• #Rosario (Argentine) : #émeutes du logement dans le quartier de la Sexta
    https://fr.squat.net/2018/11/05/rosario-argentine-emeutes-du-logement-dans-le-quartier-de-la-sexta

    Dans la matinée du jeudi 1er novembre 2018, dans le quartier de La Sexta, au sud-est de Rosario, les flics sont intervenus en nombre pour expulser plusieurs familles vivant en squats ainsi qu’un centre social bien connu par les habitant-e-s. La résistance a été immédiate, des affrontements ont opposé de nombreux habitant-e-s aux forces de […]

    #Amériques #Argentine #expulsion


  • San Vicente del Caguán (Colombie) : des paysan-ne-s résistent aux attaques de l’État
    https://fr.squat.net/2018/11/02/san-vicente-del-caguan-colombie-des-paysan-ne-s-resistent

    Fin octobre 2018, à San Vicente del Caguán, dans le département de Caquetá, des affrontements ont opposé des paysan-ne-s aux forces anti-émeute de l’Esmad. Beaucoup des 8 000 habitant-e-s du coin ont empêché les autorités d’accéder à des terres désormais déclarées « réserves naturelles » (depuis 1977), et pour cause, les familles des habitant-e-s en question y […]

    #actions_directes #Caquetá #Colombie #émeutes


  • #Barcelone : #émeutes dans les rues de Gracia contre l’expulsion du squat #Ca_La_Trava
    https://fr.squat.net/2018/10/23/barcelone-emeutes-dans-les-rues-de-gracia-contre-l-expulsion-de-ca-la-trav

    Tôt jeudi 18 octobre à Barcelone, les Mossos d’Esquadra ont procédé à l’expulsion du squat « Ca La Trava », situé dans le quartier de Gracia. Lors de l’expulsion, deux personnes ont été arrêtées mais ont été relâchées sans suite dans l’après-midi. La réponse à cette #expulsion ne s’est pas fait attendre. Des dizaines de personnes cagoulées […]

    #manifestation


  • Esperanza (République Dominicaine) : deux expulsions de logements se terminent par des affrontements avec les forces de l’ordre
    https://fr.squat.net/2018/10/07/esperanza-republique-dominicaine-deux-expulsions

    Mercredi 3 octobre 2018, à Esperanza, en #République_Dominicaine, l’Instituto Agrario Dominicano (Institut agraire dominicain) a fait expulser des logements auto-construits sur deux terrains occupés, dans les quartiers de La Unión et de Los Coquitos. Des membres de l’armée et de la police ont participé à ces expulsions, accompagnés d’engins de chantier pour démolir immédiatement […]

    #Amériques #Antilles #émeutes #expulsion #militaires


  • La multiculturalie s’est incarnée avec ’Nuit rouge’ (dite ’Nuit debout’)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?882-la-multiculturalie-s-est-incarnee

    Textes extraits du bulletin de Guy Fargette « Le Crépuscule du XXe siècle » n°31-32, octobre 2016. La satisfaction des partisans du #Multiculturalisme est compréhensible devant les succès immenses, si longuement préparés, que leur idéal ne cesse de rencontrer un peu partout dans le monde occidental. Il convient donc de rendre explicite ce qu’un Comité Central conséquent ne manquerait pas de formuler par des communiqués internes à vocation de formation, afin d’éclairer définitivement la logique qui (...)

    Fargette G.

    / Fargette G., #Politique, Mouvement social 2016 & Nuit Debout, #Avant-gardisme, #Gauchisme, Multiculturalisme, #Islamogauchisme, #Banlieue, #Guerre, (...)

    #Fargette_G. #Mouvement_social_2016_&_Nuit_Debout #Émeutes


  • City Forgotten: The Fate of India’s Small Cities - a film by @AyonaDatta from the research platform Learning from Small Cities in India
    https://www.smartsmallcity.com

    City Forgotten: The Fate of India’s Small Cities
    Malegaon, a small town near Nashik, Maharashtra, is driven solely by the power loom industry and is forgotten by the state and private sector since the Malegaon, a small town near Nashik, Maharashtra, is driven solely by the power loom industry and is forgotten by the state and private sector since the bomb blasts of 2006. Through the eyes of its residents, local activists and civil society members, City Forgotten tells the story of Malegaon’s fall from the Manchester of India to a town in decline, where its women and minorities continue to aspire for and claim their constitutional rights to education despite the lack of any real prospects for its future generations.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=915&v=vJRLRdcujBc


    #Inde #communautarisme #hindouisme #islam #industrie #émeutes


  • Abidjan (Côte-d’Ivoire) : manif contre la destruction d’Adjamé-village
    https://fr.squat.net/2018/09/11/abidjan-cote-d-ivoire-contre-la-destruction-d-adjame-village

    « Le crapaud est inoffensif, mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut le mettre dans ton caleçon. » Vendredi 7 septembre 2018, dans la matinée, des habitant-e-s d’Adjamé-village (quartier nord d’Abidjan) ont entamé une marche de protestation contre le déguerpissement de leur village. En effet, l’État ivoirien a pour projet de détruire leur village pour […]

    #Afrique #Côte_d'Ivoire #émeutes


  • Nord #Cauca (Colombie): la police assassine Fredy Julian
    https://fr.squat.net/2018/09/06/cauca-colombie-la-police-assassine-fredy-julian

    Communiqué du Mouvement de Libération de la « Terre Mère », Vallée nord du Cauca, municipalité de Caloto. Ce jeudi 23 août 2018, encore une fois en toute impunité et dans le silence médiatique total, Fredy Julian, un jeune #Nasa de Vista Hermosa a été assassiné pour avoir « libéré la terre mère ». Ce serait le huitième mort […]

    #actions_directes #Amériques #Colombie #émeutes #La_Albania #militaires #ouverture #potager


  • al-Walaja (Palestine) : la police aux frontières israélienne détruit quatre maisons « illégales »
    https://fr.squat.net/2018/09/05/al-walaja-palestine-la-police-aux-frontieres-israelienne-detruit-quatre-ma

    Le gouvernement israélien continue sa politique de démolition de maisons palestiniennes. Lundi 3 septembre 2018, dans le village palestinien d’al-Walaja, situé en Cisjordanie, entre Jérusalem et Bethléem, la police aux frontières israélienne a démoli quatre maisons qui auraient été bâties sans permis de construire. Suite à cette intervention militaire, une quarantaine de personnes se retrouvent […]

    #émeutes #expulsion #militaires #Moyen-Orient #Palestine/Israël


  • On tue à Nantes ! Rage et injustice | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2018/07/10/on-tue-a-nantes-rage-injustice

    Cette impression de répétition se manifeste aussi dans la mise en œuvre de toute une dramaturgie qui fabrique l’événement. On retrouve les mêmes techniques de pouvoir : quartiers bouclés par les CRS, version policière qui transforme la victime en dangereux délinquant, rend public son casier judiciaire, retire toute responsabilité aux fonctionnaires dans la mort et dénonce les « violences urbaines » des « bandes », voire des « organisations criminelles », reprise en boucle par les médias mainstream de cette version sur fond d’images de voitures ou de bâtiments publics en feu qui vient rendre inaudibles les témoignages discordants ou contradictoires. En réaction, des « marches blanches » sont organisées pour cristalliser toute l’émotion des proches et surtout demander vérité et justice. Au mieux, le gouvernement annonce des mesures, multiplie les promesses. Et puis, une fois reconduit l’ordre public, l’indifférence civile reprend le dessus, la bureaucratie avec elle. La conduite de l’instruction, souvent longue et complexe, si elle calme les esprits, débouche régulièrement sur de lourdes condamnations des « meneurs » et un non-lieu vis-à-vis des policiers mis en examen (comme ceux mis en examen en 2005 et acquittés en 2015), décision ressentie par beaucoup comme une forme d’impunité, un « permis de tuer ».

    Maintenant, que s’est-il donc passé dans le quartier du Breil pour qu’un banal contrôle d’identité conduise à un homicide ? Chaque jour apporte son lot d’informations nouvelles. À l’origine du tir du CRS, le délit de fuite n’est plus invoqué. On apprend que ce dernier n’était pas en « légitime de défense », qu’il a menti aux enquêteurs, que c’était un accident. Au fil des jours, la version policière officielle s’effondre.

    S’il est souhaitable que la mobilisation de tous les acteurs et des habitants sur place puisse ramener le calme et apporter un soutien inconditionnel aux habitant.e.s, le recours à la violence opère toujours aussi comme un court-circuit des logiques politiques afin que soient abordés les vrais problèmes – à Nantes Ouest comme ailleurs – et que justice soit rendue.

    Mais rien n’est joué. Car dans les quartiers la police tue toujours des non-blancs. La loi du 28 février 2017 a, à l’évidence, étendu l’usage des armes à feu par les policiers et les gendarmes, comme l’a montré un bilan statistique en 2018 et le drame de Nantes. Tout en cherchant à homogénéiser l’usage des armes selon que l’on était gendarme, policier ou agent de surveillance, la loi a ajouté aux principes de proportionnalité, de légitime défense et d’ordre faisant autorité, les notions « d’état de nécessité » ou « d’absolue nécessité ». La première laisse une grande latitude aux agents. Quant à la seconde, on se demandera : « Y avait-il « absolue nécessité » à tirer à bout pourtant sur Akoukabar ce 4 juillet 2018 ?

    Invoquer un « accident » quelques jours après le drame apparaît comme une volte-face grotesque. Mais ce cas n’est pas isolé et d’autres pourraient survenir. Cette loi pose donc problème dès lors qu’elle encadre moins des pratiques qu’elle ne les « couvre ». Par ailleurs, on observe sur l’uniforme de certains membres des forces de l’ordre – parfois cagoulé et sans matricule – le signe des « punishers » (en lien avec la série éponyme). Cet insigne est-bien légal ? Que signifie t-il ? Faut-il le mettre en lien avec les résultats aux élections professionnelles des listes proches de l’extrême droite qui ont rassemblé plus de la moitié des fonctionnaires de police ? Quoi qu’il en soit, pour ne pas donner raison à ceux qui parlent de « guerre » ou de « guérilla urbaine », ce sont aussi ces questions, que révèlent le drame de Nantes, dont il faudrait débattre.

    Michel Kokoreff

    Sociologue, Professeur de sociologie à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

    #Quartiers #Emeutes #Police_partout_justice_nulle_part


  • Du caractère inflammable des livres et de la soi-disant lutte contre la barbarie
    https://page42.org/du-caractere-inflammable-des-livres-et-de-la-soi-disant-lutte-contre-la-barb

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, une bibliothèque a brûlé. C’était à Nantes. Deux jours plus tôt, un policier abattait à bout portant Aboubakar, un garçon de 22 ans, qui essayait de fuir un contrôle d’identité. Pourtant, à en lire les médias et les réseaux sociaux, ce n’est pas dans ce meurtre que réside la barbarie, mais bel et bien dans la crémation d’un bâtiment municipal qui hébergeait quelques bouquins. Brûler des livres est un sacrilège. Tuer un homme, on peut toujours invoquer la légitime défense ou même la maladresse.

    Et les voix de s’élever pour venir au secours de cette Culture qu’on assassine – rassurez-vous, la bibliothèque sera réouverte dans quelques jours, des bouquins on en trouve toujours. Ça ne fera pas revenir Aboubakar, mais on se félicitera de la résilience de la République. On louera le courage des habitants de vivre en résistants dans des quartiers pourris par la violence ordinaire et le fondamentalisme. Politique du Karcher oblige, on annoncera des moyens policiers supplémentaires. On jurera qu’on viendra à bout de la délinquance. L’IGPN annonce que le recours aux armes à feu chez les policiers a bondi de 54 % entre 2016 et 2017 : on est entre de bonnes mains. Et TF1 fera un reportage sur la réouverture de la bibliothèque, victoire des forces du bien contre celles du mal.

    En France, on s’émeut davantage du sort de quelques livres que des violences policières, qui pourtant gangrènent la République jusqu’à la moelle. 14 morts cette année, et des centaines de blessés – on pense aux manifestants, aux ZADistes, aux grévistes qui en subissent les assauts en première ligne, mais aussi aux habitants de ces « quartiers difficiles » qui eux le vivent aux quotidiens : contrôles à répétition, intimidation, racisme, on ne leur épargne rien. Là-bas, la police ne rassure plus personne depuis longtemps. Et quand un homme en meurt, c’est la colère enfouie dans les ventres qui déclenche l’incendie, bien avant les premiers départs de feu.

    La barbarie que nos livres sont censés combattre est là, devant nos yeux. Nous, auteurs et autrices, avons beau jeu de clamer sur tous les toits que l’empathie est notre première arme, que nous luttons à travers nos mots contre les inégalités et la violence, quand nous ne sommes pas capables de nous intéresser de près à ce qui constitue aujourd’hui la véritable barbarie – celle qu’on inflige aux plus pauvres, aux moins favorisés, aux moins blancs aussi. Pleurer sur ces bibliothèques qu’on brûle n’arrangera rien, au contraire : on ne fera que passer le message à ces gens déjà en colère qu’une poignée de livres vaudra toujours davantage que leur vie. Annoncer aujourd’hui des moyens policiers supplémentaires et la réouverture de la bibliothèque au plus vite – là où des ascenseurs sont en panne depuis des décennies, où les installations municipales sont vétustes et les habitations insalubres, c’est non seulement mettre de l’huile sur le feu, mais se foutre de la gueule du monde.

    Alors si les livres sont vraiment capables de changer le monde, c’est peut-être par là qu’il faut commencer : en tant qu’auteurs et autrices, nous devons nous engager aux côtés de celles et ceux qui ont vraiment besoin de notre empathie : pauvres, migrants, victimes de violences, fonctionnaires et travailleurs précaires, franchement ça ne manque pas.

    Et si rien ne change et que nous continuons à nous regarder le nombril – c’est vrai qu’il est très beau –, alors peut-être l’ignoriez-vous, mais non contents de bien brûler, vos livres feront aussi d’excellents projectiles.

    Neil Jomunsi

    #banlieues #quartier #violences_policière #émeutes #zbeul #littérature #livres #bibliothèques


  • Une #manifestation de #soutien avec beaucoup trop peu de nantais·e·s, dans une rue symbolique des richesses triangulaires de #Nantes...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/42495542094

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Manifestation en soutien aux proches de #Aboubakar, assassiné par la police, et en soutien aux #quartiers qui se révoltent ; #nantes le 4 juillet 2018.

    #abubakar #politique #valk #armement #desarmons #emeutes #mutilation #rassemblement #social #solidarite #violencedetat #violencespolicieres #leloup


  • Bleu, Blanc, Rouge, rien ne bouge. « STOP AUX CRIMES POLICIERS ET A L’IMPUNITE », « POLICE RACISTE, JUSTICE COLONIALISTE ». Manif de #soutien au #Breil à #Nantes.
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/29339953798

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    #manifestation en soutien aux proches de #abubakar, assassiné par la police, et en soutien aux #quartiers qui se révoltent ; en arrière-plan, les « Marches de la Fierté » vandalises. #nantes le 4 juillet 2018.

    #politique #valk #armement #desarmons #emeutes #mutilation #rassemblement #social #solidarite #violencedetat #violencespolicieres #paysdelaloire #france


  • De l’émeute : l’Histoire et son Sphinx
    http://www.platenqmil.com/blog/2018/06/10/de-lemeute--lhistoire-et-son-sphinx

    Viennent ensuite les commentateurs pour qui les émeutiers sont des égarés, plutôt que le reflet de l’idéologie capitaliste. Pour ces essayistes, les émeutes sont une machine lancée sur une mauvaise trajectoire. L’échec est alors plus largement imputable à une gauche radicale en déréliction, incapable d’avancer une « alternative » ou un « programme politique » à même de canaliser, structurer et enfin diriger la rage des émeutiers. Žižek demande : « Qui réussira à diriger la rage des pauvres ? » Oubliez la possibilité que les pauvres puissent diriger leur propre rage.

    Il est facile de repérer les grandes lignes foncièrement condescendantes, communes à toutes ces réactions. A chaque fois, l’intellectuel attribue une sorte de fausse conscience aux émeutiers, afin de se rendre, lui (et c’est généralement lui), d’autant plus indispensable en tant que voix de l’autorité vacante. Ces intellectuels entendent dans les émeutes une question à laquelle ils se doivent de répondre. Ils ne réalisent pas que les émeutes sont plutôt une réponse à la question qu’ils se refusent à poser.

    #théorie #communisme

    • Pour la liaison, réflexion, car lu récemment :
      https://seenthis.net/messages/695845

      L’impuissance satisfaite du citoyennisme a beaucoup contribué à la (re)naissance d’un courant insurrectionnaliste dans les années 2000. Beaucoup de jeunes ont été séduits par des discours qui exaltaient l’affrontement avec la police lors du contre-sommet de Gênes en 2001, les émeutes de banlieues en 2005, la casse en marge de défilés syndicaux pacifiques et répétitifs. Il en est sorti une mouvance porteuse d’une critique foisonnante de la vacuité de l’existence sous le capitalisme et qui prétend avoir trouvé la panacée pour exercer un pouvoir sur sa vie et sur le cours du monde.

      […]

      Face à la vague sécuritaire, à l’omniprésence de la police, à la prolifération du contrôle électronique, imaginer des stratégies de subversion n’est pas simple. Mais ce qui est sûr c’est que l’appel à l’affrontement systématique avec les forces de l’ordre, au saccage et à l’émeute comme moyens de constituer une opposition à l’oppression actuelle, est fallacieux. S’il s’entend à la lettre comme un appel au combat physique, étant donné le déséquilibre des forces, c’est un appel au sacrifice. S’il s’entend de manière métaphorique, il dessert la révolte qu’il entend susciter car il insiste sur un moment de la lutte politique qu’il sacralise alors que ce n’est pas le plus important.

      La violence est parfois une exigence morale ou stratégique. Autour du chantier TGV Lyon-Turin, des trains de déchets nucléaires, (de la ZAD de Notre-Dame des Landes), le fait de tenir tête aux forces de l’ordre et d’infliger des dommages matériels peut marquer les esprits et faire exister un rapport de forces. Comment la violence pourrait-elle être exclue par un mouvement d’opposition puisque l’Etat de son côté ne l’exclut jamais ?

      Le pacifisme bêlant est exaspérant, mais la fétichisation de la violence qui figure l’affrontement avec l’appareil de répression comme une jouissance est franchement tendancieuse. Quand l’heure arrive de s’amuser dans les batailles rangées avec la police, c’est en règle générale par la grâce du travail politique accompli en amont, grâce à l’information, au débat, à des actions étayées par une parole publique, qui ont donné au combat une légitimité populaire telle que les autorités ne peuvent réprimer au-delà d’un certain point.

      Adopter l’émeute comme stratégie signifie qu’il n’y a plus rien à espérer et à construire ici-bas. Bien que la configuration politique contemporaine soit, à bien des égards, désespérante, ce n’est pas notre avis.


  • #Notre-Dame-des-Landes : contributions au débat interne à la ZAD
    https://fr.squat.net/2018/06/01/notre-dame-des-landes-contributions-au-debat-interne-a-la-zad

    Voici quelques textes publiés les 27 et 28 mai 2018 sur Indymedia-Nantes et ZadNadir : Jusqu’où ira-t-on dans ce foutage de gueule des négociations ? Publié le dimanche 27 mai 2018 sur Indymedia-Nantes. Je n’ai pas fait de fiche ni ne crois en la négociation avec un État. Je ne veux pas discuter avec cet oppresseur, […]

    #émeutes #expulsion #Ferme_occupée_de_la_Pointe #La_Freuzière #légalisation #Saint-Jean-du-Tertre


  • Bir Ghbalou (Algérie) : #émeutes contre l’injustice de la distribution des logements sociaux
    https://fr.squat.net/2018/05/20/bir-ghbalou-algerie-emeutes

    Dans la matinée du dimanche 13 mai 2018, vers 10h, les services de l’OPGI (Office de Promotion et de Gestion Immobilière) de Bir Ghbalou ont entamé la distribution des convocations pour les bénéficiaires des 310 logements sociaux, dont la liste des pré-bénéficiaires avait été affichée en juin 2017. Parmi les 310 bénéficiaires inscrits sur la […]

    #Afrique #Algérie


  • l’histgeobox : Les années Thatcher en chansons 2 : la ville fantôme.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2018/05/les-annees-thatcher-en-chansons-2-la.html

    Lors des élections nationales de 1979, le National Front et le British Movement subissent une déroute. La défaite incite alors les deux formations britanniques d’extrême-droite à changer de stratégie en se tournant vers la rue et les cultures populaires. La musique est particulièrement affectée par l’essor de la xénophobie, en particulier le mouvement skinhead qui connait alors de profondes transformations.


  • L’Inde menacée par l’épuisement de ses nappes phréatiques
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/05/07/l-inde-menacee-par-l-epuisement-de-ses-nappes-phreatiques_5295240_3244.html

    « Des gens meurent et pourtant vous n’avez pas l’air de vous en inquiéter », ont récemment lancé les juges de la Cour suprême aux représentants des Etats de l’Haryana et de Delhi, qui se disputent le partage du débit du fleuve #Yamuna, leur enjoignant de s’entendre pour éviter les émeutes. La rareté de la ressource est à l’origine d’un nombre croissant de #conflits : #émeutes meurtrières à Delhi en 2016, tension diplomatique avec les voisins chinois ou pakistanais, marche de dizaines de milliers d’agriculteurs sur Bombay en mars. Le Forum for Policy Dialogue on Water Conflicts in India en a dénombré au moins 350 dans tout le pays.

    Elle exacerbe également les tensions entre agriculteurs et industriels, entre populations rurales et urbaines ou même entre basses castes et propriétaires terriens. Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’#eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir. « Les conflits entre les différents usages de l’eau et leurs consommateurs augmentent de jour en jour, alertaient les auteurs. Si la demande continue au même rythme, alors la moitié de la demande en eau ne sera pas satisfaite d’ici à 2030. »

    L’origine de cette crise est pourtant parfaitement identifiée : l’épuisement des #nappes_phréatiques.

    #Inde #stress_hydrique #paywall


  • 1968 riots: Four days that reshaped Washington, D.C. - Washington Post

    https://www.washingtonpost.com/graphics/2018/local/dc-riots-1968

    On April 4, 1968, the country was still reeling from racial tensions that had sparked deadly riots the year before in Detroit and Newark. But the capital city was said to be special. Some whites called it “the colored man’s paradise.” For thousands of blacks, there was a darker side to paradise, one where humiliation, poverty, segregation and discrimination had accumulated for a century.

    Then, shortly after 8 p.m., word reached the District that the Rev. #Martin_Luther_King Jr. had been slain in Memphis. His assassination ignited an explosion of rioting, looting and burning that stunned Washington and would leave many neighborhoods in ruins for 30 years.

    #états-unis #émeutes_urbaines #urban_matter


  • Bandung (Indonésie) : incendie d’une pelleteuse pendant la résistance à un projet de développement d’appartements
    https://fr.squat.net/2018/03/24/bandung-indonesie-incendie-dune-pelleteuse-pendant-la-resistance-a-un-proj

    Les habitants de RW 11 Tamansari, à Bandung, ainsi que des personnes venues en solidarité, notamment des étudiants et d’autres habitants qui luttent pour préserver leurs maisons, se sont battus avec des promoteurs et des employés d’entreprises de construction qui soutiennent Rumah Deret (énorme projet immobilier de construction d’appartements). Tout ceci se passe le 7 […]

    #actions_directes #Asie #émeutes #Indonésie


  • * La Grande Guerre dans les rues de Québec Le Devoir - Pierre-Yves Renaud et Martin Pâquet - 10 mars 2018
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/522365/100e-anniversaire-de-l-emeute-de-la-conscription-la-grande-guerre-dans-les

    Jeudi, 28 mars 1918. À la veille de Pâques, trois policiers fédéraux chargés de débusquer les réfractaires à la conscription militaire des « spotters » interpellent Joseph Mercier et deux autres jeunes hommes à la salle de quilles de la rue Notre-Dame-des-Anges, dans le quartier Saint-Roch de Québec. Rapidement, une foule de 3000 personnes se rassemble autour du poste de police. Mercier est libéré prestement, un des deux autres jeunes s’enfuit et les manifestants s’en prennent au poste de police et à l’un des « spotters » , un certain Bélanger. Les incidents du Jeudi saint sont l’événement déclencheur de cinq jours de désordres.
    . . . . . . .


    L’embrasement
    Une émeute est violente, mais elle n’est pas irrationnelle. Les émeutiers s’en prennent toujours à des symboles précis qui représentent à leurs yeux une oppression intolérable. Les émeutiers de Québec obéissent à cette règle. L’escalade des événements en témoigne : le 28 mars, les émeutiers envahissent le poste de police no 3 dans la basse-ville ; le 29 mars, ils saccagent les bureaux de l’Auditorium de la place Montcalm où sont les bureaux du registraire du service militaire ; la même journée, ils cassent les fenêtres de deux journaux pro-conscriptionnistes, The Quebec Chronicle et L’Événement ; le 30 mars, ils visent le Manège militaire sur la Grande-Allée.

    Réduire une émeute obéit aussi à des règles. D’abord, il importe d’établir une médiation avec des figures d’autorité respectées par les émeutiers. Le maire populiste de Québec Henri-Edgar Lavigueur et le député nationaliste Armand La Vergne tentent de calmer la foule les 29 et le 31 mars. Puis, il y a un coup de semonce pour le rappel à l’ordre : le cardinal Louis-Nazaire Bégin fait lire au cours de la messe de Pâques une lettre pastorale qui ordonne aux fidèles de respecter la loi.

    Ensuite, il y a la répression qui vise le contrôle manu militari de l’espace public. Menées par le major-général François-Louis Lessard, la cavalerie et l’infanterie en provenance de l’Ontario et du Manitoba quadrille les rues de la basse-ville le soir du lundi 1er avril. Un peloton se tient à l’embranchement des rues Saint-Joseph, Bagot et Saint-Vallier et, après une brève sommation, tire sur la foule. Atteints par des balles explosives, Édouard Tremblay, George Demeule, Honoré Bergeron et Alexandre Bussière tombent. Enfin, le maintien de l’ordre s’applique avec toute sa sévérité. Le 4 avril, le gouvernement Borden applique la loi martiale à Québec et suspend l’habeas corpus. Quelque 6000 militaires sont déployés à Québec jusqu’en mars 1919.
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    #guerre #1914 #conscription #émeute #spotters #jeudi-saint #Canada #Quebec #Angleterre #loi_martiale


  • Seggae : Berger Agathe, mort sur le bitume, après Kaya... - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/seggae-berger-agathe-mort-sur-le-2145.html

    Ce #22février 1999, au lendemain de la #mort suspecte de #Kaya en #prison, son ami, Berger Agathe — lui aussi #chanteur de #seggae — marche en direction du rond-point du Port Franc, en brandissant sa chemise blanche au milieu de scènes d’#émeutes. Un #policier au visage masqué met un genou à terre, vise et tire. #BergerAgathe s’effondre sur le macadam ; il ne se relèvera jamais...

    #Mauritius #ileMaurice #Paix #bloodySunday


  • Les émeutes de 2005 vues comme une épidémie de grippe, Julia Pascual, LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 22.01.2018
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/01/22/les-emeutes-de-2005-vues-comme-une-epidemie-de-grippe_5245339_1650684.html

    Modèles de la vague d’émeute de 2005 en fonction des départements. Les événements (en gris) et les courbes de prédiction mathématique (en rouge). Nature

    Il n’y a pas eu d’embrasement généralisé, mais une extension de la violence de proche en proche dans les banlieues pauvres.

    Les violences urbaines de 2005, qui ont secoué les banlieues françaises pendant trois semaines, se sont propagées sur le territoire comme une épidémie de grippe. C’est ce qu’est parvenue à identifier et modéliser une équipe pluridisciplinaire de sept chercheurs, réunissant des sociologues, des physiciens, des mathématiciens et un informaticien.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 8 janvier dans la revue Scientific Reports, du groupe Nature. Les auteurs montrent que ces émeutes, « les plus longues et les plus étendues géographiquement d’Europe contemporaine », ont agi comme un virus, contaminant des émeutiers de proche en proche, et se déplaçant sur de longues distances sans que les émeutiers eux-mêmes ne se déplacent : parties de Clichy-sous-Bois, où deux jeunes garçons sont morts électrocutés alors qu’ils cherchaient à échapper à un contrôle de police, elles ont peu à peu gagné d’autres communes d’Ile-de-France.

    Il n’y a donc pas eu d’embrasement généralisé ni simultané mais une « diffusion sur la base d’une proximité géographique » qui a généré « une sorte de vague d’émeutes autour de Paris », peut-on lire dans l’article.

    Effet de proximité

    « Les gens sont influencés par ce qui se passe près de chez eux. La tendance à rejoindre l’émeute est d’autant plus grande qu’il y a des émeutes à proximité. Cela produit un déplacement de la vague, c’est assez étonnant, explique l’un des auteurs, le physicien Jean-Pierre Nadal, du CNRS et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Alors qu’à l’époque, on avait l’impression que les émeutes se déroulaient un peu partout et en même temps, en fait elles durent deux ou trois jours à un endroit, ­elles se renforcent, puis elles décroissent de manière douce, même à ­Clichy-sous-Bois. Cela a fonctionné comme une ola dans un stade. »

    Cette observation relativise l’impact des moyens de communication modernes : « On pense souvent que ce sont les médias qui ont un pouvoir d’influence mais notre étude montre que les émeutiers semblent plutôt adopter une démarche rationnelle et ne s’engagent dans une émeute que s’ils ­savent qu’ils vont se retrouver en nombre suffisant, fait remarquer le mathématicien Henri Beres­tycki (EHESS), coauteur de l’étude. C’est ce que permet une diffusion de proche en proche, comme en épidémiologie. L’influence à plus longue distance vient se rajouter dans un second temps. »

    Pour identifier le phénomène de contagion, les chercheurs ont eu accès à une large base de données de la police, répertoriant tous les incidents – jets de pro­jectiles contre la police ou les pompiers, incendies de voitures, de poubelles, de bâtiments publics… – enregistrés dans toutes les communes de plus de 20 000 habitants, entre le 26 octobre et le 8 décembre 2005, ce qui couvre la période des émeutes et deux ­semaines au-delà.

    Ouvrir les données

    C’est aussi cette quantité de données à l’échelle de tout un pays qui fait l’intérêt de l’étude. D’autres travaux, portant par exemple sur les émeutes ethniques des années 1960 aux Etats-Unis, mettaient au jour la propagation des confrontations à l’intérieur d’une ville, à la façon d’une grippe. Mais elles ne permettaient pas, par exemple, d’étudier la diffusion des émeutes d’une ville à une autre. « Ces travaux montrent l’importance d’ouvrir les données à la ­recherche », souligne Marc Barthélémy, physicien des systèmes complexes à l’Institut de physique théorique (Saclay), qui n’a pas participé à l’étude.

    En s’appuyant sur un modèle épidémiologique de propagation, les chercheurs sont parvenus à reproduire la dynamique spatio-temporelle des émeutes. Pour donner à voir l’amplitude des violences de 2005, ils ont introduit dans leur équation une variable sociologique : après avoir testé plusieurs catégories de population, ils ont retenu la taille, dans une commune, de celle des jeunes entre 16 et 24 ans, sans diplôme et hors du système scolaire. Marc Barthélémy valorise cet apport : « On modélise depuis longtemps certains phénomènes à la façon d’une épidémie, à l’image de la propagation d’une rumeur. Ce qui est nouveau, c’est de la relier à un aspect socio-économique. Cette étude trouve l’indicateur qui détermine la population susceptible de répondre à la “maladie” ».

    « C’est un ingrédient important, souligne à son tour Jean-Pierre ­Nadal. L’émeute ne touche que les quartiers défavorisés, qui forment un réseau dense en région parisienne, et elle meurt au-delà. » C’est donc cette « géographie de la pauvreté qui permet la diffusion continue des émeutes comme une vague », appuie à son tour le sociologue du CNRS et coauteur de l’étude Sebastian Roché. Il met en avant l’intérêt d’une telle modélisation pour les pouvoirs publics : « La propagation de la violence à la suite d’une intervention de police est liée aux conditions socio-économiques, et cela doit être intégré à une nouvelle manière de faire de la police dans les quartiers sensibles. »

    #émeutes #contagion #Sebastian_Roché #expertise #maintien_de_l'ordre


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