• Tous chasseurs cueilleurs !
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-08-juin-2019

    Quand la civilisation menace l’#environnement... retour à la chasse et la cueillette. Entretien avec James C. Scott autour de son livre "#HomoDomesticus, une histoire profonde des premiers Etats".

    On a tous en tête des souvenirs d’école sur les débuts de l’Histoire avec un grand H. Quelque part entre le Tigre et l’Euphrate il y a 10 000 ans, des chasseurs-cueilleurs se sont peu à peu sédentarisés en domestiquant les plantes et les animaux, inventant dans la foulée l’#agriculture, l’écriture et les premiers Etats. C’était l’aube de la #civilisation et le début de la marche forcée vers le #progrès.

    Cette histoire, #JamesScott, anthropologue anarchiste et professeur de sciences politiques, l’a enseignée pendant des années à ses élèves de l’Université de Yale. Mais les découvertes archéologiques dans l’actuel Irak des dernières années l’ont amené à réviser complètement ce « storytelling » du commencement des sociétés humaines, et par là même remettre en question notre rapport au monde dans son dernier livre : Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats (Ed. La Découverte).

    Alors même que climat et biodiversité sont aujourd’hui plus que jamais menacés par les activités humaines, James C. Scott propose de réévaluer l’intérêt des sociétés d’avant l’Etat et l’agriculture. Car ces chasseurs-cueilleurs semi-nomades ont longtemps résisté face aux civilisations agraires, basées sur les céréales et qui, en domestiquant le monde, se sont domestiqués eux-mêmes, en appauvrissant leur connaissance du monde.

    Un reportage de Giv Anquetil.
    Les liens

    James C. Scott : « Le monde des chasseurs-cueilleurs était un monde enchanté » (Le grand entretien) par Jean-Christophe Cavallin, Diakritik

    Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Réflexions sur l’effondrement, Corinne Morel Darleux, Editions Libertalia

    "Amador Rojas invite Karime Amaya" Chapiteau du Cirque Romanès - Paris 16, Paris. Prochaine séance le vendredi 14 juin à 20h.

    Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats, James C. Scott (Editions La Découverte)

    Eloge des chasseurs-cueilleurs, revue Books (mai 2019).

    HOMO DOMESTICUS - JAMES C. SCOTT Une Histoire profonde des premiers États [Fiche de lecture], Lundi matin

    Bibliographie de l’association Deep Green Resistance
    Programmation musicale

    "Mesopotamia"- B52’s

    "Cholera" - El Rego et ses commandos

    #podcast @cdb_77

    • Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États

      Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
      C’est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire #Homo_domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l’#État antique comme étape cruciale de la « #civilisation » humaine.
      Ce faisant, il nous offre une véritable #écologie_politique des formes primitives d’#aménagement_du_territoire, de l’« #autodomestication » paradoxale de l’animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la #sédentarisation et des logiques de la #servitude et de la #guerre dans le monde antique.
      Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et sur ce que Rousseau appelait « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».


      https://www.editionsladecouverte.fr/homo_domesticus-9782707199232

      #James_Scott #livre #démographie #épidémiologie #évolution #humanité #histoire #inégalité #inégalités #Etat #écologie #anthropologie #ressources_pédagogiques #auto-domestication

    • Fiche de lecture: Homo Domesticus - James C. Scott

      Un fidèle lecteur de lundimatin nous a transmis cette fiche de lecture du dernier ouvrage de James C. Scott, (on peut la retrouver sur le blog de la bibliothèque fahrenheit) qui peut s’avérer utile au moment l’institution étatique semble si forte et fragile à la fois.
      « L’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres »
      À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands #récits_civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la #domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du #nomadisme ni engendré l’#agriculture_sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des #chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».
      Dans la continuité de #Pierre_Clastres et de #David_Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      La première domestication, celle du #feu, est responsable de la première #concentration_de_population. La construction de niche de #biodiversité par le biais d’une #horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirable à l’intérieur d’un cercle restreint autour des #campements. La #cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de #digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des #céréales et des #légumineuses, à domestiquer des #chèvres, des #moutons, des #porcs, des #bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. Les premiers grands établissements sédentaires sont apparus en #zones_humides et non en milieu aride comme l’affirment les récits traditionnels, dans des plaines alluviales à la lisière de plusieurs écosystèmes (#Mésopotamie, #vallée_du_Nil, #fleuve_Indus, #baie_de_Hangzhou, #lac_Titicata, site de #Teotihuacan) reposant sur des modes de subsistance hautement diversifiés (sauvages, semi-apprivoisés et entièrement domestiqués) défiant toute forme de comptabilité centralisée. Des sous-groupes pouvaient se consacrer plus spécifiquement à une stratégie au sein d’un économie unifiée et des variations climatiques entraînaient mobilité et adaptation « technologique ». La #sécurité_alimentaire était donc incompatible avec une #spécialisation étroite sur une seule forme de #culture ou d’#élevage, requérant qui plus est un travail intensif. L’#agriculture_de_décrue fut la première à apparaître, n’impliquant que peu d’efforts humains.
      Les #plantes complètement domestiquées sont des « anomalies hyperspécialisées » puisque le cultivateur doit contre-sélectionner les traits sélectionnés à l’état sauvage (petite taille des graines, nombreux appendices, etc). De même les #animaux_domestiqués échappent à de nombreuses pressions sélectives (prédation, rivalité alimentaire ou sexuelle) tout en étant soumis à de nouvelles contraintes, par exemple leur moins grande réactivité aux stimuli externes va entraîner une évolution comportementale et provoquer la #sélection des plus dociles. On peut dire que l’espèce humaine elle-même a été domestiquée, enchaînée à un ensemble de routines. Les chasseurs-cueilleurs maîtrisaient une immense variété de techniques, basées sur une connaissance encyclopédique conservée dans la mémoire collective et transmise par #tradition_orale. « Une fois qu’#Homo_sapiens a franchi le Rubicon de l’agriculture, notre espèce s’est retrouvée prisonnière d’une austère discipline monacale rythmée essentiellement par le tic-tac contraignant de l’horloge génétique d’une poignée d’espèces cultivées. » James C. Scott considère la #révolution_néolithique récente comme « un cas de #déqualification massive », suscitant un #appauvrissement du #régime_alimentaire, une contraction de l’espace vital.
      Les humains se sont abstenus le plus longtemps possible de faire de l’agriculture et de l’élevage les pratiques de subsistance dominantes en raison des efforts qu’elles exigeaient. Ils ont peut-être été contraints d’essayer d’extraire plus de #ressources de leur environnement, au prix d’efforts plus intenses, à cause d’une pénurie de #gros_gibier.
      La population mondiale en 10 000 avant notre ère était sans doute de quatre millions de personnes. En 5 000, elle avait augmenté de cinq millions. Au cours des cinq mille ans qui suivront, elle sera multipliée par vingt pour atteindre cent millions. La stagnation démographique du #néolithique, contrastant avec le progrès apparent des #techniques_de_subsistance, permet de supposer que cette période fut la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité sur le plan épidémiologique. La sédentarisation créa des conditions de #concentration_démographique agissant comme de véritables « parcs d’engraissement » d’#agents_pathogènes affectant aussi bien les animaux, les plantes que les humains. Nombre de #maladies_infectieuses constituent un « #effet_civilisationnel » et un premier franchissement massif de la barrière des espèces par un groupe pathogènes.
      Le #régime_alimentaire_céréalier, déficient en #acides_gras essentiels, inhibe l’assimilation du #fer et affecte en premier lieu les #femmes. Malgré une #santé fragile, une #mortalité infantile et maternelle élevée par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs sédentaires connaissaient des #taux_de_reproduction sans précédent, du fait de la combinaison d’une activité physique intense avec un régime riche en #glucides, provoquant une #puberté plus précoce, une #ovulation plus régulière et une #ménopause plus tardive.

      Les populations sédentaires cultivant des #céréales domestiquées, pratiquant le commerce par voie fluviale ou maritime, organisées en « #complexe_proto-urbain », étaient en place au néolithique, deux millénaires avant l’apparition des premiers États. Cette « plateforme » pouvait alors être « capturée », « parasitée » pour constituer une solide base de #pouvoir et de #privilèges politiques. Un #impôt sur les céréales, sans doute pas inférieur au cinquième de la récolte, fournissait une rente aux élites. « L’État archaïque était comme les aléas climatiques : une menace supplémentaire plus qu’un bienfaiteur. » Seules les céréales peuvent servir de base à l’impôt, de part leur visibilité, leur divisibilité, leur « évaluabilité », leur « stockabilité », leur transportabilité et leur « rationabilité ». Au détour d’un note James C. Scott réfute l’hypothèse selon laquelle des élites bienveillantes ont créé l’État essentiellement pour défendre les #stocks_de_céréales et affirme au contraire que « l’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres ». La majeure partie du monde et de sa population a longtemps existé en dehors du périmètre des premiers États céréaliers qui n’occupaient que des niches écologiques étroites favorisant l’#agriculture_intensive, les #plaines_alluviales. Les populations non-céréalières n’étaient pas isolées et autarciques mais s’adonnaient à l’#échange et au #commerce entre elles.
      Nombre de #villes de #Basse_Mésopotamie du milieu du troisième millénaire avant notre ère, étaient entourées de murailles, indicateurs infaillibles de la présence d’une agriculture sédentaire et de stocks d’aliments. De même que les grandes #murailles en Chine, ces #murs d’enceinte étaient érigés autant dans un but défensif que dans le but de confiner les paysans contribuables et de les empêcher de se soustraire.
      L’apparition des premiers systèmes scripturaux coïncide avec l’émergence des premiers États. Comme l’expliquait #Proudhon, « être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». L’#administration_étatique s’occupait de l’#inventaire des ressources disponibles, de #statistiques et de l’#uniformisation des #monnaies et des #unités_de_poids, de distance et de volume. En Mésopotamie l’#écriture a été utilisée à des fins de #comptabilité pendant cinq siècle avant de commencer à refléter les gloires civilisationnelles. Ces efforts de façonnage radical de la société ont entraîné la perte des États les plus ambitieux : la Troisième Dynastie d’#Ur (vers 2100 avant J.-C.) ne dura qu’à peine un siècle et la fameuse dynastie #Qin (221-206 avant J.-C.) seulement quinze ans. Les populations de la périphérie auraient rejeté l’usage de l’écriture, associée à l’État et à l’#impôt.

      La #paysannerie ne produisait pas automatiquement un excédent susceptible d’être approprié par les élites non productrices et devait être contrainte par le biais de #travail_forcé (#corvées, réquisitions de céréales, #servitude pour dettes, #servage, #asservissement_collectif ou paiement d’un tribu, #esclavage). L’État devait respecter un équilibre entre maximisation de l’excédent et risque de provoquer un exode massif. Les premiers codes juridiques témoignent des efforts en vue de décourager et punir l’#immigration même si l’État archaïque n’avait pas les moyens d’empêcher un certain degré de déperdition démographique. Comme pour la sédentarité et la domestication des céréales, il n’a cependant fait que développer et consolider l’esclavage, pratiqué antérieurement par les peuples sans État. Égypte, Mésopotamie, Grèce, Sparte, Rome impériale, Chine, « sans esclavage, pas d’État. » L’asservissement des #prisonniers_de_guerre constituait un prélèvement sauvage de main d’œuvre immédiatement productive et compétente. Disposer d’un #prolétariat corvéable épargnait aux sujets les travaux les plus dégradants et prévenait les tensions insurrectionnelles tout en satisfaisant les ambitions militaires et monumentales.

      La disparition périodique de la plupart de ces entités politiques était « surdéterminée » en raison de leur dépendance à une seule récolte annuelle d’une ou deux céréales de base, de la concentration démographique qui rendait la population et le bétail vulnérables aux maladies infectieuses. La vaste expansion de la sphère commerciale eut pour effet d’étendre le domaine des maladies transmissibles. L’appétit dévorant de #bois des États archaïques pour le #chauffage, la cuisson et la #construction, est responsable de la #déforestation et de la #salinisation_des_sols. Des #conflits incessants et la rivalité autour du contrôle de la #main-d’œuvre locale ont également contribué à la fragilité des premiers États. Ce que l’histoire interprète comme un « effondrement » pouvait aussi être provoqué par une fuite des sujets de la région centrale et vécu comme une #émancipation. James C. Scott conteste le #préjugé selon lequel « la concentration de la population au cœur des centres étatiques constituerait une grande conquête de la civilisation, tandis que la décentralisation à travers des unités politiques de taille inférieure traduirait une rupture ou un échec de l’ordre politique ». De même, les « âges sombres » qui suivaient, peuvent être interprétés comme des moments de résistance, de retours à des #économies_mixtes, plus à même de composer avec son environnement, préservé des effets négatifs de la concentration et des fardeaux imposés par l’État.

      Jusqu’en 1600 de notre ère, en dehors de quelques centres étatiques, la population mondiale occupait en majorité des territoires non gouvernés, constituant soit des « #barbares », c’est-à-dire des « populations pastorales hostiles qui constituaient une menace militaire » pour l’État, soit des « #sauvages », impropres à servir de matière première à la #civilisation. La menace des barbares limitait la croissance des États et ceux-ci constituaient des cibles de pillages et de prélèvement de tribut. James C. Scott considère la période qui s’étend entre l’émergence initiale de l’État jusqu’à sa conquête de l’hégémonie sur les peuples sans État, comme une sorte d’ « âge d’or des barbares ». Les notions de #tribu ou de peuple sont des « #fictions_administratives » inventées en tant qu’instrument de #domination, pour désigner des #réfugiés politiques ou économiques ayant fuit vers la périphérie. « Avec le recul, on peut percevoir les relations entre les barbares et l’État comme une compétition pour le droit de s’approprier l’excédent du module sédentaire « céréales/main-d’œuvre ». » Si les chasseurs-cueilleurs itinérants grappillaient quelques miettes de la richesse étatique, de grandes confédérations politiques, notamment les peuples équestres, véritables « proto-États » ou « Empires fantômes » comme l’État itinérant de #Gengis_Kahn ou l’#Empire_Comanche, constituaient des concurrents redoutables. Les milices barbares, en reconstituant les réserves de main d’œuvre de l’État et en mettant leur savoir faire militaire au service de sa protection et de son expansion, ont creusé leur propre tombe.

      Dans la continuité de Pierre Clastres et de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une #anomalie et une #contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      https://lundi.am/HOMO-DOMESTICUS-Une-Histoire-profonde-des-premiers-Etats
      #historicisation

  • HK offers low-cost tests for ‘travel bubble’ plan - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/11/hk-offers-low-cost-tests-for-travel-bubble-plan

    HK offers low-cost tests for ‘travel bubble’ plan. Hong Kong is planning four test centers and to partner with private laboratories to offer low-cost coronavirus tests to those going to visit Singapore in the proposed “travel bubble” scheme.The centers will start operating in mid-November and provide tests at HK$240 (US$30.95) per person, the government said.
    The centers will collect combined nasal and throat swabs and test for Covid-19 to serve general community uses such as cross-boundary travel but not for medical diagnosis and treatment.They aim to serve all asymptomatic individuals, including Hong Kong residents and non-residents, who are over six years old and suitable for testing.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#bullevoyage#testlowcost#resident#nonresident#economiesante

  • Plan santé : l’Hôpital Pinel en grève depuis 100 jours Alex Anfruns - 24 Septembre 2018 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/plan-sante-lhopital-pinel-en-greve-depuis-100-jours

    Le personnel du Centre hospitalier Philippe Pinel à Amiens a dressé ses tentes et ses banderoles : “On ne veut pas plus de salaires ni plus de congés : on veut des moyens humains pour des soins humains” ; “Hôpital en grève” ; “Pinel gronde, on veut une table ronde”… . Sur le campement improvisé au pied de l’entrée de l’institution, pas de drapeaux syndicaux mais une multitude de banderoles signées “Pinel en Lutte” : l’unité d’action prime. C’est dans une symphonie de klaxons continue – en signe inéquivoque de solidarité – que le “Tous ensemble” prend sa forme la plus concrète et aboutie.


    Pouvez-vous résumer en quelques mots les raisons qui ont déclenché votre action de grève ?
    L’Agence Régionale de Santé (ARS) met en avant que l’hôpital aurait des délais d’hospitalisation trop longs, et qu’on hospitaliserait trop les patients. Selon l’ARS, “ça coûte trop cher, c’est moins cher de les suivre à l’extérieur”. Elle prône donc la diminution de l’hospitalisation et le développement de l’ambulatoire, c’est-à-dire la prise en charge des patients en dehors de l’hôpital.

    Or, au lieu de nous donner les moyens de développer correctement la prévention pour éviter l’hospitalisation ; et puis le suivi du patient à l’extérieur pour éviter qu’il soit hospitalisé trop souvent, on a décidé tout simplement de fermer les services. On a donc fermé 4 services en 4 ans. Le premier, en 2015, est un cas emblématique. C’était l’unité qui servait à préparer la sortie des patients. Sous prétexte qu’il fallait sortir les patients de l’hospitalisation car cela coûtait trop cher.
     
    On vous oppose donc l’idée que votre hôpital aurait une durée d’hospitalisation plus longue que les autres hôpitaux de la région. Sans raison ?
    Il faut savoir que nous sommes dans le département de France où il y a le moins de structures alternatives ! Du genre Foyer d’Accueil Médicalisé, structures pour autistes, etc…Forcément nous sommes bloqués par cela, car nous avons des patients hospitalisés et il n’y a pas les structures pour les sortir.

    C’est pour cela qu’il faut commencer par une table ronde pour régler la situation en urgence ; sinon nous n’aurons jamais les moyens pour réduire à terme l’hospitalisation. On ne peut pas fermer demain des services en plus, en sachant qu’il n’y a pas les structures pour l’accueil, car la construction d’un bâtiment ne se fait pas en six mois.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=3CJkf7eeI4g

    Cette fermeture, a-t-elle eu lieu sans aucune transition ?
    L’unité a été fermée juste parce que c’était le service où il y avait le plus de personnel à l’intérieur, et donc c’était celui qui pouvait rapporter le plus d’économies. En même temps, on fermait des centres médicaux psychologiques en ville, qui étaient des centres de consultation pour les patients, ou de suivi à l’extérieur pour éviter l’hospitalisation. Cela va a l’encontre de ce que l’ARS prône ! Elle dit qu’il faut développer les ambulatoires et faire sortir les patients. Pourtant, elle a fermé d’une part l’unité de préparation à la sortie en foyer de ville ; et d’autre part les centres qui permettent de maintenir les patients à l’extérieur. Et cela, juste pour faire des économies !

    Concrètement, tous les ans un service a été fermé. L’année dernière on a voulu fermer l’hospitalisation à domicile, qui est aussi une manière de maintenir les patients à l’extérieur de l’hôpital. Mais cette fois-ci il y a eu une mobilisation qui a empêché qu’elle soit fermée. Bon, pas vraiment, car elle a été transformée en unité mobile, ce qui n’est pas tout à fait la même chose… Mais à la place on a fermé un autre service ici à l’hôpital. Et cette année on veut fermer un nouveau service. On a perdu un tiers des lits en quatre ans.

    En parallèle, l’ARS a cautionné la construction d’une clinique psychiatrique privée sur le terrain de l’hôpital, car il avait vendu une partie de ses terrains. Et cette clinique est juste à côté. En fait, comme sa construction était en retard, elle a même été ouverte dans l’un de ses services ici à l’hôpital ! Les lits d’hospitalisation n’ont pas été vraiment fermés, ce qui a été fermé ce sont les lits d’hospitalisation publics.
     
    Selon vous, quelle solution urgente devrait être apportée ?  
    On est en train de précariser l’emploi à l’intérieur de l’hôpital. L’urgence de la situation est d’abord de remettre du personnel dans les services, pour qu’on puisse faire du soin avec les patients et pour qu’on puisse les faire sortir dans un état correct et les traiter correctement. Et puis rouvrir des services pour régler la sur-occupation qui entraîne une dégradation de l’accueil du patient, qui ralentit les soins. En même temps, il faut réfléchir à comment on développe en amont la prévention, et en aval, les méthodes pour maintenir les patients dans la cité et non plus dans l’hospitalisation.

    Il faut aussi développer des structures d’accueil pour que les patients qui n’ont plus forcément la nécessité d’être hospitalisés, puissent bénéficier d’un soutien #médico-social dans un Foyer d’Accueil Médicalisé. Actuellement ces patients se plaignent qu’il n’y a pas assez de place en Foyer et restent à l’hôpital tandis qu’ils ont besoin d’une structure alternative. C’est la situation actuelle de l’hôpital, c’est pourquoi nous avons campé ici autant de jours.
     
    Vous avez proposé à la direction de négocier autour d’une table ronde. Y a-t-il eu accusé de réception ?  
    Pour l’instant la table ronde est bloquée. C’est connu, le directeur de l’hôpital reçoit les gens individuellement et puis il ne raconte pas la même chose à tout le monde. Cela nous empêche de réfléchir ensemble, d’organiser et construire notre travail pour les soins des patients. Le directeur nous propose des réunions de concertation avec les seules organisations syndicales, alors que nous souhaiterions discuter avec le directeur de l’hôpital, la directrice de l’Agence Régionale de Santé, le personnel, les organisations syndicales, les médecins et les associations des familles. Tout le monde autour de la table, pour pouvoir discuter de la situation de la #psychiatrie, de l’hôpital, des services dans le Département…Faire un état des lieux sur où on en est, et qu’est-ce qu’on veut faire. Nous ne voulons plus construire des choses juste pour faire des #économies.


    Nous voulons que le patient soit bien traité. Nous ne sommes pas opposés à ce que les patients soient moins hospitalisés, qu’ils aillent en dehors de l’hôpital. Mais il faut qu’ils sortent correctement, pour leur bien-être à eux, et pas juste pour faire des économies. Là, on fait tout l’inverse !

    On entend parler de « virage ambulatoire ». Est-ce une solution ?  
    Ici à Pinel le « virage ambulatoire » en psychiatrie a démarré en 1960. Et il a été bien développé : 70% des patients sont suivis en ambulatoire. Ce sont des structures dans la ville et qui font partie de l’hôpital. C’est-à-dire, des centres médicaux psychologiques pour consultation, des hôpitaux de jour, de petites maisons communautaires où les patients sont accompagnés, etc. qui permettent de maintenir le patient en dehors de l’hôpital. Cela lui permet de vivre correctement dans les cités, intégrés et bien accompagnés…

    En revanche, l’hôpital ne peut pas disparaître non plus, car la maladie psychiatrique est une maladie chronique avec des phases aiguës. C’est un peu comme le diabète : on peut l’avoir toute la vie, de manière équilibrée, mais de temps en temps il faut aller à l’hôpital pour la rééquilibrer. Dans la schizophrénie, le patient a des phases d’équilibre et des phases où il a besoin d’être hospitalisé. Il faut donc des structures alternatives et adaptées pour des patients qui ont plus besoin de soutien médico-social. Des structures qui n’existent pas suffisamment sur le département pour l’instant.

    Cela fait maintenant 100 jours qu’on demande de discuter. Pour l’instant, on nous le refuse…

    En revanche, l’hôpital ne peut pas disparaître non plus, car la maladie psychiatrique est une maladie chronique avec des phases aiguës. C’est un peu comme le diabète : on peut l’avoir toute la vie, de manière équilibrée, mais de temps en temps il faut aller à l’hôpital pour la rééquilibrer. Dans la schizophrénie, le patient a des phases d’équilibre et des phases où il a besoin d’être hospitalisé. Il faut donc des structures alternatives et adaptées pour des patients qui ont plus besoin de soutien médico-social. Des structures qui n’existent pas suffisamment sur le département pour l’instant.

    Cela fait maintenant 100 jours qu’on demande de discuter. Pour l’instant, on nous le refuse…
     
    Et comment les habitants d’#Amiens ont accueilli votre initiative ? On constate des signes de solidarité …
    Nous avons reçu beaucoup de soutien, essentiellement des dons des gens. Les gens en parlent et nous donnent des choses. Ce soutien s’exprime tout au long de la journée. Nous avons eu plus de 2500 signatures pour notre pétition, ce qui est déjà pas mal.

    Les gens ont très bien répondu aussi à notre opération “bouteille à la mer”. Nous avions demandé d’envoyer une bouteille en plastique avec un message de soutien dedans et les apporter à l’ARS. Nous avons ainsi récupéré 300 bouteilles en une semaine ! Dont des bouteilles qui ont été envoyées par colis du sud de la France.

    On est présents sur les réseaux sociaux et on commence à être visibles au niveau national, on parle de nous un peu partout… Oui, on commence à être visibles.
     
    Comment envisagez-vous la suite ?
    Pour l’instant nous avons mené une #lutte plutôt gentille. Après, si nous n’avons pas de nouvelles concrètes dans notre rendez-vous prochainement*, nous allons monter sérieusement d’un cran.

    Le personnel de l’#hôpital #Pinel appelle à un rassemblement pacifique
 devant l’#ARS d’#Amiens à partir de 16h pour soutenir la délégation


    Pour permettre de soutenir les #grévistes dans leur combat, il y a une cagnotte de soutien via Le Pot Commun  : Soutien au CHPP Pinel en Lutte https://www.lepotcommun.fr/pot/zfdyfyv0 .
    Vous pouvez bien sur vous abonner à leur compte Twitter : @pinel_en_lutte et poster des messages de soutien sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/PinelEnLutte.

  • Communiqué final du G7 Rions un peu avec le G7…
    https://www.les-crises.fr/communique-final-du-g7
    Source : Elysée, 10/06/2018

    Nous n’avons pas tout commenté. Pour vous aider, nous avons utilisé un code couleur dans ce pipotron : . . .

    Les États-Unis n’ont finalement pas signé ce communiqué

    Nous, chefs d’État et de gouvernement du G7, nous sommes réunis à Charlevoix, au Québec, les 8 et 9 juin 2018, guidés par nos valeurs communes de liberté, de démocratie, d’état de droit et de respect des droits de l’Homme et notre détermination à promouvoir un ordre international fondé sur des règles de droit.

    Il fallait oser…

    En tant que dirigeants d’économies avancées et de grandes démocraties, nous sommes tous fermement déterminés à investir dans les femmes et les hommes,

    Pardon ?” Investir” ?

    à satisfaire les besoins de nos concitoyens et à relever les défis mondiaux. Nous proclamons collectivement notre ferme détermination à parvenir à un environnement, un air et une eau propres. Nous sommes résolus à agir ensemble pour permettre un avenir sain, prospère, durable et juste pour tous.

    Ca rappelle quelque chose, mais quoi ?

    Investir dans une croissance qui profite à tous

    ah, c’est déjà plus dans “les femmes et les hommes” du coup ? _

    La suite, . . . . https://www.les-crises.fr/communique-final-du-g7
    #MDR #G7 #valeurs #économies #femmes #hommes . . .

  • J’ai été victime de #maltraitance médicale.... - Natacha Art and Book
    http://www.natacha-artbook.com/maltraitance-medicale

    Alors oui, j’ai été victime de maltraitance médicale. Non, je ne me suis pas plainte, car je me sentais « faible » face à l’autorité que représente le médecin et j’ai eu tord. Je n’ai d’ailleurs pas compris de suite que j’avais été maltraitée. Il m’a fallu du temps pour comprendre, ce qui n’allait pas chez moi depuis cette épisode, cette peine mêlée à de la colère. Une maltraitance qui n’a pas arrangé ma convalescence, ni ma confiance dans le milieu médicale. Une maltraitance qui nuit à la qualité des soins, donc au bon rétablissement ! Les #économies de bout de ficelles faites sur la #santé publique, pour réduire les moyens, peuvent se révéler contre-productives et entraîner plus de dépenses que d’économies. Moins vite j’ai été prise en charge, plus longue a été la convalescence, plus cher elle a m’a couté ainsi qu’à la société. Et oui.

  • La tension monte autour de France Télévisions
    http://abonnes.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/10/26/la-tension-monte-autour-de-france-televisions_5206205_3236.html

    La pression sur #France_Télévisions augmente : mercredi 25 octobre, devant la commission des affaires culturelles du Sénat, la ministre de la #culture Françoise Nyssen a plaidé pour une « réforme de fond » de l’audiovisuel public, proposant trois « axes de transformation » : le périmètre des entreprises #publiques du secteur, leur financement et leur gouvernance.

    Cette volonté générale était connue, mais la ministre a davantage poussé les feux du changement. France Télévisions doit s’adapter à ce nouvel horizon, alors qu’elle est encore en train de déterminer quels postes elle va réduire pour réaliser les 50 millions d’euros d’#économies exigées par le gouvernement par rapport à son budget 2018.

    Le 17 octobre, alors que les syndicats de France Télévisions étaient en #grève, a eu lieu la première réunion du comité stratégique, l’instance du conseil d’administration de France Télévisions désignée pour réviser le budget. Selon nos informations, la direction a esquissé des pistes d’économies chiffrées : les charges hors salaires (renégociation des achats, des abonnements à la mesure d’audience Médiamétrie, des frais de diffusion…) pour environ 10 millions d’euros ; les émissions et les sports (renégociations de magazines ou jeux, réexamen des droits du tournoi de tennis de Roland Garros, de la coupe de la Ligue de football ou des Jeux olympiques…) pour 20 millions d’euros environ ; le cinéma pour environ 8 millions d’euros environ ; la création audiovisuelle (séries, téléfilms, dessins animés et documentaires) pour 12 millions d’euros environ, sachant que ce budget avait été augmenté de 20 millions d’euros pour atteindre 420 millions en 2018…
    Toutefois, les membres du comité stratégique ont estimé ne pas pouvoir valider à ce stade ces pistes. « Il y a un risque de cercle vicieux, avec une baisse de la qualité de nos antennes, une donc baisse des audiences, puis des ressources… », commente Marc Chauvelot, élu de la CGT, syndicat représenté au comité stratégique.
    Mme Nyssen veut préserver la création et le sport

    Pour la direction, la voie est très étroite : après avoir rappelé que le budget 2018 de France Télévisions restait supérieur à son budget 2016, la ministre de la culture a explicitement dit mercredi que l’entreprise devait « préserver » la création mais aussi les événements sportifs. Elle a suggéré des coupes dans « les frais de structure : technique, diffusion, frais généraux ».

    A ce bras de fer feutré s’ajoute la perspective de bouleversements à moyen terme. L’un d’eux est vu d’un bon œil par France Télévisions – la ministre veut engager en 2018 la réflexion sur la réforme de la redevance qui finance l’audiovisuel public. Les autres sont plus incertains : Mme Nyssen a choisi de « ne pas écarter » la piste de la fusion entre France Télévisions et #Radio_France, ardemment défendue par les sénateurs Jean-Pierre Leleux et André Gattolin. Jusqu’ici, le ministère avait pourtant laissé entendre qu’une « #BBC à la française » n’était pas à l’ordre du jour, préférant des synergies « par projets ».

    « Le gouvernement a demandé une intensification des coopérations sur l’offre culturelle, les réseaux locaux et les systèmes d’information, a expliqué la ministre mercredi. Il faudra ensuite dire s’il faut aller plus loin. Nous ne privilégions aucune issue. » Autre nouveauté : la ministre a suggéré d’« aligner » les dates des contrats d’objectifs et de moyens signés avec l’Etat, afin que celui de France Télévisions et celui de Radio France ne soient pas décalés, voire coïncident avec les dates des élections présidentielles. Elle a rappelé que le gouvernement voulait retirer au Conseil supérieur de l’audiovisuel la nomination des présidents d’audiovisuel public, pour la confier aux conseils d’administration des entreprises concernées. De quoi soulever quelques questions sur la fin des mandats de Delphine Ernotte et Matthieu Gallet, prévues en 2019 et 2020…
    « Un mammouth à dégraisser »

    Les réseaux régionaux de France 3 et France Bleu pourraient aussi proposer ensemble des « services en ligne » ou des « programmes communs multicanaux », a suggéré Mme Nyssen, en rappelant « qu’il y a déjà des échanges », dans l’immobilier par exemple. France Télévisions ou Radio France sont officiellement ouverts à ce type de synergies, qui rappelle leur offre d’information commune France Info. Mais en interne, on souligne que de tels projets ne dégagent pas d’économies à court terme. Une fusion supposerait par exemple d’aligner la convention des salariés de France Bleu sur celle de France 3.

    « Les contrats d’objectifs et de moyens ne devraient pas être alignés sur les alternances politiques », a lancé à la ministre le sénateur socialiste David Assouline, rappelant que le budget quinquennal signé avec l’Etat fin 2016 par France Télévisions prévoyait déjà des efforts, dont le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux (180 postes en 2018). « Avec l’équipe Macron, on sent une rupture de politique, regrette un membre de la majorité précédente. Certains sont imprégnés de la vieille culture qui voit dans l’audiovisuel public un mammouth à dégraisser. »

    L’idée d’une #privatisation de France 2 a même resurgi ces dernières semaines. Si cette idée n’est a priori pas retenue par le gouvernement, elle a ravivé en interne les craintes d’une fermeture de chaîne. Cette « rumeur » sert « allumer des contre-feux » en pleine discussion budgétaire, a dénoncé FO dans un communiqué. La ministre attend, elle, des propositions de la part des entreprises d’audiovisuel public à partir de « mi-novembre » et la réflexion sur l’avenir du secteur se poursuivra jusqu’à « début 2018 ».

  • Réformer aujourd’hui : Projet de suppression des AF pour les ménages les plus aisés : une économie budgétaire et une façon de contrecarrer les critiques sur le président des riches…
    https://reformeraujourdhui.blogspot.fr/2017/10/projet-de-suppression-des-af-pour-les.html

    Aujourd’hui, une véritable #réforme consisterait à attribuer les AF à toutes les #familles dès le premier #enfant selon un barème dégressif en fonction des revenus tels que déclarés à l’administration fiscale et à ne plus les attribuer au-delà d’un certain plafond de revenu jugé excessif puis d’indexer régulièrement leur montant sur le taux annuel d’inflation.

    Mais Emmanuel Macron est soucieux avant tout de faire des #économies budgétaires tous azimuts, y compris dans la branche famille. C’est pourquoi il pourrait mettre fin à l’attribution des AF pour les plus riches en 2018 mais le versement des allocations dès le premier enfant et leur indexation chaque année sur le coût réel de la vie ne sont pas au programme du gouvernement.

  • Projet de suppression des AF pour les ménages les plus aisés : une mesure d’économie budgétaire et en même temps une façon de contrecarrer les critiques sur le président des riches…
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2017/10/projet-de-suppression-des-af-pour-les.html

    La ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, souhaite entamer avec le Parlement et l’ensemble des acteurs une réflexion sur la politique familiale en général. De son côté, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a fait savoir qu’il n’était pas fermé à l’idée de mettre fin à l’attribution des #allocations_familiales pour les plus riches, sous le regard bienveillant du président de la République qui ne semble pas opposé à une telle mesure... Avec ce projet de suppression des allocations familiales (AF) pour les hauts revenus, Emmanuel Macron tente, comme son prédécesseur, de réaliser des #économies budgétaires avant tout. François Hollande, avait déjà « réformer » les modalités de versement des allocations familiales en introduisant une modulation de leur #montant en fonction des ressources (...)

    #année #enfant

  • Je suis sorti un peu de mes sujets habituels et en plus c’est gratuit (pour une fois) ! J’ai rarement vu une telle concentration d’actions/réflexions, concepts .... #communs #capabilites #economiesolidaire #educationpopulaire
    #CeuxQuiFont : Geneviève Fontaine, la transformation sociale en théorie et en pratique
    http://www.lemonde.fr/festival/visuel/2017/08/19/ceuxquifont-genevieve-fontaine-la-transformation-sociale-en-theorie-et-en-pr

  • Portrait officiel de #Macron plus grand que les précédents : selon un maire, changer les cadres coûterait près de 3 millions
    http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/portrait-officiel-de-macron-plus-grand-que-les-precedents-selon-un-mair

    Agacé, ce maire sans-étiquette a fait les comptes. Si les 36 000 mairies de France devaient acheter un nouveau cadre pour le portrait officiel du Président, cela coûterait plus de 2,7 millions d’euros, alors qu’Emmanuel Macron « demande des #économies ». Le maire de Forges a fait ses calculs en se basant sur la liste de fournisseurs des #collectivités et a évalué le prix moyen du cadre à 77 euros HT (photo comprise).

    #budget

  • « Les réformes envisagées sont dangereuses pour les chômeurs » - L’Express L’Entreprise
    http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/droit-travail/les-reformes-envisagees-sont-dangereuses-pour-les-chomeurs_1888

    "L’attaque la plus dangereuse, explique Marc Moreau, c’est la conversion des jours travaillés en droits. Seuls les jours travaillés seraient pris en compte. Alors qu’aujourd’hui un contrat de travail de quatre mois garantit une indemnisation de 4 mois, il faudrait travailler six mois pour avoir droit à ces mêmes quatre mois ! C’est remettre en cause la « mensualisation » gagnée dans les années 70 ! La baisse du nombre de jours d’indemnisation, la hausse des sanctions et le sort des plus de 50 ans (qui auraient des indemnités pendant à peine deux ans au lieu de trois, ndlr), ne sont également pas acceptables."

    #chômeurs #Unedic

  • Miroir Social - Congé parental : des #économies et plus d’#inégalités
    http://www.miroirsocial.com/actualite/13708/conge-parental-des-economies-et-plus-d-inegalites-1

    L’objectif affiché était d’obliger les pères à prendre le congé. Mais, là aussi, les résultats sont loin d’être satisfaisants. Si le nombre de pères ayant pris le congé parental a augmenté, cette augmentation reste minime, passant de 2,5 % en 2012 à 5,1 % en 2015 (soit 1480 pères).

    Faute d’allocation suffisante, les couples ne peuvent pas se permettre de laisser celui qui gagne le plus s’arrêter (le plus souvent le père).

  • Le département de l’Eure fermera des #collèges et financera une #autoroute
    http://www.saintpierre-express.fr/fermeture-de-colleges-eure-27

    Monsieur Lecornu cherche à faire des #économies à tous prix, en manquant au rôle qui est celui du département : un rôle social de #proximité. Combien a coûté au #département la chasse aux fraudeurs du RSA, pour au final que compter que 99 personnes qui ont changé de domicile ? Plutôt que de stigmatiser là encore les plus défavorisés, rappelons qu’au contraire c’est une personne sur deux, éligible, qui renonce à faire valoir ses droits.
    Le même 20 juin où M. Lecornu présentera son plan pluriannuel pour les collèges, le département émettra un avis favorable pour la construction d’une autoroute en concession, la liaison A28-A13. Pour le département de l’Eure, ce sera potentiellement 14% du financement de la moitié du milliard d’euros que coûtera l’infrastructure, soit au minimum 70 millions d’euros, hors taxes, sans compter les 15 à 20 millions supplémentaires qu’il faudrait pour relier les départementales (RD6014, RD6015 et RD321) à l’autoroute.

    #politique #aménagement_du_territoire
    Gros classique

  • Plus de 500 000 morts par #cancer dans le monde associées à la crise de 2008
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/05/26/plus-de-500-000-morts-par-cancer-dans-le-monde-associees-a-la-crise-de-2008_

    La hausse du #chômage est associée à une augmentation de la #mortalité par cancer, souligne le praticien. « La couverture de #santé générale protégeait la population contre ces effets. En particulier, dans le cas de cancers pour lesquels il existe un traitement, comme le cancer du sein, de la prostate et le cancer colorectal. » Ainsi, résume-t-il, des #économies dans le secteur des soins de santé peuvent coûter des vies.

    Pour leurs travaux, les chercheurs américains et britanniques ont utilisé des données de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils ont alors observé le lien entre chômage, coupes budgétaires dans la santé et la mortalité due à cette maladie dans plus de 70 pays, représentant plus de deux milliards de personnes. Ils ont suivi les tendances entre 1990 et 2010, les données après cette date n’étant pas disponibles.
    Les cancers ont été classifiées selon deux catégories, « ceux que l’on peut traiter » – dont le taux de survie est supérieur à plus de 50 % – et les « incurables » – pour lesquels la survie est inférieure à 10 %. Le lien entre chômage et #surmortalité a été le plus marqué pour les types « curables », relèvent-ils. Preuve de « l’importance d’un accès aux #soins ».

    Dans le détail, une hausse de 1 % du chômage a été associée à 0,37 mort par cancer supplémentaire pour 100 000 habitants. Un accroissement de 1 % des coupes dans le #budget de la santé (en pourcentage de produit intérieur brut) a été associé à 0,0053 mort supplémentaire.

  • Le #e-commerce, un puissant levier pour les pays en développement

    Plus de 200 experts se réunissent, du 18 au 22 avril, au Palais des Nations à Genève, pour discuter des implications et de l’impact du #commerce_électronique sur les #économies_émergentes.


    http://www.lacite.info/conomie-1/ecommerce-pays-developpement
    #économie

  • Louis Gallois : « Il y a une stigmatisation des titulaires du RSA »
    http://www.europe1.fr/economie/louis-gallois-il-y-a-une-stigmatisation-des-titulaires-du-rsa-2666529

    Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA, a déploré, sur Europe 1, la #stigmatisation des titulaires du #RSA, "qui est inacceptable".

    Le RSA doit-il être alloué sous conditions ? La semaine dernière le président du conseil départemental du Haut-Rhin a pris une mesure décriée conditionnant l’octroi du RSA à des heures de bénévolats. Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA et président de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale, a réagi à cette proposition dans Europe 1 Soir : “Il y a une stigmatisation des titulaires du RSA qui est inacceptable. Ils sont en situation de #pauvreté et on sait que la pauvreté s’intensifie."

    Fraude. "Je rappelle que le #non_recours aux droit auxquels les gens peuvent souscrire rapporte 6 à 8 milliards par an. La #fraude au RSA, c’est peut être 1 milliard d’euros [???, ndc] . C’est beaucoup, mais la fraude fiscale c’est 60 à 80 milliards. On pourrait hiérarchiser les bassins de fraude.”

    Dégressivité des allocations chômage. Début février, la ministre du Travail a relancé les débats sur une dégressivité des allocations chômage. "Je suis très réservé sur une mesure à appliquer alors qu’il y a un #chômage de masse. Ce n’est pas en réduisant les ressources des personnes qui sont à 18 mois de chômage qu’on va les remettre à l’emploi. Les expériences montrent que cela ne marche pas", commente Louis Gallois. "C’est enlever du pouvoir d’achat à des personnes déjà en #précarité".

    "Ceci dit on peut faire des #économies. Je constate qu’il y a des salariés qui travaillent 15 jours par mois en accord avec l’entreprise et l’assurance chômage paye le prix du mi-temps."

    http://seenthis.net/messages/458618

    #Patron #FNARS #philanthrope

  • Dans le nord de l’Espagne, la permaculture contre le #chômage
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141215/dans-le-nord-de-l-espagne-la-permaculture-contre-le-chomage

    À l’approche des législatives du 20 décembre, Mariano Rajoy, le candidat sortant, martèle qu’il est en train de venir à bout de la crise. Mais les chiffres du chômage restent vertigineux. Mediapart a suivi les pas d’un Galicien de 30 ans qui, après des années sans emploi, s’est lancé à son compte dans l’agro-écologie. « Un acte révolutionnaire » encore loin d’avoir trouvé l’équilibre financier.

    #International #agriculture #Ecologie #économies_en_transition #environnement #Espagne #europe #Galice

  • Dans le Nord de l’Espagne, la permaculture pour échapper au #chômage
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141215/dans-le-nord-de-l-espagne-la-permaculture-pour-echapper-au-chomage

    pumo3 A l’approche des législatives du 20 décembre, Mariano Rajoy, le candidat sortant, martèle qu’il est en train de venir à bout de la crise. Mais les chiffres du chômage restent vertigineux. Mediapart a suivi les pas d’un Galicien de 30 ans qui, après des années sans emploi, s’est lancé à son compte dans l’agro-écologie. « Un acte révolutionnaire » encore loin d’avoir trouvé l’équilibre financier.

    #International #agriculture #Ecologie #économies_en_transition #environnement #Espagne #europe #Galice

  • Lutte contre le réchauffement : où en est vraiment l’Europe ?
    http://fr.myeurop.info/2015/12/01/lutte-contre-le-r-chauffement-o-en-est-vraiment-l-europe-14451

    Daniel Vigneron

    Alors que la #Cop_21 s’est ouverte à Paris, l’Europe reste à la pointe du combat climatique. Mais si l’Union va globalement respecter ses engagements pour 2020, les nouveaux objectifs adoptés l’an dernier pour 2030 apparaissent à la fois moins ambitieux et plus difficiles à atteindre.

    Chronique sur #RFI - L’Europe et le #climat

    Depuis hier, la 21ème conférence des parties pour le climat, autrement dit la COP21, est ouverte à Paris. lire la (...)

    #EUROFOCUS #Allemagne #Espagne #Europe #France #Italie #Pays-Bas #Portugal #Royaume-Uni #Suède #économies_d'énergie #émissions #énergie #Energies_renouvelables #GES #paquet_énergie-climat #pollution #réchauffement_climatique #renouvelables

  • Tribunal correctionnel de Chalon - 5000 € de trop-perçu en deux ans au RSA Info Chalon l’actualité de Info Chalon
    http://www.info-chalon.com/articles/chalon-sur-saone/2015/11/15/17583/tribunal-correctionnel-de-chalon-5000-e-de-trop-per-u-en-deux-ans-au-rs

    Une habitante du quartier du Stade a comparu vendredi pour #fraude supposée au #RSA pendant deux ans. Elle a omis de déclarer l’#épargne du couple et des revenus de ses enfants qu’elle hébergeait.

    C’est une tendance. Les affaires concernant les fraudes aux allocations diverses et variées se multiplient dans les #tribunaux français et saône-et-loiriens. A Chalon et à Mâcon, pas un mois ne se passe sans que de menus fraudeurs se fassent épingler, condamner et ne doivent rembourser des #trop-perçus . Depuis 2014, le département de Saône-et-Loire a insufflé une politique de #contrôle plus accrue et de poursuites, qui rejoint un dispositif national de vérifications plus sévère de la Caisse d’allocations familiales (1). L’heure est aux #économies budgétaires et malheur à celui ou celle qui bidouille ses déclarations trimestrielles, volontairement ou non.

    Farida ( prénom changé), une Marocaine née en 1958 mais ne sait ni quand ni oú, a comparu vendredi matin pour « déclaration mensongère à une administration publique en vue d’obtenir un avantage indu » , d’avril 2011 à fin mars 2013. Farida a l’air perdue dans ce tribunal. Elle se défend d’avoir voulu voler qui que ce soit. Son avocat, Me Nicolle, du barreau de Dijon, nie « toute intention frauduleuse de sa part ». Elle est venue à Chalon, quartier du Stade, rejoindre son mari, ancien #ouvrier agricole reconverti dans le BTP et aujourd’hui à la #retraite. Leurs cinq enfants sont nés en France et galèrent, comme tout le monde, pour trouver des #missions et du boulot. Farida a toujours dépendu financièrement de son mari, n’a jamais travaillé. Son interprète algérienne, comme la présidente, se demandent si elle comprend bien ce qu’on lui dit, en Arabe et en Français. Farida a signé les papiers qu’on lui a demandé de signer pour bénéficier du RSA parce qu’on lui a dit qu’elle pouvait y avoir #droit. Avec la même passivité, elle a accepté sans broncher quand on lui a annoncé qu’elle avait trop perçu. Elle a omis de déclarer des #salaires de ses enfants, plus ou moins hébergés à la maison, comme des sommes sur le livret d’épargne du couple. Autant de « revenus » qui, c’est obligatoire, doivent entrer dans les calculs de l’allocation.

    Farida est très confuse face aux juges. Sur les bancs du public, sa fille venue l’accompagner s’énerve des réponses paniquées de sa mère et est rappelée à l’ordre par le tribunal pour râler à voix haute. « Elle nous dit tout et son contraire depuis le début. Au début, elle nous a dit que deux de ses fils sont partis du domicile, là elle raconte qu’ils sont toujours là » s’agace la présidente du tribunal. « Le RSA est basé sur la solidarité nationale. Quand on a de l’épargne, on le déclare » . La CAF et le Département ont arrêté les prestations et déjà prélevé un remboursement de 1230 €. Farida doit encore plus de 5.500 € au conseil départemental qu’elle rembourse avec des virements de 20 € mensuels. Pour l’instant, 240 € sont retournés dans les poches du Département.

    Farida ne lit ni ne déchiffre l’arabe et encore moins le français. Elle dit qu’elle comprend mais difficile d’en être totalement persuadé. Elle donne l’impression d’être aussi apeurée que têtue dans ce prétoire. Le parquet parle de « propos incohérents » tenus aux inspecteurs, de volonté de se dédouaner. « On lui reproche de ne pas avoir déclaré certains revenus qui auraient dû l’être », précise Marie Gicquaud. Pas sûr que Farida, qui ne faisait qu’apposer sa griffe sur des papiers ait bien perçu ces subtilités administratives. Avec énergie, Me Nicolle décrit sa cliente comme « une femme marocaine analphabète issue de l’#immigration, qui domine déjà mal l’arabe parlé et qui a toujours été assistée. Elle n’a pas délibérément fraudé. C’est quelqu’un qui est faible pour des raisons éducatives et culturelles, le dialogue avec elle sur n’importe quel sujet n’est pas facile ». Farida, qui semble avant tout très effrayée et perdue par cette venue au tribunal s’entête à répéter « je n’ai pas volé » d’une façon bien maladroite.

    Elle a été reconnue coupable et condamnée à #trois_mois_de_prison assortis du #sursis simple. Le département a été reconnu partie civile. Farida doit donc rembourser sa dette, ce qui lui prendra donc vingt ans, selon ses moyens... Sans forcément avoir compris tous les tenants et aboutissants de la procédure.

     

    Florence Genestier

    (1) En 2014, le nombre de fraudes constatées par la CAF a augmenté de 56%, parce que la CAF a mis au point un meilleur système d’analyse de ses #données. En 2013-2014, près de 42 millions de contrôles ont débouché sur 4000 poursuites pénales. 32.000 fraudes ont été constatées, dûes souvent à des oublis, comme la déclaration de concubinage. Celles concernant le RSA ou les aides au logement sont les plus fréquentes.

    #guerre_aux_chaumières_paix_aux_châteaux

  • Une batterie pour « se passer des réseaux électriques »
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/05/01/une-nouvelle-batterie-permettant-de-se-passer-des-reseaux-electriques_462602

    Le fabricant de véhicules électriques Tesla a dévoilé, jeudi 30 avril, une « batterie pour #domicile » destinée, selon son fondateur Elon Musk, à changer « la totalité de l’infrastructure énergétique dans le monde ».

    Cette batterie, baptisée Tesla « Powerwall », peut stocker l’#électricité fournie par des panneaux solaires ou par le réseau électrique au moment où celui-ci fournit de l’électricité bon marché, notamment pendant les heures de nuit, a précisé la société. La batterie peut également servir en cas de coupure de courant.

    La #batterie rechargeable lithium-ion, destinée à être fixée sur le mur d’une maison ou dans un garage, pourrait rendre les habitations équipées de panneaux photovoltaïques totalement indépendantes des réseaux électriques traditionnels.

    #publireportage

  • Organiser l’omerta, fabriquer le non recours, le cas du « droit d’option » pour les chômeurs
    C’est la 1ere fois (à ma connaissance) qu’a été publiquement affichée une évaluation du taux de #non_recours (48%) à un droit avant même sa mise en oeuvre. C’est en comptant sur les #économies réalisées grâce à ce non recours que le texte a été toiletté par les fuckin’ partenaires "sociaux" et nos amis socialistes. Le fait que les #précaires n’exercent pas leur droit apparaît dès lors non pas comme un "dysfonctionnement" mais bien comme un objectif à atteindre.
    Il faudrait que le "#droit_d'option" qui vient d’être revu avec quelques concessions ne "coûte pas plus cher" que l’#indemnisation très faible programmée par les "#droits_rechargeables"...

    Nos lecteurs écrivent : à propos du « droit d’option » pour les chômeurs
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/08/nos-lecteurs-ecrivent-propos-du-droit-doption-pour-les-chome

    Travaillant à #Pôle_emploi, je voudrais revenir sur l’évolution des droits rechargeables des #chômeurs, dont vous avez parlé dans un article du journal.

    Depuis le 1er octobre et la mise en place de ces « droits rechargeables », il n’a pas été facile d’annoncer aux demandeurs d’emploi qu’avant de recalculer leur allocation sur la base de leur dernier contrat, il leur faudrait épuiser la précédente, même lorsqu’elle avait été calculée sur un #temps_partiel ou un #salaire beaucoup plus bas… Selon l’Unedic, ces nouveaux droits « rechargeables » permettent de payer les demandeurs d’emplois plus longtemps mais moins cher, alors que le montant des factures quotidiennes, lui, n’est pas revu à la baisse.

    Fin mars, l’#Unedic, en traînant la patte, a finalement accepté de revoir un peu les droits rechargeables et d’étendre le « droit d’option », qui existait déjà pour ceux dont les droits avaient été calculés sur un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, à d’autres chômeurs, avec les critères serrés que vous rappelez dans votre article.

    Jusqu’à présent, quand nous avions à traiter une demande d’allocation comprenant le droit d’option, le système informatique le détectait automatiquement et générait un #courrier_explicatif proposant à l’intéressé d’exercer son droit d’option pour recalculer ses droits, fournissant même un comparatif de l’allocation journalière, suivant l’option retenue.

    Lorsque l’Unedic a annoncé à la presse que le droit d’option était élargi à certains demandeurs d’emploi, nous avons cru que les nouveaux concernés auraient droit au même traitement. Eh bien pas du tout : aucune mise à jour du système informatique n’a été faite et lorsque cette mesure nous a été annoncée, le responsable de mon agence a mis en avant le fait qu’il n’y aurait aucune rétroactivité et que ce « généreux geste » ne serait accordé qu’aux demandeurs d’emplois en faisant la #demande .

    Je rappelle qu’à Pôle emploi, nous sommes tous des « conseillers », censés donc donner informations et conseils aux demandeurs d’emplois. Dans le cas du droit d’option, il n’en est plus question, le responsable a même terminé son intervention en déclarant : « Pas de pub » … S’imagine-t-il que nous allons nous taire et ne pas expliquer leurs droits aux chômeurs ? Dans ce cas il se trompe, et pour une fois « vive la pub » !

    Une lectrice (Seine-Saint-Denis)

    Pour mémoire :
    Non-recours aux droits et inégalités sociales, Philippe Warin
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5868
    Économie du non-recours : 1 650 000 pauvres boudent le RSA
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5935

    • Sur la production du non recours
      Le #non-recours au RSA activité Etude exploratoire en Gironde
      http://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/Documents/Dser/dossier_etudes/Dossier%20164%20-%20Non-recours%20RSA%20activité.pdf

      échantillon :

       ????Des freins liés au caractère intrusif de la demande
      La demande de RSA peut paraître intrusive à deux niveaux. D’une part, les personnes ayant un ou plusieurs enfant(s) à charge, ne vivant pas avec l’autre parent et n’ayant pas demandé de pension alimentaire doivent justifier le fait de vouloir être dispensées de cette démarche et présenter un motif valide (notons que cela concerne également la pension alimentaire que doivent verser les parents à leur enfant). Ainsi, une femme seule vivant avec son enfant déclare ne pas avoir « envie de dévoiler sa vie privée à la Caf, car, vous comprenez, je veux rester en bon terme avec mon ex-mari, donc je n’ai pas envie et j’ai peur de faire des poursuites judiciaires à l’encontre de mon ex-mari ». D’autre part, dans le formulaire de demande de RSA, il faut également déclarer le montant de l’argent placé (plan d’#épargne logement, etc.) ou d’épargne disponible (comptes, livrets bancaires –ex. livret A). Ces précisions peuvent pour certaines personnes paraître indiscrètes et freiner le recours au droit. Ainsi, un couple avec un enfant qui pouvait bénéficier de 85 euros par mois (ils avaient d’ores et déjà procédé au test d’éligibilité sur Internet) n’ont pas souhaité faire une demande du fait du caractère intrusif du dossier sur la question de l’épargne. En effet, ce couple plaçait de l’argent pour leur enfant depuis sa naissance et mettait le montant de leur salaire mensuel sur un livret A qu’ils retiraient au fur et à mesure, ce qui n’était donc pas vraiment un placement.

  • Des bourses étudiantes bientôt plus sélectives ?
    http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2015/03/30/des-bourses-etudiantes-bientot-plus-selectives_4603003_1473692.html

    La raison ? Le ministère de l’enseignement supérieur et le ministère de l’économie et des finances sont en train de réfléchir à de nouvelles modalités de calcul pour l’attribution de ces #bourses sur critères sociaux. Une réforme qui permettrait de faire des #économies budgétaires et dont l’arbitrage est en cours depuis plusieurs mois déjà. « Aujourd’hui, les barèmes prennent en compte le revenu brut global des familles, explique Alexandre Leroy. Mais Bercy aimerait bien voir cette modalité évoluer pour que ne soit considéré que le revenu fiscal de référence. Un revenu qui ne contient pas uniquement les ressources du salaire mais aussi le patrimoine financier et immobilier. Or, dans 70 % des familles, le revenu fiscal de référence est plus élevé que le revenu brut global. »

    Une proposition écartée en 2013

    Si cette modification est actée, 30 000 à 40 000 #étudiants sortiraient du système des aides sociales du Crous, disqualifiés par ce nouveau mode de calcul. Une solution que le ministère de l’enseignement supérieur souhaite éviter, pour ne pas avoir à subir une mobilisation étudiante à la rentrée. Si dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem, on ne conteste pas que des discussions interministérielles sont en cours, on assure qu’« une modification des critères d’attribution ne changerait rien pour 90 % des étudiants boursiers ».
    (...)

    « Situation de barrage administratif »

    Au ministère de l’enseignement supérieur, on réfute aussi tout blocage des dossiers dans les Crous qui « continuent de les instruire sur la base des critères de l’année précédente et d’envoyer des notifications conditionnelles aux étudiants », leur permettant de savoir s’ils pourront bénéficier des aides ou non, avant d’en avoir la confirmation par une notification définitive au cours de l’été.

    « A vrai dire, selon les consignes du ministère, seul les dossiers des étudiants dont le revenu brut global et le revenu fiscal de référence sont équivalents peuvent être traités aujourd’hui, ce qui représente moins de 10 % des cas, affirme Alexandre Leroy. La majorité des vingt-huit Crous de France sont concernés par cette situation de #barrage administratif. » Contacté par Le Monde, le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) qui chapeaute les Crous, s’est refusé à tout commentaire.

    #austérité

  • Réforme du #RSA : la désinformation de Valérie Pécresse
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2015/03/08/reforme-du-rsa-la-desinformation-de-valerie-pecresse

    Alors qu’en touchant la #PPE la personne était un contribuable accédant à un #droit automatique, elle doit maintenant, pour obtenir le RSA-activité, remplir une déclaration trimestrielle de l’ensemble des ressources – d’activité et autres – dont elle-même et les membres de son foyer disposent. Elle se trouve ainsi transformée en #demandeur d’aide sociale, ce que la plupart ne souhaitent pas…

    #non-recours comme source d’#économies