• #GAFAM : pour alimenter l#'IA, les #Big-Tech plongent dans le #gaz #fossile
    https://www.ladn.eu/ladn-transition/gafam-coproducteurs-energie-fossile-gaz-data-centers-ia

    Pour alimenter leurs #datacenters IA, les géants de la tech ont voulu s’affranchir du réseau électrique en produisant leur propre énergie. Bonne idée, mauvaise énergie : le modèle se déploie au gaz naturel, et les promesses climatiques des Big Tech sont en train de s’effacer.

    Depuis plus d’une décennie, #Amazon, #Meta, #Google et #Microsoft comptent parmi les plus gros acheteurs d’#électricité #renouvelable au monde. Rien qu’aux #États-Unis, les quatre mastodontes ont contracté pour 11,3 GW d’électricité renouvelable en 2024, soit l’équivalent de la capacité totale installée en #Floride, troisième État le plus peuplé du pays. Leur modèle reposait essentiellement sur des #PPA (Power Purchase Agreements), des contrats d’achat à long terme signés avec des fournisseurs d’#énergie #bas-carbone.

    Mais avec l’#IA-générative, ces PPA ne suffisent plus. Les délais de raccordement au réseau deviennent rédhibitoires et la tension monte fortement autour des hausses du prix de l’électricité engendrées par la multiplication des data centers. Les GAFAM explorent donc d’autres options, et en particulier celle de la « colocation » : construire data centers, centrales et capacités de stockage dans un même parc industriel, reliés directement sans passer par le réseau. Google fait figure de pionnier. Fin 2024, la firme de Mountain View s’est associée à un développeur d’infrastructures et à un fonds d’investissement dans une joint-venture dédiée, avec la promesse d’une alimentation à 80 % décarbonée sur site.

  • La bureaucratie, coupable idéale ?
    https://laviedesidees.fr/Markus-Hinterleitner-Blaming-bureaucracy

    Pourquoi la bureaucratie est-elle si souvent tenue pour responsable des échecs de l’action publique ? En examinant les stratégies de mise en cause des administrations et les réalités du travail des agents, deux ouvrages récents montrent comment la critique de l’État se déplace vers ses exécutants.

    #Société #État #politique_publique #administration
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260408_bureaucratie.pdf

  • Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países

    Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ

    La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.

    Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.

    https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
    #Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord

    –—

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Le Mexique durcit le ton contre l’administration Trump pour ses ressortissants morts dans les prisons de l’ICE
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/03/le-mexique-durcit-le-ton-contre-l-administration-trump-pour-ses-ressortissan

    Le Mexique durcit le ton contre l’administration Trump pour ses ressortissants morts dans les prisons de l’ICE
    Par Mathieu Tourliere (Mexico, correspondance)
    Pour le gouvernement du Mexique, la mort de José Ramos, survenue le 25 mars dans sa cellule du centre de détention de la police américaine de l’immigration (ICE) d’Adelanto, en Californie, est celle de trop. Originaire de la ville de Silao, dans l’Etat du Guanajuato, José Ramos résidait depuis vingt-huit ans à Los Angeles, où il travaillait dans une blanchisserie industrielle et était père de deux enfants, citoyens des Etats-Unis.
    Cet homme, « très travailleur et très responsable », selon son épouse, Antonia Tova, est devenu le quatorzième ressortissant mexicain décédé dans un centre de détention migratoire depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025. Neuf jours plus tôt, le Mexique apprenait avec effarement la mort de Royer Perez, 18 ans, originaire de l’Etat du Chiapas, dans le centre de détention de l’ICE à Glades, en Floride. Cinq jours après le décès de José Ramos, l’ICE s’est fendu d’un communiqué insistant sur le fait que l’homme de 52 ans, arrêté puis transféré dans le centre d’Adelanto en février, était un « étranger illégal » qui avait été « condamné pour possession d’une substance interdite et vol » en août 2025. Selon les autorités migratoires, il souffrait de diabète, hyperlipidémie et hypertension, et « recevait une attention médicale constante durant son incarcération ». L’explication n’a pas convaincu de l’autre côté de la frontière : le 30 mars, Vanessa Calva, la directrice de la protection consulaire du Mexique aux Etats-Unis, a reproché à l’ICE de n’avoir toujours pas informé le gouvernement du Mexique sur les causes de la mort de José Ramos, assurant que son cas « n’est pas un fait isolé mais le reflet d’une tendance alarmante et inacceptable ».
    La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a durci le ton lors de sa conférence de presse du 30 mars, annonçant « plusieurs actions pour protester contre la nouvelle mort d’un Mexicain », la quatrième survenue depuis janvier 2025 à Adelanto, l’une des plus grandes prisons pour migrants des Etats-Unis. D’une capacité de 1 940 places, elle se trouve dans le désert de Mojave, et l’ICE la sous-traite à l’entreprise Geo Group. Le gouvernement du Mexique a fait savoir qu’il présenterait une plainte à la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) – une branche de l’Organisation des Etats américains – pour dénoncer les mauvais traitements réservés aux immigrants détenus. Il apportera aussi son soutien, via un amicus curiae (« ami de la cour », un système qui permet à des personnes morales, Etats ou entreprises, de déposer des argumentaires pour éclairer les juges américains), à un procès collectif intenté par des organisations de Los Angeles contre l’ICE et les conditions « inhumaines et illégales » à Adelanto.
    La politique anti-immigration menée par l’administration Trump affecte en premier lieu les quelque 39 millions de Mexicains qui résident aux Etats-Unis, dont environ 4 millions sans papiers, selon des estimations du Pew Research Center. Selon le gouvernement mexicain, depuis le début du second mandat de Donald Trump, les autorités migratoires ont arrêté 177 192 citoyens mexicains, et, au 26 mars, 13 722 ressortissants étaient détenus dans des centres de l’ICE. Jusqu’au décès de José Ramos, Mexico s’était contenté de déplorer les morts, d’exiger des enquêtes approfondies et d’envoyer des notes diplomatiques à Washington, alors que le réseau des 50 consulats mexicains aux Etats-Unis assurait le suivi des décès au cas par cas.
    « Il y avait une forte réticence à les condamner publiquement, que j’attribue à une crainte de provoquer une réaction furibonde de Donald Trump, ainsi qu’à l’intention de ne pas faire de vagues avant la fin de la renégociation du traité de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada », analyse Martha Barcena, ambassadrice du Mexique aux Etats-Unis de 2018 à 2021. Selon la diplomate, la réaction du gouvernement mexicain, bien que tardive, est bienvenue ; elle considère cependant que le recours à la CIDH a surtout une portée « médiatique et dirigée vers l’opinion publique du Mexique », car Washington n’est pas signataire de la Convention interaméricaine des droits humains et ne reconnaît donc pas l’autorité de la commission. Celle-ci ne pourra émettre qu’une opinion consultative « que le gouvernement de Trump ignorera », anticipe-t-elle.
    Le soutien du gouvernement du Mexique au recours collectif contre l’ICE est une bonne nouvelle pour les organisations qui prétendent, par la voie légale, obliger l’administration Trump à améliorer les conditions de détention à Adelanto. « Nous espérons que cela aidera à visibiliser ce qui se passe derrière les murs », commente Alvaro Huerta, avocat au Centre légal de défense des migrants. Le document du recours collectif, présenté en janvier, dénonce l’insalubrité des installations d’Adelanto, qui fait pulluler les maladies – il signale une épidémie de varicelle –, alors que les détenus souffrants sont livrés à leur sort pendant plusieurs jours. Au fil des 65 pages, on découvre que les prisonniers sont entassés à huit dans des cellules froides, étroites et sales, dont les murs sont couverts de moisissure, sous la vigilance continue d’agents armés. Ils sont également soumis à des mesures punitives ou à l’isolement s’ils protestent.
    Alvaro Huerta explique que l’ICE a envoyé en urgence des centaines de personnes à Adelanto après les raids contre les migrants lancés par l’administration Trump en Californie, en juin 2025. Assez rapidement, l’organisation pour laquelle il travaille a reçu des appels de parents de personnes incarcérées, qui s’alarmaient du manque d’attention médicale ou que leurs proches dormaient à même le sol, sans vêtements de rechange. « Nous avons recueilli des témoignages qui décrivaient des conditions horribles au niveau de la nourriture ou de l’accès à l’eau potable, déplore-t-il. La surveillance médicale est défectueuse, surtout dans des cas d’urgence, et les détenus y sont traités encore plus mal qu’en prison. »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#migrationirreguliere#ICE#expulsion#politiquemigratoire#droit#sante

  • Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise

    Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.

    Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.

    Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.

    « On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »

    Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.

    « Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.

    « Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

    Un réseau d’achats en commun avec Vrac

    Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.

    Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».

    Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.

    En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.

    Des logiques de #ségrégation à l’œuvre

    « La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

    Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.

    Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »

    Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.

    « L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.

    Lab3S entend « Nourrir Bondy »

    A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».

    Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
    L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :

    « Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »

    Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
    Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.

    #Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département

    En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.

    Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.

    A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.

    Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.

    Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.

    https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
    #pauvreté #France #alimentation #résistance

  • Six points factuels sur l’Iran, au-delà du brouillard médiatique
    https://lvsl.fr/six-points-factuels-sur-liran-au-dela-du-brouillard-mediatique

    La #République_islamique vacillerait sous les bombes. La population iranienne attendrait une libération venue des airs. Les #Etats-Unis interviendraient pour conjurer le risque du programme nucléaire iranien. Les Israéliens n’auraient aucune visée expansionniste. Depuis le commencement de la guerre, ces éléments sont ressassés par une série d’« analystes », parfois liés aux Etats-Unis - ou au fils du « Shah » d’Iran -, qui donnent la réplique à d’authentiques experts dans les débats télévisés. Face à cette confusion entre information et #Propagande, une frange de l’opinion tend à rejeter en bloc le discours médiatique, et à idéaliser la vie ordinaire des Iraniens d’avant les bombardements - malgré l’extrême brutalité de la répression qui s’est abattue sur les manifestants en janvier 2026. (…)

    #International #Gardiens_de_la_révolution #Guerre_en_Iran #impérialisme #Iran #médias

  • ‘Bomb back to the Stone Age’: US history of threats and carpet bombing | US-Israel war on Iran News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2026/4/2/bomb-back-to-the-stone-age-us-history-of-threats-and-carpet-bombing

    The phrase “bombing back to the stone ages” is widely associated with US Air Force officer Curtis LeMay, in the context of US threats against North Vietnam in LeMay’s 1965 book, Mission with LeMay.

    “We’re going to bomb them back into the Stone Age,” he wrote. LeMay, who had played a central role in executing the World War II carpet bombing of Japanese cities in which between 240,000 and 900,000 people were killed, had by the time of the Vietnam War risen in rank to chief of Air Staff before he retired the year his book was published.

    While he was no longer in office during some of the bloodiest US campaigns in Vietnam, American leaders appeared to follow through on Curtis’s advice.

    […]

    In January 1991, the US led a global coalition of several dozen countries, including Western, Arab and other Muslim-majority states, to force out Iraqi forces at the request of Kuwait and several of its Gulf neighbours, especially Saudi Arabia. The invasion was named Operation Desert Storm.

    Amid this, former US Secretary of State James Baker met Iraqi Foreign Minister Tariq Aziz in Geneva on January 9. In that meeting, Baker threatened that the US would bomb Iraq “back to the Stone Age” if it did not withdraw from Kuwait.

    Some analysts say that, especially from the 1991 Gulf War onwards, the United States increasingly relied on precision‑guided munitions and targeted specific military and strategic sites rather than indiscriminately bombing whole cities.

    But other analysts argue that US bombing in Iraq amounted to carpet bombing in practice, because US forces dropped large numbers of unguided, or “dumb”, bombs that caused widespread damage to infrastructure and urban areas.

    […]

    After the [9/11/2001] attacks, Pakistan’s Pervez Musharraf, who was president from 2001 to 2008, later recounted that senior US official Richard Armitage warned his country would be “bombed back to the Stone Age” if it refused to join the war on the Taliban.

    During World War II, the US carpet bombed Japanese cities, as well as cities in Asia that were controlled by Japanese forces — including in the Philippines.

    During the Korean War, which lasted from 1950 to 1953, the US carried out heavy bombing in North Korea, which some officials said destroyed almost every town. The US bombing destroyed 95 percent of North Korea’s power generation capacity and more than 80 percent of its buildings.

    #états-unis

  • Aux Etats-Unis, la remise en cause du droit du sol voulue par Donald Trump semble laisser la Cour suprême sceptique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/01/aux-etats-unis-la-remise-en-cause-du-droit-du-sol-voulue-par-donald-trump-se

    Aux Etats-Unis, la remise en cause du droit du sol voulue par Donald Trump semble laisser la Cour suprême sceptique
    par Piotr Smolar (Washington, correspondant)
    Le déplacement était chargé d’une violence symbolique. Mû par son goût pour l’intimidation, Donald Trump a accompli un geste inédit, mercredi 1er avril. Il s’est rendu à la Cour suprême pour assister au débat sur le droit du sol, qu’il cherche à remettre en question. Cette présence silencieuse du président américain ne dura qu’un temps, celui de l’intervention de son représentant, le solliciteur général des Etats-Unis, John Sauer. Quittant l’enceinte avant la clôture du débat, le magnat s’est sans doute lassé des échanges sophistiqués, empreints de références à des précédents fameux.
    Les questions ont essentiellement concerné les notions de « domicile » et d’« allégeance » des parents étrangers et des enfants, sans controverse majeure sur la question migratoire actuelle aux Etats-Unis. Le solliciteur général a certes évoqué l’existence d’une industrie touristique de la naissance, conduisant des Russes et des Chinois à élaborer des stratégies pour accoucher dans le pays. « Nous sommes dans un nouveau monde (…) où 8 milliards de personnes se trouvent à un vol en avion d’accoucher d’un enfant qui sera un citoyen américain », a lancé John Sauer. « C’est un monde nouveau, c’est la même Constitution », a platement répondu John Roberts, le président de la Cour suprême. Un scepticisme a semblé dominer parmi les neuf magistrats au sujet des arguments de l’administration. Le jour même de son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a pris pour cible le droit du sol, marqueur idéologique fondamental dans la lutte contre « l’invasion » supposée du pays par 20 millions de sans-papiers, un chiffre communément cité par les républicains, mais non repris par les démographes sérieux. Le 20 janvier 2025, le président signait un décret prétendant protéger « la signification et la valeur de la citoyenneté américaine ».
    Il s’agissait d’une remise en cause radicale de l’un des principes fondamentaux du modèle national, puissante machine assimilatrice et patriotique. Le décret présidentiel stipulait que la citoyenneté ne devait pas être accordée à des enfants nés de père non citoyen ou n’étant pas un résident permanent et de mère en situation illégale ou disposant d’un statut temporaire. Dans leur mémoire déposé devant la Cour suprême, les avocats de l’administration prétendaient que le système tel qu’il a existé depuis plus d’un siècle est devenu « une incitation perverse pour l’immigration illégale qui a eu un impact négatif sur la souveraineté, la sécurité nationale et la stabilité économique du pays ». Mais le décret présidentiel n’a jamais été mis en œuvre, ayant fait l’objet de nombreuses plaintes et décisions judiciaires défavorables.
    Le droit du sol a été gravé dans la Constitution en 1868, après la guerre de Sécession, afin de renforcer les droits des Noirs, anciens esclaves. La section I du 14e amendement stipule que toute personne née ou naturalisée aux Etats-Unis et relevant de sa « juridiction » en est un citoyen. C’est cette référence à la « juridiction » qui se trouve au cœur de l’argumentaire de l’administration. Selon elle, les enfants de personnes en situation illégale ou dotées d’un statut temporaire ne seraient pas concernés, n’ayant pas développé de « liens d’allégeance » avec les Etats-Unis, avec notamment un domicile permanent.
    Evénement
    Mercredi, une affaire ancienne figurait au cœur des débats, datant de 1898, celle de Wong Kim Ark. Né à San Francisco de parents chinois, ce jeune cuisinier décida, à l’âge de 21 ans, de leur rendre visite dans leur pays d’origine. A son retour aux Etats-Unis, on lui refusa l’entrée, en prétextant du fait qu’il n’était pas un citoyen américain. La Cour suprême finit par lui donner raison.Le solliciteur général, John Sauer, a affirmé qu’une révision du droit du sol ne serait pas rétroactive. Cela n’a guère rassuré certains magistrats, notamment Ketanji Brown Jackson. Celle-ci s’est intéressée aux aspects pratiques. Comment prouver cette « allégeance » ? « Va-t-on convoquer des femmes enceintes pour une déposition ? » A ce jour, les seules exceptions admises au droit du sol concernaient les enfants de diplomates étrangers, d’éventuelles forces d’occupation et leur descendance, ou bien encore les tribus indiennes, au nom du caractère particulier de leur souveraineté et de leurs lois. Il a fallu attendre l’Indian Citizenship Act de 1924 pour que leurs membres soient officiellement reconnus comme des Américains, sans que la question soit entièrement réglée.
    « La règle claire et intangible du 14e amendement a contribué à la croissance et à la prospérité de notre nation, a noté Cecillia Wang, l’avocate de l’association American Civil Liberties Union, dans son propos introductif devant la Cour. Elle découle des textes et de l’histoire. Elle est applicable et elle empêche la manipulation. Le décret présidentiel échoue sur tous ces points. De larges pans du droit américain deviendraient incohérents. Des milliers de bébés américains perdraient immédiatement leur citoyenneté. Et si l’on accorde du crédit à la théorie du gouvernement, la citoyenneté de millions d’Américains, passés, présents et futurs, pourrait être remise en question. »
    De retour à la Maison Blanche, Donald Trump a publié un court message sur Truth Social, assurant que les Etats-Unis étaient le seul pays « assez stupide » pour tolérer le droit du sol ; et les chaînes d’information de montrer la carte de toutes les autres nations concernées.Le 26 mars, quelques jours à peine avant cette session de la Cour suprême, le président américain avait personnellement attaqué deux de ses membres, nommés pourtant par ses soins : Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett. « Ils me rendent malade parce qu’ils sont mauvais pour notre pays », avait-il asséné. Le magnat ne leur pardonne pas de s’être joints aux juges libéraux pour censurer son dispositif de tarifs douaniers mondiaux dits « réciproques », le 20 février. Pour lui, il en va des magistrats comme des journalistes : seuls ceux qui abondent dans son sens méritent sa considération.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#politiquemigratoire#droit#droitdusol#sante#citoyennete

  • L’armée libanaise se retire de Rmeich, Aïn Ebel, Baraachit et Beit Yahoun au Liban-Sud - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1501609/larmee-et-les-forces-de-securite-interieure-prevoient-de-se-retirer-d

    L’armée libanaise s’est retirée mardi des localités frontalières de Rmeich, Aïn Ebel et Baraachit, dans le caza de Bint Jbeil, ainsi que de Beit Yahoun, dans le caza de Nabatiyé, selon des informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Ces retraits font suite à une décision annoncée plus tôt par la troupe de quitter ces zones, à l’heure où l’armée israélienne continue d’avancer au Liban-Sud. Des vidéos circulant en ligne montrent des soldats en train de se retirer des localités chrétiennes de Rmeich et Aïn Ebel.« L’armée s’est effectivement retirée de la Rmeich, et nous aurions préféré qu’elle reste, mais nous, en tant qu’habitants de la localité, y resterons malgré les risques », a déclaré le président du conseil municipal de Rmeich, Hanna el-Amil

    • En fait, le gouvernement libanais, montrant maintenant ouvertement sa vraie nature, est en train d’offrir littéralement le sud du Liban à l’état sioniste, et ceci encore plus loin que le Litani, jusqu’au Zahrani !

      Amal Saad sur X :
      https://x.com/amalsaad_lb/status/2039077226948198597

      Fil de discussion sur la façon dont le gouvernement transforme le sud du Liban en "terre de personne" :

      Terra nullius ou « terre de personne » était la doctrine juridique par laquelle les puissances coloniales européennes déclaraient les territoires habités disponibles pour l’appropriation, et qu’Israël a utilisée pour justifier sa colonisation de la Palestine. La terre a été déclarée comme n’appartenant à personne non pas parce que personne n’y vivait, mais parce que les personnes qui y vivaient étaient considérées comme ne comptant pas et par ailleurs invisibles.

      C’est précisément ce qu’Israël tente aujourd’hui dans le sud du Liban et le gouvernement libanais ne se contente pas de ne pas s’opposer à ce processus, mais coproduit activement les conditions qui le rendent possible.

      […]

      En s’arrogeant les institutions de l’État tout en refusant systématiquement de les exercer pour la défense de l’État, le gouvernement libanais […] empêche l’État d’en être un. À travers chacun de ces actes, il réduit le Liban-Sud à une terra nullius et, par conséquent, dé-souverainise l’État libanais de l’intérieur. Il est important de souligner ici qu’une puissance occupante qui s’avance sur un territoire qu’un État a volontairement évacué occupe une position juridique et politique fondamentalement différente de celle qui avance contre une résistance active, car le retrait ne se contente pas de ne pas confronter l’occupation, mais risque de la légitimer en cédant le terrain sans contester.

      Ce qui conteste cela, tant sur le plan légal que politique, ce sont les habitants de Rmeish et d’Ain Ebel qui ont refusé d’abandonner leurs villes et les combattants organisés qui continuent de résister.

      Lorsqu’une armée étrangère avance face à une résistance armée persistante, le droit international considère le territoire comme occupé ou contesté plutôt que comme un territoire dont la souveraineté serait passée à l’occupant. Cela est dû au fait que la persistance de la non-acquiescence, même lorsqu’elle est portée par des forces non formellement identiques à l’armée régulière de l’État, empêche une avancée militaire de devenir un transfert de souveraineté.

      En bref, la résistance armée et populaire défend l’intégrité territoriale du Liban comme un État, illustrant le fait que l’État ne se réduit pas à ses institutions de gouvernement, mais inclut la société qui le constitue et qui exerce une fonction de souveraineté dans sa défense.

      Sur le plan politique et juridique, tant qu’il y a résistance, l’État libanais et sa souveraineté demeurent.

    • Et, dans le même temps et dans l’optique de rendre légal le vol du sud du Liban par l’état sioniste :

      Armes du Hezbollah rendues illégales : le Liban a transmis à l’ONU la décision du gouvernement Salam - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1501647/armes-du-hezbollah-rendues-illegales-le-liban-a-transmis-a-lonu-la-de

      Le Liban a transmis à l’ONU la décision du gouvernement qui considère comme illégales les activités militaires du Hezbollah, selon des informations obtenues par L’Orient-Le Jour.

    • Pour l’instant l’ONU ne joue pas le jeu.

      Liban : l’ONU inquiète de la création d’un nouveau « territoire occupé » - France 24
      https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20260331-liban-l-onu-inqui%C3%A8te-de-la-cr%C3%A9ation-d-un-nouveau-territ

      Le chef des opérations humanitaires de l’ONU Tom Fletcher s’est inquiété mardi de la possible création d’un nouveau « territoire occupé » au Moyen-Orient, cette fois au Liban, après qu’un ministre israélien ait évoqué l’occupation du sud du pays après la guerre.

    • Leila Nicolas - ليلى نقولا sur X : “هل تبيع القوى السياسية أوهاماً قانونية للجمهور ؟ - في ما يتحدث عنه الاعلام اللبناني حول تمهيد الحكومة اللبنانية (عبر مراسلاتها للأمم المتحدة) طلب”تصنيف الحزب منظمة إرهابية"، أو طلب “وصاية دولية”. نفندها كما يلي: 1-ليس هناك شيء اسمه وصاية دولية على دولة عضو. لبنان عضو في الامم" / X
      https://x.com/lnicolasr/status/2039051284444008690

      Les forces politiques [libanaises] vendent-elles des illusions juridiques au public ?

      – Concernant ce dont parlent les médias libanais quant à la demande du gouvernement libanais (via ses correspondances aux Nations Unies) de « classer le [Hezbollah] comme organisation terroriste », ou demander « une tutelle internationale ».

      Nous les réfutons comme suit :

      1- Il n’existe pas de chose appelée tutelle internationale sur un État membre. Le Liban est membre des Nations Unies et jouit de la souveraineté (la Charte stipule l’égalité en souveraineté)

      2- Le classement d’une entité ou d’un groupe comme « terroriste » nécessite une décision du Conseil de sécurité en vertu du Chapitre VII et n’est pas émise par une lettre d’un responsable quelconque dans un pays quelconque.

      – Les mécanismes du Chapitre VII sont extrêmement complexes, et impliquent de nombreux compromis. Les procédures commencent par l’article 39 (accord sur la qualification de l’affaire (terrorisme ou résistance à l’occupation, et aussi les compromis entre les cinq pays permanents).

      – Quant à la qualification de l’affaire, ni les Nations Unies ni le Conseil de sécurité ne peuvent porter atteinte à un principe impératif en droit international.

      ** Le droit des peuples à l’autodétermination et la résistance à l’occupation sont des principes impératifs (Jus Cogens) en droit international.
      –—
      Résultat :
      Toutes ces déclarations visent un gain politique populiste dans l’échiquier libanais, et le blanchiment de l’image vis-à-vis de l’extérieur – et n’ont aucune valeur juridique.

      Note :
      Je ne me souviens pas d’avoir lu un jour dans les documents des Nations Unies qu’un #État confronté à une occupation ne mentionne pas cela dans les discours de ses responsables ou représentants, et ne demande pas la condamnation de l’agression faite contre lui.

    • L’armée libanaise dit maintenir des soldats dans les villages du liban-Sud dont elle s’est retirée mardi | Direct - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1501736/cinq-morts-et-plus-de-20-blesses-dans-les-frappes-nocturnes-sur-jnah-

      Au lendemain de son retrait de plusieurs localités frontalières du Liban-Sud, l’armée libanaise a affirmé maintenir des soldats dans ces villages et dénoncé les critiques la visant.

      « Suite à l’escalade de l’agression israélienne contre le Liban, en particulier dans les zones connaissant une incursion ennemie autour des localités frontalières, ce qui entraîne l’encerclement des unités de l’armée déployées, leur isolement et la coupure de leurs lignes d’approvisionnement, l’armée a procédé à une opération de redéploiement et de repositionnement incluant un certain nombre de ces unités », a souligné la troupe dans un communiqué. Le commandement de l’armée « continuera de se tenir aux côtés des habitants dans la mesure des moyens disponibles, en maintenant un groupe de militaires dans ces localités », a-t-elle assuré.

      Alors que les attaques israéliennes se poursuivent « sans distinction entre militaires et civils dans différentes régions », l’armée a enfin souligné « la gravité » des critiques à son égard, qui « remettent en cause son rôle », que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Mettant en garde contre des « tensions internes » pouvant découler de ces critiques, elle a affirmé accomplir son devoir « dans la limite des moyens disponibles, dans un contexte de fortes pressions et de défis importants. »

    • بيروت ريفيو - Beirut Review sur X : “علم موقع”بيروت ريفيو" من مصادر رسمية لبنانية، أن السبب الرئيسي وراء قرار السلطة سحب الجيش اللبناني قبل أيام من قرى رميش ودبل وعين قبل، هو إيعاز مباشر وصل من الأميركيين، الذين قالوا إنهم تلقّوا طلبًا إســـ..ـرائيليًا عبر لجنة الميكانيزم بهذا الشأن. السلطة السياسية التي امتثلت"
      https://x.com/beirutreview25/status/2040033032015430127

      […] la raison principale derrière la décision des autorités de retirer l’armée libanaise il y a quelques jours des villages de Rmeish, Doubbé et Aïn Qana est un ordre direct reçu des Américains, qui ont indiqué avoir reçu une demande israé...lienne à ce sujet via le comité du mécanisme.

    • ’Our Compass is Broken’—Israel’s Ongoing War in South Lebanon
      https://www.merip.org/2026/04/our-compass-is-broken-israels-ongoing-war-in-south-lebanon

      Since the November 2024 ceasefire, the Lebanese government’s response to Israeli breaches of the ceasefire was primarily in the form of diplomatic engagements attempting to prevent the escalation from spreading to Beirut. Even though the more than 15,400 recorded violations of the ceasefire were exclusively Israeli violations, there were ministers within the Lebanese government who put the blame solely on Hizballah and continue to do so. In January 2026, Lebanon’s foreign minister, Youssef Raggi, said that Israel has the “right to continue its attacks” on South Lebanon. This position—that Hizballah and southern civilians must bear the sole consequences for all that happened after 2023—dismisses the danger of living next to a genocidal, ever-expanding settler colonial state. It ignores both the past and ongoing Israeli violence in the region. The state’s attempts to surrender to Israel indicate a willingness to relinquish territorial sovereignty over the south.

    • Why Lebanon should join the International Criminal Court | Human Rights | Al Jazeera
      https://www.aljazeera.com/opinions/2026/4/2/why-lebanon-should-join-the-international-criminal-court

      Lebanese authorities haven’t exhausted avenues available under international law to address the atrocities facing their citizens – including the ICC.

      In April 2024, Lebanon almost gave the court jurisdiction over the country. The Council of Ministers instructed the foreign minister to declare that the ICC could exercise jurisdiction from October 7, 2023. That move followed Israel’s killing of journalist Issam Abdallah and reports detailing Israel’s use of white phosphorus against civilians – a war crime.

      Even though Israel is not an ICC member, Lebanon’s joining the court would give the ICC jurisdiction over Israeli atrocities committed on Lebanese territory as well as those committed by any Lebanese citizens, including Hezbollah.

      In May 2024, the Lebanese government backtracked. No reason was given, but the foreign minister never issued a declaration accepting the ICC’s jurisdiction.

  • ICE : Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, menace de « mesures de protestation » après la mort d’un ressortissant détenu aux Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/31/ice-claudia-sheinbaum-la-presidente-mexicaine-menace-de-mesures-de-protestat

    ICE : Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, menace de « mesures de protestation » après la mort d’un ressortissant détenu aux Etats-Unis
    Le Monde avec AFP
    Le Mexique a annoncé lundi prendre des « mesures de protestations » envers les Etats-Unis après un nouveau décès « inacceptable » d’un ressortissant mexicain au cours de sa détention par la police américaine de l’immigration (ICE) en Californie. Le décès de José Ramos porte à 14, selon le ministère des affaires étrangères mexicain, le nombre de Mexicains morts sous la responsabilité de l’ICE ou lors de descentes anti-immigration au cours du second mandat de Donald Trump. Bras armé de l’offensive antimigrants du président américain, l’ICE est l’objet de fortes critiques, notamment après que deux Américains ont été tués en janvier par des agents fédéraux à Minneapolis (Nord) en marge de manifestations contre sa présence dans la ville. « Nous allons prendre plusieurs mesures de protestation contre le décès d’un nouveau Mexicain, un de nos compatriotes, aux Etats-Unis », a déclaré Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine de gauche, lors de sa conférence de presse quotidienne.
    Le Mexique « épuisera toutes les voies légales, diplomatiques et multilatérales pour demander justice », a ensuite affirmé lors d’une conférence de presse à Los Angeles, lundi, la directrice de la protection consulaire du Mexique, Vanessa Calva Ruiz.
    Le pays se joindra en tant qu’amicus curiae (position juridique permettant d’apporter des informations lors d’un procès sans en être partie) à une plainte déposée par des ONG le 26 janvier aux Etats-Unis concernant les conditions de détention.
    « Nous estimons que ces décès », dont « la répétition et la fréquence sont absolument inacceptables », « reflètent des défaillances systémiques, des insuffisances opérationnelles et une possible négligence, contraires aux propres protocoles et réglementations des Etats-Unis, ainsi qu’aux normes internationales en matière de droits humains », a ajouté la responsable de la protection des Mexicains à l’étranger. José Ramos, Mexicain de 52 ans, était détenu au centre californien d’Adelanto, où il a été retrouvé « inconscient et sans réaction », a précisé l’ICE lundi dans un avis de décès publié en ligne. Des « opérations de réanimation » ont été prodiguées, avant qu’il soit transféré dans un hôpital à Victorville, « où son décès a été constaté » le 25 mars.
    Le rapport de l’ICE désigne José Ramos comme un « étranger illégal criminel venant du Mexique », une qualification que l’avocat Jesus Arias a jugée « prématurée » et « offensante ». Il a annoncé des actions en justice au nom de la famille de M. Ramos et a précisé qu’une enquête privée avait été ouverte pour déterminer la cause de sa mort. Selon l’ICE, José Ramos avait été condamné en août pour « possession de stupéfiants et vol ». « Il ne méritait pas de mourir ainsi », a déclaré son épouse, Antonia Tovar, qui a participé à la conférence de presse avec ses enfants.
    Le ministère des affaires étrangères mexicain, qui avait rendu public ce décès dans la nuit de vendredi à samedi, avait exhorté les Etats-Unis à faire en sorte que « ces cas lamentables ne se reproduisent pas » et avait demandé « une inspection immédiate du centre d’Adelanto, en raison des graves omissions et de déficiences évidentes dans la prestation de soins médicaux aux personnes placées sous sa garde ».
    Mme Sheinbaum a assuré que « plus de réclamations » seraient adressées aux autorités américaines et « pas seulement comme que nous avons fait jusqu’à présent », en référence aux mesures telles que l’envoi de notes diplomatiques. Selon les données officielles américaines, 14 migrants de diverses nationalités sont morts depuis le début de l’année 2026 tandis qu’ils se trouvaient aux mains de l’ICE, en comptant José Ramos. Au moins 30 personnes sont mortes ainsi en 2025, le chiffre le plus élevé depuis 2004, l’année ayant suivi la création de cette police.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#ICE#mortalite#politiquemigratoire#sante#droit#mortalite

  • Cuba : un pétrolier russe sous sanctions attendu mardi, défiant le blocus américain
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/cuba-un-petrolier-russe-sous-sanctions-attendu-mardi-defian

    Connaissance des Énergies avec AFP parue le 30 mars 2026

    Un #pétrolier #russe sous #sanctions doit arriver mardi à #Cuba, défiant ainsi un #blocus imposé par les #Etats-unis sur l’approvisionnement en #carburant de l’île #communiste, confrontée à de sévères #pénuries d’énergie.

    (...)

    Peuplée de près de 10 millions d’habitants, Cuba n’a plus importé de pétrole depuis le 9 janvier, date de la dernière livraison par le Mexique avant que ce pays ne cesse ses envois de carburants sous la pression de la Maison Blanche.

    (...)

    Une fois la cargaison de l’Anatoly Kolodkin arrivée à Cuba, il faudra entre 15 et 20 jours pour traiter le pétrole, puis encore 5 à 10 jours pour distribuer ses produits raffinés, a indiqué Jorge Piñón. « Le besoin urgent aujourd’hui à Cuba, c’est le #gazole », a déclaré cet ancien cadre du secteur pétrolier.

    La cargaison russe pourrait être transformée en 250.000 #barils de gazole, une quantité suffisante pour couvrir la demande du pays pendant environ 12 jours et demi, selon l’expert.

    (...)

    C’est bien la preuve que les Russes sont perfides, et qu’ils ne méritent pas leur place sur terre. Ils font croire qu’ils sont solidaires des cubains, mais c’est rien que pour donner le mauvais rôle aux gentils noccidentaux

    • Cuba : un pétrolier russe sous sanctions attendu ce lundi, défiant le blocus américain
      https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/cuba-un-petrolier-russe-sous-sanctions-attendu-ce-lundi-defiant-le

      Un pétrolier russe sous sanctions doit arriver ce lundi (30 mars) à Cuba, défiant ainsi un blocus imposé par les Etats-Unis sur l’approvisionnement en carburant de l’île communiste, confrontée à de sévères pénuries d’énergie.

      Comme d’habitude, ce n’est jamais le blocus américain qui défie la libre circulation du commerce mondial.

    • pas défi, semble-t-il, accord, au moins tacite, voire plus

      US Plans To Allow Russian Oil Tanker Into Cuba, Easing Crisis
      https://gcaptain.com/us-plans-to-allow-russian-oil-tanker-into-cuba-easing-crisis
      https://gcaptain.com/wp-content/uploads/2026/03/2026-03-28T202629Z_1281600157_RC2NDKA6736V_RTRMADP_3_TANKER-CUBA-VENEZUELA
      The Hong Kong-flagged vessel Sea Horse, carrying some 200,000 barrels of Russia-origin fuel originally bound for Cuba, is anchored near the coast after arriving in Venezuelan waters, in Puerto Cabello, Venezuela March 28, 2026.
      REUTERS/Juan Carlos Hernandez

      Mar 29, 2026 (Bloomberg) –The Trump administration is planning to let a Russian oil tanker dock in Cuba, alleviating an energy crisis triggered when the US prohibited deliveries to the Communist regime. 

      The shipment of crude is expected to be allowed to arrive in coming days, according to two people familiar with the matter, who asked not to be identified without permission to speak publicly. 

      The Anatoly Kolodkin is carrying around 730,000 barrels of crude. Cuban officials have taken some steps to work with the US in recent days, including allowing fuel for the US Embassy to arrive on the island after earlier saying publicly that they would prevent it because of the broader US near-total blockade, according to the people.

      As of Sunday afternoon, the ship was approaching the island from Haitian waters as it headed toward Cuba’s western port of Matanzas.

      The State Department didn’t respond to a request for comment about the US view of the ship, and the White House declined to comment. The Cuban Ministry of Foreign Affairs didn’t respond to a request for comment.

      President Donald Trump has repeatedly threatened action against the leftist Cuban government amid an intensifying US push to deprive the government of fuel and financing. The island has suffered widespread blackouts in recent weeks as shipments of crude and fuel have been cut off under the near-total blockade.

      The United Nations warned last month that the US campaign is having an “increasingly severe impact” on hospitals, public sanitation, water delivery and food distribution. It called on all countries to end economically coercive measures.

      The electricity shortage has caused tens of thousands of surgeries to be postponed, cut off pregnant women and other patients from basic health services and disrupted dialysis, Tanieris Diéguez La O, the deputy chief of mission at Cuba’s embassy in Washington, said in an interview earlier this month.

      While the island’s 10 million residents have been subject to chronic rolling outages for years, the crisis has intensified under Trump’s embargo. 

      The fuel shipment should be enough to power Cuba’s thermoelectric power plants for about a week, given they require about 100,000 barrels of oil a day to meet demand. Cuba’s domestic production accounts for only around two-fifths of that.

      The US is now regulating the flow of energy to the nation by letting companies sell fuel to its minuscule but fast-growing sector of small- and medium-sized businesses but not the government.

      The New York Times earlier reported the Trump administration’s plans for the oil tanker.

  • Post de mathieurigouste.bsky.social — Bluesky
    https://bsky.app/profile/mathieurigouste.bsky.social/post/3mi6sjqgimc2a

    Je suis invité par l’Université de Yale à présenter mes travaux sur la guerre contre les peuples & la mécanique impériale de neofascisation

    Le département de la sécurité interieure des Etats-Unis m’interdit l’entrée sur le territoire alors que je fournis ts les doc en règle

    #états-unis #fascisme

  • L’extrême droite européenne toujours plus vassalisée par Washington
    https://lvsl.fr/lextreme-droite-europeenne-toujours-plus-vassalisee-par-washington

    Habituellement champions autoproclamés de l’intérêt national, les partis d’extrême droite européens affichent aujourd’hui un soutien inconditionnel à la nouvelle #guerre menée par les États-Unis et #Israël. Alors qu’ils choisissent la vassalité, ce sont les forces pacifistes qui se révèlent être les véritables défenseurs de la souveraineté.

    #International #Donald_Trump #Etats-Unis #Extrême-droite #Iran #Italie #Meloni #Nethanyahou #paix #souveraineté

  • Les Houthis entrent dans la guerre : le second verrou énergétique du monde sous menace
    https://diaspora.psyco.fr/p/12366264

    https://www.fpop.media/les-houthis-entrent-dans-la-guerre-le-second-verrou-energetique-du-monde-sou

    Les #Houthis entrent en guerre et menacent le détroit de Bab el-Mandeb. L’ #Iran active un de ses principaux levier d’escalade du conflit. Après #Ormuz, un second verrou énergétique mondial pourrait vaciller. Jusqu’à 30 % des flux d’ #hydrocarbures pourraient être paralysés : un choc global à venir.

    Par Georges Renard-Kuzmanovic

    Nous l’annoncions sur Fréquence Populaire, c’est désormais une réalité stratégique majeure. Les Houthis entrent dans la guerre. Le mouvement chiite yéménite, allié de l’ #Iran, a revendiqué ce 28 mars sa première attaque directe contre Israël depuis le début du conflit déclenché le 28 février par l’offensive israélo-américaine contre Téhéran. (…)

    le text intégrale á Diaspora

    #Israel #États_Unis

  • Danny (Dennis) Citrinowicz ,داني سيترينوفيتش sur X :
    https://x.com/citrinowicz/status/2036210986902827502

    L’ironie de l’histoire

    .Quand Trump a décidé de se retirer de l’accord nucléaire, un dirigeant iranien était au pouvoir, Hassan Rouhani — qui, à bien des égards, ressemblait au type de vis-à-vis que Washington espère souvent trouver. Il croyait en l’engagement avec l’Occident, parlait directement avec le président Obama, et tentait de pousser le système iranien de l’intérieur.

    Rouhani n’était pas faible. Après avoir vaincu Ebrahim Raisi à l’élection de 2017, il était assez fort politiquement pour que Khamenei le considère comme une menace potentielle.

    Puis est venu le retrait américain de l’accord et le retour des sanctions. L’Iran a accéléré son programme nucléaire, et Rouhani est devenu un bouc émissaire commode, blâmé pour les échecs du pays. Avec le temps, l’espace pour les pragmatiques à l’intérieur de l’Iran s’est dramatiquement rétréci.

    Retour rapide à maintenant : Trump semble à nouveau chercher un « partenaire pour un accord » à Téhéran. Cette fois, dans des figures comme Mohammad Bagher Ghalibaf. Mais cela reflète un malentendu similaire.

    Ghalibaf, même s’il est perçu comme relativement pragmatique selon les normes actuelles de l’Iran, est profondément enraciné dans le système des Gardiens de la Révolution qui domine désormais la politique iranienne. Ce n’est pas quelqu’un qui changera fondamentalement l’Iran ; au contraire, il représente le système tel qu’il est.

    En fait, la politique américaine depuis 2018 — du retrait de l’accord nucléaire au conflit actuel — a contribué à fermer la porte à l’essor d’acteurs pragmatiques en Iran.

    Au lieu d’obtenir un partenaire négociable, Washington pourrait désormais faire face à un système qui ressemble de plus en plus à une version réduite de la Corée du Nord : plus rigide, plus idéologique, et bien moins ouvert au compromis.

    #Etats-Unis

  • #Pesticides. Comment ignorer ce que l’on sait

    Une enquête sur les pesticides, en #France et aux #États-Unis, pour comprendre ce qui conduit les agences d’évaluation à ignorer volontairement certaines données scientifiques lorsqu’elles n’ont pas été élaborées selon les normes de la #toxicologie réglementaire.

    Les pesticides sont des produits dangereux. Pour cette raison, ils comptent parmi les substances chimiques les plus surveillées et ce, depuis des décennies. Des agences d’évaluation des risques contrôlent leur mise sur le marché et assurent une #toxico-vigilance de leurs effets sur la #santé.

    Comment alors expliquer l’accumulation de données épidémiologiques qui attestent la sur-incidence de pathologies chroniques – maladies neurodégénératives, hémopathies malignes, cancers – parmi les populations humaines les plus exposées, en particulier les agriculteurs ? Pourquoi des résultats aussi inquiétants ont-ils si peu de répercussion sur les autorisations de mise en vente ?

    Le sociologue Jean-Noël Jouzel a mené l’enquête en France et aux États-Unis pour comprendre ce qui conduit les #agences_d’évaluation à ignorer volontairement certaines données scientifiques lorsqu’elles n’ont pas été élaborées selon les normes de la #toxicologie_réglementaire.

    Cette routine normative profite aux industriels, qui ont tout intérêt à suivre ce cadre et sont les seuls à disposer des ressources matérielles nécessaires pour s’y conformer.

    http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100412660

    #livre #épidémiologie

  • Nicolas Guillou, Richter am IStGH - Debanking und digitale Isolation

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12351890

    #Hegemonie #Ditalisierung #Monopol #IStGH #debanking #Erpressung #Überwachung

    ♲ Weltzeitgeist - 2026-03-21 18:04:23 GMT

    ’US-Sanktionen gegen Gericht - Leben in der digitalen Isolation wegen Haftbefehl gegen #Netanjahu Er war beteiligt am Erlass des Haftbefehls gegen Israels Premier Netanjahu. Jetzt kann Nicolas Guillou, Richter am Internationalen Strafgerichtshof, kein Bankkonto mehr eröffnen, und auch von der digitalen Welt ist er komplett ausgeschlossen.’

    https://www.srf.ch/news/dialog/us-sanktionen-gegen-gericht-leben-in-der-digitalen-isolation-wegen-haftbefehl-ge

    (....)

  • How Iran calibrates escalation
    https://diaspora.psyco.fr/p/12351777

    ♲ Kim Perales - 2026-03-21 18:45:06 GMT
    https://toad.social/@KimPerales/116268643526270535

    “The Iranian strike on Dimona and the Haifa refinery following the Israeli attack on the South Pars gas field highlights a clear and consistent pattern:🚨ESCALATION managed through deliberate signaling.In both cases, we see effective command and control, with strategic guidance translating into precise operational execution at the tactical level…” D Citrinowicz #IranWar#Israel #Netenyahu #Trump #US #Iran #Retaliation #Deterrence #Escalation #NoKings #Protest #USPol

    • https://x.com/nikstankovic_/status/2035433719939436851

      Nik Stankovic
      @nikstankovic_
      2026-03-21

      Unmentioned in these reports of Iran hitting #Dimona, Israel’s nuclear weapons research center (missiles are unlikely to be there), is that Israel hit Iran’s nuclear research center #Natanz.

      #Iran is following the tit-for-tat strategy: what you hit here is what we hit there. You hit our bases, we hit your bases EVERYWHERE if they are used against us. You hit our our gas fields, we hit “your” gas fields. You hit our nuclear facilities, we hit your nuclear facilities.

      This is a strategy proven to lead to peace/deterrence. Something #Russia never accepted, which is why the #Ukraine war is in its 5th year.

      #Israel #USA

    • Different ways of #retaliation

      [...]

      This is not a gold rush. A rush implies speculation. This is rearmament. The PBOC is building reserves outside the dollar system. Chinese households are converting savings into a store of value independent of American financial infrastructure. Hainan’s free-trade port has become a gold shopping destination. Banks ration supply because demand exceeds every ceiling Beijing sets. The queue at ICBC is not for jewellery. It is for monetary sovereignty, purchased 600 kilograms at a time.

      The symmetry with Natanz is exact. The United States has bombed Iran’s nuclear facility five times in 16 years. The programme survives because nuclear knowledge cannot be destroyed by ordnance. China is building a gold reserve that the United States cannot reach because physical metal in a sovereign vault cannot be frozen by SWIFT exclusion. Both strategies operate on the same principle: the thing that matters most is the thing that cannot be taken away. For Iran it is the physics equation. For China it is the gold bar. Both are responses to the same American power projection. Both are designed to outlast it.

      The West is fighting a kinetic war over a strait it controls militarily. The East is fighting a monetary war over a reserve asset it controls physically. Both wars are happening on the same day. Neither side has acknowledged the other’s battlefield. The strait is 21 miles wide. The gold bar is 400 ounces. And the distance between them is the distance between the world that is ending and the world that is beginning.

      [...]

      citation d’ici :

      https://seenthis.net/messages/1163878

      #Chine #monnaie #armement #mobilité #USA #États-Unis #numérisation #science #energie #resources #SWIFT

  • Les objectifs d’ELNET sont clairs ....

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12349204

    #ELNET #sionisme #Israel #lobbyisme

    ♲ Rima Hassan - 2026-03-18 20:35:23 GMT

    Les objectifs d’ELNET sont clairs :

    – Constituer et nourrir un réseau politique stratégique favorable à Israël
    – Peser pour favoriser #Israël en matière d’échanges économiques et technologiques
    – Participer à l’instrumentalisation de la lutte contre l’ #antisémitisme pour défendre le #sionisme et rendre toute critique de l’État d’Israël impossible

  • #guerre contre l’Iran : vers la fin de l’hégémonie américaine dans le Golfe Persique
    https://lvsl.fr/guerre-contre-liran-vers-la-fin-de-lhegemonie-americaine-dans-le-golfe-persique

    La guerre lancée par les États-Unis et #Israël contre l’Iran n’en finit pas de dégénérer. Alors que les frappes iraniennes contre les pays du Golfe se multiplient et que le détroit d’Ormuz reste bloqué, les pays arabes alliés à Washington se retrouvent pris au piège. Exportations de #pétrole et de gaz impossibles, tourisme en chute libre, risque sur le dessalement d’eau de mer... Tout leur modèle de développement se retrouve remis en cause. Par le journaliste allemand Fabian Scheidler .

    #International #Arabie_Saoudite #Bahrein #dollar #Emirats_arabes_unis #Etats-Unis #Iran #Qatar

  • #la_suite numérique de l’État : critique des critiques
    https://framablog.org/2026/03/19/la-suite-numerique-de-letat-critique-des-critiques

    Framasoft prend rarement #position sur la politique numérique de l’État. La dernière fois où nous l’avions fait, c’était il y a 10 ans, en 2016, dans un article intitulé « Pourquoi #Framasoft n’ira plus prendre le thé au Ministère de l’Éducation … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #G.A.F.A.M. #Logiciel_libre #Outils_émancipateurs #Commun_numérique #dinum #docs #Etat #histoire_de_l'informatique #lasuite #Logiciel #souveraineté_numérique #tchap

  • Strike hits South Pars, world’s largest gas field, in Iran - Türkiye Today
    https://www.turkiyetoday.com/region/strike-hits-south-pars-worlds-largest-gas-field-in-iran-3216471

    Facilities associated with Iran’s South Pars natural gas field in Asaluyeh in Bushehr province came under attack on Wednesday, Iranian state media reported, in what would mark the first time Iran’s upstream oil and gas facilities have been targeted since the war began.

    “The Israeli Air Force struck Iranian gas infrastructure in the south of the country a short while ago,” an Israeli official cited by the Israeli media figures stated.

    “The Air Force struck Iran’s largest gas processing facility, located in the southwest of the country. The strike was carried out in coordination with the United States and with its consent,” a senior Israeli official says, cited by Barak David.

  • No H.I.V. Aid Without More Access to Minerals: U.S. Ponders ‘Sticks’ Against Zambia - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/03/16/health/zambia-hiv-aid-minerals-trump.html

    On est où là ?

    The State Department is considering withholding lifesaving assistance to people with H.I.V. in Zambia as a negotiating tactic to force the government of the southern African country to sign a deal giving the United States more access to its critical minerals.

    “We will only secure our priorities by demonstrating willingness to publicly take support away from Zambia on a massive scale,” a draft of a memo prepared for Secretary of State Marco Rubio by the department’s Africa Bureau staff says. A copy of the memo was obtained by The New York Times.

    Some 1.3 million people in Zambia rely on daily H.I.V. treatment that is provided through the decades-old U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief (known as PEPFAR) and on tuberculosis and malaria medications that save tens of thousands of Zambian lives each year. The Trump administration is considering whether to “significantly cut assistance” as soon as May, to increase pressure on Zambia, the memo says.

    #Folie #Inhumanité #Etats-Unis

  • #Pierre_Conesa, #Vincent_Ortiz : #Guerre_en_Iran, #impérialisme américain, suivisme européen
    https://lvsl.fr/pierre-conesa-vincent-ortiz-guerre-en-iran-imperialisme-americain-suivisme-euro

    Alors que les bombes pleuvent sur Téhéran, le monde occidental s’aligne sur Donald #Trump. Avant même l’agression israélo-américaine, l’Iran vivait sous un embargo financier intégral, frappé par les sanctions économiques les plus dures que les #Etats-Unis aient jamais imposé - avec l’assentiment des Européens. Pour analyser les ressorts de cet impérialisme radicalisé et du suivisme des Européens, Le Vent Se Lève revient sur ces enjeux géopolitiques avec Pierre Conesa, haut-fonctionnaire et auteur (Vendre la guerre. Le complexe militaro-intellectuel, L’Aube, 2023), et Vincent Ortiz, rédacteur en chef adjoint du Vent Se Lève et chercheur en économie. Cet entretien a été mené par Lotfi El Othmani.

    #International #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #Complexe_militaro-industriel #Israël

  • First non-Iranian cargo transits Strait of Hormuz with AIS on
    MarineTraffic / X
    (avec video)
    https://x.com/MarineTraffic/status/2033490585298915497

    First non-Iranian cargo transits Strait of Hormuz with AIS on

    The Aframax tanker Karachi, carrying Abu Dhabi’s Das crude, has become the first non-Iranian cargo to transit the chokepoint while broadcasting its AIS signal, suggesting that select shipments may be receiving negotiated safe passage.

    According to #MarineTraffic data, the 237-metre crude oil tanker entered the Iranian Exclusive Economic Zone on 15 March at 11:33 UTC and crossed the Strait of Hormuz at 14:43 UTC. The vessel is currently sailing in the Gulf of Oman at around 9.6 knots, having successfully passed through the strait with AIS active.

    The transit follows weeks of significantly reduced traffic through the strategic waterway, with more than 20 long-range tankers reported to have exited the Gulf.