objectif adopté de la COP21 (Paris, 2015) : « maintenir la hausse de température bien au-dessous de 2°C tout en continuant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à la période préindustrielle ».

    #cop_26 #climat #écologie #glasgow

  • Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples (et autre texte)

    La Conférence de Glasgow (COP26) aurait dû en priorité :

    1°) concrétiser la promesse des pays « développés » de verser au Fonds vert pour le climat, à partir de 2020, au moins cent milliards de dollars par an pour aider le Sud global à relever le défi climatique [1] ;

    2°) forcer ces mêmes pays à intervenir financièrement pour couvrir les énormes « pertes et dommages » causés par le réchauffement, en particulier dans les « pays les moins avancés » et les petits états insulaires ;

    3°) « rehausser les ambitions » climatiques des gouvernements pour concrétiser l’objectif adopté de la COP21 (Paris, 2015) : « maintenir la hausse de température bien au-dessous de 2°C tout en continuant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à la période préindustrielle ».

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/22/apotheose-neoliberale-la-cop26-fonde-le-marche-mondial-

    #ecologie

  • #Crest : la députée écocidaire LREM Célia de Lavergne ose venir parler du climat
    https://ricochets.cc/Crest-la-deputee-ecocidaire-LREM-Celia-de-Lavergne-ose-venir-parler-du-cli

    La député De Lavergne, fidèle macroniste parmi les fidèles, soutien indéffectible d’un gouvernement qui favorise l’aviation, les pesticides, l’agro-industrie et ses multiples dévastations, les projets inutiles, le nucléaire, les technologies high tech et leurs mines polluantes avides de détruire forêts, eaux, sols..., les riches et leurs yachts de luxe rejoints en jet privé, les paquebots géants, l’urbanisation des JO, les équipements gourmands pour l’armée et la police, la poursuite du système (...) #Les_Articles

    / Crest, #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, (...)

    #Ecologie

  • L’avion émet 1.500 fois plus de CO₂ que le train Aurélien Bigo - Reporterre
    https://reporterre.net/L-avion-emet-1-500-fois-plus-de-CO2-que-le-train

    L’Association du transport aérien international prévoit un doublement du trafic de passagers à l’horizon 2037. Or, explique l’auteur de cette tribune, les conséquences climatiques de ce mode de transport sont largement sous-évaluées et aucune des solutions techniques proposées n’est satisfaisante.

    L’impact du transport aérien sur le changement climatique a fait ces derniers mois l’objet d’une polémique croissante. Au-delà du débat sur la fiscalité se pose la question de la durabilité de ce mode de déplacement.


    On questionne la pertinence de maintenir les lignes aériennes en Europe, voire la responsabilité des voyageurs, dans le sillage des Suédois qui se détournent de plus en plus de l’avion sous l’effet de la taxation des billets et de l’émergence de la « honte de voler ».

    Cette situation mérite qu’on regarde les chiffres de plus près : quel est l’impact d’un trajet en avion, et plus généralement du transport aérien au niveau mondial ? Quelles perspectives d’évolution du trafic ? La technologie permettra-t-elle de limiter les émissions de manière suffisante ?

    Un trajet 1.500 fois plus émetteur qu’en train
    Pour comparer l’impact climatique des différents modes de transport, les chiffres les plus utilisés sont ceux des émissions de CO₂ par voyageur au kilomètre, c’est-à-dire les émissions pour un voyageur parcourant un kilomètre grâce à ce mode de déplacement.

    Sur ce critère, l’avion ressort en tête du classement des modes les plus polluants, dans des proportions similaires à la voiture individuelle et avec des émissions de l’ordre de 45 fois supérieures au TGV (ou 15 fois pour la moyenne des trains longue distance). Cela permet d’illustrer, par exemple, qu’un voyage Paris-Marseille aura le même impact en avion que pour une personne seule en voiture, mais un impact 45 fois plus important que s’il était réalisé en TGV.


    La barre de gauche représente la moyenne pour le mode, celle du milieu en hachuré seulement pour les déplacements à courte distance, et à droite les déplacements longue distance qui sont plus directement comparables à l’aérien en termes de motifs.

    On pourrait ainsi penser que l’avion et la voiture ont des impacts similaires. Sauf que la rapidité de l’avion lui permet d’atteindre des distances lointaines en très peu de temps. Alors que personne n’imaginerait faire un aller-retour Paris-Marseille en voiture dans la journée ou partir en Chine pour cinq jours, c’est justement ce que permet l’avion !

    Un second critère à examiner concerne donc les émissions par heure de trajet. Une personne prête à faire 10 heures de trajet pour partir en vacances traversera la France ou atteindra un pays voisin si elle part en voiture, en train ou en car. Opter pour l’avion lui permettra de partir sur un autre continent.

    Cette vitesse implique que le trajet moyen en avion est de 2.400 km, loin devant les autres transports dont les trajets à longue distance sont généralement de l’ordre de 300 km et de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres tous trajets confondus. Monter dans un avion est ainsi loin d’être anodin en matière d’impact climatique comparé aux autres modes de transport.


    Émissions de CO₂ par heure de transport puis par trajet, en fonction du mode de transport.
    Alors que les émissions d’un kilomètre en avion équivalent à peu près à un kilomètre effectué seul en voiture, une heure en avion est 13 fois plus émettrice qu’une heure en voiture. Monter à bord d’un avion rendra votre trajet 125 fois plus émetteur en moyenne que de monter dans une voiture ; et plus de 1.500 fois plus émetteur que de monter dans un train…

    Calculer son bilan carbone personnel sur une année permet de se rendre compte de ce très fort impact, à l’échelle individuelle, d’un trajet en avion à longue distance. Par contraste, si l’on se place au niveau français ou mondial, l’impact climatique du transport aérien peut paraître relativement faible.

    Si l’on regarde les statistiques françaises, les émissions de CO₂ de l’aérien représentent ainsi seulement 2,8 % des émissions des transports et 0,8 % des émissions totales de gaz à effet de serre en 2016. Ces faibles chiffres s’expliquent par le fait que seuls les trajets internes à la France sont comptés (outre-mer compris). Les transports aériens et maritimes internationaux ne sont en effet pas pris en compte dans les chiffres des conférences des Nations unies sur le climat.

    Les émissions de CO2 ne représentent qu’une partie de l’impact climatique de l’aviation
    Par conséquent, le secteur se fixe ses propres objectifs climatiques (forcément peu contraignants) via l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), et les inventaires nationaux des émissions reflètent donc un périmètre purement national.

    Pourtant, compter les trajets internationaux multiplie par six l’impact de l’aérien pour la France, pour le faire passer à 13,7 % des émissions des transports et 4,4 % des émissions totales du pays.

    Au niveau mondial, l’aérien représente en 2015 environ 11 % des émissions de CO₂ des transports, soit 1,5 % des émissions totales de gaz à effet de serre.

    Un deuxième biais d’analyse réside dans le fait que les émissions de CO₂ ne représentent qu’une partie de l’impact climatique de l’aviation. Parmi les autres effets les plus significatifs, les oxydes d’azote (NOx) émis dans la haute atmosphère entraînent une réduction de la quantité de méthane (CH4) et une production d’ozone (O3), deux gaz à effet de serre, ainsi que les traînées de condensation et les cirrus (nuages de la haute atmosphère) qui ont tous deux un effet réchauffant.

    Sans même compter la contribution des cirrus, dont l’estimation reste très incertaine, l’effet réchauffant des émissions de l’aérien, appelé forçage radiatif, est ainsi deux fois plus fort qu’en prenant en compte seulement le CO₂. Il conviendrait donc de multiplier par deux l’ensemble des chiffres indiqués dans cet article pour mieux refléter l’impact climatique de l’aérien comparé aux autres modes.

    Une estimation du pouvoir de réchauffement (mesuré en forçage radiatif) de l’aérien en 2005 amenait ainsi à une estimation moyenne de 3,5 % du forçage radiatif des activités humaines, et même 4,9 % en intégrant l’impact estimé des cirrus.

    Au-delà de la part que représente le secteur aujourd’hui, c’est aussi sa croissance qui inquiète d’un point de vue climatique. L’Association du transport aérien international (IATA) prévoit une croissance du trafic passager de +3,5 %/an et une multiplication par 2 du trafic d’ici 2037. À ce rythme, on serait tenté de se tourner vers la technologie pour voler au secours de l’impact climatique de l’aérien.

    Aligner le transport aérien sur l’objectif de l’Accord de Paris devrait donc passer par une remise en cause des hausses du trafic 
    Pour ce secteur, toutefois, aucune option technologique n’est disponible à suffisamment court terme et à l’échelle nécessaire : l’avion électrique n’est pas pour demain, et serait forcément limité aux courtes distances en raison du poids des batteries ; l’hydrogène nécessiterait une rupture technologique ; même dans les scénarios les plus optimistes, les agrocarburants ne représenteraient que 20 % des carburants aériens en 2040, non sans concurrence avec les autres usages des terres et de la biomasse. Enfin, le secteur s’est fixé pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique des avions de 1,5 % par an entre 2009 et 2020, rythme très insuffisant pour compenser des hausses de trafic de +3,5 %/an.

    Même en additionnant les contributions possibles de l’efficacité énergétique (ici supposée se maintenir à -1,5 %/an) et des agrocarburants (en négligeant leur impact à la production), un doublement du trafic impliquerait une hausse des émissions d’au moins 18 % d’ici 2037.

    Pour rappel, les scénarios du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) nous indiquent qu’il faut diminuer les émissions globales de CO₂ de 20 % d’ici 2030 par rapport à 2010 (davantage encore par rapport à aujourd’hui, les émissions ayant augmenté depuis) pour rester sous les +2 °C de réchauffement, et les diminuer de 45 % d’ici 2030 pour rester sous les +1,5 °C.

    Aligner le transport aérien sur l’objectif de l’Accord de Paris devrait donc passer par une remise en cause des hausses du trafic. Ce changement peut passer en partie par des changements de comportement individuels (voyager moins loin, moins souvent, privilégier d’autres modes), mais devra aussi passer par une régulation plus forte au niveau international pour donner les bonnes incitations et faire payer au secteur le prix de sa pollution.

    Au contraire, une forte hausse des émissions de l’aérien consisterait à reporter l’effort sur d’autres secteurs, ou pire encore, à nous éloigner un peu plus de l’objectif de maintenir un climat vivable pour les prochaines décennies.

    De manière conscientisée ou non, la place que l’on donnera à l’aérien à l’avenir reflétera donc un choix sociétal et éthique : parmi les changements à opérer pour atteindre un monde neutre en carbone, est-on prêts à sacrifier quelques trajets en avion pour préserver des conditions de vie acceptables dans les décennies à venir ?

    Aurélien Bigo est doctorant sur la transition énergétique dans les transports, École polytechnique.
    Cette tribune a été initialement publiée sur le site The Conversation. https://theconversation.com/impact-du-transport-aerien-sur-le-climat-pourquoi-il-faut-refaire-l

    #CO2 #avion #train #voiture

    climat #pollution #énergie #carbone #france #environnement #écologie #changement_climatique #réchauffement_climatique #cout

    • Bilan CO2 de la construction d’une ligne de chemin de fer ?
      Pas d’information. Dommage.
      L’avantage de la construction d’une ligne de chemin de fer, c’est que son bilan carbone évolue peu dans la durée.