• Bill Gates impose l’agrobusiness en Afrique, la faim explose
    https://www.off-investigation.fr/bill-gates-impose-lagrobusiness-en-afrique-la-faim-explose

    BILL GATES PRONONCE UN DISCOURS LORS DE LA TROISIEME EDITION DES « RENDEZ-VOUS DE BERCY », AU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES, #A PARIS, LE 5 DECEMBRE 2023. | PHOTOGRAPHIE THOMAS SAMSON / AFP. En 2006, Bill Gates lançait une vaste offensive pour transformer l’agriculture africaine et faire reculer la faim. Vingt ans plus tard, la faim a augmenté, tandis que les rendements n’ont que faiblement progressé dans les pays ciblés par son organisation, selon deux rapports publiés en août. Bill Gates promettait de faire reculer la faim en Afrique. Depuis 2006, le fondateur de Microsoft a consacré des […]Lire la suite : Bill Gates impose l’agrobusiness en Afrique, la faim explose

    #Économie #Monde

  • Satyajeet Malik: „Der digitale Raubzug“, Politische Ökonomie des Kolonialismus
    https://www.deutschlandfunkkultur.de/buchkritik-satyajeet-malik-der-digitale-raubzug-100.html

    3.7.3026 von Vera Linß, Deutschlandfunk Kultur, Studio 9 - Kapitalismus und Kolonialismus sind eng miteinander verknüpft, sagt der Staatswissenschaftler Satyajeet Malik. In seinem neuen Buch zeigt er, wie durch die Ausbeu-tung von Kolonien zyklische Krisen des Westens abgefedert werden. Mit hohen Kosten für die Menschen vor Ort. Eine erschütternde Analyse.

    Die Ungerechtigkeit schreit zum Himmel. Minenarbeiter, die für zweieinhalb Dollar am Tag Kobalt schürfen. Contentmoderatoren, die in Kenia den Dreck aus den sozialen Medien fil-tern. Und Clickworker, die im Akkord Algorithmen für die KI trainieren: Das schmutzige Gesicht des digitalen Kolonialismus wird seit Jahren immer wieder angeprangert. Aber lassen sich diese Praktiken überhaupt stoppen?

    Kapitalismus war und ist kolonialistisch

    Vielleicht, wenn man noch besser als bisher die Dynamiken versteht, die dahinter am Werke sind. Genau dazu liefert der Staatswissenschaftler Satyajeet Malikjetzt eine Analyse, die den Blick erstaunlich erweitert.

    Dafür verknüpft der Staatswissenschaftler einen Rückblick auf die Entstehung der britischen Kolonien in Indien und Kenia und den Wandel der Weltwirtschaft nach dem Zweiten Weltkrieg mit einer eigenen politischen Ökonomie des digitalen Kolonialismus. Sein Fazit: Der Kapitalismus war schon immer kolonialistisch!

    Demnach braucht der Kapitalismus, wenn die Profitrate (zyklisch) sinkt, nicht nur neue Ab-satzmärkte, sondern auch Arbeitskräfte, die sich noch stärker ausbeuten lassen. Damit erkläre sich auch, dass kolonialisierte Länder bewusst rückständig gehalten würden.

    Laut Malik bricht ein Kolonialsystem dann zusammen, wenn die Kaufkraft in den Kolonien nicht mehr ausreicht, um überproduzierte Waren abzunehmen. Aus diesem Grund etwa 1
    habe Großbritannien im 20. Jahrhundert seine Vormachtstellung an die USA verloren, deren Tech-Unternehmen nun daran anknüpfen.

    Strukturelle Benachteiligung der Einheimischen

    Bedrückend, was das für die Menschen in den betroffenen Ländern bedeutet. Der Wissenschaftler, der selbst aus einer Bauernfamilie in Indien stammt, schildert, wie der Alltag indischer Bauern und Kleinhändler zunehmend prekärer wird, weil Konzerne wie Meta dabei sind, Landwirtschaft und Einzelhandel in ihre digitalen Ökosysteme zu integrieren und dar-über Preise zu bestimmen. Oder wie in Kenia Fintech-Unternehmen aus dem Silicon Valley Millionen Menschen mit Mikrokrediten in die Verschuldung treiben. Die strukturelle Benachteiligung der Einheimischen unterlegt der Autor mit Studien und Recherchen von indischen Journalisten und Wissenschaftlern wie Walter Rodney oder Utsa Patnaik.

    Spannend aber auch, wie Satyajeet Malik andere aktuelle Phänomene polit-ökonomisch ein-ordnet und damit eingefahrenes Denken gegen den Strich bürstet. Den (scheinbar) plötzli-chen Rechtsruck von Big Tech etwa erklärt er schlicht mit einer „akuten Profitabilitätskrise“
    der Unternehmen, weshalb man sich einer Politik andiene, die ungehinderte Expansion er-möglicht. Gleichzeitig lobt er das Engagement Chinas in Kenia als „Alternative zu den neoko-lonialen Strukturen westlicher Macht“, weil China anders als der Westen eine Industrialisie-rung des Landes unterstütze. Dieser erfrischend nüchterne Blick macht sein Buch besonders.

    Dennoch: Nur demokratisch-organisierte Wirtschaftssysteme können der kolonialen Ausbeutung ein Ende setzen, davon ist er überzeugt. Auch wenn Satyajeet Malik nicht ausführt, mit welchen konkreten Schritten das geschehen soll, ist seine Analyse eine dringliche Mahnung, nach Auswegen aus der kolonialen Miesere zu suchen.

    Satyajeet Malik
    Der digitale Raubzug. Wie Großkonzerne und Supermächte den Kolonialismus fortsetzen und global ausbeuten
    Quadriga/ München 2026
    288 Seiten
    25,00 Euro

    #colonialisme #économie_politique #inde #impérialisme #auf_deutsch

  • La toile à l’heure de l’arAIgnée : quand Google détruit le web | by Dominique Boullier | Sep, 2026 | Medium
    https://medium.com/@dominique.boullier/la-toile-%C3%A0-lheure-de-l-araign%C3%A9e-quand-google-d%C3%A9truit-le-web-5

    L’enveloppe de l’araignée à la place de l’habitèle

    Or, les conséquences vont affecter toute notre activité de connaissance commune, l’économie du système médiatique et, puisque nous sommes au moment des assises pour l’université et pour la recherche, tout le système éducatif et la recherche. Loin de pouvoir surfer sur le web, pratique désormais impossible, l’utilisateur de Google sera cocooné dans une enveloppe de soie, comme le font l’épeire ou encore la veuve des villes. Cette bulle de soie lui sera totalement dédiée, personnelle, aussi confortable que celle qu’il imaginait en voulant habiter le numérique. Car voilà le piège ! J’ai toujours milité, depuis mon livre “l’urbanité numérique” de 1999, pour que l’on reconnaisse notre droit et notre compétence d’humains à habiter les réseaux pour en faire notre habitèle, de même que nous faisons du vêtement un habit, de notre logement un habitat, et de notre véhicule un habitacle.

    Or, les réseaux sont tout le contraire de cela, aucune enveloppe, aucun principe ni règle instituées , aucune possibilité de véritable filtrage personnel, une ouverture permanente aux propagations sur les réseaux sociaux et aux fausses pistes et aux agressions publicitaires sur le web. Cette demande légitime d’habitèle se trouve ainsi récupérée par le design de l’attention de toutes ces plateformes expertes en captologie et en particulier par Google, grand orientateur mondial dans l’espace vectoriel des connaissances et des contenus. Ce qu’il propose est un ersatz d’habitèle puisqu’il ne permet aucun contrôle (puisque le LLM est totalement opaque), aucune référence (puisque l’IA générative recrache ce qu’elle a ruminé statistiquement sous forme d’une bouillie, certes très appétissante et très séduisante). C’est une emprise qui s’installe ainsi qui peut provoquer une cécité totale en matière d’exploration, puisqu’on ne saura même plus qu’il existe d’autres points de vue, d’autres sites.

    Le web, une parenthèse distribuée ?

    Le web a inventé une tout autre organisation que celle des bibliothèques, fondées sur des ontologies contrôlées et cela a rendu visibles des savoirs inédits -au sens propre- et cela a encouragé un changement radical de mode de production des connaissances puisque tout un chacun pouvait prétendre à la publication, sans les gatekeepers qu’étaient les journaux et les maisons d’édition. Cette fenêtre est en train de se refermer et Google exige qu’on lui fasse confiance pour mâcher, résumer, afficher ce que son IA considère statistiquement plus probable comme réponse. L’arAIgnée fait son travail de prédation et pourra maintenir ses proies en état d’emprise le plus longtemps possible, à la différence des vraies araignées. Car il faut détruire toute envie d’exploration, toute curiosité, tout risque de fuite hors de la bulle, de la boule de soie que Google Spider a construit ( et plus seulement le web). Les sources disparaissent (ou suffisamment enfouies dans la présentation pour qu’on les oublie). Les contradictions sont lissées et moyennées ou balancées sans point de vue, à la mode d’une tolérance insipide qui peut devenir criminelle. La relation d’emprise s’installe pour nourrir la proie par transfusion sans friction avec tous les contenus satisfaisants. Le règne de la jouissance est enfin possible, car rien n’est sans réponse, aucun délai n’est toléré, les demandes sont anticipées, et si nécessaire tout le travail qui resterait à faire pourra être délégué à des agents de plus en plus autonomes. Dormez, braves gens, l’arAIgnée veille sur vous et comblera toutes vos attentes.

    #Web #Moteurs_recherche #IA #Enfermement #Economie_attention

  • Singapour, un rêve qui ne tient pas ses promesses pour les travailleurs migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/singapour-un-reve-qui-ne-tient-pas-ses-promesses-pour-les-travailleurs-migra

    Singapour, un rêve qui ne tient pas ses promesses pour les travailleurs migrants
    Majoritairement originaires d’Inde ou du Bangladesh, ils s’endettent lourdement pour venir dans l’espoir de faire vivre leur famille, avant de déchanter face aux salaires et aux conditions de travail très éloignés de ce qui leur avait été promis.
    Par Brice Pedroletti (Singapour, envoyé spécial)
    Publié hier à 04h00, modifié hier à 14h17

    Raman, Arif et Kabir (les prénoms ont été modifiés) ont tous les trois 25 ans et sont originaires du Bangladesh. Ils donnent rendez-vous au centre de loisirs de Tuas Sud, un espace où les travailleurs migrants comme eux peuvent se détendre après le travail. Il y a des étals de nourriture, des tables pour pique-niquer, un terrain pour jouer au foot et au basket. Tuas est une immense zone industrielle au sud-ouest de Singapour gagnée au fil des ans sur la mer. C’est là que se construit un nouveau port en eaux profondes. Là aussi que se succèdent des dizaines d’usines, de chantiers navals, d’entrepôts.
    A la nuit tombée, ce gigantesque mécano industriel s’immobilise, la circulation est quasiment nulle, et la seule activité à la ronde provient de ces travailleurs migrants venus d’Asie du Sud, en majorité des Indiens tamouls et des Bangladais qui vaquent entre leur dortoir, où logent 9 000 personnes, et la zone de loisirs.
    Chaque matin, des dizaines de camionnettes les embarquent vers les chantiers de la cité-Etat de 6 millions d’habitants, l’un des pays au produit intérieur brut par habitant le plus élevé au monde – plus de 107 000 dollars, selon le Fonds monétaire international. Dans leur dortoir, les trois compères partagent une chambrée de douze, sans climatisation. Peu importe : la chaleur, ils y sont habitués. L’ennui, c’est que rien ne s’est passé comme prévu. Ils ont même démissionné de leur emploi et saisi la justice. Pour réaliser leur rêve de venir, chacun avait versé 7 000 dollars de Singapour (4 740 euros) à un intermédiaire au Bangladesh pour un contrat de treize mois. Mais une fois sur place, leur employeur, Wee Seng Marine, leur a imposé de tout autres conditions que celles promises. « Le patron de l’entreprise a dit : “Si vous ne signez pas, vous repartez.” Vous croyez qu’on a eu le choix ? », demande Raman.
    Le salaire de base était de 450 dollars par mois – une pitance –, dont l’employeur déduisait 150 dollars pour le dortoir, contre 50 prévus initialement. Et ce n’est pas tout : « Nous n’avions ni décompte d’heures ni fiche de paie. A Singapour, les heures supplémentaires doivent être majorées de 50 %, et payées le double le dimanche. En réalité, tout était comptabilisé au tarif normal. Comment vouliez-vous qu’on aide nos familles ? », s’indigne Raman. Les conditions de travail étaient à l’avenant. Le soir, le trajet retour prenait deux heures car la camionnette multipliait les arrêts.
    Les trois amis, venus des campagnes proches de Dacca, la capitale du Bangladesh, pour faire vivre leurs proches, ont donc fini par décider de ne pas se laisser faire. Fin août, ils ont pu exposer leurs griefs, pour la deuxième fois, devant l’équivalent local des prud’hommes, sans avocat. La procédure étant en cours, citer leur nom réel risque de les placer sur liste noire, prévient l’Humanitarian Organization for Migration Economics (HOME), l’ONG locale qui les soutient et prend en charge une partie de leurs frais de subsistance.
    L’exercice est délicat. « Les travailleurs dont la plainte est jugée fondée peuvent chercher un autre employeur, mais les nouveaux frais de recrutement risquent d’aggraver leur endettement. De plus, les chefs d’entreprise peuvent laisser un avis sur le système officiel des permis de travail, une forme de représailles qui décourage d’autres recrutements », reconnaît Stephanie Chok, la directrice de HOME. Raman, Arif et Kabir, de leur côté, restent persuadés qu’il y a de très bonnes entreprises et un bon droit du travail à Singapour : « On est juste tombés sur un mauvais patron. »
    La cité-Etat entretient une relation ambivalente avec cette main-d’œuvre contractuelle qui alimente son insolente croissance économique (5 % attendus en 2026). Au total, 1,2 million de travailleurs migrants sont sous contrat temporaire : 500 000 dans le bâtiment, la construction navale et les industries de transformation, et 700 000 dans les services et l’aide à domicile. Un sommet historique qui équivaut à la moitié de la population active locale. Le secteur des chantiers navals est sans doute le plus rude. Il est dominé par le géant Seatrium, équipementier pour plateformes pétrolières et éoliennes offshore, qui s’appuie sur une myriade de sous-traitants peu regardants – à l’image de Wee Seng Marine. Contactée par Le Monde, cette entreprise n’a pas répondu.
    Si Singapour est connu pour son hyperréglementation, celle-ci masque un Etat-providence à deux vitesses. Alors que les pays émergents négocient souvent des accords intergouvernementaux pour encadrer l’expatriation de leurs nationaux, la cité-Etat s’y refuse. « L’égalité salariale n’existe pas pour les immigrés. Ils n’ont aucun pouvoir de négociation et il n’y a pas de salaire minimal ici, résume Alex Au, vice-président de Transient Workers Count Too (TWC2), une autre ONG de défense des travailleurs migrants. C’est du capitalisme pur et dur, plus ultralibéral que les Etats-Unis ou la Chine. »« Singapour dépend des travailleurs migrants. Pourquoi acceptons-nous des conditions que nous ne tolérerions jamais pour nous-mêmes ? », s’interrogeait le 19 mai Tan Dawn Wei, chroniqueuse au quotidien The Straits Times, dans un rare cri d’indignation. Elle questionne la finalité des taxes colossales prélevées sur les employeurs qui emploient des migrants, estimées à 7 milliards de dollars en 2025. Celles-ci tirent les salaires vers le bas, mais l’Etat en redistribue le produit sous forme de prestations aux seuls citoyens singapouriens. TWC2 estime que cette manne devrait servir à améliorer le sort des travailleurs migrants, quand HOME en demande l’abolition.
    Régulièrement, la tension affleure. En 2013, la mort d’un migrant indien renversé par un bus alors qu’il était alcoolisé a provoqué des émeutes dans le quartier de Little India. Le gouvernement a réagi en y interdisant la vente d’alcool le week-end, et en créant des centres de loisirs excentrés comme celui de Tuas Sud. Durant la période du Covid-19, les foyers épidémiques dans les dortoirs bondés ont forcé la cité-Etat à promettre de nouvelles normes d’ici à 2030, et à débloquer 100 millions de dollars pour leur rénovation.
    Le dernier signal d’alarme date de juin dernier : plus de 400 ouvriers indiens et bangladais ont occupé le ministère de la main-d’œuvre pour réclamer deux mois de salaires impayés. Grâce aux cautions bancaires exigées de la part des employeurs, les autorités ont pu rembourser les arriérés et étouffer l’affaire. Mais le problème de fond demeure : pris au piège de leurs dettes, les migrants acceptent l’inacceptable.

    #Covid-19#migration#migrant#singapour#travailleurmigrant#sante#droit#economie

  • « Nous assistons à une entreprise inédite de #prédation de notre modèle social »

    https://www.youtube.com/watch?v=4ho89tb6sic&t=375s

    Effacer la #dette comme le propose Jean-Luc Mélenchon ? Baisser les #cotisations_sociales pour accroître les #salaires ou augmenter le #smic ? À l’approche des discussions sur le budget 2027 et de la campagne présidentielle, débat entre les économistes #Anne-Laure_Delatte, #Xavier_Ragot et la députée LFI #Aurélie_Trouvé.

    Dettes, #déficit, #modèle_social, salaires : ces questions essentielles sont déjà au cœur de la campagne présidentielle. Elles sont posées avec les débats à venir sur le budget 2027, pour lequel le gouvernement est en train de chercher entre 20 et 30 milliards d’économies.

    Mais sur ce sujet, les constats se suivent et se ressemblent, souvent de la part de la droite, mais pas seulement : « le modèle social français coûte trop cher », « l’État dépense trop », il faut « réduire, tailler, couper » et, pour certain·es, privatiser.

    Autrement dit : « There is no alternative » (« Il n’y a pas d’autres solutions »), célèbre phrase de la première ministre britannique ultra-libérale des années 1980, Margaret Thatcher, qui a fracassé le modèle social anglais.

    Malgré tout ce que vous entendez, des solutions #alternatives, il y en a…

    #privatisation #welfare #France #économie #finances_publiques #dette_publique #crise_de_la_dette #banque_centrale_européenne #LFI #politique_monétaire

    • Riches ensemble !

      Non, la France n’est pas au bord de la faillite. Non, les #dépenses_sociales ne dérapent pas. La récit qui oppose le « courage » de l’#austérité au « déni » des réalités budgétaires est mensonger.
      Anne-Laure Delatte démonte, données et travaux de recherche à l’appui, les idées préconçues qui minent le débat public. En confrontant le modèle français aux autres pays européens, cet essai incisif montre que la #gabegie n’est pas toujours là où on la dénonce, que certains #services_publics restent remarquablement efficaces, et que d’autres sont au contraire abandonnés.
      Ce livre propose aussi des solutions. Identifier ce que nous avons intérêt à financer ensemble, faire reculer le privé là où il capte les ressources sans mieux protéger les citoyens, évaluer sérieusement la dépense publique, et aller chercher les recettes là où elles existent.
      L’alternative des années qui viennent est simple : face à la crise écologique et aux risques géopolitiques, mutualiser pour vivre mieux, ou laisser la plupart d’entre nous s’appauvrir seuls.

      https://www.seuil.com/ouvrage/riches-ensemble-anne-laure-delatte/9782021611014

      #livre

    • « Mettre la dette au frigo » : le débat est celui de notre dépendance aux #marchés_financiers

      Pour #Éric_Berr, de l’Institut La Boétie, Benjamin Lemoine (CNRS) et la cinquantaine d’économistes signataires de la tribune, dont certains sont proches des insoumis, la proposition de #Jean-Luc_Mélenchon de « mettre au frigo » les #titres_de_la_dette pose la question de la reprise en main démocratique de notre économie.

      Ces derniers jours, une polémique secoue le bocal médiatico-politique. En cause : une conférence de presse où Jean-Luc Mélenchon suggère de « mettre au frigo » la dette publique française avec l’appui de l’#Eurosystème (Banque centrale européenne et Banque de France). Car cette proposition vient percuter un tabou et une pratique devenue si familière qu’elle en paraît naturelle : l’Etat doit nécessairement passer sous les fourches caudines des marchés financiers pour se financer. La conséquence de cette pratique est une dette publique de 3536 milliards d’euros au premier trimestre 2026, qui représente 117,5 % du PIB.

      Provoquer ainsi les réactions de l’économie mainstream permet de rappeler plusieurs fondamentaux du débat contemporain sur la politique économique, monétaire et financière. Une dette détenue par la banque centrale n’a pas le même statut économique et politique qu’une dette détenue par des investisseurs privés. Tant qu’un titre public figure au bilan de l’Eurosystème, il est soustrait aux arbitrages quotidiens des marchés, où s’expriment les goûts et dégoûts des professionnels de la finance gérant l’épargne mondiale. Il ne peut plus être vendu par des créanciers privés qui décideraient soudain que la politique d’un gouvernement suscite de vives inquiétudes ou est insuffisamment « crédible ». Cet emprunt ne participe plus de la même façon à la mécanique disciplinaire qui traduit des propositions politiques considérées comme insatisfaisantes pour les marchés obligataires en hausse de taux, puis en argument pour réduire la dépense publique de la main gauche de l’Etat. « Congeler » la dette dans le bilan de la banque centrale, c’est donc annuler le pouvoir de nuisance des marchés et désarmer le chantage à la dette.

      Mais il faut aller plus loin, et faire en sorte que les Etats européens et les options démocratiques évoluent à l’abri des aléas et conceptions socialement entendues des marchés financiers. Une première mesure doit consister à empêcher que la dette actuellement détenue par l’Eurosystème revienne progressivement sur les marchés – un retour « à la normale », au nom de la gestion de l’inflation que beaucoup appellent de leurs vœux. Par ailleurs, la BCE a décidé de « réduire son bilan », c’est-à-dire de diminuer le stock de dettes publiques qu’elle détient à la suite des achats effectués entre 2015 et 2024. Cette institution publique européenne pourrait faire le choix opposé en renouvelant ces détentions afin de maintenir durablement hors marché une fraction significative des dettes souveraines. C’est, au fond, ce que signifie l’idée de Jean-Luc Mélenchon de « mettre les titres au frigo » : soustraire une partie du stock de dette souveraine française au marché, afin de la mettre à l’abri des attaques spéculatives. Concrètement, lorsque les titres arrivent à échéance, le Trésor rembourse le principal à la BCE, ou à l’Eurosystème, qui peut alors réinvestir les sommes récupérées, éventuellement en rachetant de nouveaux titres publics. On pourrait même envisager de transformer ces titres en une dette à très longue maturité, voire perpétuelle, assortie d’un taux faible ou nul.

      La BCE pourrait reprendre une politique plus offensive d’achats de titres publics. Elle l’a fait massivement après la crise de la zone euro puis pendant la pandémie. Ces interventions ont montré qu’une banque centrale peut empêcher une crise de dette souveraine lorsqu’elle accepte de jouer son rôle de stabilisateur en dernier ressort. Des achats réguliers et garantis permettraient de contenir les taux d’intérêt, de tuer dans l’œuf les attaques spéculatives, mais sans les assortir des contreparties austéritaires qui ont marqué la crise des dettes souveraines des années 2010. L’organisation de nos sociétés et économies pour faire face à une planète qui brûle le justifie pleinement.

      Ces deux propositions ne demandent pas de créer de nouveau dispositif mais seulement d’utiliser des leviers déjà existants et utilisés. Elles sont portées par d’autres gouvernements européens (Italie, Grèce, Portugal, Espagne) dont les intérêts économiques en matière de politique monétaire et de dette publique sont alignés sur ceux de la France. Des dirigeants de ces pays ont publiquement exprimé leur opposition au relèvement des taux directeurs par la BCE. Enfin, ces deux solutions (« congélation » et reprise des rachats) sont actuellement mises en œuvre par la Federal Reserve (la banque centrale des Etats-Unis), ce qui témoigne de leur faisabilité et de leur actualité : dès l’été 2024, la Fed a ralenti le rythme de réduction de son bilan, puis a décidé fin 2025 de mettre fin à la réduction de son bilan en réinvestissant l’intégralité de l’argent des titres arrivés à maturité ; depuis le début 2026, elle a relancé des rachats de titres de dette souveraine. Pourquoi faudrait-il accepter pour la Banque centrale européenne des instruments volontairement amoindris ?

      Cependant, la stratégie de financement public ne saurait reposer uniquement sur la BCE. La France a longtemps disposé d’un système dans lequel le Trésor dépendait beaucoup moins qu’aujourd’hui des marchés financiers. Il ne s’agit pas de ressusciter à l’identique le circuit du Trésor de l’après-guerre, mais d’en retrouver l’inspiration afin d’organiser politiquement le financement des besoins collectifs.

      Une partie plus importante de l’épargne réglementée pourrait être orientée vers le financement public. Les banques pourraient être tenues de détenir un plancher de titres publics. Un pôle public bancaire pourrait financer à taux réduit les collectivités locales et les investissements nécessaires à la bifurcation écologique. L’épargne nationale cesserait alors d’être seulement une matière première offerte aux marchés financiers et redeviendrait un instrument de politique économique.

      A terme, la question du financement direct des Etats par la banque centrale devra être posée. Les verrous qu’imposent les traités européens ne représentent pas une loi de l’économie mais un choix institutionnel, aujourd’hui daté.

      Rétablir les canaux durables de financement public hors marché ne signifie évidemment pas que les déficits pourraient être financés sans limite. Mais la mise en œuvre de politiques raisonnées n’a rien à voir avec le fait de laisser aux marchés financiers un droit de veto permanent. Il ne s’agit pas d’un petit aménagement technique, mais la première pièce d’une architecture macrofinancière qu’il faut reconstruire en profondeur. La loi de l’offre et de la demande de titres d’emprunts, dirigée en réalité par les désirs d’accumulation de la finance privée, ne saurait présider au destin des populations. C’est d’ailleurs cette richesse privée qui requiert, pour fonctionner, des supports de placement stables et réputés sans risque – au premier rang desquels figure la dette souveraine. Contribuer à mettre la dette souveraine hors marché pave la voie d’une reprise en main démocratique du crédit et de ses circuits d’allocation. Ce qui prendrait tout son sens dans le cadre d’une planification écologique et d’un gouvernement par les besoins. La proposition de Jean-Luc Mélenchon a le mérite de rouvrir le débat : voulons-nous continuer à placer notre avenir dans les mains des marchés financiers ?

      https://www.nouvelobs.com/opinions/20260822.OBS117569/mettre-la-dette-au-frigo-le-debat-est-celui-de-notre-dependance-aux-march
      #Eric_Berr

  • Conflit d’intérêts Une dirigeante de La Poste ciblée par un signalement HATVP
    https://www.off-investigation.fr/conflit-interets-une-dirigeante-de-la-poste-ciblee-par-un-signalem

    Nathalie Collin, directrice générale adjointe du groupe La Poste en France (5 décembre 2018). | Photographie Philippe DRISS / AFP Chargée par le gouvernement de prémâcher une loi visant à encadrer le travail « ubérisé », Nathalie Collin était déjà directrice générale adjointe du groupe La Poste lorsque ce dernier absorbait… une plateforme de livraison mise en cause pour travail dissimulé. Un signalement pour potentiel « conflit d’intérêts » la concernant #A été déposé auprès de la HATVP. Contraint de réguler les plateformes dites « ubérisées » (Uber, Deliveroo…), le gouvernement a choisi de confier sa besogne à des profils qui connaissent bien le […]Lire la suite : Conflit d’intérêts Une dirigeante de La Poste ciblée par un signalement HATVP

    #Économie

  • Sia Partners : un rapport accablant dénonce un sexisme généralisé
    https://www.off-investigation.fr/sia-partners-un-rapport-accablant-denonce-un-sexisme-generalise

    Le siège de Sia Partners, dans le VIIIème arrondissement de Paris | photographie Google maps / street view Sia Partners, géant français du conseil valorisé à plus d’un milliard d’euros, ne s’en est pas vanté. En septembre 2020, un cabinet spécialisé dans les enquêtes sur le harcèlement lui #A remis un rapport accablant sur l’ambiance hyper sexualisée et un sexisme généralisé qui règnent en interne. Aujourd’hui, Sia Partners refuse de s’exprimer sur les mesures mises en place depuis pour contrer ces graves dérives. « Au séminaire de Mikonos, un membre du top management qui qualifie un collaborateur de champion car il a couché […]Lire la suite : Sia Partners : un rapport accablant dénonce un sexisme généralisé

    #Économie #Société

  • Trotz guter Geschäftslage : Uber streicht weltweit 3300 Stellen
    https://www.heise.de/news/Trotz-guter-Geschaeftslage-Uber-streicht-weltweit-3300-Stellen-11438907.html

    Bild : Sundry Photography/Shutterstock.com

    Uber licencie. Malheureusement la raison ne sont pas de mauvaises affaires mais une augmentation des profits. Du capitalisme quoi. Surprise, surprise. Fallait pas accepter la job offer du parasite multinational.

    2.99.2026 von Tomislav Bezmalinović - Uber entlässt ein Zehntel der Belegschaft, um Ressourcen für künftiges Wachstum freizusetzen. Ein Schwerpunkt ist das Robotaxi-Geschäft.

    Uber baut im Zuge einer umfassenden Umstrukturierung rund zehn Prozent seiner Belegschaft ab. Das kündigte CEO Dara Khosrowshahi in einer am Mittwoch an die Mitarbeiter verschickten Mitteilung an.

    Der Fahrdienstvermittler will Hierarchien abbauen, Teamstrukturen vereinfachen und seine Belegschaft stärker an ausgewählten Standorten bündeln. Künftig soll nur noch rund ein Prozent der Beschäftigten vollständig im Homeoffice arbeiten.

    Nach Angaben von Bloomberg entspricht der Stellenabbau rund 3300 Beschäftigten weltweit. Es ist die größte Entlassungswelle bei Uber seit der Pandemie. Damals hatte das Unternehmen rund 6700 Stellen gestrichen. Mit der aktuellen Kürzungsrunde sinkt die Zahl der Beschäftigten auf knapp unter 30.000 und damit ungefähr auf das Niveau von 2021.
    Uber wächst solide, KI kein Grund für Umbau

    Khosrowshahi begründet den Schritt unter anderem mit dem personellen Wachstum der vergangenen fünf Jahre. Die Umstrukturierung soll Uber schlanker machen und Ressourcen gezielter auf das Kerngeschäft und zukünftiges Wachstum lenken.

    Finanziell steht Uber gut da: 2025 stieg der Umsatz um 18 Prozent auf 52 Milliarden Dollar, während sich der operative Gewinn auf 5,6 Milliarden Dollar nahezu verdoppelte. Seit 2021 hat sich der Umsatz des Konzerns fast verdreifacht.

    Anders als bei vielen anderen Stellenstreichungen in der Techbranche nennt Khosrowshahi KI nicht als Grund für den Abbau. In seiner Mitteilung erwähnt er die Technologie nicht einmal.
    Robotaxis: Chance und Risiko fürs Kerngeschäft

    Eine zentrale Rolle für Ubers Zukunft spielen Robotaxis, die für das Unternehmen Bedrohung und Wachstumschance zugleich darstellen. Anfang August hatte Uber angekündigt, in den kommenden Jahren mehr als zehn Milliarden Dollar in Robotaxi-Partnerschaften und den Ausbau seines autonomen Geschäfts zu investieren. Ziel ist es, die eigene Plattform zum zentralen Marktplatz für autonome Fahrten zu machen.

    Diese Strategie nimmt inzwischen auch in Europa Gestalt an. Im Rahmen einer Partnerschaft mit Pony.ai sollen künftig mehr als 2.000 Robotaxis in fünf europäischen Städten über die Uber-Plattform vermittelt werden.

    Parallel fasst mit Waymo einer der größten potenziellen Konkurrenten in Europa Fuß. Besonders deutlich zeichnet sich der Wettbewerb in London ab. Dort bereitet Uber gemeinsam mit Wayve einen Robotaxi-Dienst über die eigene App vor, während Waymo ebenfalls einen eigenen fahrerlosen Fahrdienst aufbaut und bereits autonome Fahrzeuge in der Stadt testet. Auch in München bereiten beide Unternehmen Robotaxi-Angebote vor.

    (tobe)

    #économie #lcenciement #Uber

  • Mélenchon face au MEDEF : le patronat ne craint pas la récession
    https://frustrationmagazine.fr/recession-medef-melenchon

    Invité, comme les autres candidats à la présidentielle, à présenter son programme économique face au MEDEF, Jean-Luc Mélenchon a pointé le faible niveau des salaires et à exhorté le patronat français a les augmenter, sans quoi la récession nous menaçait. Le parterre de grands patrons a ri de bon coeur face à une telle demande. […]

    #Économie

  • Olivier Ertzscheid : « Les plateformes comme Meta ne modifient leurs comportements que sous la contrainte » | Alternatives économiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/olivier-ertzscheid-les-plateformes-comme-meta-ne-modifient-

    Allons-nous parvenir à une forme de responsabilisation des réseaux sociaux ? Olivier Ertzscheid, enseignant chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes et notamment auteur de l’ouvrage Le monde selon Zuckerberg (Editions C & F, 2020), analyse la portée de cet accord.

    Ce qui se passe aux Etats-Unis devrait, je l’espère, inspirer une mise en action de l’Europe sur ce sujet pour effectivement l’élargir à d’autres pays et d’autres plateformes.

    En France, nous en sommes encore à nous poser la question de l’interdiction du téléphone portable à l’école. Outre le caractère difficilement opérant d’un tel bannissement, la réponse nous est donnée par le procès états-unien : ce sont les plateformes qui sont responsables des contenus qu’elles diffusent, de la toxicité de certains et du caractère addictif. Elles doivent adapter leurs services à l’âge des utilisateurs en les interrompant pendant certaines heures et en cassant les chaînes de viralité.

    La question de l’élargissement à l’ensemble des utilisateurs peut être également posée. Si les plateformes généralisaient ces engagements pour tous, l’impact sur le modèle économique serait cette fois-ci considérable.

    Vous expliquez que le modèle économique est l’une des principales causes des effets toxiques des grands réseaux sociaux, mais quelles sont les alternatives possibles ?

    L’un des points avancés est l’interopérabilité des plateformes, c’est-à-dire que chacun puisse choisir le réseau social qu’il préfère selon sa logique éditoriale et qu’il puisse être compatible avec d’autres réseaux sociaux. L’autre alternative serait que des réseaux soient opérés par la puissance publique ou des acteurs non marchands, qui adopteraient un autre modèle économique.

    #Meta #Procès #Olivier_Ertzscheid #Economie_numérique

  • Il turismo va governato, a vantaggio del maggior numero possibile di luoghi e di cittadini

    Il turismo non agisce ovunque allo stesso modo: nei territori fragili può sostenere economia, occupazione e servizi, nelle aree già sature genera overtourism, aumento dei prezzi, precarietà e trasformazioni del commercio. Gli affitti brevi aggravano la crisi abitativa e le disuguaglianze, favorendo la rendita immobiliare. Dalla promozione indiscriminata dei flussi turistici è necessario passare al governo del turismo, con politiche nazionali e locali capaci di intervenire considerando gli effetti su casa, lavoro, trasporti e territorio, tutelando beni comuni e residenti.

    Pensiamo di sapere tutto del turismo. È facile da capire. È senza dubbio in aumento: sempre più pensionati in buona salute, ricchi di tempo libero e con un buon reddito; il crescente ceto medio dell’Europa centro-orientale; extracomunitari abbienti, a cominciare dai cinesi. Con costi di spostamento inferiori rispetto al passato, grazie ai voli a basso costo, e maggiori possibilità di organizzarsi, grazie alle piattaforme digitali. I motivi per muoversi si moltiplicano. L’antica «villeggiatura» marina o montana, le visite nelle città d’arte, la ricerca di esperienze naturalistiche, gastronomiche, sportive. Un fenomeno con effetti tutti positivi: una parte del reddito dei turisti viene speso in luoghi diversi rispetto a quelli dove è stato ottenuto: e molto spesso in Italia. Tutto bene, allora? Il turismo è davvero il «petrolio» della nostra economia?

    Vorrei proporre qualche considerazione un po’ dissonante. Spostando lo sguardo dalle persone che si muovono ai luoghi che le ospitano, ci si può rendere conto che gli effetti dei flussi turistici in entrata possono essere assai diversi. Prendiamo ad esempio due casi estremi.

    Il primo è quello di un paese interno dell’Italia centromeridionale, dove l’arrivo di turisti può portare una pluralità di effetti positivi. Innanzitutto, la spesa per alloggio, ristorazione, servizi; che sostiene le imprese e la relativa occupazione. Tanto meglio quanto più i flussi sono distribuiti nel corso dell’anno, per soggiorni legati all’offerta culturale, materiale e immateriale, naturalistica, eno-gastronomica. Occupazione significa possibilità di mantenere o attirare popolazione residente, specie giovane, almeno per una parte dell’anno; magari grazie a forme di multiattività.

    Il turismo, se bene organizzato, può sostenere anche attività non ricettive: produzioni di cibi e bevande, servizi culturali e ricreativi, trasporti. Un’organizzazione che richiede una mano pubblica che non si limita a finanziare le imprese ma promuove e sostiene associazioni, cooperative, attività no profit: con un lavoro di lunga lena, i cui effetti si possono moltiplicare. Servizi di trasporto resi sostenibili dai turisti possono andare a vantaggio anche dei residenti; così come, a scala più ampia, l’estensione dei collegamenti aerei punto-a-punto da tante medie città italiane va a vantaggio anche dei loro abitanti, che possono viaggiare, e di tutte le attività economiche. In questi casi il turismo può consentire l’utilizzo di abitazioni vuote, abbandonate; può produrre gettito per le finanze locali; può vivacizzare la vita della comunità.

    Vediamo un caso opposto. Una città d’arte già meta di flussi molto consistenti, in una situazione di eccesso di turismo (il cosiddetto «overtourism»): quantificabile rapportando le presenze alla popolazione o alla superficie. L’eccesso di turismo accresce i prezzi di beni e servizi anche per i residenti, provoca congestione, rumore, sovraccarico per i servizi comunali. Si crea lavoro, ma molto spesso precario e sottopagato. Si determinano progressive mutazioni dell’offerta commerciale, che si sposta dai servizi ai residenti (le ferramenta o gli articoli per la casa) a quelli per i turisti (le rosticcerie, o, peggio, i negozi di chincaglieria turistica in gran parte importata dalla Cina): tendenze che si sommano alla drastica contrazione dei negozi in corso in Italia, dovuta all’online e ai grandi centri commerciali.

    C’è poi una questione della massima importanza: specie dopo la pandemia da Covid, è enormemente cresciuto in Europa l’utilizzo delle abitazioni per affitti turistici. Iniziato tempo fa come un’esperienza di «economia di condivisione» è presto divenuto una enorme speculazione finanziaria: grandi operatori fanno incetta della proprietà o della gestione di appartamenti per offrirli a non residenti. Lo mostrano tutti i dati disponibili: per l’Italia si vedano le risultanze del progetto Airmap del Politecnico di Torino (https://full.polito.it/airmap).

    Questo ha effetti potenti sul mercato della casa, con una contrazione delle disponibilità in affitto e un aumento dei canoni, rendendo ancora più esplosivo il problema dell’abitare. Una grande redistribuzione di ricchezza: dai ceti medi e medio-bassi, dalle famiglie di giovani, dagli studenti, alla media e grande proprietà immobiliare, cioè il segmento più ricco della nostra società. Una grande questione politica, di disuguaglianza, nascosta fra le pieghe di un fenomeno all’apparenza tutto rose e fiori. Alcune esperienze europee, come quella di Lisbona, sono impressionanti: tantissimi abitanti hanno perso il diritto alla città. Gli stessi addetti al turismo non hanno la possibilità di vivere nei luoghi dove lavorano: divengono una «sottoclasse» pendolare dalle periferie ai centri.

    Non è solo un tema urbano: fra le tante, è interessante la vicenda di alcuni giovani originari delle Isole Tremiti, che hanno messo su famiglia e che sarebbero voluti tornare a vivere nel luogo d’origine. Ma le case ormai sono per i turisti: la sola possibilità è convivere con i genitori; 7 coppie hanno accettato di farlo, le altre hanno rinunciato. La scuola estiva per i loro figli o il progetto «spiagge sicure» non si possono realizzare perché l’insegnante e i poliziotti, che arrivano da fuori, non sanno dove dormire. Sulle coste italiane l’eccesso di turismo sta spingendo ancor più alla privatizzazione dei beni comuni: il mare è sempre più inteso come un bene da destinare alla rendita di alcuni e non al godimento di tutti (suggeriamo la lettura del secondo capitolo di questo libro di Alex Giuzio: https://altreconomia.it/prodotto/turismo-insostenibile).

    La privatizzazione delle coste italiane non inizia col turismo, ma con le seconde case e le attività dei «balneari» consentite dallo scambio politico. Ma può aumentare: il mare più bello sia riservato a chi è in grado di pagarlo. I poveri vadano ad affollarsi nei pochi tratti che stiamo lasciando loro.

    Gli esempi contrapposti suggeriscono una possibile conclusione. Non esiste un indistinto turismo ma ne esistono tanti, assai diversi: per caratteristiche ed effetti. E dunque per il nostro Paese, per le regioni e le città, si dovrebbe chiudere il lungo periodo della promozione del turismo, l’obiettivo di far crescere sempre e comunque i flussi in entrata. E si dovrebbe passare al governo dei turismi: una politica assai più articolata, che tenga conto della straordinaria diversità fra i luoghi; certamente molto attenta al reddito che viene dalla vendita di servizi ai non residenti, ma anche alla sua distribuzione; così come alla sostenibilità complessiva di flussi che nei prossimi decenni saranno sempre più imponenti.

    E qui, non avendo bacchette magiche, vengono tutte le complessità. Innanzitutto, normative, dato che il fenomeno coinvolge ambiti molto diversi fra loro, dalla regolazione della casa a quella del commercio, dalle politiche dei trasporti a quelle delle concessioni demaniali. Politiche «per i turismi» toccano molteplici aspetti: sono questione da Primo ministro non da dicastero di serie B, che si limita a distribuire un po’ di incentivi.

    E questione di governance, dato che proprio per la pluralità di ambiti coinvolti, questa non può che essere una politica multilivello. Decisioni cruciali (ad esempio sul mercato abitativo, sulla regolazione del lavoro, sui salari minimi) non possono che essere nazionali; non semplici, in un quadro europeo nel quale la promozione dell’attività economica privata, della «concorrenza», ha assunto un valore fondante, superiore ad altri interessi più diffusi o a considerazioni di più lungo periodo. Ma decisioni ancora più cruciali, che attengono alla diversificazione degli obiettivi e quindi degli strumenti da territorio a territorio, non possono che essere locali: è evidente dagli esempi precedenti.

    Soprattutto, vi sono forti nodi politici. Gli interessi coinvolti sono molto grandi. Non sorprende che un governo come quello attuale, attento solo a soddisfare gruppi di pressione costituiti che possono sostenerlo elettoralmente non si ponga il problema. Anzi, al Sud si stanno moltiplicando le autorizzazioni a nuove, grandi, attività turistiche concesse dalla cosiddetta «zes» (Zone economiche speciali) in contrasto con norme paesistiche e urbanistiche locali: una ipersemplificazione procedurale nata per le aree industriali ma ora applicabile tal quale all’intero territorio.

    Certo, viene da chiedersi se un altro governo avrebbe la cultura e la determinazione politica per schierarsi dalla parte dei beni comuni, di chi vive in affitto, di chi è danneggiato da questi effetti?

    Inoltre, il livello locale non è certo un ambito ideale: tante amministrazioni sono fortemente condizionate – se non direttamente guidate – dagli interessi economici di chi col turismo prospera. Questo è un ambito di intervento molto importante per le Regioni: non per amministrare ma per programmare il futuro dei propri territori.

    Naturalmente, non si tratta affatto di distruggere economie turistiche nate e cresciute per decenni. Tantomeno si stanno proponendo assurde limitazioni alla libertà individuale di muoversi: principio fondante del nostro essere europei (anche se non lo concediamo ad altri). Ma, come detto, un cambio di fase: il passaggio dall’obiettivo di aumentare sempre e comunque a quello di governare, di regolare, contemperare esigenze, evitare il crescere di disuguaglianze, il depauperamento di risorse non rinnovabili. Politiche per far sì che nei prossimi decenni questi grandi flussi vadano a vantaggio di quanti più luoghi possibile e di quanti più cittadini possibile. Sapendo bene che non ci sono ricette semplici e immediate.

    Un cambiamento per niente facile. Molti operatori della rendita immobiliare o della concessione demaniale sono attentissimi a difendere i propri interessi; e sono ingordi, pronti ad impugnare la bandiera del mercato (ma a chiedere l’intervento pubblico quando conviene) a garanzia di guadagni tanto rilevanti quanto poco collegati all’abilità imprenditoriale. È lo spirito dei tempi; la forza di chi sente di aver vinto negli ultimi decenni, e con netto scarto, la partita della distribuzione del reddito.

    Il confronto, prima ancora che tecnico-normativo, è quindi politico e culturale. La speranza che maturi nella nostra società, e in primo luogo nelle classi dirigenti, la capacità di uno sguardo diverso. Che certamente non demonizzi il turismo, ma che non lo subisca passivamente, così com’è: come uno dei tanti accadimenti a cui si può solo assistere passivamente: perché questo è il risultato del mercato, perché «non c’è alternativa».

    https://rivistadissonanze.it/agosto2026/il-turismo-va-governato
    #tourisme #gouvernance #over-tourism #tourisme_de_masse #économie #overtourism #commerce #inégalités #rente_immobilière #aree_interne #travail #air_bnb #villes #biens_communs #privatisation #plages

    • Turismo insostenibile. Per una nuova ecologia degli spazi del tempo libero

      L’overtourism è sinonimo di coste antropizzate, sci alpino succhia-risorse, città sovraffollate e borghi mercificati. Tra numero chiuso e sottrazione di spazi pubblici, urge una nuova ecologia degli spazi del tempo libero.

      A partire da un’analisi storica del turismo, Giuzio traccia l’evoluzione delle pratiche e delle abitudini dei viaggiatori nel corso dei decenni. Oggi il turismo globale ha causato gravi problemi, tra cui impatti ambientali negativi, sovraffollamento e il degrado di molte destinazioni.

      Questo fenomeno, noto anche come iperturismo, ha prodotto effetti devastanti, compromettendo gli ecosistemi locali e trasformando irreparabilmente il tessuto sociale e culturale delle comunità ospitanti.

      Tuttavia questo libro non si limita a evidenziare le criticità, ma propone soluzioni concrete e approcci alternativi per promuovere un turismo più equilibrato e rispettoso.

      Viene sottolineata l’importanza di un approccio olistico che tenga conto dell’impatto ambientale, sociale ed economico delle attività turistiche. L’autore suggerisce strategie per ridurre l’impronta ecologica del turismo, partendo da riforme legislative, come la rinaturalizzazione delle spiagge e i limiti alla mobilità inquinante, fino a promuovere scelte consapevoli che ogni individuo può adottare.

      https://altreconomia.it/prodotto/turismo-insostenibile
      #livre

      voir aussi:
      https://seenthis.net/messages/1081203

  • Le scandale Nestlé, avec Alexandre Ouizille
    https://lvsl.fr/le-scandale-nestle-avec-alexandre-ouizille

    Une affaire à plusieurs milliards d’euros, des pratiques industrielles opaques et des défaillances dans le contrôle des eaux embouteillées : que révèle l’enquête parlementaire sur l’affaire Nestlé Waters ? Dans cet entretien, Alexandre Ouizille, sénateur de l’Oise et rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille, revient sur les principales conclusions de ses travaux. Au cœur de l’enquête : le recours, par certains industriels, à des traitements interdits pour les eaux minérales naturelles, notamment des procédés de filtration et de désinfection. Le rapport s’intéresse également à la manière dont les pouvoirs publics auraient été informés de certaines pratiques, ainsi qu’aux éventuels dysfonctionnements dans leur contrôle. Cet (…)

    #Économie

  • Russlands neues Afghanistan ? -
    https://globalbridge.ch/russlands-neues-afghanistan

    Pourquoi la Russie ne perd pas la guerre en Ukraine et pourquoi la situation politique du pays est profondément différente de celle dans les dernières années de l’URSS. Article complété par de mombreuses sources et liens.

    Das Bild zeigt ein Passagierflugzeug des Typs “MC-21" des russischen Flugzeugbauers Jakowlew auf dem Flughafen Kaliningrad. Es soll die Airbus A-320-Familie und die neueren Versionen der Boeing 737-Reihe ersetzen. Durch die westlichen Sanktionen verzögerte sich das Projekt, weil eine Reihe westlicher Bauteile durch solche aus russischer Produktion ersetzt werden mussten, aber jetzt ist Russland in der Lage, alles Notwendige selber zu produzieren. Mehrere russische Fluglinien haben die Maschine bereits bestellt. (Quelle: Planespotters.)

    23.8.2026 von Ralph Bosshard - Westliche Kommentatoren unterstellen Wladimir Putin gerne neokoloniale Ambitionen und hoffen, der andauernde Ukraine-Krieg werde in den Kollaps Russlands münden, so wie Ende der Achtzigerjahre der Krieg in Afghanistan den Niedergang der Sowjetunion beschleunigt hatte. Damals erwiesen sich handlungsunfähige Polit-Greise wie Leonid Breschnew, Juri Andropow und Konstantin Tschernenko als unfähig, die politische und wirtschaftliche Krise zu überwinden und den Krieg zu beenden. Doch die Voraussetzungen heute sind fundamental anders als damals.

    Wenn am 18. bis 20. September in Russland 450 Abgeordnete von Staatsduma und Föderationsversammlung gewählt werden, werden nicht wenige westliche Presseerzeugnisse die sattsam bekannten Narrative benutzen, wonach Putin unbedingt noch Jahre an der Macht blieben möchte, um den territorialen Bestand der Sowjetunion wiederherzustellen oder zumindest, um in den Nachbarländern gefügige Regierungen an die Macht zu bringen. Das aber würde den Erfahrungen der Generation widersprechen, welche den Niedergang der Sowjetunion noch selbst miterlebt hat und heute in Politik, Wirtschaft und Gesellschaft eine führende Rolle spielt.

    Eine fatale Entscheidung

    Ein erstes Trauma der heutigen Generation ist der Krieg der Sowjetunion in Afghanistan von 1979 bis 1989 (1). Zwar hatten die Sowjets zahlreiche Unabhängigkeitskriege in der Dritten Welt politisch, finanziell, materiell und auch mit Militärberatern unterstützt und in einigen davon sogar mit kleinen eigenen Kontingenten eingegriffen. Der Krieg in Afghanistan war aber der erste seit 1945, welchen die Sowjetunion außerhalb ihrer Grenzen selbst führte. Die Entscheidung von 1979, Truppen nach Afghanistan zu entsenden, wird heute als fatal beurteilt (2).

    Der Krieg im Nachbarland war einer, jedoch nicht der entscheidende Grund für den starken Anstieg der Unzufriedenheit in der UdSSR und die tiefgreifenden politischen und sozialen Umwälzungen der Folgejahre. Die interne Unzufriedenheit wurde durch den Krieg angeheizt, besonders durch die zunehmenden Verluste. Dadurch nahmen die bereits vorhandenen wirtschaftlichen und sozialen Spannungen zu, was unweigerlich zu einer Verschlechterung der Haltung gegenüber Politik und Führung der Sowjetunion führte.

    Noch viel tragischer ist der Grund für das Eingreifen der Sowjetunion: Ein fanatischer Kommunist, der das Land in Aufruhr und Terror stürzte, sollte beseitigt werden, bevor die USA das Chaos in Afghanistan für sich ausnutzen konnten. Hafizullah Amin hatte unter anderem an der Columbia University in New York studiert, bevor er sich der linksradikalen Demokratischen Volkspartei Afghanistans (PDPA) anschloss (3). Er war 1978 einer der Hauptorganisatoren des blutigen Saur-Putsches, der die bisherige Regierung stürzte und die Kommunisten an die Macht brachte. Nach internen Machtkämpfen ließ Amin den kommunistischen Präsidenten Nur Muhammad Taraki im September 1979 absetzen und kurz darauf heimlich ermorden (4). Danach führte er das Land mit eiserner Hand und brachte die Bevölkerung mit seinen radikalen sozialistischen Reformen gegen sich auf. Obwohl Amin Marxist war, misstraute ihm die sowjetische Führung unter Leonid Breschnew zutiefst und sah die Stabilität an der Südgrenze gefährdet.

    Greise Apparatschiks als Schuldige

    Heute gilt jedoch der Vorsitzende des KGB, Juri Andropow, als treibende Kraft im Macht-Apparat der Sowjetunion für die Intervention in Afghanistan. Die Haltung der Spitzen der Sowjetregierung dazu war im Dezember 1979 unterschiedlich, wobei sich die Hardliner schließlich durchsetzten. Im engsten Führungszirkel um Breschnew waren es neben Andropow vor allem Außenminister Andrei Gromyko und Verteidigungsminister Dmitri Ustinov, die den Kurs vorgaben. Gromyko hatte erst Bedenken, dass ein Einmarsch das internationale Ansehen der UdSSR schädigen und die Entspannungspolitik mit dem Westen ruinieren könnte, schwenkte dann aber aus Misstrauen gegen Amin um. Verteidigungsminister Dmitri Ustinov war ein entschlossener Hardliner, während Generalstabschef Nikolai Ogarkow warnte, dass die militärischen Mittel nicht ausreichen würden, um das schwierige Gebirgsgelände und eine unberechenbare lokale Guerilla dauerhaft zu kontrollieren. Er befürchtete einen langwierigen und imageschädigenden Fehlschlag. Seine Bedenken wurden jedoch von der zivilen Parteiführung und von Verteidigungsminister Ustinov weggewischt (5). Entscheidend war allerdings die Haltung des Generalsekretärs der Kommunistischen Partei, Leonid Breschnew, der in Personalunion auch als Staatschef amtete. Er war lange unschlüssig, wie er handeln sollte (6).
    Abzug der letzten Sowjetsoldaten aus Afghanistan / Quelle: Sputnik Usbekistan (7)

    Breschnew war schon vor der fatalen Entscheidung im Jahr 1979 gesundheitlich deutlich angeschlagen, hatte seit Mitte der Siebzigerjahre schwere Probleme und musste häufig medizinisch unterstützt werden, damit er die Amtsgeschäfte überhaupt fortführen konnte (8). Seit seinem Herzinfarkt 1975 war sein Zustand ernst. In den Siebzigerjahren erlitt er offenbar auch mehrere kleinere Schlaganfälle, was zu sichtbaren Beeinträchtigungen in Rede und Bewegungskoordination führte. Dazu kamen Übergewicht, Tabak- und Alkoholkonsum sowie Schlafmittelabhängigkeit. Nicht erst seit 1979 gab es immer wieder Spekulationen, wie krank er genau sei, vor allem nach der Absage von Terminen. Auch seine Nachfolger im Amt, eben jener Juri Andropow, der die Intervention in Afghanistan befürwortet hatte, und Konstantin Tschernenko waren aus gesundheitlichen Gründen kaum mehr handlungsfähig (9). Wer in Russland die Ereignisse jener Zeit noch in Erinnerung hat, will auf keinen Fall mehr Polit-Greise von dieser Sorte an der Macht sehen. Wladimir Putin weiß um diese Sorgen und versucht, sich ab und zu wieder als vitaler Sportsfreund in Szene zu setzen. Er weiß aber auch, dass die russische Öffentlichkeit seinen Rückzug aus der aktiven Politik erwartet, wenn klar wird, dass sein Alter oder seine Gesundheit eine feste Führungsrolle nicht mehr zulassen. In Russland steht deshalb in den kommenden Jahren ein altersbedingter Generationswechsel in der Führung bevor. Wer aber glaubt, dass Wladimir Putin durch einen neuen Gorbatschow ersetzt werden wird, der das Steuer abrupt herumwirft und auf Schmusekurs mit dem Westen geht, irrt. Zu tiefgreifend ist der Stimmungsumschwung heute in Russland.

    Gescheiterte Reformen von oben

    Juri Andropow wird zwar heute primär mit dem Krieg in Afghanistan in Verbindung gebracht, aber er wusste um die sozio-ökonomischen Probleme im Land. Er hatte als Generalsekretär eine Reform-Agenda, die sich jedoch strikt innerhalb des bestehenden Systems bewegte: Zunächst sollten Ordnung und Disziplin wiederhergestellt und die im Funktionärsapparat grassierende Korruption bekämpft werden. Anschließend wollte Andropow die Wirtschaft wiederbeleben und vor allem deren Effizienz steigern, freilich alles, ohne das Einparteiensystem in Frage zu stellen. Aufgrund seiner kurzen Amtszeit von Ende 1982 bis Februar 1984 und seines Gesundheitszustands konnten sich seine Maßnahmen jedoch nicht zu einem umfassenden, langfristigen Reformprogramm entwickeln. Auch Andropows Nachfolger, Konstantin Tschernenko verfolgte während seiner kurzen Amtszeit von Februar 1984 bis März 1985 reformorientierte Ansätze, allerdings in einer konservativeren und weniger radikalen Form als sein Vorgänger.

    Als der noch heute in Russland viel gescholtene Michail Gorbatschow im März 1985 an die Macht kam, war wohl kaum mehr etwas zu retten. Die UdSSR befand sich in einer Phase anhaltender wirtschaftlicher Stagnation mit sinkender Lebensqualität und sozialen Problemen, die sich seit den Siebzigerjahren aufgestaut hatten und Anfang der Achtzigerjahre besonders akut geworden waren. Das System der Planwirtschaft war abgewirtschaftet, aber die Umsetzung von Wirtschaftsreformen verlief schleppend. Im Alltag äußerte sich dies in Versorgungsengpässen und den typischen Warteschlangen (10). Für ein System, das die Befriedigung der grundlegenden materiellen Bedürfnisse der Menschen an sich gezogen hatte, war das Fehlen von vergleichsweise banalen Gütern und Dienstleistungen im Alltag katastrophal. Unter den Sowjetbürgern kam ein allgemeines Gefühl des Regierungsversagens auf. In diesem Umfeld waren die Aufrufe Andropows zu Ordnung und Disziplin kontraproduktiv.

    Putin an der Notbremse

    Unter der Leitung von Boris Jelzin wurde Russland in den Neunzigerjahren auf Westkurs getrimmt: Alles, was aus dem angeblich goldenen Westen kam, war plötzlich in und chic, westliche Konsumgüter überschwemmten das Land, Reisen ins westliche Ausland problemlos möglich. Aber trotzdem sind die Neunzigerjahre den Menschen in Russland und in anderen Teilen des ehemaligen Sowjetreichs nicht in guter Erinnerung geblieben. Die Währungsreform brachte Millionen von Menschen um die Ersparnisse ihres Berufslebens, die Arbeitslosenrate stieg, die Lebenserwartung sank und die Sicherheitslage in den Städten verschlechterte sich katastrophal. Was an der russischen Konsumgüter-Industrie noch existierte, war nicht mehr konkurrenzfähig und ging unter. Damals profitierten ein paar Wenige – oftmals ehemalige Parteifunktionäre –, denen es gelang, sich noch rentable Staatsbetriebe unter den Nagel zu reißen. Aber der Schaden beschränkte sich nicht nur auf den Rohstoffbereich und die Industrie, sondern er ging viel weiter: Die Forschungs- und Entwicklungsabteilungen zahlreicher Betriebe wurden zerschlagen, die wissenschaftlich-technologischen Erkenntnisse, die den Westen interessierten, wurden ausverkauft. Ein besonders pikantes Beispiel hierfür ist die Stealth Technologie für Tarnkappen-Flugzeuge, an welcher sowjetische Wissenschaftler seit Jahren gearbeitet hatten (11). Ganz generell entstand in den Bereichen Wissenschaft und Technik in diesen Jahren nachhaltiger Schaden – oder er wurde verursacht. Diesen Schaden wiedergutzumachen, dauerte Jahrzehnte.

    Aus der Sicht vieler Russen stoppte Wladimir Putin den ruinösen West-Kurs Jelzins gerade noch rechtzeitig, bevor Russland gänzlich ausverkauft wurde. Wie Trump in den USA heute, so trat Putin vor 25 Jahren an mit der Absicht, die Produktion neu anzuwerfen und die einseitige Abhängigkeit Russlands von Rohstoffen zu verringern. Das ging lange schleppend vor sich, aber die westlichen Sanktionen der letzten Jahre haben vielleicht den Druck aufgesetzt, den es brauchte, damit Russland sich bewegt.

    Erziehung und Wissenschaft als solide Basis

    Die langfristigsten Effekte der neuen Entfremdung zwischen Russen und Westeuropäern liegen bestimmt im Bereich Erziehung. Bis vor wenigen Jahren schienen westliche Hochschulen zahlreichen Russen attraktiver zu sein, als diejenigen im eigenen Land. Die unzähligen „Privatsanktionen“ zahlreicher transatlantischer Eiferer, der Fimmel der „neuen Werte“, welche vielen Russen fremd sind, die Schikanen im Reiseverkehr und auch die Handelsbeschränkungen ließen viele im Westen lebende Russen mittlerweile Westeuropa den Rücken kehren (12).

    Russland besitzt historisch eine der weltweit höchsten Akademikerquoten (13). Die Quote der Studienanfänger liegt stabil bei rund 70 bis 75% eines Jahrgangs. Um die 30 bis 35%. davon wählt Studien im staatlich stark geförderten Ingenieurs- und Konstruktions-Bereich. Das duale System aus staatlich finanzierten Studienplätzen, den sogenannten Budget-Plätzen, und selbstbezahlten Studienplätzen sorgt für Leistungsdruck. Wer auf einem kostenlosen Budget-Platz studiert, steht unter konstantem Druck: Wer die regelmäßigen Prüfungen nicht besteht, verliert seinen Studienplatz oder wird zügig exmatrikuliert. Die wissenschaftlich-technologische Basis für die Produktion anspruchsvoller Güter in Russland ist intakt.

    Mehr als nur Öl und Gas

    In den vergangenen 25 Jahren hat sich Russland gemausert von einem Staat, der einseitig von den Einnahmen aus der Förderung von Erdöl und -gas abhing, hin zu einem Land, das seine Wirtschaft entwickelt hat und dessen Staatseinnahmen nicht mehr einseitig aus dem Öl- und Gas-Export stammen (14). Seit dem Jahr 2000 hat sich die russische Landwirtschaft von einer starken Importabhängigkeit hin zu nahezu vollständiger Selbstversorgung mit Lebensmitteln entwickelt. Dies ist auf die umfassende Digitalisierung der Logistik und die forcierte Importsubstitution zurückzuführen, die generell vor der gesamten Konsumgüter-Branche nicht Halt machte (15). Die leeren Supermärkte der späten Sowjetzeit entsprechen nicht dem heutigen Bild.

    Am augenfälligsten ist der Paradigmenwechsel in der russischen Wirtschaft auf den Straßen des Landes. Derzeit beginnen chinesische Autos das Bild auf den Straßen zu prägen. Sie sind nicht günstiger zu erstehen als westeuropäische und wie sie sich mit zunehmendem Alter und Kilometerleistungen bewähren, wird man erst in ein paar Jahren wissen, aber es ist absehbar, dass der russische Markt irgendwann an China verloren gehen wird. Vom Verschwinden westlicher Marken profitiert aber nicht nur China, sondern auch Belarus. Die Autofabrik von BelGee in der Nähe von Baryssau/Borissov ist konzipiert für den Bau von bis zu 120’000 Fahrzeugen pro Jahr (16). Sie entstand als belarussisch-chinesisches Joint Venture, das maßgeblich vom chinesischen Auto-Giganten Geely und dem staatlichen belarussischen Nutzfahrzeughersteller BelAZ getragen wird. Rund 70 bis 80% der gesamten Produktion gehen in den Export nach Russland, wo die Modelle nach dem Rückzug westlicher Automarken extrem gefragt sind. Die Einzelteile stammen bereits zu 50% aus belarussischer und russischer Produktion.
    Produktion von Belgee Fahrzeugen in Belarus / Quelle: Belarus.by (17)

    Mittlerweile produzieren russische Autobauer nicht mehr nur Komponenten für westliche Marken, wie das vor den westlichen Sanktionspaketen der Fall gewesen war, sondern bieten langsam Produkte an, die sich sehen lassen können. Firmen wie Wolga und Lada produzieren endlich neue Modelle, die heutigen Anforderungen entsprechen. Auch dabei handelt es sich vorerst um chinesische Lizenzbauten, aber Russland stößt gemeinsam mit Belarus vielleicht schon in ein paar Jahren zu den großen Automobilbauern weltweit (18). Große Verlierer der Jahre 2019 bis 2025 in diesem Bereich sind die USA, Frankreich, Mexiko, Spanien, Brasilien, Japan, die Türkei und Deutschland mit zweistelligen Rückgangsraten.
    Automobilbau weltweit 2019 – 2025 in Millionen produzierter Fahrzeuge / Quelle: Autopunditz (19)

    Aus Mangel an Ersatzteilen und Wartungsdienstleistungen verschwinden westliche Marken langsam aus Russland. Eine Rückkehr westlicher Marken auf den russischen Fahrzeugmarkt ist auf Jahrzehnte hinaus unwahrscheinlich.

    Politische Stagnation durch den Krieg?

    Das historische Beispiel der sowjetischen Afghanistan-Kriegs von 1979 bis 1989 zeigt, dass anhaltende militärische Konflikte trotz einer starker Bildungs- und Industriebasis, wie sie die Sowjetunion eigentlich gehabt hätte, schrittweise zu schwerer interner Unzufriedenheit und sozialem Wandel führen können. Dass Russland in den Bereichen Demokratie, Rechtsstaatlichkeit und Pressefreiheit noch Aufholbedarf aufweist, wissen führende Kreise im Land selbst. Auch ist nicht jeder Russe glücklich mit dem Krieg in der Ukraine und möchte ihn so rasch als möglich beendet sehen. Aber sich deswegen in Zeiten existenzieller Bedrohung Russlands – die Forderungen nach einer strategischen Niederlage Russlands und nach Aufteilung in seine Teilrepubliken werden durchaus ernst genommen – gegen die Regierung zu wenden, ist undenkbar.

    Im Gegensatz zur Sowjetunion aber, wo bis in die Achtzigerjahre die Schwerindustrie im Zentrum der Bemühungen der Staatsmacht gestanden hatte, entwickelte Russland seine Konsumgüterindustrie und verringerte seine Abhängigkeit von Erdöl und Erdgas (20). In der Ära Putin gelang es Russland, die Industrie-Produktion in Russland wieder anzukurbeln, ohne sich in einen Handelskrieg mit China zu verstricken. Die Verschiebung globaler Wirtschaftsmacht und der Einfluss westlicher Sanktionen auf die Selbstständigkeit der Wirtschaft Russlands werden langfristige Folgen auf den Fluss von Gütern, Dienstleistungen, Finanzen und Arbeitskräften haben. Als Ersatz für den Westen springen heute Belarus und China ein. Das kann nicht ohne politische Auswirkungen bleiben. Wer heute glaubt, das heutige Russland werde durch den Krieg gegen die Ukraine und die westlichen Sanktionen in eine Entwicklung getrieben, wie sie sich in der Sowjetunion der Achtzigerjahre ereignete, verkennt die unterschiedlichen Voraussetzungen.

    Anmerkungen:

    Siehe Roman Goncharenko: Invasion in Afghanistan, bei Deutschlandfunk Kultur, 27.12.2009, online unter https://www.deutschlandfunkkultur.de/invasion-in-afghanistan-102.html. Jeronim Perović: Vor 40 Jahren marschierten die Russen in Afghanistan ein – und die Tragödie nahm ihren Anfang. Doch wie kam es überhaupt dazu? bei Neue Zürcher Zeitung, 23.12.2019, online unter https://www.nzz.ch/international/afghanistan-die-tragoedie-begann-mit-dem-putsch-der-kommunisten-ld.1529519. Vgl. Anastasia Surkov: Afghanistan-Krieg, bei Dekoder, online unter https://www.dekoder.org/de/gnose/afghanistan-krieg.
    Zur Vorgeschichte der Invasion ein Video: „Soviet Invasion of Afghanistan 1979 (Documentary)“, bei Real Time History, Video auf YouTube, 24.10.2025, online unter https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=RYdrPg6xdYo&ra=m

    . Die Dokumentation behandelt die Ereignisse seit dem Sturz von König Zahir Schah 1973 bis zur sowjetischen Invasion.
    Siehe „Hafisullah Amin“ bei Munzinger Biographie, online unter https://www.munzinger.de/register/portrait/biographien/Hafisullah+Amin/00/15563. Christopher Solomon: 40 Years After His Death, Hafizullah Amin Casts a Long Shadow in Afghanistan, bei The Diplomat, 31.12.2019, online unter https://thediplomat.com/2019/12/40-years-after-his-death-hafizullah-amin-casts-a-long-shadow-in-afghani
    Siehe Hellmuth Vensky: Der 30-jährige Krieg, bei ZEIT ONLINE, 06.02.2012, online unter https://www.zeit.de/wissen/geschichte/2009-12/krieg-afghanistan-geschichte. Schon zuvor war es immer wieder zu Morden und Massakern gekommen: „So wild. In Kabul meuterten 1200 Soldaten, in Kandahar wurden 30 Sowjets gelyncht. Tausende Guerillas kämpfen gegen das Taraki-Regime“ bei DER SPIEGEL 34/1979, 19.08.1979, online unter https://www.spiegel.de/politik/so-wild-a-dfe22287-0002-0001-0000-000039908717.
    Siehe „Beschluss zum Einmarsch der sowjetischen Truppen in Afghanistan“, 12. Dezember 1979, bei 100(0) Schlüsseldokumente, online unter https://www.1000dokumente.de/Dokumente/Beschluss_zum_Einmarsch_der_sowjetischen_Truppen_in_Afghanistan. Die Tatsache, dass das Dokument handgeschrieben ist, als Zeichen mangelnder Seriosität zu werten, ist problematisch. Auch wichtige militärische Dokumente wurden aus Gründen der Geheimhaltung oftmals von Hand geschrieben. Vgl. „When the Soviets Invaded Afghanistan: A Historic Shift | FULL DOCUMENTARY“, bei SLICE Full Doc, Video auf YouTube, 16.07.2025, online unter https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=qchVEgm8VeQ&t=737
    . Kyle Sallee: Aggression or Desperation: Reevaluating the Soviet Motivations for Invading Afghanistan, bei Armstrong Undergraduate Journal of History 2018, Vol. 8, Iss. 2, Article 8, online unter https://digitalcommons.georgiasouthern.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1018&context=aujh. Matt W. Wolf: Stumbling Towards War: The Soviet Decision To Invade Afghanistan, bei Past Imperfect 12 (2006), University of Alberta, online unter https://scispace.com/pdf/stumbling-towards-war-the-soviet-decision-to-invade-2y81g2agk9.pdf. Thomas Ruttig: A Turning Point in World History: 40 years ago, the Soviet Union invaded Afghanistan, bei Afghanistan Analysts Network, 25.12.2019, online unter https://www.afghanistan-analysts.org/en/reports/war-and-peace/a-turning-point-in-world-history-40-years-ago-the-soviet-union. Siehe auch „The Soviet Invasion of Afghanistan, 1979: Not Trump’s Terrorists, Nor Zbig’s Warm Water Ports“, bei National Security Archive, online unter https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/afghanistan-russia-programs/2019-01-29/soviet-invasion-afghanistan-1979-not-trumps-terrorists-nor-zbigs-warm. Hans-Ulrich Seidt: Das Jahr 1979 und die Folgen. Politischer Islam als strategischer Faktor, bei Herder Korrespondenz 5/2019 S. 21-25, online unter https://www.herder.de/hk/hefte/archiv/2019/5-2019/politischer-islam-als-strategischer-faktor-das-jahr-1979-und-die-folgen.
    Nach dem Sturz von Nikita Chruschtschow im Jahr 1964 beschloss die Führung der Kommunistischen Partei (KPdSU), die Ämter des Parteichefs, des Staatsoberhaupts und des Regierungschefs strikt zu trennen. Damit sollte verhindert werden, dass sich die gesamte Macht wieder bei einer einzigen Person konzentrierte. Leonid Breschnew war als Generalsekretär der KP eigentlicher Machthaber in der Sowjetunion, aber nie Regierungschef. Dieses Amt, offiziell als „Vorsitzender des Ministerrates“ bezeichnet, bekleidete Alexei Kossygin. Das formale Amt des Staatsoberhaupts, genannt „Vorsitzender des Präsidiums des Obersten Sowjets“, hatte zunächst Anastas Mikojan, danach Nikolai Podgorny inne, bis 1977 Breschnew dieses Amt selbst übernahm.
    Online unter https://uz.sputniknews.ru/20230215/15-fevralya-v-istorii-vyvod-sovetskix-voysk-iz-afganistana–foto–32267.
    Siehe „Gut trainiert. Das auf Moskaus Ersuchen um einen Monat verschobene Treffen des französischen Staatspräsidenten mit Leonid Breschnew wirft abermals die Frage auf: Wie krank ist der 72jährige Kremlchef?“, bei DER SPIEGEL 15/1979, 08.04.1979, online unter https://www.spiegel.de/politik/gut-trainiert-a-98f30e4c-0002-0001-0000-000040350516.
    Siehe »Ob der Große Bruder lebt, ist unwichtig« bei DER SPIEGEL 7/1984, 12.02.1984, online unter https://www.spiegel.de/politik/ob-der-grosse-bruder-lebt-ist-unwichtig-a-9a399f7d-0002-0001-0000-0000135086. Vgl. „Stichtag 11. März 2010 – Vor 25 Jahren: Michail Gorbatschow wird Chef der KPdSU“ bei Westdeutscher Rundfunk, 11.03.10, online unter https://www1.wdr.de/stichtag/stichtag5102.html.
    Siehe Marc Trachtenberg: Assessing Soviet Economic Performance During the Cold War: A Failure of Intelligence? bei Texas National Security Review, Vol 1, Issue 2 February 2018, S. 76–101, online unter https://tnsr.org/2018/02/assessing-soviet-economic-performance-cold-war. „Consequences of the Collapse of the Soviet Union“ auf der Homepage der Norwich University, 2026, online unter https://online.norwich.edu/online/about/resource-library/consequences-collapse-soviet-union.
    Siehe Gernot Kramper: Rüstungs-Panne. Stealth-Jets – wie ein russischer Wissenschaftler das Geheimnis verriet, bei Stern, 29.04.2019, online unter https://www.stern.de/digital/technik/stealth-jets—wie-ein-russischer-wissenschaftler-das-geheimnis-verriet-8688712.html.
    Das macht sich bspw. auf dem Immobilienmarkt in Belarus und im Westen Russlands bemerkbar. Siehe „Russians remain the largest foreign buyers of housing in Minsk“, bei Belsat, 12.05.2026, online unter https://en.belsat.eu/93213400/russians-remain-the-largest-foreign-buyers-of-housing-in-minsk. Алексей Белов: Внутренняя эмиграция. Всё больше россиян переезжают в Беларусь (Binnenmigration. Immer mehr Russen ziehen nach Belarus), bei , 22.04.2026, online unter https://reporters.live/news/vnutrennjaja-jemigracija-vsjo-bolshe-rossijan-pereezzhajut-v-belarus, in russischer Sprache. Die anhaltende Abwanderung vom Land in die Städte spielt natürlich eine Rolle, aber auch die Förderung der Rückkehr von Auslands-Russen durch die Regierung. Siehe „Возвращение на историческую родину в новых условиях“ (Rückkehr in die historische Heimat unter neuen Bedingungen), 08.02.2026, bei Миграпро, online unter https://migra-pro.com/blog/repatriacia/repatriaciya-2025-programmy-dokumenty-sroki. Zum derzeit sehr volatilen Immobilien-Markt in Russland siehe Tamila Nussupbekova: Russia’s Residential Property Market Analysis 2026, bei Global Property Guide, Januar 2026, online unter https://www.globalpropertyguide.com/europe/russia/price-history.
    Siehe „Kleines Wirtschaftslexikon Russland“, bei Internationale Politik, Das Magazin für globales Denken, 29.06.2018, online unter https://internationalepolitik.de/de/kleines-wirtschaftslexikon-russland.
    Siehe „Доля доходов от экспорта нефти и газа в российском бюджете опустилась до минимума за 20 лет «Медуза» рассказывает, какие именно факторы к этому привели — и за счет чего Путин сможет продолжать войну с Украиной) (Der Anteil der Öl- und Gasexporteinnahmen am russischen Staatshaushalt ist auf den niedrigsten Stand seit 20 Jahren gesunken. Meduza erklärt die Gründe dafür – und wie Putin den Krieg gegen die Ukraine fortsetzen kann), bei Meduza, 28.01.2026, online unter https://meduza.io/feature/2026/01/28/dolya-dohodov-ot-eksporta-nefti-i-gaza-v-rossiyskom-byudzhete-opustilas-do-mi. „Доходы и расходы федерального бюджета России“ (Einnahmen und Ausgaben des russischen Bundeshaushalts), bei SVSPB.NET, 2026, online unter https://svspb.net/rossija/federalnyj-bjudzhet.php. „Экспорт нефти из России: 2000 – 2025“ (Ölexporte aus Russland: 2000–2025) bei Мировые Финансы, online unter http://global-finances.ru/eksport-nefti-iz-rossii-po-godam. „Russia’s oil and gas revenue seen up 60% y/y in July“ bei Reuters, 23.07.2026, online unter https://www.reuters.com/business/energy/russias-oil-gas-revenue-seen-up-60-yy-july-2026-07-23. „Добыча нефти, Россия“ (Ölproduktion, Russland), bei Statbase, 2026, online unter https://statbase.ru/data/rus-oil-production. Андрей Мовчан: Увеличивается или уменьшается зависимость России от нефти? (Nimmt Russlands Abhängigkeit vom Öl zu oder ab?), bei Carnegie Center Moscow, 05.10.2015, online unter https://carnegie.ru/2015/10/05/ru-61660/ij8l. „Путин заявил о снижении зависимости России от нефтегазовых доходов“ (Putin kündigte an, dass Russlands Abhängigkeit von Öl- und Gaseinnahmen abnehmen werde), bei Коммерсантъ, 05.06.2026, online unter https://www.kommersant.ru/doc/8736565. Данил Соколов: 30 лет накопления капитала. Какой путь прошла экономика России (30 Jahre Kapitalakkumulation: Der Weg, den die russische Wirtschaft eingeschlagen hat), bei expert.ru, 13.12.2025, online unter https://expert.ru/ekonomika/30-let-nakopleniya-kapitala. Alle in russischer Sprache.
    Siehe zum Zustand der russischen Wirtschaft aktuell „Как изменилось сельское хозяйство России за последние годы“ (Wie hat sich die russische Landwirtschaft in den letzten Jahren verändert?), bei emeat Информационно-аналитическое агентство, 01.02.2024, online unter https://emeat.ru/novosti/kak-izmenilos-selskoe-xozyajstvo-rossii-za-poslednie-godyi. „Какие изменения произошли в российской экономике с 2000-х годов“ (Welche Veränderungen haben sich seit den 2000er Jahren in der russischen Wirtschaft ergeben?), bei Санкт-Петербург, 19.12.2019, online unter https://tvspb.ru/news/2019/12/19/kakie-izmeneniya-proizoshli-v-rossijskoj-ekonomike-s-2000-h-godov. „Рынок товаров народного потребления: цифры, факты, кейсы“ (Konsumgütermarkt: Zahlen, Fakten und Fallstudien), bei СИБУР, 18.12.2023, online unter https://magazine.sibur.ru/publication/direct/tnp/rynok-tovarov-narodnogo-potrebleniya-tsifry-fakty-keysy. „С 2000 года производство сельхозпродукции в РФ выросло на 87%, экспорт — в 30 раз — Патрушев“ (Seit dem Jahr 2000 ist die landwirtschaftliche Produktion in Russland um 87% gestiegen, die Exporte haben sich verdreißigfacht – Patruschew), bei Центр Агроаналитики, 20 12.02.2024, online unter https://specagro.ru/news/202402/s-2000-goda-proizvodstvo-selkhozprodukcii-v-rf-vyroslo-na-87-eksport-v-30-r. Йон Хеллевиг: Исследование экономики России. Диверсификация, модернизация и роль государства (Studium der russischen Wirtschaft. Diversifizierung, Modernisierung und die Rolle des Staates), bei Awara, 15.12.2014, online unter https://www.awaragroup.com/ru/blog/putin-midterm-interim-results. „Готовая еда рынок России“ (Fertiggerichte russischer Markt), bei TAdvisor, 10.07.2026, online unter https://www.tadviser.ru/index.php/Статья:Готовая_еда_%28рынок_России%29. Р.А. МИГУНОВ, А.А. СЮТКИНА, Л.И. ХОРУЖИЙ, Н.Ф. ЗАРУК, Е.С. КОЛОМЕЕВА, М.В. КАГИРОВА, Н.В. АРЗАМАСЦЕВА, Н.А. СЕРГЕЕВА: ПОТРЕБЛЕНИЕ ПРОДОВОЛЬСТВИЯ В РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ ЗА 1998-2022 ГОДЫ: ВЫЗОВЫ И ИНСТИТУЦИОНАЛЬНЫЕ ОТВЕТЫ (R.A. Migunov, A.A. Syutkina, L.I. Khoruzhiy, N.F. Zaruk, E.S. Kolomeeva, M.V. Kagirova, N.V. Arzamastseva, N.A. Sergeeva: Lebensmittelverbrauch in der Russischen Föderation für 1998-2022: Herausforderungen und institutionelle Antworten), bei КиберЛенинка, online unter https://cyberleninka.ru/article/n/potreblenie-prodovolstviya-v-rossiyskoy-federatsii-za-1998-2022-gody-vy. alle in russischer Sprache
    Siehe „Belarus to increase Geely assembly capacity to 80,000 cars per year, planning to produce another Chinese brand – Deputy PM“, bei Interfax, 21.08.2023, online unter https://interfax.com/newsroom/top-stories/93752. „Belarusian car maker BelGee to double number of manufacturing robots this year“, bei Krupsky district executive committee, 09.03.2026, online unter https://krupki.gov.by/eng/strana-i-oblast/item/12098-belarusian-car-maker-belgee-to-double-number-of-manufacturing-robot. „150,000th BelGee Vehicle Produced in Belarus“ bei Reform.news, 13.01.2026, online unter https://reform.news/en/150-000th-belgee-vehicle-produced-in-belarus. „Belarus produced 200,000 BELGEE vehicles“ bei Belta, 30.07.2026, online unter https://eng.belta.by/economics/view/belarus-produced-200000-belgee-vehicles-183947-2026. „BelGee Produces 200,000th Car„, bei Nashaniva.com, 30.07.2026, online unter https://nashaniva.com/en/401047. Ales Navaborski: BelGee has abandoned the mass production of electric cars. They are planning to make a hybrid, bei belsat, 19.08.2025, online unter https://en.belsat.eu/88419844/belgee-has-abandoned-the-mass-production-of-electric-cars-they-are-plannin.
    Online unter https://www.belarus.by/ru/business/business-news/zavod-beldzhi-vse-etapy-proizvodstva-pervogo-belorusskogo-legkovogo-avtomobi.
    Siehe „Производство автомобилей в России“ (Automobilproduktion in Russland), bei Trading Economics, 2026, online unter https://ru.tradingeconomics.com/russia/car-production. Артем Иволгин: Сколько автомобилей производят в России (Wie viele Autos werden in Russland produziert?), bei ТБанк, 21.04.26, online unter https://t-j.ru/auto-prod-stat. „В России в 2025 году выпуск легковых автомобилей снизился на 11,8%“ (In Russland ging die Pkw-Produktion im Jahr 2025 um 11,8 % zurück), bei Интерфакс/Interfax, 06.02.2026, online unter https://www.interfax.ru/business/1071520. „Производство автомобилей в России“ (Automobilproduktion in Russland), bei TAdviser, 29.07.2026, online unter https://www.tadviser.ru/index.php/Статья:Производство_автомобилей_в_России. „Производство автомобилей, Россия“ (Automobilproduktion, Russland), bei Statbase, 2026, online unter https://statbase.ru/data/rus-motor-vehicle-production, alle in russischer Sprache. Für eine Liste der Länder nach Automobilproduktion siehe „Global Car Production Shift: China and India Rise as Traditional Auto Hubs Lose Ground“ bei Autopunditz, 08.06.2026, online unter https://www.autopunditz.com/post/global-passenger-car-production-2025-china-india-oica
    Siehe „Global Car Production Shift: China and India Rise as Traditional Auto Hubs Lose Ground“ bei Autopunditz, 08.06.2026, online unter https://www.autopunditz.com/post/global-passenger-car-production-2025-china-india-oica
    Siehe Johannes Leu, Florian Wiedemann: Industrialisierung – Stalins Umbau des Agrarstaates, bei «Stalin digital», Historisches Seminar der Universität Zürich, o.D., online unter https://dlf.uzh.ch/sites/stalindigital/2021/09/06/industrialisierung. Für eine Übersicht über die Entwicklung nach dem Ende der Stalin-Ära siehe Gangolf Pflüger: Wirtschafts- und sozialpolitische Entwicklung in der Sowjetunion seit 1953, bei APuZ Aus Politik und Zeitgeschichte 40/1960, Bundeszentrale für politische Bildung, online unter https://www.bpb.de/shop/zeitschriften/apuz/archiv/526110/wirtschaftsund-sozialpolitische-entwicklung-in-der-sowjetunion-seit-1953. Vgl. „Sowjetische Wirtschaftspolitik A. Propagandaschlagworte“, ebd. online unter https://www.bpb.de/shop/zeitschriften/apuz/archiv/526636/sowjetische-wirtschaftspolitik-a-propagandaschlagworte. »Die Zeit der goldenen Quellen geht zu Ende« Der sinkende Erdölpreis bringt Moskau in eine Devisen-Krise, bei DER SPIEGEL 16/1986, 13.04.1986, online unter https://www.spiegel.de/politik/die-zeit-der-goldenen-quellen-geht-zu-ende-a-a8a26b2a-0002-0001-0000-0000135. Margarita Afanasyeva: Das Jahrhundertgeschäft: Russisches Gas für Deutschland, bei Moskauer Deutsche Zeitung, online unter https://mdz-moskau.eu/das-jahrhundertgeschaeft-russisches-gas-fuer-deutschland. Arthur Sullivan: Russian gas in Germany: A 50-year relationship, bei Deutsche Welle, 03.09.2022, online unter https://www.dw.com/en/russian-gas-in-germany-a-complicated-50-year-relationship/a-61057166.

    #Rusdie #économie #guerre #politique

  • Les constructeurs automobiles misent sur les véhicules militaires
    https://www.off-investigation.fr/les-constructeurs-automobiles-misent-sur-les-vehicules-militaires

    Renault Group et Thales ont dévoilé le véhicule « 4 TROOP » lors de l’Eurosatory 2026 | Crédit photographie : Groupe Renault Le salon de l’armement Eurosatory qui s’est tenu en juin dernier à Paris-Villepinte #A accueilli plus de constructeurs automobiles civils que lors des précédentes éditions. Avec des résultats économiques en berne, l’industrie automobile, notamment européenne, cherche à se diversifier. Le salon de l’armement Eurosatory, ses drones, ses roquettes… mais aussi ses drôles de véhicules civils transformés en véhicules militaires. Si lors de l’édition 2026, qui s’est tenue en juin dernier, Renault a créé la surprise avec un SUV Rafale pseudo-militarisé, […]Lire la suite : Les constructeurs automobiles misent sur les véhicules militaires

    #Économie

  • Was Marx sicher nicht über die KI gesagt hätte
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1201962.kuenstliche-intelligenz-was-marx-sicher-nicht-ueber-die-ki-gesagt

    In Chinas »Dark Factories« braucht es kaum Licht oder Heizung, denn Menschen arbeiten dort nicht mehr. Foto: sjaihub.com

    19.8.2026 von Peter Schadt - Ökonomen und Journalisten warnen vor dem Ende der Arbeit. Das ist vor allem eine große Werbeaktion für die KI-Spekulation

    Es ist eine linke Binsenweisheit, dass der gesunde Menschenverstand sich eher das Ende der Welt als das der bestehenden politischen und ökonomischen Verhältnisse vorstellen kann. So eröffnete jüngst der Arbeitsmarktökonom David Autor in der Titelstory des »Spiegel« zum aktuellen Stand der künstlichen Intelligenz einmal mehr die Aussicht, dass »die Apokalypse« kommen werde, wenn eine »überlegene Superintelligenz auch die komplexesten Aufgaben allein erledigt«. Das deutsche Qualitätsmagazin fragt sich und seine Leserschaft: »Kann diese Dystopie verhindert werden?« Naiv betrachtet einigermaßen erstaunlich, galt und gilt die durch technische Innovation eingetretene Befreiung von aller Schufterei doch nicht zu Unrecht vielen eher als Utopie.

    Bei Karl Marx – der auf dem Titel des »Spiegel« 33/2026 prangt, mitsamt der Zeile »Marx hat es geahnt« – hätte man freilich in den »Grundrissen« sogar etwas zu diesem Gedankenexperiment lesen können. Im »Maschinenfragment«, einer sehr kurzen Skizze, stellt Marx lapidar fest: Spätestens wenn Maschinen Maschinen herstellen und die menschliche Arbeit aus dem Produktionsprozess verschwindet, dann ist Essig mit einer Ökonomie des Privateigentums. Keine Arbeiter mehr bedeutet: kein Wert, kein Preis, kein Geld. Das mag für manchen Bürger dystopisch klingen, weil man sich eine Produktion, die schlicht für Gebrauchsgüter und nicht für das Geld stattfindet, so wenig vorstellen kann und will, dass mit dem Ende des Kapitalismus auch gleich das Ende der Welt eintritt.

    »Naht das Ende des Kapitalismus, das Karl Marx prophezeit hat?«
    »Der Spiegel« 33/2026

    Marx hielt diese Überlegung einer Publikation nicht für würdig, sie erschien postum als Teil seiner ökonomischen Manuskripte. Das ist kein Wunder, schließlich handelte es sich bei der Eliminierung menschlicher Arbeit lediglich um ein Gedankenexperiment. Und von dessen praktischer Relevanz ist 2026 weiterhin nichts zu sehen. Gegen das im »Spiegel« immer wieder erwähnte »Ende der Arbeit« schrieb jüngst schon der Soziologe Florian Butollo in seiner lesenswerten Arbeit »Das knappe Gut Arbeit« an. Er identifiziert bei der kapitalistischen Anwendung der Digitalisierung einige »Rebound-Effekte«, die immer wieder neue Arbeit entstehen ließen. So sei die Entwicklung von KI zur Substitution von Arbeit ja kein einmaliger Vorgang, sondern ein dauerhafter Prozess, dessen ebenfalls dauerhafte Entwicklung und Weiterentwicklung, ständige Implementierung in den Produktionsprozess sowie die dadurch ständig steigende Komplexität auch wieder neue Arbeit erfordere.

    Entsprechend dünn fällt die empirische Grundlage solcher Erzählungen aus, wie man erneut an besagtem »Spiegel«-Artikel zeigen kann. Drei Sorten Quellen werden dort aufgeführt: erstens tatsächliche Entwicklungen auf dem US-Arbeitsmarkt, die vor allem Programmiererinnen, Werbeleute und Anwälte treffen – insbesondere im Silicon Valley selbst. Dass spezifische Berufsbilder durch technische Innovationen einfach weggeräumt werden, ist aber weder eine Besonderheit der KI noch ein Hinweis auf die These vom Ende der Arbeit.
    Kostenkonkurrenz Mensch-Maschine

    Zweitens zitiert der »Spiegel« Prognosen wie jene der US-Investmentbank Goldman Sachs, nach denen in jüngster Zukunft bis zu 300 Millionen Vollzeitstellen »durch KI automatisierbar seien«. Laut Internationalem Währungsfonds seien »40 Prozent aller Jobs betroffen. In Industrieländern gar 60 Prozent.« Was Goldman Sachs angeht, gilt es zu beachten: Die Möglichkeit, mit technischen Innovationen Arbeit zu ersetzen, ist im Kapitalismus überhaupt nicht identisch mit deren tatsächlicher Substitution. Die wird nur durchgeführt, wenn es sich für das Unternehmen auch lohnt, also Kosten spart. Das ist ein Unterschied ums Ganze. So wird etwa das Koltan für die Kondensatoren der künstlichen Intelligenz wegen der unschlagbaren Billigkeit bis heute hunderttausendfach im Ostkongo mit Schaufeln und Schüssel abgebaut. Diese Arbeit ließe sich durch technische Innovationen aus dem 18. Jahrhundert ersetzen, aber das lässt auf sich warten, solange die »modernen« Arbeitsmittel der Frühindustrialisierung und die für sie notwendige Infrastruktur teurer sind als der Abbau durch Kongoles*innen und Ruander*innen.

    In irreführender Weise zitiert der »Spiegel« wiederum den IWF mit dessen Aussage, 40 Prozent aller Jobs seien von KI »betroffen«. Bereits zu Beginn der Studie stellt der Fonds klar, dass er damit nicht die Anzahl der Jobs meint, die KI ersetzen wird, sondern lediglich jene, die sich durch KI verändern werden.

    Als Beleg für seine These nutzt der »Spiegel« noch einen dritten Quellentypus, der größte Beliebtheit genießt. So wird mit Dario Amodei, einem der Mitbegründer des US-amerikanischen KI-Unternehmens Anthropic, einer der großen Profiteure des KI-Booms zitiert, der »eine Arbeitslosenquote von bis zu 20 Prozent« bis zum Ende des Jahrzehnts herbei sinniert. Oder Space-X-Chef Elon Musk, der jede Arbeit für ersetzbar durch KI erklärt. Oder Vinod Khosla, einer der ersten Anthropic-Investoren, laut dem ab 2030 rund »80 Prozent aller Arbeitsplätze von einer KI« übernommen werden können. 20 Prozent, 80 Prozent oder 100 Prozent – wer will es da schon so genau nehmen, die Botschaft kommt ja in jedem Fall an: Unser Produkt beziehungsweise Investment ist die entscheidende Produktivkraftsteigerung der Zukunft. So wird auch der »Spiegel« zum Gratiswerbeblatt für die nächste Investitionsrunde in den KI-Boom an den weltweiten Börsen.
    Künstliche Intelligenz – Was Marx sicher nicht über die KI gesagt hätte

    Foto:

    Zugleich kann man überall lesen, dass KI-Firmen von OpenAI bis Anthropic es noch gar nicht geschafft haben, ihre KI überhaupt gewinnbringend zu verkaufen. Und dass die Technik, mit der vorgeblich in den nächsten vier Jahren 20, 80 oder gleich alle Jobs überflüssig gemacht werden können, ihren Anwendern bislang überhaupt keine Gewinne beschert. Das heißt umgekehrt natürlich nicht, dass mit KI überhaupt kein Gewinn gemacht wird: Solange das Versprechen glaubwürdig erscheint, es handele sich dabei um eine einzigartige Jahrhunderttechnologie, so lange fließen Milliardenkredite in die neue Technologie und in die Aktienspekulation. Diese spekulativen Gelder erlauben es, dass den Investoren immer mehr Geld ausgezahlt wird und sich entsprechend Million auf Million und Milliarde auf Milliarde häuft – während die kreditfinanzierten KI-Unternehmen selbst jedes Jahr Verluste einfahren.
    Wettlauf der Warner

    Berichterstattung wie die des »Spiegel«, die vor grundlegenden Folgen der KI warnen, ihr diese Folgen also wirklich zutrauen, ist ein wichtiger Baustein im Geschäftsmodell der KI-Unternehmen. Denn dieses Modell besteht zumindest derzeit noch in nichts anderem, als Wachstum zu generieren, indem immer mehr Anlagekapital mobilisiert wird. Dies geschieht einerseits, um die Entwicklung weiter voranzutreiben und hoffentlich bald ein skalierbares Produkt anbieten zu können, andererseits, um die immer weiter steigenden Kosten für die bisherigen Kredite und die Investoren zu bedienen. Aya Jaff wies kürzlich im »Surplus-Magazin« darauf hin, wie selbst der jüngste »KI-Ausbruch« aus einem Testlabor als PR-Stunt genutzt wurde – und die bürgerliche Öffentlichkeit ging fröhlich mit.

    Was war passiert? OpenAI hat unter offensichtlich sehr schlechten Sicherheitsvorkehrungen getestet, wie seine Software beim Versuch abschneidet, für einen Hack gegen andere Sicherheitssoftware eingesetzt zu werden. Dabei wurde die Internetseite einer real existierenden Firma gehackt, weil das digitale Testgelände eben doch nicht vom Internet getrennt war, wie es ein solcher Test eigentlich verlangt. Aus diesem Versagen des Unternehmens wurde aber in der Berichterstattung ein Lob der genialen Technik: »KI bricht aus«, titelten Medien und verwandelten so unzulängliche Sicherheitsvorkehrungen in eine erstaunliche Leistung.

    Wie Jaff schön herausarbeitet, hatte diese Panne ein gutes Timing: Gerade war die größte Finanzierungsrunde der Geschichte von OpenAI abgeschlossen, 122 Milliarden US-Dollar wurden bei Investoren eingesammelt. Was bewirbt diese neue Technik wirkungsvoller, als das dauernd zu lesende Versprechen, sie werde die meisten Arbeitsplätze überflüssig machen und sei bereits in der Lage, selbstständig zu hacken? Edward Luces Antwort in der »Financial Times« lautet: »Den Leuten zu sagen, ›Meine Technologie ist besonders gefährlich‹, ist eine andere Art zu sagen, ›Meine Aktie wird besser abschneiden als die anderen‹.«
    Peter Schadt ist Gewerkschaftssekretär und Projektleiter an der FAU Nürnberg-Erlangen zur Digitalisierung der Arbeitswelt. Er habilitiert derzeit zur Kritik der politischen Ökonomie der Digitalisierung.

    #AI #économie #travail #accumulation #monopoles

  • Der neue Block an der Macht
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1201948.allianz-aus-silicon-valley-wall-street-und-pentagon-der-neue-bloc

    Der Widerstand gegen die Rechenzentren wird in den USA von breiten, parteiübergreifenden Bündnissen getragen. Foto: AFP/Sandy Huffaker

    19.8.2026 von William I. Robinson - Mit der KI-Technologie formiert sich eine unheilvolle Allianz aus Silicon Valley, Wall Street und Pentagon. Aber der Widerstand wächst.

    Die Erstveröffentlichung dieses Artikels erfolgte im US-Online-Magazin Truthout.
    https://truthout.org/articles/the-fight-against-ai-data-centers-is-the-newest-frontier-of-global-class-w

    Der Drang der Big-Tech-Konzerne, den Bau von Rechenzentren voranzutreiben, stößt weltweit auf wachsenden Widerstand. Ob in den USA oder Irland, Chile oder Malaysia – Communitys protestieren gegen Wasserknappheit, explodierende Strompreise, Lärm, Luftverschmutzung und die Zerstörung der Natur. Denn der Kapital- und Energiebedarf für das Training von KI-Modellen und die Bereitstellung von Rechenleistung steigt rasant. Zur Kühlung der Computer werden gigantische Mengen Wasser benötigt. Der KI-Tsunami hat einen weltweiten Wettlauf um Flächen, Energiequellen, seltene Erden und andere kritische Mineralien ausgelöst.

    Die Hyperscale-Anlagen kosten mehr als 100 Milliarden Dollar, verbrauchen mehr als einen Gigawatt Strom, was der Produktion eines AKWs entspricht, und benötigen Tausende Hektar Land. Das schnellste Wachstum bei Rechenzentren verzeichnen China und die USA, gleichzeitig fließen aus beiden Ländern und Europa aber auch Investitionen in andere Regionen. Südostasien ist mit Hubs in Malaysia, Thailand, Vietnam, den Philippinen, Indonesien und Singapur betroffen; in Lateinamerika sind in Mexiko, Brasilien, Chile, Kolumbien und Peru Knotenpunkte entstanden. Im Nahen Osten sind es die Verfügbarkeit billigen Baulands, reiche Ölvorkommen und Milliardensummen aus staatlichen Fonds, die den Bau der Rechenzentren befördern. Saudi-Arabiens 40-Milliarden-Fonds war 2024 der größte KI-Investor.

    Das im Bau befindliche Daten-Center im US-Bundesstaat Utah vermittelt einen Eindruck von den monströsen Ausmaßen der Investitionen. Das Rechenzentrum wird nach Fertigstellung eine Fläche doppelt so groß wie Manhattan bedecken, mehr Strom als der gesamte Bundesstaat Utah verbrauchen und in der von Dürre geplagten Region einen Großteil des Wassers beanspruchen. Einem aktuellen UN-Bericht zufolge wird die globale KI-Entwicklung bis 2030 jährlich 945 Terrawattstunden an Strom und 9,3 Billionen Liter Wasser benötigen – was dem Bedarf von 1,3 Milliarden Menschen entspricht.
    Die »Pax Silica«

    KI vertieft die globalen Akkumulationsnetzwerke und sorgt für eine Verschiebung der Klassen- und Machtverhältnisse. Sie ist eine Grundlagentechnologie – wie Elektrizität oder das Internet breitet sie sich in allen Wirtschaftsbereichen aus. Fast 100 Prozent des US-Wachstums speisten sich vergangenes Jahr aus Investitionen in Digitaltechnologien. Die bereinigten jährlichen Privatinvestitionen in diese Technologien stiegen in den USA von 496 Milliarden US-Dollar im Jahr 2000, über 800 Milliarden US-Dollar 2020 auf 1,5 Billionen US-Dollar dieses Jahr.

    Einiges deutet darauf hin, dass die entstehende Weltordnung der »Pax Silica« Formen des Staatskapitalismus erforderlich macht.

    Auch die Verwendung der KI breitet sich rasant aus. 2024 gaben bei einer Umfrage der Stanford University 78 Prozent der befragten Organisationen an, sie würden KI verwenden. Ein Jahr zuvor waren es noch 55 Prozent gewesen. Die wachsende KI-Abhängigkeit bleibt nicht auf die Kernländer des kapitalistischen Weltsystems beschränkt. Bei der Umfrage lagen die entsprechenden Zahlen bei 72 Prozent für den asiatisch-pazifischen Raum, 80 Prozent für Europa, 75 Prozent für China und 77 Prozent für Länder, die der Stanford-Bericht als »sich entwickelnde Märkte« bezeichnet; darunter Indien, der Nahe Osten und Nordafrika sowie Zentral- und Südamerika.

    Die neuen KI-getriebenen Technologien verändern das Spektrum menschlicher Interaktionen. Viele Unternehmen, Staaten, politische und militärische Institutionen, Schulen und Krankenhäuser hängen inzwischen von ihnen ab. Diese Abhängigkeit verleiht den Tech-Konzernen, Milliardären, Finanziers und Warlords, die die Technologien kontrollieren, enorme strukturelle Macht.

    Die rasante Expansion der Datenzentren ist Fundament des entstehenden Machtblocks des KI-Kapitals. Die neue herrschende Klasse formiert sich als ein Block aus Tech-Konzernen, transnationalem Finanzkapital und dem militärisch-industriell-repressiven Komplex. Anders ausgedrückt: Der neue Machtblock führt Silicon Valley, Wall Street und Pentagon zusammen.

    Die KI-Revolution erweitert die Macht der transnationalen kapitalistischen Klasse und deren strukturelle Macht über die kapitalistischen Staaten. In seiner Abschiedsrede an die Nation warnte der scheidende US-Präsident Joe Biden vor einem »technologisch-industriellen Komplex« und vor einer neu »entstehenden Oligarchie«, die durch »die gefährliche Machtkonzentration in den Händen einiger weniger Superreicher Gestalt annimmt«. Mit dieser Warnung knüpfte Biden an die berühmte Rede von Präsident Dwight Eisenhower aus dem Jahr 1961 an, in der dieser über die Gefahren des »unzulässigen Einflusses des militärisch-industriellen Komplexes« gesprochen hatte.

    Das US-Außenministerium bezeichnet die neue KI-Ordnung als Pax Silica. »Stützte sich das 20. Jahrhundert auf Öl und Stahl, so wird das 21. Jahrhundert von Rechenleistung und den dafür notwendigen Mineralen angetrieben«, erklärte der US-Staatssekretär für Wirtschaft, Jacob Helberg, im Dezember 2025. »Pax Silica« bedeute den Aufbau »globaler Lieferketten«, die eine »historische Chance« eröffnen, »Nachfrage nach Energie, kritischen Mineralien, Fertigung, technologischer Hardware, Infrastruktur« schaffen und »neue, noch nicht erfundene Märkte« hervorbringen sollen. In diesem Sinne leitete die Trump-Regierung eine umfassende Deregulierung der KI ein und versprach, den massiven Ausbau von Rechenzentren zu fördern.
    Neue Runde des Raubbaus

    Angeführt vom neuen hegemonialen Block hat die transnationale kapitalistische Klasse eine neue Runde des Raubbaus und immer extremerer Formen extraktivistischer Akkumulation in Gang gesetzt: Land, Energie und Bodenschätze werden in Besitz genommen, um die Nachfrage der KI-Technologie und der Datenzentren zu decken.

    In den Händen der transnationalen kapitalistischen Klasse ist KI ein Instrument des Klassenkriegs von oben. Sie beschleunigt den Prozess, durch den Arbeit entqualifiziert, prekarisiert oder ganz verdrängt wird. Die Kehrseite der Job-Apokalypse ist die Verelendung der noch benötigten Beschäftigten, einschließlich der KI-Arbeiter*innen selbst. In einer Studie wurde unlängst die Lage derjenigen untersucht, die ChatGPT am Laufen halten. Ihre Löhne waren so niedrig, dass sich einige von ihnen keine Wohnung leisten konnten und obdachlos waren.

    Auch Kriegsführung, Bevölkerungskontrolle und Repression werden digitalisiert und automatisiert. Das Tech-Kapital hat global in Militär- und Sicherheitsbehörden Fuß gefasst. Der KI-Staat ist ein Kriegsstaat mit erweiterten Überwachungs- und Kontrollmöglichkeiten. Der Fokus der Kapitalinvestitionen verlagert sich weltweit hin zu einer KI-getriebenen Militarisierung.
    Staatlicher Einstieg bei KI-Konzernen?

    Vor diesem Hintergrund lässt sich der wachsende Widerstand gegen die Rechenzentren als Klassenkampf von unten verstehen. In Irland, das als europäisches Silicon Valley gilt, kam es wegen der Invasion der Datencenter zu einer weltweit beachteten Bewegung. Allein in Dublin verschlingen Dutzende Rechenzentren mehr Strom als sämtliche städtische Haushalte auf der Insel. Einer Untersuchung von »Friends of the Earth« zufolge werden die Rechenzentren die Energiepreise auf der Insel nach oben treiben und die Stromrechnungen eines irischen Durchschnittshaushaltes im Verlauf des kommenden Jahrzehnts um bis zu 644 Euros ansteigen lassen.

    In Mexiko berichten Anwohner, dass Stromausfälle bei ihnen seit der Eröffnung eines Microsoft-Rechenzentrums häufiger geworden sind und teilweise wochenlang das Wasser abgestellt wird. In Chile gelang es Aktivist*innen 2024, die Expansionspläne von Google zu stoppen. In den Niederlanden blockierten Protestierende die Zufahrt zu einer von Microsoft in Auftrag gegebenen Baustelle. Ähnliche Proteste gab es in Malaysia, Großbritannien, Brasilien, Spanien, Australien und den USA – wir erleben das Entstehen einer globalen Bewegung gegen die Tech-Oligarchie.

    Bei Umfragen in den USA sprechen sich heute sieben von zehn Befragten gegen Rechenzentren in ihrer Nachbarschaft aus. Der Widerstand hat dafür gesorgt, dass auf lokaler, regionaler, bundesstaatlicher und US-Ebene mehr als 100 Moratorien gegen neue Rechenzentren vorgeschlagen worden sind. Bei Abschlussfeiern an US-Universitäten buhen Studierende Redner*innen aus, sobald diese von KI zu sprechen beginnen. Im Mai 2026 wurde die sogenannte AI Resist List lanciert, eine öffentliche Datenbank, die den Widerstand gegen das KI-Kapital dokumentiert. Das alles zieht an der herrschenden Klasse nicht unbemerkt vorüber. Es wird immer deutlicher, dass Polizei, Sicherheitsbehörden und Geheimdienste die Kritiker*innen von Rechenzentren zu überwachen und zu kriminalisieren versuchen.

    Im März legten Senator Bernie Sanders und die Abgeordnete Alexandria Ocasio-Cortez einen Gesetzentwurf vor, der ein vorübergehendes Moratorium für die KI-Entwicklung und eine staatliche Beteiligung an KI-Unternehmen in Höhe von 50 Prozent vorschlägt. Anfang Juni trafen sich der Senator und der OpenAI-Manager Sam Altman auf dessen Wunsch, um den Vorschlag zu erörtern. Altman stimmte einer öffentlichen Beteiligung zu, war jedoch mit einem Anteil von 50 Prozent nicht einverstanden, da die Konzernleitungen dadurch die Kontrolle über die Unternehmen verlieren würden.

    Staatliche Unternehmensbeteiligungen können, je nach Charakter, dazu dienen, das Kapital zu subventionieren oder seiner Macht Grenzen zu setzen. Bislang hat der Staat nicht regulierend in den Privatsektor eingegriffen, sondern die Entwicklung der IT-basierten Akkumulation und der Kriegswirtschaft gesteuert – was darauf hindeutet, dass die entstehende Weltordnung der »Pax Silica« bestimmte Formen des Staatskapitalismus erforderlich macht.

    Anfang 2026 stellte die Trump-Regierung auf jeden Fall zehn Milliarden US-Dollar für Unternehmensbeteiligungen im KI-Kapital-Komplex bereit. Dazu gehörten Anteile am Halbleiterunternehmen Intel, den Rüstungsunternehmen »L3 Harris Missile Solutions« sowie den Bergbauunternehmen »MP Materials« und »USA Rare Earth«. Darüber hinaus erließ das Weiße Haus eine Verfügung zur »Wiederbelebung der Verteidigungsindustrie«, die von Auftragnehmern der US-Regierung den Nachweis verlangt, dass sie der »Einsatzfähigkeit und -bereitschaft der Streitkräfte« Vorrang einräumen. Wenig später verabschiedete der Senat ein Gesetz, das Auftragnehmer zur Vorlage »qualifizierter Verteidigungsinvestitionspläne« verpflichtet. Ob eine staatliche Beteiligung an KI-Unternehmen in den USA dazu dienen würde, die Macht des Kapitals zu stärken oder es zu Zugeständnissen an die arbeitende Klasse zu zwingen, hängt davon ab, wie sich die entstehenden sozialen und Klassenkämpfe entwickeln.
    William I. Robinson ist Soziologe an der University of California. Bei Cambridge University Press veröffentlichte er zuletzt das Buch »Epochal Crisis«. Dieser Text wurde für die deutsche Ausgabe leicht gekürzt. (Übs: raz)

    #USA #AI #capitalisme #monopoles #économie #énergie

  • Prix de l’essence Eric Coquerel : « Le gouvernement est responsable »
    https://www.off-investigation.fr/prix-essence-eric-coquerel-le-gouvernement-est-responsable

    Le député LFI Eric Coquerel, à l’Assemblée nationale lors du débat sur le projet de loi de finances pour 2026, à Paris, le 27 octobre 2025. | Photographie Quentin de Groeve / Hans Lucas via AFP Alors que les carburants dépassent le seuil des deux euros le litre depuis des mois, le gouvernement semble incapable de remédier à la situation. Pour le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale et député de La France Insoumise (LFI), Eric Coquerel, pas de doute : le gouvernement « est coupable de ne prendre aucune solution pour que les Français n’aient pas à payer […]Lire la suite : Prix de l’essence Eric Coquerel : « Le gouvernement est responsable »

    #Économie #A

  • Prix Nobel et pionniers de l’IA appellent à préparer le futur choc économique
    https://trends.levif.be/a-la-une/tech/ia/prix-nobel-et-pionniers-de-lia-appellent-a-preparer-le-futur-choc-econo

    Le message des signataires n’est donc pas de freiner toute innovation. Il consiste plutôt à ne pas attendre que ses conséquences deviennent visibles dans les chiffres du chômage ou dans la disparition de certaines professions. L’appel n’est pas dépourvu de paradoxe. Plusieurs de ses signataires travaillent pour OpenAI ou Anthropic, deux entreprises qui accélèrent précisément la diffusion des technologies dont ils redoutent les effets économiques. Ils ne demandent toutefois pas de ralentir leur développement, mais de préparer les règles sociales et économiques capables d’en absorber le choc.

    -- Permalien

    #technologie #économie #IA

    • (ils sont tellement au-dessus de la mêlée, les sachants, qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils appellent à changer les règles de l’économie pile poil au moment où il devient prégnant que l’habitabilité de la planète à courte échéance devient douteuse ; on a les priorités qu’on peut...)

  • Tout ce qui est solide s’oxyde. À propos de la pyroconvection du capital fossile. Marius Bickhardt
    https://us16.forward-to-friend.com/forward/preview?u=84965d21d1ed50ffea9d4c6c9&id=6c751936a3

    "CO₂ : Ils appellent ça de la pollution, on appelle ça la vie”.

    L’été 2026 est passé de Charybde en Scylla, entre vagues de chaleur extrême et incendies dévastateurs. La célèbre métaphore accélérationniste du Manifeste du parti communiste d’après lequel, à l’ère capitaliste, “tout ce qui est solide se volatilise” prend désormais une acception littérale.

    À l’ère du Pyrocène, terme par lequel l’historien environnemental étatsunien Stephen Pyne désigne l’époque de la généralisation des méga-feux due au changement climatique d’origine anthropique, la métaphore chimique de la volatilisation cède le pas à celle de l’oxydation. Désormais, tout ce qui est solide - les arbres, les tourbières, les espèces vivantes - part en fumée, la crise climatique multipliant les risques de sécheresses et d’incendies. La dynamique de pyro-convection, par laquelle la chaleur dégagée par les feux monte vers le ciel en créant ainsi le vent même qui projette les incendies toujours plus loin, devient alors le chiffre même du capital fossile. Le procès d’accumulation, que Marx décrivait jadis non pas comme un cercle mais comme une “spirale”, rejette toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère en transformant ainsi le climat et le système météorologique. Ce faisant, il favorise des feux toujours plus fréquents et intenses. Avec l’alternance des extrêmes météorologiques due à la catastrophe climatique, l’air plus chaud de l’été transporte plus d’eau en créant des hivers plus humides qui favorisent la croissance de la biomasse. Celle-ci subira à son tour de fortes chaleurs au cours de l’été en devenant alors un potentiel combustible. Par conséquent, la combustion de la biomasse libère le carbone stocké en renforçant ainsi l’effet de chauffe tout en détruisant les puits écologiques. De la sorte, la frontière du feu va inéluctablement remonter vers le centre, le nord et l’Ouest de l’Europe centrale qui pourraient devenir une pyrorégion classée fire-prone.

    Pour l’heure, le mode de gestion dominant de la catastrophe repose sur l’interpellation et la responsabilisation des individus, incités à adopter des écogestes aussi nécessaires qu’insuffisants. De même qu’à l’époque de la pandémie de Covid 19, l’appel à la vaccination et à l’hygiène personnelle permettait de se passer subrepticement de solutions plus structurelles comme l’installation de filtres à air et la mise à l’arrêt de la déforestation favorisant les zoonoses pandémiques, les gouvernements se contentent d’interdire la vente de barbecue ou exhortent leurs citoyens à ne pas jeter leur mégots pour ne pas avoir à discipliner le capital fossile qui continue à émettre librement ou le capital immobilier qui construit à sa guise dans des zones à risque.

    Or un ”urbanisme soutenable” nécessiterait des habitations adaptées aux chaleurs extrêmes et éloignées des zones d’incendies, autant qu’une socialisation des forêts en tant que bien commun écologique. Comme le rappelle la géographe Pauline Vilain-Carlotti, il faudrait revenir à la structure concentrique de pare-feux naturels qui entouraient jadis les villages méditerranéens : qui entouraient jadis les villages méditerranéens : “Une première, qui abritait des jardins et des potagers,(...),une deuxième, où pâturaient les animaux d’élevage.(...) En troisième périphérie, il y avait l’espace de la silva, donc du sauvage. On avait donc une succession de différentes strates végétales, de hauteurs différentes, sans continuité de combustible”.

    L’absence de ces mesures constitue une façon nouvelle de nier la profondeur du problème. Comment la conjoncture actuelle s’inscrit-elle dans la longue histoire du déni climatique qui prend son essor aux États-Unis avant de s’exporter vers l’Europe ?

    #agnotologie #production_de_l'ignorance #production_de_la_confusion #pyrocène #méga-feux #climat #changement_climatique #crise_climatique #sécheresses #incendies #capital_fossile #capital_immobilier #économie #libre_entreprise #fondamentalisme_de_marché #scepticisme_climatique #déni_climatique #think_tanks #extrême_droite #économie_libertarienne #scientisme #réchauffement_climatique #forêts #urbanisme #écogestes #nationalisme_vert #éco-fascisme #politique_identitaire #écologie #Marius_Bickhardt

    • Au début du XXIᵉ siècle, ce modèle américain du déni climatique est exporté vers l’Europe, où il est approprié par les mouvements nationalistes et d’extrême droite. Des partis tels qu’Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne, Forum voor Democratie (FvD) aux Pays-Bas, le United Kingdom Independence Party (UKIP) ou Vox en Espagne intègrent le déni climatique dans des récits plus larges de ressentiment culturel et politique. Toutefois, le centre de gravité idéologique se déplace. Alors que le déni américain repose sur le libertarianisme du marché libre, ses variantes européennes se mélangent au nationalisme ethnique et à l’hostilité à l’égard de l’immigration. Cette convergence donne naissance à ce que les chercheurs décrivent comme le « nationalisme vert » ou l’"éco-fascisme", où la rhétorique écologique est instrumentalisée afin de justifier des politiques d’exclusion et défendre les populations « natives » contre des menaces supposées que représenteraient à la fois les migrants et la régulation environnementale.

      Ainsi, la mondialisation du déni marque la transformation d’un contre-mouvement corporatif en projet politique populiste. Né comme réaction de défense du capital fossile face à la régulation environnementale, le modèle négationniste américain fournit les outils institutionnels et rhétoriques qui seront ensuite mobilisés par l’extrême droite européenne. L’exportation du déni climatique à travers l’Atlantique montre comment la défense de la modernité fossile évolue d’un credo néolibéral de liberté de marché vers une politique identitaire de l’appartenance. Dans les deux contextes, toutefois, sa fonction demeure la même : préserver la légitimité sociale de l’accumulation carbone en déplaçant le consensus scientifique sur le terrain de la lutte idéologique.

    • Le marxisme écologique, Marius Bickhardt, Gauthier Delozière, Cannelle Gignoux, La Découverte, avril 2026

      Issu des marges du mouvement ouvrier et de l’#écologie_politique, le #marxisme_écologique est devenu l’un des foyers de la revitalisation du marxisme après la chute du bloc de l’Est. S’affirmant comme courant à la fin des années 1980, cette vaste entreprise exégétique, analytique et politique constitue désormais une ressource précieuse pour appréhender les catastrophes écosociales de l’Anthropocène. Cet ouvrage se donne pour objectif d’en présenter les principes fondamentaux.
      Il revient d’abord sur son émergence avant d’aborder les différentes relectures de l’écologisme de Karl Marx. Il s’attache ensuite à ses développements contemporains, depuis l’analyse des causes historiques du dérèglement planétaire en cours (#Capitalocène contre Anthropocène, capitalisme fossile, impérialisme écologique) jusqu’aux débats théoriques et stratégiques qui accompagnent l’aggiornamento environnemental de la théorie marxienne de l’émancipation (#État, #planification_écologique, #sujet_révolutionnaire).

      Intro et table des matières :
      https://www.calameo.com/read/0002150221e0cadad5f4f

      #livre

  • Comment mener une politique écosocialiste en régime capitaliste, Cédric Durand
    https://www.contretemps.eu/comment-mener-une-politique-ecosocialiste-en-regime-capitaliste

    Conclusion : les quatre piliers d’une #politique_gouvernementale éco-socialiste

    Le problème qui se pose à la #gauche en cas de victoire aux #élections est de savoir comment engager une transformation structurelle conforme à l’orientation écosocialiste, c’est-à-dire comment agir effectivement dans un sens anticapitaliste (ce que l’on peut), tout en conservant et en amplifiant sa capacité d’agir en ce sens (ne pas être défait). Les quelques lignes directrices identifiées précédemment permettent, pour conclure, d’esquisser un scénario qui ne repose pas sur la bonne volonté des adversaires politiques, utilise les mécanismes du marché pour atteindre des objectifs politiques et favorise l’extension du domaine de la planification. En voici les quatre piliers :

    Adopter une posture de responsabilité fiscale. En s’engageant à stabiliser le poids de la dette publique dès la campagne[48], la gauche se met en position de dénoncer la contre-performance économique et financière des deux quinquennats Macron, elle ferme un angle d’attaque qui peut trouver un écho dans une population largement hostile à l’instabilité, et se dégage de la menace d’un coup de pression des marchés financiers et du risque de devoir dilapider du capital politique au niveau européen si la BCE devait être amenée à intervenir. On peut rappeler que, dans la période récente, des pays gouvernés à gauche comme l’Espagne ou le Mexique ont substantiellement réduit leur ratio dette/PIB contrairement à la trajectoire explosive brièvement initiée par le gouvernement de Liz Truss en Grande-Bretagne ou suivie par l’administration Trump aux Etats-Unis.

    Relancer la consommation populaire par la hausse des bas salaires. Sortir de l’austérité salariale est une réponse à l’urgence sociale, mais aussi un levier pour interrompre la spirale de la logique de toujours moins de coût du travail[49] qui pèse sur l’activité et sur les finances publiques sans générer ni dynamique d’emploi, ni dynamique industrielle. C’est une incitation à l’investissement pour économiser le #travail et à la recherche de différenciation concurrentielle par la qualité plutôt que par les prix. A court terme, c’est aussi un puissant stimulant de l’activité.

    Renforcer la progressivité de l’impôt. La paupérisation de l’État affecte la qualité des services publics et dégrade les conditions de la vie économique et sociale. En revenant sur les baisses d’impôts consenties au capital et sur les mesures fiscales en faveur des plus hauts revenus, des moyens peuvent être dégagés notamment pour les salaires des fonctionnaires, pour l’action écologique, pour l’innovation et la recherche et en faveur de la dignité des personnes (aide sociale, politique pénale…).

    Mettre en œuvre la #planification_écologique. Outre le rôle joué par la réglementation, la commande publique et la conditionnalité des aides existantes, nous avons montré comment une politique de socialisation de l’investissement par le développement des entreprises publiques, par la politique du crédit et par un gestionnaire d’actifs public puissant peut permettre d’étendre le domaine de la planification sans ponctionner le budget de l’état. Cette action entraînerait mécaniquement une extension du patrimoine public, ce qui est aussi un élément de stabilité macro-financière et une condition préalable à l’avènement d’un mode de développement orienté par les besoins et déconnecté de l’impératif de la croissance.

    #économie #Institut_La_Boétie

    • Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique, Cédric Durand & Razmig Keucheyan, La Découverte, 2024, 256 p., Recension de Manola Antonioli
      https://shs.cairn.info/revue-ecorev-2025-2-page-191?lang=fr

      Pour conclure, les modèles de bifurcation que les deux auteurs nous proposent sont : une économie de guerre, l’urgence sanitaire et la suspension des libertés et des processus démocratiques qui l’ont accompagnée, la « responsabilisation » des « groupes de consommateurs experts » du capitalisme de plateforme, la création de « cybersoviets » (p. 228 et 229) et, pour finir, l’ « économie socialiste de marché » et l’autoritarisme chinois. Quoi de plus désirable pour convertir les masses à la nécessité de la bifurcation ?

      Le chapitre le plus intéressant de l’ouvrage est certainement celui qui, dans la troisième partie de l’ouvrage est consacrée à la « comptabilité écologique » (p. 119-141), à la sobriété numérique et au « soin comptable » de la nature. Cependant (entre économie planificatrice, comptabilité écologique, formes de pouvoir et d’organisation nécessairement verticales) on ne saura rien des « formes de vie » de la société post-urbanisation, du travail, des loisirs, de l’organisation des territoires et des villes, des modalités de l’éducation, du devenir de la culture et des arts, des dimensions de l’ « écologie relationnelle » qui pourra nous lier aux autres au-delà de la pure loi du profit, des manières de s’alimenter (exception faite pour les AMAP). En somme, rien du « quotidien politique [7] », des formes possibles d’autonomie, des futurs partages horizontaux du et des pouvoirs.

      Si des alternatives au capitalisme néolibéral écocide et au « thanatocène » qu’il a instauré sont aussi souhaitable que nécessaires, il faut espérer que la bifurcation ne ressemble pas à celle décrite dans ces pages et que les jardins à venir puissent bifurquer dans de multiples directions : « À la fois on est "faits comme des rats" et promis aux aventures les plus insolites, les plus exaltantes [8] ».

      (pff, et dire qu’a priori il va falloir voter pour ça)

      #écologie_politique #planification_écologique

  • Fruits sans pépins : la révolution CRISPR et Pairwise garnit mieux nos assiettes
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4988

    Découvrez comment CRISPR et Pairwise créent des fruits sans pépins (mûres, cerises, pastèques) plus savoureux, productifs et résistants au climat. La révolution génétique dans votre assiette est en marche ! Comment produit-on ces délices à l’origine venus des forêts et nature végétale. Maintenant la révolution de la génétique des plantes intensifie les réalisations nutritionnelles. High-tech / Sciences

    / économie , Sciences & Savoir, #Ecologie,_environnement,_nature,_animaux

    #High-tech_/_Sciences #économie_ #Sciences_&_Savoir

  • Tassare le eredità per ridurre i divari e dare forza all’economia

    L’attuale forma di tassazione dei patrimoni ereditari si scontra con i dati di una crescente disuguaglianza di partenza per un numero sempre maggiore di persone. Per questo occorre ripensare interamente il sistema, con una riforma organica che ripensi gli obiettivi della tassazione. Occorre rafforzare la progressività, esentando la classe media e le eredità medio-basse e spostando il carico fiscale su chi riceve eredità più cospicue. Al fine di accrescere la libertà sostanziale dei giovani, per una giustizia sociale che rimarchi il concetto di pieno sviluppo della persona umana in termini di libertà, uguaglianza e partecipazione.

    Nel nostro Paese il peso delle eredità è molto cresciuto, mettendo in discussione meritocrazia e pari opportunità e accentuando le disuguaglianze. Ciò richiede di intervenire con una riforma dell’attuale imposta di successione, in chiave progressiva: per redistribuire alle nuove generazioni ricchezza, opportunità e potere con una misura di eredità universale.

    Ogni anno, poco più di un milione di persone in Italia ricevono in media 200 mila euro sotto forma di eredità o donazioni, una cifra equivalente a quasi dieci volte il reddito medio annuale di un lavoratore dipendente (pari a circa 23 mila euro). Nel complesso, il valore di tutti i lasciti ereditari vale circa il 15% del reddito nazionale, nel 2024, pari a circa 250 miliardi di euro annui, ed è raddoppiato rispetto agli anni Novanta. Tutto ciò avviene mentre sono calati i risparmi degli italiani e il reddito complessivo delle famiglie e i salari dei lavoratori sono in fase ristagnante.

    Inoltre, come ricorda il volume curato da Giacomo Gabbuti, da noi l’importanza dell’eredità è oggi ancora più forte che in passato. L’Italia non è l’unico Paese in cui il peso delle eredità cresce. Nel primo studio di un certo peso su questo tema, l’economista francese Thomas Piketty ha dimostrato che la quota delle eredità totali in percentuale del reddito nazionale in Francia ha seguito un andamento a U, passando dal 24% nel 1900 al 4% nel 1950, per poi risalire al 15% nel 2010.

    Tendenze simili, sebbene con aumenti più moderati, sono state riscontrate nel Regno Unito dall’economista britannico Tony Atkinson.

    Come mostra uno studio del 2024 pubblicato sul «Journal of European Economic Association», le eredità sono anche estremamente concentrate, molto più dei patrimoni stessi. L’1% degli eredi più ricchi in Italia controlla circa il 25% di tutti i trasferimenti, una quota cresciuta negli ultimi tre decenni. Anche tra i grandi patrimoni la componente ereditaria è molto evidente: secondo le statistiche Forbes, circa sei su dieci tra i miliardari italiani sono ereditieri. In altre parole, per diventare miliardari la strada più facile pare sia ereditare qualche miliardo dai genitori.

    È naturale che le famiglie vogliano proteggere i figli e investire nel loro successo, soprattutto in un contesto di disuguaglianze crescenti. Tuttavia, questa libertà non dovrebbe trasformarsi in un privilegio assoluto che limita le opportunità altrui. Poiché le grandi eredità non derivano dal merito individuale, esse mettono in discussione l’idea che l’attuale distribuzione della ricchezza sia davvero meritocratica e basata su pari opportunità.

    L’aumento del peso delle eredità modifica la natura stessa dell’accumulazione della ricchezza. Come previsto da Thomas Piketty ne Il Capitale nel Ventunesimo secolo, emerge un capitalismo patrimoniale in cui le dinastie familiari concentrano quote crescenti dell’attività economica e influenzano i destini delle nuove generazioni. Questo processo dà forma a quella che l’«Economist» ha definito la «nuova ereditocrazia».

    Inoltre, crescenti flussi di trasferimento possono accentuare le disuguaglianze di ricchezza come mostrato in un nuovo studio del 2025 sul «Journal of Public Economics». Da un lato, le piccole eredità diffuse tendono a ridurre le disuguaglianze, poiché migliorano la condizione economica delle famiglie di fascia media. Al contrario, le grandi eredità accentuano le disuguaglianze, perché vanno per lo più a chi è già benestante. A rafforzare questa dinamica c’è un altro fattore: chi eredita ed è già ricco tende a risparmiare e investire quanto riceve; chi invece dispone di meno risorse è spesso costretto a consumarlo. Così, chi ha di più continua ad accumulare e la distanza cresce.

    La tassazione delle eredità è una delle forme di tassazione più antica al mondo, fortemente giustificata, anche dal pensiero liberale, con argomentazioni legate sia all’equità e alla giustizia distributiva sia all’efficienza economica e alla riduzione della concentrazione di potere economico e politico.

    Non fa eccezione l’economista liberale Luigi Einaudi: «In primo luogo [l’imposta di successione] deve limitare le ricchezze possedute per eredità. Dissi altra volta che, in una società sana, duratura, i giovani debbono potere partire da situazioni non troppo disuguali. Il che si ottiene da un lato dando a tutti i giovani la possibilità di studiare, dagli asili d’infanzia alle università ed oltre, a spese dello Stato. Ma il fine si ottiene altresì decimando le fortune acquisite da tempo, cosicché i nipoti e i pronipoti di chi formò una fortuna, non possano valersene se non in parte ed alla fine non possano valersene affatto, nella gara per la vita» [in «Risorgimento liberale», 6 marzo 1946, pp. 1-2].

    Eppure, dalla metà degli anni Novanta ad oggi, in Italia le imposte sulle successioni e sulle donazioni sono state sistematicamente depotenziate e perfino abolite tra il 2001 e il 2006. Bizzarro, infatti, che la prima misura della «rivoluzione liberale» del governo Berlusconi sia stata proprio l’abolizione dell’imposta di successione.

    Nel giugno 2001, Luigi Pintor sulle pagine del «manifesto» scriveva: «Se ho capito bene, il capo di governo ha deciso all’istante di detassare il suo patrimonio, come ogni altro patrimonio miliardario, affinché i suoi familiari e discendenti possano di generazione in generazione ereditarlo intonso. I ragazzi non potranno dire che è frutto del sudore della loro fronte, ma questo sarà un titolo di merito in più».

    L’attuale timidezza italiana nel tassare i patrimoni ereditati appare evidente quando analizziamo gli elementi chiave della tassazione: la soglia di esenzione e l’aliquota di tassazione massima. In Italia, la prima è di almeno un milione di euro per eredità in linea diretta – cioè da genitori a figli (si tratta di una somma generosa che basta oggi per entrare circa nel 3% più ricco degli adulti italiani!). Mentre negli Stati Uniti circa 12 milioni di dollari, ma in Paesi come il Regno Unito o la Francia, si scende tra 100 e 350 mila euro.

    Anche le aliquote sono molto diverse: in Italia è del 4%, sempre guardando alla linea diretta dei trasferimenti, mentre la media Ocse è del 15%. In altri Paesi industrializzati come Francia, Germania, Regno Unito, Stati Uniti o Giappone può arrivare al 30, al 40 o persino al 50%. Utilizzando i nuovi dati del GC Wealth Project, il risultato è che l’aliquota media di prelievo è solo dello 0,5% del valore dei lasciti in Italia, circa un terzo della media globale.

    Certo, molti altri Paesi hanno seguito questa strada. Alcuni – come Svezia, Norvegia, Austria, Canada o Singapore – hanno addirittura abolito del tutto questa imposta. Ma abbiamo esempi opposti: Francia, Germania, Giappone, Olanda, Finlandia, dove invece la tassazione sulle eredità è stata rafforzata.

    Esistono diversi spazi di manovra per riformare l’attuale imposta di successione, una sfida assolutamente alla nostra portata. I margini di intervento sono ampi: in Francia, nel 2024 a fronte di 300 miliardi di trasferimenti sono stati incassati oltre 20 miliardi di euro dall’imposta di successione; in Italia con 250 miliardi, meno di 1 miliardo.

    Le modalità di intervento possibili sono di diversa natura. Qualsiasi intervento, tuttavia, dovrebbe essere congegnato anche per ridurre gli squilibri dell’attuale sistema di tassazione: la perdita di progressività dell’imposta che si è verificata nel corso degli anni ha fatto sì che le piccole eredità diffuse, che riducono le disuguaglianze, sono spesso tassate di più delle grandi. Negli anni Novanta, un lascito di oltre 10 milioni di euro era tassato con un’aliquota effettiva del 6-7%. Oggi siamo scesi attorno all’1%.

    Inoltre, gran parte del gettito deriva oggi da lasciti inferiori al milione di euro, anche perché le soglie di esenzione cambiano in base al grado di parentela: se eredito da un fratello, pago il 6% su tutto ciò che supera i 100 mila euro; se eredito da una zia, pago l’8% su tutto, indipendentemente dalla somma. Il risultato è paradossale: chi riceve di meno rischia di pagare di più. E questo non solo è inefficiente, ma anche iniquo, perché finisce per penalizzare proprio quelle eredità più piccole che, in teoria, dovrebbero aiutarci a ridurre le disuguaglianze.

    In Italia, il Forum Disuguaglianze e Diversità ha avanzato una proposta di riforma dell’imposta di successione in chiave progressiva prevedendo di tassare i trasferimenti cumulati ricevuti nel corso della vita con tre scaglioni e tre aliquote: sotto i 500 mila euro nessuna tassazione, tra i 500 mila e 1 milione di euro, un’imposta del 5%; tra 1 e 5 milioni, al 20%; oltre i 5 milioni, al 50%. Si tratta di una riforma organica che ripensa gli obiettivi della tassazione, spostando l’attenzione sui trasferimenti cumulati nel corso della vita, come si fa solo in Irlanda, e non ricevuti in un dato anno indipendentemente da ciò che si è già ricevuto.

    Oltre agli interventi più diretti sul numero e il livello delle aliquote di tassazione si prevede anche un allargamento della cosiddetta base imponibile – eliminando le troppe esenzioni che creano buchi nel sistema, riducendo pratiche elusive e di evasione e rendendo l’imposta più equa.

    Infine, in linea con le raccomandazioni dell’Ocse e del Fondo monetario internazionale, la proposta rafforza la progressività, esentando la classe media e le eredità medio-basse e spostando il carico fiscale soprattutto su chi riceve almeno 1 milione di euro, al contrario di oggi. Trovando un equilibrio tra il diritto di famiglia di aiutare i propri figli, da un lato, e l’esigenza collettiva di garantire pari opportunità, dall’altro, si migliorerebbe l’accettabilità sociale dell’imposta e la sua sostenibilità nel tempo.

    Si libererebbero, infine, risorse finanziarie – il Forum Disuguaglianze e Diversità ha stimato in almeno 5 miliardi aggiuntivi – per finanziare misure di riequilibrio delle disuguaglianze di opportunità, pensando soprattutto ai giovani. Si potrebbe istituire, ad esempio, una eredità universale, un trasferimento di una dotazione di ricchezza per tutti i neo-adulti ogni anno. Questa misura, affiancata da servizi di accompagnamento e sostegno alle scelte individuali, innalzerebbe la base di ricchezza su cui contare nella vita, redistribuendo potere ai giovani e affrontando di petto la crisi generazionale del nostro Paese con un’attenzione che non sia sporadica ma sistematica.

    Non si tratta di un mero sussidio o di un bonus monetario ma di un intervento pubblico, abilitante e capacitante, che mira ad accrescere la libertà sostanziale dei giovani, il loro grado di indipendenza e il loro riconoscimento sociale, coerente con una visione di giustizia sociale che rimarca il concetto di pieno sviluppo della persona umana in termini di libertà, uguaglianza e partecipazione.

    https://rivistadissonanze.it/ricchi/tassare-le-eredita-per-ridurre-i-divari
    #taxes #taxation #fiscalité #héritage #économie #inégalités #patrimoine

  • China has arrested mobile phone smugglers.
    https://discuss.grapheneos.org/d/41141-china-has-arrested-mobile-phone-smugglers


    Voilà un exemple comment le parti communiste gère les marchés officiels et leur relation avec les marchés « gris ». En bref : l’état chinois n’accepte pas que les contrebandiers et puissances étrangères nuisent à l’économie locale et celle du pays entier.

    La source est essentiellement cet article : https://www.bihainews.com/bhn-info/ywsy/20260814710.html

    troika 3 days ago
    I heard that quite a few people have been arrested in the mobile phone market in Shenzhen, China,The market is closely monitoring the US versions of the iPhone and Pixel.

    Miles replied to this.

    FunkTasticFunkTastic
    Would you please provide any source?

    troika replied to this.
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    troika

    Do the china versions have different firmwares?
    troika replied to this.
    Ttroika
    3 days ago
    Miles Chinese made iPhones are only supplied to China, while the American version of iPhones is only made in India with different parts.Pixels are not publicly sold in China, only smuggled goods.

    phonenotworking likes this.
    Ttroika

    FunkTastic https://www.bihainews.com/bhn-info/ywsy/20260814710.html

    CCarrousel7956
    2 days ago
    Are Huaqiangbei’s Gray-Market Phones About to Become a Thing of the Past?

    Aopai China Source: August 12, 2026, 04:02

    The gray-market cell phone trade in Huaqiangbei, which has persisted for a full two decades, is finally coming to a complete end.

    Those who follow the tech industry know that gray-market phones from overseas markets in Huaqiangbei are nothing new. From the earliest Hong Kong-version Nokia phones, to the later wildly popular U.S. and Japanese versions of the iPhone, and on to niche Google Pixel phones, this gray-market industry has quietly supported hundreds of thousands of workers in Huaqiangbei.

    It’s fair to say that over the past two decades, many mobile phone stores in counties and cities across the country have sourced their inventory from Huaqiangbei. Thanks to these gray-market phones, the entire ecosystem—including accessories, repairs, and secondhand refurbishment—was revitalized, forming a vast yet hidden closed-loop digital industry.

    Recently, however, an unprecedented crackdown has completely upended the entire industry.

    At first, it was just simple inspections of retail stalls and bans on the sale of foreign-version Apple and Google phones. Everyone assumed it was just a routine crackdown that would blow over after a while. But no one expected the tide to turn so completely. It was no longer just fines and confiscation of goods; instead, cases were directly filed for smuggling, resulting in the arrest of more than 2,000 people in a single operation.

    This is no longer a mere rectification effort; it is the authorities’ definitive classification of this twenty-year-old gray-market supply chain. The era of gray-market phones in Huaqiangbei has officially come to an end.

    Many people are surely wondering: it’s impossible that this supply chain, which has existed for twenty years, was only discovered today. The fact that it operated undisturbed for so many years essentially means it was tacitly permitted. The reasoning is simple: there is market demand, the industry provides jobs, and merchants are able to make a living.

    U.S. and Japanese versions of phones are 1,000 to 2,000 yuan cheaper than the official domestic versions, offering a very clear value proposition for ordinary consumers. Tens of thousands of stalls in Huaqiangbei rely on this supply chain for survival, and the upstream and downstream industries it drives support hundreds of thousands of families. If it had been tacitly allowed all along, why is the government cracking down so hard right now? In fact, four key factors have coincided.

    First, the domestic smartphone market has become completely saturated, leaving no room for gray-market phones to encroach on its space.

    Over the past two years, the domestic smartphone market has long been a cutthroat “red ocean.” With Huawei’s strong comeback and Xiaomi, OPPO, and vivo locked in fierce competition in the mid-to-low-end market—even sales of Apple’s officially imported models in China have been steadily declining—all domestic distributors are struggling to survive.

    At this point, every duty-free, imported smartphone is stealing market share from officially imported models, taking business away from authorized dealers, and—more directly—causing a loss of national customs duties and value-added tax revenue. To protect the domestic smartphone market, safeguard the interests of authorized dealers, and ensure national tax revenue, cutting off the gray-market supply chain is an inevitable choice.

    Second, the nature of the crackdown has escalated, and the massive fines and confiscations carry a powerful deterrent effect.

    In the past, crackdowns on gray-market phones resulted in simple administrative penalties—confiscation of goods and small fines—allowing merchants to resume operations after making corrections. This was effectively a “fine and release” approach, allowing the industry to continue operating as before. But this time, the crackdown has been escalated to criminal smuggling cases, which follows an entirely different logic.

    According to the law, smuggling and tax evasion involving amounts of 500,000 or more can result in a prison sentence of five to ten years; for amounts of 2.5 million or more, the maximum sentence can be life imprisonment, along with the confiscation of personal property. The value of mobile phones at a single stall in Huaqiangbei can exceed 10 million in a single transaction. With more than 2,000 people implicated in this case, the total amount involved and the fines and confiscations are nothing short of astronomical. Given the current fiscal environment, this serves as a major driving force behind the crackdown.

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    Third, foreign-version smartphones exploit regulatory loopholes and breach the bottom line of information security.

    The reason for the targeted crackdown on U.S.-version Apple and Google phones is not primarily because they are cheaper, but because these models cannot be effectively controlled. U.S.-version iPhones feature a pure eSIM design without a physical SIM card slot, thereby circumventing China’s regulatory system for mobile network access. Meanwhile, Google-branded phones come pre-installed with the full suite of Google services, making them incompatible with China’s security regulatory framework.

    Now that all smart devices are subject to comprehensive oversight and full traceability, such uncontrollable hardware entry points pose significant information security risks. They represent an absolutely intolerable regulatory loophole that must be completely blocked at the source.

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    Fourth, the regulatory logic has completely shifted from a “let them grow” approach to a comprehensive clean-up.

    Previously, regulation followed a typical “let them grow” model, involving periodic crackdowns and fines while allowing the industry chain to continue operating and generating revenue. But now, the logic behind the crackdown in Huaqiangbei has completely shifted. Whether it was the previous cases of mining rigs and counterfeit cosmetics, or the current issue of gray-market cell phones, the pattern is exactly the same: first, allowing the industry to grow unchecked until it reaches a certain scale and establishes a complete chain of evidence; then, conducting a single, concentrated crackdown to thoroughly clear the market.

    Simply put, it’s not that the illegality of gray-market goods has only just been discovered; rather, current market, fiscal, security, and governance demands have created the perfect conditions to bring this gray-market industry to a complete end.

    Through twenty years of ups and downs, Huaqiangbei has witnessed the evolution of China’s digital industry. The complete exit of the gray-market supply chain does not signify the decline of the commercial district, but rather an inevitable transformation toward standardization and the rule of law. The era of unregulated, gray-market growth has come to a definitive end, and Huaqiangbei will bid farewell to gray-market arbitrage models, embarking on a new path of compliant and innovative development.

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    CCarrousel7956
    2 days ago

    Translated by DeepL, emphasis mine.

    #Chine #téléphone_mobile #contrebande #économie