• Une série de deux articles qui pourfendent la casse du service public d’#éducation menée tambour battant par le ministre #Blanquer

    1) L’Éducation Nationale ne recrute plus : elle embauche.

    Éducation
    L’éducation nationale ne recrute plus, elle embauche
    Par Guillaume Pigeard de Gurbert
    Professeur de philosophie
    Le 29 janvier dernier, la très controversée réforme du Capes est parue au Journal officiel et entrera en vigueur à partir de 2022. Alors que l’Éducation nationale connaît une véritable crise des vocations, nombre d’enseignants voient dans la réforme non pas une solution mais une régression. Parmi les énormités pointées du doigt : le fait que la moitié des épreuves propres à chaque discipline soient remplacées par des épreuves « professionnelles », dont, à l’oral, un entretien d’embauche. Comment évaluer, dès lors, les compétences du candidat dans sa discipline ?
    Rien n’y a fait, ni les alertes, ni les pétitions, ni les déclarations de diverses associations de professeurs : le projet de réforme décrié du concours de recrutement des professeurs (Capes) est paru au Journal officiel le 29 janvier 2021. Ce qui n’était hier encore qu’un projet contesté de tous bords est désormais une aberration officielle.
    Au problème effectif du recrutement des futurs professeurs, on a décidé d’apporter des solutions pyromanes. On dirait que les auteurs de cette réforme se sont demandé comment remédier à la situation en l’aggravant.
    Quels sont les problèmes ? La multiplication des voies de recrutement qui n’a cessé de baisser les exigences de maîtrise des savoirs disciplinaires. La crise des vocations, due aux conditions du métier : affectation des jeunes professeurs dans les classes les plus difficiles et salaires ridicules, l’écart avec le Smic n’ayant cessé de se réduire depuis 30 ans. Le premier problème a prétendu répondre au second, qui l’a en fait aggravé, selon un cercle vicieux prévisible.
    Afin que chacun puisse juger de l’énormité des nouveaux critères de recrutement qu’entérine l’arrêté du ministère de l’éducation nationale, ciblons les principales contradictions qu’il contient.
    La première est de croire qu’un étudiant pourra enseigner bien ce qu’il connaît mal. Car on ne cherche plus à vérifier que le candidat possède la maîtrise nécessaire de sa discipline. On présuppose que celle-ci est acquise à Bac+4. Mais quiconque a siégé dans un jury de Capes sait que tel n’est pas le cas et que la différence à ce niveau entre un étudiant et un autre peut être considérable, c’est-à-dire rédhibitoire en termes de recrutement. Or, en remplaçant la moitié des épreuves propres à chaque discipline par de prétendues épreuves « professionnelles », dont, à l’oral, un entretien d’embauche, les jurys se privent de vérifier le niveau réel des candidats dans la matière qu’ils devront enseigner. Il faut rappeler, contre le mythe du professeur calé dans sa matière mais incapable de l’enseigner, que la maîtrise de sa discipline reste pour tout professeur le fondement de sa pédagogie, et, avec elle, de son autorité. À l’inverse, du cours approximatif à la classe indisciplinée, la pente est toujours glissante.
    Un membre du personnel administratif de l’éducation nationale n’ayant aucune compétence en mathématiques peut donc présider le jury du Capes de maths.
    Deuxième énormité, qui découle logiquement de la première, désormais la composition des nouveaux jurys n’impose pas qu’ils soient présidés par un expert dans la discipline. Les présidents sont notamment choisis parmi les inspecteurs généraux de l’éducation, des sports et de la recherche. Or, suite à une la réforme récente de l’inspection générale, celle-ci ne distingue plus les inspecteurs issus du professorat et ceux issus de l’administration. En droit, un membre du personnel administratif de l’éducation nationale n’ayant aucune compétence en mathématiques peut donc présider le jury du Capes de maths.
    Autre innovation, les « personnels de direction d’établissements d’enseignement ou de formation » comme les « conseillers principaux d’éducations » sont membres du jury. L’arrêté ajoute, comme en annexe, que le jury peut au besoin inclure « des personnes choisies en fonction de leurs compétences particulières dans la discipline. » Notez bien qu’il s’agit de « personnes », donc pas forcément de professeurs. L’indétermination de ce terme de « personnes » désolidarise dangereusement la discipline et l’enseignement. Si l’enseignement sans la discipline est vide, la discipline sans l’enseignement est hermétique.
    Conséquence immédiate de la composition de ces jurys, l’entretien oral des langues vivantes « se déroule en français ». La chose est inévitable dès lors que le jury n’est pas choisi pour sa compétence dans la discipline. D’autant qu’à l’oral les jurys comptent entre deux et quatre membres, sans présence nécessaire d’un professeur de la discipline concernée. Tous les chefs d’établissement ne maîtrisent pas l’allemand ou l’espagnol. À l’oral, il n’y a donc plus qu’une épreuve de 15 minutes pour vérifier que le futur professeur de langue vivante la maîtrise à l’oral.
    De tels oraux de concours, où candidats et membres du jury pourront avoir en partage une même absence de compétence dans la discipline de recrutement, ont tout pour virer aux jeux de rôles, si ce n’est aux marchés de dupes. C’est la porte ouverte à l’arbitraire. Le revers de cette composition composite des jurys, c’est la substitution d’un rapport de subordination administrative d’employeur à employé à l’ancienne relation pédagogique d’un candidat avec ses pairs. Quel type de professeur peut-on attendre d’un entretien qui demande au jeune étudiant de jouer le fonctionnaire docile ? Quelle place l’esprit critique pourra-t-il se frayer dans de telles conditions ? Ce dernier n’est-il plus une vertu pédagogique ? Comment empêcher que le candidat ne troque sa liberté intellectuelle qu’autorise sa maîtrise disciplinaire contre une docilité feinte ou réelle que le mélange toxique du contrôle pédagogique et de la surveillance administrative appelle ?
    La troisième contradiction concerne directement la politique éducative du ministre. Alors que M. Blanquer a audacieusement réformé le baccalauréat pour l’arrimer à nouveau à l’enseignement supérieur et qu’il a en conséquence mis un point d’honneur à revoir à la hausse les programmes des élèves à tous les niveaux et dans toutes les matières, sa réforme du Capes renonce à vérifier que les futurs professeurs maîtrisent les programmes en question. On compte ainsi que les élèves acquièrent des compétences disciplinaires que leurs enseignants ne seront peut-être pas aptes à leur enseigner.
    Quatrième contradiction de cette réforme, prétendre vérifier que les candidats maîtrisent un métier qu’ils n’ont encore jamais pratiqué. Là encore cela promet de beaux jeux de rôles. À l’oral, il est en effet prévu un « entretien » censé vérifier l’aptitude du candidat-étudiant à « se projeter dans le métier de professeur au sein du service public de l’éducation ». C’est idiot parce que totalement virtuel et complètement abstrait pour un étudiant qui, n’ayant par définition aucune expérience du métier, ne pourra que le singer. Must de l’innovation, une « mise en situation professionnelle en lien avec la vie scolaire ». Cet entretien est une caricature de l’entretien d’embauche dans le privé. Au lieu de renforcer la formation disciplinaire initiale, on la diminue au profit d’une pseudo formation professionnelle. La formation universitaire initiale va s’aligner sur une formation continue en trompe-l’œil, ce qui fait que les futurs professeurs vont perdre sur les deux tableaux.
    Pourquoi des professeurs chevronnés, qui sont les premiers concernés et les plus compétents, ne sont-ils pas, dans l’idée des ministres, aptes à recruter leurs futurs collègues ?
    Dernière contradiction, conséquence de la précédente, les candidats seront soumis à un examen concernant les « valeurs de la République, dont la laïcité ». Cette formulation représente la laïcité comme une valeur parmi d’autres, comme si lesdites valeurs constituaient autant d’articles indépendants les uns des autres, comme si la laïcité elle-même était simplement l’une d’elle. Cela trahit une mécompréhension de la laïcité puisque celle-ci n’est pas une valeur en plus ou à côté des trois autres (liberté, égalité, fraternité) mais celle qui les concentre toutes, synthèse vivante de la devise républicaine. C’est d’ailleurs ce que dit l’article 1er de la Constitution : en France, la République est laïque.
    Les membres du jury seront-ils compétents en cette matière, qui est juridique autant que politique et historique ? Le risque est grand que cet entretien se transforme en catéchisme républicain et que la laïcité n’y figure plus que comme un dogme mimé. Rappelons ici que l’esprit libéral de la loi de 1905 est consigné dans son article 1er comme le rappelle Aristide Briand lui-même : « toutes les fois que l’intérêt public ne pourra être légitimement invoqué dans le silence des textes ou dans le doute de leur exacte application, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée législative. » Le ministère des armées a fait en 2019 une brochure très pédagogique sur la laïcité qui a de quoi surprendre bien des professionnels de l’éducation nationale.
    Ce qui est désespérant, c’est que tout cela nous ramène aux vieilles lunes des IUFM d’il y a trente ans, droite et gauche de gouvernement partageant sur cette importante question les mêmes lubies catastrophiques. Des critiques de cette pantalonnade néfaste, à l’origine d’une bonne part des maux actuels de l’éducation nationale, rien n’a été retenu.
    Pourquoi des professeurs chevronnés, qui sont les premiers concernés et les plus compétents, ne sont-ils pas, dans l’idée des ministres, aptes à recruter leurs futurs collègues ? Pourquoi les professeurs n’ont-ils, dans les jurys de recrutement des professeurs comme dans l’élaboration des programmes, qu’un rôle de subordonné ? Sous l’indifférence à la question de leur compétence, la constante c’est le mépris des professeurs et, à travers eux, de leurs élèves. Qu’attend-on d’un tel concours, qui place la pédagogie sous hiérarchie administrative, sinon qu’il fasse fuir les jeunes esprits qui auraient les qualités pour enseigner ? À moins que l’on ne se satisfasse de pouvoir dorénavant sélectionner des caves qui fonctionnent et éliminer les profs qui se rebiffent.
    Guillaume Pigeard de Gurbert
    Professeur de philosophie

    https://aoc.media/opinion/2021/02/10/leducation-nationale-ne-recrute-plus-elle-embauche

  • Braie-quingue-niouze :

    L’éducation nationale allège son protocole sanitaire
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2021/02/12022021Article637487417571258240.aspx

    En pleine expansion des variants du Covid 19, le ministère de l’#Education_nationale vient de modifier discrètement ses consignes sanitaires en revenant sur les cas de fermetures de classes. Une décision prise pendant des congés scolaires qui va à contre-sens du discours gouvernemental sur la nécessité de contenir la propagation des nouveaux variants. Et qui va mettre en danger personnels et élèves dès le retour des vacances.

    #protocole_sanitaire (à géométrie variable)

  • #Sport, #culture et #travaux_pratiques : comment en 1936 #Jean_Zay inventa l’#école d’aujourd’hui | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/societe/sport-culture-et-travaux-pratiques-comment-en-1936-jean-zay-inventa-l-ec

    De 1936 à 1939, en seulement trois années, Jean Zay, tout jeune ministre de l’#Éducation_nationale du gouvernement Léon Blum va largement œuvrer pour la démocratisation de l’école. Une démocratisation de l’enseignement et une ouverture aux arts et aux sports qui inspire encore l’école d’aujourd’hui. Arrêté, il est assassiné à l’âge de 40 ans par la milice du régime de Vichy en 1944. À l’occasion de la diffusion du film « L’école est à nous » de Stéphane Benhamou, retour sur un héritage toujours vivant et creuset de l’école d’aujourd’hui à travers le regard croisé de deux sénateurs.

  • Arpentage
    https://la-trouvaille.org/arpentage

    L’arpentage est une méthode de découverte à plusieurs d’un ouvrage, en vue de son appropriation critique, pour nourrir l’articulation entre pratique et théorie.

    Objectifs :

    – désacraliser l’objet « livre », populariser la lecture

    – expérimenter un travail coopératif et critique

    – créer une culture commune autour d’un sujet, d’un savoir théorique

    – comprendre qu’aucun savoir n’est neutre, que tout point de vue est situé

    Origine :

    Méthode de lecture collective issue de la culture ouvrière (cercle ouvrier) puis réutilisée par les praticiens de l’entrainement mental pendant la seconde guerre mondiale par des résistants (autour de Dumazedier), diffusée plus largement par Peuple et Culture, mouvement d’éducation populaire, à partir des années 1950. Plus récemment, Jean Claude LUCIEN (Peuple et Culture Normandie) a continué l’élaboration de cette méthode. Christophe CHIGOT (Crefad-Lyon) et Anthony DUROY (Agora Peuple et Culture) l’ont reprise sous une forme et un fond légèrement différent.

    Durée :

    De 3 à 6 heures voire plus.

    Nombre de participants :

    De 5 à 15

    #Arpentage #Education_populaire

  • Maternelle en danger ! | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2021/02/07/maternelle-en-danger

    Or cette note, écrite sous la houlette de scientifiques soigneusement sélectionnés se caractérise par un bricolage de copiés-collés qui font la démonstration de l’incompétence didactique et pédagogique des rédacteurs, émaillée d’incohérences multiples et d’assertions erronées sur les programmes précédents. Jusqu’à remettre en cause la fonction essentielle de l’école maternelle.

    Il faudrait désormais être déjà élève pour entrer dans les apprentissages scolaires, puisqu’un bilan de compétences est prévu dès le début de la petite section ! Aux familles d’y préparer leurs enfants ! Et pour celles qui ne pourront pas, reste le loto de « l’égalité des chances » ou la croyance aux « talents naturels ». Plus aucune trace des activités artistiques et physiques, mais une course folle aux évaluations où l’on retrouve « en même temps » au nom des « fondamentaux » un maigre viatique destiné à augmenter le taux de réussite aux évaluations de début de CP et des apprentissages technicistes et utilitaires totalement inadaptés à l’âge des jeunes élèves.

    Le recours au jeu, convoqué à l’envi, n’est qu’un terrible mensonge quand il est détourné de ses véritables enjeux pour faire écouter, répéter, mémoriser, autant d’exercices qui ne suffisent pas à apprendre quand ils ne permettent pas de comprendre. La « bienveillance » ne saurait masquer la stigmatisation dès 3 ans, une sélection qui assigne les enfants à leurs origines, alors qu’ils sont tous « capables d’apprendre et de progresser » comme l’indiquaient les programmes de 2015.

    Rien de ce qui relève des acquisitions liées à l’enseignement de l’éducation physique, des arts plastiques, de la musique par exemple ne serait-il donc fondamental à cet âge ? Les auteurs ont-ils pris la mesure de l’importance du changement du titre du domaine du programme de 2008 « Agir et s’exprimer avec son corps », devenant en 2015 « Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique » ? Il est probablement vain d’attendre davantage d’un ministère qui, dans un communiqué lié aux échéances du calendrier olympique, souhaite « transmettre aux élèves le goût et le réflexe de bouger chaque jour » par trente minutes d’activité physique quotidienne. Comme s’il s’agissait d’une affaire de « goût », d’une question de « réflexe » et qu’il ne s’agissait que de « bouger » !

    S’approprier les règles d’un jeu, tenir un rôle de joueur ou d’arbitre, proposer des évolutions, imaginer des stratégies possibles, observer un partenaire pour l’aider à progresser, engagent des opérations mentales de haut niveau. Mesurer les effets de ses actions, chercher des solutions motrices adaptées, comprendre comment l’autre s’y prend et pourquoi il réussit, participent fondamentalement au développement de l’intelligence du jeune enfant. Et ceci s’apprend. Réussir en maternelle, comme pour la suite de la scolarité, c’est transformer un rapport au monde hérité de son milieu pour construire, avec les autres, sa propre singularité.

    L’étroitesse de vue de la note du CSP est caractéristique de choix politiques qui ne s’intéressent pas au développement global des enfants, en particulier ceux issus des classes populaires et qui n’ont que l’école pour apprendre, l’école dans toutes ses dimensions. Les blancs du texte de cette note en disent long sur l’étroitesse d’ambition pour ce niveau de scolarité.

    Certaines modifications sont cependant signifiantes. « Langage » est systématiquement remplacé par « langue » : ce qui prime en effet dans ces nouvelles recommandations, c’est l’objet « langue », ce que confirme l’insistance sur les aspects lexicaux et syntaxiques, et non le « langage », la mise en œuvre de cette langue par les enfants, comme si la connaissance d’un vocabulaire étendu et de la grammaire suffisaient pour savoir/pouvoir parler. De même « raconter, décrire, évoquer, expliquer, questionner… » deviennent « fonctions de la langue » et non du langage comme si les formes codifiées ne variaient pas avec l’intention de l’auteur, la situation d’énonciation etc. qui en différencient ainsi les usages.

    En fait, l’élève n’est plus considéré comme sujet qui s’essaie au langage mais comme réceptacle de savoirs en langue. Des conceptions de l’apprentissage et du langage s’opposent ainsi dans ces réajustements : apprendre à parler consiste-t-il pour un tout jeune enfant à accumuler du matériau linguistique pour « pouvoir » ensuite parler ou à s’essayer à mettre en œuvre ce qu’il possède pour, au gré des apprentissages, développer son capital linguistique ?

    Défendre la mission spécifique de l’école maternelle

    Les travaux de recherche montrent que ce sont les conditions du passage de la socialisation familiale à la socialisation scolaire qui créent des différences scolaires. En effet, si tous les enfants sont porteurs d’une expérience, d’une culture, leurs histoires singulières impactent leur plus ou moins grande familiarité avec l’univers scolaire. Pour que les différences ne deviennent pas des inégalités, l’école maternelle joue un rôle spécifique, qui doit prendre en compte l’âge des enfants pour transmettre des apprentissages culturels fondateurs.

    Certaines formulations de la note ne s’en préoccupent guère et, en véhiculant une idéologie fort inquiétante, dans l’air du temps gouvernemental, confirment que là n’est pas le projet puisqu’il s’agit de « conforter le sentiment d’appartenance du jeune enfant à la communauté́ nationale » ou encore d’aborder la langue, précisée française, (des enseignants en enseigneraient-ils une autre ?) comme « facteur de cohésion nationale et de rayonnement culturel, [qui] constitue le socle de son identité́ en France et dans le monde ».

    Par un rabattement sur des disciplines dites fondamentales, par une ignorance des liens qui existent entre toutes les disciplines en devenir de l’école maternelle, ce texte patchwork signe une orientation pseudo techniciste indigne de la mission de l’école.

    #Education #Ecole_maternelle #Culture #Education_physique

  • Bill and Melinda Gates have spent billions to shape education policy. Now, they say, they’re ‘skeptical’ of ‘billionaires’ trying to do just that. - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/education/2020/02/10/bill-melinda-gates-have-spent-billions-dollars-shape-education-polic

    She seems to be attempting to make a distinction between a billionaire personally “designing classroom innovations or setting education policy” and a billionaire pouring so much money into existing ideas and projects they like that it has the effect of shaping public policy. The couple’s investments in public projects are so huge that public money invariably follows, and, thus, their pet projects get implemented.
    AD

    But such a distinction is lost on, say, a teacher who is evaluated through a badly flawed assessment system that exists because the Gateses funded it. That teacher doesn’t care whether Bill and Melinda Gates sat down and designed it themselves or, rather, chose to ignore the advice of assessment experts who had warned against it.
    In their 2020 annual letter, the two take turns talking about their unprecedented philanthropy in health projects around the world and education reform in the United States. They are among the most generous philanthropists on the planet, spending more on global health than many countries do and more on U.S. education reform by far than any of the other wealthy people who are making K-12 a cause.
    Yet over the years, while they have certainly funded worthwhile projects, questions have been raised about the power they have to dictate social policy because of their enormous investments, as well as whether the targets of some of their philanthropy are the most deserving of attention. Why should unelected private individuals, critics ask, have a say about public policy just because they are rich?

    In education, the Gateses have spent several billion dollars on pet projects — for example, the Common Core State Standards, evaluating teachers by standardized test scores among other things, and small schools — and in the process have leveraged public money in support of their efforts. But, the Gateses have admitted that school reform is harder than they thought, and none of their efforts have worked as they had hoped. Critics go further, charging that some of their projects have harmed public schools because they were unworkable from the start and consumed resources that could have been better spent.

    The next project for the foundation was funding the development, implementation and promotion of the Common Core State Standards initiative, which was supported by the Obama administration. It originally had bipartisan support but the Core became controversial, in part because of the rush to get it into schools and because of what many states said was federal coercion to adopt it.
    The administration had also pushed states to evaluate teachers by student standardized test scores, despite warnings by assessment experts that using that method for high-stakes decision was not fair or valid.

    But the Obama administration ignored the warnings.. Meanwhile, Gates, while pushing the Core, showered three public school systems and four charter management organizations with hundreds of millions of dollars to develop and implement teacher assessment systems that incorporated student standardized test scores. School systems and charter organizations that took the foundation’s money were required to use public funds on the project, too.
    By 2013, Bill Gates conceded that the Core initiative had not succeeded as he had expected, and a 2018 report concluded that the teacher evaluation project had failed to achieve its goal of improving student achievement in any significant way.

    #Education #Microsoft #Bill_Melinda_Gates_Foundation

  • L’#excellence en temps de pandémie : chronique du #naufrage des Universités

    Entre mesures incohérentes des responsables politiques, #inaction des instances universitaires et #chaos_organisationnel dans les services, accompagner correctement les étudiants en pleine crise sanitaire sur fond de généralisation de l’#enseignement_à_distance devient une mission impossible... Petit aperçu du quotidien dans la « #Big_French_University ».

    Maîtresse de conférences depuis cinq ans dans une « grande » Université parisienne et responsable d’une L1 depuis septembre, je prends le temps aujourd’hui de décrire un peu ce à quoi ressemble la vie d’une universitaire d’un établissement qui se dit d’excellence en temps de #crise_sanitaire.

    Depuis peu, mon université a été fusionnée dans un énorme établissement, gros comme trois universités, qui désormais s’enorgueillit d’émarger au top 100 du #classement_de_Shanghai.

    Mais depuis septembre, étudiants, personnels administratifs et enseignants-chercheurs vivent un véritable #cauchemar au sein de cet établissement "d’excellence". Je ne pourrai pas retranscrire ici l’expérience des étudiants ni celle des personnels administratifs. Car je ne l’ai pas vécue de l’intérieur. Mais comme enseignante-chercheure et responsable pédagogique d’une promo de 250 étudiants de L1, j’ai un petit aperçu aussi de ce qu’elles et ils ont vécu. Si j’écris sur mon expérience personnelle en utilisant « je », ce n’est pas pour me singulariser, mais c’est pour rendre concret le quotidien actuel au sein des universités de toute une partie de celles et ceux qui y travaillent et y étudient. Ce texte se nourrit des échanges avec des collègues de mon université, enseignants-chercheurs et administratifs, et d’autres universités en France, il a été relu et amendé par plusieurs d’entre elles et eux – que je remercie.

    Depuis juillet, nous préparons une #rentrée dans des conditions d’#incertitude inégalée : crise sanitaire et #fusion. Quand je dis "nous", je parle du niveau le plus local : entre enseignants chercheurs, avec l’administration la plus proche de nous, les collègues de la logistique, de la scolarité, des ressources humaines. Car nous avons peu de nouvelles de notre Université…

    Sur la crise sanitaire

    Notre Université a acheté des licences #Zoom. Voilà à peu près tout ce qui a été fait pour anticiper la crise sanitaire qui s’annonçait pourtant. A part cela, rien n’a été fait. Rien.

    En septembre, aucune consigne claire à l’échelle de l’Université n’a été donnée : sur un site d’enseignement, il fallait respecter des #demies_jauges ; sur un autre campus du même établissement, pas de contrainte de demies jauges. Mais quelles jauges faut-il mettre en œuvre : diviser les effectifs par deux ? Mettre en place une distance d’un mètre ? Un mètre sur les côtés seulement ou devant/derrière aussi ? Les équipes logistiques s’arrachent les cheveux.

    L’université n’a rien fait pour rendre possible les #demi-groupes.

    Aucun système de semaine A/semaine B n’a été proposé et, chez nous, tout a été bricolé localement, par les enseignants-chercheurs, en faisant des simulations sur excel ("on découpe par ordre alphabétique ou par date de naissance ?"). Aucun #équipement des salles pour la captation vidéo et audio n’a été financé et mis en place, pour permettre des #cours_en_hybride : les expériences - que j’ai tentées personnellement - du "#bimodal" (faire cours à des étudiants présents et des étudiants absents en même temps) ont été faites sur l’équipement personnel de chacun.e, grâce à la caméra de mon ordinateur portable et mes propres oreillettes bluetooth. Et je ne parle pas des capteurs de CO2 ou des systèmes de #ventilation préconisés depuis des mois par des universitaires.

    Depuis, nous naviguons à vue.

    Au 1er semestre, nous avons changé trois fois de système d’organisation : jauges pleines pendant une semaine sur un site, puis demi jauge sur tous les sites, puis distanciel complet. Ce sont à chaque fois des programmes de cours qu’il faut refaire. Car sans équipement, quand on a des demi groupes, on doit dédoubler les séances, diviser le programme par deux, et faire deux fois le même cours pour chaque demi groupe. Tout en préparant des contenus et exercices pour les étudiants contraints de rester chez eux. Avec des groupes complets sur Zoom, l’#organisation change à nouveau.

    Alors même que le gouvernement annonçait la tenue des examens en présentiel en janvier, notre UFR a décidé de faire les examens à distance, pour des raisons compréhensibles d’anticipation sanitaire.

    Le gouvernement faisait de la communication, et localement on était obligé de réfléchir à ce qui était épidémiologiquement le plus réaliste. La période des #examens a été catastrophique pour les étudiants qui ont dû les passer en présentiel : des étudiants ont été entassés dans des amphis, terrorisés de ramener le virus à leurs parents déjà fragiles ; d’autres, atteints du Covid, se sont rendus en salle d’examen car ils n’étaient pas assurés sinon de pouvoir valider leur semestre. Les #examens_à_distance ne sont qu’un pis-aller, mais dans notre Licence, on a réussi à faire composer nos étudiants à distance, en bricolant encore des solutions pour éviter les serveurs surchargés de l’Université, sans grande catastrophe et sans abandon massif, on en était assez fiers.

    Le 2e semestre commence, et les #annonces_contradictoires et impossibles du gouvernement continuent.

    Le 14 janvier le gouvernement annonce que les cours reprendront en présentiel demie jauge le 25 janvier pour les étudiants de L1. Avec quels moyens ??? Les mêmes qu’en septembre, c’est-à-dire rien. Alors qu’en décembre, le président de la république avait annoncé une possible réouverture des universités 15 jours après le 20 janvier, c’est-à-dire le 10 février (au milieu d’une semaine, on voit déjà le réalisme d’une telle annonce...).

    A cette annonce, mes étudiants étrangers repartis dans leur famille en Égypte, en Turquie, ou ailleurs en France, s’affolent : ils avaient prévu de revenir pour le 8 février, conformément aux annonces du président. Mais là, ils doivent se rapatrier, et retrouver un #logement, en quelques jours ? Quant aux #équipes_pédagogiques, elles doivent encore bricoler : comment combiner #présentiel des demi groupes en TD avec le #distanciel des CM quand les étudiants sur site ne sont pas autorisés à occuper une salle de cours pour suivre un cours à distance s’il n’y a pas de prof avec eux ? Comment faire pour les créneaux qui terminent à 18h alors que les circulaires qui sortent quelques jours plus tard indiquent que les campus devront fermer à 18h, voire fermer pour permettre aux étudiants d’être chez eux à 18h ?

    Dans notre cursus de L1, 10 créneaux soit l’équivalent de 250 étudiants sont concernés par des créneaux terminant à 18h30. Dans mon université, les étudiants habitent souvent à plus d’une heure, parfois deux heures, du campus. Il faut donc qu’on passe tous les cours commençant après 16h en distanciel ? Mais si les étudiants sont dans les transports pour rentrer chez eux, comment font-ils pour suivre ces cours en distanciel ? Sur leur smartphone grâce au réseau téléphone disponible dans le métro et le RER ?

    Nous voulons revoir les étudiants. Mais les obstacles s’accumulent.

    On organise tout pour reprendre en présentiel, au moins deux semaines, et petit à petit, l’absence de cadrage, l’accumulation des #contraintes nous décourage. A quatre jours de la rentrée, sans information de nos instances ne serait-ce que sur l’heure de fermeture du campus, on se résout à faire une rentrée en distanciel. Les étudiants et nous sommes habitués à Zoom, le lien a été maintenu, peu d’abandons ont été constatés aux examens de fin de semestre.

    C’est une solution peu satisfaisante mais peut-être que c’est la seule valable... Et voilà que jeudi 21 janvier nous apprenons que les Présidences d’Université vont émettre des circulaires rendant ce retour au présentiel obligatoire. Alors même que partout dans les médias on parle de reconfinement strict et de fermeture des écoles ? Rendre le présentiel obligatoire sans moyen, sans organisation, de ces demis groupes. Je reçois aujourd’hui les jauges des salles, sans que personne ne puisse me dire s’il faudra faire des demi salles ou des salles avec distanciation de 1 mètre, ce qui ne fait pas les mêmes effectifs. Il faut prévenir d’une reprise en présentiel les 250 étudiants de notre L1 et les 37 collègues qui y enseignent deux jours avant ?

    Breaking news : à l’heure où j’écris Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle idée brillante.

    Les étudiants devront venir un jour par semaine à la fac. Dans des jauges de 20% des capacités ? Sur la base du volontariat ? Est-ce qu’il a déjà regardé un planning de L1 ? 250 étudiants en L1 avec plusieurs Unités d’enseignement, divisés en CM et TD, c’est des dizaines et des dizaines de créneaux, de salles, d’enseignant.es. Une L1 c’est un lycée à elle toute seule dans beaucoup de filières. Un lycée sans les moyens humains pour les gérer.

    Derrière ces annonces en l’air qui donnent l’impression de prendre en compte la souffrance étudiante, ce sont des dizaines de contraintes impossibles à gérer. Les étudiants veulent de la considération, de l’argent pour payer leur loyer alors qu’ils ont perdu leurs jobs étudiants, des moyens matériels pour travailler alors que des dizaines d’entre eux suivent les cours en visio sur leur téléphone et ont dû composer aux examens sur leur smartphone !

    Les étudiants ne sont pas plus stupides ou irresponsables que le reste de la population : il y a une crise sanitaire, ils en ont conscience, certains sont à risque (oui, il y a des étudiants immuno-déprimés qui ne peuvent pas prendre le #risque de venir en cours en temps d’épidémie aiguë), ils vivent souvent avec des personnes à risque. Ils pourraient prendre leur parti du distanciel pour peu que des moyens leur soient donnés. Mais il est plus facile d’annoncer la #réouverture des universités par groupe de 7,5 étudiants, pendant 1h15, sur une jambe, avec un chapeau pointu, que de débloquer de réels moyens pour faire face à la #précarité structurelle des étudiants.

    Et dans ce contexte, que fait notre Présidence d’Université ? Quelles ont été les mesures prises pour la réouvrir correctement ? Je l’ai déjà dit, rien n’a changé depuis septembre, rien de plus n’a été mis en place.

    Sur la fusion et le fonctionnement, de l’intérieur, d’une Université d’excellence

    Mais sur cette crise sanitaire se greffe une autre crise, interne à mon Université, mais symptomatique de l’état des Universités en général.

    Donc oui, j’appartiens désormais à une Université entrée dans le top 100 des Universités du classement de Shanghai.

    Parlez-en aux étudiants qui y ont fait leur rentrée en septembre ou y ont passé leurs examens en janvier. Sur twitter, mon Université est devenu une vraie célébrité : en septembre-octobre, des tweets émanant d’étudiants et d’enseignants indiquaient l’ampleur des #dysfonctionnements. Le système informatique était totalement dysfonctionnel : dans le service informatique central, 45 emplois étaient vacants.

    Tant la fusion s’était faite dans des conditions désastreuses de gestion du personnel, tant le travail est ingrat, mal payé et mal reconnu.

    Cela a généré des semaines de problèmes d’inscriptions administratives, d’étudiants en attente de réponse des services centraux de scolarité pendant des jours et des jours, sans boîte mail universitaire et sans plateforme numérique de dépôt des cours (le fameux Moodle) pendant des semaines - les outils clés de l’enseignement à distance ou hybride.

    Pendant trois mois, en L1, nous avons fonctionné avec une liste de diffusion que j’ai dû créer moi-même avec les mails personnels des étudiants.

    Pendant des semaines, un seul informaticien a dû régler tous les dysfonctionnement de boîte mail des dizaines d’étudiants qui persistaient en novembre, décembre, janvier…

    En janvier, les médias ont relayé le désastre des examens de 2e année de médecine encore dans notre Université - avec un hashtag qui est entré dans le top 5 les plus relayés sur twitter France dans la 2e semaine de janvier, face à la catastrophe d’examens organisés en présentiel, sur des tablettes non chargées, mal configurées, des examens finalement reportés à la dernière minute. Les articles de presse ont mis en lumière plus largement la catastrophe de la fusion des études de médecine des Universités concernées : les étudiants de 2e année de cette fac de médecine fusionnée ont dû avaler le double du programme (fusion = addition) le tout en distanciel !

    Les problèmes de personnel ne concernent pas que le service informatique central.

    Ils existent aussi au niveau plus local : dans mon UFR, le poste de responsable "Apogée" est resté vacant 6 mois. Le responsable #Apogée c’est le nerf de la guerre d’une UFR : c’est lui qui permet les inscriptions en ligne de centaines d’étudiants dans des groupes de TD, qui fait les emplois du temps, qui compile les notes pour faire des jurys et donc les fameux bulletins de notes qui inquiètent tant les Ministères de l’Enseignement supérieur – et ce pour des dizaines de formations (plusieurs Licences, plusieurs Masters).

    Pendant six mois, personnels et enseignants chercheurs, nous avons essayé de pallier son absence en faisant les emplois du temps, les changements de groupe des étudiants, l’enregistrement des étudiants en situation de handicap non gérés par l’université centrale (encore une défaillance honteuse), l’organisation des jurys, etc. Mais personne n’a touché à la configuration des inscriptions, des maquettes, des notes, car il faut connaître le logiciel. Les inscriptions dans les groupes de TD du 2e semestre doivent se faire avant la rentrée du semestre 2 logiquement, idéalement dès le mois de décembre, ou début janvier.

    Mais le nouveau responsable n’arrive qu’en décembre et n’est que très peu accompagné par les services centraux de l’Université pour se familiariser aux réglages locaux du logiciel, par manque de personnel... Les inscriptions sont prévues le 18 janvier, une semaine avant la rentrée…

    Résultat : la catastrophe annoncée depuis des mois arrive, et s’ajoute à la #mauvaise_gestion de la crise sanitaire.

    Depuis lundi, les inscriptions dans les groupes de TD ne fonctionnent pas. Une fois, deux fois, trois fois les blocages se multiplient, les étudiants s’arrachent les cheveux face à un logiciel et un serveur saturés, ils inondent le secrétariat de mails inquiets, nous personnels administratifs et enseignants-chercheurs passons des heures à résoudre les problèmes. Le nouveau responsable reprend problème par problème, trouve des solutions, jusqu’à 1h du matin, tous les jours, depuis des jours, week-end compris.

    Maintenant nous voilà jeudi 21 janvier après-midi, à 3 jours de la rentrée. Sans liste d’étudiants par cours et par TD, sans informations claires sur les jauges et les horaires du campus, avec des annonces de dernière minute plus absurdes et irréalistes les unes que les autres, et on nous demande de ne pas craquer ? On nous dit que la présidence de l’Université, le ministère va nous obliger à reprendre en présentiel ? Nous renvoyant l’image de tire-au-flanc convertis au confort du distanciel ?

    L’an passé, un mouvement de grève sans précédent dans l’enseignement supérieur et la recherche a été arrêté net par le confinement de mars 2020.

    Ce mouvement de grève dénonçait l’ampleur de la précarité à l’université.

    La #précarité_étudiante, qui existait avant la crise sanitaire, nous nous rappelons de l’immolation de Anas, cet étudiant lyonnais, à l’automne 2019. La précarité des personnels de l’université : les #postes administratifs sont de plus en plus occupés par des #vacataires, formés à la va-vite, mal payés et mal considérés, qui vont voir ailleurs dès qu’ils en ont l’occasion tant les #conditions_de_travail sont mauvaises à l’université. La précarité des enseignants chercheurs : dans notre L1, dans l’équipe de 37 enseignants, 10 sont des titulaires de l’Université. 27 sont précaires, vacataires, avec des heures de cours payées des mois en retard, à un taux horaire en dessous du SMIC, qui attendent pendant des années avant de décrocher un poste de titulaire, pour les plus « chanceux » d’entre eux, tant les postes de titulaires se font rares alors que les besoins sont criants…

    Deux tiers des créneaux de cours de notre L1 sont assurés par des vacataires. Le mouvement de #grève a été arrêté par le #confinement mais la colère est restée intacte. En pleine crise sanitaire, le gouvernement a entériné une nouvelle #réforme de l’université, celle-là même contre laquelle la mobilisation dans les universités s’était construite, la fameuse #LPPR devenue #LPR, une loi qui augmente encore cette précarité, qui néglige encore les moyens nécessaires à un accueil décent des étudiants dans les universités. Le gouvernement a fait passer une loi sévèrement critiquée par une grande partie du monde universitaire au début du 2e confinement en novembre, et a fait passer ses décrets d’application le 24 décembre, la veille de Noël.

    Le gouvernement piétine le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche et nous montre maintenant du doigt parce qu’on accueillerait pas correctement les étudiants ? Parce qu’on serait réticents à les revoir en présentiel ?

    Parce que finalement, pour nous enseignants à l’université, c’est bien confortable de faire cours au chaud depuis chez soi, dans sa résidence secondaire de Normandie ?

    J’enseigne depuis mon appartement depuis novembre.

    Mon ordinateur portable est posé sur la table à manger de mon salon, car le wifi passe mal dans ma chambre dans laquelle j’ai un bureau. J’ai acheté une imprimante à mes frais car de temps en temps, il est encore utile d’imprimer des documents, mais j’ai abandonné de corriger les devoirs de mes étudiants sur papier, je les corrige sur écran. Heureusement que je ne vis pas avec mon compagnon, lui aussi enseignant-chercheur, car matériellement, nous ne pourrions pas faire cours en même temps dans la même pièce : pas assez de connexion et difficile de faire cours à tue-tête côte à côte.

    A chaque repas, mon bureau devient ma table à manger, puis redevient mon bureau.

    En « cours », j’ai des écrans noirs face à moi, mais quand je demande gentiment à mes étudiants d’activer leur vidéo, ils font un effort, même s’ils ne sont pas toujours à l’aise de montrer le lit superposé qui leur sert de décor dans leur chambre partagée avec une sœur aide-soignante à l’hôpital qui a besoin de dormir dans l’obscurité quand elle rentre d’une garde de nuit, de voir leur mère, leur frère passer dans le champ de leur caméra derrière eux. Certains restent en écran noir, et c’est plus dur pour moi de leur faire la petite morale habituelle que j’administre, quand je fais cours dans une salle, aux étudiants endormis au fond de la classe. Je ne sais pas si mon cours les gonfle, s’ils sont déprimés ou si leur connexion ne permet pas d’activer la vidéo...

    Donc non, ce n’est pas confortable l’enseignement à distance. Ce n’est pas la belle vie. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous envisageons de ne pas revoir d’étudiants en vrai avant septembre prochain.

    Je suis enseignante-chercheure. Je dois donner des cours en L1, L3, Master.

    Depuis des jours, plutôt que de préparer des scénarios de rentrée intenables ou de résoudre les problèmes des inscriptions, j’aimerais pouvoir me consacrer à l’élaboration de ces cours, réfléchir aux moyens d’intéresser des étudiants bloqués derrière leurs ordinateurs en trouvant des supports adaptés, en préparant des petits QCM interactifs destinés à capter leur attention, en posant des questions qui visent à les faire réfléchir. Je dois leur parler d’immigration, de réfugiés, de la manière dont les États catégorisent les populations, des histoires de vie qui se cachent derrière les chiffres des migrants à la frontière.

    C’est cela mon métier.

    Je suis enseignante-chercheur mais à l’heure qu’il est, si je pouvais au moins être correctement enseignante, j’en serais déjà fortement soulagée.

    Il faut donc que nos responsables politiques et nos Présidences d’université se comportent de manière responsable. En arrêtant de faire de la com’ larmoyante sur l’avenir de notre jeunesse. Et en mettant vraiment les moyens pour diminuer la souffrance de toutes et tous.

    Il s’agit de notre jeunesse, de sa formation, de son avenir professionnel et citoyen.

    La mise en péril de cette jeunesse ne date pas de la crise sanitaire, ne nous faisons pas d’illusion là-dessus.

    La #crise_des_universités est plus ancienne, leur #sous-financement devenu structurel au moins depuis les années 2000. Alors arrêtez de vous cacher derrière l’imprévu de la crise sanitaire, arrêtez de vous faire passer pour des humanistes qui vous souciez de votre jeunesse alors que depuis mars dernier, rares ou marginaux ont été les discours et mesures prises pour maintenir l’enseignement en présentiel à l’Université.

    Cela fait cinq ans que j’enseigne à l’Université et déjà, je suis épuisée. De la même manière que nos soignant.es se retrouvent désemparé.es dans les hôpitaux face à l’impossibilité d’assurer correctement leur mission de service public de santé en raison des coupes budgétaires et des impératifs gestionnaires absurdes, je suis désespérée de voir à quel point, en raison des mêmes problèmes budgétaires et gestionnaires, nous finissons, dans les Universités, par assurer si mal notre #service_public d’#éducation...

    https://blogs.mediapart.fr/une-universitaire-parmi-dautres/blog/220121/l-excellence-en-temps-de-pandemie-chronique-du-naufrage-des-universi

    #université #facs #France #covid-19 #pandémie #coronavirus #épuisement

    signalé aussi dans ce fil de discussion initié par @marielle :
    https://seenthis.net/messages/896650

  • Un sondage sur l’instruction en famille interroge la loi séparatisme

    « Le sondage porte sur 3654 familles et 6 294 enfants c’est à dire qui est très représentatif de ces familles. »

    « La grande majorité des familles (83%) ne déclarent aucune pratique religieuse ce qui est une réponse à l’argument gouvernemental qui assimile terrorisme et IEF. »

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/02/09022021Article637484497483950639.aspx

    #loi_séparatimse #grand_blabiboulga #blabiblanquer #éducation #ief #loi_séparatismes

  • Envers les enfants transgenres, l’école tâtonne (LeMonde.fr)
    https://www.lemonde.fr/education/article/2021/02/03/face-aux-enfants-transgenres-l-institution-scolaire-tatonne_6068566_1473685.

    Confronté aux interrogations des équipes éducatives, le ministère de l’éducation nationale a lancé un groupe de travail pour tenter de définir des lignes directrices sur les questions relevant de la transidentité.

    #éducation #transidentité

  • Quand les #communes_rurales suppléent l’#Éducation_nationale
    https://www.banquedesterritoires.fr/quand-les-communes-rurales-suppleent-leducation-nationale

    C’est l’histoire d’une petite commune rurale. Ou plutôt de deux. Non, en fait, elles sont trois. Ou quatre. À la vérité, elles sont des centaines. Voire des milliers. Des milliers de communes rurales qui ont perdu leur #école. Ces quinze dernières années, le nombre d’établissements publics a baissé de quelque six mille. Par #décisions_comptables. Prises là-haut, au ministère. À Paris. Les enfants de ces communes vont toujours à l’école. Mais plus loin. Ailleurs. Seulement, la fermeture d’une école rurale ne se résume pas à une équation où l’on ferait entrer un car de ramassage et le forfait communal. « Chaque fermeture a un effet dévastateur. » C’est David Djaïz, directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la #cohésion_des_territoires, qui le dit lors du séminaire « Nos #écoles_rurales ont de l’avenir ! » organisé par la fondation Kairos pour l’innovation éducative à l’Institut de France le 27 janvier 2021. À l’inverse, rouvrir une école, c’est faire revivre un village. Attirer de nouveaux habitants. Retisser du lien social. Enclencher une dynamique économique même. Une véritable résurrection. Lors du même séminaire, de nombreux élus ont témoigné de la résurrection de leur commune rurale grâce à la réouverture d’une école. Leur point commun ? Ils se sont tous débrouillés sans l’Éducation nationale.

    […] Élus, habitants, associations. Sur les territoires ruraux, tout le monde fait bloc. Mais le succès de ces entreprises attirent un invité surprise. Pas le bienvenu. Le #PLUI. Plan local d’urbanisme intercommunal. Sophie Gargowitsch : « La seule chose que nous n’avions pas mesurée a été l’incidence sur l’habitat. Tout ce qui était disponible a été complété. Nous ne pouvons plus construire et nous sommes bloqués par le PLUI, une compétence sur laquelle je n’ai plus la main. Les grandes communes ont tendance à tirer la couverture à elles en matière de construction. Dans les zones rurales, nous avons parfois la sensation d’être des habitants de seconde zone. » Gilbert Chabaud abonde : « On n’a plus de parcelles à vendre. Toutes les maisons ont été réhabilitées. Et dans le cadre du PLUI, il ne faut pas rêver, on n’aura rien. » Valentin Josse résume l’inquiétude des élus ruraux : « Il faudra faire très attention à la façon dont sera traitée l’idée du ’zéro #artificialisation nette’ (ZAN). Cela risque d’être un nouveau coup de poignard et une fracture entre les métropoles et le monde rural. Si on applique strictement ce ZAN, on tue la ruralité. »

    En attendant de régler cette question, les revendications des maires ruraux en quête d’école portent d’abord sur le droit à la différentiation en matière scolaire. Anne Coffinier, fondatrice de la Fondation Kairos et présidente de l’association Créer son école : « Nous avons de plus en plus d’appels de maires ruraux qui veulent créer des écoles et désirent être accompagnés. L’Éducation nationale doit accepter plus de dérogations et d’expérimentations, et renoncer à des approches du haut vers le bas pour contractualiser et accepter que les #collectivités_locales ne soient pas simplement des payeurs. » Elle réclame deux évolutions. Assouplir la règle des cinq ans d’expérience dans l’enseignement pour pouvoir diriger une école hors contrat : « Dans une école à classe unique de quelques élèves, ce qui compte est d’ouvrir avec quelqu’un qui soit compétent académiquement. » Et revenir sur l’interdiction de financement par la collectivité : « Nous sommes dans une logique de substitution. Il est absurde de payer 50 à 60.000 euros de forfait communal pour scolariser des enfants dans une commune voisine. Avec cette somme, on peut ouvrir une école. Si on veut que la ruralité vive, il faut faire preuve de souplesse. »

    #montesori #ANCT

  • Pr. Logos sur Twitter

    1/ Avant tout, l’annonce absurde de Macron à Saclay visait à obtenir ce type d’article, le présentant comme ayant débloqué la situation, et mettant la responsabilité de la non-reprise de l’#Université sur les universitaires.
    Et ça marche...

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/26/on-n-est-pas-loin-du-theatre-de-l-absurde-une-rentree-fantome-a-l-universite

    2/ La petite musique de la responsabilité des profs prend et la colère montante contre les décisions aberrantes et l’absence de moyens de sécurisation sanitaire se répend.
    Or, quelle est la réalité ?

    3/ Depuis juin, les moyens de sécuriser sanitairement les universités sont connus et ont été envoyé dans tous les cabinets ministériels, à Matignon, à l’Elysée. AUCUN MOYEN n’a été débloqué à ce jour.
    ZERO.
    NADA.

    4/ L’annonce de Macron, relayé aussitôt par une « circulaire », est contredit par le décret sur lequel il devrait s’appuyer. Cette circulaire, si on la prenait au sérieux bien que sans portée, annulerait la circulaire de la semaine précédente, sur le retour des L1 et le soutien...

    5/ Personne au ministère même n’était au courant avant l’annonce de Macron de ce qu’elle serait, pas même la ministre qui a dû improviser laborieusement cette annonce inouïe de mépris pour les étudiants et les universitaires.
    Car au fond, elle EMPECHE tout travail réel.

    6/ Alors de voir que cette communication hors sol, sans la plus petite réalité, est relayée sans analyse, sans critique par la presse nationale puis reprise par des représentants étudiants qui entonnent la petite musique de la responsabilité des universitaires, ça fout la rage.

    7/ Rien ne va. Il faut reprendre dans l’ordre : l’accueil de petits groupes en journées banalisées le temps d’acheter les FFP2, les capteurs CO2, les tests salivaires, la calibration des jauges des salles, les tentes pour repas collectifs, dès que l’argent sera débloqué.

    8/ Et ensuite s’y tenir le reste du trimestre sans avoir des instructions contradictoires, absurdes, débiles, sans la plus petite réalité tangible, et aucun moyen de sécurisation sanitaire. Avec une soupape dès qu’il fera >15°C : les cours en extérieur (filmés le cas échéant).

    9/ Ca commence à bien faire.
    Avoir droit, pendant la pandémie, à une loi démolissant le système de recherche et l’Université, puis avoir les oukases les plus débiles de la part du tocard élyséen. STOP.
    Ça suffit.

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1354032749624094720

    #covid-19 #Education_Nationale

  • Public, privé : des « inégalités scandaleuses » dans les lycées à Angers, durant la crise du COVID, dénonce la FCPE. – Angers Info
    https://www.my-angers.info/01/25/public-prive-des-inegalites-scandaleuses-dans-les-lycees-a-angers-durant-la-crise-du-covid-annonce-la-fcpe/94416

    « On n’y croyait pas ! C’est une affaire très grave, qui soulève beaucoup de questions, à commencer par la rupture d’égalité entre les élèves, car il est clair que les lycéens du public sont évidemment pénalisés et défavorisés dans cette histoire. On sait bien que le téléenseignement n’est en rien comparable pédagogiquement au cours dispensé par le professeur dans sa classe », explique Jean-Baptiste Lalanne, coprésident départemental de la FCPE.

    Et la différence est tout sauf négligeable : on évalue le delta entre les lycées à environ 230 heures de cours par élève, depuis novembre… au détriment des élèves du public. Pour la FCPE, c’est inadmissible. Tout cela se fait dans la plus complète indifférence du Rectorat, chargé pourtant de contrôler ces établissements privés « sous contrat » avec l’Etat.

    #Éducation (en marche vers la privatisation de l’) #égalité (rupture d’)

  • Des enseignants contaminés et cas contacts sommés de faire cours
    https://www.vice.com/fr/article/bvx5w3/des-enseignants-contamines-et-cas-contacts-sommes-de-faire-cours

    « Il y a un protocole sanitaire pour tous les Français et on dit aux enseignants de ne pas le respecter. On marche sur la tête », raconte Louis* enseignant à Paris. Dans son école, un de ses collègues, avec qui il mange tous les midis, a été confirmé positif au Covid-19. Alors qu’il pense être remplacé et mis en isolement pendant une semaine pour faire un test comme le demande l’Agence Régionale de Santé, il apprend avec stupeur qu’il doit non seulement retourner travailler à l’école le lendemain mais en plus cacher le fait qu’il est cas contact aux parents.

    Si j’ai bien suivi, l’organisateur de la rave party, mise en danger de la vie d’autrui, c’est détention illico et la menace de 10 ans de taule. Apparemment, dans la hiérarchie de l’éducation nationale, c’est si tu fermes une classe que tu risques la punition. La mise en danger de la vie d’autrui, c’est couvert par le ministre.

  • Une École Féministe Internationale en Construction
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/15/une-ecole-feministe-internationale-en-construction

    L’École Internationale Féministe c’est un outil qui contribue à l’alliance entre les mouvements et à la construction de synthèses transformatrices entre femmes.

    L’éducation politique qui articule la formation et l’action renforce le féminisme et les mouvements populaires. Par conséquent, depuis 2018, des représentantes de Grassroots Global Justice, Grassroots International, Indigenous Environmental Network et de la Marche Mondiale des Femmes ont organisé le processus de construction de l’École Internationale d’Organisation Féministe Berta Cáceres, un espace d’apprentissage et de construction de synthèses entre les militantes de différents mouvements sociaux de plusieurs parties du monde.

    #féminisme #éducation

  • Accueil - Wikipédia en classe
    https://education.wikimedia.fr

    Utiliser Wikipédia en classe n’est pas une évidence mais c’est un fait : les élèves et étudiants utilisent massivement Wikipédia. Il y a donc tout intérêt à les former à l’utilisation correcte de cet outil.

    Voici 7 bonnes raisons de mener à bien un projet pédagogique avec Wikipédia :

    #Wikipédia #Education

  • Teachers, principal stranded in Britain by Covid-19 travel ban as Hong Kong international schools reopen | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/education/article/3118017/teachers-principal-stranded-britain-covid-19-travel-ban

    Online classes resumed in Hong Kong schools this month, but a number of teachers remain stranded in Britain because of the Covid-19 travel ban, the Post has learned.Nearly one in 10 teachers from Harrow International School, including its head, Ann Haydon, are still stuck in Britain. Belinda Greer, CEO of the city’s biggest international school group, English Schools Foundation (ESF), is also unable to return.They are among hundreds of city residents left stranded after the Hong Kong government banned flights from Britain since December 22 to prevent the import of a more transmissible strain of the coronavirus.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#grandebretagne#frontiere#restrictionsanitaire#retour#sante#education

  • Ein Bündnis aus zahlreichen Verbänden spricht sich für Open-Source-Lösungen als Alternative zu MS 365 aus.
    https://www.golem.de/news/baden-wuerttemberg-breites-buendnis-gegen-microsoft-schulcloud-2101-153363.htm

    Zahlreiche Gruppierungen fordern Baden-Württembergs Kultusministerium dazu auf, auf den Einsatz von Microsofts MS 365 an Schulen zu verzichten. Stattdessen sollen Open-Source-Lösungen wie Moodle und Big Blue Button als Alternative genutzt werden.

    Unterstützt wird die Erklärung von einem sehr breiten Bündnis. Mitgetragen wird sie etwa vom Landesschüler- und Landeselternbeirat in Baden-Württemberg, dem Landesverband der Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (GEW) sowie gesellschaftlichen Gruppen wie dem Chaos Computer Club Stuttgart und der Verbraucherzentrale Baden-Württemberg.
    Kultusministerium will Microsoft-Lösung

    Das Land Baden-Württemberg testet seit einiger Zeit die Nutzung von MS 365. Die CDU-Kultusministerin von Baden-Württemberg, Susanne Eisenmann, die derzeit wegen ihres Agierens in der Coronapandemie stark unter Druck steht, bevorzugt die Microsoft-Lösung. Die Kritik daran ist nicht neu, so wird insbesondere bezweifelt, ob die Microsoft-Cloud mit Datenschutzbestimmungen in Einklang zu bringen ist.

    Die jetzt vorgestellte Erklärung weist auch auf die Datenschutzprobleme hin. Das ist aber nur einer von mehreren Aspekten. So verweisen die Verbände darauf, dass die Nutzung von Open-Source-Lösungen ein Beitrag zur digitalen Souveränität sei.

    „Ein Bundesland darf sich nicht von einem Cloud-Angebot wie MS 365 abhängig machen, über das es nicht mit voller Souveränität selbst, sicher und dauerhaft verfügt, weil es jederzeit vom Anbieter oder auf Anweisung der Regierung des Landes des Firmensitzes in der Nutzung eingeschränkt oder gar abgeschaltet werden kann“, heißt es dazu in der Erklärung.
    Moodle-Probleme inzwischen behoben

    Bereits jetzt nutzen viele Schulen in Baden-Württemberg Open-Source-Lösungen. Am Montag gab es bei den vom Land bereitgestellten Moodle-Instanzen Probleme mit der Erreichbarkeit. Laut einer Meldung des für die Instanzen zuständigen BelWü (Datennetz der wissenschaftlichen Einrichtungen des Landes Baden-Württemberg) wurden diese jedoch inzwischen durch Optimierungen in der Datenbankkonfiguration behoben. Moodle ist eine in PHP geschriebene Open-Source-Software für Lernplattformen.

    Die Initiatoren der Stellungnahme sehen mit den bestehenden Lösungen den Bedarf der Schulen bereits gut abgedeckt: „Mit Moodle (Lernplattform), Bigbluebutton (Videokonferenzsystem), Libreoffice (Bürosoftware), Thunderbird (Mailprogramm) und Nextcloud (Dateiablage und Kooperation) stehen allen Schulen Anwendungen zur Verfügung, die den Funktionsumfang von MS 365 abdecken oder übertreffen."

    #Allemagne #école #éducation #privatisation #écoles #politique #cloud #nuage

  • Ambiguïtés de l’anthropologie culturelle : introduction à l’œuvre d’Abram Kardiner (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1036-Ambiguites-de-l-anthropologie

    Voir la première partie (.../...) Il n’est donc pas étonnant que Freud soit sévèrement critiqué. Ses constructs sont décidément trop loin de l’expérience. La libido n’est pas observable, disions-nous. Corrigeons : la sexualité ne l’est pas non plus ; en toute rigueur ne le seraient que l’organe et les comportements qui lui sont associés. Mais, à la différence de la libido dont le foyer est indéterminé, les contours mouvants, la sexualité est un bon construct parce qu’elle circonscrit un ensemble de données (...) #Apports_théoriques_:_Imaginaire,_culture,_création

    / Lefort Cl., #Anthropologie, #Psychanalyse, #Sociologie, #Livre, #Type_anthropologique, #Éducation, #Primitivisme, (...)

    #Lefort_Cl. #Relativisme

  • Parcoursup ou la sélection par les algorithmes
    https://laviedesidees.fr/Parcoursup-ou-la-selection-par-les-algorithmes.html

    Les algorithmes peuvent contribuer à rouvrir les chances des lycéens issus des milieux populaires d’accéder aux filières sélectives du supérieur et à contrer le creusement des #inégalités sociales face à l’éducation. À condition de les éduquer.

    #Société #éducation
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210113_parcoursup.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210113_parcoursup.pdf

  • Comment le ministre Blanquer peut-il encore mentir sur la situation sanitaire dans les écoles ? | L’instit’humeurs | Francetv info
    https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2021/01/10/comment-le-ministre-blanquer-peut-il-encore-mentir-sur-la-situatio

    C’est peu dire qu’on est nombreux à avoir été surpris, voire stupéfaits, par les chiffres donnés par le ministre : ce sont les mêmes que ceux annoncés en novembre et que plusieurs médias, notamment Libération et Le Monde, avaient « débunkés » afin de rétablir la vérité : les chiffres officiels du ministère étaient jusqu’à 20 fois inférieurs à celui de Santé Publique France dans certaines Académies ! Pire, quand les chiffres de l’EN ne montraient aucune évolution, ceux de SPF indiquaient clairement une nette augmentation à partir de la Toussaint (pour exemple, quand la région Auvergne Rhône Alpes a décidé de tester massivement dans les lycées, le taux de positivité est monté à 5%, 16 fois plus que le taux du ministre…). Le site AEF avait publié cette infographie montrant à quel point les données du ministère étaient éloignés de la réalité.