• « Et si les gilets jaunes étaient des écologistes qui s’ignorent ? »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20181116.OBS5549/et-si-les-gilets-jaunes-etaient-des-ecologistes-qui-s-ignorent.html

    Cessons donc d’opposer la colère des gilets jaunes et la bataille contre le réchauffement climatique ! Telle est la proposition de Jean-Baptiste Comby, sociologue à l’université Paris 2, auteur de « la Question climatique. Genèse et dépolitisation d’un problème public » (Raisons d’Agir, 2015). Celui-ci nous invite à voir, dans la mobilisation de samedi, un appel à appréhender les défis climatiques et énergétiques en tenant compte des réalités des fractions fragilisées de la population.
    Transports en commun hors des villes, fret, rythmes des déplacements… « Il est donc urgent de revenir à une écologie proprement politique et ce faisant de mettre en œuvre les mesures structurelles seules à même de nous rendre durablement, massivement et équitablement moins dépendants de l’automobile », estime le chercheur. Tribune.

    #écologie_politique (vs écologie punitive) #inégalités #écotaxes

  • La #Cour_des_comptes déplore le « gâchis » de l’#écotaxe
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/08/la-cour-des-comptes-deplore-le-gachis-de-l-ecotaxe_5076351_3244.html

    C’est sur l’histoire d’un triple fiasco, politique, économique et environnemental, que revient la Cour des comptes en se penchant, dans son rapport annuel rendu public mercredi 8 février, sur l’écotaxe poids lourds – un « projet ambitieux » qui s’est soldé par un « échec stratégique » et un « abandon coûteux ».

    http://www.ccomptes.fr/content/download/98698/2251038/version/1/file/05-ecotaxe-poids-lourds-Tome-1.pdf

  • Loi sur les #transports : après la Loti, à quand la Lomi ? - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250278262836&cid=1250278259461&nl=1

    Critique vis-à-vis de la politique des transports menée dans l’Hexagone, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (#Fnaut) propose qu’une loi lui redonne de l’élan en rebondissant sur une annonce faite lors de la dernière conférence environnementale. Exercice peu banal, l’association s’est appuyée sur son réseau pour tenter d’esquisser le contenu de cette loi. Le point sur les propositions qui intéressent les élus, présentées le 6 janvier.

    #aménagement_du_territoire #transports_collectifs #tarification_solidaire #politique_ferroviaire #sncf #écotaxe #covoiturage #indemnité_kilométrique #vélo

    http://www.fnaut.fr/images/docs/communiques/170106pflm.pdf

  • Financement des infrastructures, expérimentation de l’ouverture à la concurrence des TER : nouvelles précisions d’Alain Vidalies
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271836103&cid=1250271835110&nl=1

    #Mobilité & #transports.
    1. Du fait de la suppression de l’#écotaxe, il manquera 800 millions d’euros à l’Agence de financement des #infrastructures_de_transport de #France (#Afitf) pour respecter son programme.
    2. Finalisation des « contrats de performance » État–#SNCF.
    3. Restructuration du #réseau_ferroviaire : 2,6 milliards d’euros en 2017.
    4. Préparation de l’ouverture à la #concurrence des #TER.

  • L’Allemagne va faire payer les automobilistes #étrangers
    http://fr.myeurop.info/2014/07/10/allemagne-faire-payer-auto-etrangers-14144

    Camille Selosse

    Berlin vient d’annoncer la mise en place d’une #vignette_automobile d’ici 2016 qui ne s’appliquera, in fine, qu’aux étrangers. Ses voisins s’insurgent.

    Le ministre des Transports allemand, lire la suite

    #INFO #Économie #Allemagne #Alsace #autoroutes #AUTRICHE #commission_européenne #CSU #discrimination #écotaxe #France #pays-bas #Péages #taxe #véhicules

  • Ségolène qu’as tu fait de la fiscalité verte ?
    http://fr.myeurop.info/2014/06/19/segolene-fiscalite-verte-14041

    Camille Selosse

    La loi sur la transition énergétique fait l’impasse sur la fiscalité verte. #Ségolène_Royal n’a pas tenu compte des recommandations de la #commission_européenne qui y voit un moyen de réduire les #charges pesant sur le travail.

    Pour la Commission, c’est clair : les prélèvements fiscaux et sociaux sur le travail doivent baisser. lire la suite

    #Économie #France #coût_du_travail #écotaxe #environnement #fiscalité #impôts #taxe_verte

  • Ségolène qu’as tu fait de la fiscalité verte ?
    http://fr.myeurop.info/2014/06/19/s-gol-ne-qu-tu-fait-de-la-fiscalit-verte-14041

    Camille Selosse

    La loi sur la transition énergétique fait l’impasse sur la fiscalité verte. #Ségolène_Royal n’a pas tenu compte des recommandations de la #commission_européenne qui y voit un moyen de réduire les #charges pesant sur le travail.

    Pour la Commission, c’est clair : les prélèvements fiscaux et sociaux sur le travail doivent baisser. lire la suite

    #Économie #France #coût_du_travail #écotaxe #environnement #fiscalité #impôts #taxe_verte

  • Les sénateurs enterrent le scandale de l’#écotaxe, dont la collecte est censée coûter 3,2 milliards d’euros aux finances publiques
    http://www.politique.net/2014060301-senateurs-enterrent-ecotaxe.htm

    S’agissant de l’écotaxe, les chiffres clochent. Le #PPP va coûter la somme record de 3,246 milliards d’euros à la collectivité, pour 11,5 années d’exploitation. Les indemnités en cas d’annulation de cette taxe (près de 900 millions d’euros) et le taux de prélèvement d’Ecomouv (20% de la taxe lui revient) sont particulièrement élevés. Mais de tout cela, les sénateurs n’ont rien eu à redire.

    #corruption

  • Ecotaxe / Pollutaxe : 10 vérités ou contre vérités | http://www.pollutaxe.org/argumentaires/faq

    L’écotaxe avait certainement beaucoup de défauts, dont son nom.

    Pourquoi appeler écotaxe une redevance appliquée aux #poids-lourds pour contribuer à une partie des frais qu’ils occasionnent en circulant sur les routes, routes dont l’entretien est sinon à la charge de tous les #contribuables ?

    Pourquoi appeler écotaxe ce qui est en fait une taxe sur les pollutions engendrées, c’est-à-dire une mise en application du principe pollueur = payeur ?

    Les grands lobbies économiques ont réussi à manipuler complètement l’information sur l’#écotaxe, pour que les choses qu’elle était censée payer restent à la charge de la population, et ne soient pas financées par leurs profits.

    1) « L ‘écotaxe c’est de l’écologie punitive » FAUX
    La #pollutaxe est une redevance d’usage de la voirie. Le transport fluvial et le fret ferroviaire rémunèrent les gestionnaires des infrastructures pour l’utilisation qu’ils en font. « Dirait-on des péages versés à RFF par la SNCF qu’ils sont un impôt punitif ? »

    2) « L’écotaxe poids lourds est un #impôt supplémentaire supporté par la collectivité » FAUX
    C’est exactement le contraire. Les coûts du transport routier, liés à ses impacts sur la congestion, les accidents, la pollution, les nuisances sonores et enfin l’entretien des infrastructures, sont aujourd’hui assumés par la collectivité toute entière qui, via les impôts locaux notamment, participe au financement des routes mais aussi à l’atténuation des autres nuisances. Le système de taxe poids lourds est une redevance d’usage qui applique le principe de pollueur-payeur. Les poids lourds ayant un impact démesuré sur les infrastructures routières, il est normal qu’ils financent leur réparation et leur entretien.

    3) « Depuis la suspension de l’écotaxe, les contribuables paient les cadeaux faits aux entreprises en anticipation de son application » VRAI
    La suspension de l’écotaxe -qui était censée rapporter 1,2 milliards de recettes annuelles- est d’autant plus une mauvaise nouvelle pour les citoyens lambda qu’elle avait été précédée -pour en compenser la charge- par l’octroi d’au moins 800 millions annuels de cadeaux aux lobbies routiers :l’autorisation du passage à 44 tonnes de charge possible contre 40 (qui génère à elle seule un surcoût de 400 millions d’euros dans l’entretien des routes), 50 millions de réduction de la taxe à l’essieu, 150 millions d’exonération de la fraction régionale de la TICPE, augmentation du dégrèvement des taxes sur le gasoil, etc.

    4) « L’écotaxe, c’est un impôt de plus pour les pauvres » FAUX
    La pollutaxe est une redevance payée par les entreprises de transport routier -et du coup leurs donneurs d’ordre, notamment l’agro-alimentaire et la grande distribution- pour l’usage des routes qui sans pollutaxe sont payées par l’ensemble des contribuables. C’est au contraire une recette pour les plus pauvres car elle finance en partie les investissements de transports collectifs, utilisés prioritairement par les couches les moins favorisées de la population. Au moment où le gouvernement suspendait l’écotaxe et se privait de ses recettes, il augmentait la #TVA sur les #transports_collectifs, la faisant passer à à 10 % (contre 5,5 % en 2011). Là oui, c’était un impôt de plus pour les plus pauvres ! Qui l’a dénoncé ? Les partisans d’une pollutaxe justement.

    5) « L’écotaxe détruit des emplois » FAUX
    Sans la mise en place de l’écotaxe, 1 kilogramme de tomates cultivées à Almeria dans le sud de l’Espagne, dans des conditions sociales et écologiques désastreuses et qui aura parcouru des milliers de kilomètres continuera à être beaucoup moins cher que des tomates cultivés par un #maraîcher local.
    Aujourd’hui, il coûte moins cher de produire loin en profitant des bas salaires et de transporter les marchandises à travers le monde entier. En faisant payer au transport une partie des coûts externes, les entreprise locales seraient plus compétitives.
    Le renchérissement choisi et maîtrisé du coût des transports est une nécessité absolue pour préserver et développer l’#emploi local dans le secteur de l’agroalimentaire et dans les secteurs industriels (textile, électroménager, etc.).

    6) « L’écotaxe contribue à lutter contre le changement climatique en cours » VRAI
    En poussant les entreprises de transport routier et leurs donneurs d’ordre à rationaliser leurs trajets, en diminuant le nombre de voyages à vides, en faisant baisser le nombre de kilomètre parcouru par tonne de marchandise transportée, en transférant une partie du fret routier vers le fret SNCF ou maritime et fluvial, l’écotaxe est un des nombreux outils nécessaires pour lutter contre le dérèglement climatique en cours d’accélération dramatique. Rappelons que le #transport routier (personnes et marchandises) est à l’origine de 91 % des rejets de #gaz_à_effet_de_serre -responsables du #changement_climatique- du secteur des transports (qui représente plus d’un quart 26 % des émissions nationales !).

    7) « Les poids lourds paient déjà l’entretien des routes, avec la taxe à l’essieu » FAUX
    La taxe à l’essieu qu’évoquent systématiquement les patrons routiers pour faire croire qu’ils participent déjà au financement des infrastructures routières ne représente rien de significatif : environ 200 millions par an.
    A titre de comparaison, d’après le CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable), le seul coût de l’impact des 44 tonnes (passage de la limite de 40 tonnes à 44 tonnes) est de 400 millions d’euros par an à la charge de la collectivité ! On s’imagine aisément le coût global du trafic poids-lourds pour la collectivité et face à ça, le niveau dérisoire de la taxe à l’essieu.
    Bref, les transporteurs routiers ne paient pas leur part de l’utilisation du réseau routier hors #autoroutes payantes, alors que l’utilisation des réseaux ferroviaires et fluviaux fait l’objet d’un péage : concurrence déloyale !

    8) « Avant de mettre en place l’écotaxe, il faut mettre en place les alternatives » FAUX
    L’Etat n’a même plus les moyens de financer lui même les investissements requis par la perception de cette redevance et doit passer par un Partenariat Public Privé constitué dans des conditions douteuses (le contrat Ecomouv largement contesté). La même situation des finances publiques (et le Pacte de compétitivité va cruellement aggraver ce manque de moyens) l’empêche de mettre en place les alternatives au transport routier avant le lancement d’une telle redevance, qui était également sensée financer le développement de ces alternatives.
    C’est le cas par exemple en Suisse, où elle est appliquée depuis 2001 et rapporte 1,2 milliards d’euros dans ce petit pays de 8 millions d’habitants. Elle n’a pas eu peur d’en généraliser l’usage à toutes les routes du pays, simplifiant d’ailleurs ainsi sa perception, et réduisant donc ainsi ses coûts. Le premier impact de l’écotaxe est avant tout l’optimisation du transport routier (baisse de la distance moyenne parcourue par tonne de marchandise : le nombre de poids lourds circulant sur les routes suisses a chuté de 16 % sur les cinq premières années de mise en place de la redevance poids lourds, pensons aux 40 % des camions roulant à vide en Bretagne !). Le report modal vient plus tard, quand les recettes ainsi dégagées ont permis de construire les infrastructures nécessaires.

    9) « L’écotaxe, encore une lubie bureaucratique proposée par les technocrates de Bercy » FAUX
    C’est une mesure de bon sens proposée par la #société_civile, même si sa traduction législative et son application ont été très mal réalisées et gérées par l’administration et le gouvernement. Avec la raréfaction du #pétrole, le prix du transport routier ne cessera pas d’augmenter. Il faut dès à présent inciter à financer les alternatives au fret routier et à diminuer les transports inutiles ou indécents (exemple des crevettes pêchées au Danemark, décortiquées au Maroc puis revenant au Danemark pour y être préparées).
    Aujourd’hui, on fait exactement le contraire en dépit de tout bon sens. On démantèle le Fret SNCF, le « wagon isolé » et les gares de triage au profit du fret routier. La part du #fret non routier et non aérien est passé à 11 % en France contre 14 % en 2006 pendant que les alternatives au transport routier représentent 30 % dans l’Allemagne voisine.

    10) « L’écotaxe est responsable de la crise en Bretagne » FAUX
    L’écotaxe n’était pas rentrée en application et donc n’a rien à voir avec la crise sociale et économique que traverse actuellement la Bretagne. L’écotaxe ne devait représenter en Bretagne que 42 millions de ponction (à comparer avec les 20 milliards annuels de chiffre d’affaire du seul secteur agro-alimentaire) mais permettait à la même Bretagne de récupérer 135 millions d’euros chaque année pour l’amélioration de ses infrastructures de transport.
    L’explosion programmée du prix du #pétrole et des #énergies_fossiles dans leur ensemble, que nous allons connaître d’ici quelques années, conduira à la faillite tous les systèmes construits sur l’utilisation abondante d’une énergie aujourd’hui bon marché. Comme cela aurait du être fait il y a vingt ans dans le cas du modèle agro-alimentaire breton, il faut construire les transitions et les alternatives à ce système pétrolo-dépendant dés aujourd’hui et cela dans tous les domaines.

    #justice_fiscale

  • Mme Royal, abandonner l’écotaxe serait aberrant - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5752

    Mme la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,

    Contrairement à ce que vous avez dit, la #Pollutaxe n’est pas une #fiscalité punitive. Il s’agit d’un juste rééquilibrage d’une concurrence déloyale et faussée entre la route et les moyens de #transport alternatifs (rail, maritime et fluvial).

    A l’heure actuelle, seuls les transports ferroviaires et fluviaux (plus respectueux de l’environnement) paient des droits de passage sur les infrastructures qu’ils utilisent, alors que les #transports routiers plus polluants en sont exonérés. Il faut donc immédiatement, selon votre logique, exonérer les #trains des droits de passage versés à Réseau ferré de France (RFF) pour l’utilisation de la voie ferrée, il s’agit là d’un principe d’équité !

    Mais alors comment financer l’entretien du rail ? Sachant que les caisses de l’Etat sont aussi déficitaires que celle d’RFF, il faut bien trouver un moyen de financement.

    Vous parlez de remise à plat de l’#écotaxe. Il faut donc revenir aussi sur les « cadeaux » fait par anticipation aux transporteurs routiers : autorisation des 44 tonnes au lieu de 40 auparavant (qui génère à elle seule un surcoût de 400 millions d’euros dans l’entretien des routes), 50 millions de réduction de la taxe à l’essieu, 150 millions d’exonération de la fraction régionale de la TICPE, augmentation du dégrèvement des taxes sur le gasoil.

    Vous parlez également de limiter le paiement de cette redevance aux seuls transporteurs étrangers. Doit-on espérer que pour maintenir une concurrence libre et non faussée, vous allez également exonérer les trains français des péages qu’ils versent à RFF pour circuler ? Nous savons tous pertinemment que cette annonce ne sera jamais acceptée par la commission européenne.

    Vos annonces n’ont ni queue ni tête, elles vont à l’encontre du bon sens, et des mesures nécessaires au #développement_durable et écologique, à la #santé_publique, et à la #transition énergétique.

    Si cette #pollutaxe (écotaxe) était abandonnée :
    – qui paiera pour l’entretien et l’engorgement des routes ?
    – qui paiera pour la #pollution de l’air (particules et émissions carbone) et de l’eau engendrée par toujours plus de transport routier ?
    – qui paiera pour l’asthme et les bronchiolites chez les jeunes enfants ?
    – qui paiera pour les surcoûts engendrés pour la collectivité et la Sécurité sociale (pollution et accidents) ?

    Votre prise de fonction doit s’accompagner d’un signal fort, de bon sens, en faveur des citoyens, des finances publiques et de l’environnement, sans céder aux lobbies des patrons routiers et de l’agriculture productiviste.

  • Ecotaxe et ras-le-bol fiscal | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/ecotaxe-et-ras-le-bol-fiscal

    Pollueur = payeur
    L’#écotaxe ne devait représenter en Bretagne que 42 millions de ponction (à comparer avec les 20 milliards annuels de chiffre d’affaire du seul secteur agro-alimentaire) mais permettait à la même Bretagne de récupérer 135 millions d’euros chaque année pour l’amélioration de ses infrastructures de #transport. Le contribuable moyen est en fait lésé non par l’écotaxe mais par sa suspension ! Ce sont en effet ses #impôts qui vont continuer à payer plein pot l’usure des routes engendrée par les poids lourds (un seul poids lourd génère autant d’usure que des milliers de voitures) en lieu et place des bénéfices des entreprises de transport routier, et de leurs donneurs d’ordre (grande distribution, agro-alimentaire…). Contrairement au #train qui règle à RFF un péage pour l’utilisation des rails, le transport routier ne paie quasiment rien (la taxe à l’essieu est insignifiante) pour l’utilisation des routes nationales et départementales, et rien pour les autres nuisances (sonores, #particules_fines, dérèglement climatique…) qu’il provoque. Il bénéficie ainsi d’un avantage de compétitivité totalement injustifié au yeux des enjeux actuels et à venir, qui a des conséquences très concrètes et particulièrement regrettables. La part du #fret non routier et non aérien est passé à 11% en France contre 14% en 2006 pendant que les alternatives au transport routier représentent 30% dans l’Allemagne voisine.

    Comment finance-t-on ce que l’on veut ?
    En fait de ras-le-bol fiscal, les défauts les plus décriés de l’écotaxe sont justement liés à la faiblesse de la pression fiscale sur les plus riches. L’Etat n’a même plus les moyens de financer lui même les investissements requis par la perception de cette redevance et doit passer par un #Partenariat_Public_Privé constitué dans des conditions douteuses. La même situation des finances publiques l’empêche de mettre en place les alternatives au transport routier avant le lancement d’une telle redevance, qui était également censée financer le développement de ces alternatives. C’est le cas par exemple en Suisse, où elle est appliquée depuis 2001 et rapporte 1,2 milliard d’euros dans ce petit pays de 8 millions d’habitants. Elle n’a pas eu peur d’en généraliser l’usage à toutes les #routes du pays, simplifiant d’ailleurs ainsi sa perception, et réduisant donc ainsi ses coûts. Le premier impact de l’écotaxe est avant tout l’optimisation du transport routier (baisse de la distance moyenne parcourue par tonne de marchandise : le nombre de poids lourds circulant sur les routes suisses a chuté de 16 % sur les cinq premières années de mise en place de la redevance poids lourds, pensons aux 40 % des camions roulant à vide en Bretagne !). Le report modal vient plus tard, quand les recettes ainsi dégagées ont permis de construire les infrastructures nécessaires.

    Ras-le-bol fiscal : ne pas se faire avoir
    La suspension de l’écotaxe -qui était censée rapporter 1,2 milliard de recettes annuelles- est d’autant plus une mauvaise nouvelle pour les citoyens lambda qu’elle avait été précédée par l’octroi d’au moins 800 millions annuels de cadeaux aux lobbies routiers : l’autorisation du passage à 44 tonnes de charge possible contre 40 (qui génère à elle seule un surcoût de 400 millions d’euros dans l’entretien des routes), 50 millions de réduction de la taxe à l’essieu, 150 millions d’exonération de la fraction régionale de la TICPE, augmentation du dégrèvement des taxes sur le gasoil, etc. On voit bien ce que signifie une fois de plus le slogan du ras-le-bol fiscal : faire payer à l’ensemble de la population —et donc aux plus pauvres également— ce qu’auraient dû payer les bénéfices des grandes entreprises et les impôts des plus riches. Salariés, petits paysans, petits artisans ou commerçants ne doivent pas confondre le ras-le-bol de l’injustice fiscale avec le mot d’ordre du ras-le-bol fiscal, qui profite toujours aux revenus les plus riches, aux grandes entreprises, aux rentiers et autres actionnaires. Pour un Bonnet Rouge de base, demander aujourd’hui la suppression de l’écotaxe signifie concrètement demander à payer plus d’impôts. C’est d’ailleurs le cas depuis ce 1er janvier 2014 : la TVA sur les #transports_publics, moyen de déplacement des plus pauvres, est passée de 5,5% en 2011 à 10%.

    #climat #fiscalité #pollutaxe #pollution

  • Suite du débat basque-breton sur les bonnets rouges, épinglé ici il y a un mois : http://seenthis.net/messages/210649.

    #Txetx poursuit ce qu’il a dit, en précisant que la souveraineté d’un territoire doit se faire à tout niveau, donc y compris alimentaire et écologique.

    Quelle #souveraineté ? | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/quelle-souverainete

    Vivre, travailler et décider au pays est un mot d’ordre que je partage absolument. Mais pour devenir une réalité et pas un simple slogan, il ne peut se restreindre au seul champ politique et institutionnel. Dans un contexte de mondialisation néo-libérale et sur une planète dont nous avons dépassé les limites matérielles et écologiques, la souveraineté doit également se penser en termes économiques, alimentaires, sociaux, énergétiques. Un territoire majoritairement pétrolo-dépendant pour son agriculture, son économie, ses logements, ses transports, son aménagement du territoire fonce vers le même type de mur, de crise programmée que celle que nous avons décrit plus haut concernant le modèle agro-alimentaire breton. L’explosion programmée du prix du pétrole et des énergies fossiles dans leur ensemble, que nous allons connaître d’ici quelques années, conduira à la faillite tous les systèmes construits sur l’utilisation abondante d’une énergie aujourd’hui bon marché. Comme cela aurait dû être fait il y a vingt ans dans le cas du modèle agro-alimentaire breton, il faut construire les transitions et les alternatives à ce système pétrolo-dépendant dès aujourd’hui et cela dans tous les domaines.

    #bonnets-rouges #écotaxe #écologie #alimentation #agriculture

    • Même si elle était très mal ficelée, l’écotaxe s’inscrivait dans cette logique. La combattre au nom du caractère péninsulaire particulier de la Bretagne me semble aller contre la perspective de la souveraineté bretonne. Cela signifie en effet que le développement de la Bretagne doit continuer à dépendre de transports routiers bon marché en direction de Paris, de la France et de l’Europe. Demander la suppression de l’écotaxe me semble donc reposer sur des logiques du passé, des logiciels dépassés. Alors que la revendication abertzale que l’on retrouve présente dans le “Vivre, travailler et décider au pays” des Bonnets Rouges est particulièrement en phase avec le monde de demain. C’est un logiciel compatible avec les modèles de souveraineté alimentaire, de sobriété et d’autonomie énergétique, de relocalisation des productions et consommations, de circuits courts de distribution, d’aménagement du territoire priorisant la proximité, de qualité privilégiée sur la quantité. Ce sont là les seuls systèmes qui résisteront aux évolutions que nous allons connaître très vite. C’est pourquoi le combat abertzale, basque ou breton, est un combat d’avenir.

      voilà.
      et lien avec la #pollutaxe

    • @rastapopoulos

      Et lol pour « masques blancs » juste après « bonnets rouges » (cf Franz Fanon).

      la juxtaposition était fortuite de ma part, je connaissais pas le bouquin en question je viens de voir ça http://fr.wikipedia.org/wiki/Peau_noire,_masques_blancs c’est simplement que les « masques blancs » (en fait les masques antipoussière, évoquant la pollution) ont été choisis comme symbole de ce mouvement pour la pollutaxe.

      vivre et travailler au pays pour nourrir des chinois à l’autre bout du monde

      oui je crois qu’ils ont un souci à ce niveau, une difficulté à prendre du recul par rapport à l’agro-industrie développée dans les années 1950 par la génération de leurs parents, la même agro-industrie qui les embourbe aujourd’hui

    • Oui je sais pour les masques, mais mettre les deux à la suite m’a tout de suite fait penser au fameux titre, bien que le sujet n’est aucun rapport. :)

      Je ne comprends pas comment on peut persister dans un truc qui est clairement de ce qui nous a foutu dans la merde, alors que c’est tellement gros que c’est ça qui détruit les emplois (car facilement délocalisable à tout moment), pollue la terre de Bretagne, pollue l’air, etc. Pour moi ça me parait impossible de ne pas le voir, donc ceux qui sont pour le sont en connaissance de cause et sont donc en bonne partie responsables du fait que ça continue : on ne peut pas rejeter la faute tout le temps sur la génération précédente. Et ça vaut autant pour les patrons, les maires ET les salariés dans une moindre mesure.

      En plus, Troadec dit que c’est ça qui a permis ET permettra encore aux gens de vivre au pays, comme si ça avait toujours existé, mais dans le même temps il dit que cette industrie est récente et que ça ne date que de la génération de leur parent. Il fait en permanence dire aux autres ce qu’ils n’ont pas dit, en faisant comme si c’était tout blanc ou tout noir, c’est-à-dire comme si les autres proposaient d’arrêter l’agriculture en Bretagne et de passer à une autre industrie. Alors qu’ils n’ont jamais dit ça, mais qu’ils ont dit que les gens devraient continuer à faire de l’agriculture mais en circuit court au maximum. Et ça il ne répond jamais sur ce point, sauf à un moment où il parle seulement en termes économiques de marche où il dit « oui oui le bio c’est intéressant on en fait aussi, on est pour, il y a des débouchés en terme de marché, etc ». En gros pour lui c’est juste une niche de consommateurs comme une autre, pas une gestion globale du territoire.

    • Je crois que cet aveuglement sur l’agro-industrie tient beaucoup à des raisons historiques, de la « petite histoire », celle des histoires individuelles. La Bretagne a longtemps été une terre d’émigration et de paysannerie assez pauvre, ayant par ailleurs subi un certain mépris jacobin (dont Mélenchon se fait le triste héritier aujourd’hui). Tout comme le Pays Basque ou d’autres pays.
      L’agro-industrie est ce qui a permis à la Bretagne de gagner un mieux être matériel pour la génération née après la 2ème guerre, et a permis à cette génération de vivre au pays. L’endettement, la malbouffe et la pollution sont peut-être vus dans ce contexte comme des dégâts collatéraux inévitables, mais ne suffisant pas en eux-mêmes à remettre en question le modèle agro-industriel, vu comme la seule façon de vivre au pays. En gros ça serait « l’agrobusiness ou la misère et l’exil », comme d’autres disaient à une époque « le nucléaire ou la bougie ».
      Dans une telle vision pas de place pour le circuit court, pas de place pour une société conviviale incomparablement plus efficace que toutes les sociétés rugueuses du passé et incomparablement plus autonome que toutes les sociétés programmées du présent (Illich).

      En comparaison, ici à une époque ce qui a enrichi les gens c’était l’essor de la pêche (faisant écho à la pêche morutière qui au XVIème siècle avait mis fin aux famines), qui s’était également développée à partir des années 1950 dans une logique exportatrice et du « toujours plus » en volume. Elle ne se serait peut-être pas cassé la gueule comme elle l’a fait dans les années 1980 en Labourd, si elle avait misé sur la qualité et sur un marché plus local.
      ça me fait penser à un article de Joseba Azkarraga sur l’échec de Fagor dans ce modèle du « toujours plus » http://paperekoa.berria.info/iritzia/2013-11-02/004/001/kooperatiben_geroaz.htm (je le traduirai quand j’aurai un moment)

  • Bretagne : 2 milliards d’euros pour quoi faire ? - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20131205.OBS8562/bretagne-2-milliards-d-euros-pour-quoi-faire.html

    « De l’enfumage ». C’est ainsi que Christian Troadec, maire de Carhaix dans le Finistère et principal porte-parole de la colère des « bonnets rouges », a accueilli le pacte d’avenir pour la Bretagne, dévoilé mercredi 4 décembre par le Premier ministre. Il est pourtant accompagné d’une enveloppe de près de deux milliards d’euros, et comporte une liste impressionnante de mesures en tous genres, dont bon nombre seront appliquées dès 2014.

    Les 88 pages que compte le document sont le fruit d’une trentaine de réunions entre les acteurs politiques, économiques et sociaux de la région. Le texte sera discuté au Conseil économique et social régional le 10 décembre, puis au Conseil régional le 12, avant d’être signé à Rennes par le préfet de Bretagne, le président PS de la Région et Jean-Marc Ayrault, le 13 décembre. Alors, enfumage ou véritable projet d’avenir ? « Le Nouvel Observateur » fait le point sur ses principales orientations.

    Un plan pour sauver l’agroalimentaire
    Le principal volet du pacte concerne un plan en faveur du secteur agri-agroalimentaire, en pleine tourmente du fait, entre autres, de la concurrence internationale et de la fin des aides européennes à l’exportation. Il est doté de près d’un milliard d’euros, dont 368 millions octroyés par l’Union européenne. Les principales mesures concernent la traduction locale des concepts de l’agro-écologie, le développement des énergies renouvelables, la modernisation des outils de production, d’innovation, de diversification des débouchés et d’internationalisation.

    Par ailleurs, le pacte d’avenir fait de la Bretagne une terre d’expérimentation pour le « choc de simplification » souhaité par le gouvernement, et notamment en ce qui concerne l’agriculture. Ainsi, l’Etat promet de mettre en œuvre « des simplifications dans les procédures administratives, sans rien retrancher aux objectifs, notamment environnementaux ». Entre autres mesures de simplification administrative : mise en cohérence des réglementations relatives aux nitrates, simplification des procédures de mise à jour des plans d’épandage, mise en place d’un régime « innovant » de surveillance de l’azote... L’objectif est de lever les entraves à la création ou au développement des exploitations, et à l’installation de jeunes agriculteurs.

    #écotaxe
    #pacte-d'avenir
    #Bretagne
    #etlesautres ?

  • Bretons mais certainement pas Bonnets rouges

    L’écotaxe ne lui pose pas de problème car comme 4.000 autres agriculteurs de la région, Alain Scouarnec a choisi le circuit court. Ses vaches sont abattues à 35 kilomètres de sa ferme. La viande est vendue dans quatre magasins dans un rayon de 100 kilomètres. Moins de déplacements, moins d’intermédiaires : cela signifie des marges plus importantes et un revenu satisfaisant. C’est l’opposé du modèle agricole breton dominant : intensif et lié aux usines agroalimentaires. « Ça n’est pas politiquement correct de le dire, mais je suis parfois dégoûté par certains modes de production de viande en Bretagne. Je sais que cela a beaucoup de conséquences pour l’emploi dans les usines agroalimentaires. Mais il faut se remettre en cause, faire évoluer les manières de faire. Il faut notamment remettre les animaux en lien avec le sol, ne plus privilégier les usines à viande », explique Alain Scouarnec.

    Yves-Marie Le Lay refuse qu’on le traite d’idéaliste. Il ne souhaite pas une Bretagne 100% bio. « On en est d’ailleurs très loin » dit-il. Il aimerait juste « un retour à la raison ». Exemple de ce qui pour lui est le signe d’une folie : la Bretagne compte huit millions de cochons, cela fait près de deux porcs par habitant.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12033-27.11.2013-ITEMA_20554407-0.mp3

    Source : http://www.franceinfo.fr/economie/cinq-jours-a-la-une/bretons-mais-certainement-pas-bonnets-rouges-1227833-2013-11-27

    #bonnets_rouges #bretagne #agriculture #ecotaxe

  • De l’écotaxe aux « bonnets rouges » | Fondation Copernic
    http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1016

    Les récents événements en Bretagne sont d’une importance politique majeure. L’instauration d’une écotaxe, votée sous Nicolas Sarkozy par la droite et la quasi totalité de la gauche et sur le point d’être mise en œuvre par le gouvernement Hollande, a déclenché une révolte qui voit se coaliser salariés licenciés, patrons licencieurs, régionalistes radicaux, petits commerçants et artisans touchés par les conséquences de la désindustrialisation et de la crise de l’agroalimentaire. Comment en est-on arrivé là ?

    L’écotaxe, un impôt qui n’a d’écologique que le nom

    Le premier scandale concernant cet impôt a trait à sa collecte, privatisée par le gouvernement précédent dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) avec la société Ecomouv pour une rémunération garantie de 250 millions d’euros par an, soit quelque 20 % de la recette attendue. De surcroît, les frais de dédit sont énormes : si le gouvernement renonce à mettre en œuvre l’écotaxe, il devra verser 800 millions d’euros à Ecomouv.

    Le but affiché de cette écotaxe est une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers une diminution du trafic routier, en taxant les kilomètres parcourus par les camions. Mais elle ne doit s’appliquer que sur la majorité des routes nationales, sur certaines routes départementales et sur les autoroutes gratuites, soit une infime partie du réseau autoroutier.

    Le secteur des transports étant le premier secteur émetteur de GES avec 27 % des émissions, l’objectif a pu sembler louable. La mise en œuvre envisagée lui tourne malheureusement le dos, et appelle plusieurs remarques.

    #écotaxe
    #bonnets-rouges
    #impôts
    #fiscalité
    #agroalimentaire
    #MEDEF
    #FNSEA

  • Haulin’ Data: How Trucking Became the Frontier of Work #surveillance - Chris Baraniuk - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/technology/archive/2013/11/haulin-data-how-trucking-became-the-frontier-of-work-surveillance/281605

    Aux Etats-Unis, tout camionneur sera bientôt suivi en permanence par un mouchard électronique... A quoi serviront les données ? Les camionneurs sont à la pointe dans le domaine de la surveillance au travail. Tags : internetactu fing internetactu2net #transport surveillance #digiwork tic&travail (...)

    #tic&travail #travail&tic

  • Bonnets rouges : des dérives autonomistes derrière les revendications sociales
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/13/bretagne-des-derives-autonomistes-derriere-les-revendications-sociales_35132

    Présentée comme née spontanément d’une révolte atavique des Bretons contre l’impôt, écotaxe ou gabelle, cette opération médiatique a été soigneusement orchestrée et d’ailleurs présentée dès l’origine comme la première d’une longue série. On ne peut la comprendre qu’en la prenant pour ce qu’elle est, à savoir une phase particulièrement voyante de la réalisation du projet politique poursuivi par le lobby patronal breton.

    Voilà quelques années, tenter d’expliquer le rôle du #Club_des_Trente ou de l’#Institut_de_Locarn dans la dérive identitaire à laquelle on assiste en Bretagne vous exposait à vous faire accuser de conspirationnisme. L’un des premiers soutiens de l’Institut, Patrick Le Lay, jurait ne pas le connaître. De même, des responsables de #Produit_en_Bretagne assuraient n’avoir aucun lien avec #Locarn.

    #Françoise_Morvan poursuit son combat. Sur cette affaire, il est assez évident que Locarn et ce qui gravite autour est à la manoeuvre.

    Cf. ce qu’elle déclarait quand elle se présente sur le site d’un éditeur chez qui elle a réalisé une traduction :

    De la lourdeur du « Monde comme si », je n’ai rien à dire de plus que ce que j’ai dit : accompagnant la disparition de la culture populaire, l’horreur nationaliste est à l’œuvre en Bretagne sous l’aspect du drapeau, de l’hymne, de la vindicte revancharde et de l’histoire récrite, le tout mis au service d’un projet politique réactionnaire appuyé par des élus de tous bords.

    http://www.unijambiste.com/unijambiste/spip.php?article174

    L’article de WP sur son ouvrage le Monde comme si, nationalisme et dérive identitaire en Bretagne (2002)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_comme_si expose bien sa position.

  • Les bonnets rouges sont devenus noirs ou blancs | Chez Jean Matouk | Rue89 Les blogs
    http://blogs.rue89.com/matouk/2013/11/12/les-bonnets-rouges-sont-devenus-noirs-ou-blancs-231644

    Autant j’ai compris la révolte bretonne des bonnets rouges initiaux contre l’écotaxe, appliquée à une économie agro-alimentaire bretonne connaissant de grosses difficultés, autant les suites de ce mouvement m’écœurent et me révoltent.

    Elles m’écœurent d’autant plus que ce 11 novembre, des « bonnets » soi-disant rouges, se sont associés aux derniers adversaires du « mariage pour tous », pour huer le Président de la République, durant les cérémonies commémoratives de la guerre de 14, sur les Champs-Elysées et à Oyonax.

    La revendication compréhensible contre l’écotaxe des agriculteurs et membres des entreprises agro-alimentaires s’est transformée, avec substitution de participants, en résurgence d’un poujadisme antifiscal, qui n’a plus aucun rapport réel avec leur activité, doublée d’un anarchisme destructeur de plus de 40 radars de contrôle de vitesse, ce qui va coûter environ 1,32 millions d’euros à ajouter aux 3,75 millions pour les dégradations ou destruction de portiques d’écotaxe.

    Quel est le rapport entre des radars qui sanctionnent les excès de vitesse et l’écotaxe ?

    Ces destructions nuisent beaucoup au mouvement initial. Plusieurs interlocuteurs, autour de moi, font un amalgame évidemment injustifié, rejettent maintenant globalement le mouvement des bonnets rouges.

    Et certains soulignent, exagérément aussi, qu’après avoir pollué nombre de sites maritimes avec les algues vertes issues d’un excès de fertilisants et d’engrais, les bretons voudraient maintenant qu’on les laisse émettre tout le gaz carbonique qu’ils jugent utile à leurs transports.

    La Bretagne doit bénéficier de la solidarité nationale pour sortir de la situation actuelle. Mais les dirigeants politiques et économiques bretons devraient immédiatement peser de tous leurs poids pour mettre un terme aux agissements des anarchistes casseurs, et des mouvement politiques d’extrême-droite qui s’efforcent de récupérer le mouvement à d’autres fins.

    Bonnets rouges d’accord, mais pas noirs ni blancs… même si ce sont les deux couleurs du drapeau breton !

    #écotaxe
    #économie
    #social

  • "C’est une honte, ce n’est pas le jour !" – i>TELE

    En marge des commémorations, des heurts ont éclaté entre policiers et manifestants. Près de 70 personnes ont été interpelées précise la préfecture de police. Les personnes interpellées s’étaient rassemblées à l’appel « du Printemps français et de groupes d’extrême droite, dont le Renouveau français ».

    http://www.itele.fr/france/video/cest-une-honte-ce-nest-pas-le-jour-61930

    La France qui souffre, celle des Bonnets Rouges, mais en manteau de fourrure parce qu’aujourd’hui, on est à la maison, sur les Champs !

    #ecotaxe #bonnets_rouges #paris #11novembre #foutagedegueule #françois_hollande

  • Tous les Bretons ne portent pas de bonnet rouge
    http://www.superno.com/blog/2013/11/tous-les-bretons-ne-portent-pas-de-bonnet-rouge

    J’ai écrit le billet précédent à chaud, sous le coup d’une colère noire. C’était au début de la révolte des “bonnets rouges”, lorsque la presse se faisait écho d’un espèce de mouvement unanime des Bretons, tous coiffés d’un bonnet rouge fabriqué sur leurs terres (qu’ils gardaient précieusement dans leur grenier depuis la révolte de leurs ancêtres en 1675) qui se soulevaient face un acharnement fiscal insupportable matérialisé par la fameuse écotaxe, qui provoquait la chute en série de nombreuses entreprises (...)

  • Ils ont des chapeaux ronds, a bas les bretons ! - Le blog de descartes
    http://descartes.over-blog.fr/2013/11/ils-ont-des-chapeaux-ronds-a-bas-les-bretons.html

    Où sont nos chiens de garde ? Vous savez, ceux qui traquent la moindre expression sexiste chez Zemmour, la moindre pétition chez Beigbeder, la moindre expression raciste ou sur Taubira. Manifestement, ce qu’on a convenu d’appeler « la révolte bretonne » ne les intéresse pas. Et pourtant, ce ne sont pas les expressions de haine ou de mépris de l’autre qui ont manqué à Quimper comme à Carhaix. Mais il est vrai que nos chiens de garde ont les yeux de Chimène lorsqu’il s’agit de la défense des « identités régionales ». Lorsque Christian Troadec parle avec mépris de ces élus bretons qui « pensent comme des parisiens », personne ne semble réagir. On n’imagine pas ce qui se serait dit si l’apostrophe avait concerné les Roms ou les Maliens… La Bretagne souffre, c’est entendu. Mais pas plus que le Nord-Pas de Calais, la Lorraine, le Languedoc-Roussillon ou la France-Comté. En fait, elle souffre moins : le chômage est plus important dans toutes ces régions que dans la péninsule armoricaine. Alors, pourquoi tout ce tintamarre ?
    La Bretagne bénéficie depuis plus d’un demi siècle – comme d’autres régions dites « périphériques » - d’un traitement de faveur. Les gouvernants « parisiens » que les militants bretons méprisent tant ont accepté dès 1960, dans la logique d’aménagement du territoire, d’accorder à la Bretagne un soutien exceptionnel pour compenser les handicaps qui résultaient d’une position géographique excentrée et de la faiblesse des voies de communication. Des routes ont été construites, les lignes de chemin de fer renforcées, et tout cela a été payé par l’ensemble de la collectivité nationale. Les autoroutes sans péage ont été bâties, leur coût payé par les péages payés non pas par les bretons, mais par les automobilistes empruntant les autoroutes dans les autres régions. C’est aussi cette solidarité nationale qui a payé un réséau permettant aux bretons de bénéficier de l’électricité tout en refusant qu’on construise des centrales électriques chez eux.
    Je suis personnellement un grand partisan de l’aménagement du territoire. La nation repose bien sur un principe de solidarité qui voit les citoyens des régions les plus riches payer pour permettre aux citoyens des régions les plus pauvres de bénéficier des mêmes avantages qu’eux. Et je suis ravi que les impôts que je paye permettent aux Corses et aux Bretons d’avoir des services publics aussi bons qu’à Paris. Mais je pense être en droit d’attendre – pour moi et pour tous ces citoyens français qui financent les mécanismes de péréquation avec leurs impôts ou leurs factures d’électricité – un minimum de reconnaissance. Et qu’avons-nous à la place ? Des gens malpolis qui nous insultent, détruisent les biens publics que nous avons payé, et qui « exigent » en marchant sous le drapeau breton des subventions et aides de toute sorte payées par l’Etat central. Car on n’est pas à une incohérence près.

    #écotaxe
    #Bretagne
    #bretons
    #bonnets-rouges

  • La « fronde bretonne » pour ceux qui débarquent | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/11/09/fronde-bretonne-ceux-debarquent-247319

    Les poulets surgelés, le « Breizh Power », le vrai état de l’économie, l’« arnaque » Ecomouv, ce qu’on découvre sous les bonnets rouges... : on fait le point.

    Détournons la phrase fameuse de l’historien Henry Laurens : si vous avez compris quelque chose à la Bretagne, c’est qu’on vous l’a mal expliqué.

    La fronde contre l’écotaxe occupe la une des journaux depuis deux semaines sans qu’on saisisse forcément le lien entre les ratés de l’agroalimentaire breton et le « scandale » Ecomouv. De comprendre ce qui fait défiler ensemble les patrons et les licenciés. D’autant que, devant les ultimatums et les destructions de portiques, l’Armorique commence à perdre son capital de sympathie dans le reste de l’Hexagone.

    Pour traduire crûment ce que pensent nombre d’éditorialistes (je ne regarde personne) :

    « Qui sont-ils pour cramer des portiques payés avec nos impôts et venir ensuite réclamer des subventions pour produire de la sous-bouffe à bas coût (et des algues vertes) ? »..

    #écotaxe
    #Bretagne
    #bonnets-rouges
    #arnaque
    #Ecomouv

  • Écotaxe : des heurts en Bretagne, la fronde s’étend en France - France Info
    http://www.franceinfo.fr/economie/ecotaxe-des-perturbations-partout-en-france-1207883-2013-11-09
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2013/11/09/1207881/images/ressource/cotaxe.jpg

    La mise en oeuvre de l’écotaxe est reportée mais les manifestations continuent dans toute la France pour demander son abandon pur et simple. Des portiques et des bornes ont notamment été détruits ou dégradés à Paris, en Charente et dans le Gard. Par ailleurs manifestants et forces de l’odre se sont opposés à Jugon-les-Lacs près d’un portique dans les Côtes-d’Armor.

    Opérations escargot, manifestations : les anti-écotaxes se sont mobilisés en nombre ce samedi pour demander l’abandon de cette mesure. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait indiqué la semaine dernière que sa mise en oeuvre, prévue intialement au 1er janvier 2014, serait reportée. Aucune date d’application n’a été décidée a précisé l’Élysée en début d’après-midi alors que lemonde.fr évoquait l’été prochain. Dans plusieurs régions de France, des perturbations sont en cours.

    En Bretagne, 250 personnes vêtus de bonnets rouges ont manifesté au pied d’un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine. Des agriculteurs ont enflammé des bottes de paille sur le bord de la route. Quatre portiques ont également été détruits...

    #écotaxe
    #Bretagne
    #bonnets-rouges

  • « Bonnets rouges » : les Français sévères face à la poursuite du mouvement - L’EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bonnets-rouges-les-francais-severes-face-a-la-poursuite-du-mouvement_129824

    Près de six Français sur dix demandent aux « Bonnets Rouges » bretons de cesser leur mouvement de protestation, estimant que l’heure est maintenant à la concertation et non plus au conflit autour de l’écotaxe, selon un sondage BVA pour iTélé/Le Parisien publié samedi. 

    La poursuite du mouvement et les destructions passent mal 

    Selon cette étude réalisée par téléphone les 7 et 8 novembre auprès d’un échantillon représentatif de 1040 personnes, 57% des Français estiment que les bonnets rouges bretons doivent arrêter de manifester. « Les Français sont un peuple très légaliste et la poursuite du mouvement alors même que le gouvernement a suspendu l’écotaxe pour démarrer la concertation, passe mal », indiquent les auteurs du sondage. 

    Les destructions qui accompagnent parfois les manifestations sont également mal perçues. Néanmoins, ils sont encore 40% à juger que les Bretons devraient continuer à protester pour maintenir la pression sur le gouvernement. 

    Vendredi, les « Bonnets Rouges » ont annoncé qu’ils préparaient pour le 30 novembre une nouvelle manifestation contre l’écotaxe « quelque part en Bretagne ». 

    Concernant l’écotaxe, les Français apparaissent partagés : 49% demandent sa suppression, tandis que 48% optent pour son maintien. Si les sympathisants de droite apparaissent largement favorables (61%) à sa suppression, ceux de gauche en revanche se prononcent à 62% en sa faveur. Jeudi un autre sondage, réalisé par CSA et paru sur le site internet des Echos, montrait que 57% des Français étaient favorables à l’abandon de l’écotaxe. 

    Selon les auteurs du sondage, les Français se montrent ainsi partagés entre deux préoccupations : celle de voir apparaitre un nouvel impôt, et celle d’assister à un « énième revirement » du gouvernement en matière de questions économiques et sociales. 

    Enfin, concernant Ecomouv’, la société en charge de la collecte de l’écotaxe, deux tiers des Français (66%) contestent le fait d’avoir confié cette mission à une société privée. Une écrasante majorité (85%) jugent également que le montant de la commission que devait prélever Ecomouv (20%) sur l’écotaxe est trop élevé. Ce jugement est cette fois partagé par toutes les catégories de Français, indique le sondage...

    #bonnets-rouges
    #beêts-rouges
    #écotaxe
    #manifestation
    #sondage
    #sociéte
    #économie