• Le Français qui murmure à l’oreille de la gauche américaine | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/le-francais-qui-murmure-a-loreille-de-la-gauche-americaine-1128186

    L’économiste Gabriel Zucman contribue aux programmes de Bernie Sanders et d’Elizabeth Warren, deux des candidats les plus populaires à la primaire démocrate. Grand partisan de l’impôt sur la fortune, il les a convaincus de sa nécessité pour réduire les inégalités aux Etats-Unis. Rencontre à Berkeley, avant la tenue d’un nouveau débat démocrate la semaine prochaine.

  • #Recession watch: Does anyone know what they’re talking about? - Columbia Journalism Review
    https://www.cjr.org/analysis/recession-economy.php

    “There are studies about economic forecasting and its accuracy by economists—they get it wrong all the time,” DePillis says. “Most of the time, they don’t see a recession is coming and most predictions of recessions do not turn out to be true.”

    #économie #économistes #prévisions

  • L’appel de 70 médecins, #élus, #économistes : « Pourquoi nous voulons légaliser le #cannabis »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190619.OBS14590/l-appel-de-70-medecins-elus-economistes-pourquoi-nous-voulons-legaliser-l

    #legalisation

    Il faut en finir avec le statu quo. La France doit légaliser le cannabis, qu’il soit utilisé à des fins thérapeutiques comme récréatives, pour les consommateurs de plus de 18 ans. Alors que ses voisins (Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Pays-Bas…) ont tous assoupli leur législation, que le Canada, l’Uruguay et plusieurs Etats américains ont légalisé la substance, la France est à la traîne. Elle s’arc-boute sur une loi répressive datant de 1970, totalement inefficace puisque nous sommes le pays de l’Union européenne où la consommation est la plus élevée. De 18 à 64 ans, un Français sur deux a déjà expérimenté le cannabis, et un adulte sur neuf est un usager régulier. A 17 ans, 48 % des jeunes en ont déjà pris. Au même âge, presque un sur dix en est un usager régulier et un sur douze est estimé dépendant ou souffrant d’un usage problématique (1).

    D’un point de vue de santé publique, cette interdiction semble difficile à justifier. alors que le cannabis est moins dangereux, une fois le cerveau formé (2), que l’alcool, qui tue prématurément 41 000 personnes chaque année et le tabac, 73 000 (3). Nous savons que ce n’est pas un produit neutre, mais c’est précisément parce qu’il est nocif pour la santé, particulièrement celle des mineurs, qu’il faut en contrôler la production et la distribution.

    La prohibition contribue à engorger inutilement l’activité des magistrats et des policiers : plus de 130 000 personnes sont interpellées chaque année pour en avoir consommé (4).

    Aux Etats-Unis, la légalisation dans plusieurs Etats a fait chuter la criminalité le long de la frontière mexicaine (5). Quand la France acceptera-t-elle de regarder la réalité en face, de faire preuve de pragmatisme, face à cette impasse ? Les pouvoirs publics doivent agir. Et vite.

    (1) Chiffres clés de l’#Observatoire_français_des_Drogues et des Toxicomanies 2017.

    (2) Rapport de Bernard Roques, directeur de recherche à l’Inserm, sur la classification des psychotropes (1998).

    (3) Christophe Bonaldi (Santé publique France), Catherine Hill (épidémiologie Gustave-Roussy).

    (4) Office central pour la Répression du #Trafic_illicite des #Stupéfiants.

    et un papier d’économie :

    (5) « Is Legal Pot Crippling Mexican Drug Trafficking Organisations ? The Effect of Medical Marijuana Laws on US Crime », « The Economic Journal ».

  • « Le costume de tueurs de la consommation n’est-il pas trop grand pour les “gilets jaunes” ? », Philippe Askenazy
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/26/philippe-askenazy-le-costume-de-tueurs-de-la-consommation-n-est-il-pas-trop-

    Les premiers signes d’une baisse de la consommation sont bien antérieurs au mouvement de contestation, note, dans sa chronique au « Monde », l’économiste Philippe Askenazy.

    Chronique « Tendances France ». La croissance a marqué le pas fin 2018, du fait d’une #consommation atone. Les soldes d’hiver ont été décevantes. Politiques et analystes ont vite fait d’attribuer cela aux « gilets jaunes » : les commerces des centres-villes ont perdu des clients les samedis de manifestation et les restrictions de circulation à certains ronds-points ont perturbé les zones commerciales périphériques. Le costume de tueurs de la consommation n’est-il cependant pas trop grand pour les « #gilets_jaunes » ?

    Les difficultés des magasins en dur auraient dû induire un report massif sur le e-commerce : les principaux sites ont maintenu leurs délais de livraison, et les blocages de dépôts ont été rares et ponctuels. Or, les chiffres de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) révèlent l’absence de ruée chez ses adhérents. Au contraire, en décembre, le e-commerce n’aurait progressé que de 6 % sur un an, un très net ralentissement par rapport aux 15 % de hausse jusqu’en octobre.

    D’où une autre interprétation : entendre des « gilets jaunes » décrire des vies de restrictions ne donnait guère envie d’acheter du superflu. Encore leur faute, donc ? Peut-être pas…
    Les conjoncturistes disposent de mesures des anticipations des entreprises et des ménages. Un des indices synthétiques phares de l’Insee est la confiance des ménages. De nombreux travaux montrent qu’il est un prédicteur de l’évolution de la consommation à court terme. Or, dès le mois de février 2018, il entame une descente. En mai, il passe sous sa moyenne historique. En septembre, il est au plus bas depuis avril 2016. Toutes les composantes se détériorent, en particulier l’opportunité de faire des achats importants et les perspectives d’évolution du niveau de vie. Ces chiffres auraient dû laisser prévoir un gros coup de frein à la consommation à la fin de l’année 2018. « Gilets jaunes » ou pas.

    Excès d’optimisme
    Le raisonnement du gouvernement et des conjoncturistes a été différent. Ils ont estimé que les Français n’avaient pas intégré dans leurs anticipations l’exonération de cotisations des salariés du privé et la baisse de la taxe d’habitation prévue en octobre. Leur confiance allait donc remonter dès novembre et la consommation dans son sillage, dès qu’ils liraient leur fiche de paye et leur feuille d’impôt. Tout aussi optimistes, les commerçants affichaient au début de l’automne des anticipations de hausse des achats et constituaient des stocks pour un Noël qui s’annonçait en fanfare.

    « Il faut questionner la pertinence de la mesure officielle du pouvoir d’achat en France »
    Patatras, la confiance s’est effondrée en novembre, notamment les opportunités d’achats. Difficile d’incriminer les « gilets jaunes » : l’enquête a été menée dans la première partie du mois, et l’acte I était le 17 novembre. On peut donc se demander si les dirigeants économiques, en imaginant des Français myopes que la pédagogie des réformes leur en ferait comprendre les avantages, n’ont pas été, eux, aveugles devant la montée d’un mécontentement social qui ressortait des enquêtes auprès des ménages dès le printemps.

    Il faut aussi questionner la pertinence de la mesure officielle du pouvoir d’achat en France. Elle suit une approche selon les comptes nationaux qui peut parfois s’éloigner du porte-monnaie. Par exemple, si un médicament est déremboursé et que son fabricant en baisse le prix pour sauver son marché, l’indice des prix à la consommation (IPC) diminue. Comme c’est cet indicateur qui est utilisé dans le calcul officiel du pouvoir d’achat, ce dernier augmente !
    En revanche, les normes Eurostat (indice des prix à la consommation harmonisés, IPCH) feraient, elles, apparaître une hausse de prix car elles retiennent la somme nette après remboursement que le consommateur doit sortir de sa poche. Or, en octobre et novembre 2018, l’#inflation mesurée par l’IPCH était significativement supérieure à celle de l’IPC, ce qui confirmait une dégradation de la situation des Français.

    L’indice Insee de confiance des ménages s’est redressé en janvier ; celui de février sera publié le 26 février. L’histoire retiendra peut-être que les concessions obtenues par les « gilets jaunes » ont permis de rétablir un minimum de confiance et sauvé l’économie française !

    • Cet article ne comporte qu’une chose utile, une amorce de critique de la mesure de l’inflation. Pour le reste il me semble qu’il s’agit d’un intellectuel de gauche qui sous couvert de science diffuse une théorie implicite de l’impuissance populaire et de l’innocuité des luttes. Le populaire tout ce qu’il peut c’est consommer si, éclairé, on lui en donne les moyens. Keynes, plus cheap que jamais. En plus il se moque du monde en faisant des « mesures » Macron l’élément déterminant d’un efficace effet placebo.
      #économiste #innocentiste

  • Aux Etats-Unis aussi, la question de la justice fiscale revient en force - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300119/aux-etats-unis-aussi-la-question-de-la-justice-fiscale-revient-en-force

    #WEF

    Jusqu’à ce que le directeur du département de recherche sur l’économie numérique au #MIT, Erik Brynjolfsson, vienne jouer le gâcheur d’ambiance : les années 1960 et 1970, époque où la #fiscalité pouvait atteindre jusqu’à 90 %, furent les meilleures décennies économiques pour les États-Unis, a-t-il rappelé.

    « Qui peut penser qu’une telle proposition est sensée ? Seulement les ignorants comme… Peter #Diamond, prix #Nobel d’économie et considéré comme un expert de renommée mondiale des finances publiques. […] Et c’est une politique qui n’a jamais été mise en œuvre, à l’exception… des États-Unis, pendant 35 ans après la Deuxième Guerre – comprenant la période économique la plus prospère de notre histoire », ironise également Paul #Krugman, prix Nobel d’économie, dans un éditorial du New York Times.

    Parmi les obstacles les plus importants, soulignent certains #économistes, il y a le fait que l’augmentation du taux marginal d’imposition permet moins qu’auparavant de lutter contre les inégalités, compte tenu de l’évolution des grandes fortunes : celles-ci étant essentiellement concentrées dans des actifs financiers ou des structures d’entreprise qui leur permettent de bénéficier d’une fiscalité allégée.

    http://www.ericzwick.com/capitalists/capitalists.pdf

    Reprendre les formules du passé, comme augmenter la fiscalité et élargir les dispositifs de sécurité sociale, ne suffira pas, préviennent-ils. La redistribution permet certes de corriger les inégalités, mais il faut trouver un moyen de les prévenir, insiste Stephen Vogel, politologue, dans une tribune du New York Times.
    L’économiste turc Dani #Rodrik, professeur à Harvard, partage l’analyse. À ses yeux, il est plus que temps pour la gauche de se réapproprier son propre cadre de pensée, si elle veut arrêter de se faire imposer celui du néolibéralisme.

  • 7 janvier 2015 : la Rédaction de #Charlie_Hebdo est décimée par un #attentat. Parmi les victimes, #Bernard_Maris, universitaire, #économiste, essayiste et journaliste. Ses choix iconoclastes l’ont conduit à dénoncer la pensée économique dominante.

    http://sms.hypotheses.org/3383

    #Maris, #charlie, #charlie_hebdo, #économie, #économiste, #journaliste, #journalisme, #hétérodoxe, #oncle, #mon_oncle, #humaniste, #engagement, #keynes, #attentat

  • Canada : Les femmes ont empêché le revenu des ménages de reculer depuis 40 ans Éric Desrosiers - 18 mai 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/528178/analyse-les-femmes-ont-empeche-le-revenu-des-menages-de-reculer-depuis-40-

    La longue marche des femmes vers l’égalité dans le marché du travail est la meilleure chose qui pouvait arriver à l’économie tout entière, comme à leur petite famille.

    Statistique Canada a dévoilé mercredi une nouvelle étude faisant le point sur l’évolution du bien-être économique des femmes au Canada. On y présentait notamment les plus récentes statistiques sur l’évolution de la présence féminine dans le marché du travail, les tendances en matière de rémunération et la proportion d’individus vivant sous le seuil de pauvreté. On y constatait de nouveau que la longue marche des femmes vers l’égalité est loin d’être terminée en dépit de ses progrès remarquables au fil des années. Il est toutefois intéressant de constater comment l’amélioration du sort des travailleuses a notamment profité à leur famille et à leur conjoint.


    L’explosion de la proportion des femmes âgées de 24 à 54 ans sur le marché du travail (de seulement 22 % en 1950 à 82 % en 2015), l’augmentation de la moyenne de leur nombre d’heures travaillées chaque semaine et l’amélioration des programmes sociaux destinés aux enfants ont fait bondir, en termes réels, leur revenu annuel moyen de plus de 80 % entre 1976 et 2015. Cela tombe bien, pour l’économie en général, et pour le pouvoir d’achat des familles en particulier, puisque durant la même période, le revenu des hommes n’a pas avancé, mais reculé de 5 %, en tenant toujours compte de l’inflation.

    Cela donne une idée du retard qu’accusaient les femmes il y a 40 ans. Cela explique aussi pourquoi ces femmes, qui occupent un emploi, comptent désormais pour presque la moitié (47 %) du revenu de leur petite famille, contre le quart seulement en 1976. Cela a permis, depuis, aux ménages canadiens de voir leur revenu médian après impôt augmenter d’un petit 13 % en dollars constants, selon des chiffres obtenus par Le Devoir auprès de Statistique Canada, plutôt que de diminuer.

    La place grandissante des femmes dans le revenu familial aide aussi à amortir les chocs économiques, observe l’étude de StatCan. Un examen des trois dernières récessions montre en effet que les hommes sont de trois à cinq fois plus à risque de perdre leur emploi en période de crise, en raison notamment de leur plus grande présence dans des industries cycliques, comme la construction et la fabrication manufacturière, contrairement aux femmes, qu’on retrouve beaucoup en éducation, en santé et dans l’administration publique. De plus, lorsque les temps se font plus difficiles, les familles ont tendance à amortir le choc en réduisant leurs dépenses en service de garde, d’entretien ménager, de restauration et autres traiteurs, autant de tâches qu’assumera habituellement la femme de la maison.

    Encore du chemin à faire
    Les femmes continuent cependant à travailler moins d’heures par semaine (35,5 heures) que les hommes (41,1 heures), notamment parce qu’elles s’occupent plus des enfants et des parents vieillissants. Elles continuent également à toucher un salaire horaire moindre que celui des hommes (inférieur de 10 % au Québec et de 14 % au Canada), notamment parce que les emplois à forte proportion féminine sont moins bien payés et à cause du retard pris lorsqu’elles ont des enfants.

    Cela se traduit, entre autres, par une plus grande précarité financière lorsque les femmes ne sont pas en couple, plus du tiers des mères monoparentales vivant sous le seuil de faible revenu (c’était la moitié en 1976) contre un peu moins de 14 % des pères dans la même situation. Cela a un impact majeur aussi sur la capacité des femmes à accumuler de la richesse en prévision notamment de leurs vieux jours.

    Si les femmes parvenaient enfin à combler tout leur retard sur les hommes en matière de rémunération et de participation au marché du travail, l’économie canadienne gagnerait 105 milliards par an, rapportait le Globe and Mail l’an dernier. On comprendrait mal, dans ce cas, que l’objectif ne soit pas prioritaire pour les gouvernements comme les entreprises, ne serait-ce que pour des raisons bêtement économiques.

    À cet égard, un rapport de l’OCDE recommandait l’automne dernier de redoubler d’efforts contre la violence faite aux #femmes, leur retard salarial et le partage inégal du travail non rémunéré (soins des enfants, des parents âgés, tâches domestiques…). On en appelait, entre autres, à des congés parentaux réservés aux pères, à plus de filles dans les filières scientifiques plus lucratives, à plus de flexibilité dans l’organisation du travail et à une analyse des politiques gouvernementales en fonction de leurs possibles impacts sur l’égalité hommes-femmes.

    #femmes #revenus #salaires #Découverte ? #travail #égalité #capitalisme #précarité
    Il est toujours #consternant de voir des #économistes entrevoir la réalité .

  • Paroles d’#économistes (3/4) : L’#économie, discipline médiatique
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/paroles-deconomistes-34-leconomie-discipline-mediatique

    Troisième jour de notre série consacrée aux économistes de tous bords… Hier, nous avons parlé de l’enseignement et de la recherche, ainsi que des querelles de chapelles. Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur le poids et l’orientation de la parole des économistes dans les #médias. Les médias sont l’un des rouages importants de la circulation de la #pensée_économique. Une pensée qui se heurte souvent à la complexité des concepts et des modèles qu’elle utilise. C’est pourquoi, l’économie est soumise, dans les médias, à plusieurs types de traitements : celui des journalistes, des éditorialistes et celui des #experts. Depuis de nombreuses années, des organisations militantes dénoncent une sélection et un traitement arbitraires, à la fois des sujets économiques abordés et des intervenants consultés. Alors, certaines actualités sensibles seraient-elles esquivées par les grands groupes de presse ? Et la parole confisquée par un cercle d’économistes devenus experts de la discipline médiatique ?

    « L’économie des médias connaît d’importants bouleversements actuellement : il y a abondance et concurrence de chaînes, majoritairement privées, et derrière ces chaînes, des propriétaires de grands groupes. » (Nadine Toussaint-Desmoulins)

    Pour évoquer la parole des économistes dans les médias, nous accueillons aujourd’hui Laurent Mauduit, écrivain, journaliste, co-fondateur de Mediapart, auteur de Main basse sur l’information, publié aux éditions Don Quichotte, et Nadine Toussaint-Desmoulins, professeur émérite à l’Université Paris II, auteure du « Que Sais-Je » L’économie des médias aux PUF.

    « Les maux qui pèsent sur la presse sont l’affairisme et le présidentialisme : un système politique construit sur le face-à-face entre le monarque républicain et le peuple. Tout ce qui s’interpose n’a pas de légitimité. » (Laurent Mauduit)

  • #Banque mondiale : démission de Paul Romer, économiste en chef polémique – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/522160/economie/banque-mondiale-demission-de-paul-romer-economiste-en-chef-polemiste

    « Je n’ai jamais rencontré dans ma vie professionnelle des #économistes qui disent tellement de choses qui sont faciles à vérifier et qui se révèlent être fausses » a-t-il notamment écrit dans un email cité par le journal [Financial Times].

  • 7 janvier 2015 : la Rédaction de #Charlie_Hebdo est décimée par un #attentat. Parmi les victimes, #Bernard_Maris, universitaire, #économiste, essayiste et journaliste. Ses choix iconoclastes l’ont conduit à dénoncer la pensée économique dominante.

    http://sms.hypotheses.org/3383

    #économie, #libéralisme, #Keynes, #société, #oncle_bernard

  • #kako_phonie : Un cadre de la Francophonie suspendu après une tribune anti-CFA publiée sur « Le Monde Afrique »
    http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/08/un-cadre-de-la-francophonie-suspendu-apres-une-tribune-anti-cfa-publ

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/05/en-direct-franc-cfa-les-raisons-de-la-colere_5181166_3212.html

    #francophonie
    "Le départ de l’#économiste, qui fut aussi ministre de la prospective du Togo et perdit son poste pour les mêmes raisons en 2015, intervient dans un contexte qui a évolué : le débat sur le CFA a gagné en visibilité depuis quelques mois. Des manifestations d’ampleurs variables ont été organisées en France et sur le continent. « Il est surprenant qu’à un moment où le président Macron invite à avoir ce débat sans tabou l’institution dans laquelle il pourrait légitimement avoir lieu, cherche à l’étouffer », fait remarquer M. #kako_Nubukpo.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/08/un-cadre-de-la-francophonie-suspendu-apres-une-tribune-anti-cfa-publiee-sur-"

    macron au BF, la suite

  • Interruption du séminaire au Collège de France de monsieur start-up nation , le conseiller de la présidence Philippe Aghion - Quelques travailleurs du dimanche et multirécidivistes du refus
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8788

    D’une pierre trois coups. En dénonçant pour le prime time des « multirécidivistes du refus d’emploi », Macron criminalise tous ceux qui n’acceptent pas de travailler dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel tarif. Il prépare une vague de radiations des chômeurs et, en même temps , par ce choix du terme pénal « multirécidiviste », menace toute opposition qui ne serait pas sans conséquences .

    Mardi 31 octobre, des chômeuses, intermittentes et précaires, sont intervenues au séminaire de Philippe Aghion au Collège de France, conseiller « officieux » de la présidence, pour y diffuser le tract qui suit et prendre la parole pour en restituer l’argument : le discours de cet économiste du régime a pour fonction de masquer la terrible violence sociale organisée par les dirigeants économiques en charge de l’entreprise France.

    Une partie d’un public nombreux constitué majoritairement de septuagénaires à l’allure bourgeoise sans doute venus vérifier la qualité de leur placement a tenté de mettre fin à la main à cette intervention rapidement relayés par les vigiles maison. Refusant de participer au pugilat qui s’annonçait et menaçait de tourner au lynchage, les contradicteurs ont alors décidé d’aller prendre l’air.

    Tout ce que nous souhaitons à Macron et à ses semblables est d’avoir à subsister en conduisant un fenwick dans un entrepôt frigorifique en équipe de nuit.

    À quoi peut donc servir un économiste du régime ? (...)

    On peut voir le clip de #Philippe_Aghion à droite de cette page
    http://www.college-de-france.fr/site/philippe-aghion/course-2017-2018.htm

    #toctoc #militants_de_l'économie #start_up_nation #violence_sociale #économiste ##ghion #luttes #chômeurs #précarisation #croissance

  • Excellente émission (@rezo) sur l’état actuel de la théorie économique, d’un point de vue théorique, pratique et sociale (un peu) :

    Steve Keen : "Les #économistes étaient très fiers avant la #crise"
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/les-crises-en-theme-14-steve-keen-les-economistes-etaient-tres-fiers-a
    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10081-18.09.2017-ITEMA_21437551-0.mp3

    L’économiste australien Steve Keen, auteur du fameux livre L’imposture économique, dans lequel il critique la pensée #néo-classique dominante, vient nous présenter ses #théories, pourquoi il a su voir venir la crise de 2008 et comment on pourrait penser autrement l’économie.

    Le livre de #Steve_Keen a été traduit en français par un doctorant de #Gaël_Giraud en économie :

    Steve Keen et Gaël Giraud : « L’économie est semblable à l’astronomie d’avant Copernic »
    https://www.humanite.fr/steve-keen-et-gael-giraud-leconomie-est-semblable-lastronomie-davant-copern

    L’imposture économique - Steve Keen
    http://www.editionsatelier.com/index.php?page=shop.product_details&flypage=bookshop-flypage.tpl&pr

    L’Imposture économique est la traduction du livre « coup de poing » de l’économiste australien Steve Keen paru sous le titre Debunking Economics. Cet ouvrage, « fondateur » pour l’économiste Gaël Giraud (qui a assuré la direction scientifique de la traduction et en signe la préface), démonte une à une les grandes pièces de l’édifice dogmatique : aucune des théories qui composent le « dur » de l’ #économie universitaire depuis la fin du xixe siècle ne résiste à l’analyse, depuis la micro-économie du consommateur jusqu’à la théorie néo-keynésienne de la déflation, en passant par l’efficience des marchés financiers et la théorie du capital. Et, sur les ruines de l’ #orthodoxie défaite, Steve Keen jette les bases solides d’une « autre économie », suggérant d’autres manières, beaucoup plus cohérentes et scientifiques, de penser l’économie.

    Le livre a suscité de nombreux débats lors de sa publication en anglais : il répond aux questions que chacun se pose sur la pertinence des arguments économiques exposés depuis la crise des subprimes, et invite à engager une réforme profonde de l’enseignement et de la recherche en économie dans le monde.

    En Suisse, le livre est publié en coédition avec les Editions d’En-Bas

    • A paraître dans un mois : « L’impérialisme du XXIème siècle ou le crépuscule du dieu capital » par Benoît Boussemart

      4ème de couverture :

      " En 1917, Lénine publiait « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ». Il décrivait notamment l’importance qu’avaient pris les grands groupes dans l’économie mondiale, la puissance des banques et du capital financier, les luttes pour l’accès aux ressources de la planète, le rôle particulier des Etats ... Et il insistait sur les multiples contradictions qui subsistaient dans cette phase du capitalisme, contradictions qui prennent leur origine dans la nature du « capital », et qui ne cesseront qu’avec la fin du capitalisme, comme mode de domination des classes.

      Un siècle plus tard, il est indispensable de reprendre ce texte, ne serait-ce que pour démontrer les erreurs fondamentales d’économistes qui - comme Piketty (le capital au XXIème siècle) - oublient que le capital reste d’abord et avant tout un rapport social de domination ; et que tous les modes de régulation (qui ne représentent en fait qu’une parenthèse historique lors des 30 glorieuses) se heurtent inévitablement aux intérêts des groupes capitalistes, qui n’existent en exploitant leurs salariés que dans une logique de marché. Il suffit de regarder la « mise en concurrence des Etats » par ces groupes dans de multiples domaines (le moins disant salarial et social, la fiscalité « optimale », la socialisation des pertes liées aux crises redevenues périodiques avec le retour en force des lois du marché ...). Les Etats ne régulent plus (s’ils l’ont un jour fait), ils sont « aux ordres » ; et Macron en est la caricature française.

      Lénine insistait également - comme Marx - sur la contradiction entre les rapports sociaux de production et l’évolution des forces productives qu’ils mettent en oeuvre : c’est le principe du matérialisme historique. Ainsi, lorsqu’un mode de production entre en contradiction avec la socialisation croissante des forces productives qu’il contribue à modifier, il cède inévitablement la place à un autre mode de production. Cette socialisation - déjà significative à l’époque de Lénine - a été démultipliée depuis, avec la conquête de l’espace mondial par le rapport capitaliste, avec des moyens de production de plus en plus « socialisés », qui rendent les individus de plus en plus interdépendants, interconnectés ... Ainsi, à l’heure où ces forces productives pourraient libérer les individus de multiples travaux, le rapport capitaliste vise à en maîtriser l’usage, sous son seul pouvoir et pour son seul intérêt (avec les conséquences bien connues sur la course à l’efficacité, qui met au rebut de multiples catégories sociales non « rentables »). Quant à la « connectivité », elle devient une nouvelle religion, celle de l’individualisme forcené, nouvel opium du peuple.

      Tout ceci ne va pas sans amener une accentuation des contradictions inhérentes au capitalisme.

      Sur le plan factuel, nous les avons mises en évidence dans l’ouvrage, à partir d’un travail sur les plus grands groupes mondiaux (un paquet de 2 500 groupes pour les données boursières ; un paquet plus restreint de 850 groupes, analysés en détail. Nous avons également confronté ces nombreuses données financières (fonds propres, résultats, chiffre d’affaires ...) à l’économie « réelle », qu’il s’agisse des flux de marchandises, de production ou financiers.

      Et les données ainsi recueillies montrent que plus que jamais, la loi de la baisse tendancielle du taux de profit se vérifie. Et comme Marx l’a démontré, une telle baisse mène inévitablement à des crises, de plus en plus importantes. Les contradictions nous mènent droit dans le mur ... Nous le savons, nous le démontrons .... Nous sommes au crépuscule du dieu capital."

      http://richessem.eklablog.com/a-paraitre-limperialisme-du-xxieme-siecle-ou-le-crepuscule-du-di

    • Pour savoir ce que c’est que l’inconscience subjectivement vécue du journalisme objectivement au service de la classe, il suffit de lire l’article du Monde intitulé « Macron face à l’étiquette de président des riches ». Citons : « L’opposition tente d’installer la même petite musique qu’il y a dix ans : “Macron, président des riches” » . Sans les cabales vicieusement musicales de « l’opposition », la chose, en effet, aurait-elle pu venir à l’idée de quiconque ? À lire la suite de l’article, il y a de quoi en douter car, en définitive, pas un fait susceptible de soutenir cette retorse accusation n’est réellement établi, preuve en est qu’ils méritent tous le conditionnel et surtout de les faire endosser par les petits musiciens : « les “insoumis” seraient les représentants du “peuple” face à l’ancien banquier d’affaire devenu président de “l’oligarchie” » ; à en croire des socialistes — des socialistes ! — « le nouveau président mènerait une politique inégalitaire ». Mais rien de tout ça n’est assuré, on demandera sans doute aux Décodeurs de trancher : le président Macron mène une politique pour l’oligarchie, vrai ou faux ?

      Ni de droite ni de gauche : « efficace » !

      Il faudra bien ça pour éclaircir cet incompréhensible mystère : comment se peut-il en effet qu’une élection de classe tranchée comme jamais livre ainsi une politique de classe tranchée comme jamais ? Heureusement un « conseiller » de l’Elysée vient nous sortir de la difficulté : « La question n’est pas de savoir si le budget est pour les riches ou les moins riches [car dans la tête d’un « conseiller », les pauvres n’existent pas, il n’y a que « des moins riches »], s’il s’agit d’un budget libéral ou social, la question, c’est celle de l’efficacité ».

      La récurrence entêtante, presque frénétique, dans le discours gouvernemental de ce topos vieux comme Deng Xiaoping (lui parlait des chats à qui on ne demande pas s’ils sont marxistes ou pas mais d’attraper les souris) ou Tony Blair, qui déclamait semblablement (les souris en moins) devant les parlementaires français en 1998, en dit long sur la sécheresse d’imagination d’un gouvernement qui porte le service de la classe à son comble, et ne pourra, en effet, jamais se trouver d’autre vêtement que « l’efficacité » — quand bien même tout ce qui a été fait depuis trente ans, et qu’il se propose simplement d’intensifier, a spectaculairement échoué. Heureusement, il y a la presse pour s’émerveiller de la modernité du vieux, de l’inédit du non-advenu (« le clivage gauche-droite n’existe plus »), ou de la percée du surplace (« LRM n’est pas un parti »). Et puis pour examiner avec gravité les arguments de « l’efficacité »...

      #journalisme_de_classe #l'efficacité_en_question

    • Oui avec comme par hasard la présence de Jean-marc Daniel, l’économiste libéral macroniste aujourd’hui à l’instant au journal de 12h30 sur france-culture : « Non, Macron ne se positionne pas en président des riches mais plutôt en termes de croissance ou stagnation [plutôt qu’ en termes riches/pauvres]... »

      Encore à voir...
      Offensive de l’exécutif pour défendre sa politique fiscale
      à 6:16
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10059-04.10.2017-ITEMA_21453434-0.mp3

      #économiste_au_service_de_la_classe #choix_de_l'efficacité

    • Macron, « Nu dans ses bottes »

      Partout autour de nous, de l’Allemagne à l’Espagne, dans les urnes ou dans la rue, les évènements politiques de ces huit derniers jours ont mis en lumière l’étouffement démocratique qui accompagne le libéralisme économique transnational imposé comme seule politique possible.

      C’est pourtant la semaine qu’a choisie M. Macron pour expliciter et assumer non seulement l’obédience droitière et eurobéiste (lire européiste béate) de sa politique, mais aussi la conception de mise à distance démocratique qui l’accompagne immanquablement.

      Qu’on se comprenne : depuis le mois de mai, M. Macron a largement eu l’occasion de nous démontrer son orientation néolibérale, comme en atteste l’anéantissement de la forme républicaine du droit du travail. Mais c’est une autre affaire que de rendre celle-ci visible et sensible aux yeux du plus grand nombre. La présentation du budget 2018 a joué ce rôle de révélateur. La dimension symbolique de la suppression de l’ISF sur la part mobilière en fait partie. Jets, voitures de sport et chevaux de course aidant, M. Macron est désormais et durablement estampillé comme le président des riches.

      La même semaine, l’État laissant filer STX sous pavillon italien et Alstom étant livré aux Allemands, M. Macron révélait aussi sa politique industrielle : privilégier l’avènement de grands acteurs européens laissés aux soins des forces du marché au prix de l’abandon de toute régulation et de toute pensée stratégique nationale.

      Ne manquait que la théorisation de tout cela : droit dans ses bottes, le Président Macron s’y est essayé mardi dernier à la Sorbonne. Droit dans ses bottes, il a assumé ce jour-là la prévalence de la souveraineté européenne sur la souveraineté française, allant jusqu’à mettre sous le boisseau les représentations nationales au sein de la Commission européenne. En fidèle, fût-il énamouré comme Castaner ou simple collaborateur comme Fillon en son temps, le Premier ministre ne disait pas autre chose deux jours plus tard sur le plateau de France 2 lorsqu’il considérait le CETA comme ratifié puisque le Parlement européen s’en est chargé.

      Alors que s’accélère la désagrégation des structures en France (dans le champ syndical avec la mise en minorité du secrétaire général de FO, dans le champ politique avec la scission au sein du FN, au sein du PS avec la résurgence d’une frange vallsiste, chez LREM avec la menace d’autonomisation de parlementaires…), c’est donc dans le modèle politique européen qui le surplombe et qui lui-même vole en éclat que M. Macron a été chercher l’inspiration à ses basses-œuvres.

      Dépourvu de base sociale pour mener une telle politique, M. Macron en est réduit à agir comme le fait dans chaque pays la Caste : tenter d’imposer une politique maximaliste tandis qu’il voudrait retirer au peuple jusqu’à sa souveraineté pour la confier aux gardiens bruxellois du temple libéral. Mais le coup de force ne fait pas le droit. À n’en pas douter, celles et ceux qui l’expriment déjà avec tant de force à l’occasion des mobilisations contre les ordonnances de la loi travail se verront demain renforcés par toutes celles et tous ceux pour qui le projet présidentiel est enfin révélé dans sa nudité la plus crue.

      L’édito de François Cocq

  • What is the alt right? A linguistic data analysis of 3 billion Reddit comments shows a disparate group that is quickly uniting — Quartz
    https://qz.com/1056319/what-is-the-alt-right-a-linguistic-data-analysis-of-3-billion-reddit-comments-sh

    We’re witnessing the radicalization of young white men through the medium of frog memes. In order to see it, all you need to do is look at the words coming out of their mouths. The alt-right isn’t yet united, but it soon will be.

    #text-mining #trolls #alt-right #Trump #reddit

  • La Prospérité sans croissance ! Jean Gadrey Radio Campus Lille - Angle d’Attac - 20 Mai 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/la-prosperite-sans-croissance-jean-gadrey

    La Prospérité sans croissance était le thème de la dernière émission d’Angle d’ATTAC ce Samedi 20 Mai 2017 à 12h, invité : Jean Gadrey, Économiste et membre d’ATTAC.

    Toutes nos émissions sont disponibles sur « L’Angledattacothèque » : http://attaclille.over-blog.com/page-8722486.html

    #Jean_Gadrey #ATTAC #Economistes #Audio #Radio #Radio_Libre #Economie #croissance #Ecologie

  • Endettement excessif et montée du populisme, un cocktail explosif Le Devoir - 20 décembre 2016 - Gérard Bérubé
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/487454/etudes-endettement-excessif-et-montee-du-populisme-un-cocktail-explosif

    L’endettement mondial dépasse aujourd’hui son niveau d’avant-crise alors que les banques centrales ont, en définitive, poussé leur assouplissement monétaire à la limite de leur capacité d‘intervention. La montée du populisme et du repli sur soi augmente le risque d’un choc de plus forte ampleur que la Grande Récession.
     
    Deux études mises ensembles créent un dangereux cocktail. En se demandant si la prochaine crise mondiale sera (encore) liée à l’endettement, Hendrix Vachon, économiste senior au Mouvement Desjardins, mesure que l’endettement mondial avoisine désormais les 250 % du PIB. Cet endettement, qui combine celui des ménages, des entreprises non financières et des gouvernements, atteignait 215 % du PIB mondial au début de 2008. Ce problème ne s’est donc pas résorbé depuis la fin de la Grande Récession. Il s’est plutôt déplacé selon les pays entre ménages, gouvernements et entreprises.
     
    Pays avancés les plus endettés
    « Sans surprise, les pays avancés demeurent les plus endettés, à environ 280 % du PIB en moyenne. Les pays émergents se démarquent néanmoins par une tendance haussière nettement plus prononcée », ajoute l’économiste, les récentes données montrant un ratio moyen de 190 % pour eux. La problématique demeure entière à l’échelle mondiale « et constitue un risque important pour la croissance économique future. Ce risque est d’autant plus élevé que la récente tendance haussière des taux d’intérêt pourrait mettre de la pression sur les emprunteurs. »
     
    Hendrix Vachon conclut donc à la capacité plutôt limitée de nombre de gouvernements à répondre à une nouvelle crise. « Le même constat d’impuissance menacerait plusieurs banques centrales, ce qui exposerait l’économie à une plus forte contraction. Peu de banques centrales disposent actuellement d’une marge de manoeuvre significative pour abaisser leurs taux directeurs. Le recours à des politiques d’achat massif d’actifs pourrait encore être envisagé, mais la marge de manoeuvre a aussi fondu de ce côté. Cela est sans compter qu’il est très difficile de stimuler l’économie via le crédit lorsque l’endettement est déjà très élevé. »
     
    Repli sur soi
    Sept ans après la fin de la Grande Récession, l’économie mondiale se retrouve donc devant un risque accru d’une récession de grande ampleur advenant un choc. Et Hendrix Vachon d’évoquer qu’une possible montée du protectionnisme aux États-Unis et dans son sillon pourrait être l’élément déclencheur.
     
    Une deuxième étude, celle cosignée par Benoit Durocher, vice-président directeur et chef stratégie économique chez Addenda Capital, et Richard Beaulieu, vice-président et économiste principal, associe la montée du protectionnisme à un repli sur soi des économies nationales. « Les programmes de politique populistes comporteront souvent des mesures protectionnistes qui entravent non seulement la liberté de circulation des biens et services mais aussi de la population, de la main-d’oeuvre. »
     
    Les auteurs retiennent que l’intégration de l’économie mondiale dans l’après-guerre a contribué à l’augmentation du niveau de vie moyen. Qu’elle a également soutenu une diminution des inégalités entre les pays industrialisés et les économies émergentes. Mais qu’au sein de chacun de ces pays, la redistribution s’est faite de façon inégale. « Surtout au cours des 30 dernières années […] La distribution inégale des gains de niveau de vie a suscité la désaffection d’une partie plus importante de la population, tant dans les pays riches que dans les pays pauvres, dans le contexte de ralentissement de la croissance économique tendancielle. »
     
    Programmes populistes inefficaces 
 
    Y voyant une problématique de redistribution, la réponse ne peut venir des programmes populistes. Au contraire, les économistes du cabinet spécialisé soutiennent qu’ « après un effet initial favorable, les inefficacités que de telles politiques engendreront pourraient diminuer le niveau de vie global et creuser à nouveau l’écart de richesse séparant les pays riches et pauvres ». Aussi, « les entraves au commerce résulteront en une augmentation des prix. Les gains d’emplois qui découleraient initialement des mesures protectionnistes pourraient bien disparaître en raison de la baisse du pouvoir d’achat ».
     
    Sur la mobilité de la main-d’oeuvre, « l’arrivée d’immigrants, souvent plus jeunes, permet de soutenir le fardeau dû au vieillissement de la population lié notamment aux régimes de retraite publics et aux coûts des soins de santé. Restreindre l’arrivée de nouveaux concitoyens pourrait forcer les gouvernements à revoir l’ampleur de certains programmes sociaux. »

    #économistes_néo_libéraux #journaliste_néo_libéral #pensée #économique #officielle #dogme #populistes_financiers #version_officielle

  • Guerre ouverte entre Trump et l’industrie automobile Le Devoir - 12 novembre 2016 - Éric Béziat

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/484526/guerre-ouverte-entre-donald-trump-et-l-industrie-automobile

    La bataille « Donald Trump contre l’industrie automobile » est engagée. À peine le résultat de l’élection présidentielle a-t-il été proclamé que General Motors (GM), le premier constructeur américain, annonçait, mercredi, la suppression de plus de 2000 emplois dans des usines du nord des États-Unis. Une provocation et une forme d’avertissement, au lendemain de la victoire du candidat républicain, qui avait protesté contre les réductions d’emplois dans l’industrie automobile pendant sa campagne.

    S’il est une industrie qui ne se réjouit pas de la victoire de M. Trump, c’est bien celle de la voiture. Le président désigné a fait des constructeurs et équipementiers l’une de ses cibles favorites et les experts s’accordent à dire que le turbulent milliardaire a construit sa victoire dans la « Rust Belt », ces États du Nord-Est américain qui ont perdu plus de la moitié de leurs emplois industriels en 30 ans.

     

    Un mois avant le scrutin, le candidat milliardaire était à Flint, dans l’État du Michigan pour fustiger le projet de Ford de délocaliser la production de toutes ses petites voitures citadines vers le Mexique. « On ne devrait pas laisser faire ça, a-t-il déclaré. Rien. Nous n’aurons rien, à l’exception du chômage à Flint et dans le Michigan. C’est affreux ! » Dans son combat pour le « made in USA », Donald Trump a dénoncé le traité de libre-échange nord-américain, l’ALENA, négocié par le président Bill Clinton dans les années 1990.
     
    Depuis l’entrée en vigueur, de ce traité, le 1er janvier 1994, le Mexique est peu à peu devenu un eldorado pour les industriels de l’auto. Cette ruée vers le sud s’est accélérée depuis 2012 et les projets d’usines ont fleuri en 2016. Celui de Ford, annoncé début avril, prévoit un investissement de 1,6 milliard dans le centre du Mexique et la création de 2800 emplois directs.
     
    Salaires bas, main-d’oeuvre bien formée : le Mexique cumule les atouts pour les constructeurs automobiles et les groupes industriels devenus dépendants de ces accords commerciaux, avec le risque qu’ils soient confrontés à l’avenir à des coûts plus élevés.
     
    Charles Chesbrough, économiste de l’OESA (Original Equipment Suppliers Association), un groupement d’équipementiers automobiles à Detroit, affirme que la mise en oeuvre du programme de Donald Trump obligera les consommateurs américains à payer leur véhicule plus cher. « Cette politique pourrait grever de 5000 $US le prix d’une petite voiture en provenance du Mexique » , a-t-il calculé.
     
    Pas que le « Big three »
    Le pays a attiré la fine fleur des constructeurs et équipementiers mondiaux, et pas seulement les « Big three » américains (GM, Ford, Fiat-Chrysler). Les Allemands sont bien représentés avec Mercedes, BMW, Volkswagen et Audi (qui vient d’inaugurer une usine pour produire ses modèles Q5), ainsi que les Japonais (Toyota, Honda). Nissan emploie 15 000 personnes au Mexique, et l’équipementier français Valeo 8500.
     
    Dans ce paysage, l’idée d’un mur entre le Mexique et les États-Unis n’est pas du goût des constructeurs, la production mexicaine étant avant tout destinée à l’exportation. Ainsi, l’usine des Audi Q5 à Puebla est conçue comme une plaque tournante pour le commerce extérieur. Sur 3,4 millions de voitures fabriquées en 2015 au Mexique, 2,8 millions ont été vendues hors du pays, dont 2 millions chez le voisin américain.
     
    Face à la menace d’une hausse des tarifs douaniers brandie par Donald Trump — il propose de taxer les voitures importées du Mexique à 35 % —, les industriels ont gardé leur sang-froid. En dehors de l’annonce provocatrice de GM, la seule réaction officielle est venue de la fédération allemande de l’automobile, la VDA. « Davantage de protectionnisme et des barrières commerciales supplémentaires seraient aussi préjudiciables aux États-Unis qu’à leurs partenaires commerciaux » , a mis en garde son président, Matthias Wissmann.
     
    Les constructeurs automobiles sont partis dans un round serré de négociations avec la nouvelle administration américaine. Ils vont devoir alterner menaces, comme GM, mais aussi pédagogie. « En fait, la mondialisation profite à l’industrie automobile américaine, explique Laurent Petizon, associé au cabinet AlixPartners. Les usines anciennes, les sureffectifs, le poids des retraites aux États-Unis sont financés par les gains réalisés en Europe, et surtout en Chine. »
     
    Barrières douanières
    Les groupes industriels américains tels que Ford, General Motors, Caterpillar et nombre de leurs fournisseurs ont investi des milliards de dollars en profitant des traités commerciaux avec le Mexique, la Chine et d’autres pays.
     
    Ford a annoncé cette année le transfert de la production de ses petits modèles de son site de Michigan vers le Mexique et un investissement de 1,6 milliard dans le pays. Son concurrent GM avait annoncé en 2014 un investissement de 5 milliards au Mexique sur quatre ans pour y créer 5600 emplois.
     
    En juin, BMW a ouvert une usine à San Luis Potosi, au Mexique, en s’engageant à y investir 2,2 milliards d’ici 2019 pour une production annuelle de 150 000 voitures. Trois mois plus tard, la division Audi de VW a inauguré une installation de 1,3 milliard de la même capacité près de Puebla, au Mexique, a recensé l’agence Reuters.
     
    Forte capacité de production
    Reuters rappelle que d’ici à 2020, le Mexique aura la capacité de fournir un quart de tous les véhicules vendus aux États-Unis, selon le cabinet d’études IHS Automotive, contre un sixième en 2012. Pendant ce temps, entre 1994 et 2013, les emplois dans les usines automobiles aux États-Unis ont diminué d’un tiers tandis que les emplois au Mexique ont presque quintuplé au cours de la même période.
     
    Le Mexique représente désormais 20 % de toute la production de véhicules en Amérique du Nord et a attiré plus de 24 milliards de dollars en investissement automobile depuis 2010, selon les données de l’association Center for Automotive Research basée à Ann Arbor, dans le Michigan, reprises par Reuters. Selon les plans d’investissement actuels, la capacité de production automobile du Mexique augmentera de 50 % au cours des cinq prochaines années, estime l’association, qui est financée par l’industrie automobile.
     
    « Le démantèlement de l’ALENA à ce stade serait assez difficile à réaliser » , estime Kristin Dziczek, directrice pour l’industrie, le travail et l’économie dans cette association.

    #Rust_Belt #Mexique #USA #Aléna #TTIP #CETA #Trump #GM #Ford #Fiat #Chrysler #Mercedes #BMW #Volkswagen #Audi #Toyota #Honda #Nissan #économistes #économistes_fous