• Mélenchon, Epstein et l’accusation d’antisémitisme : sens des mots et ivraie intention
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4818

    « Epstein ou Epstine ? » Ce qui ressemblait à un débat de phonétique s’est transformé en confrontation politique. Lors d’un meeting à Lyon, J-L Mélenchon, leader de LFI (La France Insoumise) a ironisé sur la prononciation du nom du prédateur sexuel et escroc américain, sous-entendant que les médias le « russifiaient » pour masquer ses liens avec Israël. Maladresse rhétorique, « dog whistle » (message crypté de com) antisémite ou diversion calculée avant les municipales ? On démêle le vrai du faux. Actualité, événement, opinion, intérêt général, information, scoop, primauté

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    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/melenchon_epstein_et_l_accusation_d_antisemitisme_sens_des_mots_et_ivraie

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      "Je ne suis pas antisémite. Cet homme-là n’avait aucune religion_

      cette façon d’enfermer les Juifs dans la religion juive est caractéristique d’une part essentielle du « nouvel antisémisme » qui rassemble, par exemple, d’anciens enfants de choeur catholiques à des « musulmans », laïques et laïcards inclus.
      c’est bien sûr, l’article le souligne, une manière de draguer (non seulement l’électorat judéophobe ou/et antisioniste mais aussi) abstentionniste.

      une politique d’épicier.

      #électoralisme #antisémitisme #Mélenchon #LFI #dog_whistle

    • Ba, y’a une lecture 4 aussi (et je ne parle pas de la lecture 4 de l’article), c’est de dire justement que les 3 niveaux de lecture sont ridicules.
      Évidemment que ca se dit Epst’i’ne. La prononciation d’un nom de famille ne dépend pas du pays où tu te trouves, ni de ta culture. Mais de comment la personne qui le porte le prononce.
      Si tu demandes au petit Jeffrey, 5 ans, comment il s’appelle, il répondra Epst’i’ne. Et donc, 5 ans, quand il n’était pas encore pédophile, mais sûrement déjà grand-bourgeois.

      Et donc la lecture 4, c’est de dire que le sujet, c’est le réseau pédo-criminel, et sous entendre les 3 autres niveaux de lecture n’est que de la moquerie à l’encontre des journalistes et de tous ceux qui ont VRAIMENT des relents antisémites, qu’ils veulent masquer (mais pas faire disparaître) en se gargarisant de règles de prononciation et/ou de débunk de théorie du complot (il n’y a pas de complot, hein, juste un homme pédophile, comme beaucoup, mais étant riche, avec des relations et puissant, attire d’autres hommes pédophiles et en use en réseau).

      Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que l’affaire Epstein n’a surtout vraiment fait des vagues que lorsque des noms français d’amis du pouvoir ont commencé à apparaître. Et sûrement pas par indignation face à l’ampleur du crime, mais plutôt par peur de perdre la face.
      Donc y’a pas de morale et d’humanisme derrière 90% des articles de presse, et c’est bien ce que je leur reproche ; y’a un nombril et des intérêts de classe.

      Point défense des criminels : Puis vu la taille du réseau de pédo-criminels, c’est dingue de se dire que tant de monde (célèbre) a embarqué pour assouvir ses pulsions, tout en sachant que leur seule protection était leur réseau d’influence et la fiabilité de sa tête de fil... mais en décomptant le nombre de victimes, ils auraient pu se dire que ca allait fuiter et finir en bombe à eau. Très mauvais service après vente. Et oui, ils vivent dans la même société que nous, en interconnexion... pas hors du monde tel qu’ils aimeraient.

    • Je retiens la leçon. On ne m’y reprendra pas.

      J’appelle ça du cynisme, il recommencera de plus belle. C’est un gros foutage de gueule à l’encontre des journalistes qui croient tout ce qu’on leur dit : des armes de destruction massive, pour la démocratie, pour la paix dans le monde. Y’a que les fébriles qui se fâchent... et en politique, je ne crois pas qu’il y en ai.

    • Alors, cette sortie polémique est-elle un dérapage, ou au contraire une stratégie du leader de la France Insoumise ? « Il s’agit à la fois de parler très fort de manière très radicale, pour être entendu par un électorat plutôt abstentionniste, qui est surtout sensible aux outrances parce que sinon, il ne suit pas assez l’actualité. L’autre stratégie, c’est en pleine polémique sur l’affaire Quentin, montrer qu’il est réellement dans une logique d’affrontement », décrypte Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris-Panthéon-Assas.

      https://www.franceinfo.fr/politique/melenchon/propos-polemiques-de-jean-luc-melenchon-sur-la-prononciation-d-epstein-de

      Reste l’ultime question : pourquoi fait-il ça si c’est pour finir diabolisé, empêtré dans un cordon sanitaire anti-LFI, lesté d’une étiquette d’« extrême gauche » ? Pourquoi se diabolise-t-il quand l’extrême droite est désormais banalisée ? Pourquoi se coupe-t-il du reste de la gauche alors qu’il ne peut faire sans s’il veut – c’est du moins ce qu’il prétend – « gouverner ce pays » ? Parce qu’il est parti depuis au moins trois ans à la conquête d’un nouvel électorat. Pas « musulman » ou « des quartiers » comme on le lit dans certaines analyses trop paresseuses, parfois teintées de racisme. Non, Mélenchon a besoin, pour le premier tour de 2027, de remplacer cet électorat de gauche – que lui appellerait « bobo » – qui a pu voter pour lui en 2022 en se disant que le bulletin LFI serait le plus « utile » pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au second tour, par un électorat de nouveaux convaincus, qui ne se définissent pas forcément « de gauche », sont souvent abstentionnistes mais seraient, pense-t-il, réceptifs à ses couplets antisystèmes et populistes

      https://www.liberation.fr/politique/monsieur-melenchon-ne-nous-prenez-pas-pour-des-cons-20260301_O2YRHJFRNNCS

    • Ni dieu, ni césar, ni Mélenchon - Les habits neufs d’un tribun démagogue, 22 janvier 2012, Critique Sociale
      https://web.archive.org/web/20230323113702/http://www.critique-sociale.info/359/ni-dieu-ni-cesar-ni-melenchon

      « Ce n’est pas rien quand on vous confie comme mission de marcher devant, de parler pour les autres. […] Il faut que ceux à qui on confie la mission de marcher devant portent la belle parole de gauche, la parole tribunitienne, soient de bons drapeaux, pour ceux qui désespèrent. […] Je donne à l’immense colère populaire un visage. […] C’est moi le modéré dans la bande. […] Je suis un parlementariste. »

      clown jusqu’à la #dieudonisation ?

    • Antisémitisme « d’atmosphère » : l’arme de la disqualification

      ... À force de refuser de reconnaître ce que représente LFI — une colère sociale, une demande de rupture, un électorat populaire durablement détaché du social-libéralisme — le PS transforme cette réalité en symptôme obsédant. Mélenchon devient l’ennemi intérieur permanent, celui qu’il faut dénoncer sans cesse parce qu’il empêche le récit de se refermer.

      C’est ici que l’accusation d’antisémitisme joue un rôle central. Elle ne fonctionne pas comme un argument, mais comme un couperet qui dispense de toute démonstration et interdit la discussion. Elle disqualifie par avance quiconque refuse de s’aligner.

      La mécanique est connue et elle est rejouée jusqu’au ridicule. Une polémique mineure sur une prononciation devient une preuve irréfutable d’antisémitisme. Quiconque demande des preuves supplémentaires est suspect. Quiconque contextualise est complice. Quiconque rappelle que Mélenchon a combattu toute sa vie les formes réelles d’antisémitisme, ou que LFI a fait bien davantage que le PS pour mobiliser les quartiers populaires contre le racisme et les discriminations, est accusé de relativisation. Le terme «  antisémite  » est instrumentalisé pour clore le débat avant qu’il ait pu s’ouvrir.

      La méthode mérite d’être examinée de près. L’accusation ne fonctionne pas sur le mode de la preuve, de l’examen d’un acte, d’une déclaration, d’un texte qui établirait sans ambiguïté l’intention antisémite. Elle fonctionne sur le mode du relent : quelque chose qui se dégage, qui imprègne, qui se répand par contagion. On ne dit pas « Mélenchon a tenu des propos antisémites en prononçant ce mot », on dit qu’il « sent » l’antisémitisme, que ses propos en ont les « relents », que son rapport au monde en est traversé. C’est une accusation d’essence, non d’acte, et c’est précisément pourquoi elle est irréfutable. On peut contester un fait ; on ne peut pas se défendre d’une atmosphère. Mieux : quiconque tente de se défendre confirme par là même qu’il y a quelque chose à défendre. Le piège est parfait.

      Cette instrumentalisation est politiquement irresponsable. Elle affaiblit la lutte réelle contre l’antisémitisme — qui existe, qui tue, et dont l’extrême droite est historiquement et massivement porteuse — en la transformant en arme de disqualification interne. En reprenant les mêmes procédés que ses adversaires, le PS ne protège personne ; il banalise seulement ce qu’il prétend combattre.

      Et Mélenchon l’a écrit, le soir même du 3 mars : «  Insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême droite.  » Ce n’est pas une posture défensive. C’est un constat structurel. Quand le discours socialiste se nourrit des mêmes signifiants que le discours fasciste — quand les deux s’accordent, au moins fonctionnellement, sur la désignation d’un ennemi intérieur à exclure du champ du légitime — il y a collusion, même involontaire. Le résultat est connu. Le PS offre mécaniquement des victoires à la droite et au Rassemblement national. Ce n’est pas une opinion, c’est une règle arithmétique élémentaire.

      Les irresponsables

      Dresser un bilan est un acte exigeant ; son refus obstiné est une pathologie politique. Il faut être en mesure d’accepter une perte pour reconnaître que ce qu’on croyait être le socialisme ne l’est plus, que la respectabilité n’a pas protégé de la défaite, que la gestion sans conflictualité a détruit la confiance populaire. Il est sans doute plus confortable de se convaincre que c’est Mélenchon qui a «  divisé  » la gauche, comme si la gauche n’était pas déjà divisée par les choix du gouvernement Hollande, avant même que LFI n’existe, pour s’offrir ainsi le fantasme d’un retour à l’état d’avant l’échec. Pascal LEVOYER

      Annuler LFI : le dangereux fantasme du PS | Hors-série.net

  • La #malédiction du #mitterrandisme plane encore sur la France | #Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/130126/la-malediction-du-mitterrandisme-plane-encore-sur-la-france

    L’anniversaireL’anniversaire de la mort, le 8 janvier 1996, de François Mitterrand a été l’occasion habituelle d’un tir de barrage éditorial et médiatique. Une tendance se dégage, de la série Mitterrand confidentiel sur France Télévisions au documentaire réalisé par Mazarine Pingeot, la fille du défunt, François Mitterrand, une autre vie possible sur La Chaîne parlementaire, en passant par le cycle de l’Institut François Mitterrand sur le statut « d’homme de lettres » de l’ancien président et François Mitterrand. Conversations intimes, de Jean Glavany.

    Après le « droit d’inventaire » proclamé par Lionel Jospin dans les années 1990 et la tentative d’oubli des années 2010, François Mitterrand tente de revenir sous la forme d’un mythe.

    Les contours de ce mythe sont dessinés par l’irruption de l’ancien président dans la fiction avec la série de l’audiovisuel public. L’héroïsation y est complète. François Mitterrand y apparaît comme un homme sensible et courageux, amoureux de la poésie et poète amoureux, incarnation de la jeunesse des Trente Glorieuses devenue un vieux sage attaqué de toute part. Une sorte de Lamartine moderne. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le poète de Mâcon revient comme un leitmotiv dans la série.

    La façon dont le récit expulse toutes les parts sombres du personnage trahit la volonté de le faire sortir de l’histoire pour le faire entrer dans le mythe. Et c’est bien aussi ce à quoi s’emploie, par exemple, un Jean Glavany, expliquant doctement que le vieux président avait déjà compris, au début des années 1990, que « la prochaine guerre sera[it] en Ukraine ».

    Agrandir l’image : Illustration 1
    Francois Mitterrand à l’abbaye de Cluny le 17 septembre 1988. © Photo Chamussy / Sipa
    Il faut dire que la figure de Mitterrand reste une référence à gauche, de Jean-Luc Mélenchon, qui n’a jamais caché son admiration pour l’ancien président, à Bernard Cazeneuve, qui a prononcé l’oraison d’hommage à Jarnac.

    Certes, le Parti socialiste (PS) actuel s’est fait discret dans son hommage. Mais c’est aussi que, progressivement, la figure de Mitterrand quitte les rives de la politique quotidienne pour voguer vers celle de la référence républicaine. Il y a dans ces publications quelque chose qui cherche à faire de l’ancien président socialiste l’équivalent d’un de Gaulle pour la psyché collective. Il n’y est pas encore, mais c’est désormais là que se situe le « prochain combat », pourrait-on dire en copiant le moine copiste Jean Glavany.

    Aussi est-il bon de rappeler ce qu’a été François Mitterrand et quelle est sa responsabilité dans la situation actuelle du pays et de la gauche.

    L’opportunisme fait homme
    François Mitterrand est l’incarnation de ce que l’on appelait naguère « l’opportunisme ». Pour lui, la conquête du pouvoir et son maintien à celui-ci justifient tout. Et contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire la série de France Télévisions, cette ivresse du pouvoir n’est motivée par nul idéal, par aucune conception du monde.

    C’est bien pour cette raison qu’il a été à son aise tout au long de la IVe République, lorsqu’il pouvait user de la force parlementaire réduite de sa petite formation, l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), pour glaner pas moins de onze ministères. C’est aussi pour cela que celui qui voyait la France de « Lille à Tamanrasset » a pu devenir dans les années 1960 le leader de la gauche anticolonialiste.

    Bien sûr, les gens changent. Mais François Mitterrand donne l’impression que les idées n’ont jamais été que des outils qu’il utilisait lorsqu’il le fallait pour imposer sa domination sur le pays ou sur la gauche.

    Limiter Mitterrand aux quelques mois qui suivent son élection, c’est se tromper sur l’homme comme sur l’époque.

    Au reste, on ne s’étonnera pas qu’une fois arrivé au pouvoir, François Mitterrand n’ait réalisé aucune des promesses de ses trois précédentes candidatures. En 1965, il était l’opposant au régime présidentiel. En 1974, il était l’opposant à la domination du capital. En 1981, il était l’opposant à l’austérité.

    Or, les années Mitterrand ont été celles d’un régime personnel renforcé jusqu’à l’absurde, d’une soumission du politique au capital et de l’établissement des régimes néolibéraux de rigueur et de modération salariale. Mais peu importe, ce qui comptait pour Mitterrand, c’est qu’il fût à l’Élysée et qu’il en fasse le château fort de cette monarchie républicaine qu’il avait autrefois fustigée.

    #Mitterrand #gauche

    Sa seule boussole a été de rester au cœur du jeu politique pour parvenir au pouvoir. L’affaire de l’Observatoire en 1959, lorsqu’il organisera un faux attentat pour relancer sa carrière, est, de ce point de vue, un moment clé pour comprendre le personnage. Bien sûr, on peut lui reconnaître du génie d’avoir su s’imposer comme l’homme de la situation six ans plus tard au moment de la présidentielle. Reste à savoir si ce type de pirouette doit être une référence.

    Bien entendu, la décennie 1980 comporte un certain nombre d’avancées, de la retraite à 60 ans à l’abolition de la peine de mort. Mais n’étaient-ce pas là des concessions aux temps qui ressemblent à la première vague de libéralisation réalisée sous le septennat de Giscard d’Estaing ? Limiter Mitterrand à ces quelques mois qui suivent son élection, c’est se tromper sur l’homme comme sur l’époque.

    De « l’argent qui corrompt » à l’argent roi
    Les années Mitterrand, ce sont les hideuses années de l’argent roi. Le président qui, en 1974, dénonçait « l’argent qui corrompt tout, jusqu’à la conscience des hommes », finira en 1992 par nommer avec enthousiasme Bernard Tapie à un ministère.

    Avec le locataire de la bergerie de Latche, la gauche a changé de nature. Elle a certes gagné deux élections présidentielles mais elle a perdu toute prétention à émanciper la société du capital. Elle est devenue une force d’accompagnement du néolibéralisme, discutant du poids des chaînes des travailleurs avec la droite.

    Pierre #Mauroy, Michel #Rocard, Laurent #Fabius, Jean-Pierre #Chevènement #Parti_socialiste

    Le « ni-ni » de 1988 représentait explicitement cette position : dans la contre-révolution néolibérale, la gauche mitterrandienne défendait une stratégie de libéralisation modérée. D’un côté, on accélérait la financiarisation de l’économie, on soutenait la politique du franc fort et la liberté de circulation des capitaux ; de l’autre, on tentait d’amortir le choc avec le revenu minimum d’insertion (RMI) et le maintien des transferts sociaux.

    Mais c’était un équilibre voué à l’échec, car le capital demandait toujours plus. Prise dans ses contradictions, la gauche s’est effondrée en 1993, connaissant sa pire défaite à des législatives depuis 1967.

    Le bourgeois charentais qu’était François Mitterrand s’est toujours méfié des travailleurs et de leur autonomie.

    Le vieux Mitterrand n’en avait cure. Affaibli, malade, isolé, il est resté en poste, au sein de ce palais de l’Élysée qu’il avait tant convoité. Bernard Cazeneuve a salué l’action d’unification de la gauche qu’avait eue l’ancien président. Mais il oublie de dire que cette unification s’est faite au prix d’un affaiblissement historique de cette même gauche. Car l’écho de la lourde défaite aux élections législatives de 1993 s’entend jusqu’à aujourd’hui.

    François Mitterrand a donné en héritage à la gauche française un modèle de gestion qui l’a menée où elle est aujourd’hui : une force minoritaire, isolée du mouvement social et largement impuissante. Cet héritage, aucun inventaire n’en a jamais été fait. Il a deux faces qui se confondent.

    #1981-83 : #renoncement_économique

    La première face, c’est l’isolement du monde du travail. En 1981, l’ambition du #programme de la gauche ne pouvait se faire qu’avec l’appui d’un large mouvement social, d’une pression collective du travail sur le capital. Mais le bourgeois charentais qu’était François Mitterrand s’est toujours méfié des #travailleurs et de leur autonomie. Jamais il n’a eu l’ambition de donner le pouvoir aux masses laborieuses dans leurs entreprises. Les nationalisations ont été négociées avec les patrons, et les entreprises ont immédiatement été confiées à des technocrates pour en assurer la « viabilité économique ».

    Sans appui des #ouvriers et des #employés, la gauche en était donc réduite à négocier avec le #capital les conditions de son maintien au pouvoir. Et l’on retombe ainsi à la deuxième face du mitterrandisme : se faire élire sur un programme de gauche et gouverner main dans la main avec le patronat. Il fallait être aussi peu doué de sens politique qu’un Bernard Arnault pour quitter Paris pour New York en 1981. Mais le futur patron de LVMH sut fort bien jouer, par la suite, de ses amis socialistes pour fonder son empire.

    L’héritage maudit du mitterrandisme
    En 1997, Lionel Jospin, critique de la pratique mitterrandienne du pouvoir, tomba lui aussi dans ce piège. Au point qu’en 2002 il se trahit en déclarant que « son programme n’était pas socialiste » et en paya le prix fort. Dix ans plus tard, la génération formée dans les années 1980, celle des François Hollande, Michel Sapin et Pierre Moscovici, reprend la formule magique de 1981. Le fameux « discours du Bourget » est du Mitterrand pur jus : « l’ennemi qui n’a pas de visage, la finance », est une formule de l’ancien président (Hollande, lui, se contentera de parler d’adversaire).

    Et comme avec lui, la promesse va être oubliée le jour même de l’élection du député de Corrèze à l’Élysée. Mais comme le capitalisme vient encore de connaître une crise, la politique devra être encore plus violente envers le monde du travail. Le mitterrandisme tardif ne peut plus se contenter d’ouvrir les marchés financiers, il lui faut désormais s’en prendre au droit du travail et réprimer les mouvements sociaux.

    #PS 

    La gauche ne se remettra jamais de ce dernier avatar du #machiavélisme mitterrandien. Son affaiblissement sera désormais structurel. L’évolution engagée par « le tournant de la rigueur » de 1983 s’achève par le recyclage de la social-démocratie dans le macronisme, comme une sorte de fusion définitive de François Mitterrand avec Bernard Tapie incarné par Emmanuel Macron, ce président lui aussi dévoré d’ambition personnelle et qui assume désormais son statut de fondé de pouvoir du patronat au sein de l’État.

    Tout va ensemble. François Mitterrand ne croyait qu’au pouvoir, ce qui l’a amené à « s’adapter » au vrai pouvoir sous-jacent à la démocratie française, celui du capital, plutôt qu’à « changer la vie ». De cet abandon est née une désillusion profonde, terrible, qui traverse depuis quarante ans la vie politique française qui affaiblit la gauche et a servi de terreau à l’extrême droite.

    Parce qu’il a été #omniprésent dans la vie politique pendant un demi-siècle et qu’il est l’artisan d’un #échec_profond et structurel, #François_Mitterrand a été une malédiction pour la gauche et pour la France. Cette malédiction prend une autre forme, encore plus dangereuse pour la gauche : l’obsession pour les élections, en particulier la #présidentielle, qui limite la vision et borne les projets.

    L’auteur du #Coup_d’État_permanent avait, dès les années 1960, fait ce choix de l’#électoralisme et du #présidentialisme. Lui qui n’avait rien saisi aux enjeux du mouvement de Mai-68 et qui, pendant les années 1970, a passé son temps à tenter de convertir, par le faux-semblant du discours sur l’autogestion, les masses à l’électoralisme. C’est en se privant d’une action profonde au sein de l’outil productif que la gauche va signer son impuissance future. Dès lors, la seule alternative au sein du système va devenir l’extrême droite…

    Les tentatives actuelles de placer François Mitterrand sur le piédestal du « dernier homme d’État » est donc un piège qui trahit encore cette croyance dans l’homme providentiel dont la gauche devrait absolument se défier, parce qu’elle porte en elle l’impuissance et la soumission à la logique de la Ve République. Plus que jamais, trente ans après, il est temps que l’esprit de Mitterrand quitte une fois pour toutes la gauche française, car cet esprit la ronge en profondeur. 

    #Romaric_Godin

  • #Communalisme ou électoralisme ?
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2025/09/23/communalisme-ou-electoralisme

    Contre la récupération des #Partis_politiques – ou « partis politiques de fait » – (LFi, PEPS et consorts) Introduction À l’approche des élections municipales de 2026, un phénomène étrange traverse le champ politique français : le mot « communalisme » circule désormais largement hors des cercles qui l’ont construit. Certaines formations, à l’instar de […] L’article Communalisme ou électoralisme ? est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Ecologie_sociale #Elections #Electoralisme #Mouvements #Pensée_critique

  • « Mélenchon demande la dévotion aveugle. Celui qui doute trahit » : les extraits de « La Meute », une enquête sur La France insoumise
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/04/melenchon-demande-la-devotion-aveugle-celui-qui-doute-trahit-les-extraits-de

    BONNES FEUILLES Dans un livre à paraître mercredi 7 mai chez Flammarion (352 pages, 22 euros), les journalistes Charlotte Belaïch et Olivier Pérou décrivent la réalité du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Leur enquête, très fouillée, dessine, en creux, le portrait politique du leader populiste.

    (...) Aux yeux de tous, « insoumis » repentis ou actuels soldats, la rupture avec Charlotte Girard, la veuve de François Delapierre [cofondateur du Parti de gauche, l’un des plus fidèles mélenchonistes], fut la plus brutale. « Une boucherie », racontent les témoins. Après la mort du bras droit de Mélenchon, cette universitaire, dont l’expertise en droit public et l’analyse sont saluées, poursuit le combat à LFI. Personnalité centrale du mouvement, elle est notamment responsable du programme. Pressentie pour mener la liste « insoumise » aux européennes en 2019, elle fait part de sa circonspection quant à l’implication de Sophia Chikirou dans la campagne, cette dernière se trouvant alors au centre de l’enquête sur les comptes de campagne de Mélenchon pour des soupçons de prestations surfacturées. Or, en mélenchonie, on ne touche pas à Sophia Chikirou.

    Girard, également critique de l’improvisation programmatique des européennes, de l’éviction brutale de François Cocq, des hésitations face au mouvement des Gilets jaunes, est peu à peu mise de côté. « Personne n’a voulu la pousser dehors, assure Bompard. J’ai regretté son départ, elle m’avait dit qu’elle partait pour des raisons personnelles. » Pourtant, à l’époque, Charlotte Girard s’émeut auprès de nombreux cadres du fait que les réunions, fixées par Bompard lui-même, soient étonnamment organisées lorsqu’elle n’est pas disponible, elle qui enseigne à l’université et élève seule deux enfants. Elle sera remplacée par une militante associative pourtant inconnue des « insoumis » : Manon Aubry.

    Dans un texte publié sur Facebook, Girard annonce finalement son départ après le scrutin : « Certains, dont je suis, ont alerté, à plusieurs reprises, au sujet du fonctionnement – juste le fonctionnement – de La France insoumise. Tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord. Or une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester. » Après son départ, et malgré sa parcimonie dans les critiques émises, le récit de la traîtrise se met en place. (…) Et puis, il y a ce message de Mélenchon d’une rare violence, adressé à Girard, que certains chuchotent encore, outrés : « Delap aurait honte de toi. » (…)

    https://archive.ph/34aU8

    #LFI #syndrome

    • Interrogée à l’Assemblée nationale, la présidente des députés insoumis Mathilde Panot a réagi à la publication de « la Meute », y voyant « un ouvrage qui collectionne des ragots et des mensonges ». « Dans certains passages, il y a des gens censés se détester, qui sont amis dans la vraie vie », ajoute-t-elle. La cheffe de groupe souligne « qu’aucune idée politique ne se trouve dans ce livre, aucune de nos campagnes, aucune de nos mobilisations ». Et de rappeler : « si nous sommes des responsables politiques, c’est pour proposer un autre projet de société à ce pays ».

      C’est l’un des défauts de la séquence médiatique ouverte par le documentaire de Complément d’enquête et la Meute. Si ces travaux journalistiques seront instrumentalisés pour cornériser la France insoumise à l’approche du congrès du Parti socialiste en juin, esquivant ainsi le débat de fond sur la ligne politique du mouvement. Alors que celle-ci pourrait pourtant être sujette à débat.

      https://www.humanite.fr/politique/france-insoumise/la-meute-le-livre-qui-accuse-jean-luc-melenchon-et-sa-cour-de-pratiques-sec

    • Mercredi, les Insoumis avaient pour consigne de sécher toutes les invitations dans les matinales radio et télé. Mathilde Panot, la présidente du groupe, et Manuel Bompard, le patron du mouvement, ont été au devant des micros pour dénoncer tout à trac « un ouvrage qui collectionne à la fois des ragots et des mensonges » (pour la première) et « une collection de ragots et de fausses informations » (pour le second).

      https://www.mediapart.fr/journal/politique/070525/sectarisme-violences-verbales-autoritarisme-un-livre-enquete-bouscule-la-f

      Le reste de l’article défonce Chikirou, et poinçone les leaders mecs « visibles », sur les affaires de vss, et un peu MLCH sur les sujets habituels.

    • Aucune assemblée. Aucun vote militant. Aucun contre-pouvoir structuré. @floriemarie.fr
      https://bsky.app/profile/floriemarie.fr/post/3llqxylacjk2f

      On vient de me faire remarquer que la France Insoumise ne serait pas un « parti » mais un « mouvement ».

      Il est temps de vous partager un argumentaire béton pour répondre à ce genre de message digne de la plus médiocre des cultures politiques.

      Un fil.

      Appeler une structure « mouvement », ce n’est pas un acte magique. Ce n’est pas parce qu’on repeint la façade en mode disruptif qu’on change la nature du bâtiment.

      LFI est un parti politique, et même l’un des plus verrouillés de la scène actuelle.

      On y retrouve tous les ingrédients classiques :

      – Un leader quasi-incontesté qui concentre les décisions, la parole publique et les stratégies.

      - Des investitures imposées d’en haut sans processus démocratique réel, ni débat militant digne de ce nom.

      – Une communication ultra-centralisée où toute critique est perçue comme une trahison et peut vous en faire exclure dans l’heure qui suit.

      – Un fonctionnement électoraliste calibré pour capter du financement public, des dons et maintenir un appareil politique en place.

      Et surtout : aucun espace de délibération collective digne de ce nom.

      Aucune assemblée.
      Aucun vote militant.
      Aucun contre-pouvoir structuré.

      D’aucuns qualifient cela de totalitarisme.

      Alors oui, les insoumis disent que la FI est un « mouvement », comme LREM disait qu’elle n’était « ni de droite ni de gauche ».

      C’est ce qu’on appelle, dans le jargon, du marketing politique.

      Et du marketing plutôt très ordinaire en plus.

      Annoncer qu’on est un « mouvement » c’est une manière pratique de se défausser sur les autres, de jouer les outsiders tout en reproduisant exactement les mêmes logiques de pouvoir que les partis qu’on prétend dépasser.

      Voire des logiques pires que celles appliquées chez les autres dans le cas LFI.

      Ne pas assumer qu’on est un parti, c’est surtout un moyen de ne pas assumer ses responsabilités démocratiques.

      Pas de comptes à rendre.
      Pas de fonctionnement transparent.
      Pas de contradiction possible.

      Le tout emballé dans un storytelling « populaire » qui finit par infantiliser les membres et par neutraliser toute dynamique réellement collective.

      Bref, la France Insoumise n’est pas un contre-modèle partisan.

      Non, ce n’est pas un « mouvement ».

      C’est un parti comme les autres mais sans la moindre trace de toute forme de démocratie interne que les autres peinent à s’appliquer à respecter.

      Vous me direz, l’avantage dans tout ça c’est que contrairement aux autres partis politiques, la FI n’a pas l’hypocrisie de faire croire à ses membres qu’ils sont parties prenantes des orientations programmatiques et stratégiques par le vote en interne.

      Pas de démocratie, pas de problème. 😎😘

      Et puisque j’ai des petits malins qui renchérissent en m’envoyant le site de la FI qui est un gros ramassis d’éléments de langage bullshit de marketing politique bas de gamme, je vais vous faire un petit cadeau, voici une lecture commentée de leurs statuts

      Paix et amour (et changez de parti) 😘
      [c’est mal fichu, ça commence à 8’21]
      https://www.youtube.com/watch?v=BgKF3BjgsVU&list=PLVGFOBqWwQNyOhER7_Mk1Y1PyesX_YMTy&index=2

      #électoralisme

    • « Mélenchon est la créature d’une gauche timorée, bureaucratique et sans idées », Philippe Marlière
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/13/melenchon-est-la-creature-d-une-gauche-timoree-bureaucratique-et-sans-idees_

      LFI, mouvement personnel, conçu et organisé pour qualifier Mélenchon au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, s’est lui-même considéré comme « populiste » et « gazeux ». Si les politistes constatent la personnalisation adémocratique de LFI, certains la justifient sur deux plans : l’organisation de type « léniniste » serait adaptée au présidentialisme de la Ve République, aux nouveaux espaces médiatiques (en particulier les réseaux sociaux) et aux transformations profondes du militantisme (plus fluide et éphémère qu’autrefois). Selon un schéma populiste, Mélenchon serait ce dirigeant volontaire, charismatique, visionnaire, en adéquation avec les nouvelles structures du jeu et des institutions politiques. Par ailleurs, ce fonctionnement autoritaire, certes moralement discutable, serait justifié car il serait porteur de succès électoraux.

      Une faible assise locale

      Ces deux propositions méritent un examen critique : il semble paradoxal de s’opposer à la « monarchie républicaine » de la Ve République en lui empruntant son modus operandi antidémocratique et en acceptant, sans broncher, le comportement violent d’un individu qui refuse l’échange démocratique avec ses partenaires de gauche, et ne conçoit le rassemblement qu’autour de sa personne. Aucun parti politique dépourvu de démocratie interne n’a jamais pu rassembler les gauches en France, ce que démontre l’histoire du PCF, longtemps de nature stalinienne, qui avait pourtant une base sociale que n’a pas LFI.

      De plus, l’efficacité électorale de cette démarche autocratique n’est pas démontrée : à la présidentielle, Mélenchon, plus à gauche, plus déterminé et plus convaincant sur le plan médiatique, a bénéficié d’un vote utile dans la dernière ligne droite. Les résultats des élections intermédiaires sont médiocres pour LFI qui peine à rassembler 10 % des voix et a une faible assise locale dans de nombreux départements.

      LFI ambitionne de faire élire président un candidat qui a déjà échoué à trois reprises. Mélenchon est le seul candidat potentiel (gauche et droite confondues) qui serait assurément battu par le Rassemblement national (RN) au second tour. Les sondages montrent également que Mélenchon est jugé « plus dangereux pour la démocratie » que le RN. Par conséquent, pour empêcher le RN de ravir la présidence, il faudrait absolument éviter que Mélenchon ne se qualifie au second tour.

      Il y a un élément important que les commentateurs, journalistes ou universitaires, omettent : Jean-Luc Mélenchon n’est pas né à la politique lorsqu’il a créé LFI, en 2016. Il a longtemps été, de 1976 à 2008, un cadre du Parti socialiste (PS), formation à qui il doit sa carrière politique. Les militants de la gauche socialiste se souviennent de ses tendances autocratiques et colériques. Ce ne sont donc pas les circonstances politiques nouvelles qui ont façonné une quelconque stratégie pyramidale, mais un trait de caractère personnel.

      Une pensée révisable à souhait

      Celles et ceux qui connaissent Mélenchon depuis ses années socialistes savent que son parcours politique, ses idées, sont bien plus sinueux et adaptables que le récit qui en est fait aujourd’hui. Depuis les années 1990, il fut tour à tour « mitterrandolâtre » infatigable, républicain « laïcard », pro-européen maastritchien, proche du sionisme et d’Israël, social-démocrate de gauche revendiquant un droit à l’islamophobie, puis, depuis 2016, born again revolutionary, dénonçant l’islamophobie et néomilitant propalestinien.

      https://archive.ph/eZ2CD

      #politicien #miterrandolatre

  • Le coup d’État macrono-lepéniste soutenu par le PS, c’est trominion.
    https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/02/03/en-direct-budget-2025-francois-bayrou-va-recourir-deux-fois-au-49-3-lundi_65

    Le Parti socialiste a décidé de ne pas censurer le gouvernement Bayrou

    D’après des informations de l’Agence France-Presse et de Public Sénat dont Le Monde a obtenu confirmation, le bureau national du Parti socialiste, réuni ce lundi, a pris la décision de ne pas voter la censure du gouvernement de François Bayrou.

    Je répète souvent que je suis assez vieux pour avoir connu le tandem Pasqua-Pandraud. Ben maintenant tu pourras dire que tu as connu le couple Retailleau-Darmanin.

    • (je rigole, je l’avais pas vue venir celle-là :

      « Le PS ne votera pas la censure. Il faudrait que ça serve de leçon à LFI, qui nous sort le PS de la naphtaline à chaque fois en faisant alliance avec eux, pour se faire trahir 6 mois plus tard.
      Laissez crever le PS ! Plus d’alliance, que le PS disparaisse ! »

      LFI, y sont pas trop intransigeants, y sont trop indulgents, avec le PS)

    • On dirait un remake d’un nanard avec des morts vivants, tout ces crétins décrépis, incapables de penser à autre chose qu’à leur propre petit profit se précipitant avec leurs haches en main pour te saccager le NFP, et voila comment ceux que vous avez détestez reviennent d’entre les morts : Hollande, Vals, même Jospin sort du sable. On les détestait on croyait s’en être débarrassé, mais non, une poignée de députés suffisent pour que le FN et Marcon ressuscitent le PS.

    • Le groupe PS, c’est 59 députés élus sous étiquette PS et 7 divers gauche. Plus d’un demi escadron, c’est pas rien.
      Obtenue à nos frais, car la persistance de notabilités locales et nationales n’y aurait pas suffit, leur élection les a remis en selle. Puis, faute de désignation d’un.e PM NFP, la combinaison politique NFP s’est effondrée. D’abord, avec la censure, le RN a fait office de « groupe central », sans censure, le PS le remplace dans cette fonction. C’est le game.

      Confier la victoire au succès d’un homme providentiel et à un « parti mouvement » rétif à toute démocratie, ne serait-ce que participative, ce n’est pas sérieux. L’indifférence à la démocratie réelle de cette formation radicalement étatiste a peu dans notre contexte peu de chance de donner « le pouvoir au peuple », sauf dans un schéma fasciste. LFI ne politise rien, si peu de monde, car il n’y a pas l’espace, qui est verrouillé (venez faire les marionnettes à la manif, dans l’isoloir, et sion, fermez-la, on s’en occupe). La vision là encore électoraliste « des quartiers » vient de perdre à Villeneuve Saint-Georges, où une autre politique aurait pu - peut-être- in fine contraindre le PS à se coucher.

      Le pape de la gauche étatiste française, combien de divisions ?

      #électoralisme #combinaisons_politiques #gauche_de_droite #LFI

  • La farce des droites parlementaires
    https://www.youtube.com/watch?v=XxY26EPfbnM

    La séance à l’Assemblée nationale consacrée au débat sur la censure fut un parfait décor Potemkine de vie parlementaire, un assaut d’armée d’opéra des droites contre la gauche. Erreur de cible ? Non. Seul le refus du NFP les unit car le soutien à Barnier n’existe pas. Au total, ce fut un gargarisme assez laborieux avec une pauvre poignée d’éléments de langage. À cela s’ajoutait de temps en temps l’évocation de mon nom pour rajouter une odeur de soufre indispensable pour l’ambiance dans la troupe. J’arrête ici la jubilation qui m’anime à les voir si lourdement empêtrés dans leur décomposition politique. Leurs mines pendant le discours tranchant de Clémence Guetté était un régal. Je reviens à plus froid et comptable.

    Ces messieurs dames ont évoqué leur « majorité » relative « plus forte que celle du NFP ». Pastille avalée tout rond par les répondeurs automatiques médiatiques. Problèmes : où sont ces 230 députés invoqués par les orateurs pour montrer les muscles de la nouvelle entité gouvernementale  ? Se souvient-on que le groupe LR s’est enregistré à l’Assemblée comme groupe d’opposition jusqu’au soir du débat de censure ? Et refusait d’en changer comme cela lui avait pourtant été demandé en bureau de l’Assemblée dans un souci de clarification et de répartition du temps de parole ? Rectifié depuis. Est-on cependant certain pour autant de leurs votes quand vont arriver les documents budgétaires avec la hausse des impôts à laquelle tout ce petit monde se dit absolument réfractaire  ? Sans parler des amputations de dépenses. Les élus locaux de cette famille sont-ils prêts à cinq milliards d’amputation des budgets des collectivités locales  ? Je cite ici ce poste pour rappeler combien, si LR existe encore, c’est d’abord au Sénat où l’on est très connecté avec ces collectivités. Et elles votent dans deux ans pour élire la prochaine vague de sénateurs. Ce sera en pleine application du budget de cet automne. Ensuite, quels sont les députés des groupes macronistes volontaires pour le suicide électoral qui les attend après un budget d’économie de quarante milliards  ? Surtout après les déclarations de Gérald Darmanin et de ses amis déclarant ne pas vouloir voter le budget si les impôts augmentent. Et qui parmi les autres candidats de 2027 présents sur ces bancs est prêt à céder le monopole du bon cœur pour les riches et les entreprises  ? Rendez-vous jeudi soir à 18h quand les documents arriveront officiellement à la commission des finances où siège tout ce beau monde. De plus, tout cela aura lieu dans une ambiance à couper au couteau. Car la discussion budgétaire a déjà quinze jours de retard. C’est dire que les auditions, les amendements et les négociations de couloir vont se dérouler dans une ambiance de pression absolue. Un avant-goût de cette violence est donné par le délai entre l’arrivée du budget et le début de sa discussion en commission : 15 heures ! Un délai en bonne partie nocturne entre 18 heures le jeudi et 9 heures le lendemain matin. En avant pour une première nuit blanche budgétaire.

    D’une façon générale, j’apprécie la contribution à la confusion que nous procure l’amandine discrétion médiatique sur ce sujet. Comme d’habitude, cela aggravera la perception erronée que ces gens veulent avoir de la réalité. La voici pourtant en résumé : une nouvelle coalition est censée réunir un groupe parlementaire ultra minoritaire qui a le premier ministre. Mais celui-ci se déclare d’opposition. Et il est censé être uni à un archipel de groupes parlementaires présidentiels soutenant son choix de Premier ministre. Mais dont ils ne veulent pas voter le budget. Et pour finir tout ce château de carte repose sur la bonne volonté du groupe RN qui refuse la destitution et même la censure mais annonce qu’il va y recourir bientôt. Un gouvernement illégitime appuyé par une majorité relative qui n’existe pas, voilà qui est intéressant à vivre. Le projet de budget est donc condamné d’avance, quel qu’il soit. Il y aura 49.3 : Barnier l’a annoncé sur France 2. Et la censure sera proposée. Le NFP la votera et le RN aussi. Sans compter d’autres. Quel avenir excitant pour Barnier et ceux qui lui resteront acquis avec abnégation !

    Au demeurant, qu’est-ce qu’une « majorité » gouvernementale sans programme ? Car de programme, il n’y en a pas ici. Ni même l’ombre d’un. Car la déclaration politique du Premier ministre n’a été soutenue telle quelle par aucun orateur. Tous ont demandé à voir et déclaré qu’ils jugeraient sur les actes. Du coup, le Premier ministre n’a demandé aucun vote de confiance à l’Assemblée. C’est le troisième Premier ministre macroniste qui se défausse ainsi. Donc ni majorité, ni programme, ni confiance. C’est grand  ! Et face à cela, un chapelet d’orateurs, fustigeant le NFP qui ose proposer la censure. Comme si ce vote n’était pas, lui, une obligation. C’est du moins ce qu’avait dit Georges Pompidou la fois où il s’était dispensé de vote de confiance. Il avait affirmé dans son discours que la contrepartie évidente était la censure comme devoir pour ceux qui lui auraient refusé la confiance. Pourtant, pas un instant la morgue ignorante des orateurs des droites ne s’est relâchée. Proposer la censure ce serait « semer le chaos » ont répété sans imagination les porte-paroles des groupuscules présidentiels. De tels parlementaires ne méritent pas mieux que les mauvais traitements que le président de la République leur inflige.

    Mais avouons que la question du programme commun inexistant entre les droites qui prétendent pourtant « gouverner pour faire la seule politique possible » n’est pas un travers dont elles seraient les seules coupables. Au « centre gauche » c’est-à-dire à la droite du PS, la situation est la même. Une ribambelle de grands esprits haineusement hostiles au NFP (et bien sûr particulièrement à Mélenchon) ont pris la pause au moment d’annoncer la création de leur parti : eux sont « la gauche de gouvernement » comme le disent les bandeaux des chaînes d’info. Un gouvernement Delga ? Un gouvernement Hollande  ? Un gouvernement Bouamrane ? Oui mais pour quoi faire  ? Pour quel programme  ? Voilà précisément ce qu’ils ne sauraient dire. Et que personne n’a l’insolence de leur demander. Voici à son tour une « gauche gouvernementale » de décor carton-pâte. Trônes en carton, épées en bois. Résumons : la « gauche de gouvernement », qui se soucie de « ne pas être celle du tout ou rien », n’a ni candidat premier ministre, ni programme de gouvernement. Mais la gauche « de posture », celle « qui ne veut pas gouverner », propose pourtant l’un et l’autre. La première est en désaccord avec la seconde mais on ne sait pas sur quoi. Elle dénonce les déclarations d’un certain « Jean-Luc Mélenchon » omniprésent dans ses discours, sans jamais dire lesquelles. Elle signe des accords électoraux, mais les dénonce aussitôt élue, et jure que c’est la dernière fois. Après quoi son principal seigneur féodal, Carole Delga se sent autorisée à dire que les insoumis « n’ont aucune parole ». Les électeurs seront heureux qu’on le leur rappelle le moment venu.

    Bien sûr, ceux qui ont la patience de suivre des yeux ce cortège de #carnaval-politique s’en dégoûtent vite. Ce sont autant de composantes du renouveau d’un dégagisme qui sera sans précédent. Aussi longtemps que Macron s’accrochera à son trône, un intense exercice d’éducation populaire continuera dans ce sens. L’expérience mondiale sur le sujet est que cela ne fonctionne jamais en faveur des revenants zombie et fantômes du passé où s’est construit la farce gouvernementale en cours.

    https://melenchon.fr/2024/10/09/la-farce-des-droites-parlementaires
    #électoralisme

    • Élargir les bases socio-électorales de la gauche : nécessités, difficultés et incertitudes |Tristan Haute
      https://www.contretemps.eu/elargir-bases-socio-electorales-abstention-gauche-front-populaire

      Particulièrement depuis les dernières élections, les stratégies électorales de la gauche font l’objet de nombreux débats, qui dessinent des orientations distinctes parmi les forces et les personnalités qui composent le Nouveau Front populaire. Sur la base de résultats récents de sociologie électorale, le chercheur en sociologie politique Tristan Haute pointe le potentiel électoral des actuels abstentionnistes pour la gauche.

      ~~~

      Si l’alliance (très large) de gauche est arrivée en tête du second tour des élections législatives des 30 juin et 7 juillet dernier, son résultat en voix au premier tour (28 % des suffrages exprimés) a suscité d’importantes interrogations au sein de la gauche et dans le champ scientifique. Ainsi, de nombreuses critiques se sont faites entendre en opposition à la stratégie choisie, en particulier par la France Insoumise, de privilégier la mobilisation des « abstentionnistes déçu·es » aux « classes populaires traditionnelles »[1].

      En pratique, certain·es proposent de s’adresser davantage aux déçu·es du « macronisme », ce qui nécessiterait selon elles et eux d’amoindrir les ambitions économiques du programme du NFP en matière de rémunération et de protection sociale en faisant des « compromis » sur ces questions. D’autres proposent, pour élargir les bases électorales du NFP, de s’adresser aux classes populaires salariées ou retraitées, blanches et rurales qui se seraient détournées de la gauche au profit du RN.

      Cela nécessiterait de mettre au second plan les discours et mesures programmatiques en matière de discrimination, d’immigration, voire d’environnement ou d’aide sociale. Les tenant·es de ces positionnements, en partie contradictoires, sont d’autant plus audibles dans le débat public qu’ils et elles s’accordent sur la nécessité électorale d’affaiblir la place de LFI au sein du NFP, voire de l’en écarter. Il faut dire que LFI prône très officiellement une troisième stratégie : la mobilisation de ce qu’elle nomme le « quatrième bloc », composé des électeur·ices qui ne se rendent pas aux urnes (abstentionnistes ou non inscrit·es).

      C’est notamment cette stratégie qui explique l’attachement fort de LFI à un respect du programme du NFP mais aussi l’importance que le mouvement accorde à une pluralité d’enjeux (pouvoir d’achat, protection sociale, environnement, discriminations, services publics…). Il est certes difficile de discuter de la pertinence des modalités pratiques d’une stratégie de mobilisation des abstentionnistes, faute d’enquêtes quantitatives ou qualitatives permettant de saisir l’hétérogénéité sociale et politique de ce « quatrième bloc ».

      Mais l’analyse d’une nouvelle enquête post-électorale, réalisée à l’issue du scrutin législatif par Cluster 17, nous montre, à la suite d’une première enquête, que, pour la gauche, il est plus que jamais nécessaire de penser une stratégie s’appuyant avant tout sur la mobilisation de celles et ceux qui se situent en retrait des urnes.

      « Droitisation » et rejet de LFI, des présupposés à nuancer ...

  • Lycées privés : révélations sur une rallonge de 1,2 milliard d’euros d’argent public
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260824/lycees-prives-revelations-sur-une-rallonge-de-12-milliard-d-euros-d-argent

    Mediapart a enquêté sur les « bonus » que les #régions accordent, bien au-delà de leurs obligations légales, à certains lycées catholiques. Inconnue jusqu’ici, l’ampleur de ce financement public est jugée « stupéfiante » par certains élus de gauche.
    Bérénice Gabriel, Mathilde Goanec, Donatien Huet, Manuel Magrez, Mathilde Mathieu et David Perrotin
    26 août 2024


    Le sujet des moyens alloués à l’#école_privée est tant rebattu qu’il est difficile de croire qu’une part de mystère persiste… Et pourtant. Les chiffres sur les lycées que Mediapart a découverts, le ministère de l’éducation nationale n’en dispose pas. L’enseignement catholique, non plus. La Cour des comptes, n’en parlons pas.

    Ce qui est bien connu déjà, ce sont les financements publics en faveur des lycées sous contrat que la loi impose : les salaires des enseignant·es versés par l’État et les frais de fonctionnement que les régions doivent régler. Mais on sait moins que les établissements privés peuvent réclamer aux régions des #subventions en plus, dites « facultatives ». Or, une fois ces « bonus » votés, aucun listing national des bénéficiaires et montants n’est jamais publié. Leur ampleur était donc, jusqu’ici, insoupçonnée.

    À l’issue d’une enquête de plusieurs mois, les chiffres de ces financements, région par région, se révèlent colossaux. Entre 2016 (année du redécoupage de la carte régionale) et 2023, ce sont au minimum 1,2 milliard d’euros de #fonds_publics qui ont été ainsi distribués à des lycées privés par les régions métropolitaines, au-delà de leurs obligations légales (lire en boîte noire).

    [...]
    Certaines « rallonges » étonnent d’autant plus qu’elles profitent à des lycées catholiques problématiques. À #Paris, l’établissement Stanislas, visé par un rapport accablant de l’inspection générale de l’éducation nationale pointant des dérives sexistes ou homophobes, a empoché 1,5 million d’euros de « bonus » en huit ans. De quoi améliorer le confort d’une « maison » qui possède déjà sept gymnases, deux murs d’escalade et deux piscines… Et ce, alors que des enseignant·es des lycées publics d’Île-de-France dénoncent des classes sans bureau, de la moisissure sur les murs, des toilettes sans plafond.

    https://justpaste.it/e2j7v

    edit les inégalités d’enseignement entre public et privé
    https://seenthis.net/messages/1069068

    #séparatisme_scolaire #clientélisme #électoralisme

  • ENQUÊTE. Les étonnantes subventions allouées aux chasseurs au nom de la biodiversité
    https://www.francetvinfo.fr/france/chasse/enquete-les-etonnantes-subventions-allouees-aux-chasseurs-au-nom-de-la-

    Initier des écoliers à manier un couteau, distribuer des nichoirs en plastique, rembourser des déplacements en plein confinement... Selon la cellule investigation de Radio France et le magazine « Capital », des subventions reçues par des fédérations de chasseurs au nom de la biodiversité posent question.

  • ★ L’ABSTENTIONNISME, UN ACTE POLITIQUE - Socialisme libertaire

    Peu importe que le président de la République soit de droite ou de gauche. Pour résister à l’hégémonie néolibérale, l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter. Lutter contre le pouvoir, quel qu’il soit, car il corrompt les mieux intentionnés. Lutter pour l’émergence d’une société plus juste, plus libre et, pourquoi pas, égalitaire. Toutes les expériences socialistes de gouvernement, en France et ailleurs, sont des échecs au regard du socialisme. Ne parlons pas des dérives du communisme d’Etat. Quant à la gauche antilibérale, elle a montré combien les stratégies électoralistes sont destructrices de l’action collective (...)

    #élections #électoralisme #politiciens #étatisme #capitalisme #abstention #anarchisme #autogestion

    ▶️ Lire la suite...

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/03/l-abstentionnisme-un-acte-politique.html

  • ★ SI ET SEULEMENT SI… - Socialisme libertaire

    Si seulement la politique n’était pas un métier ; 
    Si seulement la politique ne se réduisait pas à la course politicienne ; 
    Si seulement nous votions pour des projets au lieu d’élire des gens ; 
    Si seulement les mandats étaient impératifs, que l’élection n’accordât pas des blancs-seings aux élus, mais les contraignît à conduire des projets d’intérêt général, vraiment d’intérêt général ;
    Si seulement les élus étaient révocables ;
    Si seulement les élus ne cumulaient pas les mandats et les indemnités ;
    Si seulement les élus n’étaient pas tous les mêmes ou presque, masculins, blancs et issus de classes aisées, et que leurs réunions ne fussent pas des raouts « non-mixtes racisés » ;
    Si seulement les élus ne faisaient pas mine de maîtriser alors qu’ils improvisent ;
    Si seulement les élus ne tentaient pas de nous faire oublier que leurs privilèges sont ceux des aristocrates d’aujourd’hui (...)

    #pouvoir #politiciens #capitalisme #étatisme #domination #servitude #élections #électoralisme #soumission #conformisme 💩

    #abstention #abstentionnisme

    #Anarchisme #Autogestion #Anticapitalisme #Antiétatisme #emancipation

    ⏩ Lire l’article complet…

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2021/04/si-et-seulement-si.html

  • ★ Pas d’élections ! Autogestion ! - Socialisme libertaire

    Les élections prétendent donner le pouvoir au peuple, mais la réalité est bien loin de celle-ci : voter, c’est donner sa voix à un-e politicien-ne pour qu’elle ou il parle et décide à notre place. Par différence avec le mandat clair de délégué-e-s révocables, élire c’est signer un chèque en blanc, car les promesses électorales n’engagent que celles ou ceux qui les croient. Elles se résument à des opérations de communication superficielles, masquant mal des luttes de pouvoir sur fond de grands intérêts économiques (révélés périodiquement par des affaires comme Clearstream ou Karachi).
    Les élections nous confortent dans l’illusion d’un choix, alors que les candidat-e-s sont présélectionné-e-s et que les votes concernent des courants politiques et non des décisions précises. Le pouvoir, au lieu d’être entre les mains de tou-te-s, reste cantonné à une élite, une oligarchie, et nous nous en retrouvons sans grande maîtrise sur nos vies, privilégiant à l’élaboration de projets communs la délégation, en mettant un bulletin dans une urne (...)

    #pouvoir #politiciens #élections #électoralisme #abstention #abstentionnisme

    #Anarchisme #Autogestion #émancipation

    ⏩ Lire l’article complet…

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/03/pas-d-elections-autogestion.html

  • ★ Contre la politique - Socialisme libertaire

    ★ Georges Herzig. In Le Réveil communiste-anarchiste n°10, 10 novembre 1900. 

    « Si les travailleurs voulaient y réfléchir un tant soit peu ils s’apercevraient bien vite que la participation à la vie politique, l’usage des droits électoraux que la bourgeoisie a bien voulu lui octroyer, dans son intérêt et pour diminuer les causes du mécontentement public, n’ont changé en rien ni la position historique du prolétariat vis-à-vis des autres classes, ni sa situation économique, restée inférieure, bien que, depuis cinquante-quatre ans de suffrage universel le sort des ouvriers ait défrayé la prose électorale de tous les partis politiques.
    La classe possédante — maîtresse des moyens de production, de l’outillage industriel, de la terre, des voies de communication, des rouages administratifs, instruite et limitant l’instruction du peuple, détenant toute autorité, depuis celle du garde-champêtre jusqu’à celle que confère le pouvoir exécutif — pouvait sans beaucoup de crainte appeler le prolétaire à sanctionner les lois faites par elle et lui donner ainsi une paît de responsabilité dans la marche des affaires publiques (...) »

    #prolétariat #bourgeoisie #capitalisme #étatisme #électoralisme #domination

    #émancipation #Anarchisme #Autogestion #Anticapitalisme #Antiétatisme

    ⏩ Lire le texte complet…

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2020/05/contre-la-politique.html

  • #anarchisme #émancipation
    #abstention #autogestion #abstentionnisme #démocratie
    #vote #électoralisme #élections #chimères > #politiciens #domination #servitude

    ★ LE SUFFRAGE UNIVERSEL N’EST PAS UN INSTRUMENT D’ÉMANCIPATION SOCIALE - Socialisme libertaire

    « Même avec le suffrage universel, et nous pourrions dire particulièrement avec le suffrage universel, le gouvernement est resté le serviteur de la bourgeoisie et le gendarme à son service. S’il en était autrement, si le gouvernement menaçait de devenir hostile à la bourgeoisie, si la démocratie pouvait un jour être autre chose qu’un leurre pour tromper le peuple, la bourgeoisie menacée dans ses intérêts s’empresserait de se révolter et emploierait toute la force et toute l’influence qui lui viennent de ce qu’elle possède la richesse pour rappeler le gouvernement à son rôle de simple gendarme à son service... » Errico Malatesta - L’anarchie (1892)

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2019/05/le-suffrage-universel-n-est-pas-un-instrument-d-emancipation-s

  • #retraite #prolétariat #électoralisme #politicien #parlementarisme #réformisme #étatisme
    #anarchisme #autogestion #anticapitalisme #antiétatisme

    ★ Nous désirons pour l’honneur et le salut des sociétés ouvrières que les revendications ouvrières restent toujours préservées de la corruption du parlementarisme... - GLJD

    (...) Déjà, nos compagnons de la Fédération jurassienne, en 1872, mettait en garde les travailleurs sur le suffrage universel et le parlementarisme :

    « Or, nous l’avons toujours dit et nous le redisons, le suffrage universel ne deviendra une chose sérieuse qu’à une condition : la conquête préalable de la liberté et de l’égalité. Dans une société composée de patrons et de salariés, de capitalistes et de prolétaires, ceux-là seuls qui possèdent sont libres ; le grand nombre ne connaît la liberté que de nom, et se trouve, malgré les déclarations de la loi, dans un état d’assujettissement, qui empêche son vote d’avoir une valeur morale. »

    « Le vote est une arme légale et les armes légales servent à nous duper, à nous opprimer, – jamais à nous donner la victoire. »

    « Nous savons que tout pouvoir politique, fût-il décoré des formes les plus républicaines et démocratiques, est et restera toujours un droit exclusif de la minorité privilégiée, un joug pour le peuple. » (...)

    ★ via le Groupe Libertaire Jules-Durand

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    ▶️ http://le-libertaire.net/desirons-lhonneur-salut-societes-ouvrieres-les-revendications-ouvrier

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  • #capitalisme #patronat #bourgeoisie #démocratie #domination #électoralisme #politiciens #partispolitiques #étatisme
    #anarchisme #abstentionnisme #autogestion #anticapitalisme #antiétatisme #émancipation

    ★ DE LA DÉMOCRATIE CAPITALISTE... - Socialisme libertaire

    Depuis l’avènement du capitalisme, le patronat à toujours agi dans l’ombre des partis politiques. Il se contentait de donner ses directives à ses sectateurs, les serviteurs que sont les hommes politiques.

    Il laissait ainsi croire au peuple qu’il n’était pour rien dans les décisions que les politicards prenaient. Il se donnait une sorte de virginité ! L’organisation du fonctionnement de la société capitaliste a évolué au fil des siècles mais elle s’est toujours faite en binôme (...)

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2017/06/de-la-democratie-capitaliste.html

  • #capitalisme #bourgeoisie #démocratie #politiciens #électoralisme #parlementarisme...
    #émancipation #Anarchisme #abstention #autogestion

    ★ NOUS BÂTIRONS NOTRE ÉMANCIPATION SUR LES RUINES DE LEURS PARLEMENTS - Socialisme libertaire

    « Ils disent nous représenter mais connaissent quoi de nos existences ?
    Sont-ils déjà venus dans nos rues, histoire de voir ce qui se passe ?
    À moi seul, je te représente plus que ton député,
    tes sénateurs, ministres et autres fils de…
     »

    Fonky Family – Dans la légende

    La démocratie parlementaire – ce système qui, via un ensemble d’institutions de « représentation » verticale, capte la souveraineté populaire pour nous déposséder de notre capacité à décider collectivement de nos vies – est moribonde. Du moins sous nos latitudes, où une majorité des individus autorisés à voter rechignent, depuis plusieurs années, à se rendre aux urnes pour porter au pouvoir une des crapules qui disent nous représenter (...)

    ▶️ Lire le texte complet…

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2016/03/nous-batirons-notre-emancipation-sur-les-ruines-de-leurs-parle

  • Les révolutionnaires et les élections (#conférenceLO, 21 février 2016)

    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/les-revolutionnaires-et-les-elections-65850.html

    Sommaire :

    Les longs débuts du #suffrage_universel en France
    – La #Révolution_française, une première tentative
    – Le suffrage universel, mis en œuvre par les révolutionnaires de #1848
    – La #Commune_de_Paris, un pouvoir démocratique
    – La #République_parlementaire installée sur les ruines de la Commune de Paris
    – De nombreuses restrictions au suffrage universel

    Le développement des #partis_ouvriers socialistes de la 2ème Internationale
    – En #France, plusieurs partis socialistes et différentes tactiques électorales
    – Avec la #grève_de_Decazeville, la formation d’un groupe socialiste au Parlement
    – Contre la participation d’un ministre socialiste à un gouvernement bourgeois
    – Le #parti_social-démocrate en Allemagne et la montée de l’influence électorale
    – L’expérience de la social-démocratie russe - Le #parti_bolchevik

    Le #Parti_communiste et ses élus dans les années 1920
    – Des législatives de 1924…
    – … aux municipales de 1925, « semer l’idée communiste »
    #Lutte_Ouvrière et les élections
    – Un courant communiste révolutionnaire
    – Le suffrage universel, toujours bien encadré
    – Faire entendre le camp des travailleurs
    – Construire le #parti_révolutionnaire

    Annexe

    #social-démocratie #révolution_sociale #communisme #démocratie_bourgeoise #communisme_révolutionnaire #LO
    #démocratie_ouvrière #élection #électoralisme #PCF

  • #électoralisme #élections #chimères
    > #politiciens #bourgeoisie #capitalistes #domination #servitude

    #émancipation #anarchisme
    > #abstentionnisme #abstention #anticapitalisme #autogestion

    #élections #antiélectoralisme

    ★ Vote = délégation de pouvoir et symbole de la répression de l’expression politique de la société... - Groupe Libertaire Jules-Durand

    Les élections sont le symbole de régimes qui empêchent de fait la société de prendre ses propres décisions. Depuis des temps immémoriaux, les processus électoraux ont été un instrument par lequel les structures de pouvoir qui gouvernent la société ont créé le consensus correspondant qui a facilité « la coopération » entre gouvernants et gouvernés, et grâce auquel elles se sont dotées de leur légitimité si nécessaire. Les urnes ont été présentes d’une manière ou d’une autre, mais toujours pour maintenir la domination d’une minorité dirigeante sur le reste de la population.
    Les référendums sont un autre exemple paradigmatique de l’utilisation des urnes pour confirmer la volonté des élites chargées de formuler la question et d’établir les réponses possibles. En ce sens, les élections sont aussi une autre manière de réprimer l’expression de la volonté de l’individu, et par extension de la société dans son ensemble. L’acte de voter consiste à déposer un bulletin dans une urne avec lequel l’électeur exprime son soutien à un certain parti politique, mais en aucun cas il ne sert à exprimer ce qu’il veut ou attend réellement de ladite organisation et de ses principaux dirigeants (...)

    ▶️ Lire le texte complet…

    ▶️ http://le-libertaire.net/vote-delegation-pouvoir-symbole-repression-lexpression-politique-soci


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  • Les Gilets jaunes entre spectacle et révolte. Réaction ou révolution sociale ?
    par Patrick Mérin – 01/2019 : https://le-cafe-anarchiste.info/gilets-jaunes-spectacle-revolte-revolution

    Les Gilets Jaunes (GJ) font le spectacle sur des ronds points et ont le vent en poupe depuis fin novembre dans les médias, on entend beaucoup de choses sur eux. On a pu voir au début les « grands » médias avoir un regard favorable sur les GJ (ça leur faisait un sbonnet rouge gilet jaune pere noelujet pour diffuser leurs propres cultures antitaxe), puis suite aux casses du 1er décembre et aux demandes plus « sociales », ils eurent un regard moins favorable, tentant la division des GJ (dichotomie entre vrais ou faux GJ, etc).

    Même si ce mouvement peut être protéiforme et non monolithique, et qu’à certains endroits (ou certaines personnes) il y a de bonnes pratiques et aussi des idées émancipatrices déclarées, il se trouve cependant que, dans l’ensemble du mouvement, beaucoup de choses posent question (Lire Les gilets jaunes ou la politique masquée ou Le choix dangereux du confusionnisme), même si celui-ci peut peut-être changer globalement d’essence dans les prochaines semaines, le tout dépendant du rapport de force et de l’implication révolutionnaire en son sein. /.../

    #giletsjaunes #revolte #electoralisme #capitalisme #anarchisme

  • #Mexique : de grands défis pour la... "candidate indigène à la présidentielle" ?

    Les observateurs et autres activistes qui avaient essentialisé l’inclination « autonomiste » de la rébellion zapatiste, prétendument rétive à la voie politique nationale, en sont pour leurs frais. Le mouvement indigène mexicain souhaite peser dans les rapports de force là où s’ouvrent des espaces. Les partis de « la gauche institutionnelle » ont beau dénoncer un risque de division des voix, le CNI et l’EZLN considèrent avoir été trahis à moult reprises par leurs représentants.

    C’est faire un grave contresens politique que de présenter cette "non-candidature" comme une candidature, ainsi que le fait pour la seconde fois Bernard Duterme, transformant le sens et donc la compréhension possible.
    http://www.lesoir.be/99813/article/2017-06-15/mexique-de-grands-defis-pour-la-candidate-indigene-la-presidentielle
    Il avait déjà donné son interprétation normalisante dans l’article d’annonce en décembre dans Libération :
    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/26/mexique-une-candidate-indigene-a-la-presidentielle_1537530

    Cette démarche du Congrès National Indigène n’est pas "citoyenne" au sens où nous l’entendons. Ce n’est pas un nouveau podemos. Pas plus que ça n’est une démarche communiste et encore moins anarchiste ! Ce n’est pas un nouveau parti politique mais un pari électoral : celui d’une représentation INDIGÈNE ; et ce n’est pas faire de l’essentialisme que dire ça, juste faire preuve d’humilité. Ne pas stériliser les champs des possibles, aussi. Se taire, écouter et transmettre plutôt qu’interprêter en déformant, comme nous le faisons si souvent.

    En lisant sans trahir leur texte, il n’est pas possible de ne pas mentionner dans un article censé expliquer la campagne que :
     
    – Le but de n’est pas d’être élu : il n’y aura pas d’appel au vote, pas de promesses électorales. Le but est de montrer qu’un autre fonctionnement politique est possible, horizontal, et transmettre la parole des indigènes et des plus pauvres, des minorités exclues. Et surtout d’être enfin intégré a la société civile sur ces bases de fonctionnement différent : "un mundo donde quepan mucho mundos"

    – Le processus même n’a aucun rapport avec ce que nous connaissons et pratiquons : María de Jesús Patricio a été désignée après de longues rencontres, après un tres long débat et son mandat est révocable à tout instant dès lors qu’elle ne s’y tiendrait plus. Elle devra respecter les très strictes règles de la représentation collective :
    "Servir et non se servir, construire et non détruire, obéir et non ordonner, proposer et non imposer, convaincre et non vaincre, se baisser et non se hisser, représenter et non tromper"

    – Le programme est clairement indigène comme le montre l’extrait du premier discours de "Marichuy" : elle appele à détruire “un système qui nous éteint”. Elle ajoute : “Nous nous battons pour la vie et la défense de nos terres, de l’eau et des arbres qu’ils détruisent, pour ce que nous souhaitons protéger, chérir et reprendre. Il n’y a que de cette manière que les peuples autochtones continueront à exister et qu’il y aura de la vie pour protéger ce qu’ont hérité les ancêtres”.

    – Par ailleurs la campagne ne bénéficiera d’aucune subvention étatique, politique, même si légalement elle y a droit : c’est le prix de l’autonomie. Et là dessus les zapatistes et leurs proches sont intransigeants.

    Et quelque chose me dit, car l’opiniâtreté est une de leurs grandes forces, en plus de la malice, que même si les 1% de signatures des listes électorales en provenance d’au moins 17 des 32 États fédérés ne sont pas obtenues, la campagne continuera ;)

    Voir les traductions françaises sur le site officiel http://enlacezapatista.ezln.org.mx et les communiqués du CNI à la source
     http://www.congresonacionalindigena.org

    #CNI #EZLN #zapatisme #minorités #representation #electoralisme

  • #Mélenchon, insoumis aux intérêts des travailleurs | Lutte de classe, mensuel de @Lutte_ouvvriere
    http://mensuel.lutte-ouvriere.org//2017/05/15/melenchon-insoumis-aux-interets-des-travailleurs_91489.html


    Sommaire :
    – Un programme réformiste #réformisme
    – Un #nationalisme exacerbé et une posture antieuropéenne
    – Une posture d’entre-deux-tours pleine de calculs #electoralisme
    – Grandes manœuvres et choix cruels pour les dirigeants du #PCF