• Combattre le racisme, l’antisémitisme.... et l’islamophobie (Texte collectif, Le Club de Mediapart)
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280418/combattre-le-racisme-lantisemitisme-et-lislamophobie

    Alors que se développent dans toute l’Europe des propos, actes et agressions #racistes, #xénophobes et #antisémites :

    Nous dénonçons, combattons l’#antisémitisme, et tout acte criminel ou agression à ce titre, comme nous le ferions pour toutes les formes de #racisme quelles qu’elles soient.

    Nous savons que se taire aujourd’hui, #banaliser ces discours et ces agressions ouvre la porte demain aux pires drames que l’histoire récente ou plus ancienne a fait connaître : qu’il s’agisse du #génocide des juifs et des Roms perpétré par le nazisme, de celui des Tutsis, du génocide arménien, de l’épuration ethnique en Bosnie ou du génocide actuel des Rohingyas.

    Par les amalgames qu’il fait, le Manifeste contre le nouvel antisémitisme attise et renforce ce qu’il prétend dénoncer.

    […]

    Les violences antisémites actuelles, aussi insupportables qu’elles soient, sont loin d’être comparables à un #pogrom et encore moins à une #épuration_ethnique !

    Assimiler la #gauche_antisioniste, qui a toujours été au premier rang du combat contre tous les racismes, à une nouvelle forme de l’antisémitisme relève d’une diversion mensongère et scandaleuse.

    Assimiler ceux qui dénoncent la #colonisation_israélienne et son gouvernement d’extrême droite à des complices de l’antisémitisme est un amalgame inacceptable.

    Au moment où les agressions contre les Français d’origine maghrébine, africaine et contre les Roms se développent, au moment où dans le débat politique générale, les propos stigmatisants contre les #migrants et les #exilés se multiplient, au moment où se libère une parole raciste, xénophobe et #islamophobe décomplexée :

    Nous refusons la notion de responsabilité collective, que cela concerne un peuple ou une communauté religieuse.

    Nous refusons l’#amalgame entre les actes criminels odieux ou à caractère délirant de certains et les projets ouvertement racistes et antisémites d’#exécutions ou de #massacres ourdis par d’autres.

    Nous rappelons que les premières victimes de Daesh et de ses sbires sont d’abord les populations des pays arabes ou africains et des musulmans.

    Nous dénonçons un texte qui assimile tout musulman à un intégriste en puissance, le désigne à la vindicte populaire et exige allégeance culturelle et repentance religieuse.

    Les exactions atroces commises au nom des #intégrismes de tout genre, des #dictatures de toutes espèces ont en commun cette capacité à rivaliser dans l’horreur, la mise en scène de la terreur et le refus radical de notre commune humanité.

    Les politiques laminant la vie de millions de personnes et la démission des forces qui devraient défendre les droits sociaux des peuples nourrissent le terreau d’une désespérance. Elles favorisent les régressions identitaires et les passions funestes du terrorisme.

    Nous affirmons qu’il faut relever ce défi mortifère et se mobiliser pour arrêter cet engrenage fatal.

    Nous affirmons notre #solidarité avec toutes les #victimes de ces exactions et notre exigence de ne pas refaire ce qui fut fait en d’autres temps : accueillons et défendons toutes celles et ceux qui les subissent.

    En réaction à :
    Manifeste « contre le nouvel antisémitisme » (Philippe Val, Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/manifeste-contre-le-nouvel-antisemitisme-21-04-2018-7676787.php

  • De quoi le « nouvel antisémitisme » est-il le nom ? Annie Benveniste et Annie Cyngiser

    Nous souhaitons contribuer aux vigoureuses protestations qui viennent de s’élever (ici ou là) devant la publication d’un « Manifeste », signé par quelques centaines de personnes du monde politique, artistique et intellectuel et qui de fait constitue un appel à la haine et à une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom.

    Prétendant dénoncer « un nouvel antisémitisme », ce manifeste impute au seul « islam radical » les agressions commises à l’égard de citoyens français juifs, sans référence aucune à l’antisémitisme d’extrême-droite qui monte dans toute l’Europe (pays de l’Est, Allemagne, Autriche) et dont on ne peut ignorer la présence en France.

    Dans leur souci d’éviter toute référence aux courants d’#extrême-droite actifs, y compris juifs, est aussi bien passée sous silence, la tentative d’intervention au col de l’Echelle du groupe #génération-identitaire contre les passages de frontières d’immigrés venus d’Italie que la présence tolérée, lors de la dernière marche silencieuse, de la Ligue de défense juive ( #LDJ ) qui a tenté de s’instituer en service d’ordre, alors que ce groupe est interdit en Israël même.

    Leur prétendu antiracisme, dont fait partie la lutte contre l’antisémitisme, est donc à géométrie variable.

    Au mépris total des faits et de l’histoire de France, avec une manipulation douteuse des chiffres en matière d’agressions, cette tribune ne peut qu’exacerber les tensions sociales en France. En outre, elle prend en otage ceux d’entre nous, qui juifs, se sentent constamment soumis au chantage d’un péril antisémite, hélas aujourd’hui réel, dès qu’ils se démarquent de la politique d’un Etat qui n’est pas le leur.

    Elle semble condamner tout communautarisme, mais elle cherche à imposer la notion de « communauté juive » supposée intégrer tous les juifs de France sous la bannière du CRIF( qui n’en représente qu’un nombre infime), et ainsi exacerbe l’antisémitisme qu’elle dit vouloir combattre.

    Cette tribune qui perpétue le fantasme d’une future et discrète Nuit de cristal en France à travers une prétendue « épuration ethnique à bas bruit » semble également ignorer l’article du Monde du 21 avril dernier qui nuance ainsi les faits : « Qu’un certain nombre d’agressions soit le fait de personnes de confession musulmane, nul ne le nie. Reste que les statistiques de la police rappellent que dans 95% des cas, les auteurs de délits antisémites enregistrés en 2017 étaient liés à l’extrême droite » (cf. « La recrudescence des actes violents contre les juifs en Allemagne » ; cf. aussi Nicolas Barotte, « Un nouvel antisémitisme met à l’épreuve la mémoire allemande », Le Figaro du 29/03/2018).

    Aussi, nous dénonçons le tissu d’amalgames et de contre vérités qui courent tout au long de ce « Manifeste » :

    • Amalgame entre, d’une part, des violences et des actes meurtriers perpétrés contre des citoyens juifs français par des terroristes déclarés et, d’autre part, des assassinats de type crapuleux, comme celui de madame Knoll, dont la preuve qu’il relèverait de l’antisémitisme ne repose que sur la connaissance, par l’auteur du crime, de la religion de sa victime.

    • Amalgame entre une #idéologie politico religieuse, le salafisme, et une religion essentialisée comme seule porteuse de violences, l’#islam. Quant à la nécessité de réviser les textes sacrés, ni la #Bible ni les #Evangiles n’ont été critiqués ou remis en cause par Vatican II qui a fait supprimer de la liturgie, certains passages accusant les juifs de #déicide, sauf dans les églises intégristes qui ne reconnaissent pas l’intervention pontificale. Les textes sacrés restent sacrés. Seules leur lecture et interprétation ont été revisitées (cf. Rachid Benzine, « L’urgence n’est pas d’expurger le #Coran mais d’en faire une lecture critique », La Croix, 23/04/2018). S’appuyer sur les prêches et interprétations du Coran des imams salafistes pour demander que « des versets du Coran soient frappés d’obsolescence », c’est attribuer à l’ensemble des croyants multiformes musulmans une attitude haineuse envers les juifs. C’est aussi leur attribuer une identité ethno-religieuse, à l’instar de l’image façonnée, au cours des siècles, des juifs comme « race à part ».

    • Amalgame entre #antisionisme et antisémitisme qui assimile la contestation de la politique coloniale et raciale d’#Israël à l’égard des #Palestiniens (sans oublier les discriminations à l’égard des #Falachas juifs d’Ethiopie et de la récente émigration africaine, commises notamment par les courants #ultra-orthodoxes) à la dite « volonté de destruction des juifs » par des mouvements extrémistes au Proche-Orient. En oubliant que l’Etat israélien s’autoproclame « #Etat_juif » et s’arroge le droit de parler au nom des juifs du monde entier. Amalgame dont plusieurs personnalités « hors de tout soupçon » ont risqué de faire les frais (Maspéro et tant d’autres) lorsque l’on a cherché à les faire condamner par la justice comme antisémites. De même pour tous ceux et celles, juifs et juives, qui ont subi diffamation ou calomnies publiques comme par exemple l’ex-ambassadeur et ancien déporté Stéphane Hessel, auteur du manifeste « Indignez-vous », Edgar Morin ou l’ancien président du #CRIF, Théo Klein dés qu’ils refusèrent de cautionner inconditionnellement l’Etat d’Israël. Et dernièrement l’actrice Natalie Portman, traînée dans la boue par le gouvernement et la presse israélienne parce qu’elle avait refusé de prêter son nom et sa présence à un « Prix Nobel juif ».

    S’il ne faut pas négliger la progression d’une idéologie salafiste et wahhabiste, dans les prisons comme dans les quartiers que la République française nomme de « non droits », il faut rappeler que cette même république a été sourde aux appels de travailleurs sociaux – laïques et musulmans (mais pourquoi définirait-on certains citoyens par leur appartenance religieuse ?) pour lutter contre les prêches de ces imams. Cette même république a été sourde également aux études des anthropologues et des sociologues sur la montée des mouvements religieux servant de rempart ou de colmatage socio-éducatif au retrait des services publics et des pouvoirs régaliens dans certaines périphéries paupérisées. Les attaques contre la pensée critique, appelée par le manifeste pensée de la « gauche radicale » réduisent les analyses des phénomènes de paupérisation et de ségrégation sociale – conjugués à la montée du consumérisme et au ressentiment de ne pas être du bon côté de la fracture – à une unique position idéologique. Les détracteurs de la pensée critique, eux, pensent si bien qu’ils parlent d’épuration ethnique pour désigner la fuite des quartiers paupérisés vers des quartiers plus « sécurisés » et gentrifiés de certaines fractions de la population juive. Quand, dans l’Afrique du Sud post-apartheid, des fractions aisées de la population noire ont quitté les townships pour des quartiers blancs, et que les Blancs ont déserté ces mêmes quartiers a-t-on parlé d’une « #épuration_ethnique » ?
    Tant de confusions et d’amalgames font donc de ce manifeste, à l’opposé du souhait annoncé de bon nombre de ses signataires, une véritable incitation à la #haine_raciste et même #antisémite.

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    Annie Benveniste est anthropologue, Université Paris 8 ; Annie Cyngiser est sociologue retraitée
    Source : Paul Jorion https://www.pauljorion.com/blog/2018/04/28/de-quoi-le-nouvel-antisemitisme-est-il-le-nom-par-annie-benveniste-annie-cyngiser/#more-103934

  • Réaction de #Nicole_Lapierre au #Manifeste_contre_le nouvel_antisémitisme

    En tant que juive

    Or, ce manifeste est pernicieux.

    D’une part, parce qu’il enrôle le combat contre l’#antisémitisme dans une revendication nationaliste et une captation identitaire dont il n’a que faire. Et d’autre part, parce qu’il agite la vieille et dangereuse thématique de la « #concurrence_des_victimes », en opposant deux populations, au nom d’une hiérarchie des #préjudices. D’un côté la lutte contre l’#antisémitisme, juste, nécessaire, dans l’ombre portée de la #Shoah. De l’autre la dénonciation, jugée exagérée, voire injustifiée, de l’#islamophobie, qui « dissimule les #chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. »

    Las, « la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif. » Selon cette comptabilité, cela pourrait empirer, d’où cet « avertissement solennel » selon lequel « La #France sans les Juifs, [ne serait] plus la France ». Et son envers subliminal, mais explicite chez quelques signataires de ce manifeste : la France submergée par le « #grand_remplacement » musulman, ne serait plus la France. Les uns enrichissent le pays, son histoire et sa culture, ce qui est indéniable et a été longtemps nié. Les autres l’envahissent, et cette symétrie inversée est infâme, niant qu’à leur tour ils l’enrichissent.

    Si le poids des chiffres ne suffit pas, on y ajoute le poids des #mots : il s’agit « d’une #épuration_ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau ». Bref, il y a de #vraies_victimes, juives, et de #fausses_victimes, musulmanes, parmi lesquelles se recrutent les bourreaux. Ce face à face mortifère ne peut qu’attiser les peurs et les haines en prétendant les combattre. Le #péril est là.

    https://blogs.mediapart.fr/nicole-lapierre/blog/240418/en-tant-que-juive
    #nationalisme #islam #judaïsme #manifeste

  • IRIN | Irresponsible data? The risks of registering the Rohingya
    http://www.irinnews.org/opinion/2017/10/23/irresponsible-data-risks-registering-rohingya

    Massive amounts of personal and biometric data are being gathered from hundreds of thousands of Rohingya refugees in Bangladesh. This should set off multiple alarm bells.

    As bystanders to likely crimes against humanity against the Rohingya, the humanitarian community has a particular responsibility to ensure their rights are not violated further, through data and technology. Now is the time to push for safeguards, before it’s too late.

    Gathering data on marginalised groups can be a risky business, and the Rohingya are no strangers to having information about them used to further diminish their human rights. What is being proposed in Bangladesh raises broad concerns about the responsible and ethical use of data and is potentially dangerous.

    Refugees may reasonably think their access to aid and protection may depend on one or both registrations, so the power asymmetry is stark between those designing and carrying out the data collection and those on the receiving end of it.

    The responsible data considerations are numerous and complex.

    What data should be collected, by whom? Who has access to it? In case of machine or human error, what processes are in place to review and make changes? What could be the unintended consequences of these growing databases? How could the data be abused?

    All of these questions, and more, need to be thought through and the conclusions intentionally planned into any kind of data collection about the Rohingya, before more harm is done.

    Using biometric data as proof of identity might allow aid and services to be delivered to Rohingya refugees more effectively, but it’s a double-edged sword for several reasons:

    Firstly, it can be used to drive repatriation (voluntary or otherwise). Bangladeshi Industry Minister Amir Hossain Amu has openly stated that the country has “no plan to give any refugee status to Rohingya”, adding: “the reason behind the biometric process is to keep record of Rohingya. We want them to go back to their own place.”

    Secondly, it can digitally enable discrimination. Rohingya have to follow a ”code of conduct” that forces them to stay inside the camps and limits their interaction with locals. If the database of Rohingya people were to be leaked, hacked, or shared (for example, with the Myanmar government), it could make it easier to deny Rohingya access to basic services, or target them, or discriminate against them. For example, Bangladeshi mobile phone operators have been banned from selling SIM cards to Rohingya refugees. Biometric data could in theory be shared with mobile phone operators to enforce the ban.

    Thirdly, errors and omissions can be harder to resolve. Unlike passwords, fingerprints can’t be changed. Once collected, it may be virtually impossible to get rid of them or correct them. Biometric devices are not 100 percent accurate – and it’s unclear what action could be taken if mistakes are made.

    #Fichiers #Biométrie #Rohingya #Droits_humains #Epuration_ethnique

  • For India’s Hindu Nationalists, Religion Alone Defines Entitlement, Rights and Citizenship | Alternet
    https://www.alternet.org/world/indias-hindu-nationalists-religion-alone-defines-entitlement-rights-and-ci

    It’s a worldview at odds with modernity and republicanism crafted in the Indian Constitution and the state: A fundamental belief, indoctrinated through skewed ‘history’ lessons in the shakha, that asserts religion and faith systems, some more than others, inherently determine entitlement, rights and citizenship.

    It is this prism that governs officialdom and India today and that tells us—quite unashamedly—that the Rohingyas (never mind that they are poor, distraught and below any poverty line) are a security threat, simply because they are Muslim. The Chakmas are not, the Hindus from Myanmar are not, but Rohingyas are a threat, simply because of their faith. (Source: Indian government’s affidavit before the Supreme Court of India dated September 18, 2017.)

    At the core of this instrumental use of a militarized form of faith is the transformation—through a climate and fear of violence and death—of India as articulated in the decades long struggle for independence from British colonial rule and exemplified in India’s founding document: its Constitution.

    Theocracy, or religion based nationhood, was unequivocally rejected by India’s Constituent Assembly, by leaders of all ideological dispositions. It was exclusivist outfits who were one in their worldview, the RSS and the Hindu Mahasabha, with the Muslim League—who also successfully projected that Muslims could not be part of a composite nation with India’s Hindus.

    Today, this worldview, which unashamedly articulates nationhood, citizenship and entitlements based on narrow definitions of faith, dominates Indian Parliament and rules 12 states (another five in alliance). The game of numbers, finally, is on their side.

    For any dispensation in the 21st century, in a country of over 1.324 billion people, a good 15 percent of whom are Muslim, 2-3 percent Christian, 27 percent Dalit, a physical ethnic cleansing of those ‘not Hindu’ may not be easy nor practical. But periodic and brute lynchings, by the brainwashed and armed cadres of these multi hydra organizations, are useful to build such an ethos, based on the fear of death.

    #Inde #Théocratie #Epuration_ethnique #Fascisme #Religion

  • Le Grand rabbin séfarade d’Israël, Ytzhak Yosef https://en.wikipedia.org/wiki/Yitzhak_Yosef, a déclaré que les non-juifs qui ne respectent pas les 7 lois noahides devraient être interdits de vivre en Israël et expulsé en Arabie saoudite.
    Et pour ceux qui les respectent ? Ils pourront rester pour servir les juifs.

    Non-Jews should be forbidden from living in Israel, says Chief Rabbi Yitzhak Yosef
    http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/non-jews-should-be-forbidden-from-living-in-israel-says-chief-rabbi-y

    Israel’s Sephardic Chief Rabbi has sparked controversy after saying non-Jews should not be allowed to live in Israel unless they follow a set of Jewish laws.
    Rabbi Yitzhak Yosef said non-Jews who fail to live by the seven Noahide laws should be expelled to Saudi Arabia, The Times of Israel reports.
    Speaking in a sermon on Saturday, the Chief Rabbi said: “If our hands were firm, if we had the power to rule, then non-Jews must not live in Israel.”
    “If a gentile does not agree to take on the seven Noahide Laws, we should send him to Saudi Arabia.”
    The seven Noahide Laws are a basic moral code outlined in the Talmud. They prohibit actions such as blasphemy, murder, illicit sexual relations, theft and eating live animals, according to The Times of Israel.
    Rabbi Yosef added that non-Jews who do agree to abide by the laws will be allowed to remain in Israel in order to serve Jews.
    “Who, otherwise be the servants? Who will be our helpers? This is why we leave them in Israel, ” he said.

    Mais comme nous l’explique i24, après ces propos controversés, le grand rabbin a précisé dans un communiqué qu’il parlait là dans le cadre d’une « approche théorique » :
    Le Grand rabbin séfarade d’Israël précise ses propos controversés contre les non-Juifs
    http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/societe/107700-160328-les-non-juifs-ne-devraient-pas-pouvoir-vivre-en-israel-grand-r

    Le Grand rabbin séfarade d’Israël a publié mardi un communiqué dans lequel il tient à préciser les propos qu’il a tenus samedi dernier lors d’un prêche sur les non-Juifs qui n’auraient pas leur place en Israël.
    Il s’agissait, selon Yitzhak Yosef, d’une « approche théorique » et de la notion de résident telle qu’elle était interprétée par Maïmonide.
    « Il est évident qu’il ne peut y avoir de nos jours aucune loi qui puisse justifier l’expulsion d’Israël de ceux qui ne sont pas juifs », peut-on encore lire dans le communiqué du Grand Rabbin qui rappelle avoir fait partie de ceux qui ont affirmé qu’on n’a « pas le droit de tuer un terroriste qui a été neutralisé et qu’il faut le remettre aux représentants de la loi ».

    Il me semble que le cadre de cette approche théorique est clair dans l’article de The Independent :

    If our hands were firm, if we had the power to rule , then non-Jews must not live in Israel.”

    #épuration_ethnique ... théorique, hein !
    #racisme #suprémacisme #théocratie

    • #approche_théorique ha ha ! Il me fait penser à cet élu norvégien du Fremskritt partiet (extrême-droite) qui avait écrit en grand sur son blog "Je hais l’Islam !" pendant quelques jours, avant de retirer la mention à cause des nombreuses protestations et qui expliquait sans rire que « on avait rien compris, en fait c’était juste un exemple pour dire qu’il n’aimait pas les religions dans l’ensemble, et que pour être plus percutant, il avait choisi un exemple au hasard ».

  • « Il existe une tentative d’#épuration_ethnique des #chrétiens_d’Orient »

    Archevêque chaldéen, depuis janvier 2014, de #Kirkouk et Souleymanieh, au #Kurdistan_irakien, le Dominicain Yousif Thomas Mirkis était de passage à Genève, en marge de la XXXe session du Conseil des droits de l’Homme. Venu à l’ONU pour attirer l’attention sur ce qui se passe dans sa région, il s’est entretenu avec La Cité.

    http://lacite.website/2015/09/26/il-existe-une-tentative-depuration-ethnique-des-chretiens-dorient
    #religion #Irak

  • Le village palestinien historique de Lifta que les sionistes veulent intégrer à l’UNESCO comme patrimoine « israélien » après avoir chassé ses habitants.

    الميادين | الأخبار - « لفتا » قرية فلسطينية لم تنل سنوات الإحتلال من تألقها
    http://www.almayadeen.net/news/palestine-UgU0srVbrEevDqSYAIPJWA/-%D9%84%D9%81%D8%AA%D8%A7--%D9%82%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D9%81%D9%84%D8%B3%D

    كانت واحدة من أغنى المدنِ الفلسطينية، اشتهرت بحجارتِها وثمارِها وتاريخِها القديم. وتسعى اسرائيل الى تسجيلِها في اليونسكو كموقعِ تراثٍ اسرائيليٍ عالمي. إنها قرية لفتا الفلسطينية نضيء عليها في نافذةٍ على النكبة.

    https://youtu.be/wdBT90VUnp8

  • Des milliers de #Rohingyas portés disparus au large de la Birmanie - Yahoo Actualités France
    https://fr.news.yahoo.com/des-milliers-rohingyas-portés-disparus-au-large-la-132446887.html

    D’après Chris Lewa, du Projet Arakan, 12.000 Rohingyas ont pris la mer depuis le 15 octobre. Quatre mille boat-people supplémentaires sont partis depuis le Bangladesh voisin.

    Leur destination finale est la Malaisie, mais la plupart transitent par la Thaïlande, où ils sont souvent enlevés par des trafiquants et détenus dans des camps construits dans la jungle, près de la frontière malaisienne, jusqu’à ce que leurs proches puissent verser une rançon en échange de leur libération.

    Depuis le début du mois, les autorités thaïlandaises en ont intercepté 460, placés en détention pour immigration illégale. Les autres sont introuvables. « Où sont-ils ? Nous devenons très inquiets », a dit Chris Lewa.

    @cdb_77

  • #Syrie : le village arménien de #Kassab, victime « d’une #épuration_ethnique »
    http://www.france24.com/fr/20140324-syrie-village-armenien-kassab-epuration-ethnique-assad

    Selon Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO), l’enjeu dissimulé derrière cette bataille « officiellement » menée pour s’emparer d’un poste frontière, est tout autre.

    « Les rebelles n’ont pas besoin de passer par ce poste frontière pour faire venir des armes et des munitions, ils traversent facilement par les collines boisées du Djebel turkmène plus au sud, explique-t-il. La prise du poste frontière n’est qu’un prétexte, nous sommes face à une stratégie d’épuration ethnique à l’égard de la population arménienne de Kassab ».

    Un village vidé de ses habitants

    Kassab est en effet peuplé très majoritairement de rescapés du génocide des Arméniens de Turquie, en 1915. Sur les 5 000 habitants des cinq villages du canton, les deux-tiers sont Arméniens et le dernier tiers est alaouite, la communauté du président syrien.

    En août 2012, le village, protégé par des combattants locaux, accusés d’être à la solde du régime, et les forces gouvernementales, avait déjà repoussé une attaque de la rébellion. À l’époque, dans un article du « Monde » daté du 24 octobre 2012, un rebelle turkmène (syrien d’origine turque) avait lancé un avertissement très clair à la population arménienne de la bourgade. « Je préviens nos frères arméniens à Kassab : qu’ils partent avant l’offensive de l’Armée syrienne libre, sinon ils vont avoir des pertes civiles et encore se plaindre d’un génocide perpétré par des Turcs ».

    Un message qui semble avoir été entendu puisque le village s’est vidé de ses habitants. « La population arménienne a été obligée de fuir à Lattaquié devant l’arrivée, via la Turquie, des centaines de combattants islamistes, dirigés par le Front #Al-Nosra [la branche d’#Al-Qaïda en Syrie, NDLR] tandis que le gros des troupes est composé de Turkmènes de la région », explique Fabrice Balanche.

    Feu vert de la Turquie

    Sur le terrain, la prise du village n’a pu être possible sans un feu vert des autorités turques. Voire même un soutien militaire. « Les rebelles se sont facilement emparés du village avec le soutien des autorités turques, ces dernières empêchant l’aviation syrienne d’épauler les combattants arméniens et l’armée régulière » juge Fabrice Balanche.

    Dimanche, la Turquie a abattu un avion militaire syrien qui bombardait des rebelles, près du poste frontière de Kassab. La Syrie, qui a dénoncé une « agression flagrante », a affirmé que l’avion avait été visé en territoire syrien, mais Ankara a assuré pour sa part que l’appareil avait violé l’espace aérien turc. En outre, Damas accuse l’armée turque d’avoir « fourni une couverture pour cette attaque terroriste » dans ce secteur, et permis aux insurgés de s’infiltrer depuis la Turquie.

    Cité par l’AFP, Omar al-Jeblawi, un activiste anti-régime de la région, a déclaré que « le fait que la Turquie ait abattu un avion syrien prouve que, contrairement aux autres fois, les rebelles sont soutenus ».

    En 2012, un avion turc avait été abattu par les Syriens dans la même zone. « Il est clair que les Turcs attendaient cette occasion pour se venger, estime Fabrice Balanche. En pleine campagne électorale [le premier ministre turc Recep Tayyip] Erdogan a besoin de montrer à ses électeurs qu’il reste ferme sur le dossier syrien. Le problème est que ce sont les Arméniens qui payent, rappelant une des pages les plus sombres de l’histoire de la Turquie », conclut le spécialiste.