• L’appel de 70 médecins, #élus, #économistes : « Pourquoi nous voulons légaliser le #cannabis »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190619.OBS14590/l-appel-de-70-medecins-elus-economistes-pourquoi-nous-voulons-legaliser-l

    #legalisation

    Il faut en finir avec le statu quo. La France doit légaliser le cannabis, qu’il soit utilisé à des fins thérapeutiques comme récréatives, pour les consommateurs de plus de 18 ans. Alors que ses voisins (Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Pays-Bas…) ont tous assoupli leur législation, que le Canada, l’Uruguay et plusieurs Etats américains ont légalisé la substance, la France est à la traîne. Elle s’arc-boute sur une loi répressive datant de 1970, totalement inefficace puisque nous sommes le pays de l’Union européenne où la consommation est la plus élevée. De 18 à 64 ans, un Français sur deux a déjà expérimenté le cannabis, et un adulte sur neuf est un usager régulier. A 17 ans, 48 % des jeunes en ont déjà pris. Au même âge, presque un sur dix en est un usager régulier et un sur douze est estimé dépendant ou souffrant d’un usage problématique (1).

    D’un point de vue de santé publique, cette interdiction semble difficile à justifier. alors que le cannabis est moins dangereux, une fois le cerveau formé (2), que l’alcool, qui tue prématurément 41 000 personnes chaque année et le tabac, 73 000 (3). Nous savons que ce n’est pas un produit neutre, mais c’est précisément parce qu’il est nocif pour la santé, particulièrement celle des mineurs, qu’il faut en contrôler la production et la distribution.

    La prohibition contribue à engorger inutilement l’activité des magistrats et des policiers : plus de 130 000 personnes sont interpellées chaque année pour en avoir consommé (4).

    Aux Etats-Unis, la légalisation dans plusieurs Etats a fait chuter la criminalité le long de la frontière mexicaine (5). Quand la France acceptera-t-elle de regarder la réalité en face, de faire preuve de pragmatisme, face à cette impasse ? Les pouvoirs publics doivent agir. Et vite.

    (1) Chiffres clés de l’#Observatoire_français_des_Drogues et des Toxicomanies 2017.

    (2) Rapport de Bernard Roques, directeur de recherche à l’Inserm, sur la classification des psychotropes (1998).

    (3) Christophe Bonaldi (Santé publique France), Catherine Hill (épidémiologie Gustave-Roussy).

    (4) Office central pour la Répression du #Trafic_illicite des #Stupéfiants.

    et un papier d’économie :

    (5) « Is Legal Pot Crippling Mexican Drug Trafficking Organisations ? The Effect of Medical Marijuana Laws on US Crime », « The Economic Journal ».

  • Aux Etats-Unis aussi, la question de la justice fiscale revient en force - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300119/aux-etats-unis-aussi-la-question-de-la-justice-fiscale-revient-en-force

    #WEF

    Jusqu’à ce que le directeur du département de recherche sur l’économie numérique au #MIT, Erik Brynjolfsson, vienne jouer le gâcheur d’ambiance : les années 1960 et 1970, époque où la #fiscalité pouvait atteindre jusqu’à 90 %, furent les meilleures décennies économiques pour les États-Unis, a-t-il rappelé.

    « Qui peut penser qu’une telle proposition est sensée ? Seulement les ignorants comme… Peter #Diamond, prix #Nobel d’économie et considéré comme un expert de renommée mondiale des finances publiques. […] Et c’est une politique qui n’a jamais été mise en œuvre, à l’exception… des États-Unis, pendant 35 ans après la Deuxième Guerre – comprenant la période économique la plus prospère de notre histoire », ironise également Paul #Krugman, prix Nobel d’économie, dans un éditorial du New York Times.

    Parmi les obstacles les plus importants, soulignent certains #économistes, il y a le fait que l’augmentation du taux marginal d’imposition permet moins qu’auparavant de lutter contre les inégalités, compte tenu de l’évolution des grandes fortunes : celles-ci étant essentiellement concentrées dans des actifs financiers ou des structures d’entreprise qui leur permettent de bénéficier d’une fiscalité allégée.

    http://www.ericzwick.com/capitalists/capitalists.pdf

    Reprendre les formules du passé, comme augmenter la fiscalité et élargir les dispositifs de sécurité sociale, ne suffira pas, préviennent-ils. La redistribution permet certes de corriger les inégalités, mais il faut trouver un moyen de les prévenir, insiste Stephen Vogel, politologue, dans une tribune du New York Times.
    L’économiste turc Dani #Rodrik, professeur à Harvard, partage l’analyse. À ses yeux, il est plus que temps pour la gauche de se réapproprier son propre cadre de pensée, si elle veut arrêter de se faire imposer celui du néolibéralisme.

  • Canada : Les femmes ont empêché le revenu des ménages de reculer depuis 40 ans Éric Desrosiers - 18 mai 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/528178/analyse-les-femmes-ont-empeche-le-revenu-des-menages-de-reculer-depuis-40-

    La longue marche des femmes vers l’égalité dans le marché du travail est la meilleure chose qui pouvait arriver à l’économie tout entière, comme à leur petite famille.

    Statistique Canada a dévoilé mercredi une nouvelle étude faisant le point sur l’évolution du bien-être économique des femmes au Canada. On y présentait notamment les plus récentes statistiques sur l’évolution de la présence féminine dans le marché du travail, les tendances en matière de rémunération et la proportion d’individus vivant sous le seuil de pauvreté. On y constatait de nouveau que la longue marche des femmes vers l’égalité est loin d’être terminée en dépit de ses progrès remarquables au fil des années. Il est toutefois intéressant de constater comment l’amélioration du sort des travailleuses a notamment profité à leur famille et à leur conjoint.


    L’explosion de la proportion des femmes âgées de 24 à 54 ans sur le marché du travail (de seulement 22 % en 1950 à 82 % en 2015), l’augmentation de la moyenne de leur nombre d’heures travaillées chaque semaine et l’amélioration des programmes sociaux destinés aux enfants ont fait bondir, en termes réels, leur revenu annuel moyen de plus de 80 % entre 1976 et 2015. Cela tombe bien, pour l’économie en général, et pour le pouvoir d’achat des familles en particulier, puisque durant la même période, le revenu des hommes n’a pas avancé, mais reculé de 5 %, en tenant toujours compte de l’inflation.

    Cela donne une idée du retard qu’accusaient les femmes il y a 40 ans. Cela explique aussi pourquoi ces femmes, qui occupent un emploi, comptent désormais pour presque la moitié (47 %) du revenu de leur petite famille, contre le quart seulement en 1976. Cela a permis, depuis, aux ménages canadiens de voir leur revenu médian après impôt augmenter d’un petit 13 % en dollars constants, selon des chiffres obtenus par Le Devoir auprès de Statistique Canada, plutôt que de diminuer.

    La place grandissante des femmes dans le revenu familial aide aussi à amortir les chocs économiques, observe l’étude de StatCan. Un examen des trois dernières récessions montre en effet que les hommes sont de trois à cinq fois plus à risque de perdre leur emploi en période de crise, en raison notamment de leur plus grande présence dans des industries cycliques, comme la construction et la fabrication manufacturière, contrairement aux femmes, qu’on retrouve beaucoup en éducation, en santé et dans l’administration publique. De plus, lorsque les temps se font plus difficiles, les familles ont tendance à amortir le choc en réduisant leurs dépenses en service de garde, d’entretien ménager, de restauration et autres traiteurs, autant de tâches qu’assumera habituellement la femme de la maison.

    Encore du chemin à faire
    Les femmes continuent cependant à travailler moins d’heures par semaine (35,5 heures) que les hommes (41,1 heures), notamment parce qu’elles s’occupent plus des enfants et des parents vieillissants. Elles continuent également à toucher un salaire horaire moindre que celui des hommes (inférieur de 10 % au Québec et de 14 % au Canada), notamment parce que les emplois à forte proportion féminine sont moins bien payés et à cause du retard pris lorsqu’elles ont des enfants.

    Cela se traduit, entre autres, par une plus grande précarité financière lorsque les femmes ne sont pas en couple, plus du tiers des mères monoparentales vivant sous le seuil de faible revenu (c’était la moitié en 1976) contre un peu moins de 14 % des pères dans la même situation. Cela a un impact majeur aussi sur la capacité des femmes à accumuler de la richesse en prévision notamment de leurs vieux jours.

    Si les femmes parvenaient enfin à combler tout leur retard sur les hommes en matière de rémunération et de participation au marché du travail, l’économie canadienne gagnerait 105 milliards par an, rapportait le Globe and Mail l’an dernier. On comprendrait mal, dans ce cas, que l’objectif ne soit pas prioritaire pour les gouvernements comme les entreprises, ne serait-ce que pour des raisons bêtement économiques.

    À cet égard, un rapport de l’OCDE recommandait l’automne dernier de redoubler d’efforts contre la violence faite aux #femmes, leur retard salarial et le partage inégal du travail non rémunéré (soins des enfants, des parents âgés, tâches domestiques…). On en appelait, entre autres, à des congés parentaux réservés aux pères, à plus de filles dans les filières scientifiques plus lucratives, à plus de flexibilité dans l’organisation du travail et à une analyse des politiques gouvernementales en fonction de leurs possibles impacts sur l’égalité hommes-femmes.

    #femmes #revenus #salaires #Découverte ? #travail #égalité #capitalisme #précarité
    Il est toujours #consternant de voir des #économistes entrevoir la réalité .

  • Paroles d’#économistes (3/4) : L’#économie, discipline médiatique
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/paroles-deconomistes-34-leconomie-discipline-mediatique

    Troisième jour de notre série consacrée aux économistes de tous bords… Hier, nous avons parlé de l’enseignement et de la recherche, ainsi que des querelles de chapelles. Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur le poids et l’orientation de la parole des économistes dans les #médias. Les médias sont l’un des rouages importants de la circulation de la #pensée_économique. Une pensée qui se heurte souvent à la complexité des concepts et des modèles qu’elle utilise. C’est pourquoi, l’économie est soumise, dans les médias, à plusieurs types de traitements : celui des journalistes, des éditorialistes et celui des #experts. Depuis de nombreuses années, des organisations militantes dénoncent une sélection et un traitement arbitraires, à la fois des sujets économiques abordés et des intervenants consultés. Alors, certaines actualités sensibles seraient-elles esquivées par les grands groupes de presse ? Et la parole confisquée par un cercle d’économistes devenus experts de la discipline médiatique ?

    « L’économie des médias connaît d’importants bouleversements actuellement : il y a abondance et concurrence de chaînes, majoritairement privées, et derrière ces chaînes, des propriétaires de grands groupes. » (Nadine Toussaint-Desmoulins)

    Pour évoquer la parole des économistes dans les médias, nous accueillons aujourd’hui Laurent Mauduit, écrivain, journaliste, co-fondateur de Mediapart, auteur de Main basse sur l’information, publié aux éditions Don Quichotte, et Nadine Toussaint-Desmoulins, professeur émérite à l’Université Paris II, auteure du « Que Sais-Je » L’économie des médias aux PUF.

    « Les maux qui pèsent sur la presse sont l’affairisme et le présidentialisme : un système politique construit sur le face-à-face entre le monarque républicain et le peuple. Tout ce qui s’interpose n’a pas de légitimité. » (Laurent Mauduit)

  • #Banque mondiale : démission de Paul Romer, économiste en chef polémique – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/522160/economie/banque-mondiale-demission-de-paul-romer-economiste-en-chef-polemiste

    « Je n’ai jamais rencontré dans ma vie professionnelle des #économistes qui disent tellement de choses qui sont faciles à vérifier et qui se révèlent être fausses » a-t-il notamment écrit dans un email cité par le journal [Financial Times].

  • Excellente émission (@rezo) sur l’état actuel de la théorie économique, d’un point de vue théorique, pratique et sociale (un peu) :

    Steve Keen : "Les #économistes étaient très fiers avant la #crise"
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/les-crises-en-theme-14-steve-keen-les-economistes-etaient-tres-fiers-a
    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10081-18.09.2017-ITEMA_21437551-0.mp3

    L’économiste australien Steve Keen, auteur du fameux livre L’imposture économique, dans lequel il critique la pensée #néo-classique dominante, vient nous présenter ses #théories, pourquoi il a su voir venir la crise de 2008 et comment on pourrait penser autrement l’économie.

    Le livre de #Steve_Keen a été traduit en français par un doctorant de #Gaël_Giraud en économie :

    Steve Keen et Gaël Giraud : « L’économie est semblable à l’astronomie d’avant Copernic »
    https://www.humanite.fr/steve-keen-et-gael-giraud-leconomie-est-semblable-lastronomie-davant-copern

    L’imposture économique - Steve Keen
    http://www.editionsatelier.com/index.php?page=shop.product_details&flypage=bookshop-flypage.tpl&pr

    L’Imposture économique est la traduction du livre « coup de poing » de l’économiste australien Steve Keen paru sous le titre Debunking Economics. Cet ouvrage, « fondateur » pour l’économiste Gaël Giraud (qui a assuré la direction scientifique de la traduction et en signe la préface), démonte une à une les grandes pièces de l’édifice dogmatique : aucune des théories qui composent le « dur » de l’ #économie universitaire depuis la fin du xixe siècle ne résiste à l’analyse, depuis la micro-économie du consommateur jusqu’à la théorie néo-keynésienne de la déflation, en passant par l’efficience des marchés financiers et la théorie du capital. Et, sur les ruines de l’ #orthodoxie défaite, Steve Keen jette les bases solides d’une « autre économie », suggérant d’autres manières, beaucoup plus cohérentes et scientifiques, de penser l’économie.

    Le livre a suscité de nombreux débats lors de sa publication en anglais : il répond aux questions que chacun se pose sur la pertinence des arguments économiques exposés depuis la crise des subprimes, et invite à engager une réforme profonde de l’enseignement et de la recherche en économie dans le monde.

    En Suisse, le livre est publié en coédition avec les Editions d’En-Bas

    • A paraître dans un mois : « L’impérialisme du XXIème siècle ou le crépuscule du dieu capital » par Benoît Boussemart

      4ème de couverture :

      " En 1917, Lénine publiait « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ». Il décrivait notamment l’importance qu’avaient pris les grands groupes dans l’économie mondiale, la puissance des banques et du capital financier, les luttes pour l’accès aux ressources de la planète, le rôle particulier des Etats ... Et il insistait sur les multiples contradictions qui subsistaient dans cette phase du capitalisme, contradictions qui prennent leur origine dans la nature du « capital », et qui ne cesseront qu’avec la fin du capitalisme, comme mode de domination des classes.

      Un siècle plus tard, il est indispensable de reprendre ce texte, ne serait-ce que pour démontrer les erreurs fondamentales d’économistes qui - comme Piketty (le capital au XXIème siècle) - oublient que le capital reste d’abord et avant tout un rapport social de domination ; et que tous les modes de régulation (qui ne représentent en fait qu’une parenthèse historique lors des 30 glorieuses) se heurtent inévitablement aux intérêts des groupes capitalistes, qui n’existent en exploitant leurs salariés que dans une logique de marché. Il suffit de regarder la « mise en concurrence des Etats » par ces groupes dans de multiples domaines (le moins disant salarial et social, la fiscalité « optimale », la socialisation des pertes liées aux crises redevenues périodiques avec le retour en force des lois du marché ...). Les Etats ne régulent plus (s’ils l’ont un jour fait), ils sont « aux ordres » ; et Macron en est la caricature française.

      Lénine insistait également - comme Marx - sur la contradiction entre les rapports sociaux de production et l’évolution des forces productives qu’ils mettent en oeuvre : c’est le principe du matérialisme historique. Ainsi, lorsqu’un mode de production entre en contradiction avec la socialisation croissante des forces productives qu’il contribue à modifier, il cède inévitablement la place à un autre mode de production. Cette socialisation - déjà significative à l’époque de Lénine - a été démultipliée depuis, avec la conquête de l’espace mondial par le rapport capitaliste, avec des moyens de production de plus en plus « socialisés », qui rendent les individus de plus en plus interdépendants, interconnectés ... Ainsi, à l’heure où ces forces productives pourraient libérer les individus de multiples travaux, le rapport capitaliste vise à en maîtriser l’usage, sous son seul pouvoir et pour son seul intérêt (avec les conséquences bien connues sur la course à l’efficacité, qui met au rebut de multiples catégories sociales non « rentables »). Quant à la « connectivité », elle devient une nouvelle religion, celle de l’individualisme forcené, nouvel opium du peuple.

      Tout ceci ne va pas sans amener une accentuation des contradictions inhérentes au capitalisme.

      Sur le plan factuel, nous les avons mises en évidence dans l’ouvrage, à partir d’un travail sur les plus grands groupes mondiaux (un paquet de 2 500 groupes pour les données boursières ; un paquet plus restreint de 850 groupes, analysés en détail. Nous avons également confronté ces nombreuses données financières (fonds propres, résultats, chiffre d’affaires ...) à l’économie « réelle », qu’il s’agisse des flux de marchandises, de production ou financiers.

      Et les données ainsi recueillies montrent que plus que jamais, la loi de la baisse tendancielle du taux de profit se vérifie. Et comme Marx l’a démontré, une telle baisse mène inévitablement à des crises, de plus en plus importantes. Les contradictions nous mènent droit dans le mur ... Nous le savons, nous le démontrons .... Nous sommes au crépuscule du dieu capital."

      http://richessem.eklablog.com/a-paraitre-limperialisme-du-xxieme-siecle-ou-le-crepuscule-du-di

  • What is the alt right? A linguistic data analysis of 3 billion Reddit comments shows a disparate group that is quickly uniting — Quartz
    https://qz.com/1056319/what-is-the-alt-right-a-linguistic-data-analysis-of-3-billion-reddit-comments-sh

    We’re witnessing the radicalization of young white men through the medium of frog memes. In order to see it, all you need to do is look at the words coming out of their mouths. The alt-right isn’t yet united, but it soon will be.

    #text-mining #trolls #alt-right #Trump #reddit

  • La Prospérité sans croissance ! Jean Gadrey Radio Campus Lille - Angle d’Attac - 20 Mai 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/la-prosperite-sans-croissance-jean-gadrey

    La Prospérité sans croissance était le thème de la dernière émission d’Angle d’ATTAC ce Samedi 20 Mai 2017 à 12h, invité : Jean Gadrey, Économiste et membre d’ATTAC.

    Toutes nos émissions sont disponibles sur « L’Angledattacothèque » : http://attaclille.over-blog.com/page-8722486.html

    #Jean_Gadrey #ATTAC #Economistes #Audio #Radio #Radio_Libre #Economie #croissance #Ecologie

  • Endettement excessif et montée du populisme, un cocktail explosif Le Devoir - 20 décembre 2016 - Gérard Bérubé
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/487454/etudes-endettement-excessif-et-montee-du-populisme-un-cocktail-explosif

    L’endettement mondial dépasse aujourd’hui son niveau d’avant-crise alors que les banques centrales ont, en définitive, poussé leur assouplissement monétaire à la limite de leur capacité d‘intervention. La montée du populisme et du repli sur soi augmente le risque d’un choc de plus forte ampleur que la Grande Récession.
     
    Deux études mises ensembles créent un dangereux cocktail. En se demandant si la prochaine crise mondiale sera (encore) liée à l’endettement, Hendrix Vachon, économiste senior au Mouvement Desjardins, mesure que l’endettement mondial avoisine désormais les 250 % du PIB. Cet endettement, qui combine celui des ménages, des entreprises non financières et des gouvernements, atteignait 215 % du PIB mondial au début de 2008. Ce problème ne s’est donc pas résorbé depuis la fin de la Grande Récession. Il s’est plutôt déplacé selon les pays entre ménages, gouvernements et entreprises.
     
    Pays avancés les plus endettés
    « Sans surprise, les pays avancés demeurent les plus endettés, à environ 280 % du PIB en moyenne. Les pays émergents se démarquent néanmoins par une tendance haussière nettement plus prononcée », ajoute l’économiste, les récentes données montrant un ratio moyen de 190 % pour eux. La problématique demeure entière à l’échelle mondiale « et constitue un risque important pour la croissance économique future. Ce risque est d’autant plus élevé que la récente tendance haussière des taux d’intérêt pourrait mettre de la pression sur les emprunteurs. »
     
    Hendrix Vachon conclut donc à la capacité plutôt limitée de nombre de gouvernements à répondre à une nouvelle crise. « Le même constat d’impuissance menacerait plusieurs banques centrales, ce qui exposerait l’économie à une plus forte contraction. Peu de banques centrales disposent actuellement d’une marge de manoeuvre significative pour abaisser leurs taux directeurs. Le recours à des politiques d’achat massif d’actifs pourrait encore être envisagé, mais la marge de manoeuvre a aussi fondu de ce côté. Cela est sans compter qu’il est très difficile de stimuler l’économie via le crédit lorsque l’endettement est déjà très élevé. »
     
    Repli sur soi
    Sept ans après la fin de la Grande Récession, l’économie mondiale se retrouve donc devant un risque accru d’une récession de grande ampleur advenant un choc. Et Hendrix Vachon d’évoquer qu’une possible montée du protectionnisme aux États-Unis et dans son sillon pourrait être l’élément déclencheur.
     
    Une deuxième étude, celle cosignée par Benoit Durocher, vice-président directeur et chef stratégie économique chez Addenda Capital, et Richard Beaulieu, vice-président et économiste principal, associe la montée du protectionnisme à un repli sur soi des économies nationales. « Les programmes de politique populistes comporteront souvent des mesures protectionnistes qui entravent non seulement la liberté de circulation des biens et services mais aussi de la population, de la main-d’oeuvre. »
     
    Les auteurs retiennent que l’intégration de l’économie mondiale dans l’après-guerre a contribué à l’augmentation du niveau de vie moyen. Qu’elle a également soutenu une diminution des inégalités entre les pays industrialisés et les économies émergentes. Mais qu’au sein de chacun de ces pays, la redistribution s’est faite de façon inégale. « Surtout au cours des 30 dernières années […] La distribution inégale des gains de niveau de vie a suscité la désaffection d’une partie plus importante de la population, tant dans les pays riches que dans les pays pauvres, dans le contexte de ralentissement de la croissance économique tendancielle. »
     
    Programmes populistes inefficaces 
 
    Y voyant une problématique de redistribution, la réponse ne peut venir des programmes populistes. Au contraire, les économistes du cabinet spécialisé soutiennent qu’ « après un effet initial favorable, les inefficacités que de telles politiques engendreront pourraient diminuer le niveau de vie global et creuser à nouveau l’écart de richesse séparant les pays riches et pauvres ». Aussi, « les entraves au commerce résulteront en une augmentation des prix. Les gains d’emplois qui découleraient initialement des mesures protectionnistes pourraient bien disparaître en raison de la baisse du pouvoir d’achat ».
     
    Sur la mobilité de la main-d’oeuvre, « l’arrivée d’immigrants, souvent plus jeunes, permet de soutenir le fardeau dû au vieillissement de la population lié notamment aux régimes de retraite publics et aux coûts des soins de santé. Restreindre l’arrivée de nouveaux concitoyens pourrait forcer les gouvernements à revoir l’ampleur de certains programmes sociaux. »

    #économistes_néo_libéraux #journaliste_néo_libéral #pensée #économique #officielle #dogme #populistes_financiers #version_officielle

  • Guerre ouverte entre Trump et l’industrie automobile Le Devoir - 12 novembre 2016 - Éric Béziat

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/484526/guerre-ouverte-entre-donald-trump-et-l-industrie-automobile

    La bataille « Donald Trump contre l’industrie automobile » est engagée. À peine le résultat de l’élection présidentielle a-t-il été proclamé que General Motors (GM), le premier constructeur américain, annonçait, mercredi, la suppression de plus de 2000 emplois dans des usines du nord des États-Unis. Une provocation et une forme d’avertissement, au lendemain de la victoire du candidat républicain, qui avait protesté contre les réductions d’emplois dans l’industrie automobile pendant sa campagne.

    S’il est une industrie qui ne se réjouit pas de la victoire de M. Trump, c’est bien celle de la voiture. Le président désigné a fait des constructeurs et équipementiers l’une de ses cibles favorites et les experts s’accordent à dire que le turbulent milliardaire a construit sa victoire dans la « Rust Belt », ces États du Nord-Est américain qui ont perdu plus de la moitié de leurs emplois industriels en 30 ans.

     

    Un mois avant le scrutin, le candidat milliardaire était à Flint, dans l’État du Michigan pour fustiger le projet de Ford de délocaliser la production de toutes ses petites voitures citadines vers le Mexique. « On ne devrait pas laisser faire ça, a-t-il déclaré. Rien. Nous n’aurons rien, à l’exception du chômage à Flint et dans le Michigan. C’est affreux ! » Dans son combat pour le « made in USA », Donald Trump a dénoncé le traité de libre-échange nord-américain, l’ALENA, négocié par le président Bill Clinton dans les années 1990.
     
    Depuis l’entrée en vigueur, de ce traité, le 1er janvier 1994, le Mexique est peu à peu devenu un eldorado pour les industriels de l’auto. Cette ruée vers le sud s’est accélérée depuis 2012 et les projets d’usines ont fleuri en 2016. Celui de Ford, annoncé début avril, prévoit un investissement de 1,6 milliard dans le centre du Mexique et la création de 2800 emplois directs.
     
    Salaires bas, main-d’oeuvre bien formée : le Mexique cumule les atouts pour les constructeurs automobiles et les groupes industriels devenus dépendants de ces accords commerciaux, avec le risque qu’ils soient confrontés à l’avenir à des coûts plus élevés.
     
    Charles Chesbrough, économiste de l’OESA (Original Equipment Suppliers Association), un groupement d’équipementiers automobiles à Detroit, affirme que la mise en oeuvre du programme de Donald Trump obligera les consommateurs américains à payer leur véhicule plus cher. « Cette politique pourrait grever de 5000 $US le prix d’une petite voiture en provenance du Mexique » , a-t-il calculé.
     
    Pas que le « Big three »
    Le pays a attiré la fine fleur des constructeurs et équipementiers mondiaux, et pas seulement les « Big three » américains (GM, Ford, Fiat-Chrysler). Les Allemands sont bien représentés avec Mercedes, BMW, Volkswagen et Audi (qui vient d’inaugurer une usine pour produire ses modèles Q5), ainsi que les Japonais (Toyota, Honda). Nissan emploie 15 000 personnes au Mexique, et l’équipementier français Valeo 8500.
     
    Dans ce paysage, l’idée d’un mur entre le Mexique et les États-Unis n’est pas du goût des constructeurs, la production mexicaine étant avant tout destinée à l’exportation. Ainsi, l’usine des Audi Q5 à Puebla est conçue comme une plaque tournante pour le commerce extérieur. Sur 3,4 millions de voitures fabriquées en 2015 au Mexique, 2,8 millions ont été vendues hors du pays, dont 2 millions chez le voisin américain.
     
    Face à la menace d’une hausse des tarifs douaniers brandie par Donald Trump — il propose de taxer les voitures importées du Mexique à 35 % —, les industriels ont gardé leur sang-froid. En dehors de l’annonce provocatrice de GM, la seule réaction officielle est venue de la fédération allemande de l’automobile, la VDA. « Davantage de protectionnisme et des barrières commerciales supplémentaires seraient aussi préjudiciables aux États-Unis qu’à leurs partenaires commerciaux » , a mis en garde son président, Matthias Wissmann.
     
    Les constructeurs automobiles sont partis dans un round serré de négociations avec la nouvelle administration américaine. Ils vont devoir alterner menaces, comme GM, mais aussi pédagogie. « En fait, la mondialisation profite à l’industrie automobile américaine, explique Laurent Petizon, associé au cabinet AlixPartners. Les usines anciennes, les sureffectifs, le poids des retraites aux États-Unis sont financés par les gains réalisés en Europe, et surtout en Chine. »
     
    Barrières douanières
    Les groupes industriels américains tels que Ford, General Motors, Caterpillar et nombre de leurs fournisseurs ont investi des milliards de dollars en profitant des traités commerciaux avec le Mexique, la Chine et d’autres pays.
     
    Ford a annoncé cette année le transfert de la production de ses petits modèles de son site de Michigan vers le Mexique et un investissement de 1,6 milliard dans le pays. Son concurrent GM avait annoncé en 2014 un investissement de 5 milliards au Mexique sur quatre ans pour y créer 5600 emplois.
     
    En juin, BMW a ouvert une usine à San Luis Potosi, au Mexique, en s’engageant à y investir 2,2 milliards d’ici 2019 pour une production annuelle de 150 000 voitures. Trois mois plus tard, la division Audi de VW a inauguré une installation de 1,3 milliard de la même capacité près de Puebla, au Mexique, a recensé l’agence Reuters.
     
    Forte capacité de production
    Reuters rappelle que d’ici à 2020, le Mexique aura la capacité de fournir un quart de tous les véhicules vendus aux États-Unis, selon le cabinet d’études IHS Automotive, contre un sixième en 2012. Pendant ce temps, entre 1994 et 2013, les emplois dans les usines automobiles aux États-Unis ont diminué d’un tiers tandis que les emplois au Mexique ont presque quintuplé au cours de la même période.
     
    Le Mexique représente désormais 20 % de toute la production de véhicules en Amérique du Nord et a attiré plus de 24 milliards de dollars en investissement automobile depuis 2010, selon les données de l’association Center for Automotive Research basée à Ann Arbor, dans le Michigan, reprises par Reuters. Selon les plans d’investissement actuels, la capacité de production automobile du Mexique augmentera de 50 % au cours des cinq prochaines années, estime l’association, qui est financée par l’industrie automobile.
     
    « Le démantèlement de l’ALENA à ce stade serait assez difficile à réaliser » , estime Kristin Dziczek, directrice pour l’industrie, le travail et l’économie dans cette association.

    #Rust_Belt #Mexique #USA #Aléna #TTIP #CETA #Trump #GM #Ford #Fiat #Chrysler #Mercedes #BMW #Volkswagen #Audi #Toyota #Honda #Nissan #économistes #économistes_fous

  • Querelle ravivée entre #économistes autour du mot "négationnisme" - Arrêt sur images
    http://www.arretsurimages.net/articles/2016-09-09/Querelle-ravivee-entre-economistes-autour-du-mot-negationnisme-id906

    Il faut dire que tous les éléments à polémiquer sont réunis : les auteurs – l’un prof à Polytechnique, l’autre à l’Ecole d’#économie de Paris et tous deux présentés comme spécialiste du marché du travail – se prennent bille en tête les économistes dits hétérodoxes. A savoir ceux qui n’appartiennent pas au courant mainstream orthodoxe néolibéral. A leurs yeux, par exemple, il ne fait aucun doute que la réduction du temps de travail ne crée pas d’emploi et que la finance n’est pas toujours l’ennemie. De même, le concours de l’Etat pour financer la réindustrialisation des territoires ne sert à rien.

    Pour autant, Cahuc et Zylberberg assurent également que l’immigration a des effets bénéfiques pour l’économie ou que les baisses de cotisations sur les salaires ne créent pas non plus d’emploi. Quant aux dépenses publiques, si elles peuvent servir à relancer la croissance, il y a des conditions rapportées par Le Point : "il faut que la politique monétaire facilite l’accès au crédit, que ces dépenses soient cantonnées à des domaines très précis (infrastructure, transferts vers les plus défavorisés), mais il faut aussi que l’appareil productif puisse s’adapter à l’augmentation des commandes. En d’autres termes, elles ne dispensent pas des fameuses réformes structurelles (marché du travail, etc.) honnies par les Économistes atterrés."
    [...]
    Association française d’économie politique (AFEP) qui regroupe les économistes hétérodoxes, lesquels s’indignent : "Soit ils ignorent la signification historique du terme « négationnisme » et c’est bien triste pour eux, soit ils ne l’ignorent pas, et c’est tout simplement une honte, pour eux et leur éditeur." Quant aux Economistes (pour le coup très) atterrés, ils considèrent que "jamais l’attaque n’a été d’un aussi bas niveau"

  • Brexit : Le mois de juillet fait mentir les économistes Le Devoir, 20 août 2016 - Éric Albert
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/478164/brexit-le-mois-de-juillet-fait-mentir-les-economistes
    « Le Royaume-Uni va éviter la récession grâce à une consommation qui résiste »

    Jusqu’ici, tout va bien… L’économie britannique est-elle comme l’homme qui a sauté d’un immeuble dans le film La haine de Mathieu Kassovitz, en 1995, ne sachant pas encore qu’il va s’écraser ? Ou se révèle-t-elle plus solide que prévu ? Les premières statistiques économiques publiées depuis le Brexit — le référendum s’est tenu le 23 juin — indiquent une robustesse inattendue. « Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, mais, pour l’instant, ça va », reconnaît John Hawksworth, économiste en chef chez PricewaterhouseCoopers.
     
    Jeudi, le Bureau britannique des statistiques a publié le très attendu premier chiffre économique qui concerne le mois de juillet. Les ventes au détail étaient en hausse en volume de 1,4 % par rapport à juin. Cela porte la progression sur un an à 5,9 %. Cette première donnée s’ajoute à un autre indicateur, publié mercredi 17 août : le nombre de demandeurs d’allocations-chômage a baissé, en juillet, de 8600 personnes. Il ne s’agit que d’une donnée partielle, sachant que le taux de chômage ne sera connu que le mois prochain, mais cela indique qu’il n’y a visiblement pas eu d’effondrement soudain au lendemain du référendum.
     
    Ces statistiques ont pris les économistes à contre-pied.

    . . . . . . . .
    #Brexit #Angleterre #union_européenne #economistes_en_peau_de_lapin #experts

  • De l’opposition au plan Juppé à la #Loi_El_Khomri Itinéraire d’un #expert d’Etat
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5645

    « C’est une loi écrite en chambre, dans une absence totale de transparence, entre Matignon et le directeur de cabinet de Myriam El Khomri », déclare à Libération un socialiste agacé [1]. Le […]

    #Analyses #Du_côté_des_dominants #Bourgeoisie #économistes #haut_fonctionnaire

  • Lexique pour temps de grèves et de manifestations - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/Lexique-pour-temps-de-greves-et-de-manifestations-version-2010

    LA PROPAGANDE DU QUOTIDIEN
    De modernité à gouvernance en passant par transparence, #réforme, #crise, #croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les #journaux, les #supermarchés, les transports en commun, les « #20_heures » des #grandes_chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du #néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les #publicitaires et les #économistes, reprise par les #politiciens, la #LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.
    Ce livre décode les tours et les détours de cette #langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a plus de #pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des #exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la #soumission.
    http://www.raisonsdagir-editions.org/catalogue/lqr

  • Si on comprend bien, nos gouvernants, partisans du libéralisme économique, sont des imbéciles incompétents qui creusent les inégalités et alimentent le désastre social.

    Appel d’un collectif de 82 économistes pour sortir de l’impasse économique - 10 février 2016 - par Les Économistes Atterrés
    http://www.atterres.org/article/appel-dun-collectif-de-82-%C3%A9conomistes-pour-sortir-de-l%E2%80%99impass

    #libéralisme_économique #désastre_économique #désastre_social
    #Économistes_Atterrés #gouvernement_hollande #social_démocrtie #Ps

  • Alerte : les #Rouges ont pris le pouvoir partout
    https://reflets.info/alerte-les-rouges-ont-pris-le-pouvoir-partout

    Voilà une chronique qui ne devrait pas passer inaperçue. Dans #Le_Monde daté du 10 septembre, #Arnaud_Leparmentier publie « Chiffons rouges » sociaux. D’inspiration ultra-libérale, ce texte appelle à une libéralisation forte du marché du travail, laissant tout le loisir aux entreprises de licencier sans risquer de soucis avec les tribunaux, dans l’espoir que le marché […]

    #Economie #Economistes_atterrés

  • « Aux fossoyeurs de tous bords »
    http://www.article11.info/?Aux-fossoyeurs-de-tous-bords#pagination_page

    (...) Mors aux dents, le monde s’emballe. Il faudrait rallier l’Union sacrée sans plus attendre. Sans réfléchir. « Avec nous ou contre nous ! », crient les petits soldats. « Tu es Charlie ou tu es djihadiste ! », ajoutent-ils. Il n’y a pas d’alternative, c’est l’étendard du capitalisme. Il faudrait abdiquer toute analyse nuancée au nom de l’intérêt supérieur de la nation, de l’occident, de la « civilisation ». Le plan Vigipirate appliqué à la pensée. Des bruits de bottes dans les cerveaux.

    Voilà pourquoi nous prendrons le temps. Il ne naît rien de bon de l’urgence de l’émotion, fût-elle gouvernée par les meilleures intentions. Elle n’apporte qu’exacerbation des passions, mort de la réflexion et récupérations stupides. Et parmi ces dernières, il en est une qui vient d’éclore et nous oblige à réagir, même si elle apparaît bien futile au regard du sang, des larmes et de la bêtise assassine.

    Donc, pour que les choses soient claires : hier comme aujourd’hui, nous assumons pleinement l’article que nous a confié Olivier Cyran en décembre 2013,« Charlie Hebdo, pas raciste ? Si vous le dîtes... ». Il fallait que ces choses soient dites, et qu’elles le soient ainsi – avec méthode, rigueur et intelligence, tout le contraire d’un procès facile.

    Et pour que les choses soient tout aussi claires : du même élan, nous crachons à la gueule de tous ceux qui, ces derniers jours, ont donné une nouvelle popularité à cet article, en faisant tourner largement le lien avec ce sous-entendu plus ou moins explicite : les morts de Charlie-Hebdo l’auraient bien cherché. Ce sont là gens qui nous dégoûtent – et ce n’est pas une image.

    Quant aux penseurs de bas-étage et autres bêtes pisse-copie qui proclament ici ou là que la gauche radicale aurait fait le lit du djihadisme sanguinaire en pointant la réalité de l’islamophobie, ils ne méritent même pas une réponse. Le mépris et le silence suffiront.

    Nous ne sommes pas Charlie. Nous sommes libertaires, et amoureux de la vie, et résolus à ne pas accepter les tristes et macabres passions (de tous bords) et l’enfermement de l’individu dans la forteresse de sa haine. Cela suffit bien, nul besoin d’en rajouter. Nous sommes aussi conscients que les tristes temps qui viennent imposent, plus que jamais, rigueur et réflexion. C’est bien de cela qu’il sera question dans les mois et années à venir : revendiquer la ligne de crête, être radicalement émus et radicalement critiques. L’intelligence va être un combat.

    #Charlie_Hebdo #unité_nationale

    • Pour mémoire, la tribune de Christophe Ramaux dans Le Monde

      La gauche radicale a eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de « Charlie »

      LE MONDE | 09.01.2015 à 16h22 • Mis à jour le 09.01.2015 à 19h34

      Christophe Ramaux, membre du collectif d’animation des Economistes atterrés, Université Paris-I

      C’était finalement un testament. Dans un article de l’ensemble de sa rédaction publié le 20 novembre 2013 (dans Le Monde), Charlie s’élevait contre le procès en islamophobie intenté depuis longtemps par certains, en particulier à la gauche de la gauche. Un islamophobe, et il y en a, est un raciste. Un bouffeur de religions, et Charlie en était, n’est pas raciste. Il maudit toutes les religions et c’est bien son droit. Cibler uniquement l’islam, c’est cibler derrière eux certaines populations, les Arabes au premier chef. La rédaction de Charlie avait raison : en les accusant d’islamophobie, c’est un procès en racisme que d’aucuns s’autorisaient à leur encontre. Une salissure ignoble pour ces dessinateurs et écrivains qui ont toujours eu l’antiracisme chevillé à la plume.

      Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer que des dirigeants d’Attac, du NPA, des journalistes de Politis et d’autres – les uns et autres ont organisé avec les Indigènes de la République et Mediapart une Journée contre l’islamophobie le 13 décembre 2014 – aient pu alimenter cette infamie ? Comment expliquer que certains animateurs des Economistes atterrés aient rejeté la collaboration de Charb au prétexte qu’il était islamophobe ? Les Economistes atterrés – dont le spectre va bien au-delà de la gauche radicale – ont heureusement remis les pendules à l’heure et rendu ainsi hommage à Bernard Maris, leur oncle à tous. Leur collectif d’animation a décidé, après débats et contre l’avis de certains irréductibles, de publier un communiqué où il est fait explicitement mention de la laïcité.

      Attac a décidé l’inverse. Son communiqué se refuse sciemment à mentionner la laïcité. On en est là : certains ont commis un précédent en accusant Charlie d’islamophobie. Après le massacre de la rédaction, ce précédent de trop appelait un sursaut. Nombreux dans la gauche de la gauche en sont conscients. D’autres s’acharnent dans l’aveuglement, en refusant de nommer la laïcité, ce pourquoi ceux de Charlie sont tombés. Ils proclament qu’ils sont « tous Charlie ». Au ciel, les principaux intéressés, fidèles à eux-mêmes, doivent en rire, mais en jaune amer. Comment expliquer cette dérive ?
      Les musulmans peuvent-ils être réactionnaires ?

      La réponse est dans le testament de Charlie. Sa rédaction s’interrogeait : au nom de quoi « la religion musulmane […] devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ? » C’est bien là le cœur du problème. Sans craindre le racisme pervers qui se niche ici, certains ne conçoivent pas que des musulmans, des immigrés ou enfants d’immigrés puissent être totalement réactionnaires, et même fascistes, au même titre que certains catholiques, protestants, juifs ou agnostiques. Plus de mille départs en Syrie, cela devrait alerter ceux qui n’ont pu envoyer que quelques dizaines de guérilleros en Amérique latine ou ailleurs.

      Ceux-là continuent néanmoins à nier qu’une frange extrêmement minoritaire, mais signifiante, de la jeunesse trouve sa cause dans le fascisme djihadiste. Nommer la chose serait favoriser « l’islamophobie ». Comme si la masse des musulmans n’avait pas besoin d’être soutenue dans la lutte sans merci de « tous ensemble » contre le fascisme vert. Selon Edwy Plenel, grand contempteur de l’islamophobie, la question qu’il convient de poser est « pourquoi notre société produit-elle ces enfants-là » ? Juste question de prime abord. Oui le capitalisme néolibéral, l’austérité, engendre comme toujours, chômage, précarité et désespérance sociale. Mais cela ne suffit pas. La politique ne peut être rabattue sur l’économie et la sociologie. Elle a son autonomie, sa consistance propre. Les mêmes conditions sociales ne produisent pas les mêmes trajectoires. Les êtres humains ont d’abord une tête, vivent de représentation. Ils ont leur autonomie, leur responsabilité.

      Dénier la responsabilité de ceux qui adhèrent à l’intégrisme radical, n’est-ce pas les nier un peu plus ? Et n’est-ce pas un narcissisme lui aussi pervers que de laisser entendre que « nous » sommes « aussi » responsables de cela ? La dite « société » n’est-elle qu’à accabler ? Aussi perfectible soit-elle, et elle l’est grandement, ne doit-elle pas aussi être défendue dans ses fondements mêmes – les valeurs républicaines dont la laïcité justement – face à ceux qui la violentent ? Au rassemblement de mercredi soir à Paris seuls « Charlie, Charlie » et « liberté d’expression » ont percé le silence de l’effroi. Quels seront les mots d’ordre des prochaines manifestations ? « Non à tous les fascismes dont celui des djihadistes » : c’est la seule trame susceptible de rendre véritablement hommage à la profondeur du combat de Charlie.

      Contre le fascisme brun donc, mais aussi – et explicitement – contre le fascisme vert, car le déni de ce dernier nourri le premier. La gauche radicale reprendra-t-elle cette trame ? Espérons-le. Il y aura bien d’autres chantiers à défricher pour elle ensuite : celui du rapport à l’Etat, à la nation, à la démocratie y compris représentative, au pouvoir justement, à l’intérêt général, à la société même.

      Il est minuit moins le quart pour la « génération » libérale-libertaire de 1968. Charlie a été l’étendard le plus échevelé de cette génération. Qui l’eut cru ? Qui eut cru que ce soit par Charlie que cette « génération » fasse enfin le deuil de ses impasses ? Qui eut cru que Charlie soit élevé au rang de cause nationale, de deuil national, que résonnent par lui la rose et le réséda ? L’histoire prochaine de notre pays sera-t-elle aussi facétieuse que Charlie l’était ? Nous sommes peut-être « minoritaires » indiquait tragiquement le testament de Charlie. Pas sûr…

    • je ne sais pas si j’ai lu trop vite. Toujours est-il que cet attentat contre la liberté d’expression va avoir des répercussions. Et peut-être pas forcément les bonnes, à savoir celles de rentrer dans le « tout sécuritaire ». Pas étonnant que cette page soit enlevée du Monde.

    • Cette hallucination, sur le forum de l’article, de voir des gens « de gauche », antiracistes tout comme il faut hein, qui viennent t’expliquer que lutter contre le racisme anti-Musulman⋅es ou assimilé⋅es c’est donner carte blanche aux terroristes, et qui brandissent ce joli vocable d’"islamo-gauchisme", en oubliant peut-être qu’il est très prisé de Finkielkraut, Riposte laïque ou Valeurs actuelles.

    • Ce truc de « l’islamo-gauchisme » c’est quand même parfaitement ignoble : c’est te dire que si tu luttes contre la domination blanche des Musulman⋅es ou assimilé⋅es, ça fait de toi, que tu le veuilles ou non, un allié objectif de la domination intégriste de ces mêmes personnes. On te somme de choisir entre la domination « civilisée » et la domination « barbare ». Et on chosifie la minorité opprimée dans la même opération. Si tu dis que c’est contre la domination en tant que telle que tu luttes, qu’elles et ils luttent, on te ricane au nez. Quel écoeurement.

    • Communiqué des EA à propos de la Tribune du Monde parue le 15 janvier | Les Économistes Atterrés
      http://www.atterres.org/article/communiqu%C3%A9-des-ea-%C3%A0-propos-de-la-tribune-du-monde-parue-le-15-ja

      Les Économistes atterrés ne sont pas engagés par l’article intitulé « La gauche radicale a eu tort d’attaquer la prétendue islamophobie de Charlie », publié par Christophe Ramaux dans le Monde du 9 Janvier.

      Nous regrettons que l’auteur ait signé cet article en tant que membre du collectif d’animation des EA, sans en discuter avec les autres membres du CA. Juste après le massacre sauvage de la rédaction de Charlie Hebdo, il y mentionne sa vision personnelle et partiale de discussions internes au CA sur des questions qui avaient été tranchées collectivement.

      Cet article, et les attaques qu’il porte contre des organisations qui nous sont proches sur les sujets qui sont les nôtres, n’expriment pas une position collective des économistes atterrés. Son contenu, qui ne relève pas des thèmes d’intervention des EA, n’engage que son auteur.

      Les Économistes atterrés continueront de développer leurs analyses dans leur domaine d’expertise, l’analyse économique et les politiques économiques. Ils entendent consacrer toute leur énergie à la promotion de leur Nouveau Manifeste.

  • Mamie fait de la résistance | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/06/10/mamie-fait-de-la-resistance-arte
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w1VEHExgnt0

    Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. 80 ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance… Mais pourquoi, au juste ? A quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ? Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les Etats-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner… Un film plein d’humour du Norvégien Havard Bustnes.

    #États-Unis
    #Économie
    #Matières_premières
    #écologie
    #économistes
    #banques
    #consommation
    #consumérisme
    #crise
    #crise-financière
    #croissance
    #développement_durable
    #PIB
    #récession

  • http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-lege/290514/le-grand-gentil-marche

    Pourquoi était-il de bon ton en 2007 d’écrire que « les marchés financiers fournissent une technologie d’allocation des efforts et du capital » et que « le marché est avant tout une manière de donner la parole à la ‘sagesse de la foule’ plutôt qu’à l’arbitraire des décisions d’experts, une technologie de démocratie directe » (Landier et Thesmar 2007, p. 175) ?
    Jusqu’à lundi dernier, on pouvait se consoler en se disant que ce prix avait été décerné juste avant l’éclatement de la bulle immobilière américaine. Depuis lors, chacun a pu constater que les innovations financières ont décuplé la puissance destructrice des contradictions du capitalisme néolibéral. Les thèses des deux économistes ayant été invalidées par la crise mondiale, on pouvait raisonnablement penser qu’Augustin Landier ne serait pas récompensé.
    Pourquoi ce dernier vient-il de recevoir à son tour le prix du meilleur jeune économiste ? La réponse est simple : la crise qui a eu lieu ne devait pas avoir lieu.

    #crise #économistes #marché