• Pesticides Are Killing the World’s Soils - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/pesticides-are-killing-the-worlds-soils/#click=https://t.co/viDIqBeia9

    The ongoing escalation of pesticide-intensive #agriculture and #pollution are major driving factors in the precipitous decline of many soil organisms, like ground beetles and ground-nesting bees. They have been identified as the most significant driver of soil biodiversity loss in the last decade.

    Yet pesticide companies and our #pesticide regulators have ignored that research.

    The #EPA, which is responsible for pesticide oversight in the U.S., openly acknowledges that somewhere between 50 percent to 100 percent of all agriculturally applied #pesticides end up on the soil. Yet to assess pesticides’ harms to soil species, the agency still uses a single test species—one that spends its entire life above ground in artificial boxes to estimate risk to all soil organisms—the European honeybee.

    Source : Pesticides and Soil Invertebrates: A Hazard Assessment
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fenvs.2021.643847/full

    #sols #etats-unis

  • #esclavage : La Cour suprême n’inquiètera pas Nestlé dans une affaire de travail des enfants afp/jop/vic

    La Cour suprême des Etats-Unis a mis un terme jeudi aux poursuites engagées sur le sol américain contre la filiale américaine de Nestlé, accusée de complicité de travail forcé d’enfants dans des plantations de cacao en Côte d’Ivoire. Elle ne s’estime pas compétente.
    Par cette décision, la Cour suprême a cassé la décision d’une juridiction inférieure qui avait accueilli favorablement le dépôt d’une plainte contre Nestlé et le groupe de négoce de matières premières agricoles Cargill il y a plus de quinze ans. Une Cour d’appel avait en effet jugé que les plaignants pouvaient saisir les tribunaux fédéraux parce que les entreprises avaient pris « des décisions opérationnelles importantes » aux Etats-Unis.

    « Elle s’est trompée », a décidé la Cour suprême dans cet arrêt pris à la majorité de huit de ses neuf juges. Pour elle, tous « les actes relevant de la complicité de travail forcé - mise en place des formations, achat des engrais, des outils et envoi d’argent liquide aux fermes - ont eu lieu en Côte d’Ivoire » et la justice américaine ne peut pas les juger.

    Maliens capturés dans leur enfance
    Le dossier était porté par six Maliens qui disent avoir été capturés dans leur enfance puis maintenus en esclavage dans des plantations ivoiriennes, où la filiale américaine du groupe Nestlé et le géant américain du négoce et de la transformation de matières premières agricoles Cargill achetaient du cacao.

    En 2005, ils avaient porté plainte aux Etats-Unis contre Nesté USA et Cargill, arguant que les deux entreprises savaient ce qui se passait dans ces exploitations et avaient fermé les yeux pour « maintenir un avantage compétitif ».

    Loi bridée par la Cour suprême
    Après divers rebondissements, des tribunaux fédéraux avaient validé la procédure lancée en vertu d’une loi de 1789, le « Alien Tort Statute », qui permet de saisir les tribunaux civils américains en cas de violations du droit international.

    Cette loi, initialement pensée pour lutter contre les actes de piraterie, connaît une nouvelle vie depuis une cinquantaine d’années sous l’impulsion des défenseurs des droits humains. Mais la Cour suprême a restreint à plusieurs reprises sa portée, interdisant notamment en 2018 les poursuites contre des entreprises étrangères.

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12285524-la-cour-supreme-ninquietera-pas-nestle-dans-une-affaire-de-travail-des-

    #nestlé #Cargill #enfants #alimentation #multinationales #agroalimentaire #nutrition #agriculture_et_alimentation #exploitation #travail #esclavage_moderne #exploitation #capitalisme #colonialisme #états-unis #violence #colonisation #agriculture #usa #etats_unis #cacao #Côte_d’Ivoire

  • A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/16/a-l-approche-de-l-ete-l-ue-rouvre-petit-a-petit-ses-frontieres_6084423_3244.

    A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières. Les Vingt-Sept ont ajouté, mercredi, les Etats-Unis à la liste des pays dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne, quel que soit le motif de leur déplacement.
    Joe Biden avait à peine quitté Bruxelles, après le sommet Europe-Etats-Unis, à l’occasion duquel les deux partenaires avaient annoncé une trêve dans le conflit Airbus-Boeing, que les Vingt-Sept autorisaient les touristes américains à revenir sur le Vieux Continent. Mercredi 16 juin, ils ont en effet élargi la liste des pays – jusqu’alors composée du Japon, de l’Australie, d’Israël, de la Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de Singapour, de la Corée du Sud et de la Thaïlande – dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne (UE), quel que soit le motif de leur déplacement. Et y ont ajouté les Etats-Unis, mais aussi l’Albanie, le Liban, la Macédoine du Nord, la Serbie, Taïwan, Hongkong et Macao. L’UE, qui avait fermé ses frontières extérieures pour les voyages non essentiels en mars 2020, se rouvre petit à petit, à l’approche de l’été et des grandes vacances. Elle prend ses décisions en fonction de la situation épidémiologique (le taux d’incidence doit être inférieur à 75 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours) du pays tiers, de l’avancement de sa campagne de vaccination, du nombre de tests menés, ou encore de la fiabilité des données. Ces critères ne sont cependant pas automatiques. Ainsi, même si le Royaume-Uni les remplit, les Britanniques restent interdits de séjour en Europe, sauf pour voyage essentiel. « La situation n’est pas stabilisée outre-Manche. On attend d’y voir plus clair sur l’évolution des variants là-bas avant de se prononcer », explique un diplomate. Mais, même si les frontières européennes sont de nouveau ouvertes aux touristes américains ou libanais, rien n’empêche les Etats membres de leur imposer un test ou une quarantaine. En ce qui concerne les Américains, Bruxelles est en discussion avec Washington pour une reconnaissance mutuelle des certificats sanitaires, qui doivent permettre à leur détenteur de prouver qu’il a été vacciné, testé négatif ou qu’il est immunisé après avoir contracté le virus, et l’autoriser à venir en Europe sans restriction.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#grandebretagne#sante#vaccination#variant#circulation#frontiere#tourisme#situationepidemiologique#tauxincidence

  • A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/16/a-l-approche-de-l-ete-l-ue-rouvre-petit-a-petit-ses-frontieres_6084423_3244.

    A l’approche de l’été, l’UE rouvre petit à petit ses frontières. Les Vingt-Sept ont ajouté, mercredi, les Etats-Unis à la liste des pays dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne, quel que soit le motif de leur déplacement.
    Joe Biden avait à peine quitté Bruxelles, après le sommet Europe-Etats-Unis, à l’occasion duquel les deux partenaires avaient annoncé une trêve dans le conflit Airbus-Boeing, que les Vingt-Sept autorisaient les touristes américains à revenir sur le Vieux Continent. Mercredi 16 juin, ils ont en effet élargi la liste des pays – jusqu’alors composée du Japon, de l’Australie, d’Israël, de la Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de Singapour, de la Corée du Sud et de la Thaïlande – dont les ressortissants peuvent voyager au sein de l’Union européenne (UE), quel que soit le motif de leur déplacement. Et y ont ajouté les Etats-Unis, mais aussi l’Albanie, le Liban, la Macédoine du Nord, la Serbie, Taïwan, Hongkong et Macao. L’UE, qui avait fermé ses frontières extérieures pour les voyages non essentiels en mars 2020, se rouvre petit à petit, à l’approche de l’été et des grandes vacances. Elle prend ses décisions en fonction de la situation épidémiologique (le taux d’incidence doit être inférieur à 75 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours) du pays tiers, de l’avancement de sa campagne de vaccination, du nombre de tests menés, ou encore de la fiabilité des données. Ces critères ne sont cependant pas automatiques. Ainsi, même si le Royaume-Uni les remplit, les Britanniques restent interdits de séjour en Europe, sauf pour voyage essentiel. « La situation n’est pas stabilisée outre-Manche. On attend d’y voir plus clair sur l’évolution des variants là-bas avant de se prononcer », explique un diplomate. Mais, même si les frontières européennes sont de nouveau ouvertes aux touristes américains ou libanais, rien n’empêche les Etats membres de leur imposer un test ou une quarantaine. En ce qui concerne les Américains, Bruxelles est en discussion avec Washington pour une reconnaissance mutuelle des certificats sanitaires, qui doivent permettre à leur détenteur de prouver qu’il a été vacciné, testé négatif ou qu’il est immunisé après avoir contracté le virus, et l’autoriser à venir en Europe sans restriction.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#grandebretagne#sante#vaccination#variant#circulation#frontiere#tourisme#situationepidemiologique#tauxincidence

  • Covid-19 dans le monde : les voyageurs en provenance des Etats-Unis autorisés à entrer dans l’Union européenne, même non vaccinés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/16/covid-19-dans-le-monde-les-voyageurs-en-provenance-des-etats-unis-autorises-

    L’Union européenne rouvre un peu plus ses frontières
    Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont donné leur feu vert mercredi à l’ajout des Etats-Unis à leur liste des pays et territoires dont les voyageurs, même non vaccinés contre le Covid-19, peuvent être admis dans l’Union européenne (UE). Outre les Etats-Unis, ce sont l’Albanie, le Liban, la Macédoine du Nord, la Serbie, Taïwan, Hongkong et Macao qui ont également été ajoutés à cette liste, laquelle comprenait jusqu’alors seulement huit pays (Japon, Australie, Israël, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Singapour, Corée du Sud et Thaïlande).
    Cela n’empêche en revanche pas que les voyageurs en provenance de ces pays ou territoires puissent être soumis par les Etats où ils se rendent à des mesures telles que des tests ou une quarantaine. Pour mémoire, l’UE avait décidé en mai d’autoriser l’accès à son espace à tout voyageur vacciné, d’où qu’il provienne. Pour arrêter leur liste, les Européens se fondent notamment sur la situation épidémiologique du pays, ainsi que sur l’avancement de sa campagne de vaccination, le nombre de tests menés, et sur la fiabilité des données. Les pays sont admis à y figurer s’ils ont enregistré moins de 75 cas de Covid pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours.

    #Covid-19#migrant#migrationUE#etatsunis#sante#circulation#frontiere#paysàrisque#vaccination#test

  • #COVID-19 Antibody Tests : A Valuable Public Health Tool with Limited Relevance to Individuals
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7836413

    Entre autres raisons (aux #Etats-Unis) :

    Non seulement plusieurs tests restent autorisés par la #FDA malgré la preuve de leur mauvaise qualité…

    Independent validation studies indicated many tests were of poor quality, which led to media attention and Congressional hearings […]

    […]

    Inaccurate tests are still in use; yet, there have been no recalls. Though some major biotechnology companies have stopped selling tests following poor independent validation studies, the FDA issued guidance revoking Emergency Use Authorization (EUA) for just two tests

    … mais en plus plusieurs tests non autorisés sont utilisés !

    Some test manufacturers fraudulently claimed FDA approval for their tests. Independent research groups have led the way in monitoring evaluations of antibody tests [23., 24., 25., 26.]. The FDA now maintains a list of tests that have not received EUA and that should not be distributed, now including 155 serology tests, but this information is not prominently displayed [27]. The lack of clear messaging on FDA EUA status has led to the use of potentially inaccurate tests [28].

    #sérologie #sars-cov2 #tests #anticorps

  • Noam #Chomsky: The Elites Are Fighting a Vicious Class War All the Time
    https://jacobinmag.com/2021/06/noam-chomsky-class-war-universal-health-care-climate-justice-denucleariz

    … in fact, we all know what happens when a congressional representative gets elected. Their first day in office, they start making phone calls to the potential donors for their next election. Meanwhile, hordes of corporate lobbyists descend on their offices. Their staff are often young kids, totally overwhelmed by the resources, the wealth, the power, of the massive lobbyists who pour in. Out of that comes legislation, which the representative later signs — maybe even looks at occasionally, when he can get off the phone with the donors. What kind of system do you expect to emerge from this?

    One recent study found that for about 90 percent of the population, there’s essentially no correlation between their income and decisions by their representatives — that is, they’re fundamentally unrepresented. This extends earlier work by Martin Gilens, Benjamin Page, and others who found pretty similar results, and the general picture is clear: the working class and most of the middle class are basically unrepresented.

    #démocratie #états-unis #ploutocratie

  • Editor’s Corner—The FDA’s decision on aducanumab will drag down innovation for years to come | FierceBiotech
    https://www.fiercebiotech.com/biotech/editors-corner-fda-s-decision-aducanumab-will-drag-down-innovation-fo

    The amyloid theory just won’t die. In fact, by approving Biogen’s new Alzheimer’s disease drug, the FDA has just resurrected it for a long and healthy future.

    This is great news for Biogen, but it will decimate Alzheimer’s research, faith in the agency and the healthcare budget for decades to come.

    In an approval based on amyloid clearance, the FDA gave Biogen the benefit of the doubt in allowing it to market aducanumab, now Aduhelm, in Alzheimer’s, saying it doesn’t need actual proof that it can help patients for many, many years.

    Instead, the FDA said a surrogate endpoint, which substitutes a biomarker that might indicate efficacy for an actual clinical endpoint that demonstrates it directly, was good enough for a drug that could make Biogen $17 billion a year.

  • Covid-19 dans le monde : le Brésil risque une troisième vague, Washington assouplit son avertissement aux voyageurs pour la France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/08/le-g7-interpelle-pour-partager-des-vaccins-anti-covid-avec-les-pays-pauvres_

    Washington assouplit son avertissement aux voyageurs pour plusieurs pays dont la France
    Les Etats-Unis ont assoupli mardi leur avertissement aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans plusieurs pays (dont la France, l’Allemagne, le Canada, ou encore le Japon), évoquant un changement dans la prise en compte du risque lié au Covid-19. Ces pays, qui comme de nombreux autres étaient frappés par une mise en garde maximale (de niveau 4 – « ne pas s’y rendre ») en raison de la crise sanitaire, se sont vu ramener au niveau 3 (« éviter de s’y rendre si possible »), selon le site Internet de la diplomatie américaine, qui doit publier prochainement la liste complète de ces nouveaux avertissements.
    Un responsable du département d’Etat américain a expliqué de tels assouplissements par un « changement méthodologique » dans l’analyse du risque sanitaire pour les voyageurs réalisée par les centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). De nombreux pays, dont justement la France, l’Allemagne et le Japon, avaient été classés au niveau 4 ces dernières semaines afin d’harmoniser les avertissements aux voyageurs du département d’Etat avec ceux des CDC. Cet assouplissement intervient alors l’Union européenne a tout juste décidé d’autoriser l’entrée aux voyageurs américains vaccinés contre le Covid-19, et qu’elle demande la réciprocité aux Etats-Unis, qui eux interdisent toujours l’arrivée de quiconque n’est ni américain ni résident aux Etats-Unis en provenance de la Zone Schengen.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#UE#france#allemagne#japon#sante#vaccination#risquesanitaire#passeportvaccinal#circulation#frontiere

  • Washington et Mexico en quête de solutions à la crise migratoire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/09/washington-et-mexico-en-quete-de-solutions-a-la-crise-migratoire_6083441_321

    Washington et Mexico en quête de solutions à la crise migratoire
    « Restez chez vous, l’aide est en chemin », a déclaré avec insistance la vice-présidente américaine, Kamala Harris, en s’adressant aux émigrés clandestins lors d’une visite de deux jours au Guatemala et au Mexique qui s’est conclue, mardi 8 juin, par la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement mexicain pour contenir la crise migratoire. Le mémorandum entre les deux pays voisins mise sur le développement régional et la lutte contre la corruption pour tenter d’endiguer les flux record de sans-papiers vers les Etats-Unis.C’est un message « d’espoir » qu’a voulu porter Mme Harris, chargée par le président démocrate, Joe Biden, de l’épineux dossier de l’immigration illégale. En avril, 178 600 clandestins ont été arrêtés à la frontière américaine, soit le plus haut niveau depuis plus de quinze ans ; 82 % d’entre eux venaient du Mexique et du « Triangle nord » de l’Amérique centrale, formé par le Guatemala, le Honduras et le Salvador.
    Dans l’immense patio du palais présidentiel, au centre de Mexico, Mme Harris a assisté, mardi, à la signature de ce protocole d’accord binational en compagnie du président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador (« AMLO »). Après leur tête-à-tête et une réunion avec leurs conseillers respectifs, la vice-présidente, qui réalisait son premier voyage international depuis sa prise de fonctions en janvier, a déclaré vouloir « s’attaquer aux causes profondes de la migration ». Elle a précisé que « presque personne ne veut quitter son pays. Les gens fuient la violence et la misère ». Le mémorandum, que Le Monde s’est procuré, engage les deux pays à « approfondir [leur] coopération au bénéfice du Salvador, du Guatemala et du Honduras », sans préciser les projets visés. Mais Washington s’est engagé à consacrer 4 milliards de dollars à des programmes humanitaires et de développement pour les pays du « Triangle nord ».
    La veille, au Guatemala, Kamala Harris avait mis l’accent sur la « lutte régionale contre le trafic de migrants », après sa rencontre avec le président guatémaltèque, Alejandro Giammattei. Son projet prévoit la création de « groupes spécialisés » binationaux, fondés sur l’échange de renseignements. En janvier, la découverte des corps calcinés de 16 Guatémaltèques, tués par balles dans l’Etat de Tamaulipas (nord-est du Mexique), avait jeté une lumière crue sur le sort des clandestins aux mains des passeurs, souvent liés au crime organisé.« Nos points de vue convergent, s’est félicité, mardi, « AMLO ». L’émigration doit être une option et non plus une obligation. Mme Harris comme M. Biden l’ont compris. » Le 46e président américain a démantelé la plupart des mesures répressives de son prédécesseur, Donald Trump, jugées « inhumaines » envers les sans-papiers. Washington a notamment mis fin, le 1er juin, à un programme qui avait contraint des dizaines de milliers de demandeurs d’asile d’attendre au Mexique que leurs démarches soient traitées par la justice américaine.Le mémorandum offre à « AMLO » l’occasion de relancer son « plan Marshall » pour la région, mis en veilleuse sous le mandat de M. Trump. En tête, le développement de son programme de reforestation qui bénéficie, depuis un an, à 400 000 paysans du sud du Mexique. Il souhaite l’étendre au « Triangle nord » avec l’aide des Etats-Unis. « Nous pourrions ainsi employer 1,3 million de Mexicains et de Centraméricains d’ici à trois ans », a expliqué le président de centre gauche.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Joe Biden multiplie les décrets pour tenter de tourner la page Trump
    Mme Harris ne s’est pas prononcée sur cette proposition. En revanche, elle a martelé sa volonté de « lutter contre la corruption », annonçant la création, au Guatemala, d’une « force binationale » consacrée à ce fléau régional. Plusieurs dirigeants centraméricains ont été qualifiés, en mai, de « fonctionnaires corrompus » par les autorités américaines. Le président hondurien, Juan Orlando Hernandez, a notamment été mis en cause dans le cadre de la condamnation aux Etats-Unis de son frère pour trafic de drogue.Kamala Harris monte à bord d’Air Force Two, à son départ de Mexico, le 8 juin 2021. Le voyage fait partie de la promesse de l’administration Biden de mettre en œuvre une politique d’immigration plus humaine après l’approche intransigeante adoptée par son prédécesseur, Donald Trump.Des chantiers jugés prometteurs par plusieurs organisations mexicaines de défense des migrants, dont Sin Fronteras, qui se sont néanmoins alarmées, dans une lettre adressée lundi à Mme Harris, de « la militarisation des frontières ». Le Mexique, le Guatemala et le Honduras ont accepté, mi-avril, à la demande de Washington, de renforcer leurs dispositifs frontaliers pour bloquer en amont les flux d’illégaux. Dix mille soldats et gardes nationaux sont ainsi déployés dans le sud du Mexique, 1 500 policiers au Guatemala et 7 000 au Honduras. Mme Harris n’a pas commenté, mardi, ces mesures sécuritaires. En revanche, elle a précisé que le maintien de la règle des « expulsions express » n’avait « pas été évoqué » avec les présidents mexicain et guatémaltèque. Cette règle, instaurée par Donald Trump au nom des risques sanitaires liés au Covid-19, entraîne toujours le renvoi de clandestins au Mexique juste après leur arrestation aux Etats-Unis.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#guatemala#honduras#sante#migrantirrgulier#violence#trafic#frontiere#risquesanitaire#politiquemigratoire

    • Puisque la France a les yeux rivés sur l’Amérique, autant s’informer aux meilleures sources, comme avec l’ouvrage de Sylvie Laurent, Pauvre petit Blanc. Laurent est historienne et américaniste, et avec elle nous reprenons l’histoire du conflit racial aux USA.

      […]

      Laurent consacre beaucoup de pages à expliquer ce qu’est le privilège blanc, cette certitude de mériter les avantages dont on bénéficie et la crainte d’un jeu à somme nulle où un rattrapage des populations noires nuirait mécaniquement à ses intérêts de classe. L’historienne ne psychologise néanmoins pas à outrance la mauvaise foi et le refus de toute remise en cause de la part des membres d’un groupe social politiquement et économiquement dominant mais hétérogène. Et c’est heureux, puisque cette vision individualiste et moralisante a pris beaucoup d’importance dans les milieux radicaux.

      […]

      Alors que depuis des décennies la race se cachait derrière la classe, dans une vision par ailleurs confuse des rapports socio-économiques, cette extrême droite (dont des membres de l’élite républicaine, politiques et universitaires, ont fait le lit) est plus frontale. Son prisme principal est la race. Au moins les choses sont redevenues claires. Le propos est riche (cette chronique y fait encore moins honneur que d’habitude), les traductions sont précises et élégantes. Voilà un livre à lire de toute urgence avant de sortir ses idées reçues sur l’Amérique…

      Et interview de l’autrice dans Kiffe ta race :
      https://www.binge.audio/podcast/kiffetarace/pauvres-petit%25c2%25b7e%25c2%25b7s-blanc%25c2%25b7he%25c2%25b7s-alerte-au-

      #livre #recension #Sylvie_Laurent #États-Unis #Histoire #race #privilèges

  • Sciences : le déclin français s’accentue

    La #géopolitique de la science annonce souvent la géopolitique de demain. Il est donc utile de se plonger dans le dernier #rapport de l’#Observatoire_des_sciences_et_des_techniques. Il nous dit vers quoi le monde tend. Et permet aussi de dresser un bilan en un seul mot des politiques menées par Jacques #Chirac, Nicolas #Sarkozy et François #Hollande en (dé)faveur de la #recherche_scientifique publique : catastrophique.

    L’OST a donc publié, avant-hier, un rapport sur « La position scientifique de la France », fondé sur des chiffres couvrant la période 2005 à 2018. En quelques graphiques, commentés, il permet d’aller à l’essentiel.

    Un, le rouleau compresseur chinois (aidé par la Corée du Sud, l’Inde, le Brésil et l’Iran) fait reculer fortement la domination américano-européenne (plus le Japon) qui a marqué la #science_mondiale de la seconde moitié du 20ème siècle. Deux : les trois pays qui reculent le plus dans cette compétition sont le #Japon, la France et les #Etats-Unis. Trois : dans le cas de la France, le déclin annoncé par les contestataires des #réformes de la recherche scientifique publique des trois derniers quinquennats (pour Macron, il a continué dans la même ligne, mais les chiffres en seront connus plus tard) s’est produit.

    En 2018, les États-Unis, avec 19%, sont devancés par la Chine dont la part mondiale atteint 20 %. Suivent le Royaume-Uni (4,5 %), l’Allemagne (4,3 %), le Japon (3,9 %), l’Inde (3,8 %), l’Italie (3,0 %), la Corée du Sud (2,9 %) et la France (2,8 %).

    En 2018, j’avais souligné la vigoureuse « remontada » de la Chine, partie des tréfonds du classement mondial à la fin des années 1980. Et Le Monde avait fait sa Une avec mon article. Le mouvement ne s’est pas ralenti, et la Chine a dépassé les Etats-Unis en nombre d’#articles publiés bien avant ce qui avait été anticipé par les observateurs de la géopolitique de la science.

    pas jusqu’au ciel

    Mais, ronchonnerait un sceptique… et la qualité ? De la science. Eh bien, elle monte, elle monte. Pas jusqu’au ciel, mais…. au dessus de celle de la France. C’est ce qu’indique le graphique suivant qui montre les parts mondiales du top du top, les articles faisant partie du club très sélect du 1% des plus cités par les autres chercheurs après leur parution. Et dans ce 1%, si les Etats-Unis sont toujours en première place, ils sont désormais talonnés par une Chine qui augmente sa part à une vitesse sidérante.

    D’ailleurs, si l’on mesure cette qualité non par les articles les plus cités mais par le nombre de citations de l’ensemble des publications, la Chine est désormais au niveau de la moyenne mondiale, après une remontée aussi spectaculaire que celle de la quantité de sa production. Et si les Etats-Unis ont un impact supérieur de 25% à la moyenne mondiale, celui des publications chinoises était en 2017 au même niveau que celui de l’Allemagne, et un peu supérieur à celui de la France.

    Le déclin de la France

    La France recule. C’est incontestable. Les chiffres sont là. On peut toujours pinailler, contester la mesure, souligner qu’elle ne dit pas tout. Après tout, le champion toutes catégories du nombre d’articles publiés… c’est Didier Raoult, l’homme aux milliers d’articles la plupart publiés dans des revues qu’il contrôle et d’un intérêt scientifique médiocre.

    Les critiques de l’analyse bibliométrique comme mesure de la qualité de la science produite tant au plan individuel que collectif sont nombreuses et tout à fait bienvenues. La montée en puissance des pays émergents et surtout de la Chine va dans le sens de l’histoire et la fin de l’hégémonie de la triade USA/Europe/Japon sur la production de sciences est tout à la fois inéluctable et un moyen de rééquilibrer les puissances technologiques au niveau des démographies.

    Mais l’ironie de l’affaire est que c’est justement au nom d’une mesure de l’efficacité d’un système de recherche par une #bibliométrie simpliste, voire bête et méchante (si bête qu’elle calcule que Didier Raoult vaut deux fois Albert Einstein… ), que les pouvoirs politiques de droite et socialiste ont imposé les réformes des 15 dernières années. Du coup, au nom de quoi pourraient-ils maintenant prétendre à l’erreur de mesure, lorsqu’elle leur dit « vous avez eu tout faux ! »

    #Démissions massives

    Ce constat ne peut éluder les responsabilités de tous les gouvernements qui, depuis l’élection de Jacques Chirac en 2002, ont prétendu agir de manière vigoureuse pour réformer le système public de recherche au nom de l’#efficacité. Vigoureuse au point de susciter des contestations parfois spectaculaires – rappelez-vous la démissions massive des directeurs de laboratoires en 2004, ou les manifestations et grèves des universitaires en 2009 pour protester contre les réformes de Nicolas Sarkozy. Quant à François Hollande, après avoir beaucoup promis en 2012, il a beaucoup déçu de 2012 à 2017.

    Quant à la ministre d’Emmanuel Macron, Frédérique Vidal, elle fait autre chose que des provocations sur l’islamo-gauchisme qui ravagerait nos Universités. Elle poursuit la même politique. Médiocrement lorsqu’elle ment à nos parlementaires en prétendant que nos biologistes disposent des cryo-microscopes avec lesquels on peu élucider la structure en 3D du Sars-Cov-2 alors qu’ils les réclament en vain depuis des années. Et plus encore avec la loi sur la recherche dont on peut lire ici la colère qu’elle a soulevée.

    Le rapport de l’OST ne dit rien des causes de ce déclin. Dommage. Il agite le moindre insuccès des publications sortant des laboratoires… qui ont gagné les compétitions incessantes pour l’accès aux crédits. Constater que ceux qui sont mieux financés que d’autres produisent plus est pour le moins trivial. Il est certain qu’un athlète bien nourri court plus vite qu’un affamé. Ce rapport sonnera t-il le tocsin, alors que la biologie française a très peu contribuée à l’analyse du coronavirus et échoué à produire un vaccin ?

    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/02/25/sciences-le-declin-francais
    #science #France #déclin #recherche #université #facs #Chine #chiffres #statistiques #publications #publications_scientifiques

    • #StartUp_Nation : le modèle qui prédomine chez est le modèle américain. Former des chercheurs coute cher en effort de formation. Donc, l’idée est de garder le pognon pour débaucher les chercheurs déjà opérationnels formés à la charge des autres pays.

      Quant au modèle éducatif interne : en avoir selon ses moyens et obtenir une classe éduquée endettée, donc moins encline à faire chier et plus prompte à obéir.

      Est-ce que c’est tenable au long terme ? Non. Surtout si les pays pourvoyeurs se mettent à faire la même chose.

  • Kamala Harris appelle le Guatemala à s’attaquer aux causes de l’immigration clandestine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/08/kamala-harris-appelle-le-guatemala-a-s-attaquer-aux-causes-de-l-immigration-

    Kamala Harris appelle le Guatemala à s’attaquer aux causes de l’immigration clandestine. « La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison », mais le font parce qu’« ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux », a assuré la vice-présidente des Etats-Unis en visite au Guatemala, lundi.La première tournée internationale de la vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris, chargée du dossier de l’immigration clandestine, s’inscrit dans le cadre de la promesse du président Joe Biden d’adopter une politique migratoire plus « humaine » que celle de son prédécesseur républicain, Donald Trump.« La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison », mais le font parce qu’« ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux », a assuré, lundi 7 juin, au Guatemala Mme Harris, appelant le pays à collaborer pour s’attaquer aux causes de l’immigration clandestine aux Etats-Unis. « Il est dans notre intérêt collectif que nous travaillions ensemble là où nous pouvons trouver la possibilité de résoudre des problèmes de longue date », a-t-elle déclaré lors d’une table ronde avec le président guatémaltèque, Alejandro Giammattei.
    La vice-présidente des Etats-Unis a souligné le besoin de donner « un sentiment d’espoir » et affirmé que « l’aide est en route » dans une région durement touchée par le Covid-19, la violence et la pauvreté exacerbées en 2020 par le passage de deux ouragans. Or selon elle, « l’espoir n’existe pas en soi. Il doit être associé à des relations de confiance, il doit être associé à des résultats tangibles » afin de « convaincre les gens qu’il y a une raison d’espérer en leur avenir ».Dans un pays où près de 60 % des 17 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, M. Giammattei a souligné la « nécessité de construire des murs de prospérité, en particulier dans les départements proches de la frontière avec le Mexique », en créant des emplois.Mme Harris a adressé un message aux candidats au voyage clandestin : « Ne venez pas. Ne venez pas. Les Etats-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières… Si vous venez à notre frontière, vous serez refoulés », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse commune.Elle a également annoncé la création d’un groupe de travail conjoint sur la contrebande et la traite des êtres humains, la mise en place d’un programme économique pour les femmes, ainsi qu’un groupe de travail anticorruption destiné à former les procureurs guatémaltèques à retracer l’itinéraire de l’argent de la corruption transnationale. « Nous avons parlé de l’importance de lutter contre la corruption et d’avoir un système judiciaire indépendant », a souligné Mme Harris, annonçant par ailleurs l’envoi par les Etats-Unis de 500 000 doses de vaccins contre le Covid-19 au Guatemala.
    Le nombre de personnes sans papiers arrêtées à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis a atteint en avril son plus haut niveau depuis quinze ans. Parmi ces plus de 178 600 migrants, dont des mineurs arrivés seuls, 82 % venaient du Mexique et du triangle du Nord de l’Amérique centrale – Guatemala, Honduras et Salvador. Mardi, la vice-présidente doit se rendre au Mexique pour rencontrer le président Andres Manuel Lopez Obrador.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#guatemala#honduras#salvador#mexique#sante#pandemie#pauvrete#violence#immigrationclandestine#politiquemigratoire#traite#frontiere

  • L’enfance du #genre
    https://laviedesidees.fr/Tey-Meadow-Trans-Kids.html

    À propos de : Tey Meadow, #trans Kids. Being Gendered in the Twenty-First Century, University of California Press. La prise en charge des enfants trans aux #États-Unis pousse le monde médical à s’émanciper progressivement d’une conception schématique du genre. L’enquête ethnographique de Tey Meadow auprès de cette population permet de saisir les acteurs en prise avec cette transformation.

    #Société #enfance
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210607_transkids.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210607_transkids.docx

  • L’histoire s’est arrêtée… à #Wounded_Knee

    Retour sur le #massacre de Wounded Knee, au cœur du #Dakota_du_sud, le 29 décembre 1890, lorsque 300 #Sioux Lakota, femmes et enfants compris, furent tués par le 7e régiment de cavalerie de l’#armée américaine. Avec l’historien et archéologue #Laurent_Olivier, auteur d’un livre sur le sujet.

    https://www.franceculture.fr/emissions/carbone-14-le-magazine-de-larcheologie/lhistoire-sest-arretee-a-wounded-knee

    #génocide_Amérindien #amérindien #états-unis_d'Amérique #radio #podcast

  • Genève se mobilise pour réclamer la libération de Julian Assange Chams Iaz

    « Il a perdu sa liberté pour protéger la nôtre ». Plusieurs personnalités genevoises emmenées par la compagne du lanceur d’alerte déclenchent ce vendredi un « Appel de Genève » pour que Londres le libère et pour qu’il puisse être accueilli, en Suisse ou ailleurs


    De gauche à droite : le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture Nils Melzer, l’avocat de Julian Assange Antoine Vey et la fiancée du lanceur d’alerte, Stella Morris — © KEYSTONE/Magali Girardin

    « Son seul crime est d’avoir dit la vérité », martèlent tour à tour les signataires de l’Appel de Genève. Cette pétition https://www.change.org/p/la-justice-du-royaume-uni-gen%C3%A8ve-lance-un-appel-pour-lib%C3%A9rer-assan , lancée ce vendredi 4 juin, demande « la libération immédiate » de Julian Assange, le lanceur d’alerte et fondateur de Wikileaks retenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à Londres, depuis le 11 avril 2019 – jour de son arrestation à l’ambassade d’Équateur. Julian Assange venait déjà de vivre sept années enfermé dans cette ambassade, où il s’était réfugié pour éviter l’extradition vers la Suède, qui le réclamait pour viol, un dossier depuis classé.

    Le fondateur de WikiLeaks est aujourd’hui menacé d’extradition vers les Etats-Unis. Là-bas, il risque une peine de prison de 175 ans. En cause, son ONG fondée en 2006, Wikileaks, cette plateforme internet développée par l’Australien pour permettre à tout citoyen de publier anonymement des documents compromettants sur une société, une organisation ou un gouvernement. C’est grâce à celle-ci que des centaines de milliers de câbles diplomatiques ont pu être publiés dès 2010 en partenariat avec des médias internationaux dont  The New York Times, The Guardian, Der Spiegel, Le Monde et El País.

    Et parmi ceux-ci : des milliers de documents confidentiels du Département d’Etat américain et du Pentagone. Julian Assange a notamment révélé les bavures commises par l’armée américaine en Irak ou en Afghanistan, ou encore les mauvaises conditions de détention à Guantanamo. Pour les Etats-Unis, il a surtout mis en péril la vie d’individus ayant fourni des informations à l’armée ou à la diplomatie américaine.

    C’est pourquoi le Ministère américain de la justice réclame son extradition auprès du gouvernement britannique. La juge en charge de ce dossier a déjà opposé un premier refus, le 6 janvier 2021, invoquant le risque de son suicide, et a décidé de le maintenir en détention sur son territoire en attendant l’examen de l’appel demandé par les Etats-Unis. La date exacte de cette procédure est toujours inconnue.

    Six demandes
    Dans l’attente, plusieurs institutions et personnalités genevoises ont donc décidé de s’unir ce vendredi 4 juin, aux Bains des Pâquis, pour soutenir Julian Assange et rappeler ses mauvaises conditions de détention. Parmi les figures mobilisées figurent la compagne du lanceur d’alerte l’avocate britannique Stella Morris, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture Nils Melzer, la maire de Genève Frédérique Perler, l’ancien directeur du CICR Yves Daccord, le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga, le secrétaire général de l’ONG Reporters Sans Frontières Christophe Deloire, l’ex-député Jean Rossiaud et le directeur exécutif du Club suisse de la presse Pierre Ruetschi.

    Ce dernier estime que « cet Appel de Genève est avant tout un appel citoyen » et que le lieu de cette conférence de presse est particulièrement symbolique. « Genève, ville où siège le Conseil des droits de l’homme, ville humanitaire, ville de paix et de négociation, ville qui accueillera le 16 juin les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine : c’est ici que les choses se décident, c’est ici que nous exigeons la libération de Julian Assange. »

    Dans leur pétition, les signataires s’adressent à plusieurs interlocuteurs « au nom des valeurs promues par les organisations de défense des droits humains basées à Genève ». Ils demandent ainsi aux autorités britanniques de refuser l’extradition de Julian Assange et de lui rendre sa liberté, au gouvernement américain de renoncer aux poursuites engagées contre lui, aux organisations internationales et aux ONG d’user de leurs compétences et autorités pour contribuer à le faire libérer, aux médias de continuer à informer sur sa situation, aux peuples de le soutenir, enfin à tous les Etats démocratiques de lui assurer un refuge.

    Un visa humanitaire
    Frédérique Perler, maire de Genève, s’associe « pleinement » à cet appel, souligne-t-elle. « Julian Assange est le symbole de la persécution politique et judiciaire insensée dont les lanceurs d’alerte peuvent être victimes. Il a dû fuir, s’exiler et vivre caché pour nous avoir informés. Il a perdu sa liberté pour protéger la nôtre. » Le conseilleur aux Etats Carlo Sommaruga déclare son indignation face « aux crimes commis prétendument pour le maintien de la démocratie » et « aux turpitudes commises à l’insu des citoyens. » Pour le socialiste, il est du devoir de la Suisse de « protéger les nouveaux dissidents qui agissent désormais dans le monde virtuel. »

    Sur ce sujet, l’ancien député du grand conseil genevois Jean Rossiaud réitère son idée d’accorder à l’Australien un visa humanitaire. « Les députés ont déjà voté cette résolution, donc Genève est prête à l’accueillir, dit-il. Sauvons-le de la torture, amenons-le dans un hôpital pour le soigner, et ensuite, grâce à ce visa il pourra choisir ce qu’il veut faire et où aller. Le plus important est qu’il soit libre et qu’il puisse recouvrer sa santé et son état mental. »

    Confiné, puis incarcéré depuis plus de dix ans, Julian Assange a vu son état de santé physique et mental se dégrader, rapportent régulièrement des observateurs ou proches. Sa compagne Stella Morris confie craindre pour sa survie. Pour elle, son mari et père de ses deux enfants sortira de prison soit en homme libre, soit mort. « Julian n’est pas simplement un nom ou un symbole ; c’est un homme, un être humain et il souffre. On le cache, on tente de le faire taire, mais il se bat », insiste-t-elle.

    Bouleversée par la statue de son compagnon réalisée par le sculpteur Davide Dormino érigée aux Bains des Pâquis, au côté de celle d’Edward Snowden et de Chelsea Manning, elle poursuit : « Il est en cellule pour avoir divulgué des preuves concrètes sur des crimes commis par le même pays qui tente aujourd’hui de l’extrader. Joe Biden, qui sera bientôt ici, doit cesser cette folie ».

    Source : https://www.letemps.ch/suisse/geneve-se-mobilise-reclamer-liberation-julian-assange

    #wikileaks #assange #julian_assange #surveillance #snowden #actualités_internationales #nsa #internet #etats-unis #censure #usa #cablegate #journalisme #activisme #julianassange #liberté

  • Huge border influx brings fears of grim summer for migrant deaths - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/national-security/summer-migrant-deaths-southern-border/2021/06/03/a03d7bb8-c3a6-11eb-8c34-f8095f2dc445_story.html

    Huge border influx brings fears of grim summer for migrant deaths
    A March image from the Brooks County Sheriff’s Office in Texas shows human skeletal remains.
    A sharp increase in the number of people crossing into the United States through remote desert areas along the U.S.-Mexico border has officials and rights advocates worried that this summer will be especially lethal, with the potential for a spike in migrant deaths.Much of the Biden administration’s border response in recent months has centered on caring for the unaccompanied minors who have arrived in record numbers, along with parents traveling with children. Those groups do not typically attempt to evade capture, and they usually seek out U.S. agents after crossing the border to request humanitarian protection.
    Adult migrants continue to be the largest share of border crossers, however, and smuggling guides often send them through rugged desert and mountain areas where deaths from exposure rise with extreme heat. U.S. agents took more than 111,000 single adult migrants into custody in April, the highest total in more than a decade, and the number increased again in May, according to preliminary enforcement data.
    “It’s going to be a brutal summer,” said Don White, a sheriff’s deputy in rural Brooks County, Tex., where hundreds of migrants have died over the past decade attempting to skirt a Border Patrol highway checkpoint by walking miles through the brush.
    White said the county has recovered 34 bodies and human remains this year on the vast cattle ranches where migrants often become lost and dehydrated in 100-degree heat and harsh terrain. “I’ve never seen so many people coming through,” White said. “It’s just crazy right now.”In southern Arizona, more migrants have been traveling north along treacherous routes typically used by drug smugglers and other hardened crossers, putting them in greater peril, U.S. Customs and Border Protection officials say. The agency is on pace to make more than 10,000 rescues during fiscal 2021, twice the number recorded in 2019 and 2020, CBP data shows.
    Advertisement“Many of our rescues are now pushing up to the mountain regions, which used to be exclusively narcotics traffic,” said Michael Montgomery, the head of CBP’s Air and Marine Operations, at a recent border safety event to discourage migrants from attempting the journey.
    “Now we’re seeing more mixed traffic, people traveling at night, stumbling over rocks, falling over cliffs,” Montgomery said. “There is no soft place to fall in the mountains.”CBP will have a helicopter rescue team with a paramedic on standby in Arizona for the summer, he said.Border officials acknowledge that the increase in single adult migrants is partly driven by higher numbers of repeat or “recidivist” crossers attempting the journey. Since March 2020, authorities have relied upon Title 42 of the U.S. health code to quickly return most adult migrants to Mexico.
    The Biden administration has kept the Trump-era policy in place, describing Title 42 as an essential tool to prevent the spread of the novel coronavirus in detention cells and border communities hit hard by the pandemic. But the turn-back approach has essentially removed the threat of criminal penalties or jail time, and smugglers are capitalizing by sending migrants to try again and again.Those who successfully evade capture along the border also face lower risk of arrest once they arrive at their U.S. destinations. Arrests by U.S. Immigration and Customs Enforcement have dropped to the lowest levels on record in recent months under the Biden administration, the latest figures show.
    Then there are the border crossers that agents are unable to interdict. In recent months, CBP officials have reported more than 1,000 “got away” incidents per day in which agents detect an illegal crossing without making an arrest. The expanded use of technology and sensors along the border has made it easier for CBP to know when someone enters, but officials say they don’t have enough agents to manage the volume of people arriving in recent months.White, the sheriff’s deputy, said he sees fewer U.S. agents patrolling the ranch roads and dirt tracks through Brooks County. “Border Patrol hasn’t been in the brush as much due to processing the turn-ins,” he said, referring to the families and children who surrender to agents after crossing the Rio Grande to start the asylum-seeking process.That means agents won’t be able to find as many migrants in distress, White said. “My guys will be carrying extra IV bags this summer for the ones we may find,” he said.CBP does not maintain a single, centralized tally of exposure deaths and human remains recovered, because the majority of forensic services are handled by county sheriffs and coroners in border districts.The Pima County medical examiner’s office, which is responsible for most of southern Arizona, encountered 220 remains last year, the highest in a decade. “2021 looks like it will be pretty significant as well,” Greg Hess, the county medical examiner, said in an interview. “We tend to have a bell curve over the hotter months.”
    Dangerous crossings have also increased in California, where smugglers are sending migrants through rugged mountains between the Imperial Valley and San Diego, authorities say.CBP officials have urged migrants to keep cellphone batteries charged and to try calling 911 if they become lost. The agency has placed rescue beacons and placards in Spanish and Mandarin along crossing routes, with instructions and GPS coordinates for migrants in distress who need help.“It places a great burden on CBP to respond to remote, treacherous areas to rescue migrants placed in this perilous situation,” said Salvador Zamora, a retired Border Patrol official and former spokesman for the agency. “We have to launch massive search-and-rescue efforts, and when someone is in a deteriorating state, you’re racing against the clock to reach that location and provide lifesaving measures.”
    (...)
    The Trump administration added hundreds of miles of steel border barriers in the Arizona desert to deter crossings, but officials say the barriers have made little difference in terms of where they are encountering bodies or human remains.Between 1990 and 2020, the remains of at least 3,356 migrants were recovered in southern Arizona, according to a report published in April by the University of Arizona’s Binational Migration Institute. Daniel Martinez, a sociologist who is one the report’s lead authors, said the intensification of enforcement by the Border Patrol in Arizona has “increased the lethality of migration.”CBP strategies that redirect migrants to more remote areas are intentionally seeking to deter crossings by increasing “the rate of death and suffering along the border,” Martinez said in an interview.
    CBP declined an interview request, but officials highlight their extensive rescue efforts to deflect criticism that U.S. border infrastructure is designed to be deadly.Martinez noted that there has been a marked increase in rescues and recovery operations in the mountains north of the Lukeville, Ariz., area, one the border segments where the Trump administration added long stretches of 30-foot-barriers. Smugglers wielding demolition tools and power saws have been cutting through at particularly high rates along that span, according to agents, requiring frequent repairs.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#sante#frontiere#morbidité#letalite#enfermement#retention#controle#politiquemigratoire

  • Etats-Unis : « Les restrictions de voyage sont devenues un régime discriminatoire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/01/etats-unis-les-restrictions-de-voyage-sont-devenues-un-regime-discriminatoir

    Etats-Unis : Au moment où les pays de l’UE s’apprêtent à faciliter l’accès à l’espace Schengen aux Américains vaccinés, il est essentiel que l’administration Biden assouplisse les conditions d’accès à son territoire pour les citoyens européens, estime, dans une tribune au « Monde, la politiste Célia Belin.
    En juin, les Etats européens rouvriront leurs frontières aux voyageurs américains vaccinés, un assouplissement non contraignant décidé à vingt-sept, sur proposition de la Commission européenne. La France travaille à une ouverture avant la mi-juin, une fois mis en place un système de vérification vaccinale, encore à l’étude. Pour les Américains interdits de séjour en Europe depuis quinze mois, c’est un soulagement. Non seulement les plages de la Méditerranée leur seront accessibles, mais ils pourront aussi librement retrouver leurs proches. Les Européens, eux, n’ont pas cette chance, et des milliers de familles, de couples et de proches restent séparés par un océan.
    Les restrictions mises en place par proclamation présidentielle américaine en mars 2020, pour limiter le nombre de voyageurs entre les Etats-Unis et l’Europe, sont toujours en vigueur. Brièvement résiliées par le président Trump à son départ en janvier, elles ont été immédiatement réinstaurées par Joe Biden, qui a fait de la lutte contre le Covid-19 la priorité de son administration. A ce jour, l’entrée aux Etats-Unis reste interdite aux voyageurs « physiquement présents au cours des 14 derniers jours » dans l’espace Schengen, au Royaume-Uni et en Irlande, sauf en cas d’attribution d’une national interest exception [exception d’intérêt national].
    Binationaux, titulaires de carte verte, diplomates, journalistes et étudiants ont un droit d’entrée automatique, tandis que les national interest exceptions sont attribuées au cas par cas aux travailleurs « apportant un soutien vital aux secteurs d’infrastructures critiques ». Pour les autres, voyageurs d’affaires ou de tourisme, investisseurs, salariés en poste aux Etats-Unis, créateurs d’entreprise, visiteurs d’échange, dizaines de milliers d’expatriés avec carrière dans un pays et famille dans l’autre, l’interdiction d’entrée n’a connu aucun répit depuis quinze mois. Etre titulaire d’un visa de long séjour lié à un statut ou une activité professionnelle n’ouvre pas pour autant le droit d’entrer aux Etats-Unis. Soumis au même régime que les touristes, ces Européens titulaires de visas dits non-immigrants doivent demander une national interest exception pour pouvoir retourner aux Etats-Unis, ce qui, le plus souvent, leur est refusé. En outre, les services des visas des consulats américains en Europe fonctionnent en régime réduit depuis des mois. D’après le site du département d’Etat, le délai actuel d’attente pour un rendez-vous pour un visa non-immigrant est de 98 jours à Berlin, 165 jours à Madrid, 372 jours à Paris et 999 jours à Rome.
    Acceptées au début de la pandémie de Covid-19 comme une réalité douloureuse mais inévitable, les restrictions de voyage sont devenues un régime discriminatoire, bloquant les populations dans des situations kafkaïennes. Certains renoncent à rendre visite à un parent gravement malade en Europe, sous la menace de ne pouvoir revenir dans le pays où ils ont leur emploi, leurs enfants ou leur conjoint. D’autres se retrouvent coincés pendant des mois en Europe faute d’obtenir un rendez-vous à l’ambassade pour renouveler leur visa, alors même qu’ils continuent de payer leurs impôts aux Etats-Unis.
    Des travailleurs sous visa valide passent quinze jours dans des pays tiers (Mexique, Colombie, Turquie) pour contourner l’interdiction, accroissant leur risque de contamination. Relayés sur les réseaux sociaux par les hashtags #LoveIsNotTourism, #Test4Travel ou #LiftTheTravelBan, des milliers de drames personnels racontent l’isolement, l’angoisse et le désespoir d’individus pris au piège d’une situation qui a trop duré.
    Lire aussi Covid-19 dans le monde : l’Europe lève progressivement les restrictions, malgré la menace du variant indien
    Avec la décision des membres de l’Union européenne d’ouvrir leurs frontières aux Américains vaccinés, l’asymétrie de traitement ne va faire que s’accentuer. Pressés de faire revenir la manne touristique américaine, les Européens n’ont pas attendu l’obtention d’une garantie de réciprocité de la part des Etats-Unis. Le 12 mai, Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, assurait que l’Europe exigerait des pays vers lesquels elle s’ouvre une « situation sanitaire solide, une preuve fiable de vaccination ou de test, et la réciprocité ». Toutefois, alors que la position française et ses modalités restent à définir, l’Europe se dirige vers une réouverture aux Américains sans contrepartie.
    Pour autant, les leaders européens doivent continuer de défendre leurs compatriotes auprès des autorités américaines. A court terme, l’Europe doit demander un assouplissement des conditions de délivrance des national interest exceptions, pour qu’elles soient attribuées automatiquement aux voyageurs sous visa, qu’ils soient visa d’échange, immigrant ou non-immigrant. Les services consulaires américains en Europe doivent également reprendre une gestion normale des processus de visa, afin de remédier au goulet d’étranglement actuel. A moyen terme, les Européens doivent encourager les Etats-Unis à énoncer les critères sanitaires qui déterminent la levée ou le maintien des restrictions, afin de visualiser un horizon de réouverture. A long terme, Européens et Américains doivent travailler ensemble à des protocoles sanitaires durables qui construiront l’industrie du voyage de demain. A ce jour, des restrictions d’entrée aux Etats-Unis affectent aussi les voyageurs en provenance de Chine, d’Iran, du Brésil, d’Afrique du Sud et d’Inde. En outre, la diffusion du variant indien inquiète les autorités sanitaires, américaines comme européennes. Mais perdure depuis près de quinze mois une situation bureaucratique discriminatoire, qui touche en premier lieu les personnes qui constituent le maillage social et économique qui lie nos sociétés. Alors que le président Biden se rend en Europe mi-juin pour une série de sommets mettant en valeur l’engagement américain envers ses alliés, la levée, au moins partielle, des restrictions de voyage à l’égard des Européens serait un geste fort, préalable à la relance de la coopération transatlantique

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#sante#politiquemigratoire#expatrié#binationaux#visas#variant#discrimination#restrictionsanitaire#frontiere#circulation

  • US expats plead for vaccine help in viral Thailand - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/05/us-expats-plea-for-vaccine-help-in-viral-thailand

    US expats plead for vaccine help in viral Thailand. US Embassy in Bangkok turns a deaf ear to expat cries for vaccines while China mass vaccinates its nationals in the kingdom
    – Some of President Joe Biden’s and his predecessor Donald Trump’s most active boosters in Southeast Asia have joined forces, demanding the US State Department vaccinate all American expats in Thailand as a model for international distribution, instead of discriminating against them. “Biden has publicly announced that all Americans now have access to vaccines, but the government and State seem to have forgotten about us Americans living abroad,” said the chair of Democrats Abroad in Thailand, Paul Risley.
    “What are we, chopped liver? “These are vaccines, offered for free to all in the US, and most of them have been manufactured with taxpayer dollars.”Some worried American expats plan “to fly back to the US, costly and risky travel that might bring variants back to the US,” Risley said.Americans arriving from Bangkok may have to stay in the US for at least a month, to get two shots of an approved vaccine. “Some Americans may simply be too old to make the long flights, and journey, back to the US,” he said. In addition to air tickets and other travel expenses, freshly vaccinated Americans would “then have to pay for mandatory two-week hotel quarantine” back in Thailand.
    White House Press Secretary Jen Psaki says the US has not historically provided private health care for its citizens abroad. “We have not historically provided private healthcare for Americans living overseas, so that remains our policy,” White House Press Secretary Jen Psaki told reporters in May.
    The State Department said in December, “If a US citizen wants to return to the United States, but does not have access to sufficient funds for the cost of the ticket, the Department of State is able to offer a loan to cover the cost of a flight home.”A recent State Department’s official “Q & A” travel advisory, highlighted its own possible Catch-22:“If airlines start requiring Covid-19 vaccination to travel – or the US government starts requiring vaccination or negative tests to enter the United States – will US citizens get stranded abroad? How will the State Department help them?”The State Department answered itself, “We urge US citizens traveling, or resident abroad, to make their own arrangements regarding their medical care.”Reuters reported on April 16 that the State Department said it had shipped vaccinations to 220 American embassies and consulates worldwide for their diplomats and other employees.
    Democrats Abroad signed an unprecedented joint appeal with its arch-rival Republicans Overseas Thailand, plus the Veterans of Foreign Wars Post 12074, and the American Women’s Club of Thailand, addressed to Secretary of State Antony Blinken on May 6.They suggested Thailand as a pilot location, for global vaccination of Americans abroad.“Fulfill the pledge made by President Biden to make coronavirus vaccines available to all Americans,” the letter said.An estimated nine million private American citizens do not live in the US, including tens of thousands in Thailand. Many pay US taxes, vote, and often visit their American hometowns.“In this particular case, all of us are on board,” Tony Rodriguez, vice president of Republicans Overseas Asia, told US-government broadcaster Voice of America (VOA).“Obviously, there’s plenty of vaccines in America. Just get them on a plane and fly them over,” Rodriguez said.American expats are demanding US-made Pfizer and Moderna, seen as the best vaccines, be distributed to them via the American Embassy in Bangkok and Consulate in Chiang Mai, a northern city.The US Centers for Disease Control and Prevention operates its biggest overseas facilities in Bangkok. Some expats and Thais are also envious of China’s bold program to mass vaccinate Chinese citizens currently in Thailand and elsewhere – contrary to virtually every other foreign government’s inhospitable international Covid-19 treatment of its expats.While Thailand’s total pandemic death toll neared 1,000 people, Bangkok told all expats to wait. A medical worker inoculates a woman with the Sinovac vaccine in Bangkok. Americans in Thailand are demanding Pfizer or Moderna jabs.“The Health Ministry plans to vaccinate Thais first,” Bangkok Metropolitan Administration’s Health Department director Panruedee Manomaipiboon announced on May 14.
    “We will try our best to vaccinate Thais within two months – namely June and July – and then try to open foreign resident registration in August.”
    About one million Thais and others have already received AstraZeneca jabs. (...) Beijing scored another diplomatic and financial success when a government-controlled corporation arranged to sell China’s second vaccine – Sinopharm – to the Chulabhorn Royal Foundation, which is sponsored by King Maha Vajiralongkorn’s sister, Princess Chulabhorn.(...) Risley meanwhile is campaigning hard. He told VOA’s Thai language broadcast, “Americans who live abroad need to be vaccinated, for the same reasons that Americans who live in the United States need to be vaccinated.“It’s the only way to stop Covid-19.”

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#etatsunis#chine#sante#vaccination#expatrie#santepublique#vaccination#inclusion

  • Retracer la vie, écrire l’histoire
    https://laviedesidees.fr/Kirsten-Fischer-American-Freethinker.html

    À propos de : Kirsten Fischer, American Freethinker. Elihu Palmer and the Struggle for Religious Freedom in the New Nation, Philadelphie, University of Pennsylvania Press. La biographie de Elihu Palmer, libre penseur nord-américain du XVIIIe siècle, fait revivre les conflits intellectuels et spirituels au temps où la jeune #république cherche à fixer le sens de notions de démocratie, de libre expression, de liberté de #conscience et de #religion.

    #Histoire #États-Unis #liberté #liberté_d'expression
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210526_narvaez.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210526_narvaez.docx

  • Taxe sur les multinationales Fiscalité mondiale : le projet Biden subit un revers avec l’Irlande

    L’Irlande, qui se targue d’avoir un taux d’imposition sur les sociétés parmi les plus bas au monde, a dit mardi son opposition au projet américain de taxer les bénéfices des multinationales à hauteur d’au moins 15%.

    L’Irlande a jeté un froid mardi sur le projet de Joe Biden de taxer les bénéfices des multinationales d’au moins 15% à l’échelle mondiale au moment où un consensus semblait se dessiner au G7.

    Le ministre des Finances irlandais Paschal Donohoe a déclaré que son pays n’avait pas l’intention d’augmenter son taux d’imposition sur les sociétés qui est l’un des plus bas au monde, rejetant du même coup la proposition américaine dévoilée la semaine dernière par la secrétaire au Trésor Janet Yellen. « Nous avons des réserves vraiment importantes concernant un taux d’imposition minimum mondial à un niveau tel que cela signifierait que seuls certains pays, et certaines grandes économies, pourront bénéficier de cette base », a expliqué le ministre à la chaîne britannique Sky News.

    L’Irlande ne fait pas partie du G7. Mais le pays, qui applique un taux de 12,5% et attire ainsi de nombreuses grandes entreprises du monde entier, est un acteur-clé dans les discussions qui se déroulent sous l’égide de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

    « Un plancher »
    La semaine dernière, Janet Yellen avait souligné que 15% était « un plancher » et que les discussions allaient se poursuivre avec l’objectif d’être « ambitieux » et « d’augmenter ce taux ». C’est la première fois que Washington proposait formellement un taux.

    La suite : https://www.letemps.ch/economie/fiscalite-mondiale-projet-biden-subit-un-revers-lirlande
     #usa #etats-unis #états-unis #biden #joe_biden #fiscalité #Janet_Yellen #G7 #Irlande

  • New Zealanders Are Flooding Home. Will the Old Problems Push Them Back Out? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/05/24/world/asia/new-zealand-return-covid.html

    New Zealanders Are Flooding Home. Will the Old Problems Push Them Back Out? More than 50,000 have escaped the pandemic by moving back, offering the country a rare chance to regain talented citizens. But they are confronting entrenched housing and employment challenges.
    WELLINGTON, New Zealand — Like many New Zealanders before her, Cat Moody chased the broader horizons of life abroad, unsure if she would ever return to a homeland she saw as remote and limiting.But when the pandemic arrived, it “changed the calculus” of what she valued, she said. Suddenly, fresh air, natural splendor and a sparse population sounded more appealing, as did the sense of security in a country whose strict measures have all but vanquished Covid-19.In February, Ms. Moody, 42, left her house and the life she had built in Princeton, N.J., and moved back to New Zealand with her husband, a U.S. citizen. She is among more than 50,000 New Zealanders who have flocked home during the pandemic, offering the country a rare opportunity to win back some of its best and brightest.
    The unexpected influx of international experience and connections has led to local news reports heralding a societal and industrial renaissance. Policymakers are exhorting businesses to capitalize on the “fundamental competitive advantage” offered by the country’s success against the coronavirus. The question is how long the edge will last. While New Zealand may look from the outside like a liberal Eden, those returning to the country face some of the same pressures that provoked their departure, like sky-high housing costs, lagging wages and constricted job prospects.
    Given those issues and others, one out of every six New Zealanders lives abroad, a million people in all. Successive governments have pledged, without much success, to find ways to stanch the flood.For many, higher salaries, particularly in neighboring Australia, are a distinct draw. Another powerful force is the intractable housing shortage in New Zealand, which has vexed the current government, led by Jacinda Ardern, and its predecessors.New Zealand’s median house price increased by 19 percent in the 12 months that ended in April, and now stands at $576,000, or 800,000 New Zealand dollars, more than 60 percent higher than in the United States. Treasury figures released on Thursday project that house prices will peak in the middle of this year.
    Some of those who have returned to New Zealand will leave again as soon as the pandemic ends. Such was the lure last year of a coronavirus-free summer spent at crowded beaches and festivals that the government imposed quarantine fees starting at more than $2,000 on New Zealanders intending to make only short visits.And among those who intend to stay long term, many are cleareyed about the challenges.They had always planned to return to New Zealand Ms. Imam said. Their move was hastened not only by Covid-19 but also by the presidency of Donald J. Trump and the United States’ unresolved systemic racism, highlighted by last summer’s Black Lives Matter protests.
    Spending time overseas has long been a rite of passage for young New Zealanders like Ms. Imam. A large number — including, in her youth, Ms. Ardern — stay abroad only as long as visas or funds allow. But thousands of New Zealanders migrate overseas each year with little intention of returning — at least before starting a family or retiring, and therefore ending the hunt for faster-paced careers or higher wages abroad.The country typically posts a net loss of thousands or tens of thousands of citizens each year, with its overall population growth fueled by migrants. The pandemic has brought a stark reversal. In 2020, New Zealand posted a yearly net gain of thousands of citizens for the first time since the 1970s, the country’s statistics bureau said.Modeling by the bureau projects that 23,000 of the New Zealanders who returned home from living abroad during the year ending in March 2021 will stay for at least 12 months. By contrast, 7,800 citizens moved overseas. The Ardern government has announced no specific measures aimed at retaining citizens who return. But it is using its border shutdown as a moment to “reset” its immigration priorities, saying on Monday that it would loosen controls for wealthy investors while curtailing temporary visas for the migrants the country has long relied on as citizens moved away.
    Image Lamia Imam, a New Zealander, and her American husband, Cody Sandel. They had always planned to return to New Zealand, but their move was hastened by the pandemic and the political situation in the United States.Lamia Imam, a New Zealander, and her American husband, Cody Sandel. When the pandemic first struck, Ms. Moody and her husband were determined to remain in Princeton, she said. She was undergoing in vitro fertilization, and her husband was applying to American medical schools.
    Ms. Moody, who worked for the World Bank and the consulting firm Deloitte during her time abroad, said it was important that she “not feel like I’m trapped, career-wise or physically or psychologically.” If she returned to New Zealand, she said, “I was scared I would lose that outward-looking global connection.” But as the pandemic dragged on, the couple’s reasons for staying in the United States dwindled, and early this year they moved back to Auckland. They are so certain they will remain, despite the lower wages and less affordable housing, that Ms. Moody’s husband has begun the lengthy process of training as a doctor locally.
    Wages in her field are about 20 percent lower in New Zealand than in the United States, Ms. Moody said, so she has kept her job as the global head of leadership for the strategy firm OneLeap, headquartered in London. She is among many newly returned New Zealanders who hope to retain their overseas salaries for as long as they can.Time zone differences mean workdays in New Zealand and the United States or Europe scarcely overlap. Those working remotely are relying on a new willingness from their multinational employers to consider making flexible work arrangements permanent.For people returning to New Zealand in hope of finding work in the public sector, as Ms. Imam had planned, salaries are constrained. The government announced this month that wage increases would be prohibited for the next three years for those earning more than $71,000 and tightly restricted for those earning above $43,000.What New Zealand is now offering her — a caution that led Ms. Ardern to shut down the country before the virus spread out of control — is what she had craved for the past year as the United States’ at times cavalier response to the pandemic led to disaster.But she worries that New Zealand’s approach has not left it a clear route to rejoining the world. Fewer than 153,000 people in the country of five million have received both doses of a Covid-19 vaccine, and Australians and residents of the Cook Islands are the only non-New Zealanders who can visit. Ms. Imam, who worked in communications for the computer company Dell in the United States, said that New Zealand’s reputation abroad was better than it deserved.Still, she said that new government policies, such as paid leave for women who have miscarriages, had convinced her that the “project that is New Zealand” was worth returning for.“At least we’re doing something right,” she said. “I want to be part of that.”

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#australie#etatsunis#emigration#retour#pandemie#sante#vaccination#politiquemigratoire