• Conseil régional : une femme voilée, l’extrême droite en furie, un enfant en larmes (le JSL)
    https://www.lejsl.com/politique/2019/10/11/conseil-regional-une-femme-voilee-l-extreme-droite-en-furie-un-enfant-en-larm

    Vendredi, les membres du groupe Rassemblement national au conseil régional ont quitté l’hémicycle en raison de la présence d’une femme partiellement voilée dans l’assemblée. Cette dernière accompagnait des enfants venus découvrir le fonctionnement d’une assemblée démocratique.
    […] Une femme qui, comme les élèves qu’elle accompagnait, a finalement quitté la salle peu après l’esclandre des élus du RN. Clôturant une scène qui laissera sans doute une image déplorable aux enfants venus découvrir le fonctionnement d’une assemblée démocratique. Et dont l’un – le fils de la femme ciblée par Julien Odoul – a fini en larmes, dans les couloirs.

    #éducation #EMC #école #islamophobie

  • Isère : la collégienne visée par une procédure disciplinaire pour un débardeur jugé provocant ne sera pas sanctionnée (France 3 Auvergne-Rhône-Alpes)
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/isere-collegienne-visee-procedure-disciplinaire-debarde

    Une collégienne iséroise de 14 ans faisait l’objet d’une procédure de discipline pour avoir porté des tenues jugées inappropriées par son établissement.

    Que le règlement intérieur intègre des éléments sur la tenue vestimentaire cela paraît raisonnable. Mais la lourdeur de la sanction envisagée intrigue. Et on découvre avec stupéfaction l’argumentaire de l’établissement tel que rapporté par la mère de la collégienne :

    "Les principaux arguments sont : « ça excite les garçons, ils sont en pleine crise d’adolescence, il faut cacher le corps car vous comprenez, il peut arriver des accidents »", déclarait Marion, ​​la mère de cette jeune fille de 14 ans […].

    Donc :
    #culture_du_viol : la tenue vestimentaire justifie les « accidents ».
    #regard_masculin : ce n’est pas tant l’adéquation de la tenue vestimentaire au règlement intérieur qui pose problème que le regard masculin sexualisant qui est porté sur la collégienne.
    NB : le regard masculin est attribué aux collégiens adolescents mais comme les propos sont tenus par l’institution et non par ses camarades, on peut penser qu’il s’agit d’abord d’un regard d’adulte, la réaction putative des collégiens servant de prétexte oratoire.

    Notons que dans le collège d’à-côté d’autres jeunes filles seront exclues pour une robe trop longue ou aux couleurs trop ternes.
    cf. https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2015/04/28/une-jupe-trop-longue-peut-elle-etre-consideree-comme-une-atteinte-a-la-laici

    #éducation #collège #sexisme #contrôle_des_corps #patriarcat

  • La rentrée chaotique des accompagnants d’élèves en situation de handicap (Mediapart)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/101019/la-rentree-chaotique-des-accompagnants-d-eleves-en-situation-de-handicap

    Dans la série faire de belles annonces humanistes sur l’#ÉcoleInclusive et en même temps en programmer l’échec par une mise en œuvre entre chaos et mépris…

    Salaires non versés, contrats non établis et manque d’information : pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap, cette rentrée a été chaotique. Ils déplorent une organisation et des conditions de travail dégradées et réclament le statut de fonctionnaire.

    #éducation #handicap #AESH #Précariat

  • “Aujourd’hui, je n’ai pas réussi à aller travailler” (Prof en scène)
    https://profenscene.tumblr.com/post/188194344681/lundi-7-octobre

    Aujourd’hui, je n’ai pas réussi à aller travailler.
    […]
    C’est ce que j’ai expliqué au médecin. Parce que ce n’est pas une question de fierté. Il n’est pas normal qu’un professeur de trente-sept ans, au bout d’un mois, ne puisse pas réunir la force nécessaire à aller travailler. Je me suis dit que le problème venait de moi.
    […]
    Et je me déteste d’être dans cet état si tôt dans l’année.
    […]
    En vrai, moi, ce qui me fait tenir, c’est de me raconter des histoires. Je vais au boulot pour sauver telle élève. J’y vais pour mettre en scène telle pièce de théâtre, j’y vais pour transformer telle classe. Des fantasmes grotesques. Mais qui me portent depuis des années.

    Ce matin, je n’avais pas d’histoire assez puissante pour me soutenir.

    […]

    Ce lundi 7 octobre j’ai craqué. C’est peut-être le début de la fin, ce sont peut-être des conditions de travail qui se dégradent chaque jour un peu plus, c’est peut-être - je le souhaite - uniquement passager. […] Parce qu’on fait tous de notre mieux.

    Et il y a des jours où notre mieux, ça ne suffit pas.

    #éducation #collège #salariat #enseignant·es #BurnOut #conditions_de_travail

  • Les inégalités moulées Jean-François Nadeau - 7 Octobre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/564214/les-inegalites-moulees

    La lâcheté complaisante qu’entretient, de longue date, la société à l’égard des inégalités fait en sorte qu’elles semblent aller de soi. Il suffit d’observer le champ fondamental de l’éducation pour s’en convaincre. Malgré ses prétentions, le système québécois ne fournit pas les mêmes chances à l’ensemble des élèves. Le Québec serait même le système d’éducation le plus inéquitable au Canada. C’est du moins ce que nous révélait, il y a quelques jours, une étude pour le moins préoccupante conduite par le Mouvement L’école ensemble.

    Sur la base de données compilées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette étude observe que notre système d’éducation avalise l’existence de programmes sélectifs, selon que l’on fréquente l’école publique ordinaire, l’école des programmes particuliers ou l’école privée. Autrement dit, loin de casser les inégalités, comme il le prétend depuis la Révolution tranquille, notre système d’éducation contribue plutôt à les reproduire en les moulant finement.

    À en croire le discours ambiant, nous vivons dans un monde sans barrières sociales. Tout ne serait qu’une question de volonté, d’ambition et de détermination, que l’on suppose à la base équitablement réparties en chacun. Selon ce mirage savamment entretenu dans nos sociétés, chaque individu serait capable, par ses propres qualités, d’échapper à la loi de la gravité du milieu de vie qui pèse sur lui. Ce rêve waltdysnéesque répète, autrement dit, qu’il suffirait de vouloir pour pouvoir.

    Des gens partis de rien, arrivés là où on ne les attendait pas, servent sans cesse d’exemple pour perpétuer ce mythe de la mobilité sociale. On braque les projecteurs sur ces cas d’exception, comme s’il s’agissait d’une preuve universelle que tout est possible à chacun. On soutient de la sorte l’idée généreuse — mais surtout trompeuse — qu’il demeure bel et bien possible de changer de situation sociale, dans un monde qui continue en vérité de sécréter plus d’inégalités que de possibilités.

    S’il faut rêver pour changer le monde, le monde ne se change pas qu’en rêvant. La perpétuation du monde tel qu’il est — c’est-à-dire un monde foncièrement inégal — se fait selon les modalités de cette inertie sociale entretenue sous le couvert d’un récit fantasmé où chacun serait libre de choisir sa trajectoire.

    L’infériorité de la formation de larges portions de la population continue d’être présentée comme si elle découlait d’une simple affaire de capacités et de goûts pour les études, qu’elle serait pour ainsi dire naturelle, fruit d’un choix librement consenti. On se conforte de la sorte à l’idée que l’éducation constitue une affaire individuelle qui n’est pas circonscrite, au préalable, par une appartenance à un milieu, à une classe sociale, à des revenus familiaux. Et on juge ainsi acceptable que des familles d’ouvriers engendrent surtout des ouvriers et des familles d’avocats surtout des avocats.

    La mobilité sociale, sauf cas d’exception, n’est pas la règle dans notre monde. Si on trouve bel et bien des individus parvenus à échapper aux lois de la statistique, cela ne change pas pour autant le fait que les enfants des classes populaires sont à majorité voués à un destin moins favorisé que ceux qui appartiennent à un monde doré.

    Le principe théorique de l’accessibilité pour tous à l’école a maquillé des formes d’exclusion qui se sont mutées en se camouflant derrière le mince paravent de cette démocratisation opérée à l’orée des années 1960. Bien que tous les enfants fréquentent désormais l’école, les barrières sociales demeurent, ce dont témoignent les inégalités de notre système d’éducation, saigné pendant des années par les scalpels des politiques d’austérité.

    La capacité de manier des concepts, des faits et des raisonnements n’est pas innée. Cela nécessite un entraînement soutenu, durant de longues années. Avant même d’acquérir cette capacité, il faut être en mesure de se donner les moyens de surmonter des difficultés qui entravent son acquisition. Le manque de temps, le manque d’argent, le manque d’espace, un milieu familial défavorable aux études continuent d’expliquer, en large partie, l’insuffisance des résultats obtenus par notre système d’éducation.

    Peut-on changer le tissu social seulement en réformant l’école de l’intérieur ? Depuis des années, l’école québécoise n’arrête pas de se trouver chamboulée. Les réformes de l’éducation sont pour ainsi dire permanentes. L’une chasse l’autre. On en perd vite le compte, à moins d’être un spécialiste. Et encore. Le ministre Jean-François Roberge vient d’en lancer une énième, comme si c’était la principale action qu’encourageait sa fonction.

    Se gargariser ainsi de réformes à n’en plus finir, n’est-ce pas là le signe d’une fuite en avant, celle d’un État qui manque d’abord à son devoir de changer les conditions socio-économiques qui permettraient d’amenuiser, à la base, les différences entre les enfants et leurs parents ?

    Quand on y pense, l’école ne peut suffire à elle seule à briser les inégalités puisqu’elle en est aussi, au final, le triste produit.

    #inégalités (et ses #reproductions) #société #barrières_sociales #sélection #réformes #éducation #école #mobilité_sociale #exclusion #exclusions

  • La rentrée méprisée des accompagnants d’élèves en situation de handicap (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/182403/rentree-accompagnants-eleves-situation-handicap-aesh-precarite-mepris-educatio

    Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, parlait de sortir de la précarité les AESH (appelé·es AVS pour auxiliaire de vie scolaire jusqu’en 2014[2]), en « professionnalisant » le travail de ces accompagnateurs et accompagnatrices, jusqu’alors non reconnu comme un véritable métier. Mais, au lieu d’éclaircir et de fluidifier un statut pour le moins complexe, les décisions gouvernementales semblent avoir plongé les ultimes résistant·es des AESH dans un état oscillant entre colère froide et résignation démissionnaire.

    #éducation #handicap #AESH #PIAL #Précariat

  • Accueil
    https://www.cinematheque.fr/cinema100ansdejeunesse
    « Des ressources pour voir et faire du cinéma : extraits de films, analyses de séquences, textes, pistes pour des exercices pratiques, films réalisés en atelier. A travers une question de cinéma spécifique, permettant à chaque fois de découvrir et d’explorer différents paramètres du cinéma : choix de mise en scène, son, lumière, jeu d’acteur, montage… »
    #cinéma #éducation_image

  • Le suicide de Christine Renon n’a pas eu l’écho qu’il aurait dû avoir (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/182301/education-nationale-suicide-lettre-christine-renon-directrice-ecole-souffrance

    Le 21 septembre, une directrice d’école mettait fin à ses jours dans son établissement de Pantin. Trois semaines seulement après la rentrée, elle disait être « épouvantablement fatiguée ».
    […]
    Le texte de Christine Renon décrit par le menu ses journées de travail –faire remonter des informations, organiser mille et une choses– et montre son attachement au travail bien fait, la rigueur et puis le découragement, l’accablement devant l’absurdité de sa tâche. Un texte bouleversant, aussi, par sa fin.
    […]
    Ce genre de témoignage concorde avec ce que disent les spécialistes de la souffrance au travail Christophe Dejours et Vincent de Gaulejac : ce n’est pas le harcèlement ou la quantité de boulot qui détruit les individus, mais l’organisation du travail et le manque d’écoute.
    […]
    La question de la distance entre le travail que l’on pense, que l’on sait devoir faire et la capacité à le faire réellement marque les consciences professionnelles. Quel sens a votre travail si la mission dont vous êtes investi·e vous semble empêchée par les mêmes personnes qui vous ont confié la tâche de la remplir ? Autrement dit : comment s’occuper des enfants quand l’administration vous bombarde de mails et de demandes ?
    […]
    À moins d’être passionné·e par les publications syndicales des enseignant·es ou de vivre avec quelqu’un exerçant le métier, il y a peu de chances pour que le public entende parler de l’effet de ces réformes sur le quotidien des profs, notamment en matière de charge de travail.
    […]
    Ces souffrances et ce manque de moyens de communication prospèrent sur une toile de fond bien particulière. D’abord, celui des mauvaises performances de l’école, jugées comme décevantes au regard du classement PISA ou tout simplement alarmantes, si l’on en croit d’autres études internationales comme Pirls en français ou Timss en mathématiques. Ensuite, le caractère injuste de notre école qui reproduit, on le sait, beaucoup trop bien les inégalités sociales. Ces discours de déploration affectent les profs et les personnels encadrants, qui s’en estiment souvent la cible.
    […]
    Mais le corps enseignant est-il vraiment responsable ? En lisant le nouvel ouvrage dirigé par Bernard Lahire, Enfances de classe, on comprend –si ce n’était pas déjà compris– que la mission de l’école en matière de réduction des inégalités semble être un défi impossible à relever pour les profs. N’attribue-t-on pas malgré tout un peu trop facilement l’échec de l’école aux personnes qui passent leur vie professionnelle au sein de l’Éducation nationale et au contact des élèves, ce qu’elles sont les seules à faire ?
    Cette responsabilité ressentie par les enseignant·es est alourdie par la perception de l’école publique par l’opinion comme une institution qui doit être juste, démocratique et presque réparatrice […]
    Pour le dire autrement, la distance entre l’idéal et le possible constitue pour beaucoup une source de souffrance professionnelle.

    #école #éducation #souffrance_au_travail #salariat #enseignant·es #suicide #réformes #perte_de_sens

  • Suicide à l’école de Pantin : « Rien ne peut justifier l’épuisement de notre collègue »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270919/suicide-l-ecole-de-pantin-rien-ne-peut-justifier-l-epuisement-de-notre-col

    De nombreux enseignants, des parents, des élus, des syndicalistes et des enfants se sont rassemblés ce jeudi 26 septembre, dans la soirée, à l’école Méhul de Pantin pour rendre hommage à la directrice Christine Renon, qui s’est suicidée sur son lieu de travail. Ils ont demandé à l’Éducation nationale « de prendre acte du geste désespéré » de celle qui était une figure du quartier.

    #éducation #Christine_Renon,_enseignants,_suicide,_souffrance_au_travail

  • A l’école de Pantin : « Rien ne peut justifier l’épuisement de notre collègue »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270919/l-ecole-de-pantin-rien-ne-peut-justifier-l-epuisement-de-notre-collegue

    De nombreux enseignants, des parents, des élus, des syndicalistes et des enfants se sont rassemblés ce jeudi 26 septembre, dans la soirée, à l’école Méhul de Pantin pour rendre hommage à la directrice Christine Renon, qui s’est suicidée sur son lieu de travail. Ils ont demandé à l’Éducation nationale « de prendre acte du geste désespéré » de celle qui était une figure du quartier.

    #éducation #enseignants,_suicide,_Christine_Renon,_souffrance_au_travail

  • Obstacles to Excellence: Academic Freedom & China’s Quest for World Class Universities

    Obstacles to Excellence is a new report from Scholars at Risk mapping threats to academic freedom that jeopardize China’s higher education ambitions.

    “For decades now, the Chinese government has invested heavily in academic institutions and programs designed to compete with the world’s finest,” says SAR executive director Robert Quinn. “This positive ambition is undermined, however, by state policies and practices that fail to protect academic freedom. This poses grave personal and professional risks for Chinese scholars and students,” as documented in the report, “and serious academic, reputational, and financial risks for foreign academic institutions with partnerships with Chinese counterparts, in China or abroad.”

    Drawing on academic literature, legislative and regulatory texts, media, human rights reports, interviews with Chinese and foreign experts, and data from SAR’s Academic Freedom Monitoring Project, Obstacles to Excellence identifies pressures and threats to academic freedom in China and where China has extraterritorial academic connections, including:

    Systematic and targeted tactics employed by state and university authorities in mainland China to constrict academic activity and to intimidate, silence, and punish outspoken academics and students;
    Heightened pressures on scholars and students in the Tibet, Inner Mongolia, and Xinjiang Uyghur Autonomous Regions including language policies that limit equitable access to higher education, heightened surveillance, and the imprisonment of a growing number of minority scholars and students at so-called “re-education camps;”
    Erosion of university autonomy in Hong Kong and Macau under Beijing’s growing influence over China’s Special Administrative Regions;
    Academic freedom and autonomy challenges facing foreign higher education institutions operating joint ventures with Chinese universities on the mainland;
    Extra-territorial pressures by the Chinese Party-state and supporters, through Confucius Institutes and other activities, to restrict academic inquiry and expression at universities outside China; and
    Vague, unsubstantiated, and overbroad foreign government rhetoric and policies that impede academic inquiry and risk stigmatizing innocent overseas Chinese academics and students.

    As noted in the report, a small but growing number of international universities have responded to academic freedom concerns by scaling back or terminating partnerships with institutions in mainland China and with China-supported institutes on their own campuses. Others have stayed out of the public dialogue. Obstacles to Excellence urges nuanced, public discussion of the issues, with the goal of identifying practices which recognize China’s legitimate higher education ambitions while fully protecting academic freedom.

    “Pressures on academic freedom in China mirror those we see around the world, as documented in our annual Free to Think reports,” says SAR’s advocacy director Clare Robinson. “But given the size of its higher education sector, and China’s important and growing position on the global academic stage, it is more important than ever to discuss the issues raised publicly and to work together to institutionalize policies and practices that safeguard academic freedom and recognize its central role in world-class universities and scholarship.”

    Obstacles to Excellence, available in English and simplified Chinese versions, invites readers to consider these important issues and to discuss them publicly, including at conferences, annual association meetings, and in international partnerships. It includes recommendations for Chinese state authorities, university leadership, and civil society in China aimed at strengthening understanding of and respect for academic freedom. It also urges state authorities, higher education leaders, and civil society outside of China to demonstrate their commitment to academic freedom by supporting at-risk Chinese scholars and students, wherever they may be, and by ensuring that their international partnerships—with Chinese and non-Chinese partners alike—respect academic freedom and other core university values.

    https://www.scholarsatrisk.org/resources/obstacles-to-excellence-academic-freedom-chinas-quest-for-world-clas
    #liberté_académique #Chine #université #rapport #scholars_at_risk #éducation #Tibet #Mongolie #Xinjiang_Uyghur #Macau #Hong_Kong #Confucius_Institutes

    Ce mot d’#excellence qui me dérange beaucoup...

  • La #Bretagne et l’#agro-industrie

    Depuis maintenant deux ans, Inès Léraud a emménagé dans le hameau de #Coat-Maël au coeur de la première région agroalimentaire de France, la Bretagne. Elle reprend son #journal_breton pour une deuxième saison qu’elle ouvre avec un bilan des changements qui ont eu lieu depuis son arrivée à #Maël-Pestivien.

    http://inesleraud.fr/2017/09/journal-breton-saison-2

    Commentaire de l’atelier paysan grâce à qui j’ai trouvé cette source :

    Pour celles et ceux qui étaient passé·e·s à coté, un petit bijou d’#éducation_populaire : le Journal breton d’#Inès_Léraud. Une série de #documentaires #audio au cœur #rural de la première région agroalimentaire de #France, dans laquelle petits #paysans et simples citoyens se démènent constamment face à l’#hégémonie et la #violence quotidienne de l’agro-industrie bretonne. Fort.

    https://www.latelierpaysan.org/Des-lectures-pour-septembre

    #agriculture
    ping @odilon

  • Blanquer joue (encore) les apprentis sorciers avec la laïcité
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240919/blanquer-joue-encore-les-apprentis-sorciers-avec-la-laicite

    Le ministre de l’éducation nationale a réagi avec vigueur à une affiche électorale de la FCPE qui montre une mère de famille voilée accompagnant une sortie scolaire. Il a jugé ce visuel « regrettable », avant d’embrayer sur son opposition au port du voile par des mères lors de ces sorties, relançant une énième polémique sur le sujet. Dans la majorité, la députée Fiona Lazaar fait part de son agacement face à ce débat stérile.

    #éducation #jean-Michel_Blanquer,_mères_accompagnatrices,_FCPE,_Rodrigo_Arenas

  • Jean-Michel Blanquer en président de l’Éducation nationale | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2019/09/23/jean-michel-blanquer-en-president-de-leducation-nationale

    Depuis sa nomination, Jean-Michel Banquer a mis les neurosciences et le numérique au centre de sa politique de réforme. Mais au lieu d’y puiser des éléments de connaissances et des pratiques utiles aux enseignants, ces axes font l’objet d’une instrumentalisation technocratique visant à reformater un système jugé trop indépendant. La tradition républicaine de liberté pédagogique des enseignants, perçue comme une incitation à la désobéissance, se trouve frontalement contestée par ce processus de verticalisation au profit de celui qui se conduit de plus en plus en président de l’Éducation nationale.

    À constater l’alliance « technos + neuros » à l’œuvre sous Blanquer – aboutissement spectaculaire de tendances plus discrètes déjà anciennes –, on peut s’interroger pour savoir si l’École française a bien la République qu’elle mérite. Les hauts technocrates ont l’habitude d’aborder la question à l’envers en culpabilisant l’École qui ne serait pas conforme à leur vision de la République. Historiquement le « lire-écrire-compter », une antienne reprise par l’actuel ministre, n’est pas républicain. Il appartient à François Guizot et à la Monarchie de Juillet. Les fondateurs de la IIIe République en critiquèrent les limites en regard des besoins d’éducation des enfants et de la jeunesse. Avec notre Ve République et les derniers quinquennats qui se sont succédé, l’évolution néolibérale des hauts technocrates au sommet de l’exécutif a achevé sa mue. Ils sont désormais partout aux affaires, à l’extérieur comme à l’intérieur de l’État. Cette omnipotence explique qu’un Blanquer se conduise en président de l’Éducation nationale.

    #Education #Neurosciences #Scientisme #SHS #Numérique_éducatif

  • The Bizarre Trump-Fueled Backlash to Healthy School Lunches – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/food/2019/09/the-bizarre-trump-fueled-backlash-to-healthy-school-lunches

    Back in 2010, then–first lady Michelle Obama launched a nefarious scheme to turn school cafeterias into liberal indoctrination zones. Or at least that’s how Obama’s right-wing opponents portrayed the Healthy, Hunger-Free Kids Act, a law she spearheaded that gave the National School Lunch Program its first nutritional update in more than 15 years. Her treachery included requirements for more fruits, vegetables, and whole grains, and limits on calories in meals. “Here’s Michelle Obama trying to take over the school lunch program,” Rush Limbaugh warned his radio audience. Media outlets flaunted photos of kids dumping their lunches into the trash, supposedly taken after the reforms went into effect. Rep. Steve King (R-Iowa) sponsored a bill to nullify the nutrition rules in 2012, decrying what he called a “misguided nanny state” that “would put every child on a diet.”

    The nanny-state rhetoric got attention. Less atten­tion-getting was the fact that Obama’s critics were attacking improvements to a crucial anti-­poverty program. Of the nearly 30 million kids who eat school lunches every day, 20 million qualify for free lunch—and another 1.8 million receive it at a reduced price. Altogether, these kids rely on school meals for nearly half their daily calories and 40 percent of their vegetable intake, making the program a “safety net for low-income children,” a 2016 study from Baylor University researchers found.❞

    Meanwhile, researchers contracted by his own department were studying the impact of the Obama-era reforms. The results, quietly released in April, demonstrate that the conservative backlash was based on nonsense. The USDA study compared school years before and after the Obama reforms. It turns out that serving healthier food did not result in significantly higher costs for cafeterias or mean more food going into the garbage. The reforms did, however, result in healthier lunches—more whole grains, greens, and beans, as well as fewer “empty calories” (added sugar and solid fats) and less sodium. And maybe most importantly, the cafeterias that delivered higher healthy-food scores also had significantly higher rates of students choosing to eat the lunches. That same month, attorneys general from six states and the District of Columbia sued the USDA, charging that the rollbacks were made without public input and were “not based on tested nutritional research.”

    #Agroalimentaire #Education #Cantines_scolaires #USA

  • Quand une agence photo, Gamma-Rapho, s’assoie sur l’#EducPop et provoque la mort d’une asso consacrée à la culture bretonne, En Envor, au prétexte d’avoir illustré son enthousiaste note sur l’expo de Robert Doisneau...
    #Copyright_Madness 😳

    La fin d’une belle aventure
    http://enenvor.fr/eeo_actu/actu/la_fin_d_une_belle_aventure.html

    L’affaire remonte à l’hiver 2018-2019, période pendant laquelle nous avons de notre propre chef, sans avoir sollicité qui que ce soit ni réclamé quoi que ce soit, écrit sur le site tout le bien que nous pensions de l’exposition « #Robert_Doisneau, l’œil malicieux » présentée au Musée des beaux-arts de Quimper. Il s’agissait donc d’une publicité complètement gratuite et sans aucune contrepartie financière – nous avons même payé notre propre billet.

    Afin d’illustrer notre propos et de sensibiliser au mieux nos lecteurs, nous avons accompagné notre texte de deux clichés de Robert Doisneau faisant partie de l’exposition : « Bigoudène place Bienvenüe » et « Le baiser de l’hôtel de ville ». Ce fut, sans le savoir, notre arrêt de mort.

    Se basant sur le code L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle, l’agence de photographie Gamma Rapho, par l’intermédiaire du cabinet d’avocats Harlay, nous a réclamé à l’été 2019 une somme avoisinant les 4 000€ au titre des droits d’exploitation de ces deux clichés.

    L’expo en question : http://www.mbaq.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/robert-doisneau-l-oeil-malicieux-668.html

    #droit_et_photographie #photo #photographie #association #education #education_populaire #transmission

  • Blanquer réussit l’exploit de braquer le syndicat historique des profs de droite
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220919/blanquer-reussit-l-exploit-de-braquer-le-syndicat-historique-des-profs-de-

    Depuis plusieurs mois, le Snalc, syndicat aux positions éducatives conservatrices et longtemps classé à droite, fait sa mue. Sous l’impulsion de son nouveau président, l’organisation s’allie volontiers aux organisations de gauche pour lutter contre un adversaire devenu commun : Jean-Michel Blanquer"."

    #éducation #jean-Michel_Blanquer,_syndicalisme_enseignant,_SNALC,_Jean-Rémi_Girard

  • Refugee Education #2030: A Strategy for Refugee Inclusion

    The strategy arises from lessons learned about parallel education provision for refugees reflected in the 2011 Review of refugee education, and from the experience of shifting to national education service provision across a wide range of distinct contexts as a result of the guidance provided in the 2012-2016 UNHCR Refugee Education Strategy. It is also informed by partner and UNHCR collaboration and innovations, new or amplified partnerships with ministries of education and planning, refugee youth, civil society, development and humanitarian donors and the private sector, greater UNHCR internal capacity and significant international commitments related to the Global Compact on Refugees.

    As the lead for refugee protection, UNHCR maintains its commitment to and support for refugees and host governments until solutions for all refugees are identified. UNHCR has nearly 70 years of experience developing legal frameworks, policy, guidance and programming informed by monitoring and evaluation results, annual participatory assessments and research about and with refugee communities. It works daily and directly with refugees, governments and partners at field, country, regional and global levels. It therefore assumes a global leadership role to ensure that decisions and actions related to education for refugees in emergency and protracted situations are considered through the lenses of legal frameworks, historical experience and emerging displacement trends. UNHCR aims to draw attention to education needs in hosting communities, create conditions for partnership and action that result in strengthened education systems that benefit all learners, leverage the comparable strengths of various partners in mixed situations for improved coherence across population groups and make meaningful and collaborative contributions to the goals of the 2030 #Global_Agenda_for_Education (#2030_Agenda).


    https://www.unhcr.org/5d651da88d7

    #rapport #éducation #HCR #réfugiés #asile #migrations #inclusion

    • Redoubler d’efforts. L’éducation des réfugiés en crise

      Ce rapport raconte l’histoire de quelques-uns des 7,1 millions d’enfants réfugiés dans le monde qui sont en âge d’aller à l’école et relèvent de la compétence du HCR. De plus, il examine les espoirs en matière d’éducation que nourrissent de jeunes réfugiés désireux de poursuivre leurs études au-delà de l’enseignement secondaire. Il met également en lumière la nécessité de partenariats robustes pour lever les obstacles à l’éducation de millions d’enfants réfugiés.

      Les chiffres sur la scolarisation des réfugiés et la population réfugiée sont tirés de la base de données démographiques du HCR, des outils d’établissement des rapports et des enquêtes sur l’éducation. Ils se rapportent à 2018. On ne dispose pas de données ventilées par âge pour l’ensemble de la population réfugiée. Lorsque ces données ne sont pas disponibles, elles ont été estimées sur la base de données ventilées par âge disponibles. Le rapport fait aussi référence aux données sur la scolarisation dans le monde de l’Institut de statistique de l’UNESCO concernant 2017.


      https://www.unhcr.org/5d651cbd4
      #enfants #enfance

  • U.S. Orders Duke and U.N.C. to Recast Tone in Mideast Studies - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/09/19/us/politics/anti-israel-bias-higher-education.html

    In a rare instance of federal intervention in college course content, the department asserted that the universities’ Middle East program violated the standards of a federal program that awards funding to international studies and foreign language programs. The inquiry was part of a far-reaching investigation into the program by the department, which under Betsy DeVos, the education secretary, has become increasingly aggressive in going after perceived anti-Israel bias in higher education.

    [...]

    Palestinian rights groups accused the Education Department of intimidation and infringing on academic freedom.
    “They really want to send the message that if you want to criticize Israel, then the federal government is going to look very closely at your entire program and micromanage it to death,” said Zoha Khalili, a staff lawyer at Palestine Legal, one such group. The department’s intervention, she added, “sends a message to Middle Eastern studies programs that their continued existence depends on their willingness to toe the government line on Israel.”

    #Sionisme #etats-unis #éducation

  • Médias : armes de manipulation massive ?
    https://www.bastamag.net/Medias-armes-de-manipulation-massive-festival-images-mouvementees-Attac

    La 17ème édition du festival de cinéma d’Attac, Images mouvementées, se déroule du 19 septembre au 3 octobre 2019, à Paris. Cette année, le festival se penche sur la question des médias. Hypnotisés par les chaînes d’info en continu, accros aux réseaux sociaux, sommes-nous encore capables de discernement ? Un événement dont Basta ! est partenaire. Le terme « propagande » a vieilli mais ses techniques sont toujours à l’œuvre. Hypnotisés par les chaînes d’info en continu, accros aux réseaux sociaux, (...) ça bouge !

    / #Education, #Médias_libres

    #ça_bouge_ !

  • La charité et le volontariat comme thérapie de choc pour un grand remplacement des services publics. Acte 3 Carlos Perez - 17 Sep 2019 - Investigaction

    De plus en plus souvent, les missions de l’État providence sont perçues comme un fardeau qui entraîne des « dépenses publiques ». Ces dernières doivent être réduites drastiquement. Carlos Perez nous explique au contraire que ces dépenses sont un investissement qui augmente la plus-value d’une nation. Poursuivant sa réflexion sur la charité et le volontariat, il souligne l’importance d’un secteur non marchand qui échappe en grande partie à l’appétit des capitalistes. Et c’est bien là qu’est tout le problème… (IGA)


     
    Le volontariat en guise de salariat ou comment tirer nos acquis vers le bas en nous faisant croire le contraire. Attention aux réformes des philanthrocapitalistes, l’enfer chez ces gens-là est pavé de bonnes intentions. Ce n’est pas un hasard si la proportion de bénévoles aux États-Unis est la plus forte au monde. La « décence ordinaire » chère à Orwell et le don de soi seraient-ils plus prononcés dans ce pays que dans le reste du monde ? Bien sûr que non.

    Dans les pays anglo-saxons, le don de soi et la philanthropie ont une action bien plus pragmatique et surdéterminée politiquement. Leur mission est de servir de cache-sexe à la misère sociale. Pas besoin de citer Tocqueville et Hayek, adeptes de l’ordre spontané à l’inverse de Rousseau et son contrat social, pour comprendre à quel point la charité et le mécénat sont enracinés dans l’idéologie de l’élite de ces pays. La charité et le don de soi nourrissent les sentiments que se plaisent à éprouver les riches à l’égard des pauvres. Ils pallieraient efficacement, selon ces bourgeois, les actions de l’État.

    Bien qu’il a largement montré ses limites, ce mode de pensée est inscrit dans leurs Constitutions et s’est trouvé stimulé par tous les présidents des États-Unis, démocrates ou républicains. Chacun avec leurs spécificités, ils ont incité le mécénat et le volontariat contre l’État providence qui est une véritable menace pour les capitalistes et leurs représentants au pouvoir. Et ils ne se gênent pas pour le faire savoir.

    « Le service citoyen n’appartient à aucun parti, aucune idéologie. C’est une idée américaine à laquelle tout Américain peut souscrire », affirma le président Clinton lors de son discours d’investiture. Se retournant vers l’ancien président Bush, il ajouta alors déplorer le peu de précédents de ce genre dans l’histoire de l’Amérique.

    C’est pourtant vrai, ce qui nous réunit en tant que citoyens est plus important qu’une personne, un parti, une élection, une idéologie. 

    Les différents présidents des États-Unis ont toujours eu en commun de détester l’État providence. Que ce soit les républicains avec leur bénévolat privé ou les démocrates avec leur bénévolat public, ils ont intégré les associations de bénévoles dans leurs programmes de politiques sociales, de santé, de logement ou d’éducation. Il faut passer par des associations caritatives bénévoles ou volontaires pour finalement ne pas financer de véritables services publics ni rétribuer correctement des salariés pour assurer les missions. En somme, chez les capitalistes et plus particulièrement chez les Anglo-saxons, la charité et les colis alimentaires doivent remplacer une vraie politique d’équité et de droits sociaux.

    Réduire les dépenses publiques est un leitmotiv des capitalistes, quitte à répéter inlassablement les mêmes mensonges. Comme si la dépense dans les services sociaux, la santé, le logement ou l’éducation n’était pas un investissement dans le patrimoine utile et nécessaire qui augmente la plus-value d’une nation. Le but de la manœuvre de ces escrocs est de privatiser le bien commun, l’air, l’eau, les sols et les semences, le patrimoine public et immobilier, les routes, la santé, l’éducation… Bref, tout ce qui peut être commercialisé doit devenir la propriété de quelques multinationales. L’État doit rester subsidiaire, en dernier recours. Son rôle doit être ramené à quelques strictes fonctions régaliennes comme la police, l’armée ou la justice. Les services sociaux, eux, doivent être sous-traités à des bénévoles et des associations, tout en encourageant le mécénat privé.

    Voilà ce que nous disait déjà le mouvement du solidarisme initié en France par Jean-Jacques Rousseau dans son contrat social. L’escroquerie était déjà très claire pour les militants des droits sociaux et les pauvres au 18e siècle. « Pour l’essentiel, Bouglé et Fouillée opposent à la charité une éthique des droits : « L’absolue liberté de la charité est », dit Fouillée, « un préjugé religieux et moral qui vient d’une insuffisante analyse des droits ». C’est à ce titre qu’ils s’élèvent avec vigueur contre la charité chrétienne, son injustice, ses aspects culpabilisateurs, son moralisme. Bouglé insiste sur le fait que ce sont les « déshérités » eux-mêmes qui condamnent la charité « Les déshérités qui crient « À bas Ia charité » montrent une colère farouche contre cette pourriture chrétienne qui entretient l’injustice. »

    La bourgeoisie, cette classe de parasites et de prédateurs, veut nous faire croire que soutenir nos services sociaux est une gabegie qui va coûter beaucoup d’argent aux contribuables. C’est faux. C’est même tout le contraire qui se produit, les fonctionnaires sont responsables de la production de la valeur d’usage non lucrative éminemment utile à la collectivité. Le fonctionnaire ne produit pas de plus-value pour le capital marchand et pour les prédateurs, mais pour la société. La part des services non marchands augmente, ce qui est une très bonne chose, car tout n’est pas forcément à vendre. Et si la part des services marchands diminue, c’est tant mieux. Notre terre et nos vies ne sont pas à vendre.

    Dans l’économie aujourd’hui, le tiers du PIB est produit en dehors de la pratique capitaliste. La fonction publique et ses services sociaux, c’est une autre façon de produire de la valeur. Pour le dire autrement, les fonctionnaires sont les producteurs de la monnaie qu’on leur paie, ils produisent l’impôt qui les finance. Les fonctionnaires socialisent déjà 45% du salaire, mais plus de 800 milliards d’euros, soit 40% du PIB relève d’une production non capitaliste[1]. En gros, les 40% du PIB relèvent d’une production de valeur d’usage non lucrative produite par les fonctionnaires dans le cadre des services publics et de la sécurité sociale. Ces travailleurs ne sont pas productifs pour le capital, mais ils sont productifs pour le public, le paiement est collectif et validé socialement.

    « Face à cette offensive qui vise à détricoter par tous les bouts le manteau collectif qui protège la société, tous les intellectuels dignes de ce nom devraient joindre leurs forces pour expliquer que les travailleurs dans les services non marchands sont productifs », relève l’économiste Jean-Marie Harribey[2]. » Eux, qui fournissent éducation publique, santé publique, services municipaux, services dans les associations à but non lucratif, etc. produisent des choses utiles que l’on peut qualifier de valeurs d’usage. Mais ils produisent aussi de la valeur économique, qui est monétaire, bien que non marchande, et qui n’est pas un prélèvement sur la production marchande. On peut le démontrer logiquement. La part du non marchand par rapport au marchand dans la production totale augmente tendanciellement grosso modo depuis la Seconde Guerre mondiale. L’idée même qu’une part déclinante puisse financer une part croissante est un non-sens. Que faut-il en déduire ? Lesdits prélèvements obligatoires sont effectués sur un PIB déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande, et non pas sur le seul produit marchand. »

    « Les impôts et cotisations sociales sont le prix collectif, socialisé, des services non marchands. Ils jouent le même rôle que les prix des marchandises achetées et payées individuellement. La différence est que, dans un cas, la validation de l’existence et du paiement collectif de services non marchands passe par une décision politique collective démocratique (pour des besoins sociaux à satisfaire), et que, dans l’autre cas, la validation sociale passe par le marché (pour des besoins solvables, bien que tous ne le soient pas). »

    La contribution des fonctionnaires à l’économie n’est absolument plus à mettre en doute, sauf pour les réformateurs qui s’aperçoivent du danger qui pourrait se généraliser à tous les secteurs. La peur de perdre des parts de profits lucratifs est la hantise des classes capitalistes et la généralisation d’un système non lucratif comme celui de la fonction publique est à tout prix ce qu’il faut éviter pour ces réformateurs.

    Les fonctionnaires et leur caisse de cotisation sociale, cette grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas par le profit ni par la rémunération capitaliste de la force de travail, ces deux institutions rapaces du capitalisme. Ils les remplacent pour financer une croissance non capitaliste. La collectivité investit dans ces fonctionnaires pour générer de la valeur d’usage utile socialement. Voilà la bonne façon, juste, honnête et véritablement révolutionnaire, d’appréhender cette question. Les fonctionnaires créent une valeur d’usage non lucrative socialement utile et autrement productive. C’est indispensable à l’émancipation des classes populaires en diminuant très fortement la croissance des inégalités sociales d’un pays.

    Vouloir à tout prix remplacer les services sociaux par de la charité, c’est-à-dire un droit collectif par une aumône individuelle et des colis alimentaires ; limiter et contraindre l’État aux seuls services régaliens en limitant le financement des services sociaux au strict minimum… C’est le propos que se sont assigné les capitalistes qui souhaitent d’une certaine manière le retour d’un État féodal et font de Germinal leur programme social. 
     
    [1] https://www.cairn.info/revue-mouvements-2013-1-page-60.htm
    [2] https://www.liberation.fr/futurs/2013/10/28/les-fonctionnaires-createurs-de-richesse_942937

    Source : https://www.investigaction.net/fr/la-charite-et-le-volontariat-comme-therapie-de-choc-pour-un-grand-re

    #services_publics #privatisation #service_public #travail #surveillance #santé #femmes #économie #police #politique #éducation #droits_sociaux_-_santé_-_services_publics #eau #charity_business #guerre_aux_pauvres #pauvreté #fiscalité #sécurité_sociale #charité

  • Un journal, une asso et une MJC créent une « maison commune », lieu de fête, de partage et d’émancipation
    https://www.bastamag.net/Un-journal-une-asso-et-une-MJC-creent-une-maison-commune-lieu-de-fete-de

    Le journal L’âge de faire, avec une Maison des jeunes et de la culture (MJC) et une association environnementale, lance un projet de lieu collectif géré en coopérative, à Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pour y arriver, les trois organisations sont en recherche de financements, avec une campagne de crowdfunding. Elle ne paye pas vraiment de mine, pour l’instant, l’ancienne mutuelle de l’usine chimique de Saint-Auban, dans les Alpes-de-Haute-Provence. C’est une maison aux volets fermés (...) ça bouge !

    / #Education_populaire_et_pédagogies_alternatives, Economie partagée et gratuité, Médias (...)

    #ça_bouge_ ! #Economie_partagée_et_gratuité #Médias_libres

  • De nouveaux programmes d’Arte sont en ligne !
    https://www.edutheque.fr/actualite/article/de-nouveaux-programmes-darte-sont-en-ligne.html

    Concernant l’éducation aux médias et à l’information, plusieurs extraits de l’émission Journal Junior sont disponibles :

    « Le journalisme en 5 questions » (histoire du journalisme, les médias, les métiers du journalisme, la liberté de la presse) ;
    « L’information en 5 questions » (L’information, c’est quoi ? Qu’est-ce qu’une source ?, Qu’est-ce qu’un angle ?, Une information objective, une bonne information).

    #EAM #EMI #educationauxmedias #ressources

  • Ces étudiants américains qui sous-traitent leurs devoirs à l’étranger Venantia Petillault - 13 Septembre 2019 - le figaro étudiant (qui vous pique automatiquement vos données).

    Certaines entreprises, basées en Inde, en Ukraine ou au Kenya, rédigent des dissertations à la place des étudiants anglo-saxons. Un phénomène qui inquiète dans les universités américaines.

    Jeter un œil sur la copie de son voisin, souffler une réponse ou encore faire des antisèches… Des pratiques de triche vieilles comme le monde. Mais aujourd’hui, Internet permet une tricherie à grande échelle. Des étudiants américains, australiens ou britanniques peuvent sous-traiter leurs travaux scolaires à des travailleurs diplômés venus du Kenya, d’Ukraine ou d’Inde, plutôt que de s’échiner à les écrire. Depuis une dizaine d’années, une véritable industrie de la triche a émergé sur la Toile, rapporte le New York Times https://www.nytimes.com/2019/09/07/us/college-cheating-papers.html .

    Tricherie contractuelle
    « Gagnez plus de temps pour vous », « Vous pouvez vous détendre en sachant que nos rédacteurs fiables et expérimentés vous produiront un texte de qualité supérieure et 100% sans plagiat, écrit juste pour vous (…) », peut-on lire sur ces sites web. Ace-MyHomework (Réussir mes devoirs) ou EssayShark (Génie des disserts) proposent une véritable tricherie contractuelle. Un vaste système de fraude à l’international qui associe des étudiants nantis et des travailleurs précaires.

    Ces entreprises promettent même des « hotlines » pour assurer une totale réactivité ainsi qu’une garantie « satisfait ou remboursé ». Depuis leur création, les productions sous-traitées se sont perfectionnées et les bénéfices ont gonflé. À raison de 15$ le feuillet en moyenne pour un essai de première année d’université et de 42$ le feuillet pour un essai à finir en trois heures, ces entreprises comptent des millions de dissertations commandées chaque année. Le quotidien new-yorkais indique même que certains « auteurs » gagnent assez d’argent pour que cette supercherie devienne un travail à temps plein.

    Mais le monde anglo-saxon n’a pas l’exclusivité de la pratique. Expertmemoire.com, Redaxio.fr, MyStudies.com… Des sites web français se sont lancés, avec le même but mais en proposant des prix plus élevés. En 2017, Bonnenote.fr devenu MyStudies.com, « le partenaire idéal pour vos études », a fini par faire son mea culpa face à la gronde des enseignants. Désormais, « les documents commandés sur MyStudies.com sont des modèles qui doivent être utilisés en référence appropriée et qui ne peuvent donc pas être rendus en l’état à un établissement scolaire ou universitaire », prévient le site web en question.

    Détecter les dissertations fantômes
    Officiellement, ces entreprises indiquent donc que ces dissertations ne sont disponibles qu’à la consultation ou à titre d’exemple, comme MyStudies.com. Cependant, aucune législation ne punit ce marché frauduleux. Outre la problématique grandissante pour les universités de devenir des « usines à diplômes », la grande difficulté consiste à mettre un terme à ces essais fantômes. Si le plagiat a pu être repéré, il est plus difficile de détecter ces écrits, qui sont malgré tout, le plus souvent des « œuvres » originales.

    Mais, face à la montée en puissance de cette pratique, la société américaine Turnitin, spécialisée en détection du plagiat sur internet, vient de créer un logiciel nommé Authorship Investigate. Conçu pour analyser le style des phrases, le vocabulaire ou encore la ponctuation de la dissertation, il pourrait déterminer l’auteur réel d’un texte et ainsi mettre un terme à cette sous-traitance scolaire.

    Source : https://etudiant.lefigaro.fr/article/ces-etudiants-americains-qui-sous-traitent-leurs-devoirs-a-l-etran

    #université #éducation #universités #recherche #science #fraude

  • New Zealand history will be compulsory in all schools by 2022

    Within the next three years, New Zealand history will be taught in all schools and kura, Prime Minister Jacinda Ardern announced this morning while unveiling a plaque commemorating the New Zealand Wars.

    The reset is expected to include:

    The arrival of Māori to #Aotearoa New Zealand
    First encounters and early colonial history of Aotearoa New Zealand
    Te Tiriti o Waitangi / Treaty of Waitangi and its history
    Colonisation of, and immigration to, Aotearoa New Zealand, including the New Zealand Wars.
    Evolving national identity of Aotearoa New Zealand in the late 19th and early 20th Centuries
    Aotearoa New Zealand’s role in the Pacific
    Aotearoa New Zealand in the late 20th century and evolution of a national identity with cultural plurality.

    https://www.rnz.co.nz/news/national/398599/new-zealand-history-will-be-compulsory-in-all-schools-by-2022
    #histoire #manuels_d'histoire #colonisation #peuples_autochtones #Maori #Nouvelle_Zélande #éducation #écoles #traité_de_Waitangi #identité #identité_nationale #pluralité_culturelle