• « De plus en plus de militaires évoquent un passage à l’état de siège en cas de nouveaux actes terroristes »

    Quel est le lien entre la multiplication des #interventions_militaires françaises à l’étranger, la priorité donnée au #Rafale et aux #exportations_d’armes, et l’instauration de l’#état_d’urgence en #France ? Dans son #livre récent Le Militaire. Une histoire française (éd. Amsterdam), l’économiste Claude Serfati montre à quel point l’#armée et les #industries_militaires sont « chez elles » dans les institutions et l’#économie politique de la Vème République. Une tendance qui n’a fait que s’aggraver ces dernières années, sans que le poids politique et économique exorbitant du militaire en France soit vraiment contesté ni même débattu, y compris à gauche. La campagne électorale actuelle ne fait pas exception. Entretien.

    https://www.bastamag.net/De-plus-en-plus-de-militaires-evoquent-un-passage-a-l-etat-de-siege-en-cas
    #armes #armement #industrie_de_l'armement #état_de_siège #terrorisme


  • Lille : Alessandro Di Giuseppe en garde à vue avec deux déboulonneurs, ce jeudi soir

    Le comédien lillois, célèbre pasteur de l’Église de la très sainte consommation, a été interpellé jeudi soir, lors d’une énième opération de barbouillage anti-pub. Deux autres barbouilleurs ont aussi été arrêtés.


    Ils étaient une trentaine, hier soir, à avoir répondu présent à l’appel lancé par le collectif des déboulonneurs qui, veille de la Journée mondiale sans pub oblige, était épaulé par les collègues de RAP, résistance à la pub.

    Armés de bombes de peinture, de feuilles de papier A4 pour d’autres ou encore de rouleaux de kraft, ils s’étaient donnés pour mission de « recouvrir le maximum de panneaux ». Premier à faire les frais de cette croisade, un panneau de la place Richebé. Le groupe s’est ensuite séparé, histoire de couvrir un maximum de terrain… et de faire le plus de dégâts possible.

    Dégradations en réunion

    Mais vers 20 h, contrairement aux nombreuses précédentes opérations anti-pub à Lille, les policiers sont intervenus. Trois barbouilleurs ont été interpellés, pour avoir réalisé des inscriptions au marqueur sur des panneaux publicitaires, constituant des dégradations. Des actes commis à plusieurs : la circonstance aggravante de la réunion a été retenue.

    Les trois suspects, dont Alessandro Di Giuseppe (candidat aux municipales de Lille en 2014, ayant obtenu 3, 55 % des suffrages au premier tour), ont donc été placés en garde à vue au moins pour la nuit. Du jamais vu pour une manif anti-pub à Lille, organisée chaque mois depuis plusieurs années.

    La mobilisation se poursuit vendredi 24 et samedi 25 mars. journee.contrelapub.org

    http://www.lavoixdunord.fr/region/lille-alessandro-di-guiseppe-en-garde-a-vue-avec-deux-ia19b0n3407584

    #déboulonneurs #Etat_de_siege #PS #Lille

    • Eglise de la très sainte consommation.
      Planète à Gogos - F.Pohl & C.M.Kornbluth ,
      Peut-on soupçonner les politiciens d’être achetés par les trusts quand ce sont les publicitaires qui gouvernent ? Là ou moins, la #publicité affiche la couleur.
      A n’envisager Planète à #gogos que sous le seul angle de la satire sociale, on ne peut qu’être stupéfait par la justesse et la pertinence du tableau dressé par Pohl et Kornbluth. On n’en revient pas que ce roman ait pu être écrit en 1952, à l’orée des « Trente Glorieuses », bien avant l’ultralibéralisme triomphant d’Hayek, de Friedmann et des Chicago Boys.
      Cette satire sociale n’est pas un chef-d’oeuvre mais reste jubilatoire pour qui aime l’humour grinçant.


      #ultralibéralisme #pollution #publicistes

    • Peut-on soupçonner les politiciens d’être achetés ?

      Nous sommes en phase terminale d’une crise du capitalisme.
      Pour faire des bénéfices, ne reste que la spéculation à trés haut risque, et la poche des contribuables.
      Pour profiter au mieux de la poche des contribuables, la corruption est nécessaire.

      Comment expliquer autrement toutes les décisions aberrantes prises par le pouvoir ?
      Exemple, dans le Département du Nord, (qui existe encore (le Département)), comment justifier les 600 millions d’euros du grand stade de Villeneuve d’Ascq, projet porté par madame la sénatrice Michelle Demessine député pcf (qui est tombé bien bas).

      Comment justifier autrement les décisions grotesques des gouvernants sur un tas de projets inutiles ?
      Le nécessaire n’est plus assuré.

      L’occupation du temps de cerveau disponible, par la publicité leur est indispensable.
      A Lille, plus de 170 panneaux j c decaux n’ont aucune existence légale, pas de garde à vue pour ceux qui démolissent la ville avec ceux ci.

      Vous avez écrit Corruption Vanderling ?
      Le mot est faible.

    • Le mot est faible, en effet @bce_106_6 mais j’essaie de rester poli, ici, face à cette incurie généralisé et ces indécrottables pubard.es.
      https://youtu.be/qCsxj-uaNOs


      relayé à longueur de journée par tous ces présomptueux.ses
      perroquets sur tous les supports.
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  • La France informe le Secrétaire Général de sa décision de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme en application de son article 15
    http://www.coe.int/fr/web/secretary-general/news/-/asset_publisher/EYlBJNjXtA5U/content/france-informs-secretary-general-of-article-15-derogation-of-the-european-conve

    Les autorités françaises ont informé le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe d’un certain nombre de mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence instauré à la suite des attentats terroristes de grande ampleur perpétrés à Paris, mesures qui sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme.

    (Du coup, il paraît que Bachar Assad s’est demandé si lui aussi, il n’allait pas un peu s’autoriser à déroger aux droits de l’homme.)

    • Convention européenne des droits de l’homme.
      http://www.echr.coe.int/Documents/Convention_FRA.pdf

      ARTICLE 1
      Obligation de respecter les droits de l’homme

      ARTICLE 4
      Interdiction du travail forcé

      ARTICLE 5
      Droit à la liberté et à la sûreté

      ARTICLE 6
      Droit à un procès équitable

      ARTICLE 8
      Droit au respect de la vie privée et familiale

      ARTICLE 9
      Liberté de pensée, de conscience et de religion

      ARTICLE 10
      Liberté d’expression

      ARTICLE 11
      Liberté de réunion et d’association

      ARTICLE 12
      Droit au mariage

      ARTICLE 13
      Droit à un recours effectif

      ARTICLE 14
      Interdiction de discrimination

      ARTICLE 16
      Restrictions à l’activité politique des étrangers

      ARTICLE 17
      Interdiction de l’abus de droit

      ARTICLE 18
      Limitation de l’usage des restrictions aux droits

    • État d’urgence : la France demande officiellement à déroger aux Droits de l’homme - Politique - Numerama
      http://www.numerama.com/magazine/31916-deroger-aux-droits-de-l-homme-voici-comment-ca-peut-etre-legal.html

      Dans le cadre de l’État d’urgence, la France a notifié le mercredi 24 novembre à la Cour européenne des droits de l’homme son intention de déroger à certains des droits garantis par la Convention européenne (CEDH) et par le droit de l’ONU. Juridiquement, de telles dérogations sont possibles. Mais pas sans conditions ni limites.

      La phrase avait fait bondir sur les réseaux sociaux en janvier 2015 dans le contexte des attentats contre Charlie Hebdo et l’épicerie casher de la Porte de Vincennes, mais elle est juridiquement exacte. Interrogée sur RTL, l’ancienne ministre Valérie Pécresse, qui avait été la première à parler de la nécessité d’un « Patriot Act à la française » (une expression depuis reprise par Laurent Wauquiez à la suite des attentats de Paris), avait prévenu qu’il était possible de déroger à des droits prévus par la Convention Européenne des droits de l’homme (CEDH).

      C’est tout à fait vrai, et la proclamation de l’État d’urgence qui a été prorogé pour 3 mois et étendu à de nouvelles mesures montre que la France ne voit pas d’obstacle. Mais le gouvernement ne peut pas faire tout et n’importe quoi sans violer ses engagements internationaux.

    • Etat d’urgence : « de graves violations des droits humains sont allégrement envisagées », Gilbert Achcar, prof. à l’Ecole des études orientales et africaines, SOAS, université de Londres.
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/25/la-france-a-tort-de-renouer-avec-l-etat-d-exception_4816796_3232.html

      ... le président français a choisi d’ignorer les nombreuses critiques du choix fait par l’administration Bush, bien qu’elles constituassent en leur temps l’opinion dominante à cet égard en France même (une opinion partagée par Hubert Védrine et Dominique de Villepin). Et ce en dépit du fait que le bilan désastreux de la «  #guerre_contre_le_terrorisme  » menée par l’administration Bush a donné pleinement raison à ses critiques. Sigmar Gabriel, vice-chancelier de l’Allemagne voisine et président du SPD allemand, parti frère du PS français, a lui-même déclaré que parler de guerre, c’est faire le jeu de Daech.

      De prime abord, le discours de guerre peut cependant sembler relever du défoulement verbal  : une façon de répondre à l’émotion légitime suscitée par un attentat horrible qui a fait 130 morts jusqu’à présent.

      Hypocrisie

      Le corollaire du discours de guerre est déjà là  : François Hollande a fait adopter une loi prorogeant de trois mois l’état d’urgence. Il souhaite faire réviser la Constitution française pour accroître le registre des exceptions aux règles démocratiques, alors qu’il s’agit d’une #Constitution née en 1958, en situation d’exception, et qui codifie déjà copieusement l’exceptionnalité à coups de #pouvoirs_exceptionnels (art. 16) et d’#état_de_siège (art. 36). Dès maintenant, de graves violations des droits humains sont allégrement envisagées  : déchéance de la nationalité, enfermement sans inculpation, et autres cartes blanches données à l’appareil répressif.

      Mais il y a plus grave encore  : contrairement aux attentats de New York, ceux de janvier et de novembre à Paris sont, en grande majorité, le fait de citoyens français (d’où la menace relative à la nationalité). Tandis que l’état de guerre est dans son essence même un #état_d’exception, c’est-à-dire un état de suspension des droits de la personne humaine, il y a une différence qualitative entre les conséquences qu’il entraîne selon que la guerre est portée en dehors du territoire national ou que l’ennemi potentiel se trouve sur ce même territoire.

      Les Etats-Unis ont pu rétablir fondamentalement l’exercice des #droits_civiques, quoique rognés, une fois leur territoire sécurisé dans son insularité, tandis qu’ils pratiquaient et continuent à pratiquer l’état d’exception à l’étranger. C’est toute l’hypocrisie du maintien de ce lieu de non-droit qu’est le camp de Guantanamo comme de la pratique des exécutions extrajudiciaires à coups de drones qui font du Pentagone le plus meurtrier des tueurs en série.
      Mais la France  ? La question du djihadisme n’est pas extérieure à son histoire. Elle l’est si peu que sa première rencontre avec le djihad remonte à la sanglante conquête de l’#Algérie par son armée, il y a bientôt deux siècles, même si le djihad d’aujourd’hui est qualitativement différent de celui d’antan par son caractère totalitaire. Le djihad, l’appareil militaro-sécuritaire français y a été confronté ensuite avec le Front de libération nationale de l’Algérie, dont le journal même s’appelait El Moudjahid («  le pratiquant du djihad  »).

    • Après les attentats : la Réaction qui vient, Olivier Lecourt Grandmaison
      https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/261115/apres-les-attentats-la-reaction-qui-vient

      Gouvernement, parlementaires : tous prétendent commander aux événements ; ils ne font que s’y soumettre (...)
      Analysant l’inflation des législations antiterroristes adoptées avant les attentats du 13 novembre 2015, la juriste du Collège de France Mireille Delmas-Marty constatait qu’elles multipliaient dangereusement les « pratiques dérogatoires (…) au profit de pouvoirs de plus en plus larges confiés à l’administration ou à la police, constituant un véritable régime de police qui ne dit pas son nom. » La loi qui vient d’entrer en vigueur et l’état d’urgence établi pour trois mois précipitent le mouvement : triomphe de l’exception légalisée et soustraite à la Constitution. Et triomphe de l’extrême-droite et de la droite dont plusieurs éléments programmatiques – la déchéance de la nationalité notamment – ont été défendus par le chef de l’Etat en personne. « Un bon coup » aux dires de certains conseillers de l’Elysée qui se réjouissent de mettre ainsi leurs adversaires en difficulté. Mais quel est le coût politique de ce « coup » ? Exorbitant. En agissant de la sorte l’exécutif et la majorité socialiste qui le soutient aveuglément légitiment les propositions sécuritaires du Front national et des Républicains, et accréditent l’idée que leurs dirigeants respectifs apportent de justes réponses aux menaces présentes.


  • COP21 : le gouvernement interdit les manifestations sur la voie publique
    http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/18/le-gouvernement-annule-les-manifestation-sur-le-climat-du-29-novembre-et-du-

    Le gouvernement a décidé, mercredi 18 novembre, l’annulation de la grande manifestation qui devait se tenir à Paris, entre les places de la République et de la Nation, dimanche 29 novembre, veille de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21), de même que les événements prévus le dimanche 12 décembre, au lendemain de la clôture de la conférence. Le gouvernement avait dans un premier temps laissé entendre qu’une solution de remplacement serait peut-être proposée aux organisateurs, mais les hypothèses étudiées telles qu’une initiative statique ou dans un lieu fermé n’ont finalement pas été retenues. Cette décision a été prise lors d’une réunion avec le chef de l’Etat et le premier ministre, mercredi après-midi.

    #état_d'urgence ou #état_de_siège ?

    L’état de siège est un dispositif juridique généralement mis en œuvre par le gouvernement en cas de péril imminent (insurrection armée ou invasion étrangère) pour la nation.

    Il comprend plusieurs dispositions :

    L’armée remplace la police pour la sécurité publique.
    Certaines libertés de l’État de droit (circulation, manifestation, expression) sont fortement restreintes.
    Les médias sont contrôlés.
    Un couvre-feu entre en vigueur sur le territoire concerné par l’état de siège.
    La mobilisation nationale peut être décidée.
    Les tribunaux civils sont remplacés par des tribunaux militaires.
    Surveillance accrue de la population.

    (in Wikipédia)


  • Stephen Graham, Villes sous contrôle. La militarisation de l’espace urbain
    http://lectures.revues.org/9021

    Stephen Graham est un géographe britannique spécialisé dans les études urbaines. Il s’est fait notamment connaître par un livre copublié avec Simon Marvin, Splinterring Urbanism, qui proposait une lecture néomarxiste des effets de la privatisation de la gestion des infrastructures urbaines sur la fragmentation sociale et spatiale. Cet ouvrage a eu un important retentissement. Le présent livre s’inscrit dans la continuation de cette veine critique, mais l’analyse des transformations sociales induites par le néolibéralisme est ici déplacée vers les nouvelles formes de l’action militaire dans l’espace urbain dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 et de la guerre contre la terreur lancée alors par les responsables américains.

    #compte_rendu
    #urbanisme
    #état_de_siège
    #Israël
    #Etats-Unis
    #Irak
    #drones
    #guerre_électronique