• La Grande-Bretagne veut taxer les géants du web Ingrid Vergara - 30 Octobre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/10/30/32001-20181030ARTFIG00131-la-grande-bretagne-veut-taxer-les-geants-du-web.p

    Dans son projet de budget, le gouvernement prévoit une imposition de 2% sur le chiffre d’affaires réalisé par les grandes plateformes sur le sol britannique. Mais, les patrons d’entreprises numériques européennes comme Spotify, Booking.com ou Zalando expriment leur « grave préoccupation » sur le projet de taxe européenne.

    L’Union européenne en parle depuis des années sans arriver à s’accorder... C’est finalement la Grande-Bretagne qui pourrait être la première à le faire ! Dans son projet de budget 2019-2020, le dernier avant la sortie de l’Union européenne présenté lundi à la Chambre des Communes, le gouvernement britannique annonce la création d’une taxe qui vise sans les nommer les grands acteurs de l’Internet. Concrètement, il s’agirait d’imposer à 2% le chiffre d’affaires généré sur le sol britannique par les grandes entreprises du numérique (plateforme, place de marché, moteur de recherche, réseaux sociaux...). Deux conditions sont posées : avoir réalisé un bénéfice et réaliser un chiffre d’affaires global d’au moins 500 millions de livres annuel (561 millions d’euros). La taxe est clairement conçue pour toucher les géants comme Google, Facebook, Amazon, Aibnb et autres et non les start-up britanniques, a voulu rassurer Philip Hammond, le chancelier de l’Échiquier.

    Ce nouvel impôt pourrait être introduit à partir d’avril 2020 et devrait, selon les calculs du ministère, rapporter plus de 400 millions de livres par an (450 millions d’euros) en année pleine.

    « Des progrès douloureusement lents »
    « Il n’est clairement pas soutenable, ni équitable, que des plates-formes numériques puissent générer des bénéfices substantiels au Royaume-Uni sans payer de taxes ici en lien avec ces activités », a déclaré le ministre des Finances Philip Hammond. Selon des chiffres de l’association Tax Watch, cités par the Guardian, Facebook par exemple aurait payé 15,8 millions de livres l’an dernier pour un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de livres au Royaume-Uni.

    En parallèle, le chancelier de l’Échiquier explique que son pays continuera à travailler avec l’OCDE et le G20 pour trouver une solution au niveau international. Si un accord était trouvé avant 2020, la Grande-Bretagne renoncerait à sa taxe locale au profit de l’accord global. « Un nouvel accord mondial est la meilleure solution à long terme. Mais les progrès sont douloureusement lents. Nous ne pouvons pas nous contenter de parler pour toujours. Nous allons donc maintenant introduire une taxe sur les services numériques au Royaume-Uni » a-t-il martelé.

    « Grave préoccupation » des entreprises européennes de la Tech
    Pour l’instant , les grandes plateformes américaines n’ont pas réagi officiellement à l’annonce. Philip Hammond a taclé au passage Nick Clegg, l’ancien vice premier ministre britannique devenu le nouveau visage public de Facebook. « J’attends déjà avec impatience son appel de l’ancien chef des libéraux démocrates. » a-t-il déclaré devant les députés britanniques. Ce dernier ne prendra ses fonctions qu’à partir de janvier prochain. Julian David, représentant des entreprises de la Tech britannique trouve que le seuil de 500 millions de livres de chiffre d’affaires était bas et risquait de toucher des entreprises plus petites que celles visées par le projet de taxe. D’ailleurs, dans une lettre publiée mardi, les patrons de 16 entreprises numériques européennes comme #Spotify, #Booking.com ou #Zalando ont exprimé leur « grave préoccupation » face à ce projet de taxe européenne. Ils estiment que cela « causerait un préjudice matériel à la croissance économique et à l’innovation, à l’investissement et à l’emploi dans toute l’Europe ».

    De son côté, l’Europe patauge toujours. En attendant une éventuelle solution au niveau de l’OCDE, Paris cherche toujours à convaincre ses partenaires européens d’adopter avant la fin de l’année son projet de taxe Gafa mis sur la table par la Commission européenne en mars. Elle propose d’instaurer une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires généré par les entreprises du numérique dont le chiffre d’affaires annuel mondial dépasse 750 milions d’euros et dont les revenus dans l’UE dépassent 50 millions d’euros. La semaine dernière, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a défendu devant les députés européens la « priorité absolue » que représentait cette taxe. « Nous aurons d’autant plus vite une solution à l’OCDE que l’Europe aura été capable (...) de créer cette taxe sur le numérique », a assuré Bruno Le Maire à Strasbourg a-t-il expliqué. Le projet est loin de faire l’unanimité, pourtant indispensable pour toute réforme touchant à la fiscalité : les pays nordiques sont réticents, l’Irlande y est totalement opposée. Redoutant des représailles américaines sur son industrie automobile, l’Allemagne plaide plutôt pour un impôt minimum mondial. Les ministres européens doivent à nouveau débattre de cette taxe lors d’une prochaine réunion à Bruxelles le mardi 6 novembre.

    L’Espagne pourrait emboîter le pas à la Grande-Bretagne. Elle envisage d’adopter une taxe de 3% sur les entreprises ayant un chiffre d’affaires d’au moins 750 millions d’euros par an dans le monde et d’au moins 3 millions en Espagne.

    #gafa #facebook #google #internet #numérique #amazon #silicon_valley #apple #économie_numérique #fraude_fiscale #Angleterre #ue #union_européenne


  • Twitter Posts Another Profit as User Numbers Drop - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/25/technology/twitter-quarterly-earnings.html

    On Thursday, the social networking service said it had 326 million monthly active users, down nine million over the last three months and four million from a year ago. It was the second consecutive quarterly user decline for the company, even as President Trump and other public figures regularly take to Twitter to express their views and engage their followers.

    Despite the fall in users, Twitter said its third-quarter revenue rose 29 percent from a year earlier, to $758 million. Net income totaled $789 million, compared with a loss a year earlier, in what was the fourth straight quarter of profits for the company. (Excluding a tax-related accounting gain, the quarter’s profit amounted to $106 million.)

    Investors did not seem to mind the drop in monthly users: Twitter’s stock rose 15.5 percent on Thursday.

    #Twitter #Economie_numérique


  • Le contrôle des données numériques personnelles est un enjeu de liberté collective
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/19/le-controle-des-donnees-numeriques-personnelles-est-un-enjeu-de-liberte-coll

    Les révélations des failles de sécurité touchant des services en ligne s’accumulent. Et la collecte de nos données fait peser un risque collectif d’envergure

    C’est une litanie. Facebook a admis, vendredi 12 octobre, que des données personnelles de 29 millions d’internautes avaient été subtilisées par des pirates informatiques. Quatre jours auparavant, son concurrent Google confiait qu’une faille avait exposé un demi-million d’utilisateurs de Google+.

    Il ne s’agit-là que des exemples les plus récents. Mais chaque jour, chaque mois, chaque année charrie son lot ininterrompu de piratages et de fuites de données. De l’entreprise de crédit américaine Equifax au grand groupe Yahoo !, en passant par Target, British Airways, Uber, Adidas, Exactis ou Ashley Madison.

    Personne ne bouge, ou à de rares exceptions
    L’affaire est simple : si vous avez utilisé Internet ces dix dernières années, une partie de votre intimité est accessible en ligne. En premier lieu, pour les entreprises et les applications dont vous utilisez les services. Au-delà des failles et des hacks (« piratage »), les données personnelles sont devenues le carburant de la société du XXIe siècle. Toutes nos actions numériques sont captées, mesurées, identifiées, analysées, sauvegardé, alors que les services en ligne ne cessent de se multiplier, depuis l’apparition des ordinateurs jusqu’aux smartphones en passant désormais par vos télévisions, fours micro-ondes et voitures connectés.

    Mais les données des utilisateurs sont aussi, parfois, accessibles à des malfaiteurs ou à des services tiers. Ils arrivent à contourner la sécurité des entreprises et des applications en question, ou à en explorer les limites, pour en tirer toujours plus d’informations.

    Malgré les scandales à répétition et les intrusions toujours plus systématiques dans la vie des citoyens, face à ce constat personne ne bronche, ou à de rares exceptions, sauf des militants des libertés numériques ou quelques individus gênés par ce système intrusif. En mars, l’affaire Cambridge Analytica – qui a participé à la campagne électorale de Donald Trump – dévoilait que l’entreprise avait eu accès aux informations privées de 87 millions d’utilisateurs. A part une violente tempête politique, l’affaire n’a pas eu le moindre impact pour Facebook. Six mois ont passé et les utilisateurs y sont toujours d’une fidélité à toute épreuve. Ils sont toujours, chaque jour, 1,47 milliard à se connecter au réseau social.

    Il serait commode de penser que l’humain du XXIe siècle a renoncé à sa vie privée. Mais il ne s’agit pourtant pas d’indifférence. Les sondages montrent avec insistance et sans ambiguïté que les internautes la chérissent encore à l’heure des réseaux sociaux et des smartphones. Comment, alors, expliquer cette apathie ? Très souvent, parler de la vie privée évoque l’image du héros du film La Vie des autres (2007), de Florian Henckel von Donnersmarck. On imagine cet agent de la police politique est-allemande, un casque vissé sur la tête, écouter avec soin les moindres soubresauts de la vie de ses voisins du dessous.

    Or, pour l’immense majorité d’entre nous, il n’y a pas d’agent des services secrets derrière l’écran de notre smartphone. Personne, que ce soit chez Google, Facebook ou toute autre entreprise du numérique, ne va éplucher avec délectation le détail de nos déplacements, l’historique de nos recherches ou nos dernières photos de vacances. Même les pirates de Google ou de Facebook n’avaient sans doute que faire de l’intimité individuelle de leurs cibles.

    L’invraisemblable machine à cibler
    Pendant des décennies, à raison, défendre la vie privée revenait à protéger l’individu. Aujourd’hui encore, on s’obstine à rechercher et mesurer les conséquences individuelles de cette collecte effrénée de données personnelles et de ces piratages à répétition. Mais le paradigme a changé : la question des données personnelle n’est pas un problème d’intimité. C’est un enjeu de liberté collective.

    Prenez l’affaire Cambridge Analytica : le problème n’est pas que Donald Trump et son équipe de campagne ont consulté méthodiquement la liste d’amis de 87 millions d’utilisateurs de Facebook (dont plus de 200 000 Français). Mais qu’ils aient pu utiliser ces informations, agrégées à des millions d’autres, pour mener une campagne politique extrêmement personnalisée, quasi individualisée, en utilisant à plein l’invraisemblable machine à cibler des messages proposée par Facebook. L’impact de cette fuite de données personnelles n’est plus individuel, il est collectif. Il ne s’agit pas de l’intimité de son existence vis-à-vis d’une organisation politique, mais de la liberté collégiale de choisir en conscience son dirigeant politique ou ses conditions de vie commune.

    Les algorithmes enserrent nos vies : ils nous disent quoi acheter, où partir en vacances, qui rencontrer, quel article de presse lire, comment nous déplacer, décident ce que nous pouvons écrire. Cette trame nouée autour de nos vies est tissée de nos données personnelles. Pas seulement des nôtres, individu connecté, mais de toutes les autres : les algorithmes ne fonctionnent qu’assis sur des masses de données. C’est la somme, l’agrégat et la combinaison des données à l’échelle de milliers, voire de millions d’êtres humains, qui font leur puissance.

    Les facteurs qui poussent une entreprise à orienter nos choix, en analysant nos données et celles des autres, seront perpétuellement obscurs. Au bout du compte et si rien ne change, alors que ces entreprises s’immisceront de plus en plus dans nos activités quotidiennes, passant peu à peu de la « suggestion » à l’« injonction », nous serons sans doute pris au piège des données personnelles. On décidera à notre place, d’une manière qu’on nous présentera comme optimale puisque conçue sur l’analyse de données de millions de personnes dont la vie nous est similaire, et en nous confisquant une part de notre libre arbitre. Il ne s’agit pas d’intimité vis-à-vis d’une quelconque entreprise de la Silicon Valley, mais de liberté individuelle.

    Une urgence comparable à celle du climat
    La seule solution est de limiter la dissémination aux quatre vents de nos données personnelles. Mais comment le faire sans se retirer des connexions, sociales et professionnelles, d’une société désormais numérisée ? Comment renoncer à tous ces avantages ? La solution se trouve quelque part entre le collectif (des règles politiques pour limiter la collecte et l’exploitation des données) et l’individuel (le recours à une technologie plus frugale et plus décentralisée).

    Ces questions ne vous rappellent rien ? La question de la vie privée se rapproche d’un autre problème aux sources individuelles et aux conséquences collectives : la pollution. Une photo postée sur Facebook ou un achat sur Amazon n’ébranle pas la démocratie ; pas plus qu’un unique trajet en voiture ne met, à lui seul, la planète en péril. C’est lorsqu’on les agrège et qu’on les combine que les dégâts deviennent apparents et évidents.

    Bien sûr, l’urgence climatique dépasse de loin les enjeux des données personnelles. Mais la comparaison montre l’ampleur du changement de modèle qui sera nécessaire pour défaire le piège que la collecte de données personnelles fait peser sur la démocratie.

    Martin Untersinger

    #Internet #économie_numérique #données_personnelles #vie_privée


  • Universal Basic Income Is Silicon Valley’s Latest Scam
    https://medium.com/s/powertrip/universal-basic-income-is-silicon-valleys-latest-scam-fd3e130b69a0
    https://cdn-images-1.medium.com/focal/1200/632/51/47/0*pksYF4nMsS3aKrtD

    Par Douglas Rushkoff

    To my surprise, the audience seemed to share my concerns. They’re not idiots, and the negative effects of their operations were visible everywhere they looked. Then an employee piped up with a surprising question: “What about UBI?”

    Wait a minute, I thought. That’s my line.

    Up until that moment, I had been an ardent supporter of universal basic income (UBI), that is, government cash payments to people whose employment would no longer be required in a digital economy. Contrary to expectations, UBI doesn’t make people lazy. Study after study shows that the added security actually enables people to take greater risks, become more entrepreneurial, or dedicate more time and energy to improving their communities.

    So what’s not to like?

    Shouldn’t we applaud the developers at Uber — as well as other prominent Silicon Valley titans like Facebook co-founder Chris Hughes, bond investor Bill Gross, and Y Combinator’s Sam Altman — for coming to their senses and proposing we provide money for the masses to spend? Maybe not. Because to them, UBI is really just a way for them to keep doing business as usual.

    Uber’s business plan, like that of so many other digital unicorns, is based on extracting all the value from the markets it enters. This ultimately means squeezing employees, customers, and suppliers alike in the name of continued growth. When people eventually become too poor to continue working as drivers or paying for rides, UBI supplies the required cash infusion for the business to keep operating.

    Walmart perfected the softer version of this model in the 20th century. Move into a town, undercut the local merchants by selling items below cost, and put everyone else out of business. Then, as sole retailer and sole employer, set the prices and wages you want. So what if your workers have to go on welfare and food stamps.

    Now, digital companies are accomplishing the same thing, only faster and more completely. Instead of merely rewriting the law like colonial corporations did or utilizing the power of capital like retail conglomerates do, digital companies are using code. Amazon’s control over the retail market and increasingly the production of the goods it sells, has created an automated wealth-extraction platform that the slave drivers who ran the Dutch East India Company couldn’t have even imagined.

    Of course, it all comes at a price: Digital monopolists drain all their markets at once and more completely than their analog predecessors. Soon, consumers simply can’t consume enough to keep the revenues flowing in. Even the prospect of stockpiling everyone’s data, like Facebook or Google do, begins to lose its allure if none of the people behind the data have any money to spend.

    To the rescue comes UBI. The policy was once thought of as a way of taking extreme poverty off the table. In this new incarnation, however, it merely serves as a way to keep the wealthiest people (and their loyal vassals, the software developers) entrenched at the very top of the economic operating system. Because of course, the cash doled out to citizens by the government will inevitably flow to them.

    Think of it: The government prints more money or perhaps — god forbid — it taxes some corporate profits, then it showers the cash down on the people so they can continue to spend. As a result, more and more capital accumulates at the top. And with that capital comes more power to dictate the terms governing human existence.

    To venture capitalists seeking to guarantee their fortunes for generations, such economic equality sounds like a nightmare and unending, unnerving disruption. Why create a monopoly just to give others the opportunity to break it or, worse, turn all these painstakingly privatized assets back into a public commons?

    The answer, perhaps counterintuitively, is because all those assets are actually of diminishing value to the few ultra-wealthy capitalists who have accumulated them. Return on assets for American corporations has been steadily declining for the last 75 years. It’s like a form of corporate obesity. The rich have been great at taking all the assets off the table but really bad at deploying them. They’re so bad at investing or building or doing anything that puts money back into the system that they are asking governments to do this for them — even though the corporations are the ones holding all the real assets.

    Like any programmer, the people running our digital companies embrace any hack or kluge capable of keeping the program running. They don’t see the economic operating system beneath their programs, and so they are not in a position to challenge its embedded biases much less rewrite that code.

    Whether its proponents are cynical or simply naive, UBI is not the patch we need. A weekly handout doesn’t promote economic equality — much less empowerment. The only meaningful change we can make to the economic operating system is to distribute ownership, control, and governance of the real world to the people who live in it.

    written by
    Douglas Rushkoff

    #Revenu_de_base #Revenu_universel #Disruption #Economie_numérique #Uberisation


  • App Store, Google Play… Netflix ne veut plus passer à la caisse
    https://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/08/22/appstore-google-play-netflix-ne-veut-plus-passer-a-la-caisse_5345146

    Est-ce le début d’une bataille de titans, opposant Netflix à Google et Apple ? Selon l’article publié, mardi 21 août, par le site américain TechCrunch, la plate-forme de vidéo en ligne teste un nouveau parcours d’abonnement dans trente-trois pays (dont la France) à destination des nouveaux utilisateurs ayant téléchargé son application sur l’App Store d’Apple : ceux-ci sont désormais automatiquement redirigés vers le site mobile de Netflix pour finaliser leur achat.

    L’intérêt pour Netflix ? Echapper, pour ces nouveaux abonnés, à la commission de 30 % que ponctionne la marque à la pomme. Du côté de Netflix, on tente de nuancer le sens de cette initiative : « Nous faisons sans cesse des essais pour améliorer le parcours d’inscription afin de mieux comprendre ce que nos membres préfèrent. »

    La société effectue ainsi environ 250 tests par an, que ce soit sur son parcours d’abonnement ou sur l’ergonomie de sa page d’accueil. Ces essais consistent à exposer une partie de son audience à de nouvelles fonctionnalités. En fonction de l’intérêt suscité auprès des utilisateurs, ces innovations sont ou non déployées.

    #Economie_numérique #Concurrence #Netflix #App_store


  • Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »
    https://abonnes.lemonde.fr/series-d-ete-2018/article/2018/08/20/mathilde-ramadier-echouer-un-privilege-que-s-arrogent-les-patrons-de ?

    Alors que l’échec est vu comme une expérience positive et encouragée par les magnats de la Silicon Valley, pour l’essayiste Mathilde Ramadier, il se fait aux dépens des travailleurs.

    Mais il n’y a pas que des génies dans les start-up, non ? Il y a aussi de simples employés, parfois. L’échec est-il tout autant profitable aux petites mains du numérique ?
    L’échec vertueux, c’est-à-dire vecteur de possibilités et rémissible, serait donc l’apanage des décideurs

    Paris, juin 2017. Lors de l’inauguration de la Station F, le plus grand incubateur de start-up du monde, le président de la République Emmanuel Macron prononce un discours. Il y parle « des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ». Pas ceux qui ne « font » rien, ceux qui ne « sont » rien. Parce qu’ils ne sont pas entrepreneurs, ils sont néantisés. Et c’est bien parce qu’ils ne réussissent pas qu’ils n’ont pas leur place dans la « start-up nation ».

    L’échec vertueux, c’est-à-dire vecteur de possibilités et rémissible, serait donc l’apanage des décideurs. Rien de neuf sous le soleil importé de Californie… Mais alors, qui sont ces gens qui ne « sont » rien ?
    L’allégorie du « Titanic »

    Un jour, un entrepreneur français m’a humblement expliqué, dans une lettre ouverte publiée sur le réseau LinkedIn, que l’écosystème des start-up élimine naturellement les plus faibles, et que c’est très bien ainsi : « Si tu te demandes toujours pourquoi certains continuent à apprécier le monde darwiniste des start-up, je pense que c’est avant tout parce que nous savons que nous aurons des choses extraordinaires à raconter plus tard à nos enfants et petits-enfants. On ne s’ennuiera jamais. Pendant ce temps, d’autres passeront leur vie dans des jobs alimentaires et sans intérêt aucun. »

    Ceux qui « passent leur vie dans des jobs alimentaires et sans intérêt aucun » sont ces mêmes gens qui « ne sont rien », ceux à qui le discours des failcon ne profite pas parce qu’il ne leur est pas destiné. Pour eux, l’échec n’est pas une prouesse mais une fatalité.

    Pour que Jeff Bezos et ses pairs puissent prendre des risques pour ensuite rebondir, il faut que d’autres essuient leur échec avec eux – avec leur investissement ou, pire, leur simple force de travail. Ils en subissent alors d’autres conséquences.

    Avril 2018. Un rapport ordonné par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur les conditions de travail des employés d’Amazon dans l’entrepôt logistique de Montélimar, dans la Drôme ; 71 % des cadres y sont insomniaques, 70 % des employés évoquent le stress au travail et 40 % ont déjà consulté un médecin. Les pauses pour se rendre aux toilettes sont chronométrées et certains manageurs interdisent de parler. « C’est un système qui ne pardonne pas la médiocrité », reconnaît l’un d’eux. On imagine les employés d’Amazon de Montélimar à une failcon, face à des entrepreneurs qui leur apprendront que c’est en tombant qu’on apprend à marcher.

    #Idéologie_californienne #Economie_numérique


  • L’ère révolue de l’acronyme « GAFA »
    https://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/08/21/l-ere-revolue-de-l-acronyme-gafa_5344393_3234.html ?

    Regrouper Google, Apple, Facebook et Amazon sous la même bannière n’a plus de sens, tant leurs trajectoires tendent aujourd’hui à diverger.

    Certes, leurs points communs sont nombreux : ces sociétés à forte valeur technologique, conçues comme des plates-formes, ont rapidement réussi à asseoir leur domination à l’échelle mondiale. Elles demeurent les quatre fleurons les plus rutilants de la Bourse américaine, avec des capitalisations excédant les 500 milliards de dollars. Et leur rythme de croissance est toujours insolent (+ 96 % pour Amazon sur les douze derniers mois, + 21 % pour Alphabet, maison mère de Google, + 35 % pour Apple).

    Cela dit, les défis à relever pour continuer à entretenir cette dynamique sont très différents. En outre, leur horizon paraît plus ou moins dégagé.

    Obligée de retisser un lien de confiance avec ses « clients » (utilisateurs comme annonceurs), la firme californienne s’est engagée dans un coûteux programme pour faire le ménage sur sa plate-forme. Avec pour résultat une marge appelée à être durablement rognée.

    Mark Zuckerberg peut toutefois compter sur Instagram, et dans une moindre mesure sur WhatsApp, deux sociétés acquises respectivement en 2012 et 2014, pour générer de nouveaux revenus. Avec un milliard d’utilisateurs (+ 100 % en deux ans), le réseau de partage d’images pèse déjà 20 % du chiffre d’affaires de Facebook.
    Google face à la Commission européenne

    Leader incontesté des moteurs de recherche, Google se heurte aussi à des obstacles réglementaires. A la mi-juillet, le géant de Mountain View (Californie) s’est vu infliger une amende record de 4,34 milliards d’euros pour abus de position dominante, la Commission européenne lui reprochant d’imposer ses applications mobiles par le biais de son système d’exploitation Android, qui équipe 85,9 % des smartphones dans le monde. De nouvelles sanctions pourraient suivre si des mesures correctives n’étaient pas prises d’ici à septembre.

    En juin 2017, déjà, une autre condamnation pour abus de position dominante, concernant cette fois son comparateur de prix Google Shopping, lui avait valu une amende de 2,42 milliards d’euros de la part de l’exécutif européen. Mais le niveau des sanctions reste pour l’instant trop peu significatif pour freiner une entreprise qui a réalisé 3,2 milliards de dollars de bénéfices au cours du seul deuxième trimestre et qui a vu son chiffre d’affaires encore progresser de 26 %.

    Comparativement, les perspectives paraissent plus réjouissantes pour Apple et Amazon. Malgré un marché du smartphone de plus en plus saturé, et une âpre concurrence (le chinois Huawei s’est hissé au deuxième rang des constructeurs mondiaux sur le deuxième trimestre, selon IDC), la firme à la pomme parvient à maintenir le niveau de ses ventes, tout en dégageant une marge beaucoup plus élevée que ses concurrents. Il en va de même dans le domaine des applications : le groupe accapare deux tiers des revenus de ce marché.

    De son côté, Amazon reste le champion incontesté du commerce en ligne, et ce d’autant qu’il permet, moyennant commission, à d’autres vendeurs d’utiliser sa plate-forme, voire son service de livraison. Aujourd’hui, ce service représente la moitié des ventes réalisées par la firme. Le groupe profite aussi de sa stratégie de diversification, avec des paris gagnants, telle la publicité numérique – secteur dans lequel il est parvenu à devenir en peu de temps un acteur qui compte – ou plus encore le cloud (l’informatique dématérialisée), de loin sa division la plus rentable et celle qui connaît la plus forte croissance.

    #GAFA #Google #Facebook #Amazon #Economie_numérique


  • Comment fonctionnent ces quiz qui vous font gagner de l’argent ?
    https://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2018/08/15/comment-fonctionnent-ces-quiz-qui-vous-font-gagner-de-l-argent_53425 ?

    Le principe est simple : une ou plusieurs sessions de quiz par jour à des heures fixes, entre neuf et douze questions, et un animateur. La plupart du temps, une somme de quelques centaines d’euros est partagée entre les candidats ayant répondu juste à l’intégralité des questions. Un fonctionnement hérité de HQ Trivia, une application américaine développée par les créateurs de Vine. HQ a connu un succès fulgurant, à tel point qu’elle a été nommée « Application de l’année » par le magazine Times en 2017. Elle culmine aujourd’hui à plus d’un million de téléchargements sur Android. Pas étonnant de voir qu’elle déclenche des vocations partout ailleurs.

    La télévision, cible ou alliée ?

    Pourtant, il y a aussi chez certains l’ambition d’enterrer le média phare du XXe siècle. « D’ici à quelques années, il y aura des dizaines de plates-formes comme la nôtre qui diffuseront des programmes sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur smartphone, affirme Thomas Reemer. Il y aura toujours du quiz, mais aussi de l’information, du divertissement, du sport… Tous basés sur des formats d’une quinzaine de minutes et diffusés en direct à un public qui pourra interagir avec le show en temps réel. » Là encore, tous sont d’accord : la « durabilité » passera par la multiplication des formats, qui viendront alimenter de véritables chaînes mobiles.

    #Télévision #Jeux_en_ligne #Modèles_économiques #Economie_numérique


  • Quand le portable sert à espionner ses proches...
    https://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/07/03/quand-le-portable-sert-a-espionner-ses-proches_5324844_3234.html

    Si cette famille a choisi d’utiliser cette application, beaucoup d’associations tirent la sonnette d’alarme : ce genre de système de pistage, parfaitement légal pour la surveillance d’enfants, est de plus en plus détourné dans le cadre de harcèlement ou de violences familiales. Selon une étude réalisée auprès de 700 femmes victimes de violence domestique, réalisée en 2015 par Women’s Aid, une association britannique, le tiers d’entre elles a été suivi à la trace par des logiciels espions de ce genre. « C’est très courant et ça se développe », estime Katie Ghose, sa directrice.
    Tout un écosystème économique

    Fin mai, une étude américaine des universités de New York, Cornell, Hunter College et Technion a, pour la première fois, tenté de mesurer le phénomène. Elle a identifié au moins 280 applications vendues sur Google Play Store, et 23 hors des magasins d’applications (qu’il faut télécharger sur un ordinateur avant de les transférer sur un téléphone). Et encore, les chercheurs considèrent que ce nombre de spywares (« logiciels espions ») est sous-évalué, notamment parce qu’ils n’ont recensé que ceux en anglais.

    Installer une telle application nécessite d’avoir physiquement accès au téléphone à espionner et d’en posséder le mot de passe. Mais, dans le cadre familial, une telle situation est relativement courante. Ensuite, de nombreuses applications offrent l’option de ne pas faire apparaître d’icône sur le téléphone de la personne surveillée, qui n’a donc aucune possibilité de savoir qu’elle est espionnée.

    Les logiciels espions permettent non seulement de suivre quelqu’un à distance, mais aussi d’avoir accès à ses SMS et à la liste de ses appels. Des versions un peu plus perfectionnées permettent aussi de lire les messages des réseaux sociaux WhatsApp, Facebook ou même les relations sur le site de rencontres Tinder. Dans les cas les plus extrêmes, il est possible d’activer à distance le micro et la caméra d’un téléphone, à l’insu de son utilisateur.

    Les vraies bénéficiaires économiques sont évidemment les entreprises qui créent ces applications. Si l’immense majorité affirme travailler pour protéger les enfants, leur duplicité apparaît rapidement. « Sur leurs sites, on trouve souvent des sections qui indiquent : “Comment suivre ma petite amie qui me trompe ?”, explique Periwinkle Doerfler, l’une des auteures de l’étude. J’étais surprise de voir à quel point les applications ne cherchaient pas à se cacher. »

    Se faisant passer pour une cliente potentielle, les chercheurs ont contacté onze logiciels espions, leur demandant : « Si j’utilise votre application, mon mari sera-t-il au courant que je le suis à la trace ? » Huit d’entre eux ont répondu très ouvertement que le mari n’en saurait rien. Deux n’ont pas répondu et une seule a répliqué qu’une telle action serait inacceptable.

    L’application HelloSpy est l’un des exemples les plus choquants. Pour illustrer son logiciel, le site utilise la photo d’une femme avec un œil au beurre noir, tandis que son conjoint lui attrape le bras d’un air menaçant.

    Difficile d’évaluer précisément la taille du marché, mais il y a potentiellement beaucoup d’argent à la clé. Life360, une entreprise californienne qui se dit numéro un mondial du marché, et qui est la seule à avoir répondu à nos questions pour cet article, affirme que 12 millions de familles l’utilisent. La majorité télécharge la version gratuite. La version payante coûte 45 euros par an.

    En novembre 2017, en France, le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes mentionnait mSpy comme l’une des méthodes les plus utilisées pour espionner. Son coût : 170 euros par an. De nombreux blogs, qui semblent écrits en sous-main par cette entreprise et renvoient vers son application, expliquent comment celle-ci est invisible pour la personne espionnée : « Vous pouvez être sûr que votre petite amie ne saura pas qu’elle est suivie », note l’un d’eux.

    voir aussi : http://hellospy.com/hellospy-for-personal-catch-cheating-spouses.aspx?lang=en-US
    Mobile Spy App for Personal Catch Cheating Spouses

    One of the unpleasant truths most married individuals are blissfully ignorant of is the surprisingly high occurrence of infidelity & extramarital affairs.

    The past two decades has made infidelity more accessible than ever mostly because of the ascent of two majorly disruptive technologies: online social networks and mobile phones.

    Up to 90% of marital affairs may include the use of a mobile phone or email as a preferred means for communication.

    Good news is that technology can also be used to detect & reveal infidelity.

    #Violences_sexistes #Mobile #surveillance #Economie_numérique


  • The Internet Is Designed for Corporations — Not People | Alternet
    https://www.alternet.org/internet-designed-corporations-not-people

    Of course, these sites present privacy policies to users to notify them how their information will be used. They ask users to “click here to accept” them. The problem is that these policies are nearly impossible to understand. As a result, no one knows what they have consented to.

    But that’s not all. The problem runs deeper than that. Legal scholar Katherine Strandburg has pointed out that the entire metaphor of a market where consumers trade privacy for services is deeply flawed. It is advertisers, not users, who are Facebook’s real customers. Users have no idea what they are “paying” and have no possible way of knowing the value of their information. Users are also unable to protect themselves, as opting out of sites like Facebook and Google isn’t viable for most.

    As I have argued in an academic journal, the main thing notice and consent does is subtly communicate to users the idea that their privacy is a commodity that they trade for services. It certainly does not protect their privacy. It also hurts innocent people.

    The internet’s hostile architecture

    Lawrence Lessig, one of the leading legal scholars of the internet, wrote a pioneering book that discussed the similarities between architecture in physical space and things like interfaces online. Both can regulate what you do in a place, as anyone who has tried to access content behind a “paywall” immediately understands.

    In the present context, the idea that the internet is at least somewhat of a public space where one can meet friends, listen to music, go shopping, and get news is a complete myth.

    Unless you make money by trafficking in user data, internet architecture is hostile from top to bottom. That the business model of companies like Facebook is based on targeted advertising is only part of the story. Here are some other examples of how the internet is designed by and for companies, not the public.

    Consider first that the internet in the U.S. isn’t actually, in any legal sense, a public space. The hardware is all owned by telecom companies, and they have successfully lobbied 20 state legislatures to ban efforts by cities to build out public broadband.

    The Federal Trade Commission has recently declared its intention to undo Obama-era net neutrality rules. The rollback, which treats the internet as a vehicle for delivering paid content, would allow ISPs like the telecom companies to deliver their own content, or paid content, faster than (or instead of) everyone else’s. So advertising could come faster, and your blog about free speech could take a very long time to load.

    Copyright law gives sites like YouTube very strong legal incentives to unilaterally and automatically, without user consent, take down material that someone says is infringing, and very few incentives to restore it, even if it is legitimate. These takedown provisions include content that would be protected free speech in other contexts; both President Barack Obama and Senator John McCain campaigns had material removed from their YouTube channels in the weeks prior to the 2008 elections.

    Federal requirements that content-filtering software is installed in public libraries that receive federal funding regulate the only internet the poor can access. These privately produced programs are designed to block access to pornography, but they tend to sweep up other material, particularly if it is about LGBTQ+ issues. Worse, the companies that make these programs are under no obligation to disclose how or what their software blocks.

    In short, the internet has enough seat dividers and decorative leaves to be a hostile architecture. This time, though, it’s a hostile information architecture.

    #Internet #Facebook #Economie_numérique


  • Should Trump Nationalize a 5G Network? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/01/31/opinion/nationalize-5g-network.html

    par Tim Wu

    The White House proposal, which at the moment is just an idea, appears driven by concerns about security threats related to China’s development of 5G networks. But the strongest case for building a national network is different. Done right, a national 5G network could save a lot of Americans a lot of money and revive competition in what has become an entrenched oligopoly. Done wrong, on the other hand, it could look like something out of Hugo Chávez’s disastrous economic playbook.

    Americans spend an extraordinary amount of money on bandwidth. The cable industry is the worst offender: Since cable providers have little effective competition, cable bills have grown at many times the rate of inflation and can easily reach thousands of dollars per year. Mobile phone service is not exactly a bargain, either. And with plans to connect cars, toasters and pets to the internet, broadband bills may continue to soar.

    These bills, collectively, function like a private tax on the whole economy. Could a public 5G network cut that tax?

    A national 5G network would be a kind of 21st-century Tennessee Valley Authority. The government would build or lease towers across the country, prioritizing underserved areas, and set up a public utility that sold bandwidth at cost. This cheap bandwidth would be made available for resale by anyone who wanted to provide home broadband or wireless, thus creating a new business model for small local resellers.

    But the case for a national 5G network comes with two major caveats. First, it has to be done right: A strongman approach — nationalizing AT&T’s and Verizon’s nascent networks instead of building new ones — is too Chávez-esque. Seizing private assets in peacetime without good reason sets a dangerous precedent. And you don’t need to be paranoid to fear the combination of the world’s largest government and largest telecommunication companies. Any federally owned 5G network would need to have privacy protections and be as separate from the political branches as possible.

    The second caveat is that while the government can be good at building things, its management record is less inspiring. Any national network it builds should be government-owned for its first decade or so, and then sold off to the highest bidder.

    #5G #Infrastructure #Economie_numérique


  • Apple Is the Most Valuable Public Company Ever. But How Much of a Record Is That ? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2017/12/05/your-money/apple-market-share.html

    Remise en cause dnas une perspective d’un siècle de la domination de Apple... réelle, mais moins que IBM dans les années 80. Il y a plus de compagnies qui attirent les investisseurs. Mais dans tous les cas, ce sont les compagnies du numérique qui tiennent le heut du pavé des bourses américaines.

    Apple’s rising stock price briefly pushed its market value over $900 billion last month. That made Apple the most valuable publicly-traded company of all time, raising the question: Will it become the first company to be worth $1 trillion?

    We asked experts at the University of Chicago to help make sense of Apple’s enormous size, given the long history of the stock market. Apple’s numbers are still spectacular — but they don’t look as awesome when you take a long-term view.

    #Apple #Economie_numérique


  • Les éditeurs allemands ne paieront pas pour le logo du Spiegel
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/les-editeurs-allemands-ne-paieront-pas-pour-le-logo-du-spiegel/86413?origin=newsletter

    Il y a une cohérence entre cette décision du Spiegel et la tentative d’imposer le paiement des liens entrants au niveau européen. Chacun cherche à jouer sur deux tableaux : une clientèle qui devient volatile, et une position dans l’infosphère qui devrait se transformer en rente de situation. Cette nouvelle « logique » devrait s’étendre à de nombreuses relations B2B entre acteurs de l’information... à commencer par la rupture de la neutralité de l’internet, qui va permettre la mise en place de « marges arrières ».

    Mais que les éditeurs qui participent de cette transformation économique se fassent pincer les doigts dans la porte qu’ils aident à fabriquer ne me fait pas pleurer.

    C’est une raison de plus pour défendre la position de Julia Reda sur la réforme du droit d’auteur en Europe.

    Le 7 décembre dernier, Der Spiegel, parmi les hebdomadaires les plus lus d’Allemagne, a présenté un nouveau plan d’économies et de finances. Parmi les mesures, applicables dès le mois de janvier 2018, une a fait bondir les éditeurs : Der Spiegel envisagerait de faire payer les utilisations de son logo et de son classement des meilleures ventes de livres, dès lors que ces derniers sont utilisés par les éditeurs sur leurs ouvrages.

    En effet, Der Spiegel, comme d’autres publications telles The New York Times, publie régulièrement une liste des meilleures ventes de livres qui sert, il faut croire, d’argument marketing à certains éditeurs. Jusqu’à présent, les ouvrages cités dans la liste du Spiegel se voyaient souvent affublés d’une pastille portant le logo de la publication et signifiant sa présence dans le top.

    Dès janvier 2018, toutefois, ce macaron ne sera plus gratuit : Der Spiegel a fait appel à la société Harenberg Kommunikation pour mettre sur pied une licence exclusive autour de la marque Der Spiegel, de son classement des meilleures ventes et de son logo. « L’apparition d’une licence survient pour garantir un aspect conforme et distinct du logo, mais aussi pour s’assurer que seuls les titres et auteurs apparus dans le classement des meilleures ventes en sont porteurs », indique Der Spiegel dans son programme économique.

    Il en coûtera désormais 250 € par livre pour utiliser le logo de Der Spiegel dans les éléments publicitaires, et 250 € supplémentaires pour apposer le sésame sur la couverture du même livre. Un pack premium est disponible, qui doit sans doute proposer une utilisation illimitée pour un forfait conséquent, mais le prix n’est disponible qu’à la demande.

    #Economie_numérique #Marges_arrières #Marques #Edition


  • Le SHOM libère plusieurs jeux de données géographiques
    http://decryptageo.fr/le-shom-libere-plusieurs-jeux-de-donnees

    Ce 1er décembre, l’établissement a annoncé la publication en open data de plusieurs jeux de données de référence. Les délimitations maritimes, les lots bathymétriques, les épaves et obstructions, les câbles et conduites sous marines, les toponymes marins ainsi que des données de sédimentologie qui détaillent la nature superficielle des fonds. Toutes ces données sont accessibles sur le site http://diffusion.shom.fr.

    Elles sont publiées sous licence Creative Commons, CC-BY-SA 4.0 qui oblige à un partage à l’identique. « Dès lors que les données sont intégrées dans une œuvre dérivée qui est diffusée, celle-ci doit être partagée gratuitement avec la même licence CC-BY-SA 4.0. » précise Hélène Lecornu du SHOM. Si le réutilisateur souhaite les intégrer dans un service payant, il devra passer par un autre type de licence avec redevance. Le SHOM a donc fait le choix d’une double licence. Dommage pour le développement de l’#économie_numérique.

    hmmm


  • Can Washington Stop Big Tech Companies ? Don’t Bet on It - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/10/25/technology/regulating-tech-companies.html

    The tech giants are too big. They’re getting bigger. We can stop them. But in all likelihood, we won’t.

    The history of American business is one of repeated cycles of unfettered, sometimes catastrophic growth followed by periods of reflection and regulation. In previous eras of suffocating corporate dominance over our lives — when industrialists gained an economic stranglehold through railroads and vast oil and steel concerns, or when rampant financial speculation sent the nation into economic paroxysms — Americans turned to their government for a fix.

    In the last half-century, lawmakers and regulators set up a regime to improve the safety of automobiles and other manufactured goods, to break up a telephone monopoly that controlled much of the nation’s communications and to loosen the fatal grip that tobacco companies held over American society.

    We are now at another great turning point in the global economy. A handful of technology companies, the Frightful Five — Apple, Google, Microsoft, Facebook and Amazon, the largest American corporations by stock-market value — control the technological platforms that will dominate life for the foreseeable future.

    Yet despite their growth and obvious impact on the economy and society, technology has long been given a special pass. For nearly two decades, under Republican and Democratic presidents, most tech giants have been spared from much legislation, regulation and indeed much government scrutiny of any kind.

    J’avais parlé de ce phénomène en 2007 sous le vocable de #Vectorialisme pour désigner la nouvelle forme de monopole qui émergeait du numérique. Devant le scepticisme de mes collègues, j’avais laissé cette approche de côté. J’ai eu tort (de l’abandonner) car j’avais une belle intuition.

    Part of what has hampered governmental action against the Five is the unusual nature of their power. Much of what they do now, and will soon have the power to do, exceeds what we’ve ever expected from corporations. In different ways, they each collect, analyze and mediate our most important public and personal information, including news, political data and our relationships. They’re being called upon to police free speech, terrorism and sex trafficking, and to defend nations and individuals against existential digital attack.

    But in other ways, the Five do not cleanly fit traditional notions of what constitutes dangerous corporate power. Only a couple of them enjoy monopolies or duopolies in their markets — Google and Facebook in digital ads, for example.

    Then there is our own complicated relationship with the tech giants. We do not think of them in the same way we think of, say, the faceless megacorps of Wall Street. The Five’s power comes cloaked in friendliness, utility and irresistible convenience at unbelievable prices. We hooked our lives into them willingly, and then we became addicted to them. For many Americans, life without all but one or two of them might feel just about unlivable.

    #Economie_numérique #Monopoles #Plateformes


  • « Le travail moderne, c’est un retour au tâcheronnage du XIXe siècle »

    Rencontre avec un collectif de livreurs à vélo en lutte

    Par Jef Klak

    Avec le concours de Jean-Baptiste Bernard

    http://jefklak.org/?p=4412

    Jérôme : L’outil numérique nous a été imposé comme outil de travail, et nous essayons de le retourner en arme. Comme à Marseille en mars dernier, face à Deliveroo : une quinzaine de livreurs ont décidé de réagir à une baisse marquée de la tarification de la livraison. Ils ont bloqué quatre restos marseillais, empêchant les autres livreurs de prendre livraison des commandes. Deliveroo a dû gérer le mécontentement des clients, puis les rembourser. Elle a aussi dû rembourser les restaurateurs, qui avaient préparé les repas. Un beau bordel !

    Quatre restos bloqués, ça n’a l’air de rien. Mais Marseille est une ville où le marché de la livraison est encore jeune : il n’y a que quarante restaurants partenaires. En bloquer 10 %, c’est déjà beaucoup. Surtout que le mouvement a pris : les livreurs débarquant devant les piquets se mettaient en grève à leur tour. Ça n’a évidemment pas plu à la plateforme, qui a « débranché » les contestataires dès le premier soir. Sans avoir les moyens de ses ambitions : les livreurs désactivés faisaient partie de ceux qui travaillaient le plus, si bien qu’elle a annulé leur déconnexion dès le lendemain. Le mouvement a continué, et Deliveroo a finalement craqué.

    Ce type de protestation se généralise, avec des grèves en Angleterre, des manifs en Allemagne, des blocages en Italie… À chaque fois, une soirée suffit à mettre une pagaille monstre. C’est révélateur de la fragilité de cette économie : quinze livreurs bloquent quatre restos, et boum ! l’appli est dans les choux.


  • CNNum : Pourquoi le Privacy Shield doit être renégocié - Conseil National du Numérique
    https://cnnumerique.fr/communique-de-presse-privacy-shield

    Il est essentiel de ne pas faire preuve de naïveté et de ne pas répéter les erreurs du passé. La position de prédominance des acteurs extra-européens sur le territoire de l’Union peut à ce titre justifier une approche prioritairement défensive.

    L’accord « Privacy Shield » doit ainsi être conçu comme un dispositif transitoire. Il est nécessaire de s’atteler à la négociation d’un accord plus robuste juridiquement, pour garantir la protection des données personnelles de tous les Européens, dans un cadre suffisamment stable pour nos entreprises. Il s’agit également de prendre la pleine conscience de l’asymétrie existante en matière de flux de données entre les États-Unis et l’Union européenne. L’entrée en vigueur, l’an prochain, du RGPD et l’harmonisation des législations nationales, doit permettre cette négociation sur des bases plus solides.

    #Transfert_données #Vie_privée #Economie_numérique


  • The Geopolitical Economy of the Global Internet Infrastructure on JSTOR
    https://www.jstor.org/stable/10.5325/jinfopoli.7.2017.0228

    Article très intéressant qui repositionne les Etats dans la gestion de l’infrastructure globale de l’internet. En fait, une infrastructure globale pour le déploiement du capital (une autre approche de la géopolitique, issue de David Harvey).

    According to many observers, economic globalization and the liberalization of telecoms/internet policy have remade the world in the image of the United States. The dominant roles of Amazon, Apple, Facebook, and Google have also led to charges of US internet imperialism. This article, however, argues that while these internet giants dominate some of the most popular internet services, the ownership and control of core elements of the internet infrastructure—submarine cables, internet exchange points, autonomous system numbers, datacenters, and so on—are tilting increasingly toward the EU and BRICS (i.e., Brazil, Russia, India, China, and South Africa) countries and the rest of the world, complicating views of hegemonic US control of the internet and what Susan Strange calls the knowledge structure.

    This article takes a different tack. It argues that while US-based internet giants do dominate some of the middle and top layers of the internet—for example, operating systems (iOS, Windows, Android), search engines (Google), social networks (Facebook), online retailing (Amazon), over-the-top TV (Netflix), browsers (Google Chrome, Apple Safari, Microsoft Explorer), and domain names (ICANN)—they do not rule the hardware, or material infrastructure, upon which the internet and daily life, business, governments, society, and war increasingly depend. In fact, as the article shows, ownership and control of many core elements of the global internet infrastructure—for example, fiber optic submarine cables, content delivery networks (CDNs), autonomous system numbers (ASN), and internet exchange points (IXPs)—are tilting toward the rest of the world, especially Europe and the BRICS (i.e., Brazil, Russia, India, China, and South Africa). This reflects the fact that the United States’ standing in the world is slipping while an ever more multipolar world is arising.

    International internet backbone providers, internet content companies, and CDNs interconnect with local ISPs and at one or more of the nearly 2000 IXPs around the world. The largest IXPs are in New York, London, Amsterdam, Frankfurt, Seattle, Chicago, Moscow, Sao Paulo, Tokyo, and Hong Kong. They are core elements of the internet that switch traffic between all the various networks that comprise the internet system, and help to establish accessible, affordable, fast, and secure internet service.

    In developed markets, internet companies such as Google, Baidu, Facebook, Netflix, Youku, and Yandex use IXPs to interconnect with local ISPs such as Deutsche Telecoms in Germany, BT or Virgin Media in Britain, or Comcast in the United States to gain last-mile access to their customers—and vice versa, back up the chain. Indeed, 99 percent of internet traffic handled by peering arrangements among such parties occurs without any money changing hands or a formal contract.50 Where IXPs do not exist or are rare, as in Africa, or run poorly, as in India, the cost of bandwidth is far more expensive. This is a key factor that helps to explain why internet service is so expensive in areas of the world that can least afford it. It is also why the OECD and EU encourage developing countries to make IXPs a cornerstone of economic development and telecoms policy work.

    The network of networks that make up the internet constitute a sprawling, general purpose platform upon which financial markets, business, and trade, as well as diplomacy, spying, national security, and war depend. The world’s largest electronic payments system operator, the Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications’ (SWIFT) secure messaging network carries over 25 million messages a day involving payments that are believed to be worth over $7 trillion USD.59 Likewise, the world’s biggest foreign currency settlement system, the CLS Bank, executes upward of a million trades a day worth between $1.5 and $2.5 trillion over the global cable systems—although that is down by half from its high point in 2008.60 As Stephen Malphrus, former chief of staff to the US Federal Reserve Chairman Ben Bernanke, observed, when “communications networks go down, the financial services sector does not grind to a halt, rather it snaps to a halt.”61

    Governments and militaries also account for a significant portion of internet traffic. Indeed, 90 to 95 percent of US government traffic, including sensitive diplomatic and military orders, travels over privately owned cables to reach officials in the field.62 “A major portion of DoD data traveling on undersea cables is unmanned aerial vehicle video,” notes a study done for the Department of Homeland Security by MIT scholar Michael Sechrist.63 Indeed, the Department of Defense’s entire Global Information Grid shares space in these cables with the general public internet.64

    The 3.6 billion people as of early 2016 who use the internet to communicate, share music, ideas and knowledge, browse, upload videos, tweet, blog, organize social events and political protests, watch pornography, read sacred texts, and sell stuff are having the greatest influence on the current phase of internet infrastructure development. Video currently makes up an estimated two-thirds of all internet traffic, and is expected to grow to 80 percent in the next five years,69 with US firms leading the way. Netflix single-handedly accounts for a third of all internet traffic. YouTube is the second largest source of internet traffic on fixed and mobile networks alike the world over. Altogether, the big five internet giants account for roughly half of all “prime-time” internet traffic, a phrasing that deliberately reflects the fact that internet usage swells and peaks at the same time as the classic prime-time television period, that is, 7 p.m. to 11 p.m.

    Importance des investissements des compagnies de l’internet dans les projets de câbles.

    Several things stand out from this analysis. First, in less than a decade, Google has carved out a very large place for itself through its ownership role in four of the six projects (the SJC, Faster, Unity, and Pacific Cable Light initiatives), while Facebook has stakes in two of them (APG and PLCN) and Microsoft in the PLCN project. This is a relatively new trend and one that should be watched in the years ahead.

    A preliminary view based on the publicly available information is that the US internet companies are important but subordinate players in consortia dominated by state-owned national carriers and a few relatively new competitors. Keen to wrest control of core elements of the internet infrastructure that they perceive to have been excessively dominated by United States interests in the past, Asian governments and private investors have joined forces to change things in their favor. In terms of the geopolitical economy of the internet, there is both a shift toward the Asia-Pacific region and an increased role for national governments.

    Return of the State as Regulator of Concentrated Markets

    In addition to the expanded role of the state as market builder, regulator, and information infrastructure policy maker, many regulators have also rediscovered the reality of significant market concentration in the telecom-internet and media industries. Indeed, the US government has rejected several high-profile telecoms mergers in recent years, such as AT&T’s proposal to take over T-Mobile in 2011, T-Mobile’s bid for Sprint in 2014, and Comcast’s attempt to acquire Time Warner Cable last year. Even the approval of Comcast’s blockbuster takeover of NBC Universal in 2011, and Charter Communications acquisition of Time Warner Cable last year, respectively, came with important strings attached and ongoing conduct regulation designed to constrain the companies’ ability to abuse their dominant market power.87 The FCC’s landmark 2016 ruling to reclassify broadband internet access as a common carrier further indicated that US regulators have been alert to the realities of market concentration and telecoms-internet access providers’ capacity to abuse that power, and the need to maintain a vigilant eye to ensure that their practices do not swamp people’s rights to freely express themselves, maintain control over the collection, retention, use, and disclosure of their personal information, and to access a diverse range of services over the internet.88 The 28 members of the European Union, along with Norway, India, and Chile, have adopted similar “common carriage/network neutrality/open network”89 rules to offset the reality that concentration in core elements of these industries is “astonishingly high”90 on the basis of commonly used indicators (e.g., concentration ratios and the Herfindahl–Hirschman Index).

    These developments indicate a new phase in internet governance and control. In the first phase, circa the 1990s, technical experts and organizations such as the Internet Engineers Task Force played a large role, while the state sat relatively passively on the sidelines. In the second phase, circa the early to mid-2000s, commercial forces surged to the fore, while internet governance revolved around the ICANN and the multi-stakeholder model. Finally, the revelations of mass internet surveillance by many states and ongoing disputes over the multi-stakeholder, “internet freedom” agenda on the one side, versus the national sovereignty, multilateral model where the ITU and UN system would play a larger role in internet governance all indicate that significant moves are afoot where the relationship between states and markets is now in a heightened state of flux.

    Such claims, however, are overdrawn. They rely too heavily on the same old “realist,” “struggle for control” model where conflict between nation-states has loomed large and business interests and communication technologies served mainly as “weapons of politics” and the handmaidens of national interests from the telegraph in the nineteenth century to the internet today. Yet, nation-states and private business interests, then and now, not only compete with one another but also cooperate extensively to cultivate a common global space of economic accumulation. Communication technologies and business interests, moreover, often act independent of the nation-state and via “private structures of cooperation,” that is, cartels and consortia, as the history and contemporary state of the undersea cable networks illustrate. In fact, the internet infrastructure of the twenty-first century, much like that of the industrial information infrastructure of the past 150 years, is still primarily financed, owned, and operated by many multinational consortia, although more than a few submarine communications cables are now owned by a relatively new roster of competitive players, such as Tata, Level 3, Global Cloud Xchange, and so forth. They have arisen mostly in the last 20 years and from new quarters, such as India in the case of Tata, for example.

    #Economie_numérique #Géopolitique #Câbles_sous_marins


  • Capitalism the Apple Way vs. Capitalism the Google Way - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/business/archive/2017/07/apple-google-capitalism/532995

    While lots of attention is directed toward identifying the next great start-up, the defining tech-industry story of the last decade has been the rise of Apple and Google. In terms of wealth creation, there is no comparison. Eight years ago, neither one of them was even in the top 10 most valuable companies in the world, and their combined market value was less than $300 billion. Now, Apple and Alphabet (Google’s parent company) have become the two most valuable companies, with a combined market capitalization of over $1.3 trillion. And increasingly, these two behemoths are starting to collide in various markets, from smartphones to home-audio devices to, according to speculation, automobiles.

    But the greatest collision between Apple and Google is little noticed. The companies have taken completely different approaches to their shareholders and to the future, one willing to accede to the demands of investors and the other keeping power in the hands of founders and executives. These rival approaches are about something much bigger than just two of the most important companies in the world; they embody two alternative models of capitalism, and the one that wins out will shape the future of the economy.

    What has Google done in that same period? Google is, like Apple, making loads of money. From 2013 to March 2017, it generated $114 billion in operating cash flow. How much has the company distributed to shareholders? In contrast to Apple’s 72 percent payout rate, Google has only distributed 6 percent of that money to shareholders.

    The paths taken by Apple and Google manifest alternative answers to one of the main questions facing capitalism today: What should public companies do with all of the money that they’re making? Even as corporations have brought in enormous profits, there has been a shortage of lucrative opportunities for investment and growth, creating surpluses of cash. This imbalance has resulted in the pileup of $2 trillion on corporate balance sheets. As companies continue to generate more profits than they need to fund their own growth, the question becomes: Who will decide what to do with all those profits—managers or investors?

    The importance of these two models might soon escalate dramatically. There’s a real possibility that tax reform at the federal level will unlock the offshore cash that corporations have amassed, and the subsequent flood of money will have to be reallocated in the economy—somewhere, somehow.

    #Economie_numerique #Impôts #Capitalisme_cognitif


  • La tech européenne appelle Bruxelles à sévir face à Apple et Google
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0212043296560-la-tech-europeenne-appelle-bruxelles-a-sevir-face-a-apple-et-

    Les signataires expliquent que le rôle des plates-formes - qu’il s’agisse de systèmes d’exploitation mobile, de magasins d’applications, de moteurs de recherche, de places de marché ou de réseaux sociaux - est de servir de porte d’accès à d’autres services, mais qu’elles ont une fâcheuse tendance à devenir... des postes de douane.

    #neutralité_des_plateformes #concurrence #économie_numérique


  • Intel’s $15 Billion Mobileye Buyout Puts It in the Autonomous Car Driver’s Seat - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/603850/intels-15-billion-mobileye-buyout-puts-it-in-the-autonomous-car-drivers-seat/?set=603851

    Many car manufacturers already use Mobileye’s hardware to power their autonomous systems, giving the company a position of power throughout the industry. Intel will now hope to combine that with its own chip-making chops to capture a sizable chunk of the autonomous car market just as it takes off. If it can do that, it will become a formidable competitor to chip makers like Nvidia and Qualcomm, who are already in the robotic car space.

    #automobile #économie_numérique


  • Tech and the Fake Market tactic – Humane Tech – Medium
    https://medium.com/humane-tech/tech-and-the-fake-market-tactic-8bd386e3d382

    Par Anil Dash

    In one generation, the Internet went from opening up new free markets to creating a series of Fake Markets that exploit society, without most media or politicians even noticing.

    But before long, those rankings started to be tainted by spammers, due to the fact that higher ranking in those listings suddenly had monetary value, and making spam links was cheaper than paying for Google’s advertising products. What was an open market to do?

    The inevitable automated gaming of the early open digital markets inadvertently catalyzed the start of the next era: rigged markets. Google got concerned about nefarious search engine optimization tricks, and kept changing their algorithm, meaning that pretty soon the only web publishers that could thrive were those who could afford to keep tweaking their technology to keep up in this new arms race. After just a few years, this became a rich-get-richer economy, and incentivized every smaller publisher to standardize on one of a few publishing tools in order to keep up with Google’s demands. Only the biggest content providers could afford to build their own tools while simultaneously following the demands of Google’s ever-changing algorithm.

    Amazon went through a similar process, when it started putting its thumb on the scale, showing its own products first when doing a product search, even if they weren’t the cheapest. We saw a rapid shift where the companies hosting formerly-open markets started to give themselves unfair advantages that couldn’t be countered by the other sellers in the market.

    That’s not to say these systems are fair: the big companies can pick which players in the market get to compete, and issues of network inequality mean people or companies that are privileged enough to be early adopters get unfair advantages. But even with these inequities, we could muddle through and new products or competitors could sometimes emerge.

    This has been the status quo for most of the last decade. But the next rising wave of tech innovators twist the definition of “market” even further, to a point where they aren’t actually markets at all.

    But unlike competitive sellers on eBay, Uber drivers can’t set their prices. In fact, prices can be (and regularly have been) changed unilaterally by Uber. And passengers can’t make informed choices about selecting a driver: The algorithm by which a passenger and driver are matched is opaque—to both the passenger and driver. In fact, as Data & Society’s research has shown, Uber has at times deliberately misrepresented the market of available cars by showing “ghost” cars to users in the Uber app.

    It seems this “market” has some awfully weird traits.

    Consumers can’t trust the information they’re being provided to make a purchasing decision.
    A single opaque algorithm defines which buyers are matched with which sellers.
    Sellers have no control over their own pricing or profit margins.
    Regulators see the genuine short-term consumer benefit but don’t realize the long-term harms that can arise.

    This is, by any reasonable definition, no market at all. One might even call Uber a “Fake Market”.

    Fake markets don’t just happen in traditional products and services — they’re coming to the world of content and publishing, too. Publishers are increasingly being incentivized to use platforms like Facebook’s Instant Articles and Google’s AMP format. Like Uber’s temporarily-subsidized cheaper prices and broader access to ride hailing, these new publishing formats do offer some short-term consumer benefits, in the form of faster loading times and a cleaner reading experience.

    But the technical mechanism by which Facebook and Google provide that faster reading experience happens to incidentally displace most of the third-party advertising platforms — the ones that aren’t provided by Facebook and Google themselves.

    By contrast, what are the barriers to self-driving news? We’ve already seen that a lot of news consumers aren’t interested in being safely and reliably delivered to accurate news. Success in this case will be much easier: A robotic publisher only has to deliver content that’s emotionally engaging enough to earn a person’s readership for a few moments. That’s even easier to do if the publisher or distributor of the content doesn’t care if the story is true or not. Peter Thiel is on Facebook’s board of directors.

    #marché #économie_numerique #vectorialisme


  • Un sénateur dénonce « l’hégémonie d’Internet » et « la technocratie galopante »
    http://www.nextinpact.com/news/100670-un-senateur-denonce-hegemonie-dinternet-et-technocratie-galopante

    [Pour le sénateur Jean Louis Masson] le gouvernement pratique une véritable « politique du rouleau compresseur pour imposer une véritable dictature de l’économie numérique et d’internet ». Or, cet engin de chantier « ne tient absolument pas compte ni des personnes modestes qui sont laissées au bord de la route par le développement de l’informatique ni des personnes âgées qui ont toujours vécu avec les anciens schémas de fonctionnement ».

    #Accessibilité_numérique #Aménagement_numérique #Enfant_du_numérique #Fracture_numérique_(générationnelle) #Fracture_numérique_(géographique) #Internet #Jean-Louis_Masson #Sénat_(France) #Utilisabilité_du_Web #Économie_numérique


  • OSM Live
    http://osmand.net/blog?id=osm-live

    The most important and outstanding feature of the new release is OSM Live. It’s the system that will encourage OSM mappers to update the information and will give you frequent updates (up to once an hour). You make a donation and receive the updates, 30% goes to the OsmAnd team and 70% is spread between OSM contributors who have registered in the OSM Live program. They are encouraged to make more updates and you get fresh and more detailed maps

    L’excellente application de cartographie pour smartphone OsmAnd qui repose sur OpenStreetMap (OSM) a lancé une initiative intéressante — passé relativement inaperçue — dont il serait bon de discuter : il est désormais possible d’acheter pour 1 euro une nouvelle fonctionnalité, la mise à jour quasi instantanée des modifications apportées à OSM, contre une mise à jour mensuelle/trimestrielle des cartes par défaut. L’argent récolté est réparti entre l’application OsmAnd (30%) et les différents contributeurs OSM (70%) selon un système de ranking détaillé dans l’article et versé en bitcoin. OsmAnd considère sa fonctionnalité comme une « plateforme de crowdfunding », ce qu’elle me semble être effectivement.

    Plusieurs points ont retenu mon attention :

    • On peut saluer l’initiative d’OsmAnd de mettre en œuvre une solution simple de financement du « logiciel » libre par ses utilisateurs. Pour l’application elle-même, bien entendue, mais aussi la communauté OSM dont elle profite largement.

    • D’un autre côté je regrette que les contributions bénévoles et désintéressées à OSM se muent en contributions rémunérées. Il ne faut pas s’attendre à des sommes considérables bien sûr, mais le symbole est là. Les contributeurs OSM doivent néanmoins s’inscrire au programme OSM Live en fournissant une adresse bitcoin (un bel exemple au passage de l’extrême simplicité et du coût quasi nul que permet le Bitcoin, surtout à l’échelle des milliers de contributeurs).
    Bien que mes contributions à OSM soient mineures, j’avoue m’être inscrit dans un mélange de curiosité et d’intérêt (pour payer par mes contributions OSM la fonctionnalité OSM Live en particulier).

    • Il faut remarquer qu’OsmAnd a depuis l’origine cherché un modèle économique : il existe déjà une version payante de l’application sur le Google Play Store. Version qu’on retrouve néanmoins gratuitement sur la boutique d’applications libre et open-sources F-Droid — un point appréciable — mais paradoxalement sans la nouvelle fonctionnalité OSM Live puisque dépendante pour l’instant du système de paiement de Google non libre. Des solutions sont envisagées, on espère les voir rapidement mises en œuvre.

    • Et ce d’autant plus que les paiements via le système d’achat intra-application de Google sont ponctionnés par Google à la source de 30% ! C’est vrai que Google fournit l’OS, mais financer le logiciel libre et être taxé par Google à hauteur de 30% c’est quand même fort de café. Surtout qu’il prendra soin bien entendu de ne rien donner ou presque au fisc pour plutôt l’investir par exemple dans... Google Maps. La stratégie de Google fonctionne à plein.
    Donc sur les 1 euro, il y a 30 cts pour Google, 21 cts pour OsmAnd et 49 cts répartis entre les contributeurs OSM, dont environ 0,35cts de frais bitcoin.

    • Le système de ranking défini par OsmAnd repose sur le nombre de contributions (à partir de 3 par mois pour l’instant), mais évite la mise en concurrence trop forte par un système de niveaux mondial et régional bienvenu.

    • OSM Live peut être vu comme un système de récompense (que l’on peut regretter donc) mais aussi comme un système incitatif potentiellement très bénéfique au développement d’OSM, le rendant encore plus pertinent qu’il ne l’est face à ses compétiteurs (Google Maps en l’occurrence...).

    • Bien sûr, il y a un fort risque de dommage collatéral pour OSM : de mauvaises/fausses contributions pour grimper les niveaux. Or, rien n’est encore prévu contre cela et les solutions seront recherchées quand le problème se posera. C’est osé, mais à l’heure du dogme du tout trustless (aka blockchain), c’est aussi très rafraîchissant, pour ne pas dire rassurant, de voir un système basé sur la confiance « à priori ». À suivre de près pour voir dans quel mesure il y a triche (si triche il y a, soyons optimiste), et quel seront les solutions mise en œuvres (qui ne m’apparaissent pas du tout évidentes...).

    • OSM Live finance l’application OsmAnd (pas de détail sur ce point) d’un côté et les contributeurs OSM de l’autre. Entre les deux, il y a l’OpenStreetMap Foundation. Or, elle semble oubliée du calcul malgré les coûts importants qu’elle supporte (et sa nécessité d’améliorer la version web d’OSM !). On pourra supposer néanmoins qu’OsmAnd et l’OSM Foundation auront travaillé en bonne intelligence.
    Les contributeurs OSM peuvent aussi faire le choix individuel de reverser leurs contributions à la fondation, voire à d’autres projets. Et ce même automatiquement en indiquant simplement l’adresse bitcoin d’un tiers plutôt que la leur. Ainsi, les contributions apportées à OSM servent non seulement à cartographier le monde, mais aussi à financer une vaste économie du don simplement initiée par les utilisateurs d’une fonctionnalité payante. Cela laisse entrevoir des perspectives intéressantes me semble-t-il, en particulier comme réponse au « digital labor ».

    • L’écosystème d’OpenStreetMap se montre très vertueux !

    Voir aussi :
    http://osmand.net/osm_live
    http://osmand.net/blog?id=osmand-2-3-released

    #Bitcoin #Crowfunding #Digital_labor #Google #Logiciel_libre #OSM_Live #OpenStreetMap #OsmAnd #Économie_de_don #Économie_numérique


  • Le futur de bitcoin est brillant
    https://www.abondance.info/le-futur-de-bitcoin-est-brillant

    Fred Wilson, un investisseur d’Union Square Ventures, a écrit sur la bulle technologique dans Boom & Bust : A Look at Economic Bubbles : “Un de mes amis a une bonne phrase. Il dit que ‘rien d’important n’est construit sans une certaine exubérance irrationnelle’. Il faut en effet une certaine folie pour que des investisseurs ouvrent leur porte-monnaie et financent la construction des chemins de fer, de l’industrie automobile, de l’industrie spatiale ou bien d’autres. Dans le cas de l’Internet, de nombreux capitaux ont été perdus, mais beaucoup d’argent a été investi dans l’infrastructure de cœur de réseau à haut-débit, dans des logiciels qui marchent, des systèmes serveurs et base de données. Tout ceci a permis de construire l’Internet d’aujourd’hui et a changé la vie de chacun. C’est ce que la folie spéculative a construit.”

    [...]

    Des entreprises comme Purse, ChangeTip et ZapChain offrent des solutions réelles d’utilisation de la technologie. Purse permet d’acheter des biens sur Amazon, ChangeTip permet de réaliser des micro-transactions et ZapChain de créer une communauté monétisée par bitcoin.

    [...]

    Bitcoin est loin d’être parfait. Il y a de nombreux problèmes qu’il faudra résoudre. Mais annoncer sa mort et appeler pour un remplacement est naïf et limité. La guerre civile actuelle va certainement se terminer avec le déploiement de bitcoin classic lors d’un hard fork. De nouvelles applications pour différentes audiences seront construites et finalement, l’Internet aura son vrai premier protocole de paiement.

    #Bitcoin #Innovation_disruptive #Internet #Numérique #Prospective #Économie #Économie_numérique