• Découvrez les #Enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en septembre 2026
    https://splann.org/enquetes-publiques-septembre-2026

    Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de « Splann ! » met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et la mobilisation citoyenne. L’article Découvrez les #enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en septembre 2026 est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

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  • Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à #plouvara, l’État dresse le constat d’une #usine d’équarrissage en difficulté
    https://splann.org/secanim-plouvara-dysfonctionnements

    Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise #secanim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal. L’article Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à Plouvara, l’État dresse le constat d’une usine d’équarrissage en difficulté est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

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    • Equarrissage, crises sanitaires et canicules : attention danger - Pleinchamp
      article du 09/05/2024
      https://www.pleinchamp.com/actualite/equarrissage-crises-sanitaires-et-canicules-attention-danger


      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage
      Crédit photo : R. Lecocq

      Un rapport du CGAAER pointe un risque d’« embolie » des services d’équarrissage en cas de crise et invite l’Etat et les parties prenantes à définir une stratégie partagée de gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage, de nature à anticiper les crises, en explorant plusieurs solutions alternatives.

      Imaginons une situation de crise, totalement fictive, générée par une épidémie de peste porcine africaine (PPA) en Bretagne, où la détection d’un foyer dans un périmètre de 10 km contenant 150 élevages de 200 truies conduirait à devoir traiter jusqu’à 400 t/jour d’animaux : il n’en faudrait pas plus pour toucher aux limites des capacités d’équarrissage du territoire métropolitain. C’est l’alerte lancée par une mission du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des espaces ruraux (CGAAER) et consacrée au service public de l’équarrissage, publiée l’an passé.

      En réalité, ce scénario purement fictif a déjà été rattrapé par la réalité par deux fois en 2022, avec le pic épidémique d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) au printemps générant jusqu’à 1400 t/jour de cadavres de volaille, puis les effets de la canicule estivale en Bretagne générant jusqu’à 1500 t/jour de cadavres de volailles là aussi. « Si l’efficience du dispositif peut être qualifiée de bonne en temps de paix, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système qui affecte aussi bien le service privé que le service public de l’équarrissage, tant ils sont imbriqués », lit-on dans le rapport.

      Service public et privé
      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage (SPE). Celui-ci concerne les cadavres d’animaux morts en fourrières, refuges, parcs zoologiques, animaux sauvages morts collectés en bord de route, animaux victimes d’inondation, oiseaux sauvages morts de la grippe aviaire, cétacés échoués, pour un total de 4582 tonnes, anecdotique comparativement aux volumes des ATM. En 2021, le service privé de l‘équarrissage a en effet concerné 3,07 millions de tonnes de SPAN (sous-produits animaux), dont 70% relevant de la catégorie C3 (sous-produits d’abattoirs, sous-produits du secteur agroalimentaire, denrées alimentaires déclassées, matières laitières, sang, placenta, cuirs, peaux, phanères, sous-produits des filières œufs, mollusques et crustacés, déchets de cuisine et de table...), 30% des catégories C1 et C2 (cadavres d’animaux d’élevage, Matériels à risques spécifiés (MRS) des abattoirs et ateliers de découpe, sous-produits animaux des boucheries...).

      Concentration du secteur
      Selon le rapport du CGAAER, « l’extrême concentration » du secteur explique pour partie les risques d’embolie en cas de crise. Le service SPE et les marchés ATM sont assurés par quatre entreprises, dont deux « grosses » (Secanim et Atemax) et deux « petites » (Provalt et Sopa, Secanim étant par ailleurs actionnaire à 50% de cette dernière). Elles étaient encore six en 2013. Quant aux usines d’équarrissage, leur nombre est passé en métropole de onze à huit3entre 2015 et 2019 avec la fermeture de trois usines du groupe Saria- Secanim, sans augmentation de la capacité des usines restantes. « Il en résulte une baisse de la capacité nationale de traitement et un allongement significatif des distances et temps de collecte sur certains territoires, notamment en région Sud où la densité d’élevages est particulièrement faible ». La mission du CGAAER s’inquiète par ailleurs de « la question de la fermeture de l’usine Sopa de Cros-de-Montvert (Cantal), évoquée devant elle par un de ses principaux actionnaires (...) Elle doit être analysée avec soin au regard de la couverture territoriale actuelle et des risques de poursuite du mouvement de concentration ».

      Des ATM et filières insuffisamment impliquées dans la gestion de crise
      Le rapport pointe également la responsabilité des associations ATM, au nombre de huit (porc, ruminants volaille de chair, ponte, palmipèdes gras, lapin, équins et gibiers), dont trois (ruminants, porc et volailles de chair) fournissent aux équarrisseurs 95% des tonnages. « Les ATM, ou tout au moins certaines d’entre elles, ont une approche purement comptable de leur mission et ne s’investissent pas réellement dans la gestion de l’équarrissage, alors qu’elles étaient censées se substituer à l’État au terme de la réforme de 2009, relève la mission. Elles ne se sentent en tout état de cause pas concernées par la gestion de crise » . Selon la DGAL, citée dans le rapport, en situation de canicule, lorsque les ATM décident de ne plus prendre en charge les animaux morts, les équarrisseurs se retournent vers l’EEtat. En définitive, les ATM sont des acteurs peu visibles et peu connus, notamment des éleveurs auprès desquels elles ne communiquent pas. Selon un Directeur départemental en charge de la protection des populations (DDPP), nombreux sont les éleveurs qui pensent que la collecte de leurs animaux morts relève toujours du SPE. « Les ATM, on ne les voit jamais et on ne sait même pas comment les contacter. Pour les éleveurs on est toujours au temps du SPE et quand il y a un problème, ils appellent la DDPP et on ne sait pas vers qui les orienter. La plupart ne savent même pas qu’ils paient une cotisation pour l’équarrissage ».

      « La mutualisation, l’énorme force du système »
      Au plan financier justement, le CGAAER pointe « un incontestable effet bénéfique de la mutualisation » et qui fait que le prix payé par l’éleveur au sein d’une filière est le même sur tout le territoire tout en faisant office d’amortisseur entre filières. Selon l’ATM coordinatrice, la mutualisation, « c’est l’énorme force du système ». Le CGAAER reconnaît que l’équarissage, privatisé depuis 2009, est une activité « qui semble économiquement maîtrisée, tout du moins en temps de paix », même si « la situation de quasi-monopole qui prévaut ne parait guère favorable à une baisse des coûts ».

      Le rapport pointe également une faute originelle : le transfert au secteur privé d’une mission de service public ne s’est accompagné d’aucune délégation formalisée à laquelle il serait possible de se référer pour vérifier qu’elle est bien réalisée conformément à des exigences spécifiées de qualité de service.

      Les recommandations du CGAAER
      C’est du reste la première des recommandations du rapport, la deuxième portant sur la nécessité de disposer de données partagées, fiables et accessibles, notamment pour éclairer le volet économique. La mission recommande d’élaborer, sous pilotage de l’Etat et en mobilisant l’ensemble des acteurs, une stratégie partagée sur la gestion des mortalités en élevage et l’équarrissage. Mentionnant des cas rapportés d’intégrateurs de la filière volaille ayant refusé d’accorder à leurs éleveurs l’autorisation de dé-densifier en anticipation de la canicule de l’été 2022, la mission souligne que la meilleure manière d’éviter la saturation des outils de collecte et de traitement, c’est de réduire les mortalités. « Cela est d’autant plus important que l’impact d’une accumulation de cadavres est potentiellement désastreux en termes d’image ».

      La mission réclame un diagnostic du parc industriel de collecte et de traitement afin d’évaluer précisément sa capacité et les marges disponibles en temps de crise. Pour anticiper les crises, elle prône la mise en œuvre de délestages (national ou zonal, inter-entreprises) et de solutions alternatives (maturation aérobie et entreposage de cadavres de porcs, compostage de cadavres de porcs et de volailles, enfouissement, stockage temporaire...). En guise de réflexion complémentaire, la mission s’interroge sur l’opportunité de développer offre assurantielle couvrant les frais liés à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage, à l’image de ce qui existe en Espagne ou encore en Italie.

    • Réforme du service public de l’équarrissage | Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
      27/09/2023
      https://agriculture.gouv.fr/reforme-du-service-public-de-lequarrissage

      Rapport de mission de conseil et d’expertise n°22035
      Avril 2023

      Enjeux
      L’organisation et le fonctionnement de l’activité d’équarrissage, définie comme la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux et, plus largement, des sous-produits animaux non destinés à l’alimentation humaine ou à une valorisation « matière », sont, pour des raisons sanitaires, une préoccupation majeure de la puissance publique. Le cadre de l’activité étant stabilisé depuis 2009, le CGAAER a été chargé d’en tirer un bilan compte tenu des éléments de contexte suivants :
      • Le retour de la France au statut de pays à risque négligeable vis-à-vis de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),
      • La multiplication des aléas climatiques et sanitaires, avec en toile de fond un risque de saturation des outils en situation de crise,
      • L’inflation du prix de la matière première et notamment de l’énergie.

      Méthodologie
      Après une analyse documentaire approfondie, la mission a rencontré une centaine d’interlocuteurs parmi les acteurs concernés et a effectué plusieurs visites de terrain.

      Elle a aussi recueilli des informations sur l’organisation en place dans deux États membres de l’Union européenne : l’Espagne et l’Italie.

      Enfin, en considération des risques potentiels de crises sanitaires, elle a procédé à une analyse à 360 ° de l’équarrissage.

      Résumé
      Les prestations d’équarrissage rémunérées par des crédits publics ou des fonds privés, telles qu’elles résultent de la nouvelle organisation mise en place en 2009, sont globalement assurées de manière satisfaisante en situation normale. A contrario, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système en raison notamment de la saturation de l’outil industriel, d’un manque d’anticipation dans la mise en place de solutions alternatives, d’un manque d’implication des filières et de la difficulté pour l’État de piloter un dispositif qui repose en grande partie sur des marchés privés.

      Pour sortir de cette impasse, la mission formule plusieurs recommandations, au premier rang desquelles l’élaboration d’une stratégie partagée de la gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage associant l’ensemble des acteurs. La mission indique ce qu’en pourraient être les grandes lignes.

      La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…). Elle préconise que soit sanctuarisée la capacité actuelle de collecte et de traitement qu’il conviendrait en outre d’optimiser par un recours résolu aux délestages entres sites et par l’extension des plages de fonctionnement en situation de crise.

      Pour se prémunir des phénomènes de saturation qui surviennent à l’occasion de circonstances exceptionnelles telles qu’épizootie ou catastrophe naturelle, elle recommande aussi d’anticiper la mise en œuvre de solutions alternatives appropriées, tenant compte à la fois des contraintes techniques, des risques sanitaires et des risques environnementaux.

      Pour illustrer ses propos et alimenter la réflexion, la mission a présenté plusieurs scénarios de crise et à analyser la capacité de réponse des outils et de l’organisation existants.

      le rapport :
      https://agriculture.gouv.fr/telecharger/138092

    • La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…)

      dans le résumé du rapport (avril 2023)…

    • 3.2.2. Quelques scénarios de crise envisageables
      […]
      Canicule comme en 2022 : pic à 1 500 t/j en Bretagne (voir supra) – l’amélioration de la prise en
      compte du risque d’étouffement dans les élevages devrait faire baisser les pics, mais les canicules
      devraient être plus fréquentes et plus sévères aussi la mission fait-elle à ce stade le choix de
      conserver ce scénario,
      […]

      3.2.3. Des solutions à combiner en situation de crise majeure
      Avec 400 t/j de marge (H1), nous pourrions faire face de justesse à la crise PPA mais à aucune des
      deux autres sans mettre en œuvre des solutions alternatives. Il en est de même avec H2 (marge de
      1 100 t/j).

      En revanche H4 (1 900 t/j), dont la faisabilité technique reste à vérifier, permet de faire face à
      chacune des crises individuellement, à la combinaison PPA avec chacune des deux autres prises
      individuellement (de justesse), mais pas à une combinaison des trois, qui ne peut être exclue a priori.

      Pour absorber les tonnages correspondant au cumul des trois scénarios, il faudrait une marge de 3
      300 t/j : il manque donc 1 400 t/j de marge dans le meilleur des cas. Un stockage temporaire sur un
      site dédié coûterait 4.6 M€/j pendant la pointe de crise (les tonnages étant ensuite à reprendre et à
      éliminer), un enfouissement à la ferme 140 000 €/j, un traitement en UIOM ou ISDND 588 000€/j.

      rappel, au 29 juin (la « deuxième canicule » a démarré le 21 juin – seuil d’alerte) et rien qu’en volailles, en Bretagne…
      Canicule : plus de 6 600 tonnes de volailles mortes en Bretagne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/canicule-6-600-tonnes-de-volailles-mortes-en-bretagne-7074121.php

      « En Bretagne, en tout, on a plus de 6 600 tonnes de volailles mortes depuis le début de la canicule », nous informe le ministère de l’Agriculture, ce lundi. Selon le cabinet d’Annie Genevard, « ces volumes sont traités progressivement, par enfouissement en site dédié ou à la ferme, et une partie du flux part également dans le circuit classique d’équarrissage ».

    • Face à ce goulet d’étranglement qu’est l’équarrissage, les alternatives ne sont pas assez encouragées.

      « Plus de 300 cadavres » de porcs dans une exploitation en Bretagne : la préfecture prend des mesures contre l’élevage
      https://www.ouest-france.fr/societe/maltraitance-animale/plus-de-300-cadavres-de-porcs-dans-une-exploitation-en-bretagne-la-pref

      Le lundi 10 août 2026, l’association L214 publiait de terribles images d’animaux morts et en décomposition parmi d’autres porcs, vivants, dans un élevage sur deux sites, à Hénon et Saint-Carreuc.

  • [Info « Splann ! »] En pleine crise sécheresse, les #pêcheurs portent plainte après la #pollution d’un affluent de l’Ellé à #langonnet dans le #Morbihan
    https://splann.org/pollution-roz-milet-langonnet

    L’association de #pêche du Haut-Ellé a porté plainte contre X, lundi 10 août, après la découverte d’une pollution agricole affectant un #ruisseau à Langonnet (56), en Centre Bretagne. La mairie assure que la pollution n’affecte pas la ressource en #eau potable. L’article [Info « Splann ! »] En pleine crise sécheresse, les pêcheurs portent plainte après la pollution d’un affluent de l’Ellé à Langonnet dans le Morbihan est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #aappma #agriculture #biodiversité #écosystème #élevage #élevage_bovin #ellé #fédération_de_pêche #lisier #montagnes_noires #OFB #office_français_de_la_biodiversité #rivière #roz_milet

  • Beef and lamb get 580 times more in EU subsidies than legumes, study finds

    Report says common agricultural policy provides ‘unfair’ levels of support to unhealthy, meat-heavy diets

    Beef and lamb receive 580 times more in EU subsidies than legumes, a report has found, despite scientists urging people to get more of their protein from less harmful sources.

    Analysis by the charity Foodrise found the EU’s common agricultural policy (CAP) provides “unfair” levels of support to meat-heavy diets that doctors consider unhealthy and climate scientists consider environmentally destructive.

    It found beef and lamb were subsidised 580 times more than legumes in 2020, while pork was subsidised nearly 240 times more. Dairy, meanwhile, received 554 times more in subsidies than nuts and seeds.

    The EU spends almost a third of its budget supporting farmers, with the bulk of CAP funds allocated on the basis of farm size, rather than strategic considerations. Meat and dairy – which use land to grow crops to feed animals – take a larger share than plants, particularly once the subsidies in feed have been counted.

    Martin Bowman, a campaigner at Foodrise and author of the report, said the analysis showed livestock benefited from disproportionate support even before counting hidden societal costs, such as pollution.

    “It’s scandalous that billions of euros of EU taxpayer money is being used to prop up such a high-emissions industry at a time when scientists are telling us that we need – on health and environmental grounds – to shift to lower-meat diets,” he said.

    The data comes from an academic study, available as a preprint, that traced EU subsidies for different foods in 2020 using the same methods as a study published in Nature Food in 2024. Some experts expressed caution about the scale of the disparity the first study found, but did not dispute it existed.

    Anniek Kortleve, a researcher at Leiden University and lead author of the academic study, said it showed that reforms needed to consider the full chain of subsidies flowing through feed to livestock, rather than just direct payments to livestock farms.

    “Our analysis shows CAP support is highly concentrated in animal-sourced foods relative to the calories they provide, while plant proteins like legumes receive very little support,” she said. This was happening “even though EU strategies increasingly call for more plant-rich diets for health and sustainability”.

    The report found meat and dairy received €39bn in subsidies in 2020, fruit and vegetables €3.6bn, and cereals €2.4bn. Cattle and sheep, which require more land than animals such as pigs or chickens, tend to benefit from subsidies that target struggling regions and sectors on top of hectare-based payments.

    A number of green strings have been tied to CAP payments since 2023 but experts do not expect the overall composition of EU farms to have changed significantly.

    In 2024, a “strategic dialogue” between farmers, supermarkets, scientists and green groups – formed by Ursula von der Leyen, the European Commission president, to quell furious farmer protests – resulted in an acknowledgment that Europeans eat more animal protein than scientists recommend and a call for support to shift diets toward plants.

    Donal Murphy-Bokern, an agricultural scientist who used to work for food and agriculture ministries in the UK and Germany, and who was not involved in the study, said Europe’s protein economy was “not operating within sustainable limits”.

    Considering public health in policy would challenge current levels of livestock production, he said. “We now need a common agrifood policy that explicitly integrates environmental and public health goals into how EU farmers are supported.”

    Improvements in alternative proteins and an emerging consumer shift to reducing meat consumption have been resisted by big farming lobbies and some politicians. In November, the EU parliament voted to ban plant-based foods from using terms such as “steak”, “burger” and “sausage” unless they contained animal flesh.

    The vote was ridiculed by green groups, which pointed to accepted terms such as peanut butter, which does not contain dairy, or hotdogs, which do not contain canines. The proposal also divided conservatives, with some feeling it violated free market ideals.

    Bowman said politicians were deeply involved in influencing food production and consumption. “Don’t believe the meat and dairy companies who say that politicians promoting healthy and sustainable diets are telling people what to eat,” he said. “It’s a very cynical position.”

    https://www.theguardian.com/environment/2026/feb/19/beef-lamb-legumes-eu-subsidies-study
    #agriculture #PAC #politique_agricole_commune #subsides #UE #Union_européenne #élevage #légumes #boeuf #agneau #rapport #viande #alimentation #élevage_bovin #élevage_ovin

    • CAP at the Crossroads – Reforming EU CAP subsidies to support healthy sustainable diets

      New report reveals the scale of EU CAP subsidies being used to prop up unsustainable livestock production, and makes the case for reform.

      What’s the problem?

      Animal-sourced foods are estimated to cause a staggering 81-86% of the total greenhouse gas emissions from EU food production, yet only supply an estimated 32% of calories and 64% of protein consumed in the EU.

      This new report reveals that a hugely unfair share of EU CAP subsidies, worth billions of euros of EU taxpayers’ money, are directed to propping up high-emissions meat and dairy production, and to promote meat and dairy products.

      The EU is at a crossroads – poised to make crucial decisions on the future of CAP for 2028–2034. Right now, it has the opportunity to support a transition to healthy sustainable diets – a huge economic opportunity with multiple benefits for EU food security, climate mitigation, nature and health. Or continue with a broken status quo.

      Key findings:

      – Beef and lamb received an estimated 580 times more CAP subsidies than legumes such as lentils and beans in 2020.

      – Dairy received an estimated 554 times more CAP subsidies than nuts and seeds in 2020.

      – Meat and dairy received over 10 times more CAP subsidies than fruit and vegetable production, and more than 16 times more than cereal production.

      – Overall, the EU directed three times more CAP subsidies to production of high-emitting animal-sourced foods than to plant-based foods in 2020 – around 77% of total CAP subsidies (€39 billion out of €51 billion).

      – The estimated €39 billion in CAP subsidies spent on animal-sourced foods in 2020 makes up nearly a quarter (23%) of the EU’s total budget of €168.7 billion for 2020.

      Solutions

      Calls have been growing for agricultural subsidies to be reformed to support a shift to healthy sustainable diets and reduced livestock numbers – including the EU’s Group of Chief Scientific Advisors, the European Court of Auditors, the World Bank, and the 2025 EAT-Lancet Commission.

      The benefits this could bring are huge.

      The adoption of the plant-rich Planetary Health Diet in high-income countries could reduce agricultural production emissions by an estimated 61%. It could also reduce the EU’s reliance on food imports, boost agricultural incomes, reduce EU fertiliser use by about a quarter, reduce deaths from air pollution, and prevent up to up to 10–39% of cancers in Europe.

      Policy recommendations

      We recommend that EU policymakers:

      – Support protein diversification through increased CAP funding and support for farmers engaged in growing plant-based foods for direct human consumption.

      – Increase CAP funds available for the promotion and marketing of plant-based wholefoods and alternative proteins.

      – CAP subsidies for livestock farmers should be made conditional on meeting limits on livestock stocking density per hectare.

      – End all use of EU funds for the promotion and marketing of meat and dairy.

      - Support a just transition in the livestock sector, through an Agri-food Just Transition Fund (AJTF).

      – Ensure that CAP subsidies support nature restoration, of habitats such as peatlands, wild grasslands and woodlands.

      - Introduce an EU Action Plan for Plant-based Foods to support the production and consumption of more plant-based foods across every stage of the supply chain, which:

      - Promotes the public procurement of healthy sustainable plant-rich diets in public institutions like schools and hospitals

      – Provides increased financial support through CAP and other means, for the increased production and processing of plant-based foods for direct human consumption – particularly agroecologically produced foods.

      - Reform dietary guidelines to factor in both health and sustainability – aligning more with the Planetary Health Diet.

      https://foodrise.org.uk/CAPCrossroads

  • #Productivisme et destruction de l’#environnement : #FNSEA et #gouvernement marchent sur la tête

    Répondre à la #détresse des #agriculteurs et agricultrices est compatible avec le respect de l’environnement et de la #santé_publique, expliquent, dans cette tribune à « l’Obs », les Scientifiques en rébellion, à condition de rejeter les mesures productivistes et rétrogrades du duo FNSEA-gouvernement.

    La #crise de l’agriculture brasse croyances, savoirs, opinions, émotions. Elle ne peut laisser quiconque insensible tant elle renvoie à l’un de nos #besoins_fondamentaux – se nourrir – et témoigne du #désarroi profond d’une partie de nos concitoyen·nes qui travaillent pour satisfaire ce besoin. Reconnaître la #souffrance et le désarroi du #monde_agricole n’empêche pas d’examiner les faits et de tenter de démêler les #responsabilités dans la situation actuelle. Une partie de son #traitement_médiatique tend à faire croire que les agriculteurs et agricultrices parleraient d’une seule voix, celle du président agro-businessman de la FNSEA #Arnaud_Rousseau. Ce directeur de multinationale, administrateur de holding, partage-t-il vraiment la vie de celles et ceux qui ne parviennent plus à gagner la leur par le travail de la terre ? Est-ce que les agriculteur·ices formeraient un corps uniforme, qui valoriserait le productivisme au mépris des #enjeux_environnementaux qu’ils et elles ne comprendraient soi-disant pas ? Tout cela est difficile à croire.

    Ce que la science documente et analyse invariablement, en complément des savoirs et des observations de nombre d’agriculteur·ices, c’est que le #modèle_agricole industriel et productiviste conduit à une #catastrophe sociale et environnementale. Que ce modèle concurrence dangereusement les #alternatives écologiquement et socialement viables. Que cette agriculture ne s’adaptera pas indéfiniment à un environnement profondément dégradé. Qu’elle ne s’adaptera pas à un #réchauffement_climatique de +4 °C pour la France et une ressource en #eau fortement diminuée, pas plus qu’à une disparition des #insectes_pollinisateurs.

    Actuellement, comme le rappelle le Haut Conseil pour le Climat (HCC), l’agriculture représente le deuxième secteur d’émissions de #gaz_à_effet_de_serre, avec 18 % du total français, derrière les transports. La moitié de ces émissions agricoles (en équivalent CO2) provient de l’#élevage_bovin à cause du #méthane produit par leur digestion, 14 % des #engrais_minéraux qui libèrent du #protoxyde_d’azote et 13 % de l’ensemble des #moteurs, #engins et #chaudières_agricoles. Le HCC rappelle aussi que la France s’est engagée lors de la COP26 à baisser de 30 % ses émissions de méthane d’ici à 2030, pour limiter le réchauffement climatique. L’agriculture, bien que répondant à un besoin fondamental, doit aussi revoir son modèle dominant pour répondre aux enjeux climatiques. De ce point de vue, ce qu’indique la science, c’est que, si l’on souhaite faire notre part dans le respect de l’accord de Paris, la consommation de #viande et de #produits_laitiers doit diminuer en France. Mais la solidarité avec nos agriculteur.ices ainsi que l’objectif légitime de souveraineté et #résilience_alimentaire nous indiquent que ce sont les importations et les élevages intensifs de ruminants qui devraient diminuer en premier.

    Côté #biodiversité, la littérature scientifique montre que l’usage des #pesticides est la deuxième cause de l’effondrement des populations d’#insectes, qui atteint 80 % dans certaines régions françaises. Les #oiseaux sont en déclin global de 25 % en quarante ans, mais ce chiffre bondit à 60 % en milieux agricoles intensifs : le printemps est devenu particulièrement silencieux dans certains champs…

    D’autres voies sont possibles

    Le paradoxe est que ces bouleversements environnementaux menacent particulièrement les agriculteur·ices, pour au moins trois raisons bien identifiées. Tout d’abord environnementale, à cause du manque d’eau, de la dégradation des sols, des événements météorologiques extrêmes (incendies ou grêles), ou du déclin des insectes pollinisateurs, qui se traduisent par une baisse de production. Sanitaires, ensuite : par leur exposition aux #produits_phytosanitaires, ils et elles ont plus de risque de développer des #cancers (myélome multiple, lymphome) et des #maladies_dégénératives. Financière enfin, avec l’interminable fuite en avant du #surendettement, provoqué par la nécessité d’actualiser un équipement toujours plus performant et d’acheter des #intrants pour pallier les baisses de production engendrées par la dégradation environnementale.

    Depuis des décennies, les #traités_de_libre-échange et la compétition intra-européenne ont privé la grande majorité des agriculteur·ices de leur #autonomie, dans un cercle vicieux aux répercussions sociales tragiques pouvant mener au #suicide. Si la FNSEA, les #JA, ou la #Coordination_rurale réclament une forme de #protectionnisme_agricole, d’autres de leurs revendications portent en revanche sur une baisse des #contraintes_environnementales et sanitaires qui font porter le risque de la poursuite d’un modèle délétère sur le long terme. Ce sont justement ces revendications que le gouvernement a satisfaites avec, en particulier, la « suspension » du #plan_Ecophyto, accueilli par un satisfecit de ces trois organisations syndicales rappelant immédiatement « leurs » agriculteurs à la ferme. Seule la #Confédération_paysanne refuse ce compromis construit au détriment de l’#écologie.

    Pourtant, des pratiques et des modèles alternatifs existent, réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre et préservant la biodiversité ; ils sont déjà mis en œuvre par des agriculteur·ices qui prouvent chaque jour que d’autres voies sont possibles. Mais ces alternatives ont besoin d’une réorientation des #politiques_publiques (qui contribuent aujourd’hui pour 80 % au #revenu_agricole). Des propositions cohérentes de politiques publiques répondant à des enjeux clés (#rémunération digne des agriculteur·ices non soumis aux trusts’de la grande distribution, souveraineté alimentaire, considérations climatiques et protection de la biodiversité) existent, comme les propositions relevant de l’#agroécologie, qu’elles émanent du Haut Conseil pour le Climat, de la fédération associative Pour une autre PAC, de l’IDDRI, ou encore de la prospective INRAE de 2023 : baisse de l’#élevage_industriel et du cheptel notamment bovin avec soutien à l’#élevage_extensif à l’herbe, généralisation des pratiques agro-écologiques et biologiques basées sur la valorisation de la biodiversité (cultures associées, #agro-foresterie, restauration des #haies favorisant la maîtrise des bio-agresseurs) et arrêt des #pesticides_chimiques_de_synthèse. Ces changements de pratiques doivent être accompagnés de mesures économiques et politiques permettant d’assurer le #revenu des agriculteur·ices, leur #accès_à_la_terre et leur #formation, en cohérence avec ce que proposent des syndicats, des associations ou des réseaux (Confédération paysanne, Atelier paysan, Terre de liens, Fédérations nationale et régionales d’Agriculture biologique, Réseau salariat, …).

    Nous savons donc que les politiques qui maintiennent le #modèle_agro-industriel sous perfusion ne font qu’empirer les choses et qu’une réorientation complète est nécessaire et possible pour la #survie, la #dignité, la #santé et l’#emploi des agriculteur·ices. Nombre d’enquêtes sociologiques indiquent qu’une bonne partie d’entre elles et eux le savent très bien, et que leur détresse témoigne aussi de ce #conflit_interne entre le modèle productiviste qui les emprisonne et la nécessité de préserver l’environnement.

    Une #convention_citoyenne

    Si le gouvernement convient que « les premières victimes du dérèglement climatique sont les agriculteurs », les mesures prises démontrent que la priorité gouvernementale est de sanctuariser le modèle agro-industriel. La remise en cause du plan Ecophyto, et la reprise en main de l’#Anses notamment, sont en totale contradiction avec l’urgence de s’attaquer à la dégradation environnementale couplée à celle des #conditions_de_vie et de travail des agriculteur·ices. Nous appelons les citoyen·nes et les agriculteur·rices à soutenir les changements de politique qui iraient réellement dans l’intérêt général, du climat, de la biodiversité. Nous rappelons que le sujet de l’agriculture et de l’#alimentation est d’une redoutable complexité, et qu’identifier les mesures les plus pertinentes devrait être réalisé collectivement et démocratiquement. Ces mesures devraient privilégier l’intérêt général et à long-terme, par exemple dans le cadre de conventions citoyennes dont les conclusions seraient réellement traduites dans la législation, a contrario a contrario de la précédente convention citoyenne pour le climat.

    https://www.nouvelobs.com/opinions/20240203.OBS84041/tribune-productivisme-et-destruction-de-l-environnement-fnsea-et-gouverne
    #tribune #scientifiques_en_rébellion #agriculture #souveraineté_alimentaire #industrie_agro-alimentaire

  • Abattage « pilote » de 5000 #blaireaux en Angleterre pour lutter contre la coûteuse #tuberculose_bovine :

    Terreur dans les terriers. Les blaireaux du Gloucestershire et du Somerset, deux comtés ruraux de l’ouest de l’Angleterre, à proximité du pays de Galles, font face à une mesure réclamée par les éleveurs bovins mais vivement décriée par les amis de la faune sauvage : le « badger cull » ou « abattage des blaireaux ».

    Que reproche-t-on au juste au brave blaireau européen (Meles meles) certes d’un caractère quelque peu teigneux mais dont le museau pointu rayé de noir et blanc est une figure incontournable du folklore rural britannique ? Tout simplement d’être le vecteur d’une maladie qui décime les troupeaux de vaches : la tuberculose bovine. Selon le Guardian, quelque 37 000 vaches et bœufs ont dû être abattus en 2012 après avoir été reconnus porteurs de la maladie, entraînant une perte de 100 millions de livres sterling (117 millions d’euros) en dédommagements à la charge de l’Etat.

    La vaccination ? S’il est théoriquement possible de protéger vaches et blaireaux de la tuberculose grâce au vaccin BCG, la méthode n’est efficace que si l’animal n’est pas déjà contaminé. De plus, le vaccin est tout simplement interdit en Europe sur les bovins, car il interfère avec le test pratiqué pour déterminer si les animaux sont malades en le rendant systématiquement positif.

    http://www.liberation.fr/terre/2013/08/30/l-intervention-contre-les-blaireaux-divise-l-angleterre_928124

    #environnement #agriculture #élevage_bovin #chasse #biodiversité #Est_ce_que_j'ai_réfléchi_aux_externalités_négatives ?