• UN official leaked confidential files to ’Israel’ : DSN report | Al Mayadeen English
    https://english.almayadeen.net/news/politics/un-official-leaked-confidential-files-to--israel---dsn-repor

    Quelle surprise !

    A UN official who now leads UNICEF’s Washington office spent years secretly feeding confidential United Nations documents and internal deliberations to Israeli diplomats, according to a new investigation published by Drop Site News on Wednesday. 

    The outlet reviewed a hacked archive of emails belonging to Ron Prosor, the Israeli regime’s former permanent representative to the UN.

    The correspondence, spanning 2014 and 2015, shows Yahav Lichner, then an official at the UN Population Fund, repeatedly sharing classified reports, pre-release material, and private accounts of meetings involving senior UN officials, including then-Secretary-General Ban Ki-moon.

    How the archive surfaced
    Drop Site News reported that the emails were obtained by the Iranian hacking group Handala, and later published online by the whistleblower platform Distributed Denial of Secrets.

  • U.S. Billion-Dollar Weather and Climate Disasters

    Climate Central maintains this comprehensive database tracking U.S. weather and climate disasters since 1980 where overall damages/costs reached or exceeded $1 billion (including Consumer Price Index (CPI) adjustment to 2026). As of June 2026, the U.S. has sustained 438 such events, with a total cost exceeding $3.2 trillion.

    https://www.climatecentral.org/_next/image?url=%2F2026-billion-dollar-disasters-graphic.png

    https://www.climatecentral.org/climate-services/billion-dollar-disasters
    #prix #coût #changement_climatique #catastraphes_climatiques #économie #USA #Etats-Unis #cartographie #chiffres #statistiques #dégâts

    via @freakonometrics

  • L’Occident unitaire. Une interprétation civilisationnelle du corps politique occidental

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12637938

    Par Pascal Lottaz – Source Blog de l’auteur - 2026-07-29

    en EN : https://pascallottaz.substack.com/p/the-one-west
    en FR : https://lesakerfrancophone.fr/loccident-unitaire-une-interpretation-civilisationnelle-du-corps-

    _La crise de l’ #Occident, une crise du #Réalisme_

    Comment expliquer les politiques contreproductives et autodestructrices des États occidentaux ?

    L’Europe semble heureuse de se désindustrialiser, la guerre par procuration des #États-Unis en #Ukraine tue des centaines de milliers (voire des millions) d’Ukrainiens – ceux-là mêmes que l’ #OTAN jure vouloir protéger – et, à présent, cette guerre est sur le point de se répandre sur tout le continent. Et que fait l’Europe ? Remettre une dose de politiques qui échouent depuis douze ans en créant un 21e paquet de sanctions. Toujours pas de diplomatie en vue. Dans le même temps, la guerre que l’alliance américano-israélienne a déclenchée contre l’Iran ravage les installations militaires et dégrade l’hégémonie américaine au Moyen-Orient. Pourtant, l’ensemble des dirigeants euro-atlantiques semble déterminé à poursuivre une voie que beaucoup d’entre nous, qui sommes dans le commentaire critique, considèrent comme manifestement ruineuse et suicidaire pour la plupart des membres du club.

    [...]

    • [...]

      Bien sûr, chaque théâtre, chaque guerre, chaque bataille a sa propre logique narrative, des deux côtés. Cependant, en prenant un peu de recul, on se demande vraiment : qu’est-ce qui motive les personnes qui prennent ces décisions ? Prenons un seul exemple : le plus grand cas de sabotage industriel de l’histoire de l’après-Seconde Guerre mondiale – l’attaque du gazoduc Nord Stream – n’est toujours pas résolu, quatre ans après qu’il se soit produit. Nous savons que ce n’est pas un accident, et cela démontre la nature interne du crime. Au mieux, il s’agissait d’éléments voyous en Ukraine (comme les Allemands tentent vaguement de l’établir), au pire, c’était le travail de l’OTAN (comme l’a affirmé Seymour Hersh). Mais il y a plus. Pourquoi la Suède et la Finlande ont-elles renoncé aux politiques de sécurité qui les ont préservées pendant des décennies et des siècles ? Pourquoi personne en Occident n’envisage-t-il un arrangement de compromis, c’est-à-dire accepter une Ukraine neutre pour éviter (ou mettre fin) à la guerre ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déclenché une guerre contre l’Iran plutôt que de revenir au JCPOA qui avait déjà atteint l’objectif que l’Iran ne possède pas de bombes nucléaires ? La liste des politiques malavisées et contreproductives s’allonge encore et encore.

      Il me semble que ce n’est pas seulement une crise de l’Occident, mais aussi une crise du Réalisme (scolastique). Après tout, l’une des hypothèses fondamentales du Réalisme est que les actions des États sont guidées par l’intérêt national. Cela est particulièrement vrai pour les grandes puissances. Bien que le Réalisme ne prétende pas que les grands États n’infiltrent pas et n’abusent pas des petits pays par la coercition et les pots-de-vin, cela ne devrait pas être possible dans l’autre sens ou conduire à une logique circulaire dans laquelle soudainement la queue commence à remuer le chien.

      Oui, nous pourrions, à ce stade, nous aventurer soit dans des micro-discussions sur le développement politique de chaque cas, les décideurs, la dépendance de la trajectoire politique à chaque point, etc… Ou nous pouvons avoir une discussion sur la Grande Stratégie, la vision de Brzezinski du continent eurasien, diviser pour mieux régner, même sur la vision marxiste de la primauté de la structure économique sous-jacente à l’impérialisme, ou tous les autres objectifs primordiaux de l’empire que des analystes comme Brian Berletic soulignent à maintes reprises. Nous pourrions également aborder les facteurs psychologiques, les psychoses collectives, la capture des élites, le contrôle narratif ou les études sur la propagande. Ce sont tous des aspects importants et pertinents de ce qui se passe.

      Mais je préfère réfléchir à une question théorique qui m’irrite. L’hypothèse classique que beaucoup dans notre profession semblent partager est que le plus haut niveau dirigeant dans les relations internationales est l’État-nation. Puis-je demander : et s’il y avait un niveau encore plus élevé, qui se situe au-dessus de l’État-nation et fonctionne comme une force (partiellement) structurante derrière le comportement de masse ?

      Le Réalisme tend à imaginer le monde international comme un champ d’États séparés. Ils sont traités comme des unités, comme des boules de billard, interagissant les uns avec les autres dans un système international anarchique : ils coopèrent, rivalisent, forment des alliances, partent en guerre et poursuivent leurs intérêts. Plus important encore, malgré des différences de pouvoir évidentes, ils sont tous finalement égaux dans le sens où l’État reste le plus haut niveau d’analyse. Le réalisme (néo) classique ignore explicitement ce qui se passe à l’intérieur de la “boîte noire” de l’État, traitant les facteurs nationaux comme (largement) sans rapport avec le mouvement des États, qu’il considère en termes de différences de pouvoir et de concurrence sécuritaire. Mais il ferme également les yeux sur les méta-structures au-delà de celle de la distribution du pouvoir dans le système anarchique. Des questions telles que les « normes » ou les « valeurs » sortent carrément du cadre réaliste ; laissons cela aux constructivistes.

      Mais la discussion réaliste laisse également de côté les réflexions sur la qualité et les origines de l’interaction entre les États, en particulier les différents degrés d’intégration qu’ils peuvent expérimenter. Certains États ne sont pas seulement alliés les uns avec les autres. Ils sont si profondément intégrés qu’ils se comportent moins comme des corps séparés et plus comme des membres d’une équipe, même au détriment de ce que le Réalisme décrirait comme leurs intérêts fondamentaux.

      Pour donner du sens, et surtout pour recadrer le comportement des nations occidentales, je souhaite proposer le concept d’Occident Unitaire comme moyen d’aborder la dimension civilisationnelle du comportement occidental sur la scène internationale.

      L’Occident unitaire

      Ce que j’entends par l’Occident unitaire n’est pas identique à « l’Occident politique » de Richard Sakwa, ni à ce qui est souvent qualifié en Russie et ailleurs « d’Occident collectif ».” C’est lié aux deux, mais pointe vers quelque chose de légèrement différent. L’Occident politique de Sakwa, développé entre autres dans son étude Russia Against the Rest, décrit un bloc institutionnel et idéationnel, l’ordre euro-atlantique, construit autour de l’OTAN et de l’UE, qui se présente comme le point final universel de l’histoire. L’argument de Sakwa est carrément géopolitique, préoccupé par la prétention de l’Occident à incarner un ordre universel.1 Il en va de même pour le terme « Occident collectif », que beaucoup dans la blogosphère internationale utilisent pour décrire une structure d’opposition des institutions occidentales confrontées à un ordre multipolaire. En d’autres termes, les deux termes désignent un bloc politique. Avec l’Occident unitaire, je veux plutôt désigner un corps politique civilisationnel réparti entre plusieurs États, nations, sociétés, institutions et époques. Pas un seul pays, un empire ou une fédération formelle, mais une formation ayant historiquement évoluée et composée de différents organes politiques qui fonctionnent ensemble, se coordonnent les uns avec les autres et reproduisent un projet civilisationnel commun à travers les générations. Une entité semblable à un organisme.

      Cela peut sembler inhabituel, mais écoutez plutôt.

      L’étude des relations internationales évitait généralement les métaphores biologiques pour de bonnes raisons, elles ont une histoire assez sombre attachée. La sociologie du XIXe siècle d’Herbert Spencer traitait la société elle-même comme un organisme en croissance, se différenciant en parties spécialisées de la même manière qu’un embryon se différencie en organes, bien que Spencer ait pris soin d’insister sur le fait que l’analogie ne montrait qu’un parallèle entre la croissance sociale et biologique, pas une identité littérale entre les deux.2 Sa prudence n’a pas survécu longtemps. La théorie organique de l’État de Friedrich Ratzel et la description explicite de l’État par Rudolf Kjellén en tant que « Lebensform », une forme vivante unissant territoire et peuple, ont traité la croissance et l’expansion de l’État comme littéralement biologiques, une question de survie et de “Lebensraum” plutôt qu’une métaphore.3 Ce littéralisme a ensuite été absorbé, sous une forme déformée et beaucoup plus dangereuse, dans la géopolitique nazie sous Karl Haushofer. C’est pourquoi la discipline a depuis traité le langage biologique sur les États et les civilisations comme étant radioactif.4

      Je veux être très clair sur le fait que je ne ravive pas cette lignée. Une métaphore biologique prudente n’implique pas nécessairement un déterminisme biologique. Je ne prétends pas que les civilisations sont littéralement des organismes, ni que le comportement politique est génétiquement fixé. Je propose plutôt que certaines formations politiques puissent être mieux comprises à travers des concepts tels que les corps, les organes, les membranes, les systèmes nerveux, le métabolisme, les réactions immunitaires et la reproduction qu’à travers le langage des seules unités souveraines. La métaphore, en d’autres termes, appartient à la même famille que le récit de Talcott Parsons sur la société en tant que système de sous-systèmes interdépendants remplissant des fonctions distinctes pour l’ensemble, ou l’utilisation par Niklas Luhmann du concept biologique d’autopoïèse, d’auto-reproduction, pour décrire comment les sous-systèmes sociétaux modernes maintiennent leurs propres limites contre un environnement complexe.5 Les deux empruntent le vocabulaire biologique comme outil d’analyse, et c’est dans cette entreprise (pas celle de Ratzel ou de Spengler) que je veux placer l’argument qui suit.

      Le « corps politique » lui-même, en fait, est une figure beaucoup plus ancienne que tout cela : Jean de Salisbury a décrit le Commonwealth médiéval comme un corps avec le prince à sa tête et la paysannerie à ses pieds, et Ernst Kantorowicz a retracé comment la même figure permettait aux Européens médiévaux et modernes de distinguer le corps mortel du roi du corps immortel du royaume qu’il incarnait.6 Naturellement, le Léviathan de Thomas Hobbes vient également à l’esprit, bien qu’il ait été formulé (et dessiné) dans un contexte politique national différent.

      Ce que je propose est une variante de cette vieille habitude de pensée, redirigée pour capturer l’idée d’une civilisation entière plutôt que d’un seul royaume. L’Occident unitaire est donc une façon de nommer le comportement collaboratif d’une cinquantaine d’États, principalement les États colonisateurs européens et leurs descendants, au cours des cinq ou six cents dernières années.

      L’État : pas sa propre unité

      Si nous partons de l’hypothèse que les États-nations sont intrinsèquement séparés, il est naturel de s’interroger sur l’influence d’une unité sur une autre, car nous observons clairement différents types d’interaction mutuelle. Ainsi, lorsqu’une unité semble exercer une influence sur une autre, nous sommes tentés de demander qui contrôle qui. Dans sa version la plus grossière, la question devient, par exemple : les États-Unis contrôlent-ils Israël, ou Israël contrôle-t-il les États-Unis ? Washington dirige-t-elle l’Europe ou est-ce l’Europe qui suit volontairement Washington ? Les États de l’OTAN sont-ils des acteurs souverains ou sont-ils subordonnés à un empire américain ?

      Ces questions ne sont pas dénuées de sens, mais quelque chose me dit qu’elles sont mal cadrées. Si l’on examine les nombreuses façons dont ces entités interagissent, non seulement par le biais de traités, mais également par l’intégration sociale du commerce, la libre circulation des personnes et, en particulier, le brassage des élites, on trouve toute une communauté épistémique qui construit une coordination politique volontaire à travers un discours et des systèmes de croyances sur la “valeur partagée” dans lesquels la Russie est une “menace”, la Chine est un “challenger”, Israël est une “victime”, etc. Nel Bonilla a beaucoup travaillé sur cette question (sur ma chaîne ici, ici et ici).

      Alors, que se passe-t-il si nous cessons de considérer certains de ces acteurs comme extérieurs les uns aux autres comme le suppose le modèle centré sur l’État-nation ? Peut-être que l’intégration est si profonde que la façon la plus appropriée de la voir est à travers autre chose, comme l’anatomie.

      Dans ce cas, la question américano-israélienne revient à se demander si le cœur dirige le cerveau ou si c’est le cerveau qui dirige le cœur. Ce sont des organes différents mais tous deux nécessaires pour que l’ensemble continue. Ils ont différentes fonctions, différentes capacités et différents types d’influence. Ils peuvent même entrer en tension. Mais ils font toujours partie de la même formation systémique, se maintenant mutuellement en fonction. C’est une affirmation différente de l’argument bien connu d’Alexander Wendt selon lequel les États peuvent être traités comme des “personnes” individuelles avec des intérêts et des identités constitués par l’interaction sociale.7 Wendt personnifie l’État comme un seul acteur face à d’autres acteurs ; mon argument est plus proche de l’inverse : dépersonnaliser un ensemble d’acteurs que les Relations Internationales traitent comme étant séparés, et se demander si certains d’entre eux sont mieux modélisés en étant imaginés comme des parties d’un même organisme plutôt que comme des personnes en dialogue les unes avec les autres.

      L’Occident unitaire en tant que corps politique

      En ce sens, je propose que l’Occident unitaire soit considéré comme un corps politique civilisationnel. Ses composantes comprennent les États, les armées, les agences de renseignement, les systèmes médiatiques, les institutions financières, les universités, les régimes juridiques, les groupes de réflexion, les entreprises, les ONG, les réseaux philanthropiques, les traditions idéologiques et les institutions religieuses. Bien entendu, ces composants ne sont pas commandés de manière centralisée. L’Occident unitaire n’a pas besoin d’un gouvernement mondial ou d’un plan directeur caché. Son unité est « organique » en ce sens qu’il s’agit d’une forme sociologiquement explicable d’interaction et d’intégration, naturellement développée sur une longue période.

      Un organisme ne fonctionne pas parce que chaque cellule reçoit des ordres directs du cerveau. Une grande partie de son comportement émerge de modèles intériorisés, de boucles de rétroaction, d’homéostasie, d’adaptation environnementale et, bien sûr, d’un code génétique partagé. Quelque chose de similaire peut se retrouver dans les formations civilisationnelles profondément intégrées. Elles n’ont pas besoin d’une coordination explicite constante pour avancer dans des directions globalement similaires. Leurs parties ont été socialisées dans le même projet historique et non téléologique. Elles partagent des hypothèses, des hiérarchies morales, des perceptions de la menace, des habitudes institutionnelles et des récits de légitimité qui fonctionnent comme des mécanismes de coordination [inconscients donc automatiques, NdT].

      Cela permet d’expliquer pourquoi certains États et sociétés convergent la plupart du temps vers les mêmes projets stratégiques, même en cas de désaccord entre eux. L’Occident unique a traversé des guerres internes, des rivalités et des crises. La Grande-Bretagne a combattu l’Allemagne. La France s’est heurtée à la Grande-Bretagne. Les États-Unis ont remplacé les anciens empires européens. Pourtant, ces conflits n’ont pas effacé la continuité civilisationnelle plus profonde de l’expansionnisme occidental, de la domination coloniale, de la hiérarchie raciale, de l’intégration capitaliste et de l’ordre géopolitique.
      Le corps se battait avec lui-même, mais il restait un corps.

      Organes, fonctions et pouvoir distribué

      Une approche biologique nous permet également de penser différemment le pouvoir. Dans l’analyse réaliste classique, le pouvoir est souvent imaginé verticalement : un acteur commande, un autre obéit. Mais dans un corps, le pouvoir est distribué fonctionnellement. Différents organes font des choses différentes. Certains font circuler des ressources. Certains produisent de la cognition. Certains fournissent une force coercitive. Certains filtrent les toxines. Certains reproduisent l’identité. Certains identifient des menaces. Parsons se réfère à cela comme les exigences fonctionnelles de tout système social, l’adaptation, la réalisation des objectifs, l’intégration et la maintenance des modèles, chacune gérée par un sous-système différent afin que l’ensemble survive.8

      Dans l’Occident unitaire, les États-Unis peuvent fonctionner comme l’organe militaire et stratégique central. La Grande-Bretagne fonctionne souvent comme un organe diplomatique, de renseignement et narratif (propagande). L’Union européenne peut fonctionner comme un organe réglementaire et économique. L’OTAN fonctionne comme un système nerveux militaire, dans un sens proche de celui que Karl Deutsch a donné à cette expression : un réseau de collecte, de transmission et d’action sur l’information dans des conditions de stress—un système intégré de communication et de contrôle.9 Israël fonctionne comme un organe frontière, un terrain d’essai et une expression condensée de la logique coloniale au Moyen-Orient. Les grandes institutions médiatiques fonctionnent comme des systèmes sensoriels et narratifs. Les universités et les groupes de réflexion fonctionnent comme des organes cognitifs et légitimant. Les institutions financières assurent, bien sûr, la circulation de l’argent. Les institutions juridiques définissent ce que le corps reconnaît comme ordre, règles et légitimité.

      Cela ne signifie pas que les organes sont toujours d’accord entre eux. Ils peuvent se disputer des ressources, mal fonctionner ou envoyer des signaux contradictoires ; ils peuvent même endommager le corps auquel ils appartiennent. Mais ils restent liés par une structure d’interdépendance plus profonde, c’est pourquoi la recherche d’un centre de contrôle unique échoue si souvent. L’Occident unitaire n’opère généralement pas par conspiration ou commandement. Il fonctionne par intégration, sa puissance résidant dans le fait que ses organes agissent souvent de concert sans qu’on ait besoin de leur dire quoi faire.

      J’ai déjà soutenu quelque chose de structurellement similaire, dans le registre théorique des grands systèmes plutôt que dans le registre biologique : avec Andreas Nishikawa-Pacher, nous avons décrit comment la neutralité permanente aide le système diplomatique à rester stable face à un environnement complexe ; une réalisation, avons-nous écrit, « que seul un système autonome peut atteindre, c’est à dire un système qui produit des mécanismes internes pour maintenir son état interne relativement constant ».10 L’Occident unitaire est l’image miroir de cet argument : un cas dans lequel un groupe d’acteurs produit des mécanismes internes qui maintiennent leur comportement collectif constant grâce à une intégration mutuelle.
      La Membrane : ce qui est inclus et ce qui est exclu

      Un élément essentiel de cette métaphore concerne qui participe au corps politique civilisationnel est qui n’y participe pas et pourquoi. Nous pouvons appeler cela le problème de la membrane. Chaque organisme doit faire la distinction entre soi et non-soi. Il doit savoir ce qui appartient au corps et ce qui semble étranger, dangereux ou contaminant. Celui de l’Occident, on peut supposer, a aussi une telle membrane. La théorie des systèmes de Luhmann repose également sur cette distinction. Il soutient qu’un système auto-reproducteur le fait à travers des opérations de communication sélectives, se différenciant continuellement de son environnement, décidant de ce qui compte comme communication interne et de ce qui est externe.11

      Cette membrane n’est probablement ni fixée dans le temps ni clairement localisable au sens géographique. Le Japon, par exemple, ne fait pas historiquement partie du noyau civilisationnel occidental, mais il a été partiellement incorporé dans l’architecture de sécurité occidentale. L’Europe de l’Est a été progressivement absorbée dans le corps occidental par l’expansion de l’OTAN et de l’UE. Israël est géographiquement situé au Proche-Orient mais fonctionne comme un organe intime de l’Occident unitaire. Pendant ce temps, la Russie, la Chine, l’Iran et une grande partie du monde arabe et islamique sont souvent considérés comme des Autres importants.

      Par conséquent, il semble que la membrane se créé autour de lignes politiques, idéologiques et stratégiques. Elle définit qui peut être intégré, qui doit être discipliné, qui peut être toléré et qui doit être confronté, à l’extérieur et à l’intérieur. Considérez les récentes sanctions contre des citoyens de l’Occident unitaire : l’UE a sanctionné l’analyste militaire suisse Jacques Baud, la militante suisse-camerounaise Nathalie Yamb et le journaliste allemand Hüseyin Doğru en gelant leurs compte bancaire et en leur interdisant de voyager, officiellement sous son régime de sanctions contre les « menaces hybrides » russes et la manipulation de l’information, même si au moins l’un des trois, Doğru, a un profil public principalement basé sur des reportages sur Gaza plutôt que sur la Russie.12 Quoi que l’on fasse des preuves sous-jacentes, ce que plusieurs des parties sanctionnées et des juristes extérieurs ont publiquement contesté, le mécanisme lui-même est une illustration utile d’un système immunitaire à l’œuvre : un organisme disciplinant ses propres cellules pour un comportement qu’il classe non pas comme illégal (ce que ces gens ont fait est explicitement autorisé par les règles que l’Occident se donne) mais comme une contamination venant de l’extérieur, utilisant le même appareil institutionnel et juridique qu’il dirige également, dans différents registres, contre des acteurs entièrement extérieurs (les sanctions sont des outils de politique étrangère).13

      Au niveau international, cela permet d’expliquer pourquoi certains États peuvent commettre des violences extraordinaires et rester malgré cela à l’intérieur du corps moral de l’Occident unitaire, tandis que d’autres sont traités comme des menaces permanentes même lorsque leur conduite est clairement peu destructrice. Considérez la disparité d’échelle entre la guerre de Gaza et la guerre en Ukraine. Selon l’estimation comparative la plus minutieuse disponible, le Projet sur les coûts de la guerre de l’Université Brown a révélé (très, très prudemment) que les civils représentaient environ quatre-vingts pour cent des décès à Gaza, qu’ils cumulent à moins de 10% pour la guerre Russo-ukrainienne, qui est restée, comparativement, une guerre entre forces armées.14 Les chiffres des deux côtés sont constamment contestés et révisés, et doivent être traités avec la prudence que mérite tout décompte des pertes en temps de guerre. Mais même en tenant compte de cette incertitude, l’ampleur de la mort de civils à Gaza n’est pas sérieusement contestée, et elle n’a entrainé aucune sanction, ni isolement diplomatique ou saisies financières que l’invasion russe a provoqué. L’Occident unitaire reconnaît la violence d’Israël comme étant tolérable mais celle de la Russie comme inacceptable.

      La distinction ne se base donc pas principalement sur des règles universelles, mais sur l’appartenance au corps. Ceux à l’intérieur du corps sont interprétés en utilisant le langage de la sécurité, de la tragédie, de la démocratie, de la complexité ou de la nécessité. Ceux qui en sont extérieurs sont interprétés en utilisant le langage de l’agression, de la barbarie, du terrorisme, de l’autoritarisme ou de l’irrationalité. Par conséquent, beaucoup critiquent l’Occident pour son « hypocrisie ». C’est simplement le résultat d’un système intégrant/rejetant. Cela fait partie de la façon dont l’Occident unitaire, en tant que corps politique civilisationnel, traite le soi et le non-soi. L’hypocrisie est le résultat de la membrane en action.

      L’Occident unitaire et ses Autres significatifs

      L’Occident unitaire se définit en se confrontant à d’Autres significatifs. La Russie, la Chine, l’Iran et le monde arabe sont des concurrents géopolitiques en partie parce qu’ils sont traités comme des étrangers civilisationnels. Ils peuvent commercer avec l’Occident unitaire, négocier avec lui, étudier dans ses universités ou adopter certaines de ses institutions. Certains, à un niveau individuel, pourraient même être parfaitement intégrés dans l’Occident unique. Il suffit de penser à la récente réunion de haut niveau entre le Secrétaire américain à la Marine par intérim, Hung Cao, un fonctionnaire américain d’origine (Sud) vietnamienne, et le président vietnamien, To Lam. Rien n’empêche des individus de faire partie du tissu de l’Occident unitaire.

      Mais sur le plan politique, les Autres significatifs ne sont pas reconnus comme faisant partie du même corps politique civilisationnel. C’est ce qui façonne les limites de l’empathie et de l’intégration. L’Occident unitaire peut être en désaccord avec la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, Israël ou les États-Unis sans les rejeter hors du corps. Même quelque chose d’aussi dramatique qu’une guerre mondiale n’a conduit qu’à une reconfiguration interne du corps politique, de qui fait quoi pour le système. Mais pas à une rupture civilisationnelle. Au contraire, ce sont des alliés de la Seconde Guerre mondiale qui ont fini par devenir des rivaux de la Guerre froide, tandis que les anciens ennemis d’Europe et d’Asie ont été intégrés dans le projet occidental.

      Les conflits avec la Russie, la Chine, l’Iran ou les mouvements de résistance palestiniens sont traités différemment, encadrés comme des confrontations avec l’extérieur : avec le barbare, l’autoritaire, le terroriste, l’Asiatique, l’irrationnel ou le menaçant.

      Cela ne signifie pas que l’Occident unitaire est incapable de coopérer tactiquement avec des étrangers. Les organismes interagissent constamment avec leur environnement. Ils consomment, échangent, s’adaptent et négocient. Mais interaction ne veut pas dire intégration. La question clé est de savoir si un acteur est reconnu comme faisant partie du corps ou comme faisant partie de l’environnement par rapport auquel le corps se définit.
      Le projet colonial

      Tel que je le vois actuellement, l’Occident unitaire est le produit d’un processus historique long de cinq à six cents ans, enraciné dans l’expansion de l’Europe occidentale, le colonialisme transatlantique, le colonialisme de peuplement, l’esclavage, la concurrence impériale, la création capitaliste du monde et la construction progressive d’une hiérarchie mondiale centrée sur l’Europe et ses ramifications.

      L’expansion vers l’ouest du monde anglo-européen, en Amérique du Nord, à travers le continent américain jusqu’au Pacifique, puis jusqu’à Hawaï faisait partie de ce mouvement civilisationnel. On peut en dire autant des projets impériaux espagnols, britanniques, Français, Néerlandais, Portugais et plus tard américains. Ces puissances se faisaient souvent concurrence, parfois âprement. Pourtant, leur compétition s’est déroulée dans le même cadre général : l’expansion vers l’extérieur du monde occidental et la subordination, l’absorption ou la destruction de ceux qui se trouvaient à l’extérieur.

      Un merveilleux exemple de l’ADN coopératif partagé au sein de la manifestation compétitive du colonialisme est les nombreuses façons dont la coopération entre colonisateurs a eu lieu, même pendant qu’ils se battaient pour le pouvoir dans leurs sphères. Prenons l’innovation de la “juridiction consulaire”, par exemple, qui était généralement accordée à toutes les sociétés commerciales et aux ressortissants étrangers des États colonisateurs (occidentaux), et pas seulement au colonisateur principal. C’était particulièrement important pour les Suisses. Ils n’avaient pas leurs propres colonies, mais leurs maisons de commerce opéraient partout dans le monde : partout où un colonisateur primaire était présent, les Suisses allaient faire du colonialisme de second rang, en s’appuyant sur l’État européen qui décidait et administrait la juridiction consulaire du pays colonisé.

      Par conséquent, je dirais que même si les empires européens s’affrontaient pour des colonies, la logique coloniale elle-même était partagée. L’Occident unitaire peut accueillir à la fois la rivalité interne et l’unité externe. C’est aussi pourquoi les États-Unis ont pu virer l’Espagne de Cuba et des Philippines et hériter des pratiques impériales européennes avec relativement peu de changement pour les colonisés sur le terrain. La guerre coloniale de la France au Vietnam a également été suivie par la guerre américaine au Vietnam qui était tout aussi brutale et qui était en grande partie la continuation du même processus sous-jacent. Bien que les détails diffèrent, les deux cas faisaient partie du mouvement du corps occidental contre le monde non occidental.

      L’Occident unitaire n’est donc pas réductible à l’OTAN, au transatlantisme ou à l’empire américain. Ce ne sont que des manifestations contemporaines d’un corps qui est beaucoup plus ancien.
      Gaza, la Russie et la Chine

      Examinons maintenant les circonstances actuelles. La guerre de Gaza, la confrontation avec la Russie et la volonté de confrontation avec la Chine sont souvent analysées comme des crises distinctes. Mais elles peuvent – et devraient probablement – être vues comme des expressions du même corps politique qui se défend, se développe et se reproduit.

      Comme déjà mentionné ci-dessus, à Gaza, la membrane morale de l’Occident unitaire devient visible. Israël n’est pas traité comme un acteur extérieur violant les normes de l’Occident ; il est traité comme faisant partie du propre corps de l’Occident, de sorte que sa violence est rationalisée, contextualisée et protégée. Les Palestiniens, en revanche, sont positionnés en dehors du corps moral. Leur souffrance peut être reconnue sentimentalement, mais leur action politique est pathologisée et non seulement rejetée, mais présentée comme étant le problème – le terrorisme.

      Dans la confrontation avec la Russie, la membrane fonctionne différemment. La Russie est européenne géographiquement et chrétienne pour une grande partie de son histoire, et profondément liée à la politique européenne, mais elle est toujours considérée comme non occidentale, asiatique, despotique et étrangère en terme civilisationnel, en grande partie à cause de la Russophobie politiquement fabriquée, dont j’ai parlé auparavant. Son exclusion est nécessaire à l’autodéfinition de l’Occident Unitaire, non par nécessité raciale ou géographique, mais en raison de la nature de la compréhension de soi de l’Occident unitaire. Ayant considéré la Russie comme Autre depuis au moins 250 ans, la distinction est devenue essentielle et ancrée, de sorte que même lorsque la Russie a voulu s’occidentaliser et même rejoindre l’OTAN, elle a été repoussée et jamais intégrée comme l’ont été les pays d’Europe de l’Est.

      La Chine occupe encore une autre position : la grande Autre civilisationnelle et économique dont l’ascension menace la hiérarchie mondiale produite par des siècles d’expansion occidentale. La poussée vers un conflit contre la Chine est due à la réaction de l’organisme à un centre rival de pouvoir ordonnateur mondial.

      Dans les trois cas, l’Occident unitaire se comporte comme un système intégré réagissant à des menaces perçues. Cela explique pourquoi les alliances entre États occidentaux sont souvent qualitativement différentes des partenariats entre États non occidentaux. Les relations entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, Israël, l’Allemagne, le Canada, l’Australie et une grande partie de l’Europe sont – au sens décrit ci-dessus – organiques. En revanche, la coopération entre la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde, le Brésil ou les États arabes reste plus clairement interétatique, stratégique et contingente. Ces acteurs peuvent coopérer contre les pressions occidentales, mais ils ne forment pas nécessairement un seul corps politique comme l’est l’Occident.
      Conclusion

      La métaphore construite ici n’a pas pour but de naturaliser la politique, d’excuser la violence ou de prétendre que les civilisations ont des essences biologiques. L’Occident unitaire n’est ni une race, ni une catégorie génétique, ni une entité éternelle. Je le prends purement comme la métaphore d’un processus historique de formation sociale. Ça s’est passé ainsi mais ça peut changer.

      Vu de cette façon, plusieurs événements que l’étude des relations internationales traite généralement comme des problèmes distincts s’avèrent être motivés par un seul et même facteur. Savoir si Washington contrôle Tel Aviv ou Tel Aviv contrôle Washington, pourquoi les gouvernements européens continuent d’agir contre ce que tout calcul d’intérêt prédirait, pourquoi la même violence est appelée nécessité dans un cas et barbarie dans un autre : ce sont des manifestations d’une logique sous-jacente qui a une unité fondamentale différente de celle de l’État-nation. L’Occident unitaire est un corps civilisationnel qui se meut de manière synchronisée face à un Autre significatif situé à l’extérieur. La recherche d’un traité, d’une conspiration ou d’un plan directeur derrière la coordination occidentale est inutile, car un commandement central n’est pas le bon mécanisme explicatif.

      L’idée d’une membrane civilisationnelle fait un travail similaire pour la question des doubles standards. Le système immunitaire d’un organisme n’applique pas une règle différente à ses propres cellules et à un virus envahissant parce qu’il est confus quant au principe ; il le fait parce que soi et non-soi sont, par définition, des catégories différentes nécessitant des réponses différentes. Une fois que vous savez si un acteur est placé à l’intérieur ou à l’extérieur du corps, vous pouvez prédire avec une certaine confiance comment sa violence sera racontée, indépendamment de son échelle réelle. C’est un outil plus utile que de s’indigner de l’hypocrisie, car l’hypocrisie n’est pas une erreur dans le système. Elle constitue le système.

      Le même système explicatif aide également à interpréter les conflits internes par rapport aux conflits externes. Un différend commercial outre-Atlantique ou une dispute sur l’autonomie stratégique européenne sont des organes en compétition pour les ressources à l’intérieur d’un seul corps, et non le corps qui se déchire, de la même manière que la Grande-Bretagne et l’Allemagne se sont autrefois combattus jusqu’au sang sans cesser d’appartenir au même projet civilisationnel. Et parce que la membrane a été fabriquée plutôt qu’attribuée, elle n’est pas fixe. Le Japon et l’Europe de l’Est montrent que la frontière peut se déplacer vers l’extérieur. La rebuffade que subit la Russie depuis trois siècles, malgré ses tentatives récurrentes de rapprochement, montre que la proximité n’est pas une garantie d’adhésion.

      L’Occident unitaire est d’abord et avant tout un phénomène sociologique interprétant la façon dont un grand groupe de personnes sur la planète structure leurs affaires entre elles et en opposition aux autres. En ce sens, l’Europe qui se désindustrialise et se nuit à elle-même n’a pas beaucoup d’importance, car tout reste au service d’un projet plus vaste. L’Allemagne perd économiquement. Mais de quoi se soucie Friedrich Merz ? Il fait partie l’Occident unitaire et même si tout son État brûle, il aura un travail confortable quelque part chez BlackRock à New York. Tant que l’Occident unitaire prévaudra, son leadership aussi. C’est ainsi que le projet continue.

      Pascal Lottaz

      Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

      Notes

      1 ) Richard Sakwa, Russia Against the Rest : The Post-Cold War Crisis of World Order (Cambridge : Cambridge University Press, 2017). On the distinction between the “political West” and the wider international order it claims to embody, see Gerard Toal’s review, H-Diplo, May 2018. ↩
      2) Herbert Spencer, “The Social Organism,” Westminster Review, January 1860, later expanded in The Principles of Sociology(New York : D. Appleton, 1876–1896). ↩
      3) Friedrich Ratzel, Politische Geographie (Munich : Oldenbourg, 1897) ; Rudolf Kjellén, Staten som Lifsform (Stockholm : Hugo Gebers Förlag, 1916), translated as Der Staat als Lebensform (Leipzig : Hirzel, 1917). ↩
      4) On the absorption of Ratzel’s and Kjellén’s organicism into Nazi Geopolitik under Karl Haushofer, see Woodruff D. Smith, The Ideological Origins of Nazi Imperialism (New York : Oxford University Press, 1986). ↩
      5) Talcott Parsons, The Social System (Glencoe, IL : Free Press, 1951) ; Niklas Luhmann, Soziale Systeme : Grundriss einer allgemeinen Theorie (Frankfurt : Suhrkamp, 1984), translated as Social Systems (Stanford : Stanford University Press, 1995). ↩
      6) John of Salisbury, Policraticus (1159) ; Ernst Kantorowicz, The King’s Two Bodies : A Study in Mediaeval Political Theology(Princeton : Princeton University Press, 1957) ; see also Thomas Hobbes, Leviathan (London, 1651), whose frontispiece depicts the sovereign body as composed of the bodies of the multitude. ↩
      7) Alexander Wendt, Social Theory of International Politics (Cambridge : Cambridge University Press, 1999) ; Alexander Wendt, “The State as Person in International Theory,” Review of International Studies 30, no. 2 (2004) : 289–316. ↩
      8) Parsons, The Social System. ↩
      9) Karl W. Deutsch, The Nerves of Government : Models of Political Communication and Control (New York : Free Press, 1963). ↩
      10) Andreas Nishikawa-Pacher and Pascal Lottaz, “Permanent Neutrality : A Systems-Theoretical Interpretation,” Cooperation and Conflict, published online November 30, 2025, https://doi.org/10.1177/00108367251382785. ↩
      11) Luhmann, Social Systems. ↩
      12) Council of the European Union, press release, “Russian Hybrid Threats : Council Sanctions Twelve Individuals and Two Entities over Information Manipulation and Cyber-Attacks,” December 15, 2025 ; on Doğru’s listing under the same regime in May 2025, see “EU Strips Journalist Hüseyin Doğru of Livelihood over Pro-Palestine Reporting,” Bianet, 2025 ; on Yamb’s listing (April 2025), see reporting collected by the EU Sanctions Map, sanctionsmap.eu. ↩
      13) See European Parliament, Parliamentary Question E-000212/2026, “Supporting Evidence for Decision to Sanction Jacques Baud and Hüseyin Doğru,” 2026 ; and Bernhard Wegener, “The EU Sanctions against Jacques Baud and the Crisis of Freedom of Expression,” Verfassungsblog, 2026. ↩
      14) Neta C. Crawford, “The Human Toll in Gaza,” Costs of War Project, Brown University, October 2025. ↩

  • Spanish politicians, commentators accuse Israel of stirring chaos over Ceuta migration crisis
    https://www.aa.com.tr/en/europe/spanish-politicians-commentators-accuse-israel-of-stirring-chaos-over-ceuta-migration-crisis/4014887

    De fait, on se demande comment 50 000 personnes (chiffre de ceux qui sont passés selon les autorités espagnoles) ont pu se passer le mot sans que personne n’en sache rien dans la galaxie numérique...

    Diplomatic tensions between Spain and Israel over the Gaza war have increasingly spilled onto social media, with the migration crisis in Spain’s North African enclave of Ceuta emerging as the latest flashpoint after an exchange of barbs between Israeli UN Ambassador Danny Danon and Spanish Transport Minister Oscar Puente.

    Danon accused Spain of repeatedly criticizing Israel while declaring a state of emergency in Ceuta over a migration crisis.

    “Spain, which never misses an opportunity to lecture Israel, has declared a state of emergency in Ceuta following the crisis over its immigration policy,” Danon wrote on X.

    “Maybe before it continues lecturing us, it’s time it explained to the world why it still maintains colonial enclaves in Africa,” he added, referring to the Spanish territories of Ceuta and Melilla on Morocco’s Mediterranean coast.

    Quoting Danon’s post on X, Puente responded: “Well, it all seems to be becoming quite clear.”

    While the minister did not elaborate, his remark was widely interpreted as a response to Danon’s criticism and came amid growing political debate in Spain over the migration crisis and Israel’s role in regional politics.

    The online exchange followed comments by Spanish political commentator Carolina Alonso, who alleged that Israel was seeking to undermine Spain’s government in retaliation for Madrid’s stance on the war in Gaza.

    Sharing a post about calls by some Italian politicians to suspend Spain from the Schengen area, Alonso claimed the effort was being carried out “through Morocco, with the support of Israel,” as well as Spain’s and Europe’s far right.

    She also accused the United States of attempting to weaken Spain’s government to expand its influence over the Strait of Gibraltar, arguing that the migration crisis had become part of a broader geopolitical struggle.

    The debate also drew in Spanish lawmaker Gabriel Rufián, the parliamentary spokesperson for the Republican Left of Catalonia (ERC), who echoed claims on social media that the migration crisis was serving US and Israeli interests. He called for a broad national consensus on the issue instead of partisan political confrontation.

    Journalist Jose Vizner revived a 2019 social media post by Yair Netanyahu, son of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, which referred to alleged Israeli support for separatist movements in Ceuta and Melilla.

    Quoting the post, Vizner questioned whether the current migration pressure represented “revenge” against Spanish Prime Minister Pedro Sanchez that “all Spaniards are paying for.”

    Spanish commentator Ruben Gisbert made similar claims, arguing that Morocco had not intensified its claims over Ceuta and Melilla until Sanchez took office and later adopted increasingly critical positions toward Israel and closer alignment with the Palestinian cause.

    • https://www.aa.com.tr/en/world/morocco-blocks-thousands-of-irregular-migrants-from-heading-to-spain-s-ceuta/4014665

      Moroccan authorities early Friday prevented thousands of irregular migrants from heading toward the border fence with the Spanish enclave of Ceuta.

      An Anadolu correspondent said security forces stopped many young people and transported them outside the northern Moroccan city of Fnideq, while continuing to pursue others attempting to reach Ceuta.

      The move came after around 1,500-2,000 irregular migrants, most of them Moroccans, reached Ceuta by swimming over the past 10 days, according to Spanish media.

    • Taleb Alisalem sur X :
      https://x.com/TalebSahara/status/2082930831903830429

      ESTO ES MUY GRAVE. Me llegan estas imágenes de cómo las autoridades marroquíes vacían camiones llenos de jóvenes cerca de la frontera con Ceuta.

      Quien no quiera ver que se trata de una operación perfectamente preparada por el régimen, es que es ciego.

      https://video.twimg.com/amplify_video/2082930806482210817/vid/avc1/320x568/2Lkw9fYIKuWZY5eX.mp4

    • Je me souviens encore d’un appel téléphonique entre Netanyahou et Sánchez en février ou mars dernier, compte tenu de la situation en Palestine ... (oAnth)

      https://x.com/izakaminska/status/2082897234300108973
      (Izabella Kaminska - 2026-07-30 - Twi_X)

      Wow. Michael Rubin, writing for the American Enterprise Institute as recently as March this year, argued that Morocco should take back control of Ceuta and Melilla on the grounds that NATO wouldn’t be able to do very much, and that Spain’s presence there is illegitimate.

      https://aei.org/commentary/morocco-should-send-a-new-green-march-into-ceuta-and-melilla

      Spain’s Pedro Sánchez Should Make Good on His Anti-Colonial Rhetoric and End Its Occupation in Africa

      Michael Rubin, 2026-03

      In 1975, Spain sought desperately to either hold onto the Western Saharan colony it had seized decades before or at least transform it into a proxy state by putting hand-picked leaders in charge, no matter that they had no local legitimacy.

      King Hassan II checkmated Madrid’s ambitions. On November 6, 1975, approximately 350,000 unarmed Moroccans simply marched into the Sahara. They waved Moroccan flags and carried the Qur’an. Spanish forces stood down. Just over a week later, Spain signed the Madrid Accords in which Spain, Morocco, and Mauritania agreed to respect the views of local population. Spain agreed to withdraw from the territory by the end of the following February.

      Hassan II had history on his side. The region was Moroccan for more than a millennium before Spain’s imperial arrival. Moroccans have many internal debates, but sovereignty over territories that European colonists seized is not one. Previously, Morocco’s 100 dirham note commemorated the Green March.

      King Mohammad VI built upon the Green March legacy with his stewardship of the Sahara. On a per-capita basis, the Sahara receives more state investment in schools and other infrastructure than other regions in Morocco. Both Dakhla and Laayoune are models for sustainable urban development. Sahrawi imprisoned by the Polisario Front, a Cold War relic that Algeria still nurtures, flee Tindouf at every opportunity, to the point that the Polisario holds family members hostage to prevent flight to Morocco.

      With Spain’s Socialist Prime Minister Pedro Sánchez embracing the language of decolonization, Mohammed VI should reclaim the spirit of the Green March to finalize the expulsion of Spanish colonists from Moroccan soil. Ceuta and Melilla might be relatively tiny towns, but they represent illegitimate beach heads and are home to approximately 170,000 Spanish settlers. They are a weak spot for European security since African migrants regularly rush the fence to claim asylum.

      Moroccans should gather, send bulldozers to the border, and then enter Ceuta and Melilla unarmed to raise the flag. Sánchez and the Spanish press bleat, but they have no grounds to act. Nor, for that matter, would NATO, even if Moroccan forces entered the towns to restore order and organize the dispatch of settlers across the Strait of Gibraltar and back to Spain.

      NATO is a mutual defense alliance based on membership and geography. Article 5 of its foundational treaty states, “The Parties agree that an armed attack against one or more of them in Europe or North America shall be considered an attack against them all… .” Article 6 is explicit: “For the purpose of Article 5, an armed attack on one or more of the Parties is deemed to include an armed attack on the territory of any of the Parties in Europe or North America… or on the Islands under the jurisdiction of any of the Parties in the North Atlantic area north of the Tropic of Cancer.” Neither #Ceuta, #Melilla, nor the #Canary_Islands would trigger a #NATO response, just as NATO would not need respond to an attack on Hawaii or Puerto Rico.

      Sánchez should do the right thing: make good on his anti-colonial rhetoric, and end Spain’s occupation in #Africa. Meanwhile, authorities in #Cádiz should begin preparations to receive displaced Spanish settlers, whether Madrid acquiesces or not.

      #Maroc #Espagne #États-Unis #Israel #Afrique #OTAN

  • Une épidémie de #rougeole « hors de contrôle » aux #Etats-Unis, sur fond de vaccino-scepticisme d’une partie des habitants et de l’administration Trump
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/07/23/la-rougeole-hors-de-controle-aux-etats-unis-sur-fond-de-vaccino-scepticisme_

    Le pays fait face à une accélération du nombre de cas de cette #maladie aux conséquences sanitaires potentiellement graves. La baisse de la couverture #vaccinale est la principale cause de cette crise.

    Alors tout d’abord, je te le dis, cette information a été téléphonée par des journalistes encartés à LFI pour dire du mal de l’administration américaine. C’est pas possible qu’au pays de l’IA qui va tous nous révolutionner la vie c’est déjà chez nous y-a pas à résister c’est le progrès, ça puisse arriver un truc pareil des épidémies de virus ou de bactéries.

    Et ensuite, je te le dis, cocorico, c’est pas chez nous que ça va arriver, au moment où on te dit que les franchises médicales vont être doublées.

    #measles

  • The US has collected about $13bn of Venezuela’s oil money. Where is it?
    https://archive.md/2026.07.22-041431/https://www.ft.com/content/0e562e03-106e-4729-83d7-675c27eb8c4d?syn-25a6b1a6=1

    Où sont passés les 13 milliards du pétrole vénézuélien ?

    The Trump administration has collected more than $13bn in revenues from Venezuelan oil sales this year, according to FT calculations, but has said almost nothing about what has happened to the money.
    The US took control of Venezuela’s oil exports and suspended some sanctions after capturing President Nicolás Maduro in January and installing vice-president Delcy Rodríguez as leader.
    Oil revenues make up around a quarter of Venezuela’s GDP, and the sanctions relief was expected to provide a major boost to the economy, which was in crisis even before last month’s devastating earthquakes.
    But six months after the US seized control of the funds, economists say the evidence of a recovery in Venezuela is relatively muted — a potential sign that the US has not sent all the revenues back to Caracas.
    Washington has given diverging accounts of what it is doing with the money, ranging from an executive order describing its own role as “custodial” to President Donald Trump saying the US was “making a lot of money” from Venezuelan oil.
    US lawmakers from both parties are starting to pressure the administration to explain where it has gone and what it is doing to prevent corruption around its allocation.

  • #genocide_joe

    How Biden Enabled Israel’s Aggression Toward #Gaza—and Iran | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2026/07/27/how-biden-emboldened-israels-aggression-toward-gaza-and-iran

    Top officials from the previous Administration now express regret over their failure to rein in Netanyahu.

    Ils referaient exactement la même chose s’ils revenaient au pouvoir

    #génocide #sionisme #états-unis

  • Les #États-Unis lancent un programme de financement d’organisations alignées en Europe
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/07/17/offensive-maga-contre-leurope-les-etats-unis-lancent-un-programme-d

    Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail (DRL) du département d’État américain a lancé lundi 13 juillet un appel à propositions visant à développer les « liens civilisationnels », la « résilience démocratique » et l’État de droit en Europe. Jusqu’au 12 août, des ONG, think tanks, universités, individus, et organisations internationales pourront ainsi candidater pour obtenir des subventions américaines allant jusqu’à 3 millions de dollars 1.

    Il s’agit de la première fois depuis 2025 que l’administration Trump cherche à faire porter son agenda idéologique en Europe via un soutien financier direct.

    Comme le rappelle Maya Kandel, « le Bureau démocratie, droits de l’homme et travail soutenait depuis 40 ans la société civile face aux régimes autoritaires. Signe de la transformation profonde du département d’État lancée dès le retour de Trump à la Maison-Blanche, il avait déjà été mis à contribution par le bureau du vice-président pour trouver des preuves de la ‘censure’ européenne puis, après n’en avoir trouvé aucune, avait été réorganisé sous la supervision de Samuel Samson ».

    Selon Kandel, « ce bureau devient désormais officiellement l’instrument et le bailleur de fonds d’acteurs de la société civile mobilisés, chez les alliés européens, contre leurs propres institutions ».

    #MAGA

  • Truth Social to sell trading firms ’fastest’ access to Trump’s posts | Reuters
    https://www.reuters.com/technology/trump-media-unveils-data-feed-businesses-tracking-truth-social-posts-2026-0

    Tout ce que Reuters trouve à dire, c’est que c’est injuste pour les traders les moins fortunés.

    On April 9, 2025, Wall Street’s main indexes turned sharply higher after Trump said in a Truth Social post that he would pause many of his new tariffs for 90 days.

    “As far as I know, the only market-moving poster on Truth Social is Trump himself and his posts definitely move the market,” said Mark Spiegel, managing member and ​portfolio manager at Stanphyl Capital Partners.

    Asked if the move would create uneven trading opportunities for traders with deeper pockets, Spiegel said there were always uneven trading opportunities — this ​would be just one more.

    Et en passant laisse un élu démocrate émettre une critique ridiculement faible.

    Senator Ron Wyden, the highest-ranking Democrat on the Senate Finance Committee, criticized the move. He said it would financially benefit the Trump family and “make ​Wall Street traders rich.” The White House referred questions on Wyden’s criticism to TMTG, which did not immediately respond to a ​request for comment.

    #états-unis, l’empire bienveillant.

  • #fentanyl (parte 1)
    https://radioblackout.org/podcast/fentanyl-parte-1

    La crisi del fentanyl negli Stati Uniti ha proporzioni epidemiche. Per comprendere la scala del fenomeno, il numero dellx statunitensi uccisi dagli oppioidi sintetici in un solo anno supera ampiamente il totale dei soldati statunitensi morti durante l’intera guerra del Vietnam (circa 58.000 vittime in oltre un decennio). Negli Stati Uniti si muore significativamente di […]

    #droga #USA
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/fentanyl.mp3

  • (Mai 2026)

    La guerre au Moyen-Orient ébranle le système des #pétrodollars, qui lie l’Arabie saoudite aux #Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/05/12/la-guerre-au-moyen-orient-ebranle-le-systeme-des-petrodollars-qui-lie-l-arab

    Les Américains, censés protéger la région, sont cette fois-ci à l’origine du conflit, conjointement avec Israël. Les pays du Golfe se sont retrouvés bombardés par l’Iran, endommageant des installations pétrolières et gazières importantes. Puis Téhéran a bloqué le détroit d’#Ormuz, mettant un coup d’arrêt à l’essentiel de leurs exportations en hydrocarbures. « Le conflit actuel a probablement ébranlé un des principaux piliers du régime des pétrodollars, qui était la sécurité en échange de la vente du pétrole en dollars », note Mme Sachdeva.

    L’accord sur les pétrodollars est d’autant plus mis à mal qu’il est déjà attaqué depuis plusieurs années. Les Etats-Unis, qui importaient beaucoup de pétrole des pays du Golfe en 1974, sont devenus exportateurs nets d’hydrocarbures et ne représentent plus un client important. « Inversement, la région vend désormais beaucoup à l’Asie », rappelle Aditya Saraswat, analyste du pétrole basé à Dubaï pour Rystad Energy, une société de consultants. La Chine est aujourd’hui l’un de ses clients majeurs. Or, comme pour le reste de son commerce, elle demande à effectuer ses transactions en yuans, sa monnaie.

    Progressivement, elle semble y parvenir. S’il n’existe aucune statistique officielle sur les devises utilisées dans le pétrole du Golfe, la presse chinoise rapporte qu’en mars 41 % des ventes de l’Arabie saoudite à la Chine ont été réalisées en yuans. Par ailleurs, l’Iran et la Russie contournent depuis des années les sanctions américaines en évitant le dollar. « Il y a eu des transactions en cryptoactifs, en roupies indiennes et en yuans », note Robin Mills, qui dirige la société de consultants Qamar Energy, et est basé à Dubaï.

    A petits pas, Riyad s’éloigne donc des pétrodollars. En 2023, la Chine et l’Arabie saoudite ont signé un accord de swap, un échange de devises : les banques centrales des deux pays se sont engagées à se fournir des yuans et des riyals en cas de besoin. L’Arabie saoudite a aussi rejoint le projet mBridge, un système de paiement qui lie la Chine, la Thaïlande, les Emirats arabes unis et Hongkong. Celui-ci permet de réaliser des transferts internationaux d’argent en contournant Swift, le réseau dominé par les pays occidentaux. « Les rails pour faire des transactions [de pétrole] hors du dollar ont été posés », déclare Mme Sachdeva.

    Si la pression sur les pétrodollars est avérée, le basculement complet vers des « pétroyuans » ou un système alternatif s’annonce cependant très lent. Les ventes de pétrole hors dollars demeurent « marginales », estime M. Saraswat. Le principal obstacle est de trouver des alternatives crédibles. Le yuan, en particulier, est plus difficile à convertir, parce que la Chine impose de forts contrôles des capitaux, contrairement aux Etats-Unis : « Accumuler des yuans pose des problèmes, parce que ce n’est pas une devise ouverte », observe M. Saraswat.

    Par ailleurs, l’ensemble de l’économie des pays du Golfe est aujourd’hui basé sur la monnaie américaine. « Leurs devises sont indexées sur le dollar, et leur politique monétaire est de facto celle de la banque centrale américaine », ajoute Isabelle Mateos y Lago, l’économiste en cheffe de BNP Paribas. En sortir serait très difficile : « La marche à franchir est haute », poursuit-elle.

    Enfin, ces pays cherchent à se diversifier hors du pétrole, et sont pour cela très dépendants des investissements… américains. « Intelligence artificielle, data centers, tourisme, finance : tous ces secteurs sont liés au dollar », estime M. Saraswat. En clair, la simple volonté politique de quitter le giron du billet vert serait insuffisante. Mais les forces centrifuges pour s’éloigner du système du pétrodollar sont là.

  • That time the Air Force proposed making a ‘gay bomb’
    https://www.militarytimes.com/veterans/military-history/2026/04/10/that-time-the-air-force-proposed-making-a-gay-bomb

    Within a three-page declassified document came a blink-and-you-miss-it line positing using “Chemicals that effect human behavior so that morale and discipline in enemy units is adversely affected.”
    “One distasteful but completely non-lethal example,” it continued, “would be strong aphrodisiacs, especially if the chemical also caused homosexual behavior.”
    In a word, a chemical weapon that would make enemy soldiers sexually irresistible to one another — striking a blow to morale.

    #états-unis

  • Aux #Etats-Unis, la chute du démocrate Graham Platner menace d’empêcher le parti d’emporter le Sénat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/09/aux-etats-unis-la-chute-du-democrate-gerald-platner-menace-d-empecher-le-par

    Le candidat aux sénatoriales de novembre dans l’Etat du Maine, représentant de l’aile gauche populiste qui bouscule le Parti démocrate, a dû jeter l’éponge, mercredi, après une série de scandales.

  • L’Assemblée générale rouvre son débat sur l’embargo américain imposé à #Cuba | ONU Couverture des réunions & communiqués de presse
    https://press.un.org/fr/2026/ag12769.doc.htm

    Le vote, demandé par les #États-Unis, sur la tenue même du débat, s’est soldé par 136 voix pour, 9 contre (Argentine, Costa Rica, États-Unis, Israël, Macédoine du Nord, Maroc, Paraguay, Tchéquie, Ukraine) et 30 abstentions.

  • Contre la « souveraineté numérique »
    https://lundi.am/Contre-la-souverainete-numerique

    Inquiets à leur tour de cette situation nouvelle, dans laquelle un pays d’origine d’une IA peut décider à tout instant d’en couper l’accès, journalistes et politiques européens en arrivent tous à la même conclusion. Face à la dépendance des Européens aux technologies américaines, il faudrait développer une « souveraineté numérique », c’est-à-dire une industrie du numérique locale (semi-conducteurs, logiciels, hébergement de données). Or, cette proposition de « souveraineté numérique » qui fait consensus nous semble à la fois irréaliste – du fait de la nature mondialisée de l’industrie du numérique – et politiquement inconséquente – car elle ne remet pas en cause le modèle de développement technologique qui est précisément la cause de notre dépendance. Mieux : elle encourage la fuite en avant technologique et ses multiples nuisances. Nous refusons donc ce mot d’ordre illusoire.

    […]

    Car cette proposition de « relocalisation » qui semble relever du bon sens est en réalité une impasse. Pour deux raisons : l’une pratique, l’autre politique.

    #stopmicro #critique_techno #souveraineté_numérique #numérique #IA #TIC #dépendance #États-Unis #USA #Europe

    • Le monde à l’envers
      https://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/anatomie_d_une_puce.html

      Alors que la crise écologique s’aggrave, le numérique se présente comme un acteur de la « transition écologique » et l’Europe investit des milliards dans la relocalisation de l’industrie électronique.
      Dans cet ouvrage grand public, activistes, journalistes et universitaires démontrent faits à l’appui que cette « relocalisation » n’est qu’un slogan publicitaire. En effet, loin de l’image écolo qu’on aime à leur prêter, les puces électroniques sont issues d’un extractivisme forcené et de pratiques coloniales. Elles parcourent en outre des centaines de milliers de kilomètres avant de finir dans nos objets quotidiens.

  • I deportati dell’#ICE in Guatemala
    https://www.youtube.com/watch?v=dT7s-3cwK1A

    Migliaia di persone nate in Guatemala e fermate in condizione «irregolare» dalle autorità statunitensi sono state rimpatriate senza alcun ritegno, separando famiglie e calpestando diritti fondamentali. Alcune di loro vivevano negli Usa da oltre 25 anni. La loro colpa? Lavorare e tentare di costruire per sé e i propri cari una vita migliore.

    Ecco come funziona il dispositivo razzista e inumano della polizia anti-migranti dell’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement).

    #migrations #déportation #USA #Guatemala #renvois #expulsions #Etats-Unis #vidéo #sans-papiers #rétention #détention_administrative #criminalisation_de_la_migration #Alcatraz #animalisation #séparation_de_familles

  • 250 ans des États-Unis : #Trump impose sa vision, les entreprises françaises suivent
    https://multinationales.org/fr/enquetes/trumpisme-et-complicites/250-ans-des-etats-unis-trump-impose-sa-vision-les-entreprises-franc

    #Donald_Trump tente de s’approprier la célébration du 250e anniversaire de l’indépendance des #États-Unis à travers une organisation à sa botte qui organise des journées de prières et des spectacles de combat. Des travaux d’« embellissement » ont été lancés dans la capitale Washington, comme la construction d’un arc de triomphe et d’une immense salle de bal à la #Maison_Blanche. Le tout financé par l’argent public mais aussi par les dons très intéressés de multinationales et de milliardaires. Des groupes français sont aussi de la partie.

  • #Pax_Silica : l’#Europe s’aligne-t-elle sur #Washington contre #Pékin ?
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/06/29/pax-silica-leurope-saligne-t-elle-sur-washington-dans-la-guerre-tec

    En fin de semaine dernière, l’Union a rejoint aux côtés de 9 pays – dont 3 États membres : l’#Allemagne, les #Pays-Bas et la #Grèce – la Pax Silica, une initiative lancée par l’administration #Trump en décembre qui vise à renforcer la coopération dans les chaînes d’approvisionnement de l’#IA et des technologies de pointe.

    Dans sa forme, la Pax Silica vise à appliquer aux pays membres les principes fixés par Washington en matière de déploiement de l’IA.

    – En rejoignant l’initiative, les pays intègrent l’#écosystème #américain de l’IA et acceptent de développer une #interdépendance #technologique avec les #États-Unis.
    – L’alliance compte désormais 24 membres, dont sept pays européens et cinq États membres de l’Union (Grèce, Allemagne, Pays-Bas, #Finlande et #Suède).

    - #Paris avait dénoncé une tentative de « #colonisation de l’Europe » et une #incompatibilité avec le programme de #souveraineté technologique de l’Union, qui vise à réduire la #dépendance #stratégique du bloc, notamment vis-à-vis des États-Unis

    – Dans le cadre de l’accord commercial signé avec Washington à Turnberry en juillet 2025, la Commission s’était notamment engagée à « acheter pour 40 milliards d’euros de puces IA essentielles au maintien de l’avance technologique de l’Union ».

  • How Beavers Are Bringing America’s Dead Deserts Back to Life

    Every day, scientists, engineers, communities, and ordinary people are quietly fixing the planet. Forests are being replanted. Rivers are running clean again. Species we thought were gone are coming back. Whole technologies are pulling carbon out of the sky.This channel tells stories of the people, the projects, and the breakthroughs that are actually making Earth better.

    https://www.youtube.com/watch?v=exsCSUdjQX8

    #castors #écologie #désert #USA #Etats-Unis #eau #rivière #renaturation #histoire #chasse #végétation #Oregon #Hudson's_bay_company #George_Simpson #fur_desert #Peter_Skene_Ogden #élevage #bovins #sécheresse #restauration #inondations #beaver_dam_analogue (#BDA) #poissons #faune #coût #Bridge_Creek #John_Day_River

    John Day (rivière)


    https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Day_(rivi%C3%A8re)

    • Beaver Dam Analogs (BDA)

      Revitalisation method

      The Beaver Dam Analog revitalisation method uses simple, nature-inspired techniques to initiate the beneficial long-term effects caused by natural beaver dams in streams. The BDAs are built cost-effectively using simple tools – usually an axe, shovel, chainsaw and pile driver. No heavy construction machinery is needed. The building materials are sourced from the immediate surroundings.

      BDAs are among the most sustainable measures in stream revitalisation. Their construction and maintenance initiates ecological restoration processes leading to the recovery of small and medium-sized streams to a near-natural state.

      https://www.beaverdamanalogs.ch

    • Ecosystem experiment reveals benefits of natural and simulated beaver dams to a threatened population of steelhead (Oncorhynchus mykiss)

      Beaver have been referred to as ecosystem engineers because of the large impacts their dam building activities have on the landscape; however, the benefits they may provide to fluvial fish species has been debated. We conducted a watershed-scale experiment to test how increasing beaver dam and colony persistence in a highly degraded incised stream affects the freshwater production of steelhead (Oncorhynchus mykiss). Following the installation of beaver dam analogs (BDAs), we observed significant increases in the density, survival and production of juvenile steelhead without impacting upstream and downstream migrations. The steelhead response occurred as the quantity and complexity of their habitat increased. This study is the first large-scale experiment to quantify the benefits of beavers and BDAs to a fish population and its habitat. Beaver mediated restoration may be a viable and efficient strategy to recover ecosystem function of previously incised streams and to increase the production of imperiled fish populations.

      https://www.nature.com/articles/srep28581

  • Emergency session on Israel-Hezbollah conflict added to Switzerland peace talks, source says https://www.cbsnews.com/live-updates/iran-us-war-talks-suspended-trump-mou-israel-lebanon-hezbollah-fighting/#post-update-280068b2

    […]

    Neither Israel, Hezbollah nor the Lebanese government are party to the talks in Switzerland.

    Allowing Iran to introduce the Israel-Hezbollah conflict into the negotiations marks a shift in U.S. strategy.

    Comme si l’état terroriste génocidaire sioniste était capable de perpétuer ses crimes aux 4 coins du Moyen-Orient (au Liban en l’occurence) sans l’aide multiforme apportée par les #Etats-Unis.

  • THE TRUMPSONIAN. A Fake Museum of Real Truth

    An immersive theatre experience that blends live performance, shareable spectacle, and political activation.

    https://trumpsonian.us

    –-

    Trump’s name is off the #Kennedy_Center, but it is prominently displayed at The Donald J. Trump and Jeffrey Epstein Memorial Reading Room, open now in D.C.. Courtesy of the Institute for Primary Facts, the Trump-Epstein Reading Room displays all the currently available, partially redacted, #Epstein_files, bound into 3,437 volumes. You can confront the extent of the information our “justice” system has refused to act on, share thoughts on a response wall, call the DOJ directly, and see the Trump-Epstein timeline.

    https://hcommons.social/@christinkallama/116744564724835839

    #musée #Trump #Epstein #USA #Etats-Unis #Donald_Trump #exposition #art

  • Trita Parsi: Iran War Ends Today? Threats of Deporting Trita Parsi
    via https://diaspora.psyco.fr/posts/12535355

    https://glenndiesen.substack.com/p/trita-parsi-iran-war-ends-today-threats

    https://www.youtube.com/watch?v=JuWnqnN3lpk


    2026-06-14 --- 55 min.

    Trita Parsi discusses the efforts to have him deported for criticising the #Iran War, and also comments on Pakistan’s Prime Minister arguing a peace agreement will be signed within the next 24 hours. Trita Parsi is the co-founder and Executive Vice President of the Quincy Institute for Responsible Statecraft.

    #États-Unis
    #Israel #Golfe
    #narrative #média

  • Emmanuel Todd – Front Nord, Front Sud : le point sur la Troisième Guerre mondiale

    https://diaspora.psyco.fr/p/12532040

    https://www.youtube.com/watch?v=lC5jJtw5Baw


    2026-06-11 — 1,5 h

    par Fréquence Populaire Média

    Alors que les regards restent tournés vers l’Ukraine, le Moyen-Orient et les tensions internationales, Emmanuel Todd estime que nous sommes en réalité confrontés à des transformations beaucoup plus profondes que les seuls événements du moment.

    Dans ce nouvel entretien animé par Diane Lagrange et enregistré le 10 juin 2026, l’historien, anthropologue et démographe revient d’abord sur son nouveau projet intellectuel. Après plusieurs décennies consacrées à l’étude des structures familiales et à leur influence sur les systèmes politiques, religieux et sociaux, Emmanuel Todd explique pourquoi il réévalue aujourd’hui certains aspects de son travail et pourquoi il redécouvre l’intérêt du matérialisme historique de Marx et Engels pour comprendre les grandes évolutions de l’humanité.

    Mais très vite, la discussion bascule vers les grands foyers de tension contemporains.

    #Ukraine, #Russie, #UE / #EU Union européenne, #OTAN, #Iran, #États-Unis, #Allemagne, #démographie, #crise économique, #retraites, #immigration, vieillissement des sociétés occidentales, #désindustrialisation, #souveraineté énergétique, #déclin européen… aucun sujet n’est évité.

    Pour Emmanuel Todd, les événements que nous observons ne peuvent être compris qu’en prenant du recul sur les dynamiques historiques longues. Il analyse la guerre en Ukraine comme l’expression d’un affrontement plus vaste entre un #Occident en difficulté et des puissances émergentes qui raisonnent désormais sur plusieurs décennies.

    L’entretien aborde également le rôle croissant de l’Allemagne dans le financement de l’effort de guerre européen, les conséquences de la crise énergétique mondiale, l’évolution de la stratégie russe, le rapprochement entre Moscou, Téhéran et Pékin, ainsi que les risques que ferait peser une poursuite de l’escalade sur l’ensemble du continent européen.

    La situation de l’Iran fait l’objet d’une analyse particulièrement approfondie. Emmanuel Todd revient sur la transformation spectaculaire de la société iranienne, son niveau de formation scientifique, sa capacité de résistance face aux sanctions et aux conflits, ainsi que sur la chute extrêmement rapide de sa fécondité qui rapproche désormais le pays des standards démographiques des sociétés les plus développées.

    La France occupe également une place centrale dans la discussion.

    À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Emmanuel Todd s’interroge sur la capacité du système politique français à répondre aux défis réels du pays. Il revient longuement sur le vieillissement accéléré de la population, la crise des retraites, l’effondrement de la fécondité, les difficultés d’assimilation, la dépendance économique croissante du pays et les limites du débat politique actuel.

    L’entretien se conclut sur une réflexion plus large concernant l’avenir de l’Europe, le déclin démographique mondial, l’évolution des rapports de puissance et les conséquences possibles des choix politiques effectués aujourd’hui.