• Gaz et flouze à tous les étages

    L’année dernière, dans le documentaire Main basse sur l’énergie , je racontais comment le service public de l’électricité avait été mis à mal depuis une dizaine d’années par les gouvernements et les directions successives. Le projet actuel de privatisation totale d’EDF, initié par le gouvernement et la direction d’EDF, « joliment » intitulé Hercule, est une étape supplémentaire de la casse du service public.

    Les salarié.e.s du gaz (et par conséquent les ex-usagers devenus désormais des client.e.s… vaches à lait !) vivent déjà depuis 2007 cette destruction du service public GDF (Gaz de France). Ils savent que leurs efforts servent avant tout à faire remonter des dividendes aux actionnaires d’Engie, le nouveau nom de la fusion GDF-Suez. Ils ont conscience du véritable hold-up de l’argent public. Ils voient la dégradation de leurs conditions de travail, ils s’inquiètent du manque d’investissements dans un secteur où la sécurité est pourtant primordiale, le gaz. Ils constatent avec colère la hausse du prix du gaz - + 80% depuis une douzaine d’années. Ils déplorent la fuite en avant de la direction d’Engie dans un business de l’immédiat et de coups financiers à court terme.

    https://www.youtube.com/watch?v=dascczKdwtc

    Le lien vers l’intégralité de la vidéo  : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Dans mon nouveau documentaire, Gaz et flouze à tous les étages , produit une fois de plus par la Fédération CGT de l’Energie, je raconte tout cela... et pire encore : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Ce film, comme ceux que j’ai réalisés ces dernières années avec plusieurs syndicats combattifs, Vérités et mensonges sur le SNCF / Transport de marchandises : changeons d’ère / Main basse sur l’énergie, constitue des outils et des armes pour vous opposer à la casse de nos services publics.

    Alors, citoyen.e.s, usagers, salarié.e.s, réalisez des projections publiques pour débattre et faire la nique aux faux débats de Macron !!!

    Il est encore temps de sauver nos services publics !

    Gilles Balbastre, réalisateur

    Gaz et Flouz€ à tous les étages Gilles Balbastre Ciné Débat ce vendredi 18 octobre 2019 à 18h30 à Tourcoing.
    https://lille.demosphere.net/rv/7132

    #gilles_balbastre #vol #gaz #fric #médias #lutte #services_publics #Gilles_Balbastre #émancipation #journalisme #documentaire #privatisation #énergie #électricité #france #ue #union_européenne #europe  #économie #politique #CGT

  • Le sabotage de la centrale nucléaire Doel 4 a couté plus de 100 millions d’euros. C’était le 5 août 2014.

    Le sabotage de Doel 4 reste un mystère, 5 ans après les faits - Aubry Touriel - 5 Aout 2019 - VRT

    Ce lundi, cela fait exactement 5 ans que le réacteur nucléaire Doel 4 a été mis à l’arrêt durant quatre mois et demi en raison d’une fuite d’huile. On ignore toujours qui a commis ces actes de malveillance.

    Le 5 août 2014, à 11 heures 06, une vanne de sécurité, censée servir en cas d’incendie, a été ouverte dans la partie non nucléaire de la centrale de Doel. En 37 minutes à peine, 65.000 litres d’huile de graissage se sont écoulés dans un réservoir de secours. La turbine a tourné un bon moment à sec avant d’être mise à l’arrêt, ce qui a provoqué de sérieux dégâts. Les coûts de réparation dépassent les 100 millions d’euros.

    Du jamais vu
    C’est la première fois qu’un sabotage de ce type se produit en Belgique. Il y a cinq ans, le parquet fédéral a lancé une enquête dans la plus grande discrétion.

    En décembre 2014, l’OCAM (Organisation de coordination pour l’analyse de la menace) a déclaré que l’enquête avait montré qu’il s’agissait d’un acte criminel préparé depuis longtemps. Selon lui, l’enquête suit la voie du terrorisme. « Si le parquet fédéral travaille sur ce dossier, c’est qu’il va dans cette direction », expliquait André Vandoren, le responsable de l’OCAM de l’époque.

    L’enquête se concentre sur les employés qui étaient présents dans la salle des turbines le 5 août. Le scénario le plus logique voudrait que l’un d’entre eux soit responsable du sabotage. Une soixantaine de personnes, employés d’Electrabel et sous-traitants, sont concernées. Elles ont toutes été interrogées. Le groupe de suspects possibles s’est alors réduit et un détecteur de mensonges a également été utilisé, mais aucun résultat concret, depuis.

    Les enquêteurs ne disposent pas d’images caméra de l’ouverture du robinet, ils n’ont retrouvé ni empreinte digitale ni matériel génétique. Afin d’éviter de nouveaux sabotages, les procédures de sécurité ont été renforcées, explique Hellen Smeets d’Engie Electrabel : « L’accès au site a été encore renforcé. D’autres caméras ont été installées. Certaines installations ont été sécurisées. Les employés ne sont plus autorisés à se rendre seuls dans certaines zones, ils doivent toujours être accompagnés d’un collègue. »

    Toutes les centrales nucléaires belges appliquent ces mesures. « Nous en avons tiré des enseignements », déclare Ines Venneman, de la AFCN, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire. « Nous avons pris de nombreuses mesures pour éviter de tels incidents à l’avenir. La Belgique joue désormais un rôle de premier plan dans ce domaine. Nous donnons des ateliers sur les menaces internes, également à l’étranger. »

    Rien de neuf en cinq ans
    Cinq ans plus tard, l’enquête est toujours en cours d’ouverture, « mais elle est très complexe », explique le parquet fédéral qui s’abstient de commentaires supplémentaires.

    Du côté d’Engie Electrabel, même son de cloche : « En 2016, Electrabel a demandé une enquête supplémentaire afin de clarifier cette affaire, qui a causé de sérieux dommages à l’entreprise », déclare Hellen Smeets. « L’enquête est toujours en cours. Nous ne pouvons pas commenter l’état actuel des choses. »

    Source : https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/08/05/le-sabotage-de-doel-4-reste-un-mystere-5-ans-apres-les-faits

    #nucléaire #énergie #électricité #centrale_nucléaire #énergie_nucléaire #Belgique #le_risque_nucléaire #Sabotage

  • Le numéro 0 de la revue #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...


    Sommaire :

    La revue est disponible en ligne :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2016/09/nunatakzero.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

    –-----

    des info plus détaillées sur le numéro 1 déjà sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/784730

    #revue #montagne #Alpes #montagnes

  • Un vélomoteur électrique prend feu spontanément à Schaerbeek RTBF avec Agences - 29 Juillet 2019

    Les pompiers de Bruxelles sont intervenus pour un vélomoteur électrique en feu à Schaerbeek, lundi après-midi. Il s’agit probablement d’une inflammation spontanée, selon le porte-parole des pompiers bruxellois, Walter Derieuw.

    « Les pompiers de Bruxelles sont intervenus rue Gaucheret à Schaerbeek, (lundi) après-midi vers 14h, pour un vélomoteur en feu. Le véhicule était stationné dans la rue et n’était pas en charge. Il s’agit probablement d’une inflammation spontanée », explique Walter Derieuw.

    « Les batteries ont été placées dans un fût métallique rempli d’eau pour un refroidissement de longue durée. Les services communaux sont maintenant occupés à évacuer le fût vers un endroit sécurisé. La température sera réévaluée après 24 heures », détaille le porte-parole des pompiers.

    Ce type d’incident peut aussi bien arriver en hiver qu’en été. « Cela n’a rien à voir avec la canicule que nous avons vécue », affirme M. Derieuw.

    Selon les informations que possède le porte-parole des pompiers bruxellois, c’est le troisième véhicule électrique qui prend feu à Bruxelles cette année. Deux voitures électriques avaient aussi été plongées dans le conteneur de l’usine Audi à Forest. 

    Suite à ces incidents, le Service d’incendie et d’aide médicale urgente (Siamu) de Bruxelles a décidé de lancer une procédure pour l’achat d’un conteneur, destiné à immerger des véhicules électriques en feu, a encore précisé Walter Derieuw.

    En Belgique, plusieurs véhicules électriques, notamment de la marque Tesla, ont déjà pris feu de manière spontanée https://www.rtbf.be/info/societe/detail_tesla-des-batteries-plus-performantes-mais-aussi-plus-dangereuses?id=102

    Source : https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_un-velomoteur-electrique-prend-feu-spontanement-a-schaerbeek?id=10281741

    #vélo #cyclisme #vélomoteur #innovation #électricité #piege_à_cons #batteries #Actualités_High-Tech #High_Tech #incendie

  • Les éoliennes d’engie et des autres, ça tue les Chauves-Souris !

    Eoliennes : engie teste un système de protection des chauves-souris - Hanna Schevenels (St.) - 16 Juillet 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_eoliennes-engie-teste-un-systeme-de-protection-des-chauves-souris?id=102

    Engie vient d’installer un système de protection des chauves-souris sur une de ses éoliennes. Il s’agit d’un test qui a lieu dans le parc éolien de la commune de Modave, à Liège. Le principe : dissuader les chauves-souris d’aller à la rencontre des éoliennes grâce à des ultra-sons

    Dans le parc éolien de Modave, une des cinq éoliennes se démarque des autres. À son sommet, on aperçoit cinq haut-parleurs à ultra-sons très puissants, un micro et des caméras infrarouges. Le but de ces toutes nouvelles installations : repousser les chauves-souris. Il s’agit d’un système déjà utilisé aux États-Unis, mais du tout premier test de ce genre en Europe.

    Dégageant de la chaleur, les éoliennes attirent des insectes, mets de choix des chiroptères. Les parcs éoliens deviennent donc de véritables territoires de chasse pour ces derniers. Le risque d’incident est alors élevé : les chauves-souris peuvent se faire percuter par les pales des éoliennes ou se faire prendre dans des turbulences produites par les vents puissants. En plus d’être des espèces protégées, les chauves-souris se révèlent d’un grand intérêt biologique. Selon Loïc Biot, chef de projet du parc éolien de Modave, il convient donc de les préserver.

    Le système de protection actuel, installé sur l’ensemble des parcs, n’est pas adapté. Il prévoit un arrêt des éoliennes à titre préventif durant certaines périodes où les chauves-souris sont particulièrement actives. Cette solution n’est pas efficace : “Parfois nous arrêtons les éoliennes quand il n’y a pas de chauves-souris. Et parfois il y a des chauves-souris et le parc n’est pas arrêté”, explique Loïc Biot. Ce n’est pas idéal, tant au niveau de la protection des chauves-souris que de la production d’énergie verte. “L’objectif du nouveau système mis en place est donc de gérer l’arrêt des éoliennes d’une manière plus dynamique, et qui se base sur la présence réelle des chauves-souris” poursuit le chef de projet. 

    La nouvelle installation repose sur deux systèmes : la détection des chiroptères par des caméras infrarouges et des micros, et leur effarouchement par des infra-sons. Ces infra-sons forment un bouclier sonore qui les repoussent. Le système se révèle ainsi à la fois positif pour la protection des chauves-souris, mais aussi pour la production d’énergie verte. Les éoliennes ne seront en effet mises à l’arrêt que si c’est réellement nécessaire, ce qui devraient augmenter la production.

    Toujours en phase de test, le nouveau système de protection n’a pas encore fait ses preuves. En octobre, en fonction des résultats, Engie prendra la décision d’étendre, ou non, son système d’ultra-sons sur l’ensemble de ses éoliennes.

    #engie et les autres #chauves-souris #moustiques #écologie #chiroptère #pipistrelle #énergie #éoliennes #électricité #éolien #énergie_éolienne #énergie_renouvelable

  • Le port d’Ostende fustige un projet de parc éolien français qui pourrait couper des lignes maritimes. 8 Juillet 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-port-d-ostende-fustige-un-projet-de-parc-eolien-francais-qui-pourrait

    Le parc éolien que la France prévoit d’ériger au large de Dunkerque, à la limite des eaux territoriales de la Belgique, se trouve sur les routes maritimes reliant Ostende au Royaume-Uni. C’est en tout cas le constat dressé par le port d’Ostende. Le port risque de ne plus être accessible pour les ferrys à destination ou en provenance de Grande-Bretagne. Les responsables du port ostendais tirent donc la sonnette d’alarme et vont adresser ce lundi un avis juridique aux autorités françaises. « Ce parc éolien risque de mettre à mal les services de ferry que le Royaume-Uni entend relancer à la suite du Brexit », ajoute Dirk Declerck, l’administrateur délégué du Port d’Ostende au journal De Tijd. "Douvres et Ramsgate seront inaccessibles. Si le projet se poursuit, la route maritime classique, utilisée également par les autres navires, sera complètement bloquée."

    Un parc de 45 éoliennes à 10 kilomètres des côtes
    Les autorités françaises ont accordé le mois dernier au groupe EDF le développement d’un nouveau parc éolien à 10 kilomètres au large de Dunkerque. Ce parc, d’une superficie de 70 kilomètres carrés, se situera à la limite des eaux territoriales belges. Quarante-cinq turbines doivent s’y dresser d’ici 2026. C’est le groupement EDF renouvelables, Innogy et Enbridge qui a été retenu pour la construction et l’exploitation de ce parc qui fournit en électricité 500.000 foyers.

    D’autres démarches juridiques pourraient être envisagées
    L’administration du port d’Ostende a à plusieurs reprises depuis le début de cette année mis en garde le ministre en charge de la Mer du Nord, Philippe De Backer, et le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Les autorités belges ont pris contact avec la France mais sans réaction officielle jusqu’ici. « Le fait qu’actuellement aucun service de ferry ne soit opérationnel n’est pas important dans cette affaire », selon le professeur gantois en Droit maritime, Eric Van Hooydonk, qui épaule le port d’Ostende dans ce dossier. « Les Etats côtiers ne peuvent pas exécuter, dans leur zone de 12 milles, de constructions susceptibles d’entraver l’accès des ports de pays voisins. C’est inscrit dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, signée par la Belgique et la France notamment. » Sans réaction de la part de la France, d’autres démarches juridiques pourraient être envisagées a ajouté l’administrateur délégué du port d’Ostende dans De Tijd.

    #navires #car_ferry #Brexit #énergie #éoliennes #électricité #éolien #énergie_éolienne #environnement #énergie_renouvelable #écologie #éolienne #Droit_maritime #EDF #ue #union_européenne

  • Ambon(Bretagne) : une éolienne de 80 m en feu Thierry Peigné - 25 Juin 2019 - FR3 Bretagne
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/vannes/ambon-eolienne-80-m-feu-1690654.html

    Une éolienne etait en feu ce mardi 25 juin au niveau de la commune d’Ambon. L’incendie a pris au niveau de la turbine.

    Vu la hauteur de l’éolienne, près de 80 m et vu la fumée qui s’en dégage, l’incendie est visible de loin. 32 pompiers sont sur place pour contenir l’incendie de cette éolienne du parc de Kéruelqui se situe en bordure de la RN 165, sur la commune d’Ambon.

    Selon la préfecture du Morbihan, le feu aurait pris dans la machinerie, au niveau de la turbine, soit sur le haut de la structure.
    . . . . . .

    #énergie #éoliennes #électricité #éolien #énergie_éolienne #environnement #énergie_renouvelable #écologie #éolienne

  • Pauvreté: la misère des indicateurs

    Alors que l’#ONU s’était félicitée de la diminution de l’#extrême_pauvreté de moitié, la pauvreté, elle, aurait au contraire augmenté depuis 1990. Tout dépend des critères retenus.

    Eradiquer l’extrême pauvreté et réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Tels sont les deux premiers buts que se sont fixés les Nations Unies d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (#Agenda_2030). Est-ce réaliste ? Tout dépend de la façon dont seront calculés les résultats !

    En 2015, l’ONU avait annoncé avoir atteint sa cible fixée en l’an 2000 : l’extrême pauvreté avait été réduite de moitié. Pourtant, son mode de calcul est largement contesté aujourd’hui. Non seulement, il n’est pas aisé de mesurer la pauvreté, mais la méthode choisie peut répondre avant tout à des considérations idéologiques et politiques.

    Selon le multimilliardaire #Bill_Gates, s’appuyant sur les chiffres de l’ONU, le monde n’a jamais été meilleur qu’aujourd’hui. Selon d’autres voix critiques, la pauvreté a en réalité progressé depuis les années 1980. Où est la vérité ?

    Le Courrier a voulu en savoir davantage en interrogeant #Sabin_Bieri, chercheuse au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne. La spécialiste était invitée récemment à Genève dans le cadre d’une table ronde consacrée à la lutte contre la pauvreté, organisée par la Fédération genevoise de coopération.

    L’ONU s’était félicitée de la réduction de l’extrême pauvreté de moitié (Objectifs du millénaire). Est- ce que cela correspond à la réalité des faits ?

    Sabin Bieri : Si l’on prend le critère qu’elle a choisi pour l’évaluer (élaboré par la #Banque_mondiale), à savoir un revenu de 1,25 dollar par jour pour vivre (1,9 à partir de 2005), c’est effectivement le cas, en pourcentage de la population mondiale. Mais pour arriver à ce résultat, la Banque mondiale a dû modifier quelques critères, comme considérer la situation à partir de 1990 et pas de 2000.

    Ce critère de 1,9 dollar par jour pour évaluer l’extrême pauvreté est-il pertinent justement ?

    Ce chiffre est trop bas. Il a été choisi en fonction de quinze pays parmi les plus pauvres du monde, tout en étant pondéré dans une certaine mesure par le pouvoir d’achat dans chaque pays. Ce seuil n’est vraiment pas adapté à tous les pays.

    Et si une personne passe à trois dollars par jour, cela ne signifie pas que sa qualité de vie se soit vraiment améliorée. De surcroît, la majeure partie de cette réduction de l’extrême pauvreté a été réalisée en #Chine, surtout dans les années 1990. Si on enlève la Chine de l’équation, la réduction de l’extrême pauvreté a été beaucoup plus modeste, et très inégale selon les continents et les pays. On ne peut donc plus s’en prévaloir comme un succès de la politique internationale ! L’extrême pauvreté a beaucoup augmenté en #Afrique_sub-saharienne en particulier.

    Tout cela est-il vraiment utile alors ?

    Il est pertinent de parvenir à une comparaison globale de la pauvreté. Je vois surtout comme un progrès le discours public qui a émergé dans le cadre de ces Objectifs du millénaire. La réduction de l’extrême pauvreté est devenue une préoccupation centrale. La communauté internationale ne l’accepte plus. Un débat s’en est suivi. Accepte-t-on de calculer l’extrême pauvreté de cette manière ? Comment faire autrement ? C’est là que j’y vois un succès.

    Dans ses travaux, le chercheur britannique #Jason_Hickel considère que la Banque mondiale et l’ONU ont choisi ces chiffres à des fins idéologiques et politiques pour justifier les politiques néolibérales imposées aux pays du Sud depuis la fin des années 1980. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est pas loin de la réalité. Ce sont des #choix_politiques qui ont présidé à la construction de cet #indice, et son évolution dans le temps. La Banque mondiale et le #Fonds_monétaire_international ont mené des politiques d’#austérité très dures qui ont été vertement critiquées. Si on avait montré que la pauvreté avait augmenté dans le même temps, cela aurait questionné l’efficacité de ces mesures. Au-delà, ces #chiffres sur l’extrême pauvreté sont utilisés par nombre de personnalités, comme le professeur de l’université d’Harvard #Steven_Pinker pour justifier l’#ordre_mondial actuel.

    Certains experts en #développement considèrent qu’il faudrait retenir le seuil de 7,4 dollars par jour pour mesurer la pauvreté. A cette aune, si l’on retire les performances de la Chine, non seulement la pauvreté aurait augmenté en chiffres absolus depuis 1981, mais elle serait restée stable en proportion de la population mondiale, à environ 60%, est-ce exact ?

    Oui, c’est juste. Nombre de pays ont fait en sorte que leurs citoyens puissent vivre avec un peu plus de 2 dollars par jour, mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment augmenté leur #standard_de_vie. Et le plus grand souci est que les #inégalités ont augmenté depuis les années 1990.

    Une mesure plus correcte de la pauvreté existe : l’#Indice_de_la_pauvreté_multidimensionnelle (#IPM). Qui l’a développé et comment est-il utilisé aujourd’hui dans le monde ?

    Cet indice a été créé à l’université d’Oxford. Adapté par l’ONU en 2012, il est composé de trois dimensions, #santé, #éducation et #standard_de_vie, chacune représentée par plusieurs indicateurs : le niveau de #nutrition, la #mortalité_infantile, années d’#école et présence à l’école, et le #niveau_de_vie (qui prend en compte l’état du #logement, l’existence de #sanitaires, l’accès à l’#électricité, à l’#eau_potable, etc.). L’indice reste suffisamment simple pour permettre une #comparaison au niveau mondial et évaluer l’évolution dans le temps. Cela nous donne une meilleure idée de la réalité, notamment pour les pays les moins avancés. Cela permet en théorie de mieux orienter les politiques.

    https://lecourrier.ch/2019/06/13/pauvrete-la-misere-des-indicateurs
    #indicateurs #pauvreté #statistiques #chiffres #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

    ping @reka @simplicissimus

    • J’explique régulièrement que l’argument monétaire est globalement de la grosse merde pour évaluer la pauvreté. Ce qu’on évalue, en réalité, c’est la marchandisation de populations qui étaient jusqu’à présent épargnées et donc une réelle augmentation de la pauvreté inhérente au fonctionnement du capitalisme.

      Un exemple simple pour comprendre : une famille de petits paysans qui vivent plus ou moins en autosuffisance.

      Ils ont un toit sur la tête (mais pas forcément l’eau courante et l’électricité) et ils cultivent et élèvent une grande part de leur alimentation. Les excédents ou produits d’artisanat permettent éventuellement d’acquérir des merdes modernes sur le marché monétarisé, mais majoritairement, ils échangent avec des gens comme eux.
      Ils sont classés extrêmement pauvres par la BM, parce qu’ils n’ont pas 2$/jour.

      Maintenant, ils sont dépossédés de leur lopin de terre, expulsés par le proprio ou à la recherche d’une vie plus moderne en ville.
      En ville, ils n’ont plus de toit sur la tête et tous leurs besoins fondamentaux sont soumis à la nécessité d’avoir de l’argent. S’ils se prostituent ou louent leur bras pour les jobs pourris et dangereux que personne ne veut, ils pourront éventuellement gagner assez pour manger un jour de plus (pas pour se loger ou subvenir à leurs besoins vitaux), ils n’auront jamais été aussi démunis et proches de la mort, mais du point de vue de la BM, ils sont sortis de la grande pauvreté parce qu’ils se vendent pour plus de 2$/jour.

      L’IPM est mieux adapté, mais je doute qu’on l’utilise beaucoup pour se vanter du soit-disant recul de la pauvreté dans le monde !

    • En fait, si, en France, être pauvre prive de l’accès à beaucoup de choses.
      Prenons le RSA 559,74€ pour une personne seule, moins le forfait logement de 67,17 (en gros 12% du montant), soit, royalement 492,57€ → 16,42€/jour pour les mois à 30 jours.

      Ceci n’est pas de l’argent de poche. En admettant que l’on touche l’APL au taquet, ce qui n’est jamais évident, on peut ajouter 295,05€ max d’APL à Paris et 241,00 pour un bled quelconque de province. Comparez avec le montant des loyers pratiqués, le prix des factures (eau, énergie, au même prix pour tout le monde) et demandez-vous comment fait la personne pour seulement se nourrir correctement.

    • Être pauvre monétairement est surtout du au fait que seules les banques sont autorisées a créer la monnaie (€)
      Mais rien nous empêche de créer notre propre monnaie (sans banque ni état), une monnaie créée à égalité par les citoyens pour les citoyens. Un vrai Revenu Universel n’est pas compliqué a mettre en place, ce sont seulement des chiffres dans des ordinateurs (comme pour l’€).
      Une nouvelle monnaie pour un nouveau monde ;)
      https://www.youtube.com/watch?v=SjoYIz_3JLI

  • #Hasankeyf : l’acqua alla gola

    La decisione, insindacabile, viene comunicata per mezzo di una telefonata. «È stata costruita per voi una casa sull’altra sponda del fiume. Prendere o lasciare». I più prendono, che cosa si potrebbe fare altrimenti? C’è chi, invece, magari si è già spostato verso centri più grandi, come Batman, a circa 40 km di distanza. In ogni caso, per quelli che decidono di accettare la proposta del governo, sembra esserci un prezzo da pagare: le “case sull’altra sponda” sono nuove, appena edificate, e – in fin dei conti – valgono più di quelle vecchie, millenarie, che stanno dall’altra parte. C’è quindi da saldare la differenza: “Prendere o lasciare”.

    Hasankeyf, cittadina di circa 7000 abitanti scavata nelle rocce della valle del Tigri, sta per essere completamente evacuata. I suoi monumenti sono stati smembrati pezzo per pezzo e ricomposti altrove, oppure sono stati ricostruiti ex-novo, oppure ancora lasciati dove l’acqua li sommergerà a breve. La diga #Ilisu – progettata per la prima volta nel 1954, rievocata da Erdoğan e autorizzata nel 2006 – diventerà operativa a giugno di quest’anno. L’innalzamento del fiume provocherà la scomparsa di più di un centinaio di villaggi, lo spostamento di migliaia di persone, pericolosi cambiamenti idrogeologici, mutazioni microclimatiche poco (o per nulla) studiate. E, secondo le stime, una produzione di energia elettrica di 3800 Gwh all’anno.

    Una città simbolo

    «Non è tanto importante il fatto che perdiamo il lavoro o le nostre occupazioni. Quello che lasciamo sono le nostre radici, lasciamo 10.000 anni di storia!». Il piccolo bar all’aperto di Süleyman si trova nella parte alta della cittadina, dove la strada in salita lascia spazio alle dritte pareti di roccia e si trasforma in stretti canyon che si incuneano fra le montagne. Attorno alle sedie rosse, oltre alla vista mozzafiato, c’è il filo spinato che delimita l’area dei lavori in corso. «Come tutti, la notizia l’abbiamo saputa attraverso i social media. Poi abbiamo ricevuto la telefonata da parte dell’amministrazione, che ci proponeva una casa nella nuova Hasankeyf».

    Le principali attività del villaggio curdo sono l’agricoltura e l’allevamento. Ma, nel corso del tempo, si è sviluppato anche un forte afflusso di turisti e molti degli abitanti hanno dunque aperto esercizi di ristoro o negozi di artigianato. Niente di invasivo o eccessivamente posticcio: superato il ponte sul Tigri, la “zona turistica” - se così si può chiamare – si estende sulla destra in uno stretto e corto vialetto che in breve tempo si conforma ai giardini e alle modeste abitazioni del villaggio. Artukidi, hurriti-mitanni, assiri, urartu, medi, persiani, romani, sasanidi, bizantini, selgiuchidi, ayubbidi e ottomani: sono innumerevoli le civiltà che si sono insediate a Hasankeyf e che hanno lasciato le proprie tracce. In generale, gli abitanti sanno di essere “cittadini di un simbolo”. Simbolo di una storia millenaria che si radica nella terra, cittadini di una patria immateriale che prende forma nella solidarietà di chi si sente curdo e condivide le medesime sorti di segregazione e invisibilità.
    Ribaltare lo sguardo

    «Ecco, vedi là sopra? Io da bambino vivevo vicino al castello, nella parte alta della città». Adesso Ridvan Hayan abita a Batman. Già militante del partito HDP, ora nel consiglio comunale di Hasankeyf, fa parte anche del Centro per l’Ecologia della Mesopotamia. Ripercorrere con lui le strade del villaggio significa ripercorre una parabola biografica e politica insieme. «I centri che verranno sommersi dalla diga sono 199. Per la nostra lotta, abbiamo puntato su Hasankeyf perché la sua immagine era la più spendibile, anche a livello internazionale. Purtroppo, la nostra richiesta di farne un Patrimonio dell’Umanità dell’Unesco non è stata accettata: “solo” 9 criteri approvati su 10».

    Ridvan ha lo storico delle decisioni e dei numerosi ricorsi nella sua macchina. Continua a “guidare” chiunque glielo chieda attraverso la storia della città e delle battaglie che sono state intraprese per salvarla. «Abbiamo prodotto dei dossier, abbiamo formato dei comitati e organizzato sit-in nel villaggio. Nel 2012 mi hanno accusato di terrorismo e sono rimasto in carcere per un anno e mezzo». Ma perché a Hasankeyf vince l’AKP? A differenza infatti di altri centri dell’area orientale della Turchia, non c’è stato “bisogno” di imporre il commissariamento. Il partito di Erdoğan è saldamente al controllo del villaggio. «È stato disposto un rimescolamento delle circoscrizioni. Vedi quella parte della città che si trova appena dopo il ponte? Ecco, loro per esempio hanno votato a Batman. Viceversa, abitanti di altri villaggi – che magari non conoscono la causa di questo centro o non le sono vicini – hanno votato alle urne di Hasankeyf».

    Quello che Erdoğan ottiene attraverso l’attivazione della diga di Ilisu sono sostanzialmente tre cose: un maggiore controllo nell’area della Turchia orientale, un parziale annullamento della storia e dell’identità curde, una leva di “ricatto” verso le popolazioni curde del nord della Siria e dell’Iraq, che sarebbero interessate da una potenziale chiusura o riduzione dell’approvvigionamento idrico.

    Nel corso degli ultimi anni, in realtà, Hasankeyf di visibilità ne ha ottenuta molta. La sua vicenda chiama in causa importanti questioni geopolitiche e la stampa, anche internazionale, si è interessata alla zona con reportage, servizi e documentari. «Ma non è questo che conta!», dice uno degli accompagnatori (che non risiede nell’area), tra il serio e il faceto. «Si è fatto di Hasankeyf una questione politica, e lo è. Ma oramai la politica è tutta marketing ed è su quello che bisogna puntare!». Mentre lo dice è davanti alla “Nuova Hasankeyf”. Una distesa di villette “standard”, che si sviluppa sulla sponda opposta del fiume Tigri. Una caserma, la scuola e qualche piazza di cemento appena aggregato. Alcuni monumenti sono già stati trasportati qui e delle persone si fermano a guardarli, non sappiamo se futuri residenti o semplici visitatori. «Immagina un mockumentary girato per questa città fantasma. Sembra che sia stata appena abbandonata. Cos’è successo? Una catastrofe? Gli abitanti non si trovavano bene? Occorre ribaltare lo sguardo. Qui, ora, è la vera Hasankeyf».
    Fino alla fine

    Pare che nella Nuova Hasankeyf, dove alcuni già vivono e dove sono già in funzione alcuni servizi (come la scuola), l’elettricità sia ancora intermittente e l’attuazione di un vero e proprio piano urbanistico sia lungi dall’essere completato. «Lì è tutto cemento. In più la coltivazione e l’allevamento sono vietati». Eyüp ha ben chiaro quello che attende lui e la sua famiglia. «Non potrò più lavorare e non potrò più continuare l’attività del piccolo punto ristoro che gestisco alla sommità del paese, dove ci sono le cave». Il piccolo spiazzo in cui serve il çay a visitatori e locali mostra la valle nella sua interezza, e il Tigri sembra ormai più una divisione temporale che geografica. «Che cosa mi mancherà di più di Hasankeyf? Le rocce, il panorama, tutto!». A Eyüp fa eco İlyas, che invece ha una locanda proprio a ridosso del fiume. «La storia della diga va avanti da 40 anni e con questa scusa, qui, non hanno mai costruito una fabbrica, una scuola o un ospedale. Lo sappiamo che ci devono spostare, tanto vale che accada in fretta. Meglio che restare in un limbo dove né ci permettono di vivere dignitosamente né ci sgomberano».

    Verrebbe da dire che la Nuova Hasankeyf non sarà mai realmente abitata, poiché nessuno sta realmente scegliendo di farlo. La sua cifra è già quella dell’abbandono, ancor prima che venga vissuta e nonostante - almeno in parte – stia funzionando come città. Ma è una mockucittà, l’imitazione di un passato che, per i suoi prossimi “dis-abitanti”, diventa il segno presente di un’oppressione. «Sono tutte bugie», dice senza mezzi termini Mehmet, uno degli ultimi tessitori dell’area. «Non è vero che devono veramente far passare la diga da qua, potevano tracciare un percorso diverso oppure mantenere il livello del fiume più basso. Vogliono solo distruggere la nostra storia e la nostra cultura. Io, comunque, resterò qua fino all’ultimo. Rimarrò qui col mio corpo, fino a quando non avrò l’acqua alla gola». Con la mente e col cuore, sicuramente anche oltre.

    https://www.unimondo.org/Guide/Ambiente/Acqua/Hasankeyf-l-acqua-alla-gola-186011

    #barrage_hydroélectrique #extractivisme #électricité #Turquie

    ping @albertocampiphoto

  • La hausse injustifiable des tarifs #EDF – La Chronique Éco
    https://lemediapresse.fr/economie/la-hausse-injustifiable-des-tarifs-edf-la-chronique-eco

    Les tarifs d’EDF augmentent pour sauver une concurrence artificielle, au mépris des consommateurs. Dans ce nouvel épisode de la Chronique Éco, l’économiste atterré Henri Sterdyniak plaide pour un tarif unique de l’électricité.

    #Économie #Ecologie #Economie #Electricité #Energie #Etat #Fournisseur #renouvelable

  • Vous prenez la Tesla, vous la plongez dans l’eau entre 3 jours et une semaine ! #MDR

    Une voiture électrique Tesla prend feu alors qu’elle était en train de charger à Anvers - Belga - 2 Juin 2019
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_une-voiture-electrique-tesla-prend-feu-a-anvers-alors-qu-elle-etait-en-t

    Une voiture électrique de la marque Tesla est partie en fumée dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’elle était reliée à une station de recharge à Anvers. Celle-ci a d’ailleurs également pris feu, ont indiqué les pompiers.


    Illustration Turbo.fr

    Un problème technique au véhicule pourrait expliquer cet incendie, qu’ont pu rapidement circonscrire les pompiers. Pour éviter que la voiture ne reprenne feu, elle a été immergée dans un conteneur rempli d’eau. « Il faut beaucoup de temps pour refroidir correctement la batterie d’une telle voiture électrique. L’expérience de nos corps de pompiers et d’autres nous apprend qu’immerger complètement le véhicule dans l’eau est le moyen le plus efficace », expliquent les hommes du feu anversois.

    La procédure en vigueur prévoit que la voiture reste durant 24 heures dans le conteneur rempli d’eau. Le véhicule en sera ensuite sorti et les pompiers utiliseront une caméra thermique pour voir si la batterie est complètement refroidie. Si ce n’est pas le cas, il retournera dans l’eau. _ « Lors de précédents incendies, il a parfois fallu entre trois jours et une semaine pour que la batterie soit complètement refroidie  », _ a-t-on jouté de même source.

    #tesla #piege_à_cons #elon_musk #baudruche #batteries #électricité #Actualités_High-Tech #High_Tech #voiture_électrique #incendie

  • Des éoliennes accusées de tuer des vaches L’essentiel/afp - 24 Mai 2019
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/france/story/des-eoliennes-accusees-de-tuer-des-vaches-16134698
    Des dizaines de vaches meurent chaque année sans explication, refusent la traite et se comportent bizarrement... Depuis 2012, un village français vit un cauchemar.

    Des dizaines de vaches qui meurent chaque année sans explication, refusent la traite et se comportent bizarrement... Depuis l’arrivée d’éoliennes en 2012, c’est le cauchemar dans deux élevages de Loire-Atlantique, et le casse-tête pour les experts qui s’avouent désemparés. Avec environ 250 vaches de race normande perdues depuis 2013, l’élevage de Didier et Murielle Potiron, installés depuis 1989, est l’un de ceux qui a le plus été passé au peigne fin par les experts.
    « Les problèmes ont commencé fin 2012 avec les travaux de fondation des huit éoliennes du parc de Nozay, dont l’une se trouve à 600 mètres de la stabulation », raconte Murielle Potiron, 52 ans. Baisse de la production laitière, difficultés à vêler, retards de croissance, mais aussi, dans l’exploitation voisine de quatre kilomètres de Céline Bouvet, vaches qui refusent d’avancer sur une partie de la route qu’elles empruntaient pourtant quotidiennement pour aller au pré... Les éleveurs se plaignent eux de maux de tête, de douleurs aux jambes et d’insomnies.

    Fuites de courant électrique dans le sol

    Depuis avril, ils sont suivis par le CHU de Nantes, comme une vingtaine de riverains affirmant ressentir des troubles similaires. Les éleveurs accusent les éoliennes dont ils avaient pourtant volontiers accepté l’installation sur leur champ, et les fuites de courant électrique dans le sol. « Notre robot de traite est au croisement de deux failles d’eau dans un sous-sol riche en fer et en étain, le tout à quelques centaines de mètres d’un câble 20 000 V enterré à 60 cm qui relie les éoliennes entre elles. Cela ne fait pas bon ménage », assure Didier Potiron, qui confie « ne pas pouvoir tenir une année de plus » et réclame un « arrêt total du parc pendant trois semaines », pour déterminer la responsabilité des éoliennes.

    Une hypothèse jugée trop coûteuse, l’exploitant réclamant selon lui un dédommagement de 80 000 euros par jour. En Allemagne, première puissance éolienne d’Europe, la Fédération des producteurs laitiers interrogée par l’AFP dit n’avoir jamais entendu parler de problèmes similaires sur des vaches. « Il devrait y avoir des cas partout en France où 8 000 éoliennes ont été installées », renchérit France Energie Eolienne (FEE), qui représente la filière.

    À Conquereuil, bourgade située à 20 kilomètres au nord, Sylvie Bignon, 48 ans, raconte aussi avoir subi une baisse de la qualité de son lait et ressenti d’importants maux de tête après l’arrivée de cinq éoliennes. Dans la Somme, l’ancien éleveur Yann Joly, installé depuis 1995, affirme lui avoir vécu « une descente aux enfers » depuis la construction de 12 éoliennes en 2011 à 1,8 km de sa ferme.

     #énergie #éoliennes #électricité #éolien #éoliennes_industrielles #résistance #énergie_éolienne#environnement #énergie_renouvelable #éolienne #rte #capitalisme #edf

  • Hausse des tarifs de l’électricité en juin : la CLCV va demander « l’annulation de cette hausse illégale » devant le Conseil d’Etat
    https://www.francetvinfo.fr/economie/hausse-des-tarifs-de-l-electricite-en-juin-la-clcv-va-demander-l-annula

    franceinfo : Ce rattrapage de la hausse des prix, c’est absolument inévitable ?

    François Carlier : C’est absolument évitable en réalité et le suspense reste tout à fait entier car avec l’association CLCV et l’UFC-Que Choisir, nous allons très bientôt déposer un recours devant le Conseil d’Etat pour demander l’annulation de cette hausse. C’est une hausse qui est illégale. J’insiste, elle est illégale elle est infondée elle est injuste. On n’est pas les seuls à le dire, l’autorité de la concurrence qui fait autorité en la matière a produit deux avis en janvier et en mars pour dire que cette Commission de régulation de l’énergie s’était trompée et a recommandé au gouvernement de ne pas la suivre. Le gouvernement a fait la sourde oreille tant à l’Autorité de la concurrence qu’à l’association de consommateurs, nous allons aller devant le juge et nous espérons bien faire annuler cette hausse.

    #EDF #électricité #concurrence (mon cul quand elle est « administrée ») #racket #administration_maffieuse #état-voyou

    • Qui a souvenir de cette hausse de l’électricité qui a fait que l’on s’est retrouvé ponctionné d’un surcout plusieurs années après ? Un peu comme si le boulanger t’annonçait prélever sur ton compte un nouveau tarif pour la baguette que tu lui as acheté l’année dernière.

  • Les pompiers de Bruxelles sont intervenus dimanche soir rue Volta à Ixelles pour une voiture hybride en feu. Celle-ci a dû être plongée dans un container rempli d’eau pour le refroidissement des cellules de la batterie , selon Walter Derieuw, porte-parole des pompiers.

    Une voiture hybride a pris feu dimanche soir à Ixelles RTBF avec Agences - 29 Avril 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_une-voiture-hybride-a-pris-feu-dimanche-soir-a-ixelles?id=10207616

    « Les pompiers sont intervenus dimanche soir vers 23h45 pour une voiture en feu sur la voie publique rue Volta à Ixelles. Sur place, ils ont constaté qu’il s’agissait d’une voiture plug-in hybride », a expliqué Walter Derieuw lundi matin.

    « Après extinction de l’incendie et compte tenu d’un possible emballement thermique des cellules de la batterie, il a été décidé de plonger la voiture dans un container rempli d’eau. Les pompiers ont utilisé le container du site d’assemblage automobile de Forest, qui est prévu pour cela. La grue du Siamu de Bruxelles a déplacé la voiture dans le container, lequel a ensuite été transporté vers le site de Forest sous escorte d’une auto-pompe et de la police », a poursuivi le porte-parole des hommes du feu.

    « Le container a été rempli d’eau et la voiture y a été plongée. Elle y restera le temps nécessaire pour le refroidissement des cellules de la batterie », a encore précisé M. Derieuw.

    #voiture_hybride #automobile #transport #environnement #voiture #voiture_électrique #énergie #électricité à chacun ses #incendies

  • Et si on revenait à la bougie ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1127

    Cela fait 150 ans que ça dure. Depuis l’invention de la « Houille blanche » en 1869 à Grenoble, des générations d’opposants au despotisme de l’électro-industrie ont essuyé l’invective : « - Vous les opposants (passéistes/obscurantistes/conservateurs/écologistes), vous voulez revenir à la bougie ! » Le mouvement anti-Linky, les pêcheurs du Tréport opposés aux éoliennes en mer et les habitants de Bure contre l’enfouissement de déchets nucléaires sous leurs pieds, font partie parmi tant d’autres de cette dernière vague d’humains à se faire ainsi apostropher par les Seigneurs du Progrès. À force, on finit par se demander si l’électrification de nos vies, de nos villes et campagnes, à l’échelle nationale et globale, fut un tel bienfait, et pour qui. C’est ce que nous avons tâché de savoir, à partir de l’exemple (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/geg.pdf

  • Vu à #Lyon, 08.03.2019

    Mon père a planté cet arbre
    Ma mère aimait dire qu’on se ressemble
    Stop war in #Ukraine


    #guerre #conflit

    ça fait déjà 2 mois qu’on n’a pas d’#électricité
    Stop war in Ukraine

    Je vois.
    Mais tu es #aveugle au son de ma #voix

    Face à face, rien ne vous est invisible
    Je n’ai pas d’#ombre à t’oppser


    #invisibilité

    Mort à Lyon

    L’art de la #fougue
    L’art de la #fugue
    Je baiserai le #FN jusqu’à ce qu’il m’aime


    #Front_national

    Parlez-moi d’#amour, allez hop hop hop

    #Teuf partout

    #graffitis #graffiti #art_de_rue #street-art #Lyon #France

    métaliste :
    https://seenthis.net/messages/745557

  • Alors on commence : en direct, quelque part dans le sud de la vallée du Jourdain en territoire palestinien occupé.

    Une partie d’un village bédouin après le passage de l’armée israélienne il y a deux ou trois ans.

    A proximité, une grosse pompe hydraulique et deux réservoirs... pour l’alimentation de deux colonies israéliennes voisines. En face des structures détruites, il y a une jolie petite école peinte de dessins poétiques et ensoleillés. Mais l’école est un peu en sursis et risque aussi d’être détruite à tout moment.

    La ligne électrique qui passe aux dessus des maisons alimente la pompe à eau. De l’eau donc et de l’électricité mais pas pour le village... (interdiction de se connecter)


    

    #bedouins #palestine #droits_humains #vallée_du_jourdain #discrimination #racisme

  • Des impacts énergétiques et sociaux de ces data-centers qu’on ne voit pas
    http://maisouvaleweb.fr/impacts-energetiques-sociaux-de-data-centers-quon-ne-voit

    L’ADEME, via le projet Enernum, vient de publier une étude approfondie sur les impacts à la fois énergétiques et sociétaux de l’installation et du déploiement des data centers, en France et ailleurs. Ce travail vient confirmer les conclusions du Think tank The Shift Project qui alertait déjà des coûts carbone importants de ces infrastructures qui soutiennent tous nos usages numériques. Par delà les chiffres, l’ADEME replace les data-centers dans leur contexte humain et géographique et interroge la (...)

    #BigData #cloud

  • Mis en cause dans les incendies en Californie, Pacific Gas and Electric Company déclare faillite AFP Los Angeles - 14 janvier 2019 - La Presse CA
    https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/201901/14/01-5210985-mis-en-cause-dans-les-incendies-en-californie-pacific-gas-and-el

    Mis en cause dans les incendies meurtriers qui ont ravagé le nord de la Californie en 2017 et 2018, avec des dommages et intérêts colossaux à la clef, le fournisseur d’énergie Pacific Gas and Electric Company (PG&E) a annoncé lundi qu’il allait se déclarer en faillite d’ici la fin du mois.


    Son cours de Bourse a chuté de près de 50 % après cette annonce. Photo Richard Drew, Associated Press

    Son cours de Bourse a chuté de près de 50 % après cette annonce.

    La compagnie basée à San Francisco est notamment visée par la plainte de victimes de l’incendie « #Camp_Fire », qui a détruit en novembre dernier la petite ville de #Paradise et fait au moins 86 morts. Selon la plainte, l’incendie de forêt aurait été déclenché par des « étincelles » provoquées par une ligne à haute tension de #PG&E dans la zone.

    La société est également mise en cause dans d’autres incendies survenus en 2017 dans le nord de la Californie (qui ont causé la mort de plus de 40 personnes au total) et fait l’objet d’enquêtes fédérales.

    L’origine exacte de ces incendies n’a pas encore été identifiée, mais si les enquêtes concluaient à la responsabilité de PG&E dans les morts et destructions de milliers de bâtiments, la firme s’exposerait à des dommages et intérêts colossaux, estimés à quelque 30 milliards de dollars au total.

    Sans préjuger de l’issue de ces enquêtes, PG&E a annoncé lundi dans un communiqué transmis à l’AFP qu’il allait se placer sous la protection du « chapitre 11 », une disposition de la loi américaine qui permet à une organisation de continuer à fonctionner normalement à l’abri de ses créanciers.

    Cette mesure doit entrer en vigueur à l’issue du délai légal de 15 jours, soit aux alentours du 29 janvier, précise le communiqué.

    PG&E « ne prévoit aucun impact de la procédure du chapitre 11 sur la fourniture d’électricité ou de gaz naturel à ses clients », au nombre de 16 millions environ dans le nord et le centre de la Californie.

    La société « reste engagée aux côtés des communautés touchées par les incendies en Californie du Nord et va poursuivre ses efforts en vue de la reconstruction », ajoute le texte.

    Dimanche, PG&E avait annoncé la démission de sa directrice générale, Geisha Williams, sans fournir d’explications sur les raisons de son départ.

    #électricité #énergie #Haute_tension #incendies

  • #Belgique : L’électricité augmente de 22% pour les plus démunis Belga - 9 Février 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_l-electricite-augmente-de-22-pour-les-plus-demunis?id=10141195

    Le tarif social pour l’électricité va augmenter ce mois-ci de 22%, une mauvaise nouvelle pour les utilisateurs fragilisés et pour les CPAS qui doivent compenser les difficultés à honorer leurs factures d’électricité.

    Le ministre de l’Intégration sociale, Denis Ducarme, libère 3,7 millions d’euros pour soutenir les CPAS, rapporte Het Nieuwsblad samedi.Selon la commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), l’augmentation du tarif social suit celles des prix généraux.

    « Tous les six mois, un calcul est établi pour déterminer quel est le tarif le moins onéreux, basé sur les prix du marché. Si ceux-ci augmentent, alors le tarif social augmente aussi », explique Annemarie De Vreese pour la Creg.

    Or les prix de l’électricité ont fortement grimpé en 2018 sur les marchés de gros. Pour compenser l’inquiétude exprimée notamment par les villes et communes flamandes au sujet des coûts répercutés sur les CPAS, le ministre Denis Ducarme (MR) a débloqué 3,7 millions d’euros à cet effet.

    #guerre_aux_pauvres #électricité #énergie

  • Vers une hausse du tarif de l’électricité publique au #Liban ?
    La déclaration ministérielle fin prête, les réserves des FL, la volte-face de Joumblatt - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1156324/la-declaration-ministerielle-fin-prete-les-reserves-des-fl-la-volte-f

    « Dès l’adoption du budget pour l’exercice de 2019, le Liban s’engage à réduire le déficit public à hauteur d’un point du PIB par an sur cinq ans à travers l’augmentation des recettes et la réduction des dépenses, notamment au niveau du déficit annuel enregistré par Électricité du Liban (EDL) afin d’éliminer totalement ce déficit à l’avenir », poursuit le texte.

    Rappelons que le niveau des subventions à l’#électricité pèse très lourd dans le déficit public (4% rapporte cet article), et qu’il est réparti d’une manière très inéquitable à la fois géographiquement et socialement : les catégories les plus aisées de la population en bénéficient bien plus que les plus pauvres. (cf.https://rumor.hypotheses.org/4273)
    Néanmoins - et c’est une leçon du mouvement des gilets jaunes en France - si cette hausse n’est pas compensée en même temps par une baisse des dépenses pour les générateurs, il y a tout lieu de penser que les Libanais exprimeront très fortement leur sentiment d’injustice.
    Le gouvernement mène depuis plusieurs mois une politique visant à mieux contrôler les tarifs des générateurs, avec un système de compteur au lieu du système existant de forfait, ainsi qu’avec un prix officiel du KWh basé sur une estimation des coûts réels et du cours du diesel. On manque de données, au-delà des fanfaronnades gouvernementales évoquant 70% d’installations de compteurs et bientôt de 95%, pour évaluer l’impact de ces mesures. Dans un premier temps, les ménages doivent avancer le coût de ce compteur, même s’il est théoriquement remboursable. L’éventuelle modérations des coûts ne sera de totue façon pas immédiate.
    Le deuxième levier susceptible de faire baisser la facture des générateurs est la durée du rationnement. Là encore, il n’existe pas de données publiées par EDL permettant de vérifier ce point nationalement et par région. On dispose de repères ponctuels et irréguliers. A priori, tant que les nouvelles unités de production ne sont pas entré en fonctionnement, il n’y a aucune raison qu’une amélioration soit ressentie surtout que dans le même temps, la demande ne cesse d’augmenter.
    Cette question sera donc un des principaux enjeux auquel devra faire le nouveau gouvernement libanais.

  • Sans l’action de la France, l’Europe aurait subi une gigantesque panne électrique
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/sans-l-action-de-la-france-l-europe-aurait-subi-une-gigantesque-panne-elec

    C’est un scénario catastrophe qui a été évité jeudi dernier. A cause d’une production d’électricité insuffisante par rapport à une forte demande, le système d’approvisionnement européen s’est trouvé au bord de la rupture. Et la France a dû demander en urgence à de grands groupes industriels énergivores de réduire leur consommation d’électricité pour préserver l’Europe d’un blackout général. Et l’origine du déséquilibre européen n’étant toujours pas connue, EDF continue d’enquêter.

    Le système électrique européen est passé tout près de la rupture jeudi dernier en raison d’une production insuffisante qui a contraint la France à réduire la consommation de certains clients industriels, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

    « Le 10 janvier vers 21h00, la fréquence du système électrique français et européen est passée très en-dessous de 50 Hertz. Or, quand la fréquence s’écarte trop de ce niveau, le système électrique pourrait connaître des coupures importantes, voire un ’black-out’ », a fait savoir le régulateur dans un communiqué diffusé samedi.
    RTE, filiale de transport d’électricité détenue par EDF, la Caisse des dépôts et CNP Assurances, a en conséquence demandé immédiatement à de grands groupes industriels énergivores, dans l’acier par exemple, de réduire leur consommation d’électricité de plus de 1.500 mégawatts (MW) pour faire remonter la fréquence, ce qui a permis d’éviter une rupture.

    Les six clients industriels ayant conclu avec RTE des contrats dits « _d’interruptibilité » ont baissé leur consommation pendant des périodes de 20 à 45 minutes, a indiqué lundi le gestionnaire de réseau, qui a eu ainsi recours pour la première fois à ce dispositif mis en place en 2014.

    L’origine du déséquilibre européen n’est toujours pas connu
    L’équilibre entre offre et demande d’électricité était assuré au niveau français, a cependant fait savoir une porte-parole de RTE, sans toutefois pouvoir à ce stade préciser l’origine du déséquilibre constaté à l’échelle européenne.

    « Le système a très bien fonctionné et a permis de sécuriser l’ensemble de la zone Europe », a-t-elle également souligné.
    A la suite de cet incident, la CRE a demandé à RTE « de travailler avec ses homologues européens pour identifier les causes de cet événement et proposer des mesures correctives ».

    Les réseaux d’électricité européens sont interdépendants et un manque de production dans un pays, même temporaire, peut se traduire par une coupure chez ses voisins.

    Le risque est logiquement plus élevé en période hivernale où le réseau électrique est très sollicité et les marges de manoeuvre en matière de production supplémentaire sont moins importantes.

    • La production, l’acheminement et les transactions liées à l’énergie : un nouveau domaine des #sciences_occultes :

      C’est un « bug » resté très discret. Jeudi soir 10 janvier, à 21 h 02, une baisse de la fréquence sur le réseau d’électricité européen a déclenché l’activation, en France, d’une coupure de courant chez 22 grands industriels, pendant vingt à quarante-cinq minutes.

      .../...

      « Le cumul de l’écart sur l’interconnexion entre l’Allemagne et l’Autriche et celui des mouvements de production a fait baisser la fréquence de 190 millihertz », poursuit-il. Or, en France, quand la fréquence baisse de 180 millihertz (c’est-à-dire quand elle atteint 49,82 Hertz), un dispositif d’« interruptibilité » se déclenche automatiquement. Cumulant une puissance de 1.541 mégawatts (à comparer à environ 78.000 MW de consommation au moment de la mise en oeuvre du dispositif), 22 industriels ayant conclu un contrat avec RTE doivent s’arrêter dans les 5 secondes ou les 30 secondes.

      Une flexibilité qui se rémunère : « entre 80 et 100 millions d’euros par an », rappelle Jean-Paul Roubin. Pour 2019, 96,5 millions d’euros sont budgétés, que les industriels aient à se déconnecter du réseau ou non.

      (Quand tu déclenches ton disjoncteur et que ça te rapporte un max mais il faut bien compenser la perte de productivité, hein !)

      (lu ici-même) : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0600511555138-electricite-pourquoi-le-reseau-europeen-a-connu-une-faiblesse

      (Et, du coup, les Échos répondent aux interrogations de La tribune : une erreur d’appareils de mesure de charge sur l’interconnexion du réseau entre l’Allemagne et l’Autriche. On est bien peu de choses.)

    • Sciences occultes ? non, c’est assez simple physiquement : quand les alternateurs n’arrivent plus à fournir la puissance demandée, ils perdent de la vitesse en rotation d’où, mécaniquement, baisse de la fréquence.
      Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Stabilité_des_réseaux_électriques

      sinon, je reprends l’explication un peu plus détaillée de la panne par Les Échos, apparemment le seul journal à avoir suivi un peu l’affaire.

      Electricité : pourquoi le réseau européen a connu une faiblesse - Les Echos
      https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0600511555138-electricite-pourquoi-le-reseau-europeen-a-connu-une-faiblesse

      Une erreur de mesure sur des lignes hautes tension entre l’Allemagne et l’Autriche a déclenché une coupure de courant chez des grands industriels en France, selon l’association qui fédère les réseaux en Europe.
      […]
      Ce lundi, les gestionnaires des réseaux de transport d’électricité en Europe semblent avoir trouvé l’origine du problème. « Selon nos informations, un problème de mesure électronique de la charge sur les lignes connectant l’Allemagne et l’Autriche est à l’origine d’une baisse de la fréquence moyenne dans le réseau européen interconnecté », indique aux « Echos » une porte-parole d’Entso-e, l’association européenne qui regroupe les gestionnaires de réseau.

      « La ligne indiquait une charge erronée. Il y avait moins d’énergie sur le système que ce que les capteurs rapportaient, ce qui a entraîné une baisse de la fréquence moyenne », poursuit-elle. Selon l’opérateur de réseau allemand TenneT, cette erreur de mesure « avait débuté dans la journée du 9 janvier » et elle était « mineure », indique un porte-parole. Mais elle s’est ajoutée à un à-coup sur la consommation, lié à la mise en route, à 21 heures, d’une station de pompage hydraulique allemande, Goldistahl.

      Sur la « plaque » électrique continentale, où tous les pays sont reliés par des lignes à haute tension, la fréquence doit être de 50 Hertz. Si elle baisse ou monte trop fortement, le risque ultime est celui d’un black-out. « A 21 heures, la fréquence est souvent chahutée parce que la baisse de consommation donne lieu à des arrêts de production et des mouvements dans les importations et exportations », explique Jean-Paul Roubin, directeur de l’exploitation à RTE.

      Le système électrique français sous tension jusqu’en 2020
      « Le cumul de l’écart sur l’interconnexion entre l’Allemagne et l’Autriche et celui des mouvements de production a fait baisser la fréquence de 190 millihertz », poursuit-il. Or, en France, quand la fréquence baisse de 180 millihertz (c’est-à-dire quand elle atteint 49,82 Hertz), un dispositif d’« interruptibilité » se déclenche automatiquement. Cumulant une puissance de 1.541 mégawatts (à comparer à environ 78.000 MW de consommation au moment de la mise en oeuvre du dispositif), 22 industriels ayant conclu un contrat avec RTE doivent s’arrêter dans les 5 secondes ou les 30 secondes.

      Une flexibilité qui se rémunère : « entre 80 et 100 millions d’euros par an », rappelle Jean-Paul Roubin. Pour 2019, 96,5 millions d’euros sont budgétés, que les industriels aient à se déconnecter du réseau ou non. Des effacements de consommation et des réserves de production (appelés réserves primaires et secondaires) avaient déjà été sollicités, précise RTE.

      Pour autant, le niveau de fréquence atteint jeudi soir n’était pas encore critique pour le réseau, indique Jean-Paul Roubin. Un premier délestage des clients résidentiels n’aurait été lancé que si la fréquence était tombée à 49 Hertz. « On n’était pas au black-out, et loin de là », assure-t-il. « Et on était dans une phase de baisse de la consommation donc on aurait peut-être eu un retour à la normale naturel », ajoute-t-il.

    • Ce qui relève de l’occultisme ou plutôt de l’occultation, c’est la non-transparence des dispositifs techniques mais aussi financiers qui sous-tendent la production, l’acheminement ainsi que les transactions marchandes dans le secteur de l’énergie électrique. C’était juste le sens que je donnais à ce mot :-)
      #black_out

  • Seine-Saint-Denis : l’électricité moins chère pour toute la journée du 24 décembre 2018
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/seine-saint-denis-l-electricite-moins-chere-pour-toute-la-journee-du-24-d

    C’est un cadeau de Noël avant l’heure pour près de 190 000 habitants de Seine-Saint-Denis, La CGT énergie du 93 ont passé le tarif de l’électricité des communes de La Courneuve, Stains et Saint-Denis en heures de nuit pour toute la journée du 24 décembre.

    « Un geste en lien avec les actions menées depuis deux ans », explique Romain Rassouw, secrétaire général de la CGT énergie du 93. Il précise être favorable à « un véritable service public de l’énergie, 100% public, 100% nationalisé, avec un pouvoir de décision aux usagers et aux salariés. »

    Ces « Robins des bois de l’énergie », comme ils se surnomment, vont passer la journée devant le poste électrique modifié pour éviter de voir un agent d’EDF venir effectuer le retour à la normale.

    #Giletsjaunes (ou #rouge) #electricité #énergie