• Les #prélèvements d’eau douce par usage en France en 2023

    En 2023, 29,4 milliards de m3 d’eau douce ont été prélevés en France (hors production #hydroélectrique). Ce volume est comparable à celui de 2022 (29,3 milliards de m3).
    Parmi ces prélèvements, 81 % proviennent des eaux de surface, et 19 % des eaux souterraines. L’eau est prélevée pour différents usages : 45 % du volume est destiné au refroidissement des #centrales_électriques, 20 % pour l’alimentation des canaux de navigation, 18 % pour la production d’#eau_potable, 10 % pour l’#agriculture et 7 % pour les autres activités économiques. Depuis 2008, le volume total des prélèvements a nettement baissé (- 16 %), principalement sous l’effet de la baisse des usages industriels et du refroidissement des centrales électriques.

    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-prelevements-deau-douce-par-usage-en-france-en-2023

    #visualisation #statistiques #chiffres #eau #France #eau_douce #usage #usages #électricité #nucléaire #énergie_nucléaire

  • China flattens the duck with molten salt to generate solar power at night
    https://kdwalmsley.substack.com/p/china-flattens-the-duck-with-molten

    Bullets:

    Engineers in China’s West have built a new solar plant that generates electricity after sundown.

    The facility uses liquid salt to store excess energy captured during the day, which is later released as steam, which turns turbines to generate electricity.

    In this way, grid managers in Xinjiang “flatten the duck”: the mismatch between solar power production and electricity demand, which occurs at different times of the day.

    China’s vast network of high-voltage transmission lines are crucial, by delivering power generated in far-flung areas to population centers in China’s East.

  • Le Danemark dit « non » à la folie énergétique de l’IA | Chut !
    https://chut.media/environnement/le-danemark-dit-non-a-la-folie-energetique-de-lia

    Face à un réseau électrique saturé, le gouvernement danois vient d’établir une hiérarchie stricte. La ministre du Climat Samira Nawa est claire : les projets « peu flexibles » comme les immenses data centers ne peuvent plus monopoliser une capacité devenue rare. Le luxe de l’IA passe désormais après l’intérêt général des citoyen·nes.

  • Qui veut la peau d’#EDF ?

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’#histoire de cette entreprise et de la #destruction du #service_public de l’#électricité.

    Née en 1946 après la Libération dans la lignée du programme du Conseil National de la Résistance, EDF vit des jours heureux jusqu’à la fin des années 90.

    Car, chose quasiment unique au monde, EDF conçoit et construit des centrales, les exploite, gère le réseau et distribue l’électricité qu’elle commercialise à ses usagers : vous les Français, qui êtes aussi les propriétaires de cette entreprise détenue par l’Etat. Mieux encore**, EDF** devient au fil des années le symbole de l’excellence française à l’international en matière de production nucléaire, de gestion de réseau électrique et de service public.

    Et pourtant, aujourd’hui, EDF va mal. Endettée, avec un parc de #centrales_nucléaires vieillissant, et un EPR toujours pas en service… L’avenir est sombre ! EDF a été victime, comme d’autres services publics, de la logique néolibérale européenne appliquée à tous les secteurs de l’économie depuis le #traité_de_Maastricht en 1992. Et pourtant, l’électricité est un produit particulier : elle ne se stocke pas ! Ce qui, vous allez l’entendre, a son importance. En voulant appliquer une logique purement marchande à l’électricité, en divisant EDF en plusieurs entités, et en forçant à revendre à perte des kilowatters à ses concurrents, on a affaibli un pilier de notre société et dilapidé l’héritage du Conseil National de la Résistance sur l’autel du #néolibéralisme.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mardi-02-mai-2023-5015930
    #endettement #nucléaire #logique_marchande #France #marchandisation #podcast #audio

  • Canicule : EDF contrainte de stopper le réacteur n° 2 à la centrale #nucléaire de #Golfech avec une #température de la #Garonne prévue à 28 °C
    https://www.ladepeche.fr/2026/06/23/canicule-historique-edf-contrainte-de-stopper-le-reacteur-n-2-a-la-central

    L’épisode de #canicule exceptionnel perturbe l’activité industrielle en #Occitanie. Ainsi, EDF a été contrainte de stopper la production d’#électricité de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) depuis lundi 22 juin à 23 h 45. L’exploitant doit se conformer à une réglementation de 2006 qui entre en vigueur dès que la température de la Garonne atteint 28 °C, ce qui sera le cas mardi 23 juin 2026.

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

    On te donne la solution dans le résumé : Cette réglementation d’un autre âge nous empêche de profiter de la climatisation. Supprimons ces limites !

    EDIT : mi-juillet, la centrale du #bugey a le droit de continuer à produire malgré la canicule
    https://seenthis.net/messages/1181806

  • Combien d’énergie consomme vraiment l’IA ? La réponse en infographies
    https://reporterre.net/ChatGPT-Deepseek-Gemini-combien-d-energie-coute-vraiment-une-requete

    Combien d’énergie consomme une conversation avec une intelligence artificielle ? Les entreprises du secteur cultivent l’omerta, mais des chercheurs ont conduit des estimations. Le point en infographies.

    La consommation d’énergie et l’impact climatique de l’intelligence artificielle sont un des grands secrets de l’industrie du numérique. Aucun des grands fabricants ne communique de données détaillées et actualisées sur l’électricité nécessaire pour faire tourner les serveurs dédiés à leurs différents modèles d’intelligence artificielle générative (#IAg).

    Les trois-quarts des modèles d’IAg ne font l’objet d’aucune information environnementale, regrette également l’Autorité de régulation des communications électroniques (#Arcep) dans un rapport paru fin mai 2026. Si bien qu’il est impossible de connaître avec certitude la consommation d’une requête sur #ChatGPT, par exemple.

  • #IA : il faudra l’#eau et l’#électricité de 1,3 milliard de personnes pour répondre à vos #prompts d’ici #2030 - Les Numériques
    https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/ia-il-faudra-l-eau-et-l-electricite-de-1-3-milliard-de-personnes-pour

    Un rapport de l’Université des Nations unies chiffre pour la première fois l’#empreinte #carbone, #hydrique et #foncière de l’#intelligence_artificielle. Les chiffres donnent le vertige : 945 TWh d’électricité projetés en 2030, 9 300 milliards de litres d’eau, 14 500 km² de terres. Et chaque prompt que vous envoyez y contribue.

    Alors, à l’ONU, ils sont trop nuls, l’IA, elle est maline, elle utilise l’eau en boucle fermée, et c’est donc rien que des menteries ! Les wokistes anti-progrès de l’ONU, faudrait les enfermer comme tous les écoterroristes devraient l’être !

    #Microsoft CEO says new #AI #data_centers use as little water annually as a restaurant — #closed-loop #cooling_system aims to slash #consumption from millions of gallons as AI #infrastructure faces mounting environmental scrutiny
    https://www.tomshardware.com/tech-industry/big-tech/microsoft-ceo-says-new-ai-data-centers-use-as-little-water-annually-as

    Critics say the plan does not solve the consumption issue of Microsoft’s over 500 existing data centers

  • L’incertaine #viabilité_économique de l’#IA générative

    Alors que les #investissements gigantesques dans le secteur se poursuivent, les conditions de la #rentabilité deviennent de plus en plus difficiles. Le #modèle_économique du secteur change, sans s’assurer une porte de sortie satisfaisante.

    L’économieL’économie de l’intelligence artificielle (IA) générative entre dans le dur. Ces dernières semaines, plusieurs informations sont venues confirmer que la question des modèles économiques liés à cette technologie se posait avec une acuité particulière. Le 24 mars, #OpenAI, l’inventeur de #ChatGPT et une des locomotives de l’IA, annonçait l’abandon de deux projets annoncés précédemment avec tambours et trompettes.

    Non seulement son idée de #chatbot (#robot_conversationnel) érotique a été « mis[e] en pause indéfiniment », mais, bien plus important, la plateforme de création de vidéos #Sora a également été fermée deux mois après son lancement en grande pompe.

    Pourtant, lors de son lancement en décembre 2025, Sora était présentée comme le produit phare d’OpenAI. Son argument marketing principal était qu’il bénéficiait du catalogue de personnages de Disney. La firme de divertissement avait, en outre, annoncé vouloir investir 1 milliard de dollars dans ChatGPT. Sora, alors, était vue comme une sorte de seconde ChatGPT, renforçant l’usage quotidien de l’IA et sa diffusion dans l’industrie culturelle.

    Seulement, l’affaire avait vite tourné au vinaigre pour #OpenAI. La création de #vidéos par IA est en effet extrêmement coûteuse, mais elle n’a quasiment rien rapporté à l’entreprise. Et le problème, c’est que plus les utilisateurs sont nombreux, plus le coût augmente. Sans relever les recettes en parallèle. Selon le Wall Street Journal, Sora coûtait en moyenne 1 million de dollars par jour et n’a rapporté, depuis son lancement, qu’un peu plus de 2 millions de dollars.

    Un #tonneau_des_Danaïdes qui pourrait, en soi, ne pas poser de problème. C’est en effet la stratégie classique des start-up technologiques : elles imposent un usage par la #quasi-gratuité, enregistrent alors de fortes #pertes, puis une fois cet usage devenu un besoin incontournable, elles ont capté leur clientèle, fixent leurs prix et réalisent des profits records. Un exemple récent de ce système a été celui de la plateforme musicale #Spotify.

    Le modèle économique de l’IA : plus les chemins de fer qu’Internet

    Mais, cette fois, OpenAI n’a pas voulu, dans le cas de Sora, développer cette stratégie. Au contraire, la start-up a proclamé qu’elle allait utiliser les fonds économisés par la fermeture de Sora sur des produits « agentiques », ces applications d’intelligence artificielle capables d’agir de façon autonome pour exécuter des tâches à la place des humains. Des applications visant une clientèle d’entreprises désireuses d’améliorer leur productivité. Autrement dit, des produits potentiellement rentables pour OpenAI, qui pourra récupérer une partie de ces gains de productivité supplémentaires réalisés.

    La décision d’OpenAI traduit un tournant pour l’ensemble de l’industrie naissante de l’IA. Le modèle « Internet » de start-up qui a prévalu jusqu’ici avec ChatGPT a déjà atteint ses limites. Pour une raison simple : l’IA s’appuie bien davantage sur des #infrastructures_physiques dont le coût est élevé. Dès lors, cette technologie est continuellement confrontée à une contradiction entre ce que Karl Marx appelle le « processus de production » et le « processus de valorisation ».

    Sur le papier, l’IA générative peut faire bien des choses, notamment produire à l’infini des vidéos plutôt tartes avec des personnages de Disney pour le plus grand enthousiasme des yeux contemporains. Son processus de production semble sans limites. Mais les conditions de cette production sont très coûteuses. L’IA mobilisée par OpenAI repose sur un grand modèle de langage (large language model, LLM), qui s’appuie sur des puissances de calculs de puces dernière génération extrêmement élevées mises en réseau dans de gigantesques #centres_de_données (#data_centers).

    Tout est cher dans ce schéma : les #puces, la construction des centres de données, leur maintenance dans des conditions optimales, le traitement des données… L’absence théorique de limites de l’IA vient se fracasser sur sa capacité à être rentable. Et la décision d’OpenAI concernant Sora nous dit que certaines applications ne peuvent pas être rentables, même à long terme.

    Le pari à la Spotify ne peut pas fonctionner ici : il nécessiterait la mobilisation beaucoup trop élevée de #moyens_financiers avec des perspectives de #retour_sur_investissement beaucoup trop faibles. Une étude de la banque HSBC indiquait, avant le lancement de Sora fin décembre, que si OpenAI réalisait en 2030 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires (il en a réalisé 13,1 milliards en 2025), il lui faudrait lever, en parallèle, 207 milliards de dollars pour rester financièrement viable. C’est plus que le PIB actuel du Maroc prévu par le Fonds monétaire international (FMI) pour 2026.

    Voilà la clé pour comprendre l’économie de l’IA : le #changement_d’échelle (#scaling) de la production d’IA sur lequel elle repose s’accompagne d’un changement d’échelle de ses coûts. Et la difficulté est, dès lors, non pas seulement le financement de l’amorçage et du décollage de la technologie, mais celui de son fonctionnement quotidien. C’est cela que nous dit l’affaire Sora : on ne peut pas espérer « sauter par-dessus » l’enfance de l’industrie pour se retrouver dans le monde enchanté d’une activité rentable. L’IA n’est ni le smartphone ni Internet.

    Ce nouveau secteur ressemblerait plutôt davantage au chemin de fer : une technologie fortement capitalistique aux #coûts_fixes si importants que sa rentabilité a toujours été problématique et que l’État a presque toujours dû être mobilisé pour assurer son existence.

    Au reste, le montant des investissements consentis pour le développement des infrastructures de l’IA, principalement les centres de données remplis de puces en réseau, sont si vertigineux qu’ils égalent sans doute ce qui avait été la fièvre de la construction des chemins de fer en Europe occidentale et en Amérique du Nord, dans les années 1840 et 1860.

    Car, alors qu’OpenAI stoppait Sora en catastrophe, les milliards de dollars continuaient à irriguer le secteur. L’entreprise de Sam Altman a levé le 31 mars 122 milliards de dollars, un record historique pour une levée de fonds privée. Et début février, les quatre géants de la technologie (#Amazon, #Meta, #Alphabet et #Microsoft) prévoyaient ensemble de dépenser 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026, soit 60 % de plus qu’en 2025.

    Les chiffres sont vertigineux. Selon le Financial Times, l’ensemble de la valeur des installations liées à l’IA en 2030 pourrait atteindre le chiffre astronomique de 9 000 milliards de dollars. Et une puissance cumulée pour les centres de données de 125 gigawatts, soit plus de trois fois l’usage de l’#électricité d’un pays comme le Royaume-Uni aux heures de pointe.

    Fuite en avant

    Ces investissements massifs ne sont pas le fruit du hasard. L’enjeu pour les acteurs du système est d’atteindre le plus rapidement la taille critique pour imposer leurs produits sur le marché, mettre en place un système oligopolistique ou monopolistique et, finalement, pouvoir imposer ses prix et espérer un retour sur leurs investissements.

    Dans ce jeu de vitesse, les acteurs ne sont cependant pas tous égaux. OpenAI est en bout de chaîne. Il développe les produits d’IA, mais ne contrôle pas les centres de données. Sa position est, par ailleurs, plus soumise à la concurrence dans la mesure où les LLM sont moins coûteux à développer que la construction de centres de données. ChatGPT est donc soumis à une dangereuse concurrence, notamment celle de #Claude, le modèle de l’entreprise Anthropic.

    Comme souvent, les « opérateurs » de la technologie sont plus fragiles que les fournisseurs d’infrastructure, parce qu’ils accumulent les coûts en fin de chaîne mais qu’ils sont aussi soumis aux effets de revenus des consommateurs finaux. Les compagnies ferroviaires souffrent davantage que les fournisseurs d’acier prospèrent.

    Mais la particularité de l’IA complique l’équation. À l’importance des coûts s’ajoute la question très sensible de la #durée_de_vie des centres de données et des puces qui les peuplent. On ignore beaucoup de choses sur ce point. L’industrie fonde ses calculs sur une durée de vie de six ans. Microsoft évoque un temps compris entre deux et six ans.

    Certaines sources évoquent la possibilité que les puces soient entièrement épuisées au bout de trois ans. Et Bloomberg estime que les centres de données, des bâtiments très fragiles et sensibles, pourraient devenir obsolètes au bout de cinq ans.

    En estimant que les 9 000 milliards de dollars soient suffisants pour les besoins de l’IA d’ici à 2030, il faudrait donc renouveler cet investissement colossal au moins tous les cinq ans.

    La réponse des Big Tech est alors celle de la #fuite_en_avant. Il faut construire beaucoup et vite pour pouvoir atteindre une taille critique, devenir incontournable pour le marché et imposer une logique oligopolistique capable d’imposer des prix suffisants pour absorber de tels coûts gigantesques. De Spotify, le modèle devient Andrew Carnegie, bâtisseur d’un véritable monopole de l’acier aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.

    Une course de vitesse qui a donné aux grands acteurs de l’IA leur nouveau nom : les #hyperscalers, autrement dit ceux qui sont capables de démultiplier l’échelle de l’IA. Car l’#échelle devient un élément central pour la rentabilité.

    Ces acteurs défendent des stratégies proches, mais qui, néanmoins, se distinguent. Meta tente de développer un modèle « interne » concentrant ses investissements sur son propre usage ; Amazon se concentre sur les infrastructures d’amont qu’ils louent à d’autres ; Google et Microsoft rajoutent à cette dernière activité le développement de produits finaux en vue de contrôler tout l’écosystème.

    Circularité de la #dette

    Dans cette course, les Big Tech dispose d’un atout de poids : une trésorerie abondante reposant, dans l’#économie_numérique actuelle, sur des quasi-rentes. On pourrait, d’ailleurs, résumer leurs stratégies par le maintien de cette rente. Mais ces liquidités qui, voici encore quelques années, semblaient gigantesques, ne suffisent plus. L’impensable se produit : les #Big_Tech doivent désormais avoir recours à la dette.

    La banque états-unienne Morgan Stanley estime que les hyperscalers vont emprunter 400 milliards de dollars cette année, après 165 milliards en 2025. En tout, les besoins de financement externe sont estimés à 1 500 milliards de dollars. C’est un changement majeur de modèle économique pour ces entreprises. Et pour préserver leur capacité d’endettement, elles sont même obligées de contourner les obstacles et de prendre de nouveaux risques.

    D’abord, elles mettent en place une « économie circulaire » de la dette. Les acteurs de l’IA ayant tous un intérêt commun, celui d’imposer l’usage de cette technologie au point de la rendre rentable, ils coordonnent leurs efforts par des accords parfois étonnants où ils se prêtent des fonds ou se garantissent des prêts. Désormais, le monde de l’IA est devenu une gigantesque toile d’araignée d’engagements mutuels où chacun dépend financièrement des autres.

    #Risques_financiers

    Une autre façon d’assurer ces moyens, c’est de recourir à des sociétés ad hoc (#special_purpose_vehicle, ou #SPV) pour financer la construction des centres de données ou l’acquisition de puces. Ces entités, souvent montées avec le financement d’investisseurs externes ou de banques, deviennent propriétaires des actifs en question et peuvent émettre des obligations en s’appuyant sur la note de la Big Tech qui pilote l’opération.

    En retour, la Big Tech paie un loyer pour avoir le droit d’utiliser ces actifs. Sa situation financière est laissée intacte par l’opération et les centres de données ou les puces sont mis à sa disposition. Mais, évidemment, la construction n’est pas sans risques. Si le centre de données ou les puces deviennent obsolètes plus rapidement que prévu, il n’est pas dit que le remboursement de la dette soit possible.

    En octobre, la banque centrale britannique s’est inquiétée de l’ampleur de la dette mobilisée pour financer les centres de données. « Si le montant de la dette liée à l’IA et aux infrastructures énergétiques associées se matérialise, les risques sur la stabilité financière pourraient augmenter », souligne l’institution. Car, de plus en plus, les banques et les sociétés de finance privée ont une exposition massive à ce secteur.

    Résumons : la future rentabilité des activités liées à l’IA devra assurer le financement des coûts de fonctionnement gigantesques de cette technologie, mais aussi l’#obsolescence rapide de ces infrastructures et les coûts financiers liés à la dette contractée pour le déploiement de l’IA. Le tout en assurant un rendement « net » permettant la rentabilité des opérations en cours. En bref : le coût du capital de l’IA est astronomique.

    Comment cette technologie pourra-t-elle dégager de telles marges ? La réponse des Big Tech et d’OpenAI, c’est que les utilisateurs finaux paieront. Un pari risqué, que Mediapart explore dans le second volet de cette série.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/040426/l-incertaine-viabilite-economique-de-l-ia-generative
    #économie #perte #gain #coût #profits #profit #AI #IA #intelligence_artificielle

    • Pluralistic: The AI bubble isn’t like the internet #bubble (26 May 2026)

      One of the surprise breakout software products of the early web was Lotus Notes, a kind of primitive precursor to all-in-one office productivity suites like GDocs, Office365, etc. It was so important that its creator, Ray Ozzie, was promoted to Microsoft’s Chief Software Architect, succeeding Bill Gates himself:

      https://knowledge.wharton.upenn.edu/podcast/knowledge-at-wharton-podcast/the-man-who-would-change-microsoft-ray-ozzies-vision-for-co

      People who remember Notes tend to deride it for its clunky user interface and demi-functional administrative tools. But what made Notes so central to Microsoft wasn’t its polish – it was the fact that Notes represented a brokered peace between IT managers, who wanted mainframe-like control over everything their users could do with business equipment, and the users themselves – workers who kept smuggling internet-based tools into the enterprise network on the very sensible grounds that they had a job to do, and these were the best tools to do it.

      The arrival of internet-based tools – especially ones that ran in browsers – represented a major challenge to IT departments, who had been long accustomed to dictating terms to their users. If the IT manager and the compliance department decided that the best way to manage disclosure and leak risks was to block all email attachments for outside users, then that was that: no one could send those attachments.

      But after the internet arrived on the corporate desktop, employees who needed to get documents to supply chain partners and customers could treat these IT policies as damage and route around them. Just fire up your Hotmail or Yahoo mail window, or hop on MSN Messenger or ICQ or AIM, or drop the file on an anonymous FTP server and send the link to your counterparty. Job done!

      IT managers hated this, and to be fair to them, they weren’t (always) wrong. These outside tools came from a variety of untrustworthy sources, including malicious sites that pushed virus-infected versions to their users. Also, by evading firewall rules with these tools, users made it impossible to achieve the compliance goals that IT had been charged with enforcing, and it was IT’s asses on the line if the company got in trouble as a result.

      Foundationally, IT was being asked to do two irreconcilable things: they were supposed to be enabling workers to get their jobs done, and they were supposed to be stopping those workers from doing things that could harm the business. This can’t be done, because the only way to eliminate the possibility that a worker will take an action that harms the business is to gag that worker and lock them in a dungeon. Workers need flexibility and freedom to achieve business goals, and that flexibility and freedom means that those workers might (deliberately or accidentally) thwart the business’s goals.

      What’s more, workers will always run into situations that were not anticipated by policy, and if they are denied any agency or initiative, they will fail to get their jobs done. In work, the exception is the rule, hence the importance of “process knowledge” (all the implicit knowledge shared among workers across the firm and its suppliers and customers, which cannot be captured or recorded):

      https://pluralistic.net/2025/09/08/process-knowledge/#dance-monkey-dance

      Indeed, there’s a form of labor action called a “work to rule,” in which workers only do the things dictated by their rulebooks, without taking any of the routine additional measures dictated by process knowledge. Merely by following every rule to the letter, workers can grind a shop to a halt:

      https://en.wikipedia.org/wiki/Work-to-rule

      Since the dawn of personal computers, workers and IT departments have come into conflict, as workers literally smuggled technology into the business that could do things the IT department had (often arbitrarily and capriciously) prohibited. When Visicalc emerged as the killer app for the Apple ][+, workers snuck these computers into work and used them to sort spreadsheets in ways that IT had declined to permit. They didn’t do this to cheat or steal from the company – the whole point was to do a better job.

      So it was with the early web: workers discovered a myriad of new capabilities in the free-to-use world of web-based tools and realized how these tools would make them much more effective at their jobs. The fact that IT wouldn’t let them do these things was just more evidence that IT – and the managers who set IT’s agenda – didn’t understand the business as well as workers.

      It didn’t help that IT managers’ first line of defense was the high-tech version of abstinence-only education: “You only think you need your work computers to do this, but really, you don’t, so stop trying”:

      https://www.theguardian.com/technology/2009/jun/16/computer-security-abstinence

      Abstinence-only education never works, but where “you only think you need this” failed, Lotus Notes succeeded. Lotus Notes provided a whole suite of tools that largely (if imperfectly) replaced the universe of free tools that workers were using to evade their IT departments’ edicts, so they could get their jobs done. At the same time, Lotus Notes provided a set of management tools that let IT fine-tune how these tools worked, giving them (some) of the controls they needed to achieve their compliance goals.

      Like all brokered peace settlements, Lotus Notes left both sides feeling like they’d made a compromise they could live with, giving up some of their goals, but keeping the things that really mattered to them.

      It’s impossible to overstate how important Lotus Notes and similar products were, because workers demanded the right to use the web on their work computers, and they made those demands so forcefully that managers had to completely re-do their IT policies, lest those workers treat them as damage and route around them. Back then, the tech press was full of stories about these conflicts, as workers insisted that the new technology that was sweeping the nation was so foundational and transformative that they had to be allowed to use it.

      What we never saw back then were stories about how managers had to monitor workers to ensure that they were using the web as much as possible. No one had to force workers to find ways to integrate the web into their workflows.

      In other words, the story of the web at work was the opposite of the story of AI at work. Today, you can’t turn around without reading a story about bosses who are threatening to fire workers if they don’t increase their AI usage:

      https://www.businessinsider.com/boss-track-ai-use-career-2025-8

      Virtually every major company now has a program to force workers into using AI:

      https://www.cnbc.com/2026/05/05/ai-use-work-employee-monitoring-tech-surveillance.html

      It’s conceivable that over the past quarter-century, bosses have become technophiles while workers have fallen prey to superstitious technophobia, but it hardly seems likely. Historically, workers have always been enthusiastic about tools that let them do a better job – indeed, it’s a truism that labor-led automation produces improvements in quality, while capital-driven automation increases throughput (often at the expense of quality).

      Workers aren’t the only typical early adopters who find AI lacking. As a group, teenagers and young adults hate AI:

      https://www.nytimes.com/2026/04/09/style/gen-z-ai-gallup-study.html

      That’s not what it was like during the early web days. Back then, young people entering the workforce were passionate devotees of the web, to the point where the business press routinely ran articles asking how today’s workplaces were going to adapt to the demands of these webbed-up workers.

      https://www.nber.org/digest/apr03/internet-changes-labor-market

      AI boosters insist that the deficits we see in AI – its lack of profitability, its primitive and error-riddled outputs – are no different from the shakedown problems of the early web (and we know how the web turned out!). But this is a profoundly flawed comparison: the early web and AI are very different from one another.

      For one thing, the early web may have lost money, but it had great unit economics. Every new web user brought the web closer to profitability, as did every new use of the web, and every new generation of web technology. By contrast, AI has – in the memorable phrasing of Ed Zitron – “dogshit unit economics.” Every new AI user makes AI less profitable, as does every new use for AI, and each generation of AI loses more money than the last. AI is the money-losingest endeavor in human history:

      https://pluralistic.net/2025/09/27/econopocalypse/#subprime-intelligence

      In other words, the early web was a technology that grew more profitable every day, which workers and young people had to force on their bosses – and AI is a technology that grows less profitable every day, and bosses have to force it on workers and young people.

      Now, it’s true that some workers don’t have to be forced to use AI. Workers who enjoy a high degree of autonomy (that is to say, workers who are positioned to ignore workplace coercion) can adopt AI in ways that they feel suited to, just as those early web users and Visicalc smugglers did. They can fulfill the maxim that labor-driven automation improves quality, while resisting capital’s insistence that automation be used to increase throughput at quality’s expense.

      They can act as centaurs (workers assisted by technology), not as reverse-centaurs (workers who are recruited to serve as peripherals for machines). As with all technology questions, what the technology does is nowhere near as important as who the tech does it for and who the tech does it to:

      https://pluralistic.net/2025/09/11/vulgar-thatcherism/#there-is-an-alternative

      And there’s another group of workers who adopt AI voluntarily: workers who see that AI can do a lot of work that they view as dull and unimportant for them. These workers might be right – there are plenty of bullshit jobs out there:

      https://memex.craphound.com/2018/06/20/david-graebers-bullshit-jobs-why-does-the-economy-sustain-jobs-that

      But it’s also possible that they’re wrong, and they’re substituting AI for something that really should be done by a person.

      But on the plus side, at least no one has to force them to adopt AI.

      https://pluralistic.net/2026/05/26/the-ai-will-continue
      #bulle
      via @freakonometrics et ici aussi:
      https://seenthis.net/messages/1174219

  • Nucléaire français : l’atout stratégique que Berlin a voulu neutraliser

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12483478

    https://www.fpop.media/nucleaire-francais-latout-strategique-que-berlin-a-voulu-neutraliser

    Par Georges Renard-Kuzmanovic
    2026-05-21

    ’Union européenne a produit 649,524 gigawattheures d’électricité d’origine nucléaire en 2024, soit 4,8% de plus qu’en 2023. La France en a fourni 380,451 GWh, ce qui représente à elle seule 58,6% du total européen. Le nucléaire a compté pour 23,3% de la production électrique de l’Union européenne en 2024, et pour 67,3% de l’électricité produite en France. Autrement dit, l’atome reste un pilier matériel du système électrique européen, et la France en constitue de très loin le centre de gravité.

    Ce poids énergétique n’a rien d’abstrait. Il touche directement à la souveraineté industrielle, à la #stabilité des #réseaux, au prix de l’ #électricité, mais aussi à la capacité de l’ #Europe à maintenir une économie numérisée et industrialisée sans retomber massivement dans le charbon (très polluant) et le #gaz (qui a le malheur d’être russe ou très cher quand il est américain). Derrière les débats techniques et les slogans écologiques se joue en réalité une bataille économique et géopolitique majeure, celle du contrôle de l’énergie qui alimentera les industries stratégiques du XXIe siècle.

    Une bataille industrielle dissimulée derrière l’ #écologie

    Pendant des années, l’ #Allemagne a défendu au niveau européen une ligne consistant à refuser à l’atome le même traitement politique qu’aux énergies renouvelables. Berlin reconnaît pourtant officiellement que le nucléaire est une énergie bas carbone (comme le GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du #climat). Mais en refusant de lui accorder un statut comparable aux renouvelables dans les mécanismes européens, l’Allemagne a cherché à limiter l’avantage compétitif français. Ce choix n’a jamais été neutre. Il relevait d’un affrontement industriel à peine dissimulé.

    Car le nucléaire français procure à la France un avantage comparatif colossal que Berlin n’a jamais réellement accepté. Avec un parc nucléaire amorti, une production pilotable, stable et peu carbonée, la France dispose théoriquement d’une électricité moins chère et plus décarbonée que celle de son voisin allemand. Or, cette différence remet directement en cause le modèle industriel construit outre-Rhin depuis des décennies autour d’un accès privilégié à un gaz russe abondant et bon marché.

    L’arrêt du nucléaire allemand, finalisé en avril 2023, a profondément aggravé cette contradiction. L’Allemagne a fermé des capacités pilotables bas carbone tout en augmentant sa dépendance au gaz et, dans certaines périodes critiques, au charbon. Les chiffres des émissions sont d’ailleurs éloquents : la production électrique allemande émet toujours plusieurs fois plus de CO2 par kilowattheure que la production française. Là où la France bénéficie d’un mix largement dominé par le nucléaire et l’hydraulique, l’Allemagne demeure contrainte de compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire par des centrales fossiles. Le paradoxe est désormais visible : Berlin continue de donner des leçons climatiques tout en produisant une électricité significativement plus carbonée que celle de la France.

    La bataille des datacenters et de l’intelligence artificielle

    Le cas des datacenters illustre parfaitement cette bataille énergétique et réglementaire. La Commission européenne a mis en place en 2024 un dispositif commun de notation de la durabilité de ces infrastructures, dont la consommation électrique explose sous l’effet du cloud, de l’intelligence artificielle et de la multiplication des usages numériques. Bruxelles rappelle déjà que les centres de données représentent près de 3% de la demande d’électricité de l’Union européenne et que cette part doit encore progresser fortement dans les années à venir.

    Or, cette évolution change complètement l’échelle du débat énergétique européen. Les datacenters ne sont pas de simples bâtiments techniques. Ils deviennent des infrastructures critiques comparables à ce qu’étaient hier les ports, les raffineries ou les grands complexes sidérurgiques. Celui qui contrôle l’électricité capable de les alimenter contrôle une part croissante de l’économie numérique, de l’intelligence artificielle, du stockage des données, des services cloud, de la recherche et même des capacités militaires futures.

    Et c’est précisément ici que la ligne allemande révèle toute sa contradiction. En Allemagne, la loi sur l’efficacité énergétique impose aux opérateurs de datacenters de couvrir 50% de leur consommation par de l’électricité renouvelable depuis le 1er janvier 2024, puis 100% à partir du 1er janvier 2027. Le critère retenu repose exclusivement sur l’origine renouvelable de l’électricité, et non sur l’ensemble des moyens bas carbone disponibles. En pratique, cela revient à exclure l’électricité nucléaire française de certains standards présentés comme « verts », alors même que cette électricité est l’une des moins émettrices de #CO2 du continent.

    Derrière le discours environnemental apparaît alors une réalité beaucoup plus politique et industrielle. Cette réglementation favorise mécaniquement certains modèles énergétiques nationaux au détriment d’autres. Elle permet à Berlin de promouvoir une vision de la transition énergétique compatible avec ses propres choix industriels, tout en pénalisant indirectement l’avantage comparatif français. L’Allemagne veut les bénéfices économiques des futurs datacenters européens, mais sans reconnaître pleinement l’atout énergétique français qui permet justement de les alimenter dans des conditions stables et décarbonées.
    Le beurre et l’argent du beurre diraient certains…

    Le mur des réalités physiques

    Le problème est que les réalités physiques finissent toujours par rattraper les constructions idéologiques. Les datacenters ont besoin d’une alimentation massive, continue, pilotable et prévisible. L’ #intelligence_artificielle [#AI] générative, les supercalculateurs, les services cloud mondiaux ou encore les infrastructures numériques critiques ne peuvent fonctionner uniquement sur des productions intermittentes dépendantes du vent ou de l’ensoleillement. Les gigantesques besoins électriques des futurs centres de calcul imposent des capacités pilotables permanentes. Et aujourd’hui, en Europe, seule une combinaison de nucléaire, d’hydraulique et éventuellement de gaz permet réellement d’assurer cette stabilité.

    La question du prix de l’électricité devient alors centrale. Les datacenters sont extrêmement gourmands en énergie. Pour être rentables, ils nécessitent un coût électrique le plus bas possible. Or le système européen actuel de fixation des prix de l’électricité continue largement d’indexer les prix sur le coût marginal du gaz naturel. Ce mécanisme avait une logique dans une Europe dominée par les centrales thermiques et fortement dépendante du gaz, notamment russe. Mais il devient absurde dans une Europe où certains pays, comme la France, disposent d’une production nucléaire amortie et très largement décarbonée.

    Concrètement, cela signifie que le consommateur français peut payer une électricité artificiellement renchérie par les fluctuations du gaz alors même qu’une grande partie de cette électricité est produite par des centrales nucléaires déjà amorties depuis longtemps. Ce système pénalise directement les projets industriels fortement consommateurs d’énergie, et notamment les datacenters.

    Oui, sortir de cette logique donnerait un avantage à la France. Mais en quoi cela serait-il illégitime ? Pendant des décennies, l’Allemagne a bénéficié d’un euro fort parfaitement adapté à son modèle exportateur et industriel, au détriment d’autres économies européennes, notamment françaises, qui ont subi une désindustrialisation massive. Berlin a également bénéficié d’un accès privilégié au gaz russe bon marché qui a soutenu sa compétitivité industrielle pendant plus de vingt ans. À aucun moment l’Allemagne ne s’est privée d’utiliser ses avantages structurels lorsqu’ils servaient ses intérêts économiques.

    Mais ce qu’on comprend encore moins c’est l’attitude de la quasi totalité de la classe politique française qui a laissé faire l’Allemagne et laissé filé notre avantage compétitif en se soumettant à des diktats venus d’outre-Rhin qui n’avaient ni queue ni tête.

    Le nucléaire français comme levier de puissance

    Le partenariat européen et spécifiquement franco-allemand ne peut pas fonctionner à sens unique. Si la France possède aujourd’hui un avantage énergétique stratégique grâce à son parc nucléaire, il est logique qu’elle l’utilise pour attirer des investissements industriels, numériques et technologiques. C’est même une nécessité stratégique. D’autant que la France se trouve actuellement en situation de relative surproduction électrique, avec des capacités pilotables disponibles immédiatement et susceptibles d’alimenter de futurs projets industriels lourds. Pour rappel, aux Etats-Unis, Microsoft, rachète la dangereuse et controversée centrale nucléaire de Three Mile Island pour la relancer au service exclusif de ses datacenters.

    Le gouvernement français l’a – enfin – bien compris. Paris cherche désormais à utiliser l’avantage nucléaire pour attirer des projets de datacenters, d’intelligence artificielle et de calcul haute performance. Cette orientation traduit une logique industrielle simple : utiliser une infrastructure énergétique déjà existante pour capter des investissements, des emplois qualifiés et des capacités technologiques stratégiques plutôt que de laisser d’autres pays définir seuls les règles du jeu numérique européen.

    Le débat dépasse donc largement la seule question écologique. Ce qui se joue autour du nucléaire français, c’est le contrôle des normes européennes, la hiérarchie des filières industrielles et la répartition future de la puissance économique en Europe. Derrière les querelles réglementaires se cache une lutte d’influence pour savoir quel modèle énergétique structurera l’économie continentale des prochaines décennies.

    Le rapport de force commence d’ailleurs à évoluer. En mai 2025, le nouveau gouvernement allemand a signalé à la France qu’il ne s’opposerait plus au traitement du nucléaire sur un pied d’égalité avec les renouvelables dans la législation européenne. Ce revirement ne répare évidemment pas les années perdues. Il ne compense ni les retards industriels accumulés, ni les distorsions réglementaires passées. Mais il constitue malgré tout un aveu implicite, l’Europe ne peut pas simultanément vouloir électrifier son économie, développer massivement l’intelligence artificielle, accueillir des datacenters, réindustrialiser son territoire et affaiblir sa principale source d’électricité pilotable bas carbone.

    Une question de souveraineté

    Car les faits énergétiques résistent aux slogans. Une économie numérique avancée ne fonctionne pas avec des déclarations d’intention. Elle fonctionne avec des gigawatts disponibles en permanence, à prix compétitif et avec un haut niveau de stabilité du réseau. Dans un contexte mondial marqué par la montée des tensions géopolitiques, la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et la compétition technologique entre grandes puissances, l’énergie redevient ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : la base matérielle de la puissance.

    La querelle autour du nucléaire français révèle ainsi une réalité plus profonde de la construction européenne contemporaine. Derrière le discours officiel sur la transition écologique et la convergence des intérêts européens subsistent des rivalités industrielles nationales extrêmement dures. Chaque grande puissance du continent cherche à préserver ses avantages structurels et à orienter les règles communes à son bénéfice.

    Lorsque la France produit à elle seule plus de la moitié du nucléaire européen, l’enjeu dépasse très largement la seule question énergétique. Il touche directement à la place du pays dans l’économie continentale, à sa capacité d’attraction industrielle et à son autonomie stratégique future. À l’heure des datacenters, de l’intelligence artificielle, de l’électrification massive et de la réindustrialisation, le débat ne porte plus sur une technologie abstraite. Il porte sur la maîtrise des conditions matérielles de l’indépendance économique et technologique française et éventuellement européenne… si Bruxelles accepte – enfin – la prééminence française en la matière.

  • Explosion des data centers en France : une trajectoire hors de contrôle

    La #loi_de_simplification_de_la_vie_économique, à travers son #article_15, assouplit le #droit de l’#urbanisme et de l’#environnement pour favoriser l’émergence de sites dits #hyperscaler – d’une surface de 40 ha minimum, soit l’équivalent de 55 terrains de foot.

    En France, la multiplication de data centers s’accélère à un rythme effréné, portée par une #volonté_politique assumée de faire du territoire un hub stratégique du #numérique. Face à cette #fuite_en_avant, le collectif #Le_nuage_était_sous_nos_pieds vient de lancer son site internet, accompagné d’une cartographie participative recensant les data centers, actuels et futurs. Un outil pensé pour rendre visible une industrie opaque et alimenter les résistances face à l’expansion incontrôlée des infrastructures numériques.

    Le secteur du numérique connaît actuellement une expansion internationale fulgurante, qui s’explique notamment par l’essor de l’Intelligence Artificielle (IA) et son utilisation, devenue régulière pour deux tiers de la population mondiale.

    La France fait partie des têtes de file dans la course effrénée au développement de l’IA et du tout numérique, passant de la 13ème place en 2023 à la 5ème place en 2024 dans le Global AI Index – un indice qui évalue les pays en fonction de leurs investissements et de leurs innovations relatifs à l’IA.
    La cartographie comme outil politique

    Dans ce contexte, le collectif Le nuage était sous nos pieds a lancé son site internet avec, notamment, la mise en ligne d’une cartographie participative afin de répertorier les data centers en France.

    « Nous avons cartographié 350 data centers déjà existants et 47 data centers en cours de déploiement à travers la France : 28 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction », peut-on lire sur leur site.

    Si cette comptabilisation n’est pas complète – à cause du manque de transparence de l’industrie – elle rend toutefois compte de l’importance de la croissance du secteur dans l’Hexagone.

    « Les objectifs du collectif : politiser les infrastructures du numérique, les visibiliser, les mettre au cœur du débat public et en faire un objet de lutte », explique Antoine, l’un des membres du collectif.

    Loin d’un simple travail de recensement, la cartographie du collectif s’attaque frontalement à l’opacité d’une industrie dont le développement échappe largement au débat public, et fournit par la même occasion un outil d’enquête citoyenne indispensable pour engager un rapport de force avec l’État et les géants du numérique.

    Une expansion organisée et encouragée par l’État

    Si cette initiative voit le jour aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. Le développement des data centers en France connaît une accélération brutale, encouragée par les pouvoirs publics. Depuis le sommet international sur l’intelligence artificielle organisé à Paris en février 2025, l’exécutif affiche sa volonté d’investir massivement dans l’IA et ses infrastructures, au nom de la compétitivité et de la souveraineté numérique.

    À cette occasion, 109 milliards d’euros d’investissement privés – majoritairement étrangers – avaient été annoncés pour accélérer cette expansion, s’ajoutant aux 400 millions d’euros de subventions annoncés par l’ancien Premier ministre, François Bayrou, et aux 10 milliards d’investissement de la BPIFrance.

    Cette stratégie se traduit concrètement par une série de mesures facilitant l’implantation des data centers. La loi de simplification de la vie économique, à travers son article 15, assouplit le droit de l’urbanisme et de l’environnement pour favoriser l’émergence de sites dits hyperscaler – d’une surface de 40 ha minimum, soit l’équivalent de 55 terrains de foot.

    L’État, en lien avec EDF et RTE, a également identifié 63 sites “clés en main”, directement raccordés et proposés aux investisseurs pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers, accentuant davantage la responsabilité des pouvoirs publics dans cette course au gigantisme.
    L’ADEME alerte sur une trajectoire hors de contrôle

    Le 6 janvier 2026, l’ADEME a publié un rapport dans lequel l’agence avance des estimations de l’évolution du secteur jusqu’à 2060 en fonction de cinq scénarios :

    – Tendanciel : une poursuite des dynamiques actuelles qui se traduit par une explosion des usages numériques, un développement massif de l’IA, et une bascule vers des data centers hyperscaler.
    - Génération frugale : un scénario de sobriété forte reposant sur une dénumérisation partielle des usages, un moratoire sur les nouveaux data centers et des politiques publiques contraignantes.
    – Coopérations territoriales : un développement encadré des data centers, en concertation avec les territoires et sous contraintes environnementales, avec une priorité aux usages socialement utiles et une recherche de synergies locales, notamment pour limiter les tensions sur l’eau, l’énergie et le foncier.
    – Technologies vertes : les data centers deviennent des leviers de la transition écologique, soutenus par l’État au nom de la souveraineté et du mix électrique français.
    – Pari réparateur : une trajectoire qui se traduit par une confiance dans l’innovation pour compenser les impacts du numérique, avec une régulation allégée et une forte croissance des usages.

    À travers ces cinq scénarios, l’agence estime alors la consommation électrique des data centers ainsi que leurs émissions de gaz à effet de serre sur les 35 années à venir.

    « Le rapport de l’ADEME montre très clairement que la tendance actuelle est insoutenable, et qu’on va dans le mur en termes de poursuite de nos objectifs climatiques », analyse Lou Welgryn, secrétaire générale de Data for Good, pour La Relève et La Peste.

    Accaparement des ressources et tensions locales

    Derrière ces chiffres et ces estimations, des conflits très concrets se manifestent. Les data centers sont extrêmement gourmands en électricité et en eau, deux ressources déjà sous tension.

    Selon les estimations de l’ADEME, si rien n’est fait, la consommation électrique de ces infrastructures pourrait être multipliée par 3,7 d’ici à 2035, passant de 9,91 TWh/an à 36,73 TWh/an, soit près de 7% de la production actuelle d’électricité en France.

    L’implantation rapide de ces infrastructures fait émerger des conflits d’usage, comme à Marseille, qui accueille un certain nombre de data centers du fait de l’arrivée de dix-huit câbles intercontinentaux dans la cité phocéenne. Sur place, l’électricité consommée par les centres de données entre en concurrence directe avec l’électrification des ferrys et des transports locaux.

    Une problématique que la chercheuse et la professeure Anne Pasek résume ainsi : « Si nous ne faisons qu’augmenter les capacités du réseau électrique dans le seul but de répondre à une demande toujours plus croissante [des data centers], nous ne parviendrons pas à atteindre nos objectifs de décarbonation ».
    Contre-pouvoir face au techno-capitalisme

    Face à cette dynamique, la cartographie du collectif vise à « fabriquer une réflexion autour des data centers » et à « favoriser l’émergence de nouvelles contestations ». Par ce biais, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de surveillance citoyenne, de plaidoyer et de politisation des enjeux liés aux infrastructures numériques.

    En parallèle, les associations en lutte multiplient les alertes sur les impacts du numérique et de l’IA.

    « Mettre en lumière ces problématiques et briser l’opacité permet de placer ce sujet au cœur du débat démocratique », rappelle Noémie Levain, juriste à La Quadrature du Net, pour La Relève et La Peste

    Les collectifs portent également une critique plus profonde de la trajectoire numérique empruntée actuellement, en la replaçant dans une lecture décroissante. Ils interrogent quant aux besoins réels, à la dépendance aux technologies et la compatibilité du tout-numérique avec les objectifs climatiques.

    « Il faut se poser la question : pourquoi construit-on autant de centres de données et pourquoi aurait-on besoin d’autant de puissances de calcul ? », insiste Lou Welgryn.

    En rendant visibles les infrastructures, la cartographie force le débat politique et rappelle que derrière l’IA se joue un choix de société aux conséquences durables sur les ressources, les territoires et les personnes qui les habitent.

    https://lareleveetlapeste.fr/explosion-des-data-centers-en-france-une-trajectoire-hors-de-contr

    #liste #data_centers #centres_de_données #IA #AI #France #intelligence_artificielle #infrastructure #carte #visualisation #cartographie #cartographie_participative #recensement #opacité #expansion #ressources #électricité #eau #conflits #tensions_locales #contre-pouvoir #techno-capitalisme

    ping @reka

    • Carte des data centers, des projets et des contestations en France

      Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s’organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l’émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
      Nous avons cartographié 351 data centers déjà existants et 67 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 43 annoncés, 16 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction.
      À cela il faut ajouter les 63 sites « clés-en-main » proposés par le gouvernement aux industriels de la tech pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers - dont seulement 26 localisations précises sont publiques à ce jour. RTE et EDF mettent également 8 sites à disposition des promoteurs avec des procédures de raccordement électrique accéléré.
      Il est important de noter que le nombre de data centers ne permet pas de se faire une idée adéquate de l’accroissement des infrastructures. Les technologies impliquées sont en forte mutation, et la consommation énergétique des data centers ou le nombre de serveurs qu’ils abritent donne une indication plus ajustée des évolutions du secteur. Ainsi, les data centers actuels peuvent avoir une consommation énergétique jusqu’à plusieurs milliers de fois plus importante que les data centers historiques. Et les serveurs qu’ils abritent sont toujours plus nombreux et intenses en technologies.
      Nous avons recensés une vingtaine d’oppositions locales à ces déploiements, menées par des collectifs, des individus ou des associations.

      https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/2025-12-11-carte-des-data-centers-des-projets-et-des-conte
      #opposition #résistance

    • Prospective d’évolution des consommations des data centers à court, moyen et long terme de 2024 à 2060

      Cette étude de l’ADEME répond à 3 objectifs :
      1. Dresser l’état des lieux de la consommation électrique actuelle des centres de données en France ;
      2. Proposer un modèle prospectif détaillé permettant de modéliser des scénarios d’évolution des consommations des centres de données dans le temps ;
      3. Modéliser et analyser 5 scénarios prospectifs jusqu’à 2060 : un scénario tendanciel et 4 scénarios envisageant les 4 chemins possibles de transition écologique.

      Cette étude a considéré les émissions de gaz à effet de serre engendrées, la pression sur les ressources en eau, l’artificialisation des sols, la concurrence avec les d’autres usages de l’électricité, ou encore les enjeux de souveraineté numérique et distingue les consommations en France des consommations à l’étranger pour un usage français.

      https://librairie.ademe.fr/energies/8910-prospective-d-evolution-des-consommations-des-data-centers-a-co
      #ADEME #rapport

  • En #Virginie, la capitale mondiale des #data_centers confrontée à la #contestation croissante des habitants

    Cet Etat de la Côte est des Etats-Unis concentre 12 % des capacités mondiales des centres de données géants essentiels à l’intelligence artificielle, qu’elle a attirés notamment grâce à des exemptions fiscales. Un essor de plus en plus contesté par les riverains, notamment inquiets de leur impact écologique.

    C’est donc ça, l’envers du décor de cette révolution. De gigantesques entrepôts cerclés de clôtures et des chantiers non moins colossaux qui en annoncent de futurs. Impossible de déambuler entre ces parcelles sans âme, disposées le long de grandes artères de la banlieue de Washington. Bienvenue à Loudoun County, dans le nord de la Virginie, qui détient le record mondial du nombre de centres de données.
    La zone, qui a logiquement hérité du surnom « Data Center Alley », est à la fois le cœur du réacteur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) et le laboratoire d’un contre-mouvement : ici, comme partout aux Etats-Unis, la contestation monte contre ces excroissances visibles d’une technologie énergivore qui fascine autant qu’elle inquiète.
    Pour mesurer ce que les centres de données sont à la Virginie, il faut fournir quelques chiffres. Cet Etat de la Côte est américaine concentre à lui seul 12 % des capacités mondiales des « hyperscalers », les géants de la gestion des données Internet, selon le cabinet Synergie Group Research. Le comté de Loudoun compte 200 centres de données, soit environ 5 kilomètres carrés d’entrepôts, l’équivalent des quatre arrondissements du centre de Paris. Et ce n’est que le début. « Plus de 26 kilomètres carrés de nouveaux data centers sont déjà approuvés ou en cours d’approbation dans l’Etat, cela correspond à l’équivalent d’environ 1 500 supermarchés Walmart », explique Julie Bolthouse, directrice de l’aménagement du territoire au conseil environnemental de Piedmont, une large zone du nord de la Virginie, où est massé l’essentiel des infrastructures.
    45 % des recettes fiscales
    Le compagnonnage de la Virginie avec les géants du numérique remonte à la naissance d’Internet. Avec la proximité du Pentagone et de la capitale, ainsi que le développement d’infrastructures de communication, le comté de Loudoun devient rapidement un lieu incontournable pour le stockage de données. A partir des années 2000 et 2010, une large portion du trafic Internet mondial transite par cet Etat.
    Les habitants plébiscitent (ou ignorent) alors cette industrie discrète, qui occupe des espaces dans des zones industrielles, paie des taxes foncières importantes et génère un peu d’emplois. « Nous avons tiré durant toutes ces années un bénéfice financier maximal des centres de données », explique Mike Turner, le vice-président du conseil exécutif de Loudoun County. Ces derniers représentent aujourd’hui 45 % des recettes fiscales du comté, soit 1,3 milliard de dollars (environ 1,15 milliard d’euros). Cela se répercute sur la feuille d’impôt des habitants : les taxes foncières sont en moyenne 25 % plus basses que dans les circonscriptions voisines.
    Mais, depuis le début des années 2020, les choses ont radicalement changé. La révolution de l’intelligence artificielle s’appuie sur la puissance de calcul des puces électroniques, les semi-conducteurs contenus dans des serveurs, eux-mêmes stockés dans ces fameux centres de données. Une requête dans ChatGPT, le robot conversationnel d’OpenAI, mobilise en moyenne beaucoup plus de puissance de calcul qu’une recherche Google. Si l’on compare l’IA au développement de la voiture au XXe siècle, les puces sont l’essence et les data centers sont les stations-service. Tout à la conquête de ce marché en devenir, les hyperscalers – Amazon, Google et Microsoft en tête – ne reculent aucun investissement pour en construire le maximum.
    Jusqu’à la saturation ? C’est, en tout cas, ce qui menace Loudoun County. « On reçoit de plus en plus de messages d’habitants qui nous disent d’arrêter d’approuver des data centers, témoigne Mike Turner. La différence avec avant, c’est que quand on explique que ça fait baisser les impôts locaux ils nous répondent : “Je m’en fiche, augmentez les impôts, mais arrêtez ça.” » Les comtés voisins observent la même tendance. Un gigantesque projet a été abandonné début avril à Prince William County, sous la pression de la population : il prévoyait l’installation de 37 unités aux abords de Manassas National Battlefield Park, le site protégé des deux batailles de Bull Run, pendant la guerre de Sécession (1861-1865).
    Désagréments visuels et sonores
    Le mouvement est national. Le Maine vient de voter un moratoire sur tous les grands projets de centre de données, d’ici à 2027. Et d’autres Etats pourraient rapidement leur emboîter le pas. Terry Clower, professeur de politiques publiques à la Schar School of Policy and Government de l’université George-Mason, située à Fairfax, en Virginie, s’étonne de cette évolution rapide. « Je me demande de plus en plus si cette opposition virulente n’est désormais pas autant liée à la peur de l’intelligence artificielle qu’aux centres de données eux-mêmes. Ils sont l’infrastructure qui permet de faire fonctionner l’IA, et le discours dominant aujourd’hui est que celle-ci vient prendre nos emplois. »
    Un sondage mené par son université montre que désormais, 40 % des habitants de Loudoun County pensent que les centres de données détériorent leurs conditions de vie, contre 19 % qui estiment que cela les améliore, et 40 % qui jugent que cela ne change rien. Les griefs des opposants sont nombreux, à commencer par les désagréments visuels et sonores : ces entrepôts sont massifs, peu esthétiques et génèrent en général une sorte de vrombissement. Construits à côté de zones d’habitation, ils peuvent représenter une réelle nuisance.

    Aux yeux (et aux oreilles) de Terry Clower, ce rejet est largement exagéré. « Vous achetez une maison et vous vous installez à proximité d’un terrain classé en zone industrielle, commerciale ou autre. Préféreriez-vous y voir s’implanter un centre de données, ou plutôt un pôle de distribution Amazon, avec 400 ou 500 camions entrants et sortant du site chaque jour ? » Selon lui, la nuisance sonore est similaire au bruit de fond d’une autoroute située à quelques kilomètres.

    Il n’est pas aisé de trancher, car il existe plusieurs types et plusieurs générations de data centers, avec des systèmes de refroidissement différents, plus ou moins bruyants. Les concepteurs travaillent sur l’isolation et sur le design, en mettant des fausses fenêtres ou des couleurs plus gaies. Difficile, cependant, de faire des miracles : in fine, il s’agit toujours d’un entrepôt bourdonnant de la taille de deux ou trois terrains de football. Contactée par Le Monde, la Data Center Coalition, qui regroupe les grands acteurs du secteur, n’a pas répondu.
    Une pollution importante
    La cause principale du rejet est, de toute façon, ailleurs. C’est l’empreinte énergétique et écologique des centres qui inquiète le plus les habitants. La consommation en électricité nécessaire pour faire tourner les serveurs est colossale. Et certaines installations disposent de générateurs au diesel qui engendrent une pollution importante.
    Selon Julie Bolthouse, si la totalité des projets en cours étaient effectivement construits dans le nord de la Virginie, cela nécessiterait un quadruplement de la capacité actuelle du réseau d’électricité. « C’est complètement fou, on a mis cent ans à construire le réseau actuel », s’exclame-t-elle, en pointant l’échelle des risques, de la simple panne liée à la surcharge temporaire jusqu’à l’effondrement du système.

    Le sujet empêche parfois Mike Turner de dormir, lui qui constate l’existence d’une forme de pensée magique chez les constructeurs. « Je dis aux industriels : “Pourquoi vous voulez encore construire ici, alors que vous n’aurez pas l’électricité qu’il faut avant dix ans ?” Ils me répondent : “L’opérateur trouvera une solution, et le jour où il la trouvera, nos installations seront prêtes.” Avec mes équipes, on a beau chercher, on ne voit pas comment ils pourront faire. » La relation idyllique avec ces constructeurs s’est quelque peu refroidie ces derniers temps, alors que les permis sont désormais délivrés au compte-gouttes. « La tension dans les réunions est plus palpable qu’avant », euphémise le vice-président du conseil exécutif.
    Si le prix de l’électricité explose globalement aux Etats-Unis, il est difficile pour le moment d’attribuer cela à l’IA. Tous les experts s’accordent néanmoins à dire qu’une forte hausse des coûts est attendue dans les années à venir. Les Etats cherchent la parade, en obligeant par exemple les hyperscalers à construire leurs propres centrales ou à prendre en charge une partie de l’augmentation. Mais le consommateur ne sera pas épargné, quel que soit le scénario.
    Limiter le foncier disponible
    Les opposants aux hyperscalers de Virginie ont bien une idée pour ralentir la ruée : mettre fin à l’exemption de taxes sur les achats dont bénéficie l’industrie dans l’Etat. Un cadeau fiscal à 1,9 milliard de dollars en 2025 pour le secteur le plus riche du monde, qui explique en grande partie, avec la qualité de la fibre, la disponibilité du foncier et les conditions météo clémentes, l’attrait pour la Virginie. Le renouvellement de cette exemption, qui allait de soi jusque-là, est suspendu, cette année, à une décision des parlementaires locaux, signe d’un changement d’époque.
    Les opposants soulignent que cela découragerait les nouvelles installations, sans faire fuir l’industrie déjà présente. Mike Turner n’en est pas si sûr. Il craint le départ pur et simple de la poule aux œufs d’or : avec les progrès fulgurants de la technologie des semi-conducteurs, les hyperscalers remplacent les équipements très régulièrement et l’exemption de taxe leur permet de faire à chaque fois de précieuses économies.

    Les autorités locales misent davantage sur une meilleure gestion de l’urbanisme, afin de cantonner les centres aux zones éloignées des habitations, et sur une limitation du foncier disponible. La partie ouest de Loudoun County a ainsi été décrétée « data center free », en prenant pour prétexte la préservation des cultures, notamment viticoles.
    La Virginie conservera-t-elle sa position dominante aux Etats-Unis et dans le monde ? Une analyse réalisée par Synergie Research Group montre une migration progressive depuis la Côte ouest et la Côte est, les deux pôles technologiques du pays, vers le centre du pays, où l’électricité est moins chère et le foncier abondant. Pour John Dinsdale, analyste en chef au sein de ce cabinet, se battre contre ces installations revient à lutter contre des moulins à vent : « Si le centre ne se construit pas dans une localité, l’opérateur ira dans une ville différente, dans un autre comté, un autre Etat ou un autre pays. Mais il sera construit quoi qu’il arrive. » On n’arrête pas une révolution en marche.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/05/08/en-virginie-la-capitale-mondiale-des-data-centers-confrontee-a-la-contestati
    #résistance #infrastructure #AI #IA #intelligence_artificielle #centres_de_données #Etats_Unis #pollution #impact_écologique #riverains #Loudoun_County #Data_Center_Alley #fisc #fiscalité #exonération_fiscale #pollution_sonore #bruit #électricité

  • Quand je vous dis qu’il faut sans délai mettre fin à la gabegie de la « concurrence libre et non faussée » à propos du « marché de l’électricité » ...

    Les prix de l’électricité deviennent négatifs en Europe : pourquoi ce n’est pas une bonne nouvelle | Euronews
    https://fr.euronews.com/2026/05/05/les-prix-de-lelectricite-deviennent-negatifs-en-europe-pourquoi-ce-nest

    La flambée de l’énergie solaire et éolienne est attribuée à l’augmentation des prix négatifs de l’électricité qui déferlent sur l’Europe.

    Selon le cabinet d’analyses Montel (source en anglais), les prix négatifs de l’électricité ont atteint un niveau record dans la péninsule Ibérique au premier trimestre 2026. Cela se produit lorsque le prix de gros de l’électricité passe sous zéro, l’offre dépassant la demande.

    L’Espagne a été la plus touchée, avec 397 heures de prix négatifs entre janvier et mars, un bond spectaculaire par rapport aux 48 heures enregistrées sur la même période en 2025, tandis que le Portugal a atteint 222 heures de prix inférieurs à zéro sur la même période.

    Une autre analyse de Bloomberg (source en anglais), fondée sur des données d’Epex Spot SE, a montré qu’en France, le nombre d’heures de prix inférieurs à zéro a presque doublé cette année par rapport à 2025, tandis que l’Allemagne a également enregistré une hausse de 50 %.

    La plupart des prix négatifs ont été enregistrés en avril, en raison d’un pic de production solaire lié à l’allongement des journées. Des conditions venteuses balayant l’Europe ont aussi dopé la production éolienne, ce qui signifie que plus d’énergie est produite que nécessaire.

    Le cabinet de conseil espagnol AleaSoft Energy Forecasting a constaté que l’Allemagne avait enregistré, le 5 avril, le prix moyen journalier de l’électricité le plus bas, à −16,34 €/MWh. Le même jour, le marché français affichait un prix moyen journalier négatif de −3,56 €/MWh, tandis que la Belgique enregistrait un prix moyen de 0,05 €/MWh.

    Les marchés britannique, nordiques et néerlandais ont enregistré leurs plus bas niveaux moyens quotidiens depuis octobre 2025, à respectivement 6,85, 7,61 et 14,46 €/MWh.

    Si les prix négatifs de l’électricité peuvent sembler une bouffée d’oxygène dans un contexte de flambée des coûts de l’énergie, ce phénomène en hausse ne fera en réalité pas baisser vos factures.
    Pourquoi les prix de l’électricité deviennent-ils négatifs ?

    Les prix de l’électricité deviennent négatifs lorsque l’offre dépasse la demande. Sur le marché européen au jour le jour, les producteurs d’énergie soumettent des offres indiquant quelle quantité d’électricité ils vendront et à quel prix. Normalement, ce prix est positif.

    Cependant, à l’arrivée du printemps et avec des journées plus longues, des conditions météorologiques idéales peuvent fortement doper la production de solaire et d’éolien, ce qui entraîne une production d’énergie supérieure aux besoins. Cela se produit souvent lors des jours fériés, quand la consommation est plus faible que d’habitude.

    Les producteurs peuvent alors se surenchérir à la baisse, en fonction de leurs coûts d’exploitation et de redémarrage, afin d’éviter d’être arrêtés (bridés). Ils le font parce qu’ils continuent soit à gagner de l’argent grâce aux subventions ou aux contrats, soit perdraient davantage en cas de limitation de leur production.

    L’an dernier, par exemple, le Royaume-Uni a gaspillé la somme stupéfiante de 1,47 milliard de livres (environ 1,67 milliard d’euros) en arrêtant des éoliennes et en payant des centrales à gaz pour qu’elles se mettent en marche.

    #marchandisation #électricité #privatisation #libéralisation

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • #GAFAM : pour alimenter l#'IA, les #Big-Tech plongent dans le #gaz #fossile
    https://www.ladn.eu/ladn-transition/gafam-coproducteurs-energie-fossile-gaz-data-centers-ia

    Pour alimenter leurs #datacenters IA, les géants de la tech ont voulu s’affranchir du réseau électrique en produisant leur propre énergie. Bonne idée, mauvaise énergie : le modèle se déploie au gaz naturel, et les promesses climatiques des Big Tech sont en train de s’effacer.

    Depuis plus d’une décennie, #Amazon, #Meta, #Google et #Microsoft comptent parmi les plus gros acheteurs d’#électricité #renouvelable au monde. Rien qu’aux #États-Unis, les quatre mastodontes ont contracté pour 11,3 GW d’électricité renouvelable en 2024, soit l’équivalent de la capacité totale installée en #Floride, troisième État le plus peuplé du pays. Leur modèle reposait essentiellement sur des #PPA (Power Purchase Agreements), des contrats d’achat à long terme signés avec des fournisseurs d’#énergie #bas-carbone.

    Mais avec l’#IA-générative, ces PPA ne suffisent plus. Les délais de raccordement au réseau deviennent rédhibitoires et la tension monte fortement autour des hausses du prix de l’électricité engendrées par la multiplication des data centers. Les GAFAM explorent donc d’autres options, et en particulier celle de la « colocation » : construire data centers, centrales et capacités de stockage dans un même parc industriel, reliés directement sans passer par le réseau. Google fait figure de pionnier. Fin 2024, la firme de Mountain View s’est associée à un développeur d’infrastructures et à un fonds d’investissement dans une joint-venture dédiée, avec la promesse d’une alimentation à 80 % décarbonée sur site.

  • Waste water to clean energy: Japanese engineers harness the power of osmosis - The Japan Times
    https://www.japantimes.co.jp/news/2026/04/09/japan/japan-waste-water-energy

    FUKUOKA –

    A Japanese #water #plant is harnessing the natural process of #osmosis to generate #renewable #energy that could one day become a common power source.

    The possibility of generating power from osmosis — when water molecules pass from a less salty solution to a more salty one — has long been known.

    But actually generating energy from that has proved more complicated, in part due the difficulty of designing the membrane through which the molecules pass.

    Engineers in #Fukuoka and their private partners think they might have cracked it, and have opened what is only the world’s second #osmotic_power_plant.

    #énergie_osmotique #électricité #énergie

  • « On vit dans un #dépotoir_numérique » : en #Seine–Saint-Denis, les #data_centers dégradent le quotidien des #riverains

    Entre #pollution de l’air, #nuisances_sonores et #risques liés aux #substances_chimiques, l’implantation annoncée d’un data center au #Bourget cristallise les inquiétudes des riverains. Dans une Seine–Saint-Denis déjà marquée par la forte concentration de ces infrastructures numériques, beaucoup redoutent une altération durable de leur #cadre_de_vie et des conséquences encore mal mesurées sur la #santé_publique.

    « Si le projet aboutit, j’envisage de déménager. » Depuis la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage d’une résidence du Bourget, Adil Champion avait pris l’habitude de scruter l’horizon. Bientôt, des cheminées viendront se hisser dans le décor. La Ville souhaite implanter d’ici 2030 un data center de 25 300 m² sur l’ancien site d’un entrepôt H&M, à moins de 200 m de chez lui. Père d’un enfant de deux ans, Adil Champion refuse qu’il grandisse à côté d’une zone « risquée pour sa santé et sa sécurité ». Alors les jours de marché, emmitouflé dans une épaisse doudoune, il distribue des tracts aux côtés de membres du collectif de 120 riverains déterminés à s’opposer à l’arrivée de cette nouvelle ferme numérique.

    En une décennie, une trentaine de data centers ont poussé en Seine–Saint-Denis. Véritable « cœur du réacteur », le département est aujourd’hui celui qui en concentre le plus dans l’Hexagone, porté par un foncier abordable et une bonne capacité de raccordement au réseau électrique. « Les habitants ont l’impression de vivre dans un dépotoir numérique, s’insurge Jean-Marie Baty, président du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE) du département. Rien que sur 2 km² vont se trouver trois énormes centres de données qui ensemble vont produire une puissance proche de celle d’un réacteur nucléaire [soit environ 800 MW, NDLR]. »

    Une concentration qui nourrit l’inquiétude des riverains face à la proximité du site du Bourget, encore suspendu à l’aval de la préfecture, du #Digital_Park de #La_Courneuve, déjà opérationnel, et de celui de #Dugny, dont le permis de construire vient d’être accordé. Plus ces data centers sont regroupés, plus les risques se cumulent, notamment en matière de #pollution_de_l’air. « On parle de la présence de plus de 200 #groupes_électrogènes », alerte le président du MNLE 93. Ces moteurs, destinés à alimenter les centres de données en cas de coupure électrique, fonctionnent pour la plupart au #fioul. Lorsqu’ils sont en marche, ils rejettent des particules d’#oxydes_d’azote et de #dioxyde_de_carbone.

    Un impact sur la #qualité_de_l’air sous-évalué

    Pour chaque projet, les maîtres d’ouvrage réalisent une étude d’impact environnemental pour démontrer que les quantités de polluants seront minimes. Sauf que les avis rendus par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Île-de-France pointent que les tests ne se déroulent jamais dans les conditions réelles. Par exemple, pour celui de Dugny, l’#étude_d’impact n’a observé que des tests réalisés par lots de sept, pendant 1 h 30, en été et sans vent, alors que « les 108 groupes électrogènes vont tourner tous ensemble au moins trois à quatre heures par mois pour vérifier leur bon fonctionnement » , détaille Philippe Schmit, ancien président de la MRAe.

    L’impact réel sur la qualité de l’air est donc plus élevé, même si aucune étude ne permet d’en quantifier précisément l’ampleur. D’autant qu’il est déjà arrivé qu’un data center fonctionne sur groupes électrogènes pendant 270 heures — un épisode survenu en Essonne en 2022. « Sans oublier que la qualité de l’air du département n’est pas réputée pour être bonne et que le vent peut orienter les mouvements d’air du site vers les zones habitées », ajoute Philippe Schmit. Au Bourget, devant le terrain du futur data center, Adil Champion pointe du doigt les bâtiments les plus proches avec agacement : « Là il y a une école primaire et là-bas une maison de retraite, deux populations particulièrement fragiles. »

    Les systèmes de #refroidissement des data centers posent également des questions sur la #santé des habitants. Pour maintenir les serveurs qui surchauffent à une température de 28 °C, des #fluides_frigorigènes sont utilisés. L’un d’eux, le barbare #R1234ze, se dégrade en formant du #TFA, un #polluant_éternel qui augmente les risques de maladies, comme les #cancers ou les problèmes de #thyroïde. L’Autorité environnementale alerte par ailleurs sur les impacts potentiels pour les riverains en cas d’incendie, si ces substances venaient à se diffuser dans l’air. « On nous dit qu’au moindre problème, tout restera confiné strictement dans le périmètre du data center, s’esclaffe Jean-Marie Baty. Comme pour le nuage de Tchernobyl », ironise-t-il.

    Du #bruit et de la #chaleur

    À La Courneuve, difficile de louper le Digital Park. Surnommé la « soucoupe volante », le mastodonte de 400 000 m² est au cœur d’une zone urbaine dense. Les logements les plus proches se trouvent à 20 m. Des arbres ont été plantés et un parc a été créé. Mais rien n’y fait : on le voit de partout. « De base, les datacenters sont implantés dans les champs, aujourd’hui on se rapproche des villes sans s’adapter aux nouvelles contraintes », explique Philippe Schmit de la MRAe. Résultat, des riverains se plaignent de nuisances sonores causées par les #ventilateurs, les groupes électrogènes et de refroidissement. « Ce n’est pas tous les jours ni toute la journée, mais avec le sens du vent, cela peut indisposer des personnes qui vivent jusqu’à 500 m de l’infrastructure, surtout la nuit », rapporte l’ancien président.

    L’installation de gigantesques centres de données en pleine #ville n’arrange également rien au réchauffement climatique. Avec leurs serveurs qui tournent sans arrêt, presque toute l’#électricité consommée est transformée en chaleur. Sans refroidissement, la température intérieure peut grimper jusqu’à 60 °C. Elle est ensuite évacuée vers l’extérieur par les systèmes de climatisation, ce qui contribue à la formation d’#îlots_de_chaleur autour des habitations et affecte les riverains à proximité. Un phénomène qui vient s’ajouter à la vulnérabilité de la Seine–Saint-Denis, déjà régulièrement confrontée aux fortes températures, en grande partie à cause de sa bétonisation.

    Les entreprises promettent de récupérer ce surplus d’énergie appelé chaleur fatale pour chauffer des bâtiments proches du data center. C’est le cas pour la piscine olympique de Saint-Denis. Mais, dans les faits, seule une minorité de sites récupère réellement cette chaleur. « Cela suppose de lourds aménagements pour la transporter et c’est à la charge des contribuables », souligne Jean-Marie Baty, du MNLE. D’autant que, pour le projet du Bourget, à peine 13 % de cette énergie pourrait être exploitée.

    Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center

    Ce sont ces mêmes arguments que le collectif contre le data center du Bourget répète auprès des passants du marché qui prennent le temps de s’arrêter. « La plupart ne se sentent pas concernés », confie Adil Champion avec dépit. Le bout des doigts rougi par le froid, il ne désespère pas et continue de tendre des flyers : « Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center et ce que cela implique, on est là pour les sensibiliser. » Le groupe accuse la mairie de ne pas avoir organisé de réunion publique et d’avoir annoncé le projet le plus discrètement possible dans le journal de la ville.

    Une pétition a malgré tout recueilli 18 000 signatures, alors que Le Bourget ne compte que 16 000 habitants. Au-delà des associations environnementales mobilisées, les signataires sont aussi « des riverains des communes voisines, comme Dugny ou La Courneuve, qui n’ont pas réussi à se mobiliser à temps contre les data centers chez eux et tentent aujourd’hui de se rattraper », explique le militant. Le marché touche à sa fin, mais la lutte, elle, est loin d’être terminée. Adil Champion glisse les derniers tracts dans son sac à dos, prêt à les déposer dans les boîtes aux lettres sur son chemin.

    https://synthmedia.fr/vie-quotidienne/impact-des-datacenters-en-seine-saint-denis
    #infrastructure #France #data_center #localisation #cartographie

    ping @xbodin

  • Le colonialisme par les tuyaux et les fils électriques. L’expansion secrète d’Israël en Syrie et au Liban par Hisham Bustani
    التمدّد الخفي لإسرائيل إلى سوريا ولبنان | صفر
    https://alsifr.org/israels-hidden-expansion-syria-and-lebanon

    مرّ قبل أيّام خبر تخفيض الأردن إمدادات الغاز المتعاقد عليها مع سوريا، وأحياناً قطعها، مفاقماً أزمة الكهرباء فيها، كأنّه تفصيل صغير وسط ضجيج العدوان الأميركي–الإسرائيلي الجديد على المنطقة، ومحاولات إعادة تشكيلها المتسارعة. غير أنّ هذا الخبر أخفى، في ظلّ ذلك الضجيج، جانباً آخر من عمليّات إعادة التشكيل الجارية: عمليّات مادية غير عسكرية، طويلة المدى، ترتبط مباشرة بمسار إعادة رسم الترتيبات الإقليمية.

    Il y a quelques jours, on a appris que la Jordanie avait réduit, voire parfois interrompu, ses livraisons de gaz à la Syrie, aggravant ainsi la crise électrique dans ce pays, comme s’il s’agissait d’un détail insignifiant au milieu du tumulte provoqué par la nouvelle agression américano-israélienne dans la région et les tentatives accélérées de la remodeler. Cependant, cette nouvelle a occulté, dans ce tumulte, un autre aspect des opérations de restructuration en cours : des opérations matérielles non militaires, à long terme, directement liées au processus de redéfinition des arrangements régionaux.

    #colonialisme #gaz #électricité #Israël #Liban #Syrie

  • Des associations dénoncent les stratégies de #greenwashing des promoteurs de l’intelligence artificielle | France Inter
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/des-associations-denoncent-les-strategies-de-greenwashing-des-promoteurs

    Les auteurs du rapport ont épluché 154 affirmations des entreprises de la tech et de l’Agence internationale de l’énergie. Elles toutes ont un message commun : l’IA permettra à terme de compenser les émissions de carbone qu’elle génère. Mais trois quarts de ces déclarations n’ont aucun fondement scientifique, selon le rapport des ONG.

    « Des déclarations extrêmement trompeuses »

    « Je peux vous prendre l’exemple de Google qui en gros explique que les émissions de CO2 au niveau mondial d’ici à 2030 pourraient être baissées de 5 à 10%, ce qui correspond aux émissions de l’Union européenne », explique Pierre Terras de Beyond Fossil Fuels. Cette projection repose en fait sur une note d’un cabinet de conseil qui s’appuie sur le retour de deux entreprises. Elles assurent avoir utilisé l’IA pour baisser leurs émissions de carbone. « De ça on fait une extrapolation en disant, en fait à l’échelle de la planète, on peut réduire les émissions de CO2, c’est ce type de déclarations qui sont extrêmement trompeuses », dénonce Pierre Terras.

    • Data centers are getting off-grid power plants - The Washington Post
      https://www.washingtonpost.com/business/2026/02/19/data-centers-power-grid-ai

      The idea of taking data centers off-grid is the latest in a line of provocative strategies adopted by the tech industry in its pursuit of more electricity that also includes reviving old nuclear plants, backing long-shot fusion energy schemes and planning to plunk down hundreds of compact nuclear power plants in communities across the U.S. But while these approaches are fossil fuel-free, most of the sector’s immediate investments will be in gas power, driving up the planet-warming emissions the companies long promised to take a lead in curbing.

      Billions of dollars are now being invested in power plants for off-grid data centers, even though key engineering challenges have not been solved, according to veteran energy developers.

      Most of the projects rely on natural gas because the variable output of solar and wind is difficult to manage without the grid as backup. But the most efficient gas turbines are back-ordered for years, forcing developers to use more wasteful and polluting equipment.

      “It is catastrophic for climate goals,” said Michael Thomas, founder of Cleanview, which has identified 47 behind-the-meter projects nationwide.

  • La #France a reçu le plus d’IDE pour des #datacenters en 2025
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/24/la-france-est-le-pays-qui-a-recu-le-plus-dinvestissements-etrangers

    (...)

    Les chiffres de l’#UNCTAD soulignent néanmoins l’#attractivité de la France auprès des #investisseurs #étrangers.

    – Ceux-ci sont notamment intéressés par ses 20 #connexions par #câbles #sous-marins, qui transportent l’information en #Europe et vers le reste du #monde, ainsi que par ses capacités de #production et de #distribution d’#électricité — propre, notamment grâce au #nucléaire.
    #Paris propose également un accompagnement #institutionnel aux investisseurs étrangers qui voient aussi la France comme un point d’entrée vers le #marché #européen.

    (...)

    Une part importante de ces 69 #milliards de #dollars d’investissements (58,5 milliards d’euros) réalisés en France est dédiée à deux projets : un méga #campus d’IA en #Île-de-France, fruit d’un accord entre #MGX, l’entreprise française #Mistral_AI, #NVIDIA et #Bpifrance, et jusqu’à 20 milliards d’euros d’investissements dans des #centres_de_données et des #infrastructures de l’IA financés par le #canadien #Brookfield Asset Management.

    (...)

  • Teurer Strom für Haushalte: Deutschland betreibt eine Zwei-Klassen-Strompolitik
    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/teurer-strom-fuer-haushalte-deutschland-betreibt-eine-zwei-klassen-

    14.1.2026 von Liudmila Kotlyarova - Teurer Strom und keine Hilfe für Haushalte: Wie die Politik eine Zwei-Klassen-Stromrechnung zementiert. Ein Kommentar.

    38,3 Cent pro Kilowattstunde. So viel haben private Haushalte in Deutschland zuletzt für Strom gezahlt – mehr als in jedem anderen EU-Land. Das zeigen aktuelle EU-Vergleichsdaten, ausgewertet im Strom-Report auf Basis von Eurostat-Zahlen für Ende 2025.

    Während Staaten wie Ungarn Haushaltsstrompreise politisch deckeln oder senken, verzichtet die Merz-Regierung bislang auf einen vergleichbaren Eingriff. Für viele Verbraucher entsteht so der Eindruck einer Strompolitik mit zwei Klassen.

    Stromsteuer bleibt hoch: Haushalte zahlen 2,05 Cent, Industrie fast nichts

    Diese Zwei-Klassen-Logik zeigt sich besonders deutlich bei der Stromsteuer. Die Stromsteuer für private Haushalte liegt weiter bei 2,05 Cent pro Kilowattstunde. Die Merz-Regierung hatte zu Beginn ihrer Amtszeit eine Absenkung auf das europäische Mindestmaß von 0,1 Cent in Aussicht gestellt. Doch umgesetzt wurde es bislang nicht.

    Neue EU-Daten: Strom in Deutschland fast viermal so teuer wie in Ungarn

    Ganz anders sieht es bei der Industrie aus. Für produzierende Unternehmen sowie die Land- und Forstwirtschaft wird die Stromsteuer ab 2026 dauerhaft auf das europäische Mindestmaß von 0,05 Cent pro Kilowattstunde gesenkt. Das entspricht einer Entlastung von rund 1,54 Cent pro Kilowattstunde – Jahr für Jahr. Hinzu kommt die politische Zusage eines Industriestrompreises, der 2026 eingeführt werden soll, um energieintensive Betriebe im internationalen Wettbewerb zu halten – erstmal für Konzerne. Das Signal ist dennoch eindeutig: Wettbewerbsfähigkeit zuerst, Haushalte später.

    Das Bundeswirtschaftsministerium unter der Leitung von Katherina Reiche (CDU) weist die Kritik zurück, bleibt in seiner Antwort auf Anfrage jedoch vage. „Die Strompreise von privaten Haushalten in Europa sind ebenso unterschiedlich wie die Stromsysteme“, teilt das Ministerium mit. Man beobachte die Lage „kontinuierlich“ und setze sich „entschlossen für Kosteneffizienz und günstige Energiekosten“ ein.

    Wie genau dieses „Einsetzen“ aussieht, bleibt unbeantwortet. Konkrete zusätzliche Entlastungen für Haushalte nennt das Ministerium nicht. Auch zur angekündigten Absenkung der Stromsteuer für private Verbraucher äußert sich das BMWE nicht.
    Wirtschaftsministerium schlägt vor: „Wechseln Sie den Anbieter“

    Zugleich betont das BMWE, dass die statistisch hohen Strompreise in Deutschland auch mit der Datengrundlage zusammenhingen. Die Eurostat-Werte bildeten Durchschnittspreise ab. „Die Preise für neue Stromverträge liegen in Deutschland deutlich niedriger als die Preise in Bestandsverträgen“, heißt es. Wer den Anbieter wechsle, könne laut Vergleichsportal Verivox „im Durchschnitt knapp zehn Cent pro Kilowattstunde einsparen“.

    Als zentrale Entlastung nennt das Ministerium den staatlichen Zuschuss zu den Übertragungsnetzentgelten. Dieser könne 2026 „die Stromkosten für alle Stromverbraucherinnen und Verbraucher, inklusive Privathaushalte, um bis zu drei Cent pro Kilowattstunde senken“. Die tatsächliche Wirkung hänge allerdings vom Netzgebiet, der Anschluss­ebene und dem individuellen Verbrauch ab.

    Auffällig ist, dass das Ministerium zur angekündigten Absenkung der Stromsteuer für Haushalte keine konkrete Zusage macht. Stattdessen verweist das BMWE darauf, dass die Stromsteuer in die Zuständigkeit des Bundesfinanzministeriums falle. Dieses Ministerium, vertreten durch Lars Klingbeil (SPD), hält bislang am Status quo fest – auch weil die Stromsteuer als Fiskalquelle zur Finanzierung von Renten und Haushalt dient. Die Bundesbank rechnet ohnehin schon damit, dass das staatliche Defizit im Jahr 2028 durch den aktuellen Schuldenkurs von derzeit 2,5 Prozent auf 4,8 Prozent steigt.

    Hohe Strompreise: Warum das Kaufkraft-Argument Haushalten nicht hilft

    Um die Auswirkungen der europaweit höchsten Strompreise auf deutsche Haushalte zu relativieren, wird in der Branche oft das Kaufkraftargument hervorgebracht. Sprich: Die Deutschen seien wohlhabender als ihre Nachbarn und könnten sich mehr leisten, also liege Deutschland hier preislich eher im Mittelfeld.

    Doch dieses Argument greift zu kurz. Denn Strompreise wirken regressiv: Sie treffen Haushalte mit niedrigem Einkommen überproportional, weil Strom eine Grundausgabe ist. Natürlich können die Haushalte ihren Verbrauch begrenzen – aber Stromausgaben bleiben unvermeidbar! Es stimmt auch: Familien, die sich das Ausgehen nicht leisten können, kochen zu Hause – auf einem Elektroherd. Ob die durchschnittliche Kaufkraft der Deutschen statistisch höher liegt, ändert an der monatlichen Belastung nichts.

    Damit bleibt die Schieflage bestehen: Die Industrie profitiert ab 2026 dauerhaft vom EU-Minimum, Haushalte zahlen weiter den vollen Stromsteuersatz. Die Zwei-Klassen-Logik der Strompolitik wird so offiziell verteidigt: Für Unternehmen gibt es dauerhafte Entlastungen und eine gewisse Planungssicherheit, für Haushalte Verweise auf den Markt, Tarifwechsel und statistische Effekte. Die hohen Strompreise sind damit das Ergebnis einer bewussten politischen Priorisierung der Merz-Regierung.

    #Allemagne #énergie #électricité #économie #capitalisme #lutte_des_classes #subventions

  • Ukraine-Krieg : Versorgungslage in Kiew dramatisch
    https://www.jungewelt.de/artikel/515651.ukraine-krieg-versorgungslage-in-kiew-dramatisch.html

    Notunterkunft in der Hauptstadt : Während des Blackouts gibt es hier Wärme und etwas Strom (Kiew, 12.1.2026) Alina Smutko/REUTERS

    A propos des victimes civiles des joueurs du grand échequier

    Reinhard Lauterbach - Ukraine-Krieg: Hauptstädter sollen aufs Land ausweichen. EU überlegt offenbar, einen Sonderbeauftragten für Gespräche mit Putin zu benennen

    Nach Angaben des US-Magazins Politico wird in der EU darüber nachgedacht, einen Sonderbeauftragten für Gespräche mit Russlands Präsident Wladimir Putin zu benennen. Wie das Portal der Zeitung am Mittwoch schrieb, ging die Idee für diese Berufung vom Präsidenten Frankreichs, Emmanuel Macron, und der italienischen Regierungschefin Giorgia Meloni aus. Auch die EU-Kommission sei im Prinzip dafür, wolle allerdings die EU-Außenbeauftragte Kaja Kallas in dieser Rolle sehen. Meloni und Macron zögen allerdings als Kandidaten für die noch nicht geschaffene Position den früheren italienischen Ministerpräsidenten und EZB-Chef Mario Draghi oder den finnischen Staatspräsidenten Alexander Stubb vor. Letzteren qualifizierten, schreibt Politico unter Berufung auf EU-Diplomaten, insbesondere seine beim Golfspiel erlangten guten Kontakte zu US-Präsident Donald Trump. Gegenüber Russland hat sich Stubb ähnlich wie Kallas als harter Gegner inszeniert.

    Über die Chancen, dass ein solcher EU-Sonderbeauftragter in Moskau Gehör findet, äußert sich das zum Springer-Konzern gehörende Magazin nicht. Sie dürften sich angesichts des in dem Artikel umrissenen Mandats – die »roten Linien« der EU und deren Forderung, die Ukraine müsse der NATO beitreten, vorzubringen – in engen Grenzen halten.

    In Kiew scheiterte am Dienstag im ersten Anlauf ein Versuch von Präsident Wolodimir Selenskij, seine Kandidaten für die Ämter des Energie- und des Verteidigungsministers im Parlament durchzubringen. Der frühere Regierungschef Denis Schmigal, der nach nur einem halben Jahr aus dem Verteidigungsressort ins Energieministerium wechseln soll, wurde wie der bisherige Digitalisierungsminister Michailo Fedorow als sein gewünschter Nachfolger erst in der zweiten Runde am Mittwoch ins Amt gewählt. Unterdessen berichtete die frühere Regierungschefin Julija Timoschenko über eine Razzia in der Zentrale ihrer »Vaterlandspartei«. Die Antikorruptionsbehörden werfen ihr den Versuch vor, Abgeordnete der Präsidentenfraktion »Diener des Volkes« mit Geldzahlungen zum Übertritt in die Timoschenko-Partei zu bewegen.

    Währenddessen werden die Folgen des russischen Beschusses von Kraft- und Heizkraftwerken in Kiew für die Bevölkerung immer dramatischer. Schon vor Tagen hatte der Kiewer Bürgermeister Witali Klitschko mitgeteilt, mindestens die Hälfte der Wohnhochhäuser der Dreimillionenstadt sei ohne Strom und in der Folge auch ohne Wasser und Fernheizung. Nach einem russischen Angriff Anfang der Woche verzeichnete die ukrainische Hauptstadt am Dienstag einen praktisch vollständigen Blackout. Dieser wiederum führte dazu, dass immer mehr Geschäfte für Artikel des täglichen Bedarfs schließen oder ihre Öffnungszeiten reduzieren. Denn der Betrieb von Dieselgeneratoren mache den Betrieb der Läden in vielen Fällen unrentabel; außerdem müssten diese Generatoren aus technischen Gründen spätestens alle sechs Stunden abgeschaltet werden, um eine Überlastung zu vermeiden. Ukrainische Medien zeigten Bilder von leeren Regalen in den Supermärkten.

    Das Energieministerium erklärte sich außerstande vorherzusagen, bis wann die Strom- und Wasserversorgung wiederhergestellt werden könne. Der stellvertretende Ressortchef Mikola Kolisnik nannte die Situation »ziemlich schwierig« und fügte, wie zum Trost für die Bevölkerung, hinzu, dass auch im Gebäude des Ministeriums wegen des Frosts die Wasser- und Abwasserleitungen geplatzt seien. Einen praktischen Rat hatte Bürgermeister Klitschko am Wochenende parat: Er forderte alle Bewohner der Stadt auf, sich nach Möglichkeit aufs Land in Häuser mit netzunabhängiger Heizung – Öfen oder Kamine – zu begeben und dort die Beruhigung der Lage abzuwarten. In sozialen Netzwerken kamen allerdings sofort Gerüchte auf, dass diese Aufrufe nur dazu dienten, den mobilen Rekrutierungskommandos Männer zuzuführen, die sich bisher erfolgreich der Wehrerfassung entzogen hätten. Andererseits meldete das Portal Strana.news vor einigen Tagen, dass sich offenbar zahlreiche wehrpflichtige Männer genau auf dem Land in entlegenen Agrarbetrieben versteckten und dort für Kost und Logis plus eventuell ein Taschengeld arbeiteten, um nicht an die Behörden ausgeliefert und an die Front geschickt zu werden.

    #Ukraine #guerre #électricité #froid #panne_d_électricité

  • 573 Stunden Minus : Deutschlands Strompreise erreichen neuen Rekord
    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/573-stunden-minus-deutschlands-strompreise-erreichen-neuen-rekord-l

    Payer plus pour moins que rien - les consommateurs subventionnent l’industrie et le bourses capitalistes à cause du modèle néolibéral qui prétend combattre la surconsommation d’électricité.

    6.1.2025 von Flynn Jacobs - Deutschland verzeichnete 2025 mit 573 Stunden einen neuen Rekord bei negativen Strompreisen. Verbraucher profitieren kaum – und Steuerzahler müssen zahlen.

    Die Probleme der deutschen Energiewende verschärfen sich weiter. Wie neue Daten der US-Nachrichtenagentur Bloomberg zeigen, hat Deutschland im Jahr 2025 einen neuen Rekord bei negativen Strompreisen erreicht.

    Insgesamt kam es zu 573 Stunden, in denen der Börsenstrompreis unter null fiel – ein Anstieg von rund 25 Prozent gegenüber dem Vorjahr. Stromerzeuger müssen in solchen Situationen sogar dafür zahlen, dass ihr Strom abgenommen wird – teilweise zulasten der Steuerzahler. Bereits 2024 hatte es so viele Stunden mit negativen Preisen gegeben wie nie zuvor. Dieser Trend spitzt sich nun weiter zu.

    Steuerzahler

    Negative Strompreise entstehen, wenn das Angebot an Strom die Nachfrage deutlich übersteigt. Auslöser sind vor allem eine hohe Einspeisung aus erneuerbaren Energien – vorwiegend Solar- und Windenergie – bei gleichzeitig geringer Nachfrage, etwa an Wochenenden oder Feiertagen. Da viele Kraftwerke ihre Produktion nicht kurzfristig drosseln können, bleibt oft nur der Verkauf zu negativen Preisen.

    Für Verbraucher bedeutet das jedoch nicht automatisch sinkende Stromkosten. Negative Preise treten ausschließlich am Großhandelsmarkt auf und kommen bei Haushalten und kleinen Betrieben in der Regel nicht an. Lediglich einige Haushalte mit dynamischen Stromtarifen – also solche, die von den Börsenpreisen abhängen – können von negativen Strompreisen profitieren. Allerdings besitzen die meisten deutschen Haushalte keine dynamischen Tarife, sondern langfristige Verträge mit festen Preisen. Selbst in Phasen mit negativen Börsenpreisen bleiben die Stromrechnungen daher für viele Kunden hoch.

    Gleichzeitig entstehen für die Allgemeinheit zusätzliche Kosten. Grund ist die weiterhin geltende Einspeisevergütung für viele bestehende Solaranlagen, die in vielen Fällen auch dann gezahlt wird, wenn der Strom an der Börse kaum oder gar keinen Wert hat. Schon im Sommer 2025 berichtete die Berliner Zeitung, dass die negativen Strompreise die Steuerzahler zunehmend teuer zu stehen kommen. Zwar wurde die Förderung für neue Photovoltaikanlagen bei negativen Preisen inzwischen eingeschränkt, für Bestandsanlagen gilt jedoch weiterhin Bestandsschutz.

    Auslöser für negative Strompreise sind häufig hohe Einspeisungen aus Solar- und <a href="https://www.berliner-zeitung.de/topics/windenergie">Windenergiea>&nbsp;bei gleichzeitig geringer Nachfrage.

    Auslöser für negative Strompreise sind häufig hohe Einspeisungen aus Solar- und Windenergie bei gleichzeitig geringer Nachfrage.Julian Stratenschulte/dpa
    Europa verzeichnet Rekordanstieg bei negativen Strompreisen

    Schon im vergangenen Jahr hatten Fachleute vor einer weiteren Zuspitzung gewarnt. Bis Ende August 2025 war die Zahl negativer Preisstunden bereits so hoch wie im gesamten Vorjahr. Nun bestätigen die neuen Bloomberg-Daten, dass sich diese Entwicklung über das Gesamtjahr hinweg fortgesetzt hat. Deutschland gehört damit zu den europäischen Ländern mit den häufigsten negativen Strompreisen.

    Auch in anderen Staaten nimmt das Phänomen zu: In Spanien etwa traten 2024 erstmals negative Preise auf, seither haben sie sich laut Bloomberg jährlich verdoppelt. Insgesamt verzeichnete Europa im vergangenen Jahr einen Rekordanstieg bei negativen Strompreisen.

    Wird es 2026 noch schlimmer?

    Auch jenseits negativer Preise bleibt die Lage für Verbraucher angespannt. In Zeiten sogenannter Dunkelflauten, wenn Wind und Sonne kaum Strom liefern, steigen die Börsenpreise häufig stark an. Diese Preisspitzen schlagen sich – zeitverzögert – auch in den Endkundenpreisen nieder. Anfang 2025 musste ein deutscher Hersteller von grünem Stahl nach einer Strompreis-Explosion infolge einer Dunkelflaute sogar die Produktion einstellen. Die neuen Bloomberg-Daten zeigen: Die Schere zwischen Überangebot und Knappheit wird immer größer.

    Die Ursachen sind seit längerem bekannt. Netze, Speicher und flexible Verbraucher wachsen deutlich langsamer als die installierte Leistung von Wind- und Solaranlagen. Bloomberg rechnet damit, dass sich diese Entwicklung auch 2026 fortsetzt. Für den Strommarkt bedeutet das eine Phase zunehmender Volatilität. Während Handelshäuser und große Speicherbetreiber von den Preisschwankungen profitieren können, bleibt für viele Verbraucher vorerst ein paradoxes Ergebnis: Strom ist zeitweise im Überfluss vorhanden – und wird dennoch nicht dauerhaft günstiger.

    #Europe #électricité #énergie #capitalisme

  • Friedrich Merz schweigt, während Zehntausende ohne Strom auskommen müssen
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/warum-schweigen-keine-neutralitaet-ist-oder-brauchen-wir-noch-den-b

    Quand un des grands journaux bourgeois se plaint du manque d’empathie et d’engagament pour les besoins urgents de la populatiin de la part de politiciens c’est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans le système démocratique capitaliste.

    Après plusieurs jours de panne d’électricité qui empêches des dizaines de milliers de berlinois de chauffer leur maison le chancelier n’a toujours pas prononcé un mot exprimant son empathie et le maire de Berlin du même parti chrétien ne se montre pas particulièrement concerné non plus. Tout ce qui l’intéresse et la chasse aux « terroristes d’extrême gauche » présumés coupables de l’attentat contre des cables à haute tension.

    Est-ce que ces attitudes blasés sont étonnants dans un pays où plus de la moitié des foyers est exempté de l’obligation à verser la redevance de médias publiques mensuelle pour cause de pauvreté ?

    Là ce sont les habitants des beaux quartiers qui sont touchés par l’arrogance du pouvoir, alors on râle et se fait entendre. C’est un privilège.

    6.1.2025 von Jana Hermann - Betroffene Berliner frieren, der Bundeskanzler schweigt. Warum politische Führung mehr ist als Zuständigkeit. Ein Kommentar.

    Deutschlands längster Stromausfall seit Kriegsende, Tausende Hauptstädter lungern faktisch in der Eiseskälte herum, und der X-Beitrag des Bundeskanzlers am dritten Tag nach dem linksextremistischen Anschlag lautet: „Herzlichen Glückwunsch zum 70. Geburtstag, lieber Frank-Walter Steinmeier.“ Das schreibt Friedrich Merz (CDU) auf dem offiziellen Profil des Bundeskanzlers.

    Und auf seinem „privaten“ Account? „Herzlichen Glückwunsch zum Geburtstag, lieber Markus Söder.“ Kein Wort zu Berlin. Kein Wort zur Krisensituation. Die User sind empört und es kommt noch besser: Merz veröffentlicht am vierten Tag nach dem Stromterror Beiträge auf X zum Ausland. Die Arktis ist dem praktizierenden „Außenkanzler“ offenbar wichtiger als die deutsche Hauptstadt.

    Zuständigkeitsgebiet vor Empathie

    Mitgefühl für das Volk lässt sich an Taten erkennen, nicht an Worten. Friedrich Merz ist der Kanzler, der selbst diese Tugend ausgehebelt hat. Ein Tweet, eine persönlich formulierte Meldung, vielleicht sogar ein Besuch vor Ort – all das wäre eigentlich „Bare minimum“, wie die Jugend sagen würde: das Mindestmaß dessen, was ein Kanzler im ausführenden Amt leisten müsste. Und selbst für diese kleine Aufmerksamkeit gegenüber seinem Volk, seinen Bürgern, die ihm ein komfortables Leben ermöglichen, scheint der Kanzler sich zu fein zu sein.

    Formell ist Merz nicht für Berlin zuständig, sondern sein Parteikollege und Regierender Bürgermeister Kai Wegner, dem angesichts dieser Katastrophe sogar ein Rücktritt drohen könnte. Doch wofür benötigen wir dann einen Bundeskanzler? Was ist seine Rolle, wenn der Föderalismus für jedes Bundesland bereits eine eigene Spitze vorsieht? Reisen? Nett lächeln für internationale Fans?

    Unabhängig von Bürokratie, Zuständigkeiten und Parteiapparaten stellt sich nicht nur mit Blick auf den Stromanschlag, sondern auch angesichts früherer Krisen die Frage, inwiefern die Vertreter des Volkes dieses Volk überhaupt noch vertreten? Nicht nur auf dem Papier, sondern menschlich, barmherzig, mit Anteilnahme. Ein Blick in die Vergangenheit zeigt: Politiker werden dann laut, wenn es in ihr ideologisches Raster passt. Bürgernähe hingegen scheint zunehmend nachrangig. Toleranz und politische Ziele stehen oft über den konkreten Sorgen der Bevölkerung – und das schon viel zu lange.
    Beste Leistung: Wegducken

    Friedrich Merz ist nur die aktuelle Version eines politischen Verhaltensmusters, das sich seit Jahren beobachten lässt. Gutmenschlich betrachtet müsste man ihn nicht einmal rügen. Schließlich macht er es anderen nur nach.

    Sein Vorgänger Olaf Scholz etwa wurde erstaunlich laut, als es um den Sylt-Skandal und betrunkene Studenten ging. Scholz machte aus einem gesungenen Lied zu Gigi D’Agostinos „L’amour toujours“ nahezu einen Staatsakt. Nicht jedoch aus zahlreichen islamistischen Terroranschlägen, nicht aus verfehlter Migrationspolitik, nicht aus Inflation und wachsender Armut. All das scheint routiniert, beinahe pflichtschuldig abgearbeitet zu werden.

    Scholz’ Vorgängerin, Angela Merkel, war ebenfalls bekannt für ihr Wegducken. Man verkaufte es als Charakterzug. Sie sei gefühlskalt, hieß es, aber genau deshalb geeignet für ein Amt, in dem man „die Zügel anziehen“ müsse – eine Erzählung, die spätestens in der Corona-Zeit ihren Höhepunkt fand.

    Vier Jahre zuvor, im letzten Jahr ihrer dritten Amtszeit, zeigte sich dieses Muster bereits beim Terroranschlag auf dem Berliner Breitscheidplatz 2016. Angela Merkel legte zwar am Tag nach dem Attentat Blumen nieder und fand wenige Worte, besuchte die Hinterbliebenen der zwölf Opfer jedoch erst ein Jahr später. Diese hatten zuvor in öffentlichen Briefen an „Mutti“ – so wurde Merkel im Volksmund häufig genannt – beklagt, sich vom Staat nach dem Anschlag allein gelassen zu fühlen. Es war der erste Anschlag dieser Art in Deutschland: ein Lastwagen, der in die Menschenmenge auf einem Weihnachtsmarkt raste.

    Ein wiederkehrendes Muster

    Auch mit Blick auf weitere Großkatastrophen zeigt sich ein befremdliches Muster im Verhalten der Politiker. Das Ausmaß an Respektlosigkeit lässt sich kaum in Worte fassen. Bei der Flutkatastrophe 2021 schwieg Anne Spiegel, damals Umweltministerin in Rheinland-Pfalz, also zuständig, aus ihrem Frankreichurlaub heraus. Sie war verhindert. Die Opfer ließ sie im Stich. Immerhin räumte sie später ihren Posten.

    Berliner Stromnetz: Zuverlässig im Alltag, schwach bei Sabotage

    Der damalige NRW-Ministerpräsident Armin Laschet wiederum grinste sich zur gleichen Zeit in die Schlagzeilen. Während der Rede des Bundespräsidenten im Hochwassergebiet führte er Small Talk und lächelte, als wäre Karneval.

    „Bestes Deutschland aller Zeiten“

    In der laufenden Stromkatastrophe im Berliner Südwesten schweigt neben Merz auch Frank-Walter Steinmeier. Der Bundespräsident ist kein Krisenmanager, kein Ermittler, kein Kanzlerersatz. Aber er ist – zumindest der Idee nach – das moralische Resonanzorgan dieses Staates. Steinmeier jedoch scheint lieber über Demokratie zu reden, als sie im Ernstfall spürbar werden zu lassen. Wenn man bedenkt, dass zumindest er seinem Empfinden nach im „besten Deutschland aller Zeiten“ lebt, überrascht seine ausstehende Reaktion zum flächendeckenden Stromausfall herzlich wenig.

    Sie alle sind Karrieristen

    Warum ist diese Entwicklung so, wie sie ist? Ignorant, arrogant, frech? Man darf und muss es klar benennen: Politiker sind Karrieristen. Allein die Tatsache, Politik als Branche zu begreifen, also als Betrieb, nicht als Berufung, bildet die Grundlage für dieses Wegschweigen, das unsere Zeit womöglich historisch prägen wird. Man macht Dienst nach Vorschrift.

    Wenn Merkel und Scholz zumindest noch so taten, als interessierten sie sich für die Bevölkerung, und zeitnah Pressekonferenzen abhielten, erleben wir mit Kanzler Merz das nächste Update politischer Kommunikation: Geburtstagsgrüße an Markus und Frank-Walter, nett lächeln auf Auslandsreisen und eben kein Mitgefühl für frierende Bürger.

    #Berlin #électricité #panne

  • Stromterror in Berlin : Das Bekennerschreiben im Wortlaut
    https://www.berliner-zeitung.de/news/stromterror-in-berlin-das-bekennerschreiben-im-wortlaut-li.10012514

    Voilà des connards plein de bonnes intentions. Hier matin le groupe "Vulkan" a coupé l’électricité à quarante cinq mille berlinois dont la majorité vit dans les tours des quartiers à problèmes sociaux. Et oui, il y en a plusieurs "cités" à proxiḿité des quartiers "riches" de Lichterfelde, Marienfelde, Düppel et Zehlendorf. C’est l’héritage de l’époque du mur de Berlin quand on ne put construire des cité à l’extérieur de la ville mais uniquement sur les anciennes fermes et terrains boisés proche des zones résidentielles huppées.

    La coupure durera encore jusqu’à jeudi, si tout marche comme prévu par les spécialistes de la société berlinoise d’électricité. Dans les tours et chez les pas si riches on souffre du froid. Les habitants des villas à Wannsee et sur l’île de Schwanenwerder par contre n’ont aucun mal à faire mettre en marche leurs générateurs où à déménager pendant quelques jours dans un de leurs appartements en ville où dans leur résidences secondaires.

    Voici le texte de "Vulkan" qui justifie l’attentat. Je suis curieux d’apprendre la réaction des copains "d’extrême gauche" touchés par la lutte anti-extractiviste ;-)

    4.1.2025 von Mario Jacob - Die „Vulkangruppe“ hat ein Bekennerschreiben veröffentlicht. Sie wolle „Reiche“ treffen. Hier ist das Schreiben im Wortlaut .

    Unterdessen legt ein Bekennerschreiben der „Vulkangruppe“ nahe, wer für den Brand einer Kabelbrücke über dem Teltow-Kanal verantwortlich sein könnte. Hier der Wortlaut :

    NEUJAHRSGRÜßE 2026. NUR MUT!

    Wir können uns die Reichen nicht mehr leisten.
    Wir können das Ende der imperialen Lebensweise einleiten.
    Wir können den Raubbau an der Erde stoppen.
    In der Gier nach Energie wird die Erde ausgelaugt, ausgesaugt, verbrannt, geschunden, niedergebrannt, vergewaltigt, zerstört. Ganze Regionen werden unter der Hitze unbewohnbar gemacht. Sie verbrennen einfach. Oder Lebensräume verschwinden unter den Fluten bei Überschwemmungen oder aufgrund des steigenden Meeresspiegels.
    Fossile Kraftwerke abschalten ist Handarbeit. Nur Mut.
    Wir wissen, wir müssen diese Zerstörung unterbrechen. Wir wissen, wir sind nicht alleine. Gebt die Hoffnung auf eine Welt nicht auf, in der das Leben Platz hat und nicht die Gier nach Geld, Macht und Zerstörung.

    Wir haben heute Nacht das Gaskraftwerk in Berlin-Lichterfelde erfolgreich sabotiert. Es kam zu Stromausfällen in den wohlhabenderen Stadtteilen Wannsee, Zehlendorf und Nikolassee. Stromausfälle waren nicht Ziel der Aktion, sondern die fossile Energiewirtschaft. Bei den weniger wohlhabenden Menschen in dem Südwesten Berlins entschuldigen wir uns. Bei den vielen Besitzern von Villen in diesen Stadtteilen hält sich unser Mitleid in Grenzen. Wir erklären in unserem Beitrag unten warum.

    Unsere gemeinwohlorientierte Aktion ist gesellschaftlich sinnvoll. Auch dazu haben wir uns in unserem Schreiben zu der Aktion ausführlicher Stellung bezogen.
    Der Angriff auf das Gaskraftwerk ist ein Akt der Notwehr und der internationalen Solidarität mit allen, die die Erde und das Leben schützen. Die Infrastrukturen die dem „technologischen Angriff“ dienen und der Zerstörung der Erde Vorschub leisten, können sabotiert werden. Fossile Energiegewinnung kann gestoppt werden. Die Smartcity-Metropolen, wie Berlin eine werden soll, können verhindert werden. Mit Stromnetz Berlin hat es einen Baustein dieser katastrophalen Vision von einer smarten City getroffen.

    Für uns ist es selbstverständlich, dass wir zu jedem Zeitpunkt die Gefährdung von Menschenleben ausgeschlossen haben.
    Unsere ausführliche Erklärung hängt dieser Information bei.

    NEUJAHRSGRÜßE 2026. NUR MUT!

    Gier nach Macht, Gier nach Energie, Gier nach Destruktion
    In der Gier nach Energie wird die Erde ausgelaugt, ausgesaugt, verbrannt, geschunden, niedergebrannt, vergewaltigt, zerstört. Ganze Regionen werden unter der Hitze unbewohnbar gemacht. Sie verbrennen einfach. Oder Lebensräume verschwinden unter den Fluten bei Überschwemmungen oder aufgrund des steigenden Meeresspiegels. So suchen mehrere tausend Bewohner:innen von Tuvalu im Pazifik bereits in Australien Zuflucht.

    Im vergangenen Jahr ist die CO² Konzentration in der Atmosphäre auf 423,9 Teile Kohlendioxid pro Million gestiegen. Ein Wert, der alle vorherigen nochmal übertrumpft. Gleichzeitig sind sich Klimaforscher einig, dass die riesigen transatlantischen Meeresströmungen aufgrund der Klimaerwärmung über kurz oder lang abreißen werden. Dieser Zusammenbruch der Meereströmungen, der dem Norden bisher ein mildes Klima bescherte, ist nur ein Teil der Katastrophe, die uns blüht. Das Ausmaß dieser Verwüstung wird einfach ausgeblendet, abstrahiert und in globalen Klimakonferenzen diskutiert, bis das Ausmaß der Zerstörung in Tabellen und Absichtserklärungen verschwunden ist.
    Der Energiehunger aber ist unersättlich und frisst sich durch die Erdkruste und unser Leben, unter anderem, um die Künstliche Intelligenz zu füttern, die dann Stereotype, Hirnrissigkeiten auswirft und uns verwirrt, desorientiert und/oder manipuliert. Während Sprache, Ausdruck und Lebendigkeit bei jedem neuen „Lernen“ der KI mit den vorangegangenen Daten immer weiter reduziert, verstümmelt und begrenzt wird.

    Wir füttern mit unseren Daten die „wolkig“ genannten „Clouds“, die nichts anderes als gigantische, energiefressende Rechen- und Serverzentren sind. Die außerdem unser Trinkwasser saufen und Zahlen ausscheiden, die uns auf unseren Bildschirmen mit vielem nutzlosen, vermeintlich wichtigen Spam bombardieren, bis wir verlernt haben unserer Nachbar:in in die Augen zu schauen. Abhängig geworden von den kleinen Geräten, sind wir allzeit bereit ein Emoji zu verschicken und den „großen Bruder“ zu füttern, dessen Algorithmus unsere Normabweichungen registriert und unsere Suchanfragen beantwortet, bevor wir den Gedanken zu Ende gedacht haben. Wir sitzen mit unseren Freund:innen zusammen währemd uns die Feeds auffressen und versinken in den Geräten anstatt uns live zu unterhalten. Wir bedienen unsere eigene Überwachung und die ist total. Die Tech-Konzerne sind in den Händen von Männern der Macht, die wir ihnen geben. Wir fressen die bunten Bilder, die uns die Maschinen gefiltert vorsetzen und verhungern an den Bildschirmen vor Einsamkeit und Entfremdung. Wir werden zu wischenden Zombies, die einander im Straßenverkehr umrennen. Wir sind Gefangene in einem digitalen System, das uns mehr und mehr die Existenzberechtigung entzieht, wenn wir uns nicht den Spielregeln unterwerfen und unser Leben nicht in die sozialen Medien, den Chat, die künstlichen Wirklichkeiten verlegen. Wir bekommen kein Geld, können nichts bar buchen oder kaufen. Wir sind ohne Zugang zur digitalen Welt immer mehr ausgeschlossen, verlieren den Anschluss an das, was Normalität scheint. Wir haben Angst vor dem, was mit uns passiert und vergraben uns noch tiefer in die Bildschirme, anstatt die Geräte auszuschalten und denen die Macht über uns zu nehmen, die uns tracken, verfolgen, beobachten und manipulieren. Wir machen uns blind gegenüber dem Wissen, für dessen Verbreitung Edward Snowden sein Leben riskierte. Wir machen uns taub gegenüber der stummen Schreie der Indigenen, der Bäuer:innen, die die Lebensgrundlage des Planeten vor ihren Augen verbrennen sehen. Im Gegenteil füttern wir mit jedem Post das Feuer, das uns einkreist und die Temperaturen jedes Jahr auf einen neuen Rekord steigen lässt. Eines Tages werden wir einfach vor den leuchtenden Bildschirmen oder den toten Geräten sitzend verdursten und verhungern. Es ist nicht mehr schwer, sich dies vorzustellen.

    Wir sagen nicht, wir wüssten den Ausweg. Aber wir wissen, wir müssen diese Zerstörung unterbrechen. Der Hedonismus kann uns nicht mehr einfangen, wenn wir den Angstschweiß einmal gerochen haben, der sich ausbreitet, wenn es keinen Ausweg mehr gibt. Kein Vor und kein Zurück mehr. Nur der Schreck darüber, wo wir als Menschheit gelandet sind. Wenn die Frage auf uns zurückfällt, was hast Du eigentlich getan, um das, was auf uns zukommt, zu verhindern? Du hast es doch kommen sehen, fragen uns die Überlebenden, die nächsten Generationen. Komm uns bitte nicht mit den Parteien. Komm uns bitte nicht mit den braunen Alternativen in Nadelstreifenanzügen und Kostümen. Und auch nicht mit den Grünen oder den Linken. Komm uns nicht mit der Wirtschaft, dessen freier Markt das Problem schon regeln wird. Wirtschaft und Politik dealen täglich mit dem Tod. Mit Diktaturen und Schlächtern. Die Bedenken gehen gegen Null, wenn es zum Beispiel darum geht, den Energiehunger zu befriedigen. Noch immer liefert Russland über Nord Stream 1 Gas nach Europa. Und die U.S.A. wollen Venezuelas Öl. Deshalb kommt es jetzt zu militärischen Angriffen. Und Fracking-Gas kommt per Schiff aus aus aller Welt. Zu 79 % im Moment aus den U.S.A.! Fracking in seiner Herstellung ist extrem umweltschädlich. Schon bei der Förderung geht man von 6 bis 10 Prozent Methanverlust aus, was die Atmosphäre zusätzlich aufheizt.

    95% des verbrannten Gas in Deutschland ist importiert. Auf den Klimagipfeln kommen nur taktische Lippenbekenntnisse heraus, weil die erdölproduzierenden Länder kein Interesse an Klimaschutz haben sondern an Geld. Weil die Metropolenländer ihre Politik nach Geld und Wachstum ausrichten, wird den Lobbyisten in Europa gerade das Aus vom Verbrenner-Aus geschenkt.

    Die deutsche Wirtschaftsministerin Katharina Reiche beispielsweise war Staatssekretärin im Verkehrsministerium der Bundesregierung, Lobbyistin beim Verband Kommunaler Unternehmen (VKM) und Managerin bei der E.ON-Tochter Westenergie. E.ON-Ministerin Reiche gibt sich als Unterstützerin des Wasserstoffs, setzt aber vor allem auf Erdgas. So will sie Ausschreibungen für zusätzliche Gaskraftwerke mit einer Leistung von 10 Gigawatt, die bis 2031 ans Netz gehen sollen, was ungefähr 25 neuen Kraftwerken entspräche. 20 Milliarden Euro sind für diese neuen Gaskraftwerke vorgesehen.

    Reiche würde die Klimaneutralität von Deutschland sowieso am liebsten von 2045 auf 2050 verschieben.

    Die hauptsächlichen Verursacher der Klimazerstörung durch den Menschen sind nicht jene, die am meisten darunter leiden, die mit ihrer Gesundheit und ihrem Leben dafür bezahlen. Die Menschen des globalen Südens zahlen jetzt schon den höchsten Preis. Die Länder des globalen Nordens, und demnächst u.a. auch China entscheiden über das Leben aller. China, als kommunistische, rassistische und patriarchale Diktatur kann mit den „Seltenen Erden“ Länder erpressen, die nicht auf Linie sind und so nach und nach Länder, Kulturen, politische Systeme in den Kokon der neuen diktatorischen Weltmacht einweben. Über 85 % der weltweit raffinierten „Seltenen Erden“ kommen aus China. Und es sind die Reichen, die ein Problem sind. Es sind die Superreichen, die die Welt in Brand setzen. In Ost, in West, in Süd und in Nord. 60 Prozent der Investitionen der Superreichen gehen weltweit in die Investitionen von Gas und Erdöl. Und um die 300 Superreiche emittieren mehr CO² wie die 110 ärmsten Länder der Welt. Diese Verbrecher wissen darum. Es ist ihnen egal. Ihre Gier nach noch mehr Reichtum und Macht setzt den Maßstab, dem alle folgen. Sie bereiten ihre eigene „Rettung“ auf abgeschottete Inseln oder in den Weltraum vor, wenn sie diese Erde verbrannt haben. Vor ein paar Jahren hätten wir über diese misogynen Spinner noch gelacht, aber sie meinen es todernst. Zuckerberg will mehr „maskuline Energie“. Musk „produziert“ Kinder am Fließband, damit sein Clan überlebt.

    Von den Verursachern löst niemand das „Problem“. Und schon gar nicht wird das Grundproblem regional gelöst. Im Gegenteil – alle Welt rüstet auf, zur letzten großen Schlacht um Rohstoffe, Wasser, Nahrung und Zugang zu strategisch wichtigen Regionen, um den Exitus der eigenen Machtsphären möglichst zu verhindern oder wenigsten hinauszuzögern. Damit der Bevölkerung noch so lange wie möglich das Angebot der Teilhabe unterbreitet werden kann. Damit wir im globalen Norden, eingesponnen in einer Welt des Konsums und einer imperialen Lebensweise, mitwirken und die Macht mit ihren zunehmend autoritären Konzepten bestätigen. Denn es geht nicht mehr um Freiheit für alle, es geht nur noch um Sicherheit für einige. Das Sicherheitsversprechen ist ein exklusives Recht derer, die es für sich durchsetzen können. Unsere imperiale Lebensweise lassen wir die Verlierer bezahlen, diejenigen, die zu schwach sind, sich gegen „uns“ zu wehren.

    Die Angebote an Teilhabe einer verbrannten Welt weisen wir mit unserer militanten Aktion zurück. Deshalb haben wir die Aktion auf das Gaskraftwerk in Lichterfelde gemacht.

    Wir verhindern dadurch nicht unsere eigene Verstrickung in eine imperiale Lebensweise auf Kosten anderen Lebens, aber wir setzen ein Signal. Einmal mehr, so wie das viele Menschen und Gruppen an unterschiedlichen Orten der Welt tun. Wie das auch hier einige Gruppen, wie beispielsweise Vulkangruppen seit 2011 beständig tun.

    Wir wissen, diese Worte erreichen viele Menschen nicht – sie sind so weit abgerückt von der Idee einer Welt und eines Zusammenlebens, das nicht auf Zerstörung beruht, dass diese Worte sie genauso wenig erreichen wie das Elend der Welt, das täglich über die Bildschirme hochaufgelöst transportiert wird. Wir können kilometerlang Fakten aufzählen und werden kein Gehör finden.

    Wir sind nicht die ersten und wir werden nicht die letzten sein, die trotzdem versuchen, Menschen mit Worten zu erreichen. Wir sind nicht die ersten und letzten, die zur Sabotage schreiten, denn wir spielen auf Zeit. Gleichzeitig nutzen wir und andere die gewonnene Zeit, die Zerstörung aller Lebensformen umzukehren. Mann nennt uns Ökoterrorist:innen, dabei achten wir das Leben. Mann nennt uns verantwortungslos, dabei übernehmen wir Verantwortung, um diese imperiale, zerstörerische Lebensweise zu beenden.

    Unsere gemeinwohlorientierte Aktion ist gesellschaftlich sinnvoll. Wir versuchen damit, die Ausbeutung der Erde zu unterbrechen, die Co²-Toten zu verhindern und die mit der Klimakatastrophe zusammen hängenden Krankheiten zum Stoppen zu bringen. Wir versuchen damit außerdem, dem Artensterben ein Ende zu setzen und die Welt für alle wieder lebenswerter zu gestalten. Jene, die uns „Ökoterroristen“ nennen, sind selbst die wahren Ökoterroristen, formulieren dies im Sinne egoistischer Interessen und Machtkalkül.

    Wir sehen die Bewusstlosen, die sich für schlau halten und den Klimawandel für Fakenews. Die Empathie für Wokeness halten und die nur ihren eigenen Vorteil im Kopf haben, ohne zu erkennen, wie die Dinge, die sie umgeben, miteinander zusammen hängen. Wir sehen hinter dieser sich verbreitenden Abwehr von Fakten ein System derer, die in die Zerstörung der Erde investieren. Es sind die gleichen, die die Macht über die Tech-Konzerne in den Händen halten, die ihnen erlaubt, eine Spezies Mensch zu züchten, die Beifall klatscht, wenn Menschen ertrinken, verdursten, verhungern oder anderweitig krepieren, im Versuch Europa zu erreichen, oder die USA. Diese manipulierten Wohlstandschauvinist:innen und Parteianhänger:innen sekundieren Trump, Modi, Miley, Netanjahu, Merz, Weidel, Putin, Höcke, Orban, Vans, Xi und wie sie alle heißen, bei der „Verteidigung“ der Freiheit. Der Freiheit, darüber zu entscheiden, wer sterben muss und wer nicht. Wer den Zugang zu Reichtum erhält und wer nicht. Dabei hat jeder auf der Flucht gestorbene Flüchtling seine Entsprechung hier in einer tiefen Depression. Jeder Verhungerte macht uns hier fetter und kranker.
    Wir Menschen des globalen Nordens, der reichen Metropolen, haben keinen Nutzen aus dem Elend anderer Menschen. Materieller Reichtum ist kein Reichtum im Sinne einer Idee, die sich am Leben aller erfreuen kann.

    Wenn nur in jedem Land ein kleiner Teil der Bevölkerung sagt; „Jetzt reicht es. Nicht mehr mit uns, nicht in meinem Namen. Auf unsere Kosten darf kein Mensch mehr sterben“. Wenn wir uns weigern zu funktionieren und mitzuspielen, wenn wir Sand im Getriebe einer Maschine werden, die wir bisher selbst mitfüttern, dann kommt etwas in Bewegung, dann können wir die Kraft entwickeln, die Ursachen ein für alle Mal zu stoppen.

    Doch wir brauchen eine Internationale der Verweigerung eines Fortschritts, der nur auf Zerstörung, Mord und Raub basiert. Wir rufen verzweifelt, wütend und entschlossen zugleich und schließen uns den Aufrufen anderer an: Sabotiert die fossile Infrastruktur, die Stromnetze, den Raubbau an der Erde, die Serverzentren, die Chipindustrie und deren Zulieferbetriebe, zerstört die Voraussetzungen für die Automobilwirtschaft und die Rüstungsindustrie, für den Flugverkehr, die Villen, die Yachten, die Spaceships und die Golfplätze. Zerstört die Polizeizentralen, die der Garant für die patriarchalen Eigentumsverhältnisse sind, denn die Erde gehört sich selbst und allen Lebewesen und nicht den Menschen, bzw. den Männern allein und nicht den Reichsten unter ihnen. Dieser Ruf der Verzweiflung ist auch ein Weckruf, ein Aufschrei der Hoffnung und er hat keine örtliche Einfassung, er ist global. Wir reden von einer Internationalen, die sich nicht auf einen Patriarchen beruft, nicht auf die Galerie der Köpfe, die die Kommunisten verehren, sondern die von unterschiedlichen Voraussetzungen ausgeht. Die in China verstanden wird, in Europa, den USA, in Indien und Pakistan, in jedem Winkel der Erde in dem Starlink seinen Empfang hat, in jedem Land in dem die tödliche Drohne ihr Ziel sucht und Strom dafür braucht. In jedem Land, in dem ohne Energie die kriegsführenden Kräfte blind sind und die Menschen die Kampfplätze verlassen können, ohne dass noch jemand Befehle zu deren Tötung ausgeben kann. In denen die Börsen nicht mehr funktionieren und die Bitcoins nicht mehr aufgerufen werden können.

    Wir sagen es nochmal, wir haben Ideen aber keine abschließenden Antworten über den Weg. Aber über das Ziel. Jeder Beitrag zählt. Aber alles in Reichweite unserer Möglichkeiten zu versuchen, dieser imperialen Lebensweise ein Ende zu setzen, das kann nicht falsch sein. Der Fortschritt der Zerstörung ist menschengemacht, durch uns kann er auch gestoppt werden. In den Schritten des Widerstands, in den Echos unterschiedlichster Sprachen und Kulturen, in dem, was andere an uns aussenden, werden wir uns finden und erkennen. Es geht um die Erde. Es geht um das Leben. Es geht gegen unreife dumme Männer an den Hebeln der Macht, die sich aufführen, als betätigten sie einen Spielzeugbagger.

    Für Frustration bezüglich des Widerstands gegen den menschengemachten Klimawandel und der wachsenden Zahl von Leugnern dieses Wandels besteht keine Zeit. Aus den Niederlagen müssen wir lernen, und zwar nicht, indem wir in die Parteien gehen oder privatisieren oder uns im Kollaps einrichten, sondern indem wir Fakten setzen. Das Ausschalten eines Gaskraftwerkes ist einer dieser Fakten, es können aber auch Land-, Platz- und Waldbesetzungen, Zerstörung von Golfplätzen und Flughäfen der Reichen sein. Die Phantasie ist gefordert und unsere Entschlossenheit.

    Switch off für die Gier nach Energie, Switch off für die digitale Verwaltung des Lebens, Switch off für den Fortschritt der Zerstörung.

    Wir haben heute das Gas- und Dampfturbinen-Heizkraftwerk in Lichterfelde angegriffen. Das Kraftwerk produziert auf Erdgasbasis eine elektrische Gesamtleistung von 300 MW. Ziel waren die Starkstromleitungen, um bei dem Unternehmen einen hohen Schaden zu verursachen. Die Kabelbrücke, die nicht öffentlich verzeichnet ist und vom Kraftwerk Lichterfelde über den Teltowkanal geführt wird, haben wir zur Seite der Grünanlagen hin in Brand gesetzt. Wir haben die angeschmorten Kabelstränge mit herumliegenden Stahlstangen zusätzlich kurzgeschlossen.

    Das Energieunternehmen wird auf dem freien Markt Strom in Echtzeit kaufen müssen, um die Vertragsverpflichtungen zu erfüllen, die sie mit der Auslieferung des Stroms eingegangen sind, sobald der Ausfall der Lieferung bemerkt wird. Wir gehen nicht davon aus, dass wir dadurch 100.000 Haushalte vom Netz abgetrennt haben, sondern dass wir diese nur vom Netz des Gaskraftwerks abgetrennt haben. Das mehrfach gesicherte Energienetz wird über andere Wege der Energieleitungen die Haushalte in kürzester Zeit wieder über das weit verzweigte Stromnetz anschließen. Der kurzfristige Kauf von Energie zu den marktüblichen Preisen ist möglicherweise teurer als zu dem Zeitpunkt, als das Energieunternehmen den Strom an der Leipziger Strombörse (EEX) gekauft hat. Um nicht hohe Vertragsstrafen an die einzelnen Energieabnehmer zu zahlen bleibt ihnen kein anderer Weg. Wir haben über zwanzig 110 KV Leitungen kurzgeschlossen und die Fernwärmerohre nicht in den Anschlag einbezogen. Aber wir können Auswirkungen auf die Fernwärme nicht ausschließen.

    Unsere Aktion unterscheidet sich im Praktischen von der Aktion in Adlershof am 9.9.2025 gegen das Technologiezentrum. Dort handelte es sich um eine Zuleitung, die redundante Absicherung vernachlässigte. Bei der „Vulkangruppe Tesla ausschalten“, die Tesla mit der Zerstörung einer Zuleitung vom Netz nahm und um die 5000 privaten Haushalte mit traf, war die Situation ähnlich. In unserem Fall wird nicht vor einem Objekt wie dem Technologiepark oder der Gigafactory der Strom abgetrennt, sodass dieses Objekt in den Blackout kommt, sondern das Kraftwerk mit seiner weiten Verzweigung der Kabel wird von Stromnetz abgetrennt. Es produziert noch Strom, kann aber diesen nicht mehr in dasNetz einspeisen und somit nicht mehr liefern. Die Versorgungsfähigkeit der privaten Haushalte über andere Kraftwerke bleibt aber erhalten und ist auch so von den Behörden und Energieriesen beabsichtigt. Trotzdem ist nicht ausgeschlossen, dass unsere Aktion einzelne Trafostationen in größerer Mitleidenschaft zieht.

    Die Versorgung mit Fernwärme (thermische Leistung um 690 MW) ist durch uns nicht unterbrochen worden.

    Die einzelnen Haushalte sind nicht Ziel der Aktion. Ziel der Aktion ist es, der Gaswirtschaft und der Gier nach Energie einen hohen Schaden zuzufügen.
    Wenn es zu längeren Ausfällen in privaten Haushalten kommt, wollen wir hiermit deutlich machen, sie sind nicht Ziel des Angriffs. Und dieser Effekt war von uns weder beabsichtigt noch kalkuliert. Wir haben zu jedem Zeitpunkt die Gefährdung von Menschenleben ausgeschlossen.

    Da wir keine hundertprozentige Sicherheit darüber haben, welche Kettenreaktionen, die nicht in unserem Verantwortungsbereich liegen, unsere Abschaltung der Gaswerks zur Folge haben könnten, haben wir folgende Bitte an eventuell in Mitleidenschaft gezogene Haushalte: Klingeln Sie bei Ihren Nachbar:innen an. Bedenken Sie, ältere oder hilfsbedürftige Menschen bei einem Ausfall des Stroms mitzuversorgen. Versorgen Sie sich und andere Menschen, indem Sie solidarische Unterstützung geben. Informieren Sie sich untereinander.

    Das Heizkraftwerk in Lichterfelde war eine hundertprozentige Tochter des staatlichen schwedischen Energiekonzerns Vattenfall AB mit einem Umsatz von 7,6 Mrd Euro jährlich und der viertgrößte Stromkonzern nach E.ON , RWE, EnBW.

    Ab 2021 wurde das Kraftwerk „rekommunalisiert“ und gehört der Stadt Berlin. So wird auch das Kraftwerk zum Teil zurückgebaut und umgerüstet auf weitere Kapazitäten. Das hört sich nur auf den ersten Blick gut an.

    Stromnetz Berlin GmbH tätigt aktuell umfangreiche Investitionen in den Ausbau der Berliner Netzinfrastruktur, um den wachsenden Anforderungen der sogenannten Energiewende Rechnung zu tragen. Dafür kassiert die Tochterfirma von Stromnetz Berlin BEN (Berliner Energie und Netzholding GmbH) 380 Millionen von der Europäischen Investitionsbank – „um die voranschreitende Energiewende vorzubereiten“. Die „Energiewende“ ist eine Nebelkerze, die verschleiert, dass es um Energie ohne Wende und ohne wenn und aber geht. Hauptsache Energie, nachhaltig oder nicht. So will Stromnetz Berlin die Kapazitäten bis Anfang 2030 verdoppeln. Ziel sei ein „modernes“ digitalisiertes Stromnetz. Das heißt konkret Hunderttausende Meter neuer Stromkabel und Netzkomponenten sowie mehr digitale Dienste. Das dies nicht aus Nächstenliebe geschieht, können wir uns denken. Vordergründig geht es um die Versorgungssicherheit der Stadt, aber bei genauerem Hinsehen geht es um einen Wachstumswahn in einem von der Regierung forcierten Konkurrenzkampf. Das Schlachtfeld ist die Stadt und unsere Lebensbedingungen. Die Stadt ist eine Ware. Die Wettbewerbsfähigkeit mit anderen Großstädten soll die Neuansiedlung von mehr Start-ups forcieren, mehr rüstungsforschende und -produzierende Unternehmen, mehr digitale Dienstleister und Tech-Unternehmen, die noch mehr Strom fressen, als die Millionen Berliner:innen privat verbrauchen. Es geht auch um eine E-Mobilität, die natürlich keine Förderung des Öffentlichen Nahverkehrs zum Ziel hat, sondern noch mehr Blech, das mit Lithiumbatterien durch die Straßen rollt, noch mehr KI-dominierte Systeme, die selbstfahrende Privatfahrzeuge ausspucken. Das läuft dann unter „Ausbau der Infrastruktur“, die das Land bis 2029 weitere 3 Milliarden Euro kostet, nachdem die A100 sich immer tiefer in die Stadt hineinfrisst. Für die Erneuerung des Stromnetzes werden Investitionen bis zu 770 Millionen Euro getätigt.

    Das hört sich alles mehr als langweilig an, ist aber für uns als Menschen in Berlin und Brandenburg von großer Bedeutung, denn es ist unser Leben, unser Land, unser Wasser, unsere Zukunft, die hier verhandelt werden. Für Giffey, die Wirtschaftsliberale der SPD, ist der Ausbau der Netzkapazitäten und neue Stromtrassen eine zentrale Voraussetzung für den Investitionsstandort Berlin. Diese wirtschaftstliberalen Zerstörer einer lebenswerten Zukunft denken die Stadt in Zahlen, Geldsummen, Wachstumsraten und Konkurrenzkämpfen zu anderen Städten. Die Menschen zählen nicht, bzw. nur als einkommensschwache oder einkommensstarke Größen. Den ersteren Teil muss man irgendwie verwalten und eingrenzen – auch mittels polizeilicher und repressiver Maßnahmen und mauert so einen Park in Kreuzberg ein. Und den anderen Teil umschmeichelt man, denn dessen Geld kurbelt den Konsum an. Für diesen Teil wird die Stadt smart und hübsch gemacht. Berlin ist eine Marke und wird als solche gehandelt.
    Für Giffay entspricht der Ausbau des Stromnetzes der rasanten Digitalisierung des Alltags, als handele es sich um eine Naturgewalt, die über uns hereinbricht. Als entscheiden nicht die TECH-Konzerne und die Tech-Faschisten über die Durchsetzung von KI, welche den weltweiten Stromverbrauch laut Bundeswirtschaftsministerium bis 2030 verdoppeln wird. Als entscheiden nicht Politiker und Wirtschaftsliberale darüber selbst, wenn in den BVG-Bussen kein Bargeldzahlen mehr möglich ist und Menschen zu digitaler Bezahlungen gezwungen werden, deren Tracking damit auch gleich gewährleistet ist, in einer renitenten Stadt, in der es eine Tradition militanter Bewegungen gibt, die es zu kontrollieren gilt. Als entscheidet nicht die Politik, wenn sie der Polizei und den Geheimdiensten die Überwachungssoftware Palantir in die Hand gibt, deren treibende Kraft ein Faschist aus den USA ist und dessen Software ein digitales Netz zur Überwachung der Menschen vorsieht. Giffay wirbt für den Ausbau des Netzes mit „unseren“ Unternehmen und der zunehmenden Elektrifizierung der Mobilität: „Aus Liebe zu Berlin, das modernste Stromnetz für die klimaneutrale Hauptstadt“. Und geübt darin, Kritik die Spitze zu nehmen, hat die Stromnetz Berlin „Bürgerräte“ als Feigenblätter miteinbezogen, die lächerliche Beteiligungen an Belanglosigkeiten ausüben können, aber über die Richtung energiepolitischer Entscheidungen und der Gestaltung der Stadt nichts zu sagen haben. Nachdem Vattenfall und die Stadt aufgrund einer breiten Bürger:innen-Initiative gezwungen waren, eine „Rekommunalisierung“, eine Verstaatlichung des Stromnetzes einzuleiten und BEN als Eigentümer einzusetzen, betreiben sie business as usual und der Irrsinn geht unvermindert weiter. Die Vision ist klar: Smart City – Stromnetz Berlin spricht es aus: „Berlin befindet sich auf dem Weg, eine der führenden Smartcity-Metropolen zu werden. In allen Bereichen des städtischen Lebens hat dieser Transformationsprozess bereits begonnen“. Und: „intelligente Infrastrukturen und besonders das „smart grid“ (intelligentes Stromnetz) werden das Fundament bilden – als vernetztes Betriebssystem wird es zum Rückgrat und Katalysator der Energiewende.“ Abgesehen davon, dass wir den Begriff „Energiewende“ für Augenwischerei halten und ersetzen würden mit „technologischer Angriff auf mit-menschliche Verhältnisse“, stimmen wir überein.
    Die konkreten Angriffe auf den Technologiepark Adlershof, auf Teslas Gigafactory, auf die Infrastruktur des Vattenfall Steinkohlekraftwerks Reuter, und auf den Knotenpunkt von Vodafone in Adlershof sind Referenzpunkte unserer Aktion, sowie die vielen militanten Aktionen, die Akzente gegen die Zerstörung unserer Erde setzen. Auch wenn diese Sabotageakte hohe finanzielle Einbußen verursachen, können sie als einzelne (!) Aktionen keine politische Richtungsänderung erzwingen. Aber sie weisen einen Weg und eine Richtung auf, die wir allen Metropolen nahelegen. Legt die Infrastrukturen lahm, die dem „technologischen Angriff“ dienen und der Zerstörung der Erde Vorschub leisten. Der Konsens über Teilhabe am Projekt einer imperialen Lebensweise ist aufkündbar. Eine soziale Massenbewegung gegen die weltweite Zerstörung der Lebensgrundlagen und gegen alle Kriege und Ressourcenplünderungen geht mit der Fähigkeit zur Sabotage der Stromnetze und der Energieadern einher.

    Der Angriff auf das Gaskraftwerk ist ein Akt der internationalen Solidarität mit allen, die die Erde und das Leben schützen. Unser Widerstand ist vielfältig und oft brauchen wir im Nebel der Desinformationen, der unterschiedlichen kulturellen Zugänge, der sprachlichen Differenzen noch zu viel Zeit, um die Gemeinsamkeiten zu erkennen. Aber wir sind zuversichtlich, dass im Dunkeln das Licht nicht weit ist. Wenn wir diese Aktion in den Kontext eines weltweiten Widerstandes stellen, ob in den USA, Lateinamerika, Asien, China oder Russland, in Europa oder Australien, der gegen alle Erscheinungsformen der Dominanz, Herrschaft und Zerstörung der Erde gerichtet ist, sind wir zuversichtlich, dass wir gehört werden, dass diese Beiträge übersetzt werden, dass uns übersetzte Beiträge erreichen, dass auf den verschlungenen Pfaden des Widerstands eine subversive Kommunikation stattfindet, die einander erkennt. Und eingreift. Und dies möglichst ohne Blut zu vergießen, aber entschlossen, den Herrschenden den Saft abzudrehen.

    Vulkangruppe: Den Herrschenden den Saft abdrehen

    Wir können uns die Reichen nicht mehr leisten
    Das Ende der imperialen Lebensweise einleiten
    Fossile Kraftwerke abschalten ist Handarbeit
    Den Raubbau an der Erde stoppen
    Freiheit für alle Antifas, Klimaaktivist:innen und all die anderen Widerspenstigen

    Fin du baratin.

    Une chose est sûre : Nous sommes pris dans les contradictions économiques et sociales de la société capitaliste belliqueuse. Quand les "Vulkan" y ajoutent leur actions militaire ils contribuent à l’escalade mortelle.

    "12 Monkeys” 20 Years After Its Release
    https://www.youtube.com/watch?v=N78zkGDeBUY

    Dans cette vidéo on nous propose une solution possible du probléme. Ce n’est pas drôle.

    #Berlin #Lichterfelde #Marienfelde #Düppel #Zehlendorf #électricité #attentat

  • Oman. La mort d’une famille révèle les fractures sociales - Pierre Bernin
    https://orientxxi.info/Oman-La-mort-d-une-famille-revele-les-fractures-sociales

    Selon d’insistantes rumeurs, incapable de payer ses factures d’#électricité, la famille aurait vu son approvisionnement coupé par la compagnie nationale. L’usage d’un groupe électrogène pour fournir de la lumière aurait alors été le facteur déclencheur de l’intoxication pendant la nuit. La description de l’enchainement fatal, propagé sur les réseaux sociaux a été rapidement contestée par Nama, l’entreprise d’électricité. Celle-ci a affirmé qu’aucune action de coupure n’avait été entreprise contre la famille dans la mesure où elle avait recours à un système de #prépaiement qui permet d’acheter des kilowatts en avance. La responsabilité active du fournisseur d’énergie ne pouvait donc, du point de vue de ses dirigeants, être invoquée. Une part du public ne semblait toutefois pas convaincue.

    Sont aussi en cause l’urbanisation et la rupture des liens sociaux qu’elle entraine, ainsi que l’immigration asiatique considérée par certains comme une cause du chômage qui touche les Omanais...
    Article très intéressant