• Holiday bookings surge as Covid vaccinations increase travel hopes | Travel & leisure | The Guardian
    http://www.theguardian.com/business/2021/jan/19/holiday-bookings-surge-as-covid-vaccinations-increase-travel-hopes
    https://i.guim.co.uk/img/media/1828d1e352ff40e521041d88ea33f54f77891ee1/562_468_5105_3063/master/5105.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Holiday companies have reported an increase in bookings as the UK’s coronavirus vaccine rollout gives people hope that they will soon be able to travel overseas again.Despite a series of negative travel announcements in recent days, including the closure of air corridors and words of caution from ministers over foreign holidays, there are signs that those among the first in line for the vaccinations are starting to plan trips, and that consumers are hopeful about taking a break later this year.The travel association Abta said it was hearing from members that the over-50s represented a much higher proportion of early bookers than normal. Saga, which specialises in holidays for the over-50s, reported rising numbers of bookings for this year and next. Traffic to its bookings website was up by 16% in the first two weeks of this year, compared with the first two weeks of December, while sales made through Saga had doubled over the same period. The interest comes despite the foreign secretary, Dominic Raab, saying it was too early to plan for summer holidays this year because of travel restrictions and Matt Hancock, the health secretary, suggesting on Monday that holidays abroad may not be a given. Bookings for long-haul trips for 2022 have also surged, suggesting an appetite for “once-in-a-lifetime holidays”, Saga said, while people are booking for longer even for short-haul destinations.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#grandebretagne#tourisme#economie#vaccination#etranger

  • Landlocked Lesotho faces food crisis amid Covid border closures | Hunger | The Guardian
    http://www.theguardian.com/global-development/2021/jan/19/landlocked-lesotho-faces-food-crisis-amid-covid-border-closures
    https://i.guim.co.uk/img/media/b9923fab1892b07f73bdd3bebebdf521be6019c8/0_400_6000_3600/master/6000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The situation in Lesotho has been exacerbated by extended lockdowns in neighbouring South Africa to curb the spread of the virus, which the agency said would prolong high levels of unemployment and loss of income.
    ’We can’t cope’: Lesotho faces Covid-19 disaster after quarantine failures
    Read moreThe number of people requiring food assistance this year is about 35% higher than the number between October 2019 and March 2020, said the FAO.In 2019, the UN appealed for $34 million (£25 million) to provide food aid for half a million people until May last year, following poor rains over two consecutive seasons. It warned that thousands of people were close to famine.Lesotho imports the bulk of its goods and services from South Africa and has been feeling the effects of tougher lockdown restrictions imposed by President Cyril Ramaphosa earlier this month.
    South Africa has now surpassed 1.3 million cases of Covid-19 and has consistently recorded more than 10,000 new daily cases since 1 January. Ramaphosa has closed all land borders until 15 February and imposed restrictions on public gatherings.“The increase in the prevalence and severity of food insecurity has been predominantly driven by the effects of the lockdown measures to contain the Covid-19 pandemic,” said the FAO.
    “The restrictions on the movement of people and the closure of non-essential industries resulted in the loss of jobs and incomes, reducing people’s capacity to access adequate diets. The restrictions affected the workforce within the country, but also migrant workers in South Africa.”

    #Covid-19#migrant#migration#lesotho#afriquedusud#economie#sante#travailleurmigrant#frontiere#chomage#confinement

  • Immigration : « La crise liée au Covid-19 précipite des milliers de personnes dans un abîme de non-droit »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/18/immigration-la-crise-liee-au-covid-19-precipite-des-milliers-de-personnes-da

    Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, de nombreux pays, dont la France, ont documenté d’importantes inégalités face au virus. En particulier en Europe, aux Etats-Unis ou encore au Brésil, les personnes immigrées, et surtout celles qui appartiennent à des minorités ethno-raciales, ont eu des taux d’infection au virus SARS-CoV-2, d’hospitalisation et de mortalité accrus par rapport aux non-immigrés. En France, l’Insee a publié en juillet 2020 des données montrant qu’en mars-avril de la même année, les décès enregistrés chez les personnes nées à l’étranger ont augmenté de 48 %, par rapport à 25 % chez les personnes nées en France. L’excès de mortalité est particulièrement important chez les personnes nées en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord et en Asie.
    Il est par ailleurs frappant d’observer que, chez les immigrés, les décès ont été très élevés avant 65 ans (augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente, alors qu’elle n’était que de 3 % chez les personnes nées en France). Cet excès de mortalité résulte en large partie de décès considérés comme dus au Covid-19, d’après des données issues des certificats électroniques de décès en cours d’analyse.Comme décrit par l’étude nationale EPICoV menée auprès d’un échantillon représentatif de 135 000 personnes interrogées pendant le premier confinement, au printemps 2020, les immigrés d’origine non européenne cumulent plusieurs facteurs augmentant leur risque d’infection au coronavirus : 71,5 % vivent dans une commune très dense et 40,5 % occupent un logement surpeuplé ; 66,1 % ont travaillé en dehors de leur foyer au moins partiellement, notamment parce qu’ils sont surreprésentés parmi les personnes qui occupent des emplois dits « essentiels » (manutention, sécurité, santé, médico-social…).
    De plus, la prévalence de certaines maladies comme le diabète, qui induit un risque d’infection au coronavirus sévère élevé, est également augmentée dans certaines populations immigrées (d’après l’étude Entred 2007-2010 menée par Santé publique France, les immigrés représentent 23 % des personnes atteintes de diabète alors, que celles-ci figurent pour 10 % dans la population globale en France). En parallèle, parce qu’elles occupent de manière disproportionnée des emplois peu rémunérés et pour lesquels elles peuvent être surqualifiées, précaires, à temps partiel ou en intérim, et font l’expérience du chômage deux fois plus souvent que les personnes nées en France, les personnes immigrées sont parmi les plus durement touchées par les conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire.
    Aux difficultés inhérentes aux caractéristiques du marché du travail s’ajoutent actuellement des problèmes supplémentaires liés à l’obtention et au renouvellement des titres de séjour, aggravés du fait de la crise sanitaire. Bien sûr, il s’agit d’un problème ancien. En 2013, le rapport Fekl documentait une situation bien connue des étrangers et des associations qui les accompagnent dans leurs démarches, à savoir la délivrance très limitée des titres de séjour pluriannuels (en 2011, 2 % des titres de séjour délivrés), obligeant les personnes à demander des renouvellements régulièrement, conduisant à l’engorgement des préfectures, et engendrant des frais considérables et qui ont beaucoup augmenté dans le temps.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#minorite#droit#inegalite#economie

  • Dans le pandémonium capitaliste
    https://laviedesidees.fr/Robert-Boyer-capitalismes-epreuve-pandemie.html

    À propos de : Robert Boyer, Les capitalismes à l’épreuve de la #pandémie, La Découverte. Robert Boyer offre une lecture des conséquences économiques et politiques de la pandémie qui va à l’encontre de discours iréniques sur l’avènement d’un nouveau monde. Sa #géopolitique des capitalismes jette un regard inquiet sur les conflits entre États et entreprises multinationales.

    #Économie #capitalisme #écologie #crise #Covid-19
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210118_robertboyer.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210118_robertboyer.docx

  • La Grande Transformation (XIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-XIII

    Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
    La Grande Transformation
    (à suivre)

    La question sociale que traite Karl Polanyi se trouve dans l’effectivité d’une pensée (appelons-la la pensée de l’État) qui, sous la forme objective qu’elle a prise (c’est l’argent), met l’humain (la subjectivité ou la vie sociale) à son service. Notre pensée de l’échange s’est à ce point libérée de notre subjectivité sur laquelle reposait jusqu’à présent notre vie sociale qu’elle nous domine entièrement. Elle nous a réduits à n’être plus qu’une pure apparence de l’humain. C’est de la science-fiction : l’homme entièrement au service de sa propre pensée, pensée qui lui a échappé et qui le domine. Notre réalité n’est plus qu’une apparence de l’être ; et cette pensée de l’échange portée par l’argent, dans sa machinerie qui nous échappe totalement, s’acharne à détruire notre apparence de réalité. Nous disons qu’elle détruit la nature alors que c’est bien nous comme pure apparence de l’humain qu’elle réduit et détruit sans relâche. Nous connaissons dans notre chair et dans nos os, dans les profondeurs les plus intimes de notre être le paradoxe que représente la pensée comme aliénation de la pensée.

    Les gouvernements cherchent à résoudre ce paradoxe qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer en maintenant la société, qui repose sur le don, dans la totale dépendance de ce qui lui est contraire, l’activité marchande. J’écrivais que l’emploi de la monnaie efface l’aspect social de l’échange ainsi que l’engagement de chacun des partenaires dans cet échange. La monnaie dédouane l’échange, elle le désamorce de sa charge subjective liée à la recherche d’une reconnaissance sociale. La monnaie et son emploi sont à mettre en relation avec une tournure d’esprit particulière chez les deux protagonistes de la transaction : ne pas donner à la transaction un caractère social, ne pas chercher à lui donner une impossible publicité. (...)

    #échange #argent #aliénation #économie #État #Karl_Polanyi #Louise_Michel #Madeleine_Biardeau #hindouisme #résistance_indienne #insurrection_zapatiste #Notre-Dame-des-Landes

  • First Person: Cheese proves key to survival for Syrian refugee family amid pandemic | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/01/1082262

    Syrian refugee Fatima Hussein Al Ahmad, a mother of four, lives on a farm with 50 other workers in Sahba, Jordan. COVID-19 travel restrictions meant that didn’t work for two months in 2020, and feeding her family became a daily struggle.

    #Covid-19#migrant#migration#jordanie#syrie#sante#alimentation#vulnerabilite#economie

  • Environ 4 500 migrants honduriens se dirigeant vers les Etats-Unis parviennent à entrer au Guatemala
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/16/environ-4-500-migrants-honduriens-arrivent-a-entrer-au-guatemala_6066467_321

    Au moins 4 500 migrants honduriens souhaitant se rendre à pied aux Etats-Unis ont réussi à entrer sur le territoire du Guatemala vendredi soir 15 janvier, après avoir forcé un cordon policier à la frontière, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). L’estimation du nombre de migrants a été donnée par un chef de la police guatémaltèque au poste frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. Les Honduriens ont pris la route à pied vendredi, formant une caravane humaine animée par l’espoir d’entrer aux Etats-Unis et d’y trouver une vie meilleure, malgré les restrictions imposées par le Guatemala et le Mexique sur leur chemin. Beaucoup de migrants veulent croire que le président Joe Biden, qui sera investi mercredi, assouplira la politique migratoire des Etats-Unis, même si Washington les a déjà mis en garde.
    Des migrants se dirigeant, vendredi 15 janvier, vers la frontière avec le Guatemala en route pour les Etats-Unis, défilent dans la municipalité de Santa Rita, dans le département hondurien de Copan.Le gros de la foule est parti de San Pedro Sula, à 180 km au nord de Tegucigalpa, en direction d’Agua Caliente, frontalière avec le Guatemala, un trajet d’environ 260 km, a constaté l’AFP. Un premier contingent de 300 personnes avait déjà pris la route jeudi.
    Un groupe s’est détaché vendredi du gros cortège pour se diriger vers un autre poste-frontière, celui d’El Florido, plus proche, avec l’intention de rejoindre le reste de la caravane une fois entré au Guatemala. Des centaines de policiers guatémaltèques en tenue antiémeute ont pris position aux postes-frontières de la frontière Guatemala-Honduras.La situation économique de nombreux habitants du pays d’Amérique centrale, déjà soumis à la violence des gangs et des narcotrafiquants, s’est encore détériorée avec le passage de deux puissants ouragans en novembre et les conséquences de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2.
    Les migrants marchent en colonne le long des routes, sac au dos, la plupart le visage couvert d’un masque en raison de la pandémie de Covid-19.
    Le Guatemala impose aux migrants pour traverser la frontière de présenter des documents d’identité en règle et un test PCR négatif. La police guatémaltèque a annoncé avoir refoulé environ 600 migrants de l’avant-garde de la caravane, faute de documents ou de tests.La décision de ne pas aller à l’épreuve de force avec les migrants a été prise après avoir constaté que leur groupe comportait de nombreuses familles avec des mineurs, a expliqué un chef de la police guatémaltèque au poste-frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. De son côté, le gouvernement mexicain a averti qu’il « ne permettra pas l’entrée illégale [sur son territoire] de caravanes de migrants ». Quelque 500 policiers ont été envoyés à la frontière avec le Guatemala.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#honduras#guatemala#mexique#sante#pandemie#economie#violence#politiquemigratoire#test#emigration

  • Production

    Jean Robert

    https://lavoiedujaguar.net/Production

    Don Bartolo habite une masure derrière ma maison. Comme beaucoup d’autres personnes déplacées, c’est un intrus, un « envahisseur » ou un « parachutiste », comme on dit au Mexique. Avec du carton, des bouts de plastique et de la tôle ondulée, il a édifié une cabane dans un terrain au propriétaire absent. S’il a de la chance, un jour il construira en dur et couronnera les murs d’un toit d’amiante-ciment ou de tôle. Derrière sa demeure, il y a un terrain vague que son propriétaire lui permet de cultiver. Don Bartolo y a établi une milpa : un champ de maïs ensemencé juste au début de la saison des pluies afin qu’il puisse donner une récolte sans irrigation. Dans la perspective de l’homme moderne, l’action de Bartolo peut paraître profondément anachronique.

    Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Mexique, comme le reste du « Tiers-Monde », fut envahi par l’idée du développement. La popularité de ce concept doit beaucoup au président Harry Truman, qui en fit l’axe politique de son discours de prise de pouvoir en 1949. Selon Truman, la politique du développement consiste à « appuyer tous les peuples libres dans leurs efforts pour augmenter la production d’aliments, de textiles pour l’habillement et de matériaux de construction de maisons, ainsi que celle de nouvelles forces motrices pour alléger leur effort physique ». Il ajoutait que « la clé du développement est la croissance de la production et la clé de celle-ci, l’application ample et vigoureuse des connaissances scientifiques et techniques ».

    #Jean_Robert #Mexique #milpa #développement #production #Kant #Goethe #Defoe #Adam_Smith #valeur #Ricardo #rareté #Marx #économie #progrès #destructivité #croissance #Keynes #maïs

  • Le « passeport vaccinal », qui faciliterait les voyages pendant la pandémie de Covid-19, ne convainc pas tout le monde
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/12/covid-19-gouvernements-et-acteurs-du-tourisme-divises-sur-l-opportunite-d-un

    « Jab and go » (« vaccine-toi et pars ») : la promesse affichée par la compagnie Ryanair dans une campagne de communication au Royaume-Uni semble, en ce mois de janvier, un peu hâtive, au point de faire l’objet d’une enquête du « gendarme » britannique de la publicité. Mais elle traduit l’espoir d’une partie de l’industrie du tourisme : que le vaccin rende de nouveau le voyage accessible, avant même l’extinction de la pandémie de Covid-19. Les contraintes posées par les Etats – du test PCR négatif jusqu’à la fermeture stricte des frontières – sont aujourd’hui considérées comme le principal frein aux voyages internationaux. Avant même la validation du vaccin de Pfizer-BioNTech par les autorités sanitaires, l’idée d’un « passeport vaccinal » permettant à chacun de se déplacer librement a fait son chemin dans l’esprit des acteurs touristiques.
    « Cela nécessite de nombreuses clarifications, mais ce serait l’opportunité de redonner une perspective de long terme pour la clientèle, car l’organisation d’un voyage ne se fait pas en dernière minute », estime Eric Dresin, secrétaire général de l’Association européenne des agents de voyages et des tour-opérateurs.Les partisans de cette idée rappellent l’existence du « carnet jaune », le certificat de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exigé à l’entrée de plusieurs pays d’Afrique. Les scientifiques y sont plus ouverts qu’au « certificat d’immunité », qui aurait concerné les personnes déjà touchées par le Covid-19.D’ici à six mois, lorsque le passeport vaccinal pourrait connaître une application concrète, les connaissances scientifiques seront plus solides quant à la durée de l’immunité conférée par la vaccination, son effet sur la transmission du virus et son efficacité face aux différentes mutations.« Ce type de certification a été utilisé dans le passé – par exemple, avec la fièvre jaune –, et il n’est pas déraisonnable de l’utiliser à l’avenir pour d’autres maladies contagieuses, y compris le Covid-19 », estime Françoise Baylis, spécialiste d’éthique scientifique et médicale et professeure de philosophie à l’université Dalhousie, à Halifax (Canada).Elle appelle toutefois à la mise en place de garde-fous : « Cela nécessitera une attention particulière aux spécifications techniques et aux caractéristiques de conception numérique. Cela nécessitera également l’introduction de législations ciblées pour protéger les droits de l’homme et interdire l’utilisation illégitime des certificats de vaccination. De plus, il sera important de mettre en place des politiques sociales pour répondre aux besoins des personnes, des communautés et des pays marginalisés et défavorisés. »Pour le professeur Gilles Pialoux, directeur du service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), « cela servira à désengorger beaucoup de secteurs de l’économie. Le passeport ne masque pas l’incertitude sur le niveau d’immunité, mais ce peut être un message envoyé pour refaire des choses aujourd’hui disparues ».
    L’horizon d’une vaccination du grand public est certes lointain, mais l’expérience de l’année écoulée en termes de coopération internationale rappelle la nécessité de s’y prendre tôt. Mardi 12 janvier, la Grèce a été le premier Etat à soumettre l’idée d’un passeport vaccinal à la Commission européenne.Depuis décembre 2020, l’administration bruxelloise travaille, en lien avec l’OMS, à l’élaboration d’un certificat de vaccination électronique sécurisé à l’échelle du bloc, contenant la date de la vaccination et son fabricant. Athènes le relie explicitement à la question de la mobilité.
    Résoudre le problème « avant la saison estivale »
    (...)Cette initiative devrait rencontrer l’hostilité de la France, tandis que la Belgique, la Hongrie ou l’Espagne ont émis des signaux favorables. Dès les premières discussions sur le sujet, Paris a jugé nécessaire de rappeler que « la libre circulation des personnes ne devrait pas être conditionnée à un certificat ». Lundi 11 janvier, sur LCI, le ministre délégué chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, a écarté l’idée d’un « passeport vaccinal » pour relancer le transport aérien. Le monde du tourisme n’est pas davantage uni sur la question. Mardi, la présidente du Conseil mondial du voyage et du tourisme, Gloria Guevara, a jugé cette idée contre-productive, lui préférant la généralisation des tests à l’embarquement. Au rythme actuel de la vaccination dans le monde, la généralisation de tests rapides dans les aéroports semble le moyen le plus sûr de relancer l’industrie touristique à l’été. Et les compagnies aériennes ont déjà échoué à promouvoir une application unique qui centraliserait les résultats des tests Covid-19 des voyageurs : trois initiatives se font désormais concurrence.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#passeportvaccinal#vaccin#test#circulation#librecirculation#tourisme#economie#ue#france

  • Madagascar : l’archipel de Nosy Be attend désespérément le retour des touristes
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/12/madagascar-l-archipel-de-nosy-be-attend-desesperement-le-retour-des-touriste

    L’île malgache de Nosy Sakatia a rarement si bien mérité sa réputation de petit paradis de carte postale. Plus rien ne vient troubler la beauté de ses paysages et de ses fonds marins. Pas même les touristes qui, habituellement, affluent vers ce sanctuaire de tortues marines géantes situé à dix minutes en bateau de la célèbre Nosy Be, l’île principale d’un petit archipel au nord de Madagascar. Depuis l’irruption de la pandémie de Covid-19, en mars, ils ont déserté les lieux. « En vingt ans d’activité, on n’a jamais connu de saison comme cela », soupire Christine Marindaza, qui, avec son mari Richard – natif de l’île –, tient des bungalows sur la plage et un restaurant. « Pas de touristes internationaux depuis mars, seulement des résidents de Madagascar, malgaches ou expatriés… Ça ne représente rien sur un exercice et le pouvoir d’achat n’est pas le même non plus », Le 1er octobre, le gouvernement avait pourtant annoncé la reprise des vols internationaux pour amorcer un redémarrage de l’activité touristique sur Nosy Be. Le président Andry Rajoelina s’y était déjà rendu en personne, fin juillet, pour rassurer les opérateurs. Mais le 23 octobre, la deuxième vague de l’épidémie sévissant en Europe a poussé les autorités à interdire l’embarquement vers Madagascar dans une dizaine de pays. Parmi eux, la France et l’Italie, qui représentent près de 95 % des touristes se rendant habituellement sur l’archipel de Nosy Be. Toutes les réservations effectuées pour novembre et décembre ont été annulées d’un coup, laissant les entrepreneurs désemparés.Lors des crises politiques passées, en 2002 ou 2009, le tourisme local avait déjà connu des périodes de creux. « Mais les gens continuaient de venir parce qu’ils ne se sentaient pas concernés par ce qui se passait à Antananarivo. Cette fois, c’est international. C’est la première fois que je vois nos îles si désertes », témoigne Christine Marindaza. Comme tous les opérateurs touristiques, le couple a bénéficié d’un report de charges octroyé par le gouvernement, mais il survit essentiellement grâce à ses économies et au soutien financier d’amis de l’étranger. Sur Nosy Be, même les hôtels de luxe ont fermé en attendant la réouverture des frontières.

    #Covid-19#migrant#migration#madagascar#sante#economie#tourisme#luxe#frontiere#pandemie

  • Migrants in the crossfire of Thai Covid blame game - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/01/migrants-in-the-crossfire-of-thai-covid-blame-game

    Market vendors refuse to let them buy food. Some banks won’t allow them to enter their premises. Hotels and guest houses double-check that non-Thai speaking Asians who seek to check-in are not from neighboring Myanmar.It all began on December 17 when a 67-year-old Thai working in a shrimp market in Mahachai in Samut Sakhon province southwest of Bangkok tested positive for the Covid-19 virus.Tens of thousands of Myanmar migrants have worked for years in the market and nearby seafood-processing plants, often doing thankless jobs that most Thais are unwilling to do.It’s become clear by now that Covid-19 spread quickly through Mahachai’s cramped and congested living quarters, similar to the ghetto-like dwellings and dormitories where the disease has thrived among migrants in Singapore and Malaysia.
    As such, Myanmar migrants are now being blamed for what is being widely described as Thailand’s second viral wave, which is now creeping across the kingdom after months of reporting no community spread.
    From a stable low of just over 4,000 cases and 60 deaths until mid-December, Thailand had 10,547 cases and 67 deaths as of January 11, according to the Thailand Center for Covid-19 Situation Administration, a state body managing the pandemic.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#singapour#myanmar#malaisie#dortoir#marche#economie#travailleurmigrant

  • Bilanz-Betrug - Wirecard : Guttenberg wusste viele Details

    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/wirecard/wirecard-guttenberg-wusste-viele-details-li.131800

    L"ancien ministre de défense allemand travaillait comme lobbyiste pour la frauduleuse entreprise Wirecard.

    12.1.2021 von Michael Maier - Eine Email zeigt: Karl-Theodor von Guttenberg kannte viele Details über den Deal seiner Firma Spitzberg Partners mit Wirecard.

    Der ehemalige Verteidigungsminister Karl-Theodor zu Guttenberg vor der Sitzung des Wirecard-Untersuchungsausschusses des Bundestages im Dezember 2020.

    Der frühere Bundesverteidigungsminister Karl-Theodor zu Guttenberg wusste offenbar sehr genau Bescheid, wie der Deal zwischen seinem Beratungsunternehmen Spitzberg Partners und der Wirecard AG im Hinblick auf die Übernahme eines chinesischen Zahlungsdienstleisters aussehen sollte. In einer Email an die damaligen Wirecard-Manager Burkhard Ley und Georg von Waldenfels, die der Berliner Zeitung vorliegt, skizzierte Guttenberg im Juli 2019 die Struktur der Vergütung, die Spitzberg von Wirecard erhalten sollte. Guttenberg schreibt, es sollte eine „finder`s fee“ in der Höhe von „1,5 Prozent auf das Gesamtvolumen der Projekt Heron Transaktion“ geben. Bei dem Projekt ging es um die Beratung von Spitzberg für den Erwerb der chinesischen AllScore. Neben der feststehenden Vergütung wurde noch eine Variable vereinbart, die Guttenberg in der Email „Kicker“ nennt. Es handelt sich laut Guttenberg um „1,0 Prozent auf den Majority Purchase Price für die erfolgreiche Umsetzung von Wirecards geplantem historischen Markteintritt“, welche Guttenberg „für angemessen“ hielt. Guttenberg schreibt, er und der Spitzberg-Manager Ulf Gartzke freuten sich „sehr auf das geplante Gespräch“ im August, bei dem die „kompensationsbezogenen Punkte“ kommuniziert werden sollten.
    Empfehlungen

    Im Parlamentarischen Untersuchungsausschuss am 17. Dezember 2020 hatte Guttenberg auf die Frage der SPD-Abgeordneten Cansel Kiziltepe, wer die Verträge von Spitzberg mit Wirecard unterschrieben habe, geantwortet: „Die Verträge werden verhandelt und unterschrieben vom Managing Partner Dr. Gartzke.“ Er, Guttenberg, habe „ein gewisses Vertrauen in meine Mitarbeiter, dass sie das anständig machen“. Kiziltepe sagte der Berliner Zeitung zu den neuen Erkenntnissen: „Die uns vorliegenden Informationen zeigen, das Guttenberg sehr tief mit den Details der Verhandlungen befasst war. Er hat uns im Untersuchungsausschuss gerade so viel gesagt, dass es ihm nicht schadet. Er hat entgegen seiner Aussagen persönlich die Vertragskonditionen für die Beratung und Lobbyarbeit verhandelt.“

    Der Wirecard-Untersuchungsausschuss wird am Dienstag unter anderem mit der Anhörung des Zeugen Lars-Hendrik Röller fortgesetzt. Der Linke Abgeordnete Fabio De Masi sagte dieser Zeitung: „Die Aktenlage ist klar: die Payment-Lizenzen für Wirecard in China waren seit Ende 2018 Thema für die Bundesregierung. Anders als vom Kanzleramt dargestellt, hat Wirecard nicht zufällig zum deutsch-chinesischen Finanzdialog gepasst, weil Herr Guttenberg gerade zu Besuch bei der Bundeskanzlerin war. Der deutsch-chinesische Finanzdialog im Januar 2019 wurde vielmehr von Beginn an mit einem Schwerpunkt auf Wirecard geführt und dafür ein eigener Absatz in der Erklärung verankert. Dem Kanzleramt sollte ein Erfolg anlässlich der China-Reise der Kanzlerin serviert werden. Wirecard war ,Irgendwas’ mit Internet und FinTech. Die Bundeskanzlerin hat beim mächtigsten Mann Chinas für die kriminelle Bude Wirecard lobbyiert. Und dies, obwohl ihr das Kanzleramt aufgrund der Vorwürfe gegen Wirecard zuvor von einem Treffen mit dem damaligen Wirecard CEO Markus Braun abgeraten hatte.“

    De Masi weiter: „Das Bundeskanzleramt hat den Leihbeamten der Bundesbank, der von einem Treffen mit Dr. Markus Braun abgeraten hatte, zudem auf den Untersuchungsausschuss gezielt vorbereitet. Dieser berief sich bei einfachsten Fragen auf Erinnerungslücken. So konnte er nicht beantworten, ob er in weiteren Fällen von Treffen mit CEOs von DAX 30 Konzernen aus Termingründen abgeraten hat, obwohl er nicht den Terminkalender der Kanzlerin führte. All diese Widersprüche werden auch Herrn Röller einholen!“

    #Allemagne #Chine #crime #économie #politique #corruption

  • Why Gen Xers Are Way More Worried About Money Than Boomers
    https://www.forbes.com/sites/nextavenue/2021/01/04/why-gen-xers-are-way-more-worried-about-money-than-boomers

    Voilà pourquoi il faut défendre l’éducation gratuite et publique et nos systèmes de retraite, d’assurance maladie et les autres acquis du mouvement ouvrier. Aux #USA les mouvements populaires qui agissaient pour ces fondements d’une civilisation moderne furent détruites par des bandes armées du capital dans les années 1920 et 1930. Même les politiciens nazis allemands n’agissaient pas avec avec la même intensité contre les intérêts de la classe ouvrière comme leurs homologues étatsuniens.

    Debt

    Debt is especially oppressive for many Gen Xers, who are often saddled with mortgages, student loans and credit card interest. In Bank of America’s survey, while 55% of boomers said they felt in control of debt, only 35% of Gen Xers did.

    Catherine Collinson, CEO and president of the Transamerica Center for Retirement Studies, fears that the credit card debt may pose a threat to Generation X’s retirement security. In Transamerica’s survey, 45% of Gen Xers called paying off credit card debt a financial priority, vs. 35% of boomers who said so.

    And staggering college loans, for tuitions of both the Gen Xers and their kids, are “hampering their ability to save,” said Foss.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Columbia_(all%C3%A9gorie)

    #économie #état_de_providence #libéralisme #nazis #acqui_sociaux

  • Iran bans importation of Covid vaccines from the US and UK | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/jan/08/untrustworthy-covid-vaccines-from-us-and-uk-banned-by-iran
    https://i.guim.co.uk/img/media/59be73de9a959d44698ba37895baa486f08f4289/0_178_2500_1500/master/2500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Vaccines produced by the US and UK will be banned from entering Iran, its supreme leader has said, even though his country has suffered the worst virus outbreak in the Middle East.“Imports of US and British vaccines into the country are forbidden ... They’re completely untrustworthy,” Ayatollah Ali Khamenei said in a live televised speech. “It’s not unlikely they would want to contaminate other nations.“Given our experience with France’s HIV-tainted blood supplies, French vaccines aren’t trustworthy either,” he added, referring to France’s contaminated blood scandal of the 1980s and 1990s.
    Khamenei’s comments reflected the tense relations between Iran and the west, which have not abated in the waning days of Donald Trump’s presidency.In his speech, Khamenei mocked American democracy and human rights in the wake of the riot at Capitol Hill in Washington, and said Iran was in no hurry to negotiate with the incoming Biden administration. But he said if the US lifted sanctions, Iran would respond. He said the issue of compensation for sanctions could be pursued at a later date.

    #Covid-19#migrant#mmigration#iran#etatsunis#grandebretagne#vaccin#sante#importation#politique#economie#isolationnisme#occident

  • La science économique peut-elle survivre à la #crise actuelle ?
    https://laviedesidees.fr/La-science-economique-peut-elle-survivre-a-la-crise-actuelle.html

    À propos de : Pierre Dockès. Splendeurs et misère de la croissance, volume II, tomes 1 et 2, Classiques Garnier. Des « Trente Glorieuses » aux « Trente Piteuses », Pierre Dockès recense les travaux de centaines d’économistes. Face à la crise actuelle qui en démontre l’impuissance, l’ouvrage peut se lire comme une magistrale oraison funèbre de la science économique.

    #Économie
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210108_dockes.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210108_dockes.pdf

  • Le génie écologique
    https://laviedesidees.fr/Le-genie-ecologique.html

    À propos de : Harold Levrel, Les Compensations écologiques, La Découverte. La « compensation écologique » consiste à réparer les dégâts d’un projet d’aménagement par la reconstitution d’un écosystème de même valeur. La #nature vient au secours de la nature. Malheureusement, on ne parvient jamais reconstituer un écosystème à l’identique.

    #Économie #biodiversité #propriété #écologie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210107_calame.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210107_calame.docx

  • « La lenteur de la vaccination française est un symptôme de notre déclassement »
    Une tribune à lire absolument...
    Levy, Antoine
    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/la-lenteur-de-la-vaccination-francaise-est-un-symptome-de-notre-declassemen

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Le Royaume-Uni a déjà vacciné 1 million de personnes alors que la France au soir du 30 décembre n’en était qu’à 138, rappelle Antoine Levy. L’économiste et doctorant au MIT dresse une liste des différents dénis de notre administration qui expliquent ce retard ainsi que huit solutions potentielles pour le combler.

    Antoine Levy, normalien, diplômé d’HEC et de la Paris School of Economics, est économiste et doctorant au Massachusetts Institute of Technology, où il a reçu la Castle Krob Fellowship et la Kenan Sahin Presidential Fellowship.

    Au soir du 30 décembre, après 4 jours de vaccination, 138 personnes avaient reçu une dose d’immunisation contre le #Covid en France. En une dizaine de jours, les États-Unis ont vacciné près de 3 millions de personnes. Israël, dans le même temps, a administré la première dose du vaccin à 7.5% de sa population (l’équivalent de près de 5 millions de Français), dont près de 30% des plus de soixante ans, les plus fragiles, ce qui lui permet d’entrevoir la fin de l’épidémie pour le début du mois de février.

    Le Royaume-Uni, un pays comparable au notre en population, a déjà vacciné près d’un million de personnes. L’Allemagne, handicapée par la même lenteur d’approbation du vaccin que la France (celle de l’Agence Européenne du Médicament et de sa coupable négligence) et armée de doses attribuées de manière symétrique, a commencé sa campagne le même jour : elle a vacciné, en trois jours, près de 80 000 citoyens, à un rythme qui s’accélère chaque jour.

    L’ampleur surréaliste de l’échec français interroge ; elle ne devrait pourtant pas surprendre. La lenteur de la campagne de vaccination française, n’est que la suite logique de notre gestion des masques, des tests, du traçage, de l’isolation. C’est le symptôme d’un déclassement et d’un appauvrissement organisationnel et technologique effarant.

    C’est aussi le produit de l’arrogance d’un État imbu de lui-même et imperméable à la critique, de la suffisance d’une administration et d’une classe politique auto-satisfaites, boursouflées, et incapables de la dose d’humilité nécessaire pour faire machine arrière et s’inspirer simplement de ce qui fonctionne ailleurs. C’est en somme la révélation de la disparition totale de notre state capacity , la faculté de l’action publique à agir efficacement tout en préservant les libertés, la simple capacité d’accomplir quelque chose en commun. Cinq raisons s’imposent, d’évidence, pour expliquer cet échec, cinq dénis de réalité.

    Le premier des dénis, c’est celui du primat absolu de la logistique. « L’intendance suivra », aime-t-on à répéter en France depuis le Général, et l’on semble fier d’y confier son ignorance de ces questions bassement matérielles. Voilà que, comme un symbole, l’on entend le présumé grand ordonnateur de la stratégie vaccinale française, Alain Fischer, se gausser à la télévision en avouant, sans y voir la moindre contradiction avec son rôle, qu’il « ne connaît pas grand-chose à la logistique », comme s’il s’agissait là d’un domaine bien trop vulgaire pour un homme de sa trempe.

    Il faut voir dans ce mépris de l’organisation concrète l’origine de l’échec français dans l’approvisionnement en masques, qui n’a fonctionné que dès qu’il a été confié aux acheteurs de la grande distribution, dont c’est le métier ; ou dans la réquisition des laboratoires vétérinaires, dont on n’a pas su dès février inventorier la capacité en tests. La gestion publique de la Santé n’est pas organisée pour peser et arbitrer des contraintes de ressources en temps réel.

    Dans l’une des économies les plus administrées et socialisées du monde développé, où l’on aime à multiplier les commissariats au Plan et autres conventions citoyennes, on demeure parfaitement incapable de dépasser les incantations, et, si l’on sait bien y théoriser l’économie de guerre, on semble n’avoir aucune idée de comment en impulser la pratique.

    Le second déni, c’est celui des fautes par omission. À force de vouloir à tout prix éviter de commettre des erreurs spécifiques qui risqueraient de la mettre face à leurs responsabilités pénales (le syndrome du « sang contaminé »), l’administration et le gouvernement ont fait le choix délétère d’une inaction facile, mais non moins hautement coupable. Ne pas agir, et surtout ne pas agir à temps, c’est condamner à mort (du Covid, mais aussi d’autres pathologies non détectées par des hôpitaux encombrés) des dizaines de milliers de français supplémentaires, tout en se lavant les mains de la moindre culpabilité, puisque l’on n’a rien fait.

    Il est évidemment confortable de se rassurer en se convaincant que personne n’est mort des effets secondaires d’un vaccin que l’on n’a pas distribué, sans se rendre compte que cette non-assistance à un pays en danger est elle-même responsable de milliers de morts et de pathologies graves qui s’accumulent chaque jour.

    Le troisième déni, c’est celui des proportions. Quand il s’agit d’assigner des mois durant un pays à résidence, le « quoi qu’il en coûte » s’imposerait, et l’on n’aurait que faire des libertés publiques - mais l’on s’en préoccupe soudain de façon obsessionnelle pour refuser l’obligation vaccinale, pourtant la norme pour onze autres inoculations. Dans un plan de relance qui se chiffre en centaines de milliards d’euros, nul n’a jugé utile de dédier des investissements aussi immenses qu’indispensables à ce que des le mois de mars, l’on savait être la seule solution durable à la pandémie : le déploiement d’un vaccin aussi vite et efficacement qu’il est humainement possible sur l’ensemble du territoire.

    Si le vaccin ne permettait que d’en finir une journée plus tôt avec les confinements à répétition, il serait un investissement au rendement social chiffrable en milliards d’euros, mais après avoir dépensé sans compter pour financer chômage partiel et prêts garantis, on semble réticent a investir ne serait-ce que quelques centaines de millions dans le financement de l’infrastructure logistique indispensable à l’immunisation collective - congélateurs, centres de vaccination, transport réfrigéré, collecte informatisée des données.

    Cette absence totale de sens des proportions, ce refus de l’arbitrage coûts-bénéfices, c’est aussi la conséquence logique d’une inculture quantitative grandissante, dont témoignent les résultats du pays en mathématiques dans les enquêtes internationales, et qui se retrouve au plus haut niveau de l’État.

    Le quatrième déni, c’est celui de la responsabilité, qui a désormais laissé place à une omniprésente culture de l’excuse. Le Covid, c’était d’abord la faute des pangolins et des marchés en plein air. Puis ce fut celle la Chine, avant d’être celle du capitalisme. C’est la faute de la mondialisation, celle de Bruxelles, celle des Français eux-mêmes, querelleurs et indisciplinés… cette fois, plus d’excuse. Cet échec, il est celui de l’État, de notre État.

    Huit mesures simples à mettre en oeuvre

    Assumons-le pleinement, il n’y a plus d’arbre derrière lequel cacher la forêt de notre incompétence administrative, technique, industrielle, scientifique. La France est le seul parmi les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, Royaume-Uni - sans compter l’Allemagne) à ne pas avoir développé son propre vaccin. Elle n’a pas su organiser un système de quarantaine centralisée, pas su se procurer à temps masques et tests pendant la première vague. Elle se place aujourd’hui en dernière position dans le déploiement des vaccins, parmi les pays ayant débuté leur campagne. Comment esquiver, cette fois encore, nos responsabilités ?

    Le dernier déni, le plus grave, c’est celui du réel. Le gouvernement, fasciné par la pédagogie, passionné par la communication, semble avoir oublié, tout à sa performativité obsessionnelle, que face à une crise véritable et non pas fantasmée, seule l’action sauve. Il faut, nous dit avec solennité le Ministre de la Sante, se battre contre la désinformation - et si on se préoccupait plutôt, d’abord, de se battre contre le Covid ? Le gouvernement semble tourner à vide dans une logorrhée sans adversaire clairement identifié.

    Les fameux « modèles » épidémiologiques, jamais mis à disposition du public, de l’institut Pasteur, qui motivent les confinements et re-confinements successifs, sont un exemple parmi d’autres de ces mantras discursifs. L’obsession maladive du discours poli et sans aspérités, pour ne jamais déplaire, au détriment de la sobre confrontation aux choix que le réel impose dans toute sa difficulté, est le plus grave de nos oublis.

    Mais alors, que faire ? Voici huit mesures simples, sans aucune originalité, inspirées simplement de ce qui se pratique dans les pays qui ont su efficacement vacciner leur population.

    1. Affirmer le principe de « La première dose avant tout ». Les résultats des essais cliniques de tous les vaccins jusqu’ici mis sur le marché semblent confirmer que l’essentiel de l’immunité vaccinale est acquise après la première dose. Le rapport coûts-bénéfices est clair : il faut vacciner un maximum de citoyens avec une première dose, même si l’on n’est pas absolument certain de pouvoir leur administrer la seconde dans le délai initialement prévu.

     » LIRE AUSSI - « Communication de crise et crise de la communication : trop de com’ tue la com’ ! »

    Cette stratégie est d’ores et déjà celle du Canada et du Royaume-Uni, qui ont su avec agilité changer de braquet devant les données cliniques. Deux fois plus d’individus vaccinés avec une seule dose est infiniment préférable, du point de vue de la réduction de la mortalité et des pathologies graves, que de laisser des doses inutilisées par souci absurde de perfectionnisme sans justification scientifique.

    2. Rendre immédiatement la vaccination obligatoire pour les publics fragiles. La vaccination doit être rendue obligatoire pour les plus de 80 ans, et en particulier au sein des EHPAD, comme elle l’est déjà pour bien des maladies au sein des crèches et des écoles, puisque les non-vaccinés exercent dans ces lieux de rassemblement et de contamination une externalité négative. Le pays entier, au nom de la fameuse « nation d’individus solidaires », a accepté de mettre pendant un an sa vie en suspens pour sauver la vie des seniors, qui représentent l’essentiel des décès et des cas graves, en attendant l’arrivée d’un vaccin. Il est maintenant indispensable que les personnes âgées se mettent, elles aussi, au service du bien commun, et rendent au reste du pays la pareille.

    3. Simplifier radicalement la trajectoire vaccinale. Il faut sans attendre en finir avec l’obligation de consultation pré-vaccinale et le consentement écrit, deux absurdités technocratiques sans aucune justification scientifique ou médicale autre que de ralentir et d’encombrer les cabinets des généralistes, et qui ne font que céder un terrain précieux aux anti-vaccins. La remontée des données doit être transparente, intervenir en temps réel, et permettre a minima un suivi journalier de la progression de l’immunité collective.

    4. Mettre en place un principe de heap priority queue en fonction de la date de naissance et du numéro de sécurité sociale. En cas de refus par un citoyen de recevoir le vaccin, la queue de priorité nationale passe au suivant. Si un individu initialement prioritaire change d’avis après un premier refus, il peut reprendre sa place initialement attribuée dans l’ordre de priorité ; mais grâce à cette méthode, les refus de vaccination ne deviennent que très tardivement un facteur limitant de la vitesse de vaccination dans la population, puisqu’un individu disposé à prendre le vaccin peut se substituer à tous ceux qui l’ont refusé avant lui.

    Reconnaître l’ensemble des vaccins permettra plus d’efficacité

    5. Mobiliser l’ensemble des personnels productifs capables de vacciner. Confier un monopole de la vaccination aux médecins généralistes, c’est rendre impossible l’immunisation rapide de la population, du simple fait de la contrainte de ressources et de nombre : il faudrait pour vacciner la moitié du pays avant juin trois à cinq fois plus de médecins qu’il n’en existe. Pharmaciens, infirmiers, aides-soignants, étudiants en médecine, hôpitaux, cliniques vétérinaires, laboratoires d’analyse, armée, doivent pouvoir administrer des doses dès aujourd’hui. Si les vaccinateurs venaient à manquer, il faut d’ores et déjà lancer une formation éclair des personnels administratifs, et attribuer des primes financières aux soignants et vaccinateurs qui excèdent leurs objectifs.

    6. Permettre la reconnaissance mutuelle de l’ensemble des vaccins. Tout vaccin approuvé dans l’un des pays aux standards similaires à ceux de l’Agence Européenne du Médicament peut être approuvé et utilisé immédiatement en urgence en France. En particulier, les vaccins Astra Zeneca et Moderna, déjà approuvés dans plusieurs pays dont le Royaume-Uni, doivent pouvoir être immédiatement déployés sur le territoire français. Le rapport bénéfices-risque est, là encore, bien trop grand pour laisser la lenteur administrative des autorisations de mise sur le marché coûter leur vie à des dizaines de milliers d’Européens.

    7. Lancer des human challenge trials pour tout nouveau vaccin. Le vaccin Moderna existe depuis le mois de janvier. S’il avait été inoculé à cette époque, en même temps que le Covid lui-même, à des patients volontaires, jeunes et à faible risque de développer une pathologie grave, son efficacité aurait été démontrée dès le mois d’avril, et son déploiement aurait pu avoir lieu au printemps et à l’été, sauvant plusieurs centaines de milliers de vie en Europe. Ces volontaires existent, par dizaines de milliers. La France doit approuver le principe des human challenge trials pour tout nouveau vaccin après examen préliminaire de sa fiabilité.

    8. Instaurer une clause de revoyure. Il est essentiel, cette fois et contrairement à toutes les mesures précédentes, d’anticiper d’éventuels échecs. Le gouvernement doit prévoir, non seulement un horizon auquel il aura vacciné un certain pourcentage de la population ; mais il doit aussi définir dès aujourd’hui, en cas d’objectif non atteint, quels paramètres de la stratégie vaccinale devront être modifiés pour en permettre le succès.

     » LIRE AUSSI - « Passeport vert », obligation de se faire vacciner : la liberté en danger

    De telles stratégies contingentes sont la norme en termes de planification militaire ou de gestion de désastres naturels. Par exemple, si l’objectif de 20% de la population vaccinée avant le mois de mars n’est pas atteint, couper les aides publiques à ceux qui refusent d’être vaccinés pourrait être envisagé et annoncé dès aujourd’hui.

    Une prise de conscience est indispensable. Elle devrait peut-être commencer par un mea culpa. Mais elle doit se poursuivre par une remise en cause radicale et immédiate des choix faits jusqu’ici, qui impose de revenir sur des dogmes auto-imposés comme autant de boulets aux pieds du pays, comme celui de s’interdire de rendre la vaccination obligatoire, ou de passer obligatoirement par les médecins généralistes.

    Elle requiert un renversement total des priorités du gouvernement, qui semble s’endormir dans une lente léthargie au gré de confinements successifs imposés à une population au bord de l’explosion sociale et politique, et elle impose la réquisition de l’ensemble des forces vives du pays pour accélérer le processus de #vaccination.

    • « notre déclassement » me semble en référence à ceci :

      La France est le seul parmi les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, Royaume-Uni - sans compter l’Allemagne) à ne pas avoir développé son propre vaccin. Elle n’a pas su organiser un système de quarantaine centralisée, pas su se procurer à temps masques et tests pendant la première vague. Elle se place aujourd’hui en dernière position dans le déploiement des vaccins, parmi les pays ayant débuté leur campagne.

      Je m’interroge plutot sur cette proposition très macron-compatible :

      De telles stratégies contingentes sont la norme en termes de planification militaire ou de gestion de désastres naturels. Par exemple, si l’objectif de 20% de la population vaccinée avant le mois de mars n’est pas atteint, couper les aides publiques à ceux qui refusent d’être vaccinés pourrait être envisagé et annoncé dès aujourd’hui.

      Illes le feront probablement dans qq temps sans prévenir à l’avance pour évité les remous.

    • La France est le seul parmi les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, Royaume-Uni - sans compter l’Allemagne) à ne pas avoir développé son propre vaccin

      un gars de Pasteur disait l’autre jour sur la radio exactement le contraire : Pasteur développe un vaccin - déjà en phase II ou III je sais plus - sur base (plateforme) classique du vaccin contre la rougeole, adapté pour la covid, qui stimule la fabrication d’anticorps spécifiques qui reconnaissent le même bout de spike que les vaccins Moderna ou BioNTech ; l’avantage du choix de la plateforme « rougeole » de Pasteur, c’est que c’est moins cher et plus facile à conserver - pas besoin de frigo à -80°C

    • Penser ça en terme de déclassement est à mon avis erroné. Il s’agit plus d’une tradition bien française, en tout cas peut-être plus prégnante qu’ailleurs, du côté de nos bourgeois, qui vivent entre eux et sont tous issus du même moule, de mépriser l’intendance et tous les aspects pratiques, tout cela se révélant de façon flagrante en cas de crise. Cela se termine en énorme décalage entre les grands discours présidentiels et la réalité sur le terrain. Le patronat français fait aussi partie du problème, ne l’oublions pas. Le MEDEF a poussé à en faire le moins possible pour « ne pas perturber l’économie ». Dans ma boîte il y a toujours des réunions physiques régulièrement, il y a même eu un repas de Noël, avec des salariés volontaires, comme s’il n’y avait aucun souci. C’est comme ça qu’on se retrouve être un des pires pays dans la gestion de cette pandémie.

  • En France, la lenteur de la vaccination met en danger la reprise économique
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/05/en-france-la-lenteur-de-la-vaccination-met-en-danger-la-reprise-economique_6

    [...] « Un rebond du PIB [produit intérieur brut] de 6 % en 2021 comme le prédit Bercy devient maintenant héroïque », s’alarme Patrick Artus, chef économiste au sein de la banque Natixis. A l’entendre, le pays pourrait s’engourdir dans une croissance molle de l’ordre de 2 % à 3 % cette année en étant bien incapable de compenser une récession proche de 10 % en 2020. « Trois points de PIB c’est 1 million d’emplois et sans doute des milliers de morts. On stocke des doses de vaccin dans des frigos mais on ne s’en sert pas. C’est criminel ! », s’emporte l’économiste.

    [...]

    Si le mot de « confinement » n’est pas encore prononcé, « on y vient », pense Patrick Artus. Au total, avec le confinement ou même le maintien du couvre-feu, près de 10 % du PIB reste de facto paralysé par le Covid-19. Pis, M. Artus n’exclut déjà plus dans ses calculs un quatrième, voire un cinquième confinement, si le pays ne parvient pas à atteindre l’immunité collective d’ici à la fin du premier semestre en vaccinant au moins 26 millions de Français. L’objectif du gouvernement est de vacciner 14 millions de personnes parmi les plus vulnérables d’ici à juin.

    « Une semaine de retard à atteindre l’immunité collective, et donc la reprise d’un fonctionnement normal de l’activité, c’est 4 milliards à 5 milliards d’euros de PIB perdus et près de 2 milliards de manque à gagner de recette fiscale pour l’Etat. Il ne faut pas hésiter à mettre tous les moyens dans la campagne de vaccination », calcule un proche du gouvernement incapable de masquer sa stupéfaction face à la lenteur des vaccinations.

    Le temps presse : une campagne trop poussive décalerait non seulement la reprise mais pourrait aussi provoquer des effets dits d’« hystérèse », soulignent les économistes. L’aggravation du chômage, l’endettement massif des entreprises, les doutes persistants des ménages et du patronat sur l’avenir handicaperaient l’#économie sur le long terme.

    Les nuages noirs s’accumulent

    Le pessimisme des conjoncturistes est lié, en grande partie, au sentiment que l’#Etat néglige une partie cruciale de la campagne de vaccination qu’est l’organisation #logistique. Alain Fischer, le « M. Vaccin » du gouvernement n’a-t-il pas confié à la chaîne LCI le 30 décembre 2020 que cette question était « secondaire » ?
    « S’il y a effectivement un désastre dans la campagne de vaccination on entrerait dans un nouveau monde. Mais il est encore tôt pour l’envisager », relativise Mathieu Plane, directeur adjoint du département des analyses et prévisions de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

    Si ce dernier reconnaît que les nuages noirs s’accumulent, l’analyste refuse, pour l’heure, de remettre en question sa prévision de croissance (7 % cette année). « Le yoyo de l’économie ne cessera que lorsqu’on aura repris le contrôle de l’épidémie. Pour le moment le calendrier qu’on a est celui du gouvernement », souligne-t-il.
    Au ministère de l’économie, où l’on envisage déjà des mesures de soutien complémentaires pour les secteurs les plus sinistrés par le Covid-19, la nervosité est palpable. Mais on conserve, aussi, foi en l’avenir. « La stratégie vaccinale est critiquée et elle est sans doute critiquable, mais pour le moment il n’y a pas d’inquiétude sur la reprise », assure un proche du ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

    Le gouvernement sur la défensive
    « C’est la fable du Lièvre et de la Tortue. Si à la fin la Tortue perd la course, on pourra nous blâmer mais pour le moment notre objectif est le même qu’ailleurs en visant la fin de la pandémie en juin », appuie également le député (La République en marche) de la Vienne Sacha Houlié [De la Fontaine Croupie], estimant que si le Royaume-Uni vaccine plus vite c’est que le niveau de contaminations y est plus massif.

    Faux procès ? Réelles inquiétudes ? Après le fiasco des masques et le raté des tests, la polémique naissante place d’ores et déjà le gouvernement sur la défensive en mettant en péril la crédibilité de l’Etat. « Dans un pays suradministré comme la France qui adore la planification, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas d’explication claire sur ce qu’on appelle pompeusement la stratégie vaccinale », critique notamment Eric Woerth, député (Les Républicains) de l’Oise. « L’inquiétude en réalité est plus politique qu’économique. Il y avait une chose à ne pas rater et ils se sont plantés », se désespère une source proche de l’exécutif.

    #covid-19 #vaccination

  • Tourisme, événementiel, transports… Le blues du voyage d’affaires amplifié par la crise due au Covid-19
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/04/tourisme-evenementiel-transports-le-blues-du-voyage-d-affaires-amplifie-par-

    Alors que les voyageurs d’affaires restent confinés devant leur écran, hôteliers et restaurateurs se désolent. Car la désertion des visiteurs venus pour affaires, visiter un salon ou rencontrer leurs partenaires professionnels les prive de la partie la plus lucrative de leur clientèle. Bénéficiant des notes de frais, un voyageur d’affaires dépense deux à quatre fois plus qu’un touriste classique, s’accordent à dire les acteurs de la filière. Dans toute la France, la tenue de quelque 380 000 séminaires et autres événements professionnels en 2018 avait permis aux acteurs de cet écosystème de bénéficier de 32 milliards d’euros de retombées, estime le cabinet d’audit EY. « En 2020, 80 % des événements ont été annulés ou reportés », évalue Frédéric Pitrou, le directeur général de l’Union française des métiers de l’événement
    Des retombées qui devraient être très inférieures cette année. « La baisse de l’activité en 2020, constatée par les entreprises clientes de l’industrie du voyage d’affaires, est estimée entre 60 % et 70 % », indique Michel Dieleman, président de l’Association française du Travel Management (AFTM). Si, en juin 2020, les professionnels se raccrochaient encore à l’idée d’une reprise à la rentrée, les restrictions aux frontières et les limitations de rassemblement, imposées par les pouvoirs publics, ont vite douché leurs espoirs. Le groupe Radisson Hotels avait rouvert l’ensemble de ses hôtels en juin, sauf à Paris. Mais son directeur régional pour l’Europe de l’Ouest, Sébastien de Courtivron, a vite déchanté. « La clientèle affaires revenait petit à petit, surtout des nationaux, se remémore-t-il. Puis les rassemblements ont été restreints, les grands-messes des laboratoires annulées. Enfin, il y a eu le reconfinement. » Sur l’année 2020, le chiffre d’affaires a été divisé par trois ou quatre, se désole le directeur, sachant que les hôtels 4-étoiles et 5-étoiles vivent essentiellement de la clientèle affaires.Dans l’événementiel, le placement en procédure de sauvegarde du groupe Comexposium, leader français du secteur et troisième organisateur mondial de salons, fin septembre 2020, a donné l’alerte. Directeur général de l’Union française des métiers de l’événement (Unimev), Frédéric Pitrou évalue à 33 milliards d’euros les pertes sur l’ensemble de la filière, sur un total qu’il estime à 39 milliards. « Sur l’année 2020, 80 % des événements ont été annulés ou reportés. » Traiteurs, organisateurs de team building, lieux d’accueil…
    La disparition des voyageurs d’affaires, prêts à payer davantage pour plus de flexibilité et de confort, grève aussi la trésorerie des transporteurs. Alors que les trajets professionnels représentent habituellement un quart du trafic ferroviaire français, selon Eurostat, la SNCF estime à « – 70 % » la chute de la clientèle affaires en novembre 2020 par rapport au même mois de 2019.
    Sur le TGV comme dans l’aérien, la rentabilité du modèle économique repose largement sur cette clientèle. « Tout a été fait pour que la création de marges se concentre sur une minorité de personnes, explique Didier Bréchemier, associé au cabinet Roland Berger et spécialiste du transport aérien. Les 20 % de voyageurs d’affaires peuvent représenter jusqu’à 80 % de la marge des grandes compagnies aériennes.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#voyageaffaire#economie#circulation#deplacement

  • Des « corridors verts » entre pays pour éviter la quarantaine des voyageurs d’affaires
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/04/des-corridors-verts-entre-pays-pour-eviter-la-quarantaine-des-voyageurs-d-af

    Dans le grand bazar des restrictions aux frontières, des pays tentent de faire place nette pour accueillir leurs partenaires privilégiés. Le 23 octobre, l’Allemagne et Singapour ont ainsi annoncé la mise en place d’un « corridor vert » autorisant les voyages d’affaires entre les deux pays. Ils permettent, sous conditions sanitaires strictes (tests) et harmonisées, d’éviter la quarantaine aux voyageurs.En Europe, cette « green lane » représente actuellement la seule porte d’entrée vers la seconde place financière d’Asie. Si Singapour a déjà conclu des accords de ce type avec la Corée ou la Malaisie, l’Allemagne est le premier pays européen à bénéficier de cette régulation. Face à la deuxième vague du Covid-19 en Europe, la cité-Etat asiatique a barricadé ses frontières : comme en Chine ou au Qatar, les voyageurs européens sont devenus persona non grata, même pour le business.
    Alors que la sortie de crise s’annonce très progressive, quelques pays testent la mise en place de « couloirs sanitaires », offrant des garanties suffisantes pour ne pas faire entrer le virus sur le territoire. Les pays baltes ont soufflé la première « bulle de voyage » européenne, ouvrant dès le 15 mai 2020 leurs frontières internes.Cet automne, un parterre de pays ouest-européens (l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas) ont réfléchi afin de mettre au point un protocole sanitaire commun pour faciliter les déplacements au sein de l’Union européenne. Une tentative vite balayée par le déferlement de la deuxième vague sur le Vieux Continent. Tous les acteurs du « mobility management » l’affirment : les restrictions aux frontières sont le principal frein au redémarrage des voyages d’affaires. Dans un sondage mené par la Global Business Travel Association (GBTA) en octobre, 43 % des acheteurs voyages citent les mesures de quarantaine comme premier frein à la reprise de l’activité.Des restrictions qui risquent de perdurer. Si les tests rapides (antigéniques) sont en train d’être déployés au niveau des aéroports européens, la plupart des destinations ne les considèrent pas assez fiables pour prouver que le voyageur n’est pas atteint par le Covid-19. Afin d’harmoniser les consignes sanitaires pour faciliter les déplacements, un « code couleur » a été mis en place au niveau européen selon la situation épidémiologique des pays. Mais les consignes demeurent indicatives. Les règles continuent à différer au jour le jour, selon les destinations.
    « On aura du mal à avoir une homogénéisation des règles, car les restrictions aux frontières ne reposent pas que sur des enjeux sanitaires, souligne Didier Bréchemier, associé du cabinet Roland Berger. Elles sont aussi des choix politiques et économiques. » Très dépendante du tourisme, la France a ainsi décidé d’ouvrir grand ses frontières cet été, tandis que la Chine a maintenu de sévères restrictions. Dans une Europe en rouge, les corridors verts offrent une première porte de sortie. D’autres accords sont en discussion. Au demeurant, les bons résultats affichés par les parties prenantes sur le plan sanitaire semblent loin d’être le seul critère pris en compte. Selon le quotidien britannique The Independant, le prochain pays européen qui devrait bénéficier de la « green lane » vers Singapour serait le Royaume-Uni. Un accord-cadre a été signé également avec la France le 16 décembre 2020 pour travailler à l’installation d’un tel corridor.

    #Covid-19#migrant1migration#france#europe#chine#corridorsanitaire#protocolesanitaire#sante#bussiness#economie#frontiere

  • Fleeing lockdown, Americans are flock to Mexico City - where the coronavirus is surging - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/02/world/americas/virus-mexico-visitors.html

    At first, life in lockdown was OK, between working from home, exercising with his roommate, and devouring everything on Netflix.But as the coronavirus pandemic wore endlessly on, Rob George began to find the confinement in his West Hollywood home unbearable.“There were weeks where I just wouldn’t leave my house, just working all day — my mental health was definitely suffering,” said Mr. George, 31, who manages business operations for a technology start-up. So when a Mexican friend said he was traveling to Mexico City in November, Mr. George decided to tag along. Now, he’s calling the Mexican capital home — part of an increasing number of foreigners, mainly Americans, who are heading to Mexico, for a short trip or a longer stay to escape restrictions at home.They are drawn partly by the prospect of bringing a little normalcy to their lives in a place where coronavirus restrictions have been more relaxed than at home, even as cases of Covid-19 shatter records. Some of them are staying, at least for a while, and taking advantage of the six-month tourist visa Americans are granted on arrival.
    But while coming to this country may be a relief for many foreigners, particularly those fleeing colder weather, some Mexicans find the move irresponsible amid a pandemic, especially as the virus overwhelms Mexico City and its hospitals. Others say the problem lies with Mexican authorities, who waited too long to enact strict lockdown measures, making places like Mexico City enticing to outsiders.“If it was less attractive, fewer people would come,” said Xavier Tello, a Mexico City health policy analyst. “But what we’re creating is a vicious cycle, where we’re receiving more people, who are potentially infectious or infected from elsewhere, and they keep mixing with people that are potentially infectious or infected here in Mexico City.”In November, more than half a million Americans came to Mexico — of those, almost 50,000 arrived at Mexico City’s airport, according to official figures, less than half the number of U.S. visitors who arrived in November last year, but a surge from the paltry 4,000 that came in April, when much of Mexico was shut down. Since then, numbers have ticked up steadily: between June and August, U.S. visitors more than doubled.
    It’s unclear how many are tourists and how many are relocating, at least temporarily. Some may be Mexicans who also have American passports, and are visiting family. But walking the streets of Mexico City’s trendier neighborhoods these days, it can sometimes seem like English has become the official language.“A lot of people are either coming down here and visiting to test it out, or have just full-on relocated,” said Cara Araneta, a former New Yorker who has lived on and off in Mexico City for two years, and came back to the capital in June. The surge, however, comes as Mexico City enters a critical phase of the pandemic; hospitals are so stretched that many sick people are staying home as their relatives struggle to buy them oxygen. The U.S. Centers for Disease Control and Prevention advised Americans to avoid all travel to Mexico.
    The capital’s health care system “is basically overwhelmed,” said Mr. Tello, via WhatsApp message. “The worst is yet to come.”In mid-December, authorities escalated Mexico City’s alert system to the highest level — red — which requires an immediate shutdown of all but essential businesses. But the lockdown came weeks after numbers became critical, even by the government’s own figures, leaving stores thronged with Christmas shoppers and restaurants filled with diners.With its leafy streets and quaint cafes, the upscale Mexico City neighborhoods of Roma and Condesa have attracted expatriates escaping sky-high rents in New York or Los Angeles for years. But with an increasing number of young people now working from home, the so-called axis of cool has become even more attractive, even as Mexico City residents confront a public health crisis.
    As in much of the world, the most affluent are often the least affected. In Roma Norte, the contrast has been vivid: On one corner recently, working-class Mexicans lined up to buy oxygen tanks for their relatives, while just blocks away well-off young people queued up for croissants.Mexico City is hardly the only Mexican destination seeing a surge of foreign visitors, particularly Americans, who — with the pandemic raging in the United States — are barred from traveling to many countries. While some Latin American nations have at times shut their borders completely, Mexico has imposed few restrictions: Mexico was the third most visited country in 2020, up from seventh last year, according to the Mexican government, citing preliminary statistics from the World Tourism Organization.
    Much of this travel has been concentrated in the country’s popular beach resorts where coronavirus restrictions can be even more relaxed. Los Cabos had nearly 100,000 Americans arrive in November, while Cancun had 236,000 U.S. visitors, only 18 percent fewer than in 2019. The nearby resort town of Tulum made headlines for hosting an art and music festival in November that saw hundreds of revelers dancing maskless inside underground caves.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#etatsunis#sante#systemesante#tourisme#economie#restrictionsanitaire

  • What coronavirus? Bangkok luxury hotels push new openings despite lack of foreign tourists | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/economics/article/3116143/what-coronavirus-bangkok-luxury-hotels-push-new-openings

    The Capella Bangkok opened in October and has the highest rack rates in the capital, starting at 17,500 baht (US$579) before tax. Photo: Capella Bangkok The Capella Bangkok opened in October and has the highest rack rates in the capital, starting at 17,500 baht (US$579) before tax.
    Pandemic-related travel restrictions have plunged Thailand’s tourism
    industry into crisis – but the doom and gloom has not stopped new hotel openings in Bangkok, particularly at the high end of the market. There were at least a dozen high-profile hotel openings in 2020, with one recently rebranded property offering club rooms for as little as 1,222 baht (US$40) the week before Christmas. Others like Capella Bangkok – which opened in October and has the highest rack rates in the capital, starting at 17,500 baht (US$579) before tax – are bullish about their appeal. At least one hotel slated for launch last year, the business-oriented Solaria Nishitetsu, decided to postpone its public opening and is instead offering packages for alternative state quarantine (ASQ) travellers undergoing their 14-day isolation periods.Paying for ASQ is a requirement for all foreigners coming into Thailand. Some travellers enter on the government’s Special Tourist Visa, but take-up of the programme has not been strong: Thailand counted just 3,065 tourist arrivals in November versus the 3.5 million that arrived in the same month in 2019, before the coronavirus swept across the world.
    In a report, the Kasikorn Bank Research Centre projects an annual total of 4.5 million to 7 million arrivals for this year, depending on factors including a successful Covid-19 vaccination programme and continued political and social stability in Thailand – a sharp fall from the 39.8 million arrivals in 2019, and down from 6.9 million last year.

    #Covid-19#migration#migrant#thailande#tourisme#luxe#elite#sante#visa#economie

  • La Grande Transformation (XII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-XII

    Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
    La Grande Transformation
    (à suivre)

    L’argent est bien une ruse de l’esprit puisque la vie sociale a bien lieu, mais c’est une vie sociale dont les hommes sont absents — dans le sens où l’on dit de quelqu’un qu’il est absent de ce qu’il fait. Ils en ont perdu et l’intelligence et l’esprit. Seul le don et ce qu’il signifie comme détachement pourrait leur en apporter l’intelligence. Le don est l’acte par lequel nous nous détachons de l’apparence, de l’objet plein de promesse, pour retrouver l’idée. L’argent nous dépossède de la pensée de l’autre. Il est notre pouvoir d’achat, notre pouvoir d’entrer en communication avec l’absence — avec l’autre absent. Pour retrouver le don et la pensée non aliénée, nous sommes amenés à passer par l’argent, par l’absence de l’autre ; à passer par la pensée sous sa forme aliénée, ce qui nous amène à nous trouver en pleine confusion.

    Il faut sans doute remonter à l’origine de l’argent, quand l’argent vient remplacer les taureaux, les cochons, les vases, les trépieds ou tout autre objet de valeur comme certains coquillages, les cauris, par exemple. L’idée de l’échange paraît y gagner en universalité, en fait, il n’en est rien, c’est seulement une classe sociale qui, s’étant constituée comme entité sociale avec la formation de l’État, voit son pouvoir augmenter en puissance et s’étendre dans toutes les directions. (...)

    #échange #argent #aliénation #économie #État #Karl_Polanyi #Malinowski #don